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29 juin 2025 7 29 /06 /juin /2025 12:20
Samedi 19 juillet, 12h/18h -  fête du Travailleur Bigouden sur le Port de Lesconil organisée par le PCF Pays Bigouden
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27 juin 2025 5 27 /06 /juin /2025 05:22
Conseil départemental du Finistère, 26 juin - Intervention d'Ismaël Dupont sur le plan santé du Conseil Départemental pour lutter contre la désertification médicale
Conseil départemental du Finistère du 26 juin 2025. 
 
Voici la globalité de mon intervention pour le groupe d'union de la gauche (PS, PCF, Divers gauche) Finistère et Solidaires
 
"En dehors des subventions pour les Maisons de santé, que nous approuvons, et rappelons qu'il existe aussi des Centres de santé avec des médecins salariés (ce qui est le cas de + 50% des médecins aujourd'hui et correspond à des aspirations des nouvelles générations de médecins) à côté des maisons de santé libérales qui parfois peine à faire le plein des médecins attendus, et certains de ces centres de santé, qui existent par exemple à Morlaix, Concarneau, Plounéour Menez, ont même fait l'objet de subvention d'investissement du département, il nous semble que le plan santé présenté ici comporte surtout une dimension d'affichage.
Ce n’est pas le cœur des compétences du Département et ce ne sont pas les mesurettes du plan santé proposé aujourd’hui qui changeront la donne pour les Finistériens. Il ne faut pas alimenter les illusions.
Mais d’où vient cette pénurie ?
Pour bien comprendre la situation actuelle et ce que peut être l’avenir, il faut également considérer deux faits :
• Depuis l’instauration du numérus clausus en 1971 et jusqu’à aujourd’hui, malgré la suppression déclarée de celui-ci, le nombre total de médecins formés et dans chaque spécialité dépend strictement des décisions du gouvernement.
• La formation d’un médecin nécessite actuellement de 9 ans pour un généraliste à 12 ans pour les spécialités les plus longues (neurochirurgie par exemple)
Ceci aboutit à ce que toute décision d’augmentation du nombre de médecins formés n’impactera l’offre médicale que plus de 10 ans après.
Entre 1976 et 2020, la population a augmenté de 12 millions de personnes en France et elle a vieilli. Or, le nombre de médecins formés chaque année est passé de 8700 en 1976 à 3500 en 1993, même si il remonte depuis la fin des années 90 c’est insuffisant.
L’objectif a trop longtemps été du côté des médecins de protéger les revenus des libéraux et du côté des pouvoirs publics de contenir les dépenses de santé prises en charge dans le cadre de la sécurité sociale.
A la fin des années 90, les mêmes milieux corporatistes ont réalisé que leurs pressions avaient dépassé l’objectif et que la raréfaction du nombre d’étudiants pouvait menacer l’existence de CHU et de facultés comme celle de Brest, plus petite faculté de Médecine de France.
Elle gênait également le remplacement des médecins libéraux, la vente des patientèles et donc une partie des fonds leur permettant de partir en retraite.
Ces milieux ont poussé le gouvernement à une augmentation progressive du nombre de médecins en formation mais le chiffre de 1976 n’a été dépassé qu’en 2019 alors que la population française avait crû entre temps de 6 millions de patients potentiels et que la proportion des personnes âgées de plus de 60 ans a augmenté de 17 à 22%.
Le président Macron s’est montré un bon communicant en annonçant la suppression du numérus clausus. Il a alors réussi à faire croire à de nombreux français que toute limitation du nombre de médecins formés était désormais supprimée et que ce nombre allait connaître une croissance fulgurante.
Hélas la réalité était toute autre. Et les moyens humains, financiers et matériels des facultés de médecine ne suivent pas pour rendre effective réellement cette augmentation importante des médecins formés que nécessiterait les besoins de santé publique.
Où en est-on actuellement ? L’objectif d’arriver progressivement à 12 000 médecins formés par ans a été avancé par le gouvernement Attal.
Mais pour arriver à cet objectif, il faut arriver à maintenir le nombre d’enseignants hospitalo-universitaire et les possibilités de formation hospitalière qui sont indispensables au moins dans les premières années de formation d’un médecin.
Or les jeunes médecins spécialistes ont actuellement tendance à fuir les carrières d’enseignants chercheurs en raison du manque de perspective au sein des CHU et à s’orienter dans les établissements privés où ils peuvent trouver des perspectives professionnelles et des revenus meilleurs.
La suppression de nombreux lits hospitaliers a bien évidemment fortement diminué les capacités de formation de nouveaux médecins.
Pendant ce temps, l’administration française laisse croupir les professionnels hors UE (PADHUE) dans un statut précaire et mal payé en refusant de les intégrer dans le statu de praticien hospitalier alors qu’ils assurent les mêmes fonctions que leurs collègues français parfois depuis de nombreuses années.
Ainsi, les hôpitaux publics français fonctionnent depuis de longues années avec de nombreux médecins formés dans des pays hors union européenne (PADHUE : praticiens à diplôme hors Union européenne).
Contrairement à leurs homologues des pays européens, les diplômes et spécialités de ces médecins ne sont pas reconnus en France en dehors des établissements hospitaliers. Alors qu’ils font le même travail que leurs collègues français, ils sont maintenus dans des statuts transitoires sous-payés.
Alors que de nombreux postes de praticiens hospitaliers sont vacants dans les hôpitaux français et que les administrations locales souhaitent pouvoir leur offrir ces postes, l’administration centrale des hôpitaux (DGOS) s’obstinent à organiser des concours avec des critères de recevabilités variables selon les années et les spécialités.
Clairement, la DGOS souhaite maintenir un volant de médecins précaires corvéables et licenciables rapidement. Au contraire la reconnaissance de leurs compétences et diplômes permettrait de les stabiliser dans des conditions de rémunération et de statut digne, d’éviter pour certains leur départ pour d’autres pays et d’assurer la survie des activités hospitalières au service des patients qui sont actuellement en grosse difficulté.
Au-delà de cet exemple, il faut sortir de la crise globale de notre système de santé par une politique de rupture avec l’ensemble des mesures de rationnement en œuvre depuis des dizaines d’années.
Monsieur le Président, nous partageons les constats, mais sur ce sujet comme sur bien d’autres, l’État doit prendre ses responsabilités et engager les réformes nécessaires pour améliorer l’accès aux soins dans le Finistère comme ailleurs."
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10 juin 2025 2 10 /06 /juin /2025 05:00
200 personnes mobilisés à Quimper et 700 à Brest pour la Flotille de la liberté ce 9 juin 2025
200 personnes mobilisés à Quimper et 700 à Brest pour la Flotille de la liberté ce 9 juin 2025
200 personnes mobilisés à Quimper et 700 à Brest pour la Flotille de la liberté ce 9 juin 2025
200 personnes mobilisés à Quimper et 700 à Brest pour la Flotille de la liberté ce 9 juin 2025
200 personnes mobilisés à Quimper et 700 à Brest pour la Flotille de la liberté ce 9 juin 2025
200 personnes mobilisés à Quimper et 700 à Brest pour la Flotille de la liberté ce 9 juin 2025
200 personnes mobilisés à Quimper et 700 à Brest pour la Flotille de la liberté ce 9 juin 2025

Photos PCF 29 Yvonne Rainero, Gilberte Reneaud, Gladys Grelaud

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8 juin 2025 7 08 /06 /juin /2025 08:08
À un an des municipales, le Parti communiste veut défendre « l’union la plus large possible à gauche » dans le Finistère (Paul Bohec, Le Télégramme, 4 juin 2025)
À un an des municipales, le Parti communiste veut défendre « l’union la plus large possible à gauche » dans le Finistère
 
Bien décidé à faire entendre sa voix lors des prochaines élections municipales, le Parti communiste français (PCF) appelle à un large rassemblement des forces de gauche dans le Finistère.
 
Dans leur local brestois, les élus communistes du Finistère se sont retrouvés pour présenter leur position politique à un an des élections municipales. (Photo Le Télégramme/Paul Bohec)
 
Ce mercredi 4 juin 2025, les élus communistes du Finistère se sont réunis afin d’évoquer la question des élections municipales de l’année prochaine. Avec un message clair martelé : « On ne fera rien qui divisera la gauche ». « Nous voulons travailler à des constructions gagnantes », appuie Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF, pour qui, « face au climat local et national, il est important de jouer groupées entre organisations de gauche ».
Transport, services publics et démocratie participative
 
Le PCF, qui revendique 60 élus dans le département, dont vingt en responsabilité (maires de quartier ou de commune associée, adjoints ou vice-présidents de communauté d’agglomération), compte ainsi peser dans les prochaines municipales et porter des propositions telles que la mise en place de dispositifs de démocratie participative, des politiques de transport et de mobilités ambitieuses ou la défense des services publics locaux et des moyens financiers des communes.
 
« On a quand même le sentiment que l’État nous fait les poches à ce niveau-là », dénonce Ismaël Dupont quand Gladys Grelaud, conseillère régionale, rappelle que « les communes ont la possibilité d’agir sur des questions comme le pouvoir d’achat ou le logement ». « La politique se fait à l’échelon municipal d’abord. Nous avons à cœur de faciliter le quotidien des habitants d’une commune, qu’ils soient 1 000 ou 100 000 », soulignent les élus communistes.
 
Défendre le bilan dans les villes où il y a des élus
 
À Brest, Quimper, Morlaix ou encore au Relecq-Kerhuon, où ils font partie des équipes municipales, les élus communistes souhaitent repartir avec les majorités en place : « Nous y avons des bilans qui semblent largement appréciés par les concitoyens ». S’ils n’excluent pas d’avoir une ou plusieurs têtes de liste, les communistes finistériens espèrent aussi faire basculer à gauche des villes comme Douarnenez, Concarneau ou la métropole brestoise, avec une union qu’ils espèrent « la plus large possible ».
 
https://www.letelegramme.fr/finistere/a-un-an-des-municipales-le-parti-communiste-veut-defendre-lunion-la-plus-large-possible-a-gauche-dans-le-finistere-6830250.php
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5 juin 2025 4 05 /06 /juin /2025 17:47
Réunion et conférence de presse des élus communistes du Finistère ce mercredi 4 juin 2025 à Brest pour préparer les prochaines municipales de mars 2026
Réunion et conférence de presse des élus communistes du Finistère ce mercredi 4 juin 2025 à Brest pour préparer les prochaines municipales de mars 2026
Réunion et conférence de presse des élus communistes du Finistère ce mercredi 4 juin 2025 à Brest pour préparer les prochaines municipales de mars 2026

Réunion et conférence de presse des élus communistes du Finistère ce mercredi 4 juin 2025 à Brest pour préparer les prochaines municipales de mars 2026 et échanger sur nos mandats

 

En réunion des élus communistes finisteriens à Brest ce mercredi 4 juin, suivie d'une conférence de presse sur les enjeux des municipales dans le département.
Voici la matrice de notre déclaration commune élaborée avec les élu.e.s communistes présents:
Municipales de 2026 : unissons-nous à gauche pour porter des politiques de solidarité et de justice sociale au service des citoyennes et citoyens finistériens.
Actuellement, le PCF compte 60 élu.e.s communistes et apparentés dans le Finistère,dont 20 élu.e.s en responsabilité de maire de commune associée, maire de quartier, adjoints au maire, vice-présidents de communauté d'agglomération. Nous avons 3 conseillers départementaux et 1 conseillère régionale et aussi des élus municipaux engagé.e.s dans des majorités à Brest, Quimper, Morlaix, Le Relecq-Kerhuon, Rosporden-Kernevel, Plouigneau, Pont-de-Buis les Quimerc’h, Guimaëc, St Thégonnec Loc Eguiner, Briec, St Sauveur, Berrien, Cleden-Poher, Plogastel St Germain. Et des élu.e.s tout aussi investis à Carhaix, Plougonven, Sizun, Pont L’Abbé, Moëlan, etc.
Nous considérons que c'est un acquis important pour la mise en place de politiques de solidarité et de justice sociale dans nos communes, attentives notamment aux intérêts de nos concitoyens aux revenus les plus modestes.
Nos élu.e.s sont engagé.e.s dans les luttes des salarié.e.s et des habitant.e.s sur les besoins de proximité : pour les services publics, la défense du rail, de la qualité des services dans les gares, de la Poste, de l’éducation et du maintien des moyens dans les écoles, des hôpitaux, les agences d’exploitation Enedis, le renforcement des réseaux électriques (fils tenus basse tension trop généralisés dans le Finistère, dans une région très exposée aux aléas climatiques) et la défense de l’emploi dans les entreprises, le soutien aux associations et aux centres sociaux et Espaces de vie sociaux.
Dans un contexte de renforcement des inégalités et violences mondiales, de guerre, de progrès des idées racistes et intolérantes, ces élu.e.s portent aussi des politiques humanistes, de défense des droits des femmes, d’accueil des réfugié.e.s, et de solidarité avec les peuples opprimés et colonisés, comme les Palestiniens dont nous exigeons la reconnaissance immédiate de l’État de Palestine par la France et la protection internationale.
L'ambition des élu.e.s finistérien.ne.s du PCF et de la fédération du PCF du Finistère est de favoriser le rassemblement de la gauche et des écologistes dans les communes finistériennes pour faire élire un maximum de majorités porteuses de valeurs de gauche dans nos 277 communes. Nous voulons renforcer cette implantation locale des élus communistes pour mener des politiques audacieuses et innovantes en faveur de l'intérêt général et de la réduction des inégalités.
Dans des conditions rendues difficiles par les politiques capitalistes et néo-libérales fragilisant les services publics et les collectivités des gouvernements de E.Macron, nos élu.e.s promeuvent la défense des services publics locaux et l'amélioration de leur qualité, la défense des moyens financiers des communes, le lien de proximité avec les habitants, une démocratie locale vivante, avec des espaces de démocratie participative, l'écoute des préoccupations quotidiennes des habitants, la sécurité, la lutte pour l'égalité des droits (au niveau de l’éducation, de la culture, de la santé, etc), la défense du logement social, des conquêtes de gratuité ou de tarifs sociaux, la prise en compte des crises climatiques et écologiques et des enjeux de pouvoir d’achat, notamment avec des politiques de transport et mobilités ambitieuses.
Nos élus sont aussi vigilants aux bonnes conditions de travail de nos agents territoriaux. Nous dénonçons d’ailleurs la loi de finance 2025 qui est appliquée depuis le 1er mars et qui diminue de 10 % le salaire des agents lors de leurs trois derniers mois d’arrêt maladie.
Un enjeu essentiel sera la participation des citoyens à l’élaboration des projets et des propositions, à la constitution des listes et au vote. Nous croyons que l’échelon local et communal est le lieu d’exercice de l’activité politique dans son sens le plus noble.
Face à la politique du président Macron et de ses gouvernements qui approfondissent les inégalités, la crise démocratique, la centralisation du pouvoir, et la défiance vis-à-vis de la politique, nous avons besoin que les communes soient des lieux de résistance pour une démocratie vivante au service des citoyennes et des citoyens.
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5 juin 2025 4 05 /06 /juin /2025 17:17
Municipales: les communistes prônent l'union (Ouest-France Finistère, Mickaël Louedec, 5 juin 2025)
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1 juin 2025 7 01 /06 /juin /2025 07:18
Le Télégramme 1er juin 2025 : Le Télégramme, 1er juin 2025. Un projet d'accueil de danseuses palestiniennes à Quimper avec l'association Kemper-Balata et dans d'autres villes bretonnes et du Finistère: Morlaix, Brest, Carhaix, Rostrenen.

Le Télégramme 1er juin 2025 : Le Télégramme, 1er juin 2025. Un projet d'accueil de danseuses palestiniennes à Quimper avec l'association Kemper-Balata et dans d'autres villes bretonnes et du Finistère: Morlaix, Brest, Carhaix, Rostrenen.

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22 mai 2025 4 22 /05 /mai /2025 05:23
Municipales 2026 à Brest : les communistes entrent en campagne (Ouest-France, 21 mai 2025)
Municipales 2026 à Brest : les communistes entrent en campagne
 
Éric Guellec et Taran Marec, chefs de file du Parti communiste français à Brest (Finistère), ont dévoilé mercredi 21 mai 2025 les contours de leur programme pour les municipales de 2026.
Le PCF (Parti Communiste français) de Brest se met en ordre de marche pour les municipales de 2026. Les deux chefs de file du parti - à ne pas confondre avec les têtes de liste -, Éric Guellec (57 ans) et Taran Marec (26 ans), ont dévoilé, mercredi 21 mai 2025, les premiers points du programme de campagne du parti. « Avec plus de 150 adhérents, nous sommes le deuxième groupe de la majorité municipale derrière les socialistes, se félicite Éric Guellec, adjoint au maire sortant. Avec nos partenaires de la gauche municipale et métropolitaine, nous sortons d’un bilan positif, avec une base solide. Nous nous sentons légitimes à nous lancer dans cette campagne. »
 
La gratuité «progressive» des transports en commun
 
Point fort de la campagne à venir, la sécurité sera un thème central du programme. Toutefois, les élus communistes refusent de s’aligner sur les positions récentes de leurs alliés de la majorité concernant une éventuelle police municipale à Brest : « Nous ne participerons pas à la course à l’échalote sur ce sujet », martèle Éric Guellec. Les deux chefs de file entendent se baser sur le bilan de la Brigade de tranquillité urbaine (BTU), qui sera partagé aux groupes de la majorité à la rentrée, pour décider de leur positionnement. Côté mobilités, les chefs de file communistes souhaiteraient la gratuité progressive dans les transports en commun publics. « Nous proposons un cheminement par étapes, indique Taran Marec. Avec une première mesure : une gratuité pour les jeunes et aînés, de 0 à 26 ans et plus de 60 ans. » Une étude doit encore en déterminer le coût.
 
« Une logique de rassemblement »
 
Les communistes abordent ces élections dans un souci d’unité à gauche. « Nous sommes dans une logique de rassemblement, considère Éric Guellec. Cela englobe toute la gauche, y compris les élus de La France Insoumise (LFI). » Une cinquième candidature du maire sortant François Cuillandre ? « Son bilan est positif, il est légitime à se présenter. » Éric Guellec et Taran Marec ont annoncé dans les prochaines semaines une démarche de consultation auprès des Brestois, afin d’affiner leurs propositions.
Municipales 2026 à Brest : les communistes entrent en campagne (Ouest-France, 21 mai 2025)
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12 mai 2025 1 12 /05 /mai /2025 15:43
Rassemblement du 8 mai 2025 à Tredudon-le-Moine: intervention de Taran Marec pour la Jeunesse communiste du Finistère
Camarades,
Nous sommes ici, à Trédudon-les-Moines, pour honorer la mémoire de celles et ceux qui ont résisté. Il y a 80 ans, des femmes et des hommes se sont levés contre le fascisme, l’occupation nazie et la collaboration. Leur combat, leur courage, c’est ce qui nous permet aujourd’hui de vivre libres.
La Résistance n’a pas seulement permis la Libération. Elle a aussi porté un projet de société : celui du Conseil National de la Résistance..
Ces valeurs, nous ne les commémorons pas seulement. Nous les portons.
 Face aux guerres en Palestine ou en Ukraine, nous défendons la paix entre les peuples.
 Face à l’international de l’extrême droite de Netanyahou, Trump, Poutine ou Meloni, nous affirmons que le fascisme ne passera pas.
Face aux reculs sociaux des gouvernements Macron successif, nous défendons les conquêtes de 1945, arrachées par des résistants communistes.
 Et face au racisme, l'islamophobie qui a tué Aboubacar Cissé, l’antisémitisme, nous affirmons que la France est riche de sa diversité.
Alors ici, à Trédudon, haut lieu de la Résistance finistérienne, nous disons :
 Vive la Résistance, vive la jeunesse engagée, et vive la République l’antifasciste !
 
A wir galon
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11 mai 2025 7 11 /05 /mai /2025 12:23
8 mai 2025: le PCF rend hommage à Fernand Jacq au cimetière de Huelgoat. Discours de Pierre-Yves Thomas
8 mai 2025: le PCF rend hommage à Fernand Jacq au cimetière de Huelgoat. Discours de Pierre-Yves Thomas
8 mai 2025: le PCF rend hommage à Fernand Jacq au cimetière de Huelgoat. Discours de Pierre-Yves Thomas
8 mai 2025: le PCF rend hommage à Fernand Jacq au cimetière de Huelgoat. Discours de Pierre-Yves Thomas
8 mai 2025: le PCF rend hommage à Fernand Jacq au cimetière de Huelgoat. Discours de Pierre-Yves Thomas
8 mai 2025: le PCF rend hommage à Fernand Jacq au cimetière de Huelgoat. Discours de Pierre-Yves Thomas
8 mai 2025: le PCF rend hommage à Fernand Jacq au cimetière de Huelgoat. Discours de Pierre-Yves Thomas
8 mai 2025: le PCF rend hommage à Fernand Jacq au cimetière de Huelgoat. Discours de Pierre-Yves Thomas

8 mai 2025 : Discours de Pierre-Yves Thomas au cimetière de Huelgoat pour l'hommage à Fernand Jacq

Photos de Jean-Luc Le Calvez

La section PCF de Carhaix-Huelgoat, la fédération PCF du Finistère ont tenu en ce jour du 80 ème anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale, de la victoire sur l’Allemagne nazie et le fascisme, à rendre hommage à Fernand JACQ, en cette commune du Huelgoat où il fut médecin et un militant communiste très apprécié de la population.

Bien qu’étant né à Granville dans la manche, il arrive en Bretagne peu après sa naissance dans la petite commune de Pleyber-Christ. Élève studieux et brillant malgré une santé fragile, il s’oriente vers des études de médecine et sort diplômé de la faculté de Rennes, ville où il rencontre sa femme. En 1930, Fernand JACQ adhère au Parti Communiste Français alors qu’il est étudiant à Rennes.  En 1933, il revient dans le Finistère et s’installe au Huelgoat comme médecin, terminant sa thèse de doctorat en médecine en 1934.

Sa mère écrira en 1945, qu’elle l’interrogea sur son engagement politique. Il lui répondit : « Parce que j’ai eu faim ! Et que je travaille pour qu’il n’y ait plus de misères ».

En 1937, Fernand JACQ était candidat du PCF aux cantonales au Huelgoat, il était en même temps secrétaire de la section du Huelgoat, membre du comité régional du PCF.

De 1935 à septembre 1939 Fernand JACQ sera conseiller municipal au Huelgoat date à laquelle le Parti Communiste Français sera interdit. Néanmoins Fernand JACQ participera activement à sa restructuration, dans ce pays des Monts d’Arrée.

Lorsque la guerre éclate, Fernand Jacq est contrarié de n’être pas mobilisé. Il est réformé pour raison de santé mais adresse un courrier au préfet du Finistère par lequel il demande d’être incorporé dans un régiment quelconque. Il souhaite, d’après le témoignage de sa mère, être aux côtés de ses camarades dans le combat. Sa demande est rejetée et il est contraint d’attendre l’arrivée des Allemands au Huelgoat.

A l’arrivée des troupes d’occupation à Pont-Aven, commune de résidence de ses parents, un notaire menace et rappelle les engagements politiques de Fernand JACQ à son père. Il déclare espérer que le médecin sera bientôt fusillé. Le médecin est déchu de son mandat politique par le Gouvernement de Vichy.

Le médecin est empêché par les Allemands et sa mairie collaboratrice de circuler en voiture dès la fin 1940 il n’a pas de bons d’essence pour ses déplacements. 

Qu’importe, il va de village en village, à pied ou à bicyclette, dans la boue ou la neige, apporter aux malades soins et réconfort moral. Sensible au courage quotidien des paysans des Monts d’Arrée arrachant à une terre ingrate une maigre subsistance, il en est aimé à cause de sa simplicité et de sa générosité.

Naturellement, Fernand JACQ rejoint la Résistance en adhérant en 1941 au Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France. Il procède à de nombreux recrutements et est l’un des organisateurs des premiers groupes de FTP (Francs-Tireurs et Partisans) dans le Finistère. En juin de la même année, il est désigné comme responsable départemental du Service Sanitaire et réussit rapidement à mettre sur pied les éléments d’une organisation qui rend de grands services à la Résistance. Fernand JACQ est arrêté le 3 juillet 1941, probablement victime d’une des innombrables lettres de délation envoyées aux autorités sous l’Occupation. Il est immédiatement conduit dans le camp d’internement de Choisel, à Châteaubriant (Loire-Inférieure).

Dans les lettres adressées à sa famille, le Docteur JACQ ne renie jamais ses engagements et redit sa fierté de partager le sort de millions d’Hommes, d’être enfermé à Choisel au milieu de camarades constituant « l’élite de la France ». Il écrit aussi : « Il y a plus d’intelligence ici que dans n’importe quel lycée de France et nous vivons dans l’attente d’un avenir que nous sentons très proche, avec la certitude de la victoire ».

L’abattement n’est donc pas de mise et Fernand JACQ est très actif dans le camp, il dispense durant sa captivité des cours de breton pour les autres otages du camp et met en place une chorale bretonne.

Côté population, l’émoi suscité par l’arrestation du médecin est grand. L’arrestation de Fernand JACQ choque donc bien la population du Huelgoat, à tel point que le Sous-Préfet de Châteaulin semble craindre que son maintien en détention ne constitue un danger dans le rapport des autorités avec la population locale.

Á la suite d’attentats à Paris, les Allemands décident de fusiller 100 otages ; neuf seront pris dans le camp de Choisel. Parmi eux figure Fernand JACQ. Vers midi, le 15 décembre 1941, ils sont conduits en plein cœur de la forêt de Juigné, au bord de l’étang de La Blisière où ils sont exécutés aux alentours de 15 heures.

Au moment du départ des otages pour le lieu de l’exécution, les prisonniers du camp de Choisel s’étaient mis à entonner la Marseillaise, certains chantèrent le Bro gozh ma zadoù,  d’autres enfin entonnèrent l’Internationale en breton.

L’espoir et la résistance à l’oppression ne quitta pas ces hommes comme en témoigne encore la dernière lettre de Fernand JACQ, lettre d’adieux rédigée à ses parents le jour même de l’exécution.

Fernand JACQ ne manque pas de rappeler dans cet écrit que lui et ses camarades ne sont pas les premières victimes de l’occupant au camp de Choisel et commémore les fusillés du 22 octobre 1941. Ce jour-là, les Allemands avaient fusillés 27 détenus du camp de Choisel dont le jeune Guy Môquet (17 ans).

L’émotion est grande à la mort du médecin du Huelgoat. C’est à la libération qu’on mesurera l’impact qu’eurent ces exécutions arbitraires de civils parmi la population française.

Médecin de campagne, médecin des pauvres, profondément humaniste, Fernand JACQ était considéré comme une sorte de « saint laïc » au Huelgoat, dans la montagne rouge de l’Arrée. Il était très estimé dans toute la région du Huelgoat où il fit campagne pour le développement de l’hygiène.

Selon Pierre Guyomarc'h, ancien FTP, cité par Fernand Grenier, dans son livre, (Ceux de Châteaubriant), la mort de Fernand JACQ va susciter une vive recrudescence de l’activité patriotique dans tout le Finistère et fera lever de nombreux combattants décidés à venger JACQ et à chasser l’envahisseur.

Dans son ultime message Fernand JACQ écrit : « La mort naturelle libère l’humanité de ses fragments usés; la mort violente donne par réaction, une énergie nouvelle à cette humanité. Toute ma vie, j’ai lutté contre la guerre et pour une vie meilleure, pour le progrès. Les morts sont de grands convertisseurs. Ma mort sera utile… »

Fernand JACQ, avec la grande majorité des 700 détenus, avait refusé de signer une déclaration d’allégeance à Pétain.

Les Allemands, rapporte le grand résistant communiste Fernand Grenier, voulaient éviter de faire traverser Châteaubriant aux condamnés pour les emmener à la sablière comme les 27 fusillés du 22 octobre, tant l’émotion était grande dans la ville de Loire-Inférieure après ce crime.

Les 9 condamnés à mort communistes furent attachés aux arbres dans la forêt. Les Allemands avaient décidé d’assassiner au fond d’un bois, loin de toute agglomération.

Les communistes Finistériens sont fiers d’avoir eu comme camarade un homme comme Fernand JACQ. En lui rendant hommage aujourd’hui, ils n’oublient pas les sacrifices de ces hommes et de ces femmes, souvent au péril de leur vie, pour l’émergence d’un monde plus juste et de paix.

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