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31 décembre 2024 2 31 /12 /décembre /2024 09:15
« Le phare finistérien de la fête de l’Humanité » : à 71 ans, Michel Tudo Deler est décédé (Baptiste Le Rouzic, Ouest-France, 29 décembre 2024)
Ouest-France
« Le phare finistérien de la fête de l’Humanité » : à 71 ans, Michel Tudo Deler est décédé
Baptiste LE ROUZIC.

Publié le

L’ancien secrétaire de la section PCF de Lanmeur, Michel Tudo Deler, est décédé à 71 ans, le 27 décembre.

Un hommage à Michel Tulo Deler sera célébré à Lanmeur, jeudi 2 janvier à 16 h, dans la salle Steredenn. L’ancien secrétaire de la section PCF de Lanmeur est décédé le 27 janvier, des suites d’un cancer.

Un hommage à Michel Tulo Deler sera célébré à Lanmeur, jeudi 2 janvier à 16 h, dans la salle Steredenn. L’ancien secrétaire de la section PCF de Lanmeur est décédé le 27 janvier, des suites d’un cancer. | PCF FINISTÈRE

Michel Tudo Deler, ancien secrétaire de la section PCF de Lanmeur, est décédé à 71 ans, le 27 décembre, après une hospitalisation et un combat contre le cancer. Il suffisait de s’arrêter un moment au stand du Finistère à la Fête de l’Humanité pour saisir à quel point il était un camarade apprécié. « Le phare finistérien de la fête de l’Humanité nous a quittés, explique Enzo De Gregorio, ton humour, tes analyses politique et footballistique en particulier du Stade Brestois nous manqueront. » Responsable du bar au stand Finistère de la fête de l’Huma, il était investi dans la préparation de l’évènement. Michel Tudo Deler a simplement raté la fête de 1974. Cette année, il était au Portugal, suivant la révolution des Œillets qui a renversé la dictature.

« Dévoué dans ses engagements »

Il a consacré sa vie à se battre pour une justice sociale. Il a été membre de la CGT Cheminots et de la CGT Retraités, membre du Conseil départemental du Parti communiste dans le Finistère, mais aussi dirigeant et bénévole du club de foot de Lanmeur. « Il avait une personnalité sereine, joyeuse, généreuse, entière, raconte la fédération du Finistère du PCF. Michel était aussi très constant et dévoué dans ses engagements. »

Un dernier hommage à Michel Tulo Deler est prévu à Lanmeur, jeudi 2 janvier à 16 h, dans la salle Steredenn.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/le-phare-finisterien-de-la-fete-de-lhumanite-a-71-ans-michel-tudo-deler-est-decede-bf2b51ca-c5f1-11ef-bba2-f7c457be7f94

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31 décembre 2024 2 31 /12 /décembre /2024 07:59
Michel Tudo Deler n’avait manqué qu’une seule des fêtes de l’Humanité en plus de 50 ans de militantisme au sein du Parti communiste. (Section de Morlaix du PCF)

Michel Tudo Deler n’avait manqué qu’une seule des fêtes de l’Humanité en plus de 50 ans de militantisme au sein du Parti communiste. (Section de Morlaix du PCF)

Figure communiste du Pays de Morlaix, Michel Tudo Deler est décédé
 
Figure communiste du Pays de Morlaix, Michel Tudo Deler est décédé

L’ancien secrétaire de la section PCF de Lanmeur, Michel Tudo Deler, est décédé vendredi 27 décembre 2024. Il avait 71 ans.

Pilier du Parti communiste dans le Pays de Morlaix, ancien secrétaire de la section de Lanmeur (aujourd’hui regroupée avec celle de Morlaix), phare du stand du Finistère à la fête de l’Humanité, Michel Tudo Deler est décédé vendredi 27 décembre des suites d’un cancer. Il avait 71 ans. Une cérémonie d’adieu est prévue à Lanmeur, ce jeudi 2 janvier, à 16 h, salle Steredenn.

Personnalité charismatique et rassembleuse, joyeuse et généreuse, Michel Tudo Deler était membre de la section CGT Retraités des Cheminots du pays de Léon et du Trégor, membre du Conseil départemental du PCF 29, mais aussi un passionné de foot. Supporter du Stade Brestois 29, il était par ailleurs dirigeant et bénévole du club de foot de Lanmeur, où il aimait accompagner les jeunes, fort de ses valeurs humanistes et fraternelles.

De toutes les fêtes de l’Humanité

Fils d’une Bretonne de Lanmeur et d’un réfugié républicain espagnol qui travaillait à la carrière de Morlaix comme dynaminateur avant d’entrer en résistance contre l’occupant allemand, Michel avait fait sa carrière professionnelle à la SNCF, gare Saint-Lazare, à Paris. Il était revenu dans le Trégor à 52 ans, poursuivant localement des engagements politiques, syndicaux et associatifs qu’il avait pris dès son plus jeune âge. Il avait participé à toutes les fêtes de l’Humanité depuis ses 18 ans, sauf celle de 1974, édition pendant laquelle il se trouvait au Portugal pour suivre avec passion la Révolution des Œillets contre la dictature d’extrême droite.

 

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22 décembre 2024 7 22 /12 /décembre /2024 08:52
Désarmement nucléaire - Rassemblement à Crozon le dimanche 26 janvier, après-midi, avec une délégation japonaise et un prix Nobel de la Paix
Désarmement nucléaire - Rassemblement à Crozon le dimanche 26 janvier, après-midi, avec une délégation japonaise et un prix Nobel de la Paix

Un évènement international pour le désarmement nucléaire aura lieu avec la CGT, le mouvement de la Paix, le PCF, et toutes les formations politiques et associatives attachées à ce combat pacifiste et pour le désarmement nucléaire le dimanche 26 janvier à partir de 14h au port du Fret sur la presqu’île de Crozon avec une délégation japonaise et le prix nobel de la paix.

La fédération PCF du Finistère
 

 

Comme vous le savez, le prix Nobel de la paix 2024 a été attribué à l'association Nihon hidankyo Association des survivants d'Hiroshima et de Nagasaki.
 
Une delégation sera présente en France du 22 au 27 janvier.
 
Le syndicat ZENOREN qui assure au Japon une  responsabilité importante dans l'organisation des conférences contre les bombes A et H et qui est le partenaire en France de la CGT est membre de la délégation.
 
C'est pourquoi  les mouvements de paix japonais ont sollicité e Mouvement de la Paix et la CGT pour co-organiser l'accueil de cette délégation en France. Délégation qui sera la semaine précédente accueillie en Espagne.
 

La délégation japonaise sera conduite par Monsieur  Shigemitsu Tanaka (Mr.), vice-président de Hidankyo, Prix nobel de la paix  2024,  sera présente  en France du 22 au 27  janvier 2025 à la tête d'une délégation de 4 autres personnes.

 

Ils seront en Bretagne du 24 au 26 janvier 2025, et devant la base de sous marins nucléaires de l'Ile Longue le dimanche 26 janvier à 14h.
 

 La  délégation japonaise sera composée de 1) Shigemitsu Tanaka (Mr.) , Japan Confederation of A- and H-Bomb Sufferers Organizations, NagasakiSurvivor, vice président de Hidankyo Prix nobel de la paix  20242) Toshiaki Ishikawa (Mr.)   Vice President of Zenroren (National Confederation of Trade Unions), partenaire de la CGT en France3) Yayoi Tsuchida (Ms.) Assistant General Secretary of Gensuikyo (Japan Council against A and H Bombs)3) Masako Watanabe (Ms)  Secretary General of Akita (Gensuikyo)
4) Mitsuko Imai (Ms.) Secretary General of Nara Gensuikyo5) Shin'ichi Tanaka (Mr.) Secretary General of Hyogo Prefectural Peace Committee Director of Japan Peace Committee
 
Ces deux jours seront un moment marquant dans la vie de notre région avec un impact national et international. Ce n'est pas tous les jours, ni tous les ans que nous accueillons un Prix Nobel de la paix dans notre région.
 
 
Roland Nivet co-président du Mouvement de la Paix.
 
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22 décembre 2024 7 22 /12 /décembre /2024 08:22
Solidarité des camarades de la fédération PCF du Finistère aux réfugiés de la commune de Doha el Hoss au Liban
Le PCF Finistère a envoyé depuis le début de l'agression de l’État d'Israël et de son armée contre le Liban grâce aux dons des sections et adhérents finistériens déjà 2500 euros pour la petite ville de Doha el Hoss au sud de Beyrouth qui a vu son nombre d'habitants multiplié par dix avec des réfugiés victimes de l'agression israélienne et des bombardements de l'armée israélienne ayant tout perdu.
Cet appel à la solidarité des communistes finistériens et de leurs amis avec la population libanaise réfugiée de guerre à Doha el Hoss au Liban "court toujours" car la situation est dramatique là-bas aussi en raison de la guerre menée par Israël contre le Liban contre le droit international mais avec l'appui et le soutien logistique et militaire des américains.
Avec le PCF Finistère continuez à vous engager pour venir en aide aux réfugiés de guerre du Liban et les déplacés qui affluent dans la ville de Doha el Hoss au sud de Beyrouth.
2500 euros ont déjà été envoyés par la fédération PCF Finistère via Gladys Grelaud à son amie Charlène qui participe à l'organisation de l'aide aux déplacés sur place avec son mari.
Cet argent a servi quotidiennement d'acheter des vivres pour des repas collectifs, des kits alimentaires de survie, des kits cuisine, des réchauds à gaz, des matelas.
 
Vous pouvez aider les réfugiés de Doha el Hoss en faisant un don pour les déplacés du Liban de Doha el Hoss à l'ordre de l'ADF PCF 29 à envoyer à la fédération PCF du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 Brest. Ou bien en faisant un don par internet via le pot commun.
 
L'ensemble des fonds collectés va bien pour l'aide humanitaire au Liban (aucun prélèvement pour des frais de structure ou de personnel, l'aide là-bas est organisée bénévolement à 100%).
 
A la mi-décembre, les mots de Charlène, notre correspondante sur place, bénévole dans l'organisation de l'aide humanitaire :
"La situation locale (Liban, et plus précisément notre commune près de Beyrouth), loin d'être apaisée par un "cessez le feu" se dégrade.
Nombreux des déplacés ont rejoint leurs villages pour y découvrir l'ampleur de la dévastation de leur résidence et leurs biens et faire demi-tour. De même concernant les habitants de la banlieue sud de Beyrouth.
Ceux qui ont la chance de vivre dans des zones relativement moins touchées se sont attelés à la tâche longue et pénible (mais nécessaire) de réhabiliter leurs maisons afin de les rendre viables à nouveau au milieu des débris.
Nous recensons près de 15 000 personnes (recensement encore en cours) dans un état émotionnel qui a pratiqué tous les ascenseurs connus.
Nous avions, fort heureusement, commencé à équiper tous ceux que l'on pouvait de bonbonnes de gaz, réchauds, couvertures, habits d'hiver...Il y a ceux qui sont partis avec, par nécessité, et ceux qui sont encore là et qui en manquent forcément par manque de moyens.
Nous continuons à fournir des denrées alimentaires et à couvrir le reste des besoins dans la mesure du possible;
Mais il faut dire ce qui est: nous sommes plus que jamais à court de financement sérieux, ce qui ne nous empêchera pas de faire avec le peu qu'on a.
La vie est bien courte, et nous l'avons touché du doigt, alors autant faire le maximum pour le plus grand nombre possible."
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22 décembre 2024 7 22 /12 /décembre /2024 08:09
Soutien à Nacer des élus de Plestin-les-Grèves

Soutien à Nacer des élus de Plestin-les-Grèves

Pétitition de soutien à M. Nacer ZOUALI pour empêcher l'expulsion de ce jeune tunisien, arrivé mineur en France en 2017

Soutien à M. Nacer ZOUALI pour empêcher l'expulsion de ce jeune tunisien, arrivé mineur en France en 2017, qui a fait l'objet d'une prise en charge auprès de l'ASE du Finistère, qui est bénévole au festival du Bout du Monde. Il vit actuellement sur le département des Côtes d'Armor. 

Le Comité de soutien aux exilés de Lannion a organisé une manifestation le 30 novembre dernier et 300 personnes étaient présentes pour lui apporter leur soutien.

 
Différents élus sont mobilisés, notamment des élus de Plestin-les-Grèves et des Côtes d'Armor, Jean-François Bodilis et Gladys Grelaud à Landerneau.
 
Une tribune cosignée par les directeurs des festivals de musique en Bretagne où Nacer fait du bénévolat est également en cours de rédaction.
 
Et partagez-la autour de vous.
 
C'est important!
 
Merci d'avance

La fédération PCF du Finistère

 
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22 décembre 2024 7 22 /12 /décembre /2024 07:11
Urgence solidarité Mayotte : les communistes finistériens se mobilisent pour les habitants de Mayotte après le passage du cyclone Chido

ci contre le lien pour la solidarité envers les mahorais https://don.secourspopulaire.fr/mayotte/~mon-don

Parce que la solidarité n'a pas de prix!

Urgence Mayotte après le passage du cyclone Chido !

A la suite de la section de Brest qui avait fait un don de 500 euros pour le secours populaire en faveur de la population de Mayotte, la fédération du PCF Finistère a décidé lors de son conseil départemental le 18 décembre 2024 de promouvoir à son tour l'appel au don du Secours populaire face à la catastrophe humaine qui frappe Mayotte auprès de ses adhérents et sections avec l'objectif de réunir plusieurs milliers d'euros pour Mayotte qui vit une des plus grandes catastrophes de l'histoire de l'île dans un contexte d'extrême pauvreté et injustice déjà.

De dizaines de milliers de sans-abris, des infrastructures et des bâtiments ravagés, avec déjà 77% de la population en dessous du seuil de pauvreté dans le 101e département français.

Pour l'instant, nous avons réuni plus de 3 300 euros de dons des communistes finistériens pour le secours populaire en faveur de Mayotte :

200€ pour la section de Carhaix-Huelgoat

200€ pour la section de Morlaix qui va également mettre à disposition ses locaux pour du stockage de vêtements pour Mayotte avec l'association des comorriens

250 € pour la section du Relecq-Kerhuon

500€ pour la section de Rosporden

500€ pour la section du Pays Bigouden

500€ pour la section de Brest

1000 € pour la fédération du Finistère

+ dons individuels des adhérents au Secours Populaire

A signaler que nous avons également réuni grâce aux dons des sections et adhérents finistériens déjà 2500 euros pour la petite ville de Doha el Hoss au Liban qui a vu son nombre d'habitants multiplié par dix avec des réfugiés victimes de l'agression israélienne et des bombardements de l'armée israélienne ayant tout perdu.

Cet appel à la solidarité des communistes finistériens avec Doha el Hoss au Liban court toujours car la situation est dramatique là-bas aussi en raison de la guerre menée par Israël contre le Liban:

A la mi-décembre, les mots de Charlène, notre correspondante sur place, bénévole dans l'organisation de l'aide humanitaire :
 
"La situation locale (Liban, et plus précisément notre commune près de Beyrouth), loin d'être apaisée par un "cessez le feu" se dégrade.
Nombreux des déplacés ont rejoint leurs villages pour y découvrir l'ampleur de la dévastation de leur résidence et leurs biens et faire demi-tour. De même concernant les habitants de la banlieue sud de Beyrouth.
Ceux qui ont la chance de vivre dans des zones relativement moins touchées se sont attelés à la tâche longue et pénible (mais nécessaire) de réhabiliter leurs maisons afin de les rendre viables à nouveau au milieu des débris.
Nous recensons près de 15 000 personnes (recensement encore en cours) dans un état émotionnel qui a pratiqué tous les ascenseurs connus.
Nous avions, fort heureusement, commencé à équiper tous ceux que l'on pouvait de bonbonnes de gaz, réchauds, couvertures, habits d'hiver...Il y a ceux qui sont partis avec, par nécessité, et ceux qui sont encore là et qui en manquent forcément par manque de moyens.
Nous continuons à fournir des denrées alimentaires et à couvrir le reste des besoins dans la mesure du possible;
Mais il faut dire ce qui est: nous sommes plus que jamais à court de financement sérieux, ce qui ne nous empêchera pas de faire avec le peu qu'on a.
La vie est bien courte, et nous l'avons touché du doigt, alors autant faire le maximum pour le plus grand nombre possible."
 

 

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22 décembre 2024 7 22 /12 /décembre /2024 07:04

Les tristes nouvelles se succèdent sur le secteur du sud-Finistère pour nos camarades.

Après le décès brutal de Jean Guyomarch la semaine dernière à Berrien, voilà maintenant celui d’Émile Bargain à Tréguennec à qui le Ouest-France consacre ici un article.

Émile avait été adhérent de la cellule d'entreprise EDF de la section de Quimper.

Quand il était devenu maire communiste de Tréguennec en 1989 et pour deux mandats jusqu'en 2001, son activité municipale l'avait absorbé. Il avait été à l'origine de nombreuses réalisations.

Il ne s'était pas représenté aux élections suivantes.

Emile Bargain n'était plus adhérent du PCF bien que toujours communiste de cœur et soutien du Nouveau Front Populaire.

Ouest-France

Ouest-France

Disparition d’Émile Bargain, maire de Tréguennec de 1989 à 2001

Émile Bargain est décédé à l’âge de 71 ans. L’élu communiste aura marqué à jamais la vie municipale à Tréguennec et plus largement en Pays bigouden. Il s’était lancé en politique en 1983, alors âgé de 30 ans. Élu de la liste de François Hervé, il avait été nommé premier adjoint de la commune. Le 25 mars 1989, il devenait maire. Il quittera ce poste en mars 2001, après deux mandats. Vice-président chargé de l’électrification au Sivom (Syndicat intercommunal à vocation multiple) en 1993, il en devenait président en 1995. Cet employé à EDF (et délégué syndical CGT) était aussi vice-président à la communauté de communes du Pays bigouden sud (CCPBS).

Émile Bargain, maire de Tréguennec de 1989 à 2001, est décédé à l’âge de 71 ans. Il avait été à l’initiative de la nouvelle école publique inaugurée en juin 2000.

Le Télégramme

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21 décembre 2024 6 21 /12 /décembre /2024 14:40
Photo Le Télégramme. Jean aux côtés de Marcel Dénès dans la manifestation des retraité-es à Quimper le 26 mars dernier.

Photo Le Télégramme. Jean aux côtés de Marcel Dénès dans la manifestation des retraité-es à Quimper le 26 mars dernier.

Jean en mai dernier à un rassemblement pour un cessez-le-feu à Gaza

Jean en mai dernier à un rassemblement pour un cessez-le-feu à Gaza

Hommage à Jean Guyomarc'h par Piero Rainero

Mon cher Jean,

Ton départ si brutal a provoqué une grande émotion chez tes amis, tes camarades, tous ceux qui te connaissaient.

Nous ne reverrons plus ta grande silhouette, ton sourire amical, ironique parfois, nous ne bénéficierons plus de tes réflexions si pertinentes, si justes, de ta chaleureuse présence. Tu resteras cependant toujours présent à nos côtés.

Il est difficile de dire en quelques mots l’homme que tu étais, la place que tu as occupée parmi nous.

Nous nous connaissions, Jean, depuis si longtemps. Depuis ton retour en Bretagne, dans notre ville, en 1978, après le passage obligé que tu avais fait par Paris comme presque tous les salariés de la Poste à cette époque, les PTT comme on disait alors.

Une entreprise publique, c’était important pour toi.

Originaire de Berrien, ton travail t’avait contraint à quitter cette terre rouge, cette terre de Résistance du centre Finistère à laquelle tu étais si intimement attaché.

C’est en 1962 au retour de la guerre d’Algérie que tu as rejoint le Parti Communiste. Appelé du contingent entraîné malgré toi dans cette guerre, c’est en communiste que tu te comportais déjà dans ton régiment, refusant de porter les armes contre un peuple qui se libérait du joug colonial. Cela te valut de subir des sanctions allant jusqu’à la prison qui ne réussirent jamais à altérer tes valeurs humanistes. Toi dont les parents avait été des résistants déterminés au nazisme. Leur souvenir était très présent dans ta mémoire familiale.

À Paris tes camarades te confièrent des responsabilités en t’élisant au comité fédéral. Paul Laurent, alors secrétaire de la fédération de Paris et membre du secrétariat national, me dit un jour toute l’estime et la considération qu’il avait pour toi. Je me souviens que lorsque je t’avais rapporté ces propos, un sourire discret avait glissé sur ton visage.

Dans le 6ème arrondissement où tu demeurais, tu fus élu secrétaire de la section communiste et les militants te choisirent pour être candidat sur la liste de la gauche rassemblée aux élections municipales de mars 1977.

Lors d’un repas amical chez toi au cours duquel Yvonne et moi avions apprécié tes qualités de cuisinier, tu me remis des photos et des documents témoignant de tes nombreuses activités politiques de l’époque : meetings électoraux, défilé en hommage aux Communards, vente de l’Huma Dimanche, distributions de tracts, manifestation où apparaissaient côte à côte Georges Marchais, Jacques Duclos, Roland Leroy, Georges Séguy, Henri Krasucki...Tu avais milité à leurs côtés.

Mais comme tout Breton contraint de s’expatrier, tu voulais revenir en Bretagne et c’est ainsi qu’en 1978, avec ta famille, tu es arrivé à Quimper.

Sans attendre tu as pris ta place à nos côtés dans les luttes pour les droits des travailleurs, la paix, la solidarité, les droits humains.

Aussitôt arrivé, des responsabilités te furent confiées à la section de Quimper ainsi qu’à la direction fédérale et tu fus à plusieurs occasions candidat aux élections municipales et cantonales dans notre ville.

La retraite venue, tu étais toujours présent dans nos débats, nos initiatives, aimant le contact avec les gens, nous faisant bénéficier de ton expérience. Tu étais à 87 ans le doyen de la section mais tu avais su garder l’esprit, les convictions de ta jeunesse. Et la nécessaire rébellion devant les injustices de la société.

Infatigable militant de terrain, on te voyait sur les marchés, dans les manifestations pour le pouvoir d’achat et les retraites, pour l’hôpital, pour la Poste et les services publics qui te tenaient tant à cœur, encore ces dernières semaines pour la justice et la paix au Proche-Orient.

Tu étais aussi un militant de réflexion, posé, attentif aux autres, respectueux avec tous. Dans les moments de grande complexité politique comme ceux que nous traversons tu avais toujours l’idée et le mot juste, dans l’esprit des valeurs communistes qui t’ont animé toute ta vie.

Je me souviens des échanges nombreux que nous avions lorsque tu venais me voir dans mon bureau à la fédération, de tes appels téléphoniques, des lettres amicales que tu m’adressais.

Si ta vie politique et syndicale étaient bien remplies, ta famille, ta fille Catherine, tes petits-enfants et ton arrière petite-fille avaient une place essentielle pour toi, tu en parlais avec affection et fierté.

Ainsi que Marie avec qui tu as partagé ces dernières années. Tu appréciais les voyages faits ensemble en Italie, aux États-Unis chez tes amis, à la Martinique où vous séjourniez parfois plusieurs semaines. Tu n’oubliais jamais de nous adresser une petite carte postale comme un clin d’œil amical.

Adieu Jean, soit assuré que ton souvenir restera dans nos mémoires, celle des tiens, de tes camarades, de tes amis, de tous ceux qui t’ont connu et apprécièrent en toi l’homme droit, sincère, généreux, d’une grande sensibilité, toujours discret, qui est resté fidèle à ses convictions de liberté, de fraternité, de justice sociale, de paix.

Je vous adresse, Catherine et Marie, les condoléances du parti communiste, de son secrétaire départemental Ismaël Dupont, du sénateur communiste Gérard Lahellec qui avait milité avec Jean au syndicat CGT des Postes et Télécommunications.

Et je vous renouvelle à toutes les deux ainsi qu’à vos proches, en mon nom et en celui d’Yvonne, l’expression de notre profonde sympathie.

Jean tu vas nous manquer.

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19 décembre 2024 4 19 /12 /décembre /2024 17:02
Le Télégramme, 9 décembre 2024

Le Télégramme, 9 décembre 2024

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18 décembre 2024 3 18 /12 /décembre /2024 06:28

Ouest-France

ENTRETIEN. Avec sa BD, Inès Léraud veut aider à « mieux comprendre l’histoire des agriculteurs »
Recueilli par Pierre FONTANIER.

Publié le

Après le succès de sa bande dessinée coup de poing « Algues vertes, l’histoire interdite », la journaliste d’investigation Inès Léraud publie « Champs de bataille, l’histoire enfouie du remembrement ». Elle revient sur cette réorganisation foncière, rurale, intervenue au cours du siècle dernier. Mais aussi, et surtout, sur ses conséquences.

Inès Léraud, journaliste d’investigation, publie sa deuxième BD : « Champs de bataille, l’histoire enfouie du remembrement ».

Inès Léraud, journaliste d’investigation, publie sa deuxième BD : « Champs de bataille, l’histoire enfouie du remembrement ». | CAMILLE DE CHENAY

Journaliste d’investigation indépendante, Inès Léraud, originaire de Saumur (Maine-et-Loire), vit en Bretagne. Après avoir enquêté pour France Culture sur l’agriculture bretonne, elle a scénarisé en 2019 sa première BD, Algues vertes, l’histoire interdite, dessinée par Pierre Van Hove et coéditée par Delcourt et La Revue dessinée. Tout comme Champs de bataille, l’histoire enfouie du remembrement, parue le 20 novembre 2024.

Après Algues vertes, l’histoire interdite, vous publiez Champs de bataille, l’histoire enfouie du remembrement. Ce sont deux sujets très liés…

C’est concomitant, ces sujets me sont apparus nécessaires en quittant Paris pour m’installer en Centre-Bretagne. À Maël-Pestivien (Côtes-d’Armor), j’ai réalisé combien le remembrement avait été un moment de bascule, à quel point il y avait eu un avant et un après. C’est presque un épisode anthropomorphique dans la vie des gens, émaillé de violences policières sur des paysans. C’est un sujet un peu lointain et il m’a été difficile de trouver des témoins du passé. Mais c’est vrai que les deux sujets se répondent : les algues vertes (phénomène causé par la pollution de l’eau par les nitrates en Bretagne) sont le produit de l’agriculture intensive mise en place grâce au remembrement.

À quels obstacles vous êtes-vous heurtée au fil de ces quatre ans d’enquête ?

Il n’y a pas eu de pression particulière comme pour Algues vertes, qui était un sujet brûlant, sensible, avec des gens qui avaient des choses à cacher et craignaient que je les dévoile. Là, j’ai été confrontée au mutisme des témoins du remembrement, qu’ils comparaient à une guerre. Leur mémoire était très intériorisée. C’était comme indicible, les gens n’avaient pas transmis ça dans leurs familles. Mon objectif était de rassembler les éléments du puzzle. J’étais à la limite de l’exercice journalistique, je n’aurais rien pu faire avec la seule collecte de témoignages, il fallait que je passe par la case archives. Mais beaucoup de témoins avaient gardé des coupures de presse précieuses.

"La résistance est allée très loin, la Bretagne, c’est la seule région où des attentats ont été commis contre les bulldozers et plusieurs remembrements ont été effectués sous la contrainte policière."

 

— Inès Léraud, journaliste d’investigation

 

Vous évoquez une diversité politique et sociale chez les « pro » et les « anti » remembrement…

Des figures très fortes portaient le remembrement, chez les pétainistes comme chez les communistes. Et les « anti » étaient autant de droite que de gauche. Les « pro » étaient portés par l’idéologie des Trente Glorieuses, celle du progrès, de l’émancipation par la technique. L’idée que demain sera toujours mieux qu’aujourd’hui a transcendé les classes politiques. La première remise en question de cette idéologie, elle vient de René Dumont, premier candidat écologiste à l’élection présidentielle de 1974.

Le remembrement a-t-il été plus violent en Bretagne qu’ailleurs ?

Le remembrement a eu lieu partout dans la moitié nord de la France. J’ai pu étudier le Limousin, les Pays de la Loire, la Bretagne et la Normandie. Dans l’Est, ça a été un énorme chantier avec des contestations et un profond déni de démocratie. Mais c’est vrai que je ne me suis pas installée en Bretagne par hasard, la paysannerie y était particulièrement pauvre et peu développée dans les années 1950. En une décennie, elle a fait un énorme bond, un saut très rapide pour devenir une des régions les plus productives. C’est un laboratoire particulièrement intéressant à étudier.

La résistance est allée très loin, c’est la seule région où des attentats ont été commis contre les bulldozers et plusieurs remembrements ont été effectués sous la contrainte policière. Cette région avait une image d’arriérée, mais c’était au regard d’une volonté étatique de la moderniser. Sa culture et son identité ont perduré plus longtemps. Le remembrement a détruit les spécificités paysagères du territoire, sa langue… C’est la prise de pouvoir de la puissance économique et administrative.

Revue dessinée, 150 pages, 23,50 €. | INÈS LÉRAUD / PIERRE VAN HOVE / DELCOURT-LA REVUE DESSINÉE

Quelles sont les conséquences les plus graves de ce remembrement « autoritaire » ?

L’injustice et l’inégalité dans la redistribution des parcelles. Les agriculteurs syndiqués à la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), le plus puissant syndicat de la profession, étaient juges et parties, ils ont fait une razzia sur les meilleures terres. Le remembrement a aussi entraîné des choix absurdes faits sur des cartes, comme l’arasement de talus indispensables pour empêcher l’érosion de sols en pente. Les communes étaient des communautés avec des gens qui travaillaient ensemble, étaient solidaires. Aujourd’hui encore, des habitants et leurs descendants se détestent. En Normandie, je me suis rendue dans des communes clivées où il y a deux bars, deux sociétés de chasse, ceux des « anti » et ceux des « pro ». Le plus grave, c’est que la société paysanne était très résistante aux aléas climatiques, elle fonctionnait avec le bocage.

"Je veux être un trait d’union entre paysans et population car on est vraiment divisés."

— Inès Léraud, journaliste d’investigation

Un remembrement « à l’amiable » aurait-il été possible ?

Oui. Même s’il était indispensable de faire évoluer, structurer et araser, ce bocage avait des intérêts écologiques énormes. On a liquidé cette société qui aurait pu être une source d’inspiration pour faire face à la crise climatique. Aujourd’hui, 30 % des agriculteurs vivent sous le seuil de pauvreté, c’est la catégorie socioprofessionnelle qui se suicide le plus, a les plus mauvaises retraites et les campagnes se sont vidées. L’agriculture industrielle est néfaste pour l’environnement, alors que l’agriculture paysanne est vertueuse. Elle a un rôle social, environnemental et nourricier. C’est un levier. Mais ceux qui veulent s’installer peinent à obtenir des terres. C’est le principal verrou contre lequel il faut se battre pour favoriser l’installation de nouvelles fermes. On est passé de 7 millions d’agriculteurs en 1945 à 400 000 aujourd’hui et on en prévoit 200 000 dans dix ans. On est en train de perdre notre force nourricière alors qu’on était le principal producteur d’Europe.

Le succès d’Algues vertes a été fulgurant, il a entraîné le film de Pierre Jolivet, un BD-concert… Qu’attendez-vous de cette nouvelle BD ?

Algues vertes était un cri de dénonciation, une envie de décortiquer un tabou, un système clairement nocif et qu’il était difficile de nommer comme tel. Là, je veux être un trait d’union entre paysans et population car on est vraiment divisés, alors qu’on voit qu’on peut réussir des combats quand les agriculteurs et le peuple s’allient. L’idée de cette BD est de mieux comprendre l’histoire des agriculteurs.

https://www.ouest-france.fr/culture/bande-dessinee/entretien-avec-sa-bd-ines-leraud-veut-aider-a-mieux-comprendre-lhistoire-des-agriculteurs-710cca30-b248-11ef-a8ca-075099a0d9c7

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