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11 mars 2025 2 11 /03 /mars /2025 06:07
Guerre en Ukraine, principes de sécurité collective, travail pour la paix - Intervention de Marianne Margaté, sénatrice communiste, au Sénat le 6 mars 2025

La guerre en Ukraine, trois ans après l’invasion russe, demeure une plaie ouverte au cœur de l'Europe. Derrière l’enlisement militaire et les discours belliqueux, une évidence s’impose : aucune solution purement militaire ne mettra fin à ce conflit. Les récentes déclarations d’Emmanuel Macron sur « l’autonomie stratégique européenne », évoquant notamment l’éventuelle extension du parapluie nucléaire français, révèlent moins une vision cohérente qu'un aveu d’impuissance. Ce projet, flou et dangereux, ne répond pas aux urgences actuelles : désamorcer l’escalade, assurer la sécurité collective et penser la paix hors des logiques de blocs.

Un million de victimes plus tard, le constat est implacable : l’escalade militariste a échoué. Les livraisons massives d’armes, censées faire barrage à l’agression russe, n’ont fait qu’alimenter une machine de guerre destructrice, affectant gravement les populations ukrainiennes, russes et européennes. Les profits record des industriels de l’armement (+29 % pour Lockheed Martin en 2024) contrastent violemment avec l’asphyxie des budgets sociaux européens, où inflation et dette publique fragilisent les services essentiels.

Cette guerre, issue d’une mondialisation capitaliste en crise, ne bénéficie à aucun peuple. Elle profite exclusivement à une minorité : oligarques russes avides de rentes énergétiques, fonds spéculatifs tirant profit de la dette ukrainienne, et complexe militaro-industriel occidental. Tandis que les armes font des centaines de milliers de victimes sur le terrain, c’est dans les capitales, les conseils d’administration et lors de négociations opaques que se décide l’avenir de ce conflit — un avenir où l’Ukraine risque de sortir exsangue, quel que soit le camp proclamé « vainqueur ».

Les projets de « reconstruction » de l’Ukraine, souvent présentés comme une lueur d’espoir, exigent une vigilance renforcée. Dirigés par des institutions telles que BlackRock ou le FMI, ces plans risquent de transformer le pays en laboratoire néolibéral : accaparement des terres agricoles par des fonds spéculatifs, privatisation des infrastructures au bénéfice des multinationales, droits sociaux sacrifiés sur l’autel de la « compétitivité ». Ce scénario, déjà observé en Irak ou en Grèce, imposerait une double peine aux Ukrainiens : après la guerre, la dilapidation.

L’Europe, quant à elle, paie le prix de sa dépendance stratégique. Pris de court par un Donald Trump isolationniste qui entend redéployer ses forces face à la Chine, Emmanuel Macron s’est livré à une rhétorique martiale, préparant les Français à un effort de guerre. Mais qu’en est-il de l’effort de paix auquel aspirent tous les peuples ? L’idée d’une guerre imminente contre une Russie prête à débarquer sur les Champs-Élysées apparaît davantage comme une justification commode à des politiques d’austérité qu’une réalité tangible.

Alors que nos collectivités locales cherchent désespérément à faire plus avec toujours moins, et que nos services publics s’épuisent à pallier les carences, le gouvernement semble pourtant capable de mobiliser soudainement des ressources considérables pour alimenter une escalade militaire aux objectifs incertains. Cette contradiction révèle un choix politique évident : sacrifier les besoins sociaux pour défendre une souveraineté factice, quitte à accentuer davantage les fractures internes d’une société déjà fragilisée par des crises successives. L’urgence véritable serait de reconstruire un modèle de coopération internationale fondé sur la solidarité, préservant ainsi à la fois la paix et le progrès social, plutôt que d’alimenter une spirale infinie de confrontations aux conséquences imprévisibles.

La France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, a les moyens de sortir de l’immobilisme. Au lieu de s’enfermer dans une rhétorique guerrière, elle doit :

* Exiger un cessez-le-feu immédiat et soutenir des négociations sous l’égide de l’ONU, en impliquant des pays non-alignés (Inde, Brésil, Afrique du Sud) ainsi que les acteurs locaux ukrainiens et russes.

* Relancer les principes d’Helsinki de 1975, affirmant l’inviolabilité des frontières et la coopération paneuropéenne, tout en garantissant la sécurité de tous les États, y compris la Russie.

* Dialoguer activement avec les BRICS et organiser une conférence internationale sous l’égide du G20, afin de réduire le risque d'une guerre mondiale en incluant les pays du Sud global majoritaire.

La paix en Ukraine ne sera ni victoire ni capitulation, mais l’art fragile de concilier des intérêts antagonistes. À nous de refuser les simplifications dangereuses et de renouer avec notre vocation de puissance de paix, en exigeant l’arrêt immédiat des combats, en relançant le désarmement nucléaire et en construisant une sécurité européenne inclusive. Cela implique de rompre avec les logiques libérales qui ont laminé notre industrie, fragilisé notre souveraineté et jeté les peuples les uns contre les autres.

 

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11 mars 2025 2 11 /03 /mars /2025 06:00
Fabien Roussel appelle à relocaliser l’industrie, pour l’emploi et l’écologie (L'Humanité, Margot Bonnery, 5 mars 2025)
Fabien Roussel appelle à relocaliser l’industrie, pour l’emploi et l’écologie

Mardi, Fabien Roussel s’est rendu dans la Sarthe pour rencontrer les salariés du secteur automobile et soutenir la réindustrialisation du pays, alors que les promesses gouvernementales restent bien trop souvent lettre morte.

Margot Bonnéry Margot Bonnery, L'Humanité

Le Mans (Sarthe), envoyée spéciale.

Au pied de l’usine Renault Le Mans (Sarthe), les drapeaux rouges de la CGT fendent l’air. « Je contribue à fabriquer un véhicule que je ne pourrai jamais m’acheter. J’aime mon travail, mais mon salaire ne suit pas. J’aimerais mieux en vivre », fustige un ouvrier.

Alors que les salaires des Français stagnent, les véhicules sont de plus en plus chers. « Nous avons besoin d’une grande industrie dans notre pays qui permette de garantir un emploi avec un bon salaire et de bonnes conditions de travail pour que chacun puisse vivre dignement », insiste Fabien Roussel auprès des syndicalistes.

Malgré les belles promesses gouvernementales pour le développement de l’industrie française à la suite de la crise du Covid, cinq ans après aucune amélioration n’est remarquée par les ouvriers. Des usines ferment ou sont délocalisées, les salaires sont gelés, les carrières avant la retraite se rallongent… Pour y faire face, le PCF s’est lancé dans une campagne nationale pour défendre la réindustrialisation. « L’argent public et les aides aux entreprises doivent être conditionnés au maintien de l’emploi en France. C’est une règle d’or qu’on doit mettre en place, affirme Fabien Roussel. Relocaliser est le meilleur moyen de retrouver une indépendance, une souveraineté économique véritable. »

Relocaliser pour sauver l’emploi

« Les chiffres montrent que la production hexagonale de véhicules a beaucoup plus chuté que la vente. Pour retrouver notre indépendance financière, nous devons relocaliser puisqu’une grande partie de nos usines sont parties à l’étranger, comme en Roumanie, en Slovénie ou en Chine », analyse-t-il devant un panneau publicitaire représentant un châssis de Renault 5. En discutant avec les ouvriers, l’élu apprend que les pièces produites dans cette usine s’en vont à l’étranger pour être assemblées avant de revenir en France.

 

« Le bilan carbone de cette délocalisation dépasse l’entendement. Le climat et l’emploi sont menacés. L’ensemble des pièces automobiles doivent être fabriquées dans l’Hexagone », argumente-t-il. « Bien sûr qu’il faut décarboner l’industrie automobile, l’adapter au dérèglement climatique, mais comment créer l’industrie de demain, sans donner du travail à tous ces travailleurs et tous ces salariés ? » renchérit Hoël Le Moal, cosecrétaire de la section PCF du Mans.

Grâce à son ancrage dans le secteur, le site industriel du Mans n’est, pour l’heure, pas menacé de fermeture. Mais la délocalisation continue de ravager la région. À la fin du mois d’avril, l’équipementier automobile Valeo, à La Suze-sur-Sarthe, va mettre un terme à sa production en laissant 250 salariés sans emploi.

Même problématique dans la ville d’Allonnes, où la possible fermeture de l’usine NTN, spécialisée dans la fabrication de joints de transmission pour l’automobile, risque de laisser sur le carreau près de 127 employés. « Nous ne devons pas attendre que des usines ferment pour agir. Cette bataille pour l’industrie est un projet d’avenir. Elle va durer des mois, voire des années, mais nous ne devons pas baisser les bras », insiste Hoël Le Moal.

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4 mars 2025 2 04 /03 /mars /2025 06:13
Contre la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme, gagnons l’égalité des droits ! (PCF, 3 mars 2025)

Alors que depuis trois décennies, la tolérance à l’égard des « minorités » n’a cessé d’augmenter dans la société française, le dernier rapport annuel sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie de la CNCDH révèle une inquiétante montée de l’intolérance et même de la haine à l’égard de nos concitoyens juifs et musulmans tout particulièrement.

Sur les deux dernières années, les actes et paroles antisémites n’ont jamais été aussi importants depuis la Deuxième Guerre mondiale. Dans le même temps, la très forte augmentation des actes racistes va de pair avec la persistance d’un haut niveau de discriminations, notamment au travail (à l’embauche, dans l’exercice des missions, dans l’évolution de carrière…). Phénomène nouveau : l’utilisation croissante des logiciels d’IA dans la sélection des candidatures et l’« ubérisation » du travail alimentent la discrimination dans le monde du travail.

La xénophobie, le racisme, l'antisémitisme et les discriminations font partie de ces armes de division massive qui alimentent les fractures et permettent aux idéologies identitaires et à l’extrême droite de progresser partout. Cette progression est aujourd’hui largement permise par la parole même du Premier ministre, quand il évoque la « submersion migratoire » ou par les actes du ministre de l'Intérieur dont la circulaire dangereuse doit être abrogée.

Nous inscrivons résolument notre bataille contre le racisme dans une perspective indissociable de notre combat pour la justice sociale et intimement liée à la bataille universaliste pour l’égalité. Elle est celle de la République qui refuse de distinguer les êtres humains, quelle que soit leur nationalité, en fonction de leur origine, de leur couleur de peau ou de leur religion.

Nous combattons le racisme et la xénophobie qui demeurent des ressorts majeurs de la progression de l’extrême droite en alimentant le rejet des immigrés et en portant le principe de « priorité nationale », clé de voûte du programme du RN. Nous combattons avec autant de force la haine antijuive, qui a conduit dans notre pays à l’Affaire Dreyfus et à la collaboration avec le génocide hitlérien. Et parce que nous savons que la dynamique de l’extrême droite et des idéologies identitaires se nourrit de la crise économique et sociale, nous voulons remettre la question du travail au centre de la bataille politique et amplifier notre mobilisation pour une nouvelle industrialisation et pour le développement des services publics.

Fabien Roussel déclarait récemment : « Quand tout est fait pour nous diviser en fonction de notre couleur de peau, de notre religion, de notre lieu d’habitation – urbains versus ruraux –, quand certains à gauche ne proposent rien d’autres que le chaos, le travail doit être le socle du rassemblement ».

Le Parti communiste français réaffirme sa solidarité active à toutes les forces qui luttent contre le racisme et l’antisémitisme, contre les discriminations, pour l’égalité des droits et soutient l’appel « Né.e.s ici ou venu.e.s d’ailleurs, l’égalité des droits c’est pour toutes et tous ! Uni.e.s contre le racisme ! », initié par les associations antiracistes et de défense des droits humains, avec les organisations syndicales. Nous appelons à participer partout aux initiatives, rassemblements et manifestations, organisées dans ce cadre le samedi 22 mars 2025, pour la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.

À cette occasion, nous exigeons :

  • La régularisation de tous les travailleuses et travailleurs sans-papiers ;
  • L’inéligibilité systématique des personnes condamnées pour racisme et antisémitisme ;
  • Des pouvoirs nouveaux pour les salariés et des moyens renforcés pour l’inspection et la médecine du travail, pour leur permettre de lutter efficacement contre toutes les formes de racisme et de discriminations dans les entreprises et les administrations ;
  • Des moyens renforcés pour la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) ;
  • Une réelle prise en compte et mise en œuvre des recommandations de la CNCDH.

Paris, le 3 mars 2025
Parti communiste français

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28 février 2025 5 28 /02 /février /2025 06:17
Médias : menons la bataille idéologique  - Fabien Gay, L'Humanité, 28 février 2025

De la stratégie de dédiabolisation à sa banalisation, puis sa normalisation, l’extrême droite a patiemment tissé sa toile, bien aidée par une partie des forces du capital qui voit en elle une garantie de poursuivre leur œuvre destructrice : épuiser le vivant et la nature pour suraccumuler les profits à leur avantage exclusif.

Du rôle d’influenceurs sur les réseaux sociaux à la prise de contrôle capitalistique de grands médias, en passant par la formation des futures élites et la création de fondations, musées et même d’un parc d’attractions, l’extrême droite a gangrené toute une partie de la société, façonnant peu à peu un nouveau récit national. De Bolloré à Stérin, dont nous avons révélé le projet Périclès, l’extrême droite avance aujourd’hui à visage découvert. Plus personne ne peut dire qu’il ne savait pas.

Leurs idées nauséabondes, racistes et xénophobes ont contaminé le débat médiatique désignant un bouc émissaire « idéal » à tous les maux de la société : l’étranger et surtout le musulman, qui représenteraient une menace existentielle et civilisationnelle pour la société française et européenne. En alimentant les peurs, les fantasmes et les préjugés, l’extrême droite n’hésite plus à instrumentaliser tous les faits divers, même les plus sordides ou meurtriers pour sa petite entreprise de haine.

Ce poison ne se limite pas aux chaînes de désinformation en continu où prennent place des spécialistes et des experts de la vérité alternative. Il atteint désormais les discours d’une grande partie de la droite dite républicaine. C’est dans ce contexte, que l’Arcom a décidé – non pas sous la pression « de l’extrême gauche » ou d’une quelconque théorie du complot – de retirer à C8, et son émission phare TPMP, mais aussi à la chaîne NRJ 12, leur fréquence TNT.

De France 4 à C8 en passant par D8, Cyril Hanouna est passé de gentil troubadour à bouffon des droites extrêmes. Insultes, propos et actes misogynes et homophobes, provocations multiples, son émission a été condamnée plus de 50 fois, sans aucun effet sur la ligne éditoriale. Pourtant, une fréquence d’État doit respecter la loi, remplir des obligations en matière de pluralisme des idées, de dignité humaine. Ce n’est donc pas la liberté d’expression qui est « assassinée », c’est bien le respect de nos lois qui est réaffirmé.

Cette machine infernale ne s’arrêtera pas et Hanouna rebondira. Si nous continuons à ne pas prendre au sérieux cette guerre idéologique, par naïveté ou passivité, nous le paierons tôt ou tard. Les grands défenseurs d’Hanouna ne désarment pas, préparant le coup d’après, en dressant des parallèles honteux entre cette décision de l’Arcom et la liberté de parution de Libération, de l’Humanité, attaquant même la Fête de l’Humanité. L’avertissement est donc clair : si l’extrême droite arrive au pouvoir, nos titres respectifs seront directement dans le viseur, non pas en nous censurant, mais en asséchant les aides publiques à la presse pour nous faire trébucher, voire tomber.

Il faut donc nous préparer à mener une offensive de la même ampleur. Il ne peut y avoir de démocratie pleine et entière sans presse libre et indépendante des puissances de l’argent qui garantit le pluralisme des idées. Les forces progressistes devraient porter l’exigence de mettre en œuvre une nouvelle loi anti-concentration des médias qui devrait interdire à une personne ou un groupe industriel de détenir plus de trois titres de presse différents. 90 % des titres de presse sont aux mains de 10 milliardaires. Rappelons que M. Bolloré détient toujours quatre fréquences. On est loin de la censure.

Autre idée, que nous proposons depuis deux ans, l’instauration d’une taxe, indolore pour les deniers publics, à hauteur d’1 % sur le chiffre d’affaires des recettes publicitaires du numérique, de la télévision, de la radio et de la presse papier, qui abonderait un fonds pour « l’indépendance et le pluralisme de la presse » dont pourraient bénéficier tous les titres qui répondent aux critères des médias à faibles ressources publicitaires.

Enfin nous proposons à tous les médias qui se sont rassemblés en juin dernier contre le risque d’une victoire du RN, de se réunir, se rencontrer et échanger pour tenir ensemble la première convention de la presse libre et indépendante, pour mener ensemble la bataille idéologique et médiatique dont notre pays a besoin pour résister à la contre-révolution réactionnaire mondiale et construire ensemble… Au travail !

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22 février 2025 6 22 /02 /février /2025 07:41
"L’exécutif nous emmène dans le mur" - Éditorial de Fabien Gay dans L'Humanité - 21 février 2025
"L’exécutif nous emmène dans le mur"
 
Éditorial de Fabien Gay, directeur de l'Humanité et sénateur communiste de Seine St Denis, dans L'Humanité - 21 février 2025 
 
Mais où va le gouvernement Bayrou ? Après avoir imposé, par un nouveau 49.3, un budget dégradé, copier-coller de celui de Barnier et en jouant sur les peurs – « La France a besoin d’un budget… même mauvais » –, ce gouvernement déroule une politique à faire pâlir de jalousie l’extrême droite. En plus de mentir éhontément devant la représentation nationale sur sa connaissance des crimes sexuels perpétrés au sein de l’établissement scolaire Bétharram, le premier ministre veut imposer un agenda politique inquiétant. Alors que Mayotte est encore à terre, soufflée par le cyclone Chido, qu’aucun euro n’est encore arrivé pour la reconstruction, ce gouvernement donne son feu vert à l’Assemblée nationale pour remettre en cause le droit du sol. Ceux qui se proclament sans cesse de la République et de son arc, pour mieux en exclure des forces progressistes, touchent donc à un de ses éléments fondateurs.
En s’asseyant sur les principes d’indivisibilité de la République et d’égalité devant la loi, en introduisant une discrimination fondée sur l’origine, totalement contraire à l’article Ier de la Constitution, le gouvernement franchit un nouveau cap et laisse planer le projet d’une réforme constitutionnelle plus globale sur le droit du sol. Car, après Mayotte, ce sera au tour de la Guyane puis, en réalité, de l’ensemble du territoire. Même le ministre des Outre-Mer, Manuel Valls, s’en inquiète. C’est dire la dérive ! Comment interpréter cette reprise d’une marotte de l’extrême droite tout en pensant l’étouffer ?
Le socle commun (macronistes, LR et affiliés) commet non seulement une grave erreur mais agit avec une lâcheté sans nom qui légitime l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite. Les projets de réforme sur la justice des mineurs qui veulent en finir avec l’excuse de minorité, ou encore le projet de loi agricole qui, au nom de la simplification, élude l’enjeu environnemental sont de cet acabit. À chaque fois, les droites permettent à l’extrême droite de valider ses thèses. Et, à la fin, ce seront eux qui avaleront le socle commun et s’empareront du pouvoir.
Refuser de voir cela est une erreur politique. Ce mouvement est mondial. Le monde de la tech, pointe avancée du capital le plus radicalisé, a choisi de favoriser les extrêmes droites partout sur la planète pour remodeler la géopolitique mondiale. L’Amérique de Musk exige de Trump qu’il annexe le Groenland et partage l’Ukraine, pour mettre la main sur les métaux précieux et les terres rares, pour envoyer des fusées SpaceX sur Mars. Leur vérité alternative est propulsée par de puissants algorithmes ou des médias amis. Et gare à ceux qui se mettront en travers de leur chemin. Il y a vingt ans, Bush alimentait la théorie de l’axe du mal pour mener des guerres en Irak et en Afghanistan. Le vice-président américain est venu rappeler aux peuples européens que, s’ils n’adhéraient pas à la grande alliance des réactionnaires, alors ils seraient considérés comme des ennemis de la « liberté d’expression », et donc de la liberté.
Nous vivons un basculement, ici, en France, avec un gouvernement libéral qui ne s'appuie sur aucune légitimité populaire et qui prépare les esprits à l’arrivée de l’extrême droite qui, elle-même, se trouve dans une accélération de l’histoire au niveau mondial. Il est temps que les forces de gauche et de l’écologie ripostent ensemble, dans le dialogue et non dans l’invective et les outrages. L’enjeu est trop grand. Il faut recréer l’espoir d’un projet porteur de rupture et de changement majeur pour la vie de milliers de travailleurs et travailleuses, basé sur le partage des pouvoirs, des savoirs et des richesses pour plus de justice sociale, l’écologie et la paix.
 
Fabien Gay
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20 février 2025 4 20 /02 /février /2025 09:46
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19 février 2025 3 19 /02 /février /2025 10:05
A coeur ouvert, Journal santé du PCF, février 2025 - "Ouvrir ensemble un chemin d'espoir" (Fabien Roussel)
A coeur ouvert, Journal santé du PCF, février 2025 - "Ouvrir ensemble un chemin d'espoir" (Fabien Roussel)
A coeur ouvert, Journal santé du PCF, février 2025 - "Ouvrir ensemble un chemin d'espoir" (Fabien Roussel)
A coeur ouvert, Journal santé du PCF, février 2025 - "Ouvrir ensemble un chemin d'espoir" (Fabien Roussel)
A coeur ouvert, Journal santé du PCF, février 2025 - "Ouvrir ensemble un chemin d'espoir" (Fabien Roussel)
A coeur ouvert, Journal santé du PCF, février 2025 - "Ouvrir ensemble un chemin d'espoir" (Fabien Roussel)
A coeur ouvert, Journal santé du PCF, février 2025 - "Ouvrir ensemble un chemin d'espoir" (Fabien Roussel)
A coeur ouvert, Journal santé du PCF, février 2025 - "Ouvrir ensemble un chemin d'espoir" (Fabien Roussel)

Cet exemplaire de "A cœur ouvert" daté de février 2025 sera distribué à 2000 exemplaires dans les hôpitaux, centres de santé, maisons de retraite du Finistère par les militants du PCF Finistère.

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19 février 2025 3 19 /02 /février /2025 10:00
Journal Plein Temps du PCF à destination des retraités - février 2025
Journal Plein Temps du PCF à destination des retraités - février 2025
Journal Plein Temps du PCF à destination des retraités - février 2025
Journal Plein Temps du PCF à destination des retraités - février 2025
Journal Plein Temps du PCF à destination des retraités - février 2025
Journal Plein Temps du PCF à destination des retraités - février 2025
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13 février 2025 4 13 /02 /février /2025 17:20
Photo de la manif de Guingamp pour l'hôpital public du 1er février 2025

Photo de la manif de Guingamp pour l'hôpital public du 1er février 2025

L’action des arrêtés (1) par 55 maires, initiée par Gaël Roblin lors d’un conseil municipal de Guingamp et validé par Initiative Urgence Armor Santé Yec’hed Mat ! n’a pas reçu de réponse de la part du Préfet, sauf à convoquer les maires devant le Tribunal administratif en invoquant leur incompétence en la matière. En précisant, avec beaucoup de désinvolture et de mépris qu’il n’y avait aucun problème pour l’accès aux soins dans notre département. propos ont mis le feu aux poudres.
Le 5 novembre, Initiative Urgence Armor Santé Yec’hed Mat ! a décidé de deux actions conjointes : la mise à disposition de Cahiers de doléances à la population pendant 3 mois et une manifestation le 1er février pour la remise des réponses à la sous-préfecture. La veille, le bilan des 2 000 témoignages et des expressions de la population a été présenté au public et à la presse.
Plus la date du 1er février se rapprochait, plus les appels à se mobiliser s’élargissaient à d’autres départements proches du GHT (2) Armor, notamment à Carhaix par l’organisation d’un train, 7 comités de défense des hôpitaux publics de proximité et de la Confédération paysanne avec des tracteurs. Une trentaine d’organisations se sont retrouvées ensemble pour dénoncer les difficultés d’accès aux soins.
La mobilisation ne faiblit donc pas à Guingamp, en témoigne cette manifestation de 2 500 personnes qui s’est déroulée avec détermination et sérénité au son des bombardes, du biniou et jazzy. Les drapeaux de Cuba bien présents, dont l’un d’entre eux était sur le tracteur au départ de la manifestation, symbolisaient l’une des propositions forte pour obtenir des médecins cubains. Avec les PADHUE (3), il n’existe aucune autre solution immédiate pour stopper l’hémorragie des fermetures de services de soins !
Cette période permettrait, en luttant, d’augmenter le nombre de formations médicales dans les universités de Rennes et Brest. Il est urgent de désengorger les urgences par des lits d’hôpitaux, des centres de santé supplémentaires, de contrer les fuites de professionnels en raison de la perte de sens dans leur travail. « La démocratie ne s’arrête pas à la porte des usines. C’est dans le milieu du travail que doit s’opérer une réhabilitation de la parole qui nous amène à chasser tous ces protocoles stupides d’évaluation qui ne sont que des chaînes numériques faisant de nous des esclaves. » (4)
Dans cette lutte, ces chemins du possible conjuguent nos propositions sur l’Hôpital et la Sécurité sociale avec la construction d’émergence de solutions. Elle passe par le combat contre l’ostracisme entourant la réalité cubaine en développant la solidarité à travers des contrats d’État à État et non pas à titre individuel. Ces contrats garantissent les conditions d’accueil des médecins cubains comme en Italie et permettent à Cuba d’obtenir des financements pour améliorer les conditions de vie des Cubains, victimes du blocus américain. Mais aussi de ne plus imposer, comme au CHU de Brest, à 30 personnes âgées de plus de 75 ans de passer plus de 12 heures aux urgences sur un brancard ! (5)
Christiane Caro
Animatrice de l’Atelier Citoyen Santé Bretagne PCF
______________________________
1. À Cœur Ouvert 3e trimestre 2024 : L’accès à la santé…une affaire de dignité.
2. Groupement Hospitalier de Territoire.
3. Praticiens à diplôme hors Union européenne.
4. Roland Gori se réfère à une citation de Jaurès (À Cœur Ouvert, 1er Trimestre 2025).
5. Courageusement dénoncé par la CGT du CHU de Brest.
Article publié dans CommunisteS, numéro 1029 du 12 février 2025.
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7 février 2025 5 07 /02 /février /2025 06:12
Communiqué commun à l'Assemblée nationale des députés écologistes et PCF GDR qui ont voté la censure par rapport au harcèlement de la FI contre les socialistes et à l'équivalence posée avec le RN

Réaction commune des groupes Ecologiste et GDR PCF à l'assemblée nationale suite au harcèlement numérique de la FI contre le PS qui pose de manière absurde et gravissime un signe d'équivalence entre le PS et le RN.

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