commenter cet article …
/image%2F1489059%2F20230703%2Fob_d3a7c7_capture-d-ecran-2023-07-03-a-19-07.png)
Yves-Marie ROBIN. Publié le
Ce jeudi à l’Assemblée, les députés communistes vont proposer une prise en charge élargie des soins liés au cancer du sein.
Fabien Roussel, député communiste du Nord. | DANIEL FOURAY / OUEST-FRANCE
Le sujet est à l’ordre du jour de l’Assemblée ce jeudi vers 22 h. Ce sont les communistes qui le portent. Et il pourrait être très largement approuvé. Par la voix de son secrétaire national Fabien Roussel, le parti souhaite que tous les soins liés au cancer du sein soient, désormais, pris en charge.
Alors que la maladie relève du statut protecteur des affections de longue durée, offrant une couverture intégrale des traitements par la Sécu, les patientes doivent quand même subir un reste à charge évalué entre 1 300 € et 2 500 € en moyenne. « Une situation qui précarise les plus modestes », déplore le député du Nord.
Ce reste à charge peut résulter de franchises en hausse sur les médicaments, les transports sanitaires, les forfaits hospitaliers… ; de dépassements d’honoraires lors de chirurgie de reconstruction ; du coût des soins de support (diététiques, esthétiques…) ; de l’achat de produits prescrits, mais non compris dans le panier de soins (brassières et soutiens-gorge postopératoires…).
La semaine dernière, en commission des affaires sociales, le texte de Fabien Roussel a été adopté à l’unanimité. De bon augure avant le débat du jour qui doit confirmer ce vote. Parmi les avancées approuvées : l’élargissement du panier de soins remboursables, la prise en charge des prothèses capillaires quel que soit le tarif, ou encore le remboursement du renouvellement des prothèses mammaires au bout de dix ans. La question des dépassements d’honoraires, elle, fera l’objet d’une mission d’information spécifique.
L’an dernier, l’assurance maladie recensait plus de 700 000 femmes vivant avec un cancer du sein « actif », c’est-à-dire en phase de traitement ou en surveillance.
Trois pays européens, l’Espagne, l’Irlande et la Norvège, ont choisi de reconnaître officiellement l’État de Palestine. Désormais, au total, 147 pays dans le monde auront reconnu l’État de Palestine.
Le silence et l’immobilisme de la France sont incompréhensibles et honteux. Ils brouillent et décrédibilisent l’action de notre pays. Après avoir voté en faveur de l’adhésion pleine et entière de la Palestine à l’ONU au Conseil de sécurité le 18 avril dernier, puis à l’Assemblée générale de l’ONU le 10 mai dernier, la France doit appliquer à elle-même ses propres votes.
Il est totalement hypocrite de la part du gouvernement français de prétendre que les conditions ne seraient pas réunies.
La France doit reconnaître immédiatement l’État de Palestine, aux côtés de l’État d’Israël, sur la base des frontières de 1967. Cela serait un geste hautement politique, et concret, un engagement fort pour une paix juste et durable reposant sur une solution à deux États. Toutes les grandes voix pour la paix, en Palestine et en Israël, portent cette exigence.
La France dont la voix a longtemps compté au Proche-Orient ne peut pas rester à côté de l’Histoire. La résolution votée en 2014 par l'Assemblée nationale doit être appliquée.
Sa politique étrangère en serait d’autant plus grandie que cela représenterait une forte pression politique sur le gouvernement d’extrême droite de B. Netanyahou pour un cessez-le-feu immédiat et permanent à Gaza, alors que le procureur de la CPI vient de demander un mandat d'arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité contre deux dirigeants israéliens et trois dirigeants du Hamas. Ce serait également un engagement de la France à agir pour la fin de la colonisation et de l'occupation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, en conformité avec les résolutions de l'ONU. Alors qu’Emmanuel Macron brandit l’autonomie stratégique dans les discours et sur le papier, cela serait une réelle autonomisation vis-à-vis de la politique des États-Unis.
Assez d’hypocrisie ! Assez d’effacement !