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7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 06:42
Pcf. Un hommage à Charlie sous le signe de l’universalisme (Diego Chauvet, L'Humanité, 7 janvier 2022)
Pcf. Un hommage à Charlie sous le signe de l’universalisme
Vendredi 7 Janvier 2022 - L'Humanité

Le 5 janvier, dessinateurs, journalistes et humoristes se sont retrouvés place du Colonel-Fabien, à Paris, pour parler liberté d’expression, sept ans après l’attentat.

 

« N ous avons décidé de construire cette soirée pour pouvoir rendre hommage à celles et ceux qui sont morts dans cet attentat islamiste. Et en même temps, à toutes celles et ceux qui, par leur coup de crayon et leur coup de pinceau, expriment et font vivre des idées. » C’est par ces mots que le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a introduit la soirée d’hommage aux membres de l’équipe de Charlie Hebdo assassinés le 7 janvier 2015. « Ils sont morts pour leurs idées, pour défendre des principes chers à notre République, des principes laïques », a également précisé le dirigeant communiste. Une République « issue de notre Révolution » ou encore de la « loi de 1905 qui ouvre droit au blasphème », mais aussi « de la loi Gayssot qui protège contre le racisme ».

Après avoir cité les noms des victimes, Fabien Roussel a rappelé qu’ils et elles étaient « éperdument attachés aux valeurs de justice, d’égalité, de liberté, de fraternité », qui animaient également « la Commune de Paris et les résistants qui ont risqué et perdu leur vie ». Le candidat à l’Élysée a également souligné que « les fanatiques ont toujours ciblé la culture » et rappelé le rôle émancipateur des artistes dans l’histoire de France, mais aussi dans les luttes ouvrières. « Dans toute notre histoire au PCF, nous avons voulu mettre l’art au cœur de notre combat pour l’émancipation. »

Autour du secrétaire national, des artistes sont présents pour cet hommage : l’humoriste Sophia Aram, le dessinateur Xavier Gorce. Ainsi que la DRH de Charlie Hebdo, Marika Bret. Dans la salle, on compte le dessinateur Plantu et l’essayiste Caroline Fourest. Entre les interventions des invités et le débat qui s’installe avec la salle, le besoin se ressent de se parler entre ceux qui accusent la gauche d’avoir « déserté » le combat pour la défense de la laïcité et le PCF. Sophia Aram insiste ainsi sur « le droit au blasphème, pierre angulaire de la liberté d’expression, n’en déplaise à tous les cons ». Xavier Gorce souligne une « peur insidieuse » contemporaine d’une époque où les réseaux sociaux s’enflamment vite : « celle de passer pour un réac, un raciste, un islamophobe ». Et le dessinateur de pointer la « responsabilité des mouvements de gauche », qui doivent « arrêter de céder du terrain face à ces injonctions ». Marika Bret considère qu’il faut « arrêter d’avoir peur du débat » sur les sujets liés à la laïcité : « Dans les lycées, c’est un peu vif, mais quand on leur explique, ça se passe très bien. »

« Ces anathèmes nous ont divisés »

Caroline Fourest, proche du Printemps républicain, se félicite de cette soirée hommage, jugeant qu’une dizaine d’années auparavant, « elle aurait été évidente ». « Ces anathèmes nous ont divisés, isolés, regrette l’essayiste : La laïcité serait islamophobe ? C’est de la folie, cessons d’utiliser ce mot », lance-t-elle, appelant plutôt à lutter « contre le racisme antimusulman ». Le débat gagnerait aussi en sérénité à arrêter les anathèmes sur l’islamo-gauchisme.

Reconnaissant les différences qui peuvent persister entre tous, le secrétaire national du PCF a lui aussi insisté sur l’importance du « droit au blasphème », le reliant également au droit fondamental de « ne pas être discriminé ». Il s’est néanmoins montré désireux de poursuivre le dialogue en perpétuant l’esprit Charlie. « Continuons à tisser ces liens qui nous font du bien », a-t-il proposé en fin de soirée. Il envisage « peut-être un autre rendez-vous l’année prochaine, peut-être même tous les ans ». Pour Fabien Roussel, il est temps de « défendre plus que jamais ces valeurs universalistes qui sont les nôtres et qui nous sont très chères ».

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7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 06:33
Vaccination. Roussel veut convaincre, pas contraindre (Benjamin König, L'Humanité, 7 janvier 2022)
Vaccination. Roussel veut convaincre, pas contraindre (Benjamin König, L'Humanité, 7 janvier 2022)
Vaccination. Roussel veut « convaincre, pas contraindre »
Vendredi 7 Janvier 2022 - L'Humanité

Quelques heures après la fin des débats à l’Assemblée sur la loi sanitaire, le candidat PCF s’est rendu à Villejuif dans un centre adapté aux besoins locaux.

 

Il n’est pas encore 14 heures, en ce jeudi ensoleillé, et déjà une quarantaine de personnes attendent leur tour. Bienvenue dans la nouvelle halle des sports Colette-Besson, à Villejuif (Val-de-Marne), transformée depuis le début de l’hiver en centre de vaccination. Quelques heures après l’adoption par l’Assemblée nationale du passe vaccinal et deux jours après l’insulte lancée par le chef de l’État à l’encontre des non-vaccinés, le candidat PCF à l’élection présidentielle, Fabien Roussel, s’y est rendu pour démontrer l’imposture de l’invective. Alors qu’il est situé au cœur d’un quartier populaire, « le succès (du lieu) a été salué par l’ARS », se félicite le maire de la ville, Pierre Garzon (PCF). Ici, nulle envie « d’emmerder » les Français non vaccinés, mais plutôt de convaincre, expliquer, dialoguer. « C’était notre préoccupation depuis le début », explique l’édile, pour qui « l’enjeu est culturel, de proximité et pédagogique ». Toute la question du fameux « aller vers », parfois mis en avant par le gouvernement mais dont l’application réelle laisse à désirer.

Ici, on reçoit tout le monde et sans rendez-vous

Sur place, Fabien Roussel questionne, s’enquiert du travail des personnels municipaux, des infirmières, des agents d’accueil. « Qui est là pour sa première dose ? Ou bien le rappel ? » lance le secrétaire national du PCF à la cantonade. Une main se lève. Un jeune homme attend d’être primo-vacciné. « Je me suis laissé convaincre », lance-t-il. Il habite dans la ville, non loin du centre. À ses côtés, Jean-Pierre, 66 ans et Villejuifois de toujours, raconte : « Mon médecin m’a convaincu, j’étais réticent au début. J’ai quelques pathologies, du diabète, de la tension… J’ai eu le Covid pendant les fêtes. Je n’ai eu aucun symptôme… » Difficile de savoir si c’est entièrement grâce au vaccin, mais Jean-Pierre « ne le regrette pas ».

Ici, on reçoit tout le monde et sans rendez-vous. « Pas besoin de s’inscrire sur Internet, sur Doctolib », précise Pierre Garzon. Face à la dizaine de personnes qui attendent l’injection, le responsable du centre, Nacer Kacimi, estime le rythme à « 400 vaccinés par jour, dont environ 25 de primo-vaccinés, 15 pour la seconde dose, le reste pour le rappel ». Et de détailler la méthode : « On reçoit des personnes qui ne seraient jamais venues sans ce lieu. Ce sont souvent les médecins de la ville, les pharmaciens qui envoient les gens. Et le samedi matin, on va vacciner directement chez ceux qui ne peuvent pas se déplacer, et ça marche super bien. » Une mobilisation de tous les acteurs de la commune à laquelle participe Yasmine, étudiante en pharmacie, qui donne de son temps libre pour venir faire des injections. La discussion avec Fabien Roussel s’engage : elle raconte les réticences, même si « beaucoup viennent car ils voient qu’il n’y a pas d’effets indésirables, de danger ». Pour elle, convaincre passe bien sûr par la proximité : « Il y a beaucoup de jeunes, de personnes que l’on connaît, ça compte », mais également par l’argument, en l’occurrence « éviter les lits d’hôpitaux et la réanimation… ».

Pour le candidat à la présidentielle, l’enjeu est de montrer qu’il est préférable « d’expliquer, de positiver sur ce qui peut convaincre plutôt que de stigmatiser les non-vaccinés ». Tout l’inverse d’un passe vaccinal « qui comme l’a dit le président est là pour emmerder ». Le député du Nord rappelle au passage, comme son groupe l’a fait à l’Assemblée, que la bataille contre le virus passe aussi par « la levée des brevets, et le travail en commun des chercheurs du monde entier ».

Vaccination. Roussel veut convaincre, pas contraindre (Benjamin König, L'Humanité, 7 janvier 2022)
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5 janvier 2022 3 05 /01 /janvier /2022 07:36
La paix et le désarmement nucléaire seront notre premier rendez-vous cette année avec notamment la manifestation à Brest du dimanche 9 janvier pour une Europe sans armes nucléaires.
 
Soyons pleinement mobilisés le dimanche 9 janvier pour la grande manif à partir de 14h à Brest place de la Liberté pour une Europe sans armes nucléaires.
 
En effet du 12 au 14 janvier prochain, les ministres de la défense et des affaires étrangères des 27 États de l'UE tiendront à Brest un sommet axé sur les questions de stratégie européenne et de défense. C'est ce qui a amené le Collectif Finistère pour l'Interdiction des Armes Nucléaires (CIAN 29 – qui regroupe une quinzaine d'associations, syndicats et organisations politiques dont le PCF) à proposer, en lien avec ICAN France et le Mouvement de la Paix, une série de mobilisations sur la période, axées sur la question du désarmement nucléaire.
 
Samedi 8 janvier après midi, fac Segalen : 4 heures pour le désarmement nucléaire
- exposition "agir pour le désarmement
- projection du film "le début de la fin des armes nucléaires" suivi d'un débat avec un représentant d'ICAN
- intervention de représentant·e.s de communes s'étant prononcées pour la signature du TIAN par la France
- intervention des représentant·e.s des organisations du CIAN 29
 
Dimanche 9 janvier :
- 11 h à 13 h, Maison du Peuple : meeting à l'initiative du Bureau National du Mouvement de la Paix avec intervention de délégations étrangères
- 14 h, Place de la Liberté : manifestation "pour une Europe sans armes nucléaires"
Jeudi 13 janvier, Maison des Syndicats : “sommet contre sommet”
- Rassemblement boulevard Jean Moulin en face de la Penfeld et des Capucins de 12h à 14h
- 17 h à 18 h 30 : projection du film "ils vont arrêter la bombe" (sur l'action contre les tirs à Mururoa en 1972) suivi d'un débat
- 20 h à 22 h : intervention de la directrice internationale d'ICAN et débat sur le désarmement nucléaire avec les forces politiques françaises qui soutiennent cet objectif, et notamment le député communiste du Havre, Jean-Paul Lecoq, membre de la commission Défense de l'Assemblée Nationale, qui représentera le candidat aux Présidentielles Fabien Roussel.
Brest - Capitale européenne du nucléaire militaire - tous mobilisés pour le désarmement nucléaire, la Paix, une autre politique de défense et vis-à-vis des migrants et réfugiés les 8, 9, 13 janvier 2022
Brest - Capitale européenne du nucléaire militaire - tous mobilisés pour le désarmement nucléaire, la Paix, une autre politique de défense et vis-à-vis des migrants et réfugiés les 8, 9, 13 janvier 2022
BREST, CAPITALE EUROPÉENNE DU NUCLÉAIRE MILITAIRE :
TOUS LES ÉTATS EUROPÉENS DOIVENT SIGNER
LE TRAITE D’INTERDICTION DES ARMES NUCLÉAIRES
Du 12 au 14 janvier prochain, les ministres de la défense et ceux des affaires étrangères des 27 Etats de l’Union Européenne tiendront sommet à Brest.
 
Le choix de Brest, siège de la « force océanique stratégique » ne doit rien au hasard.
Il démontre l’ambition du gouvernement Macron de profiter de ses six mois de présidence de l’Union Européenne pour pousser ses pions et faire de la « force de frappe » française la pièce centrale d’une future défense européenne.
Ce qui se profile, derrière le sommet de Brest, c’est bien la construction d’une Europe-forteresse aux dépenses militaires croissantes. On ne peut accepter que nos Etats s’engagent à consacrer 2 % de leur PIB aux dépenses militaires quand tant de besoins sociaux restent insatisfaits sur notre continent (éducation, santé, emploi…)
Nous ne voulons pas de cette Europe-là mais d'une Europe de la PAIX fondée sur la coopération entre les peuples, le partage des richesses avec le reste du monde et la justice internationale.
Les Européens ne doivent pas accepter que le continent devienne le théâtre d’une nouvelle course aux armements.
Pour le retrait des bombes nucléaires américaines encore stationnées en Allemagne, aux Pays Bas, en Belgique et en Italie,
Pour la signature et la ratification par la France et par tous les États membres de l’Union Européenne du Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires (comme l’ont fait l’Autriche, l’Irlande et Malte),
Pour que la France s’engage dans un processus de démantèlement de ses armes nucléaires de toute nature et de ses sous-marins lanceurs d’engins, C'est le moment d'agir !
manifestation à Brest, place de la Liberté
le dimanche 9 janvier à partir de 14 heures , à l'appel du Collectif Finistérien pour l’Interdiction des Armes Nucléaires
(CIAN29)
En appelant à se rassembler à Brest pour réaffirmer notre exigence commune d’un monde sans guerre, un monde de paix, la CGT-Bretagne se fait aussi l’écho du poète invitant « sur cette ville heureuse à regarder ensemble cette pluie sage et heureuse, l’arsenal et le bateau d’Ouessant... » Et même si rue de Siam ou place Edouard Mazé, nous ne croiserons ni Prévert, ni Barbara, clamons avec force dimanche prochain depuis la cité du Ponant qui a connu les brûlures de l’Histoire :  « Quelle connerie la guerre ! »

En appelant à se rassembler à Brest pour réaffirmer notre exigence commune d’un monde sans guerre, un monde de paix, la CGT-Bretagne se fait aussi l’écho du poète invitant « sur cette ville heureuse à regarder ensemble cette pluie sage et heureuse, l’arsenal et le bateau d’Ouessant... » Et même si rue de Siam ou place Edouard Mazé, nous ne croiserons ni Prévert, ni Barbara, clamons avec force dimanche prochain depuis la cité du Ponant qui a connu les brûlures de l’Histoire : « Quelle connerie la guerre ! »

Tract du Mouvement de la Paix pour la manifestation nationale et même internationale du 9 janvier à Brest, 14h place de la Liberté

Tract du Mouvement de la Paix pour la manifestation nationale et même internationale du 9 janvier à Brest, 14h place de la Liberté

Tract du Mouvement de la Paix pour la manifestation nationale et même internationale du 9 janvier à Brest, 14h place de la Liberté

Tract du Mouvement de la Paix pour la manifestation nationale et même internationale du 9 janvier à Brest, 14h place de la Liberté

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5 janvier 2022 3 05 /01 /janvier /2022 06:55
Passe vaccinal - le Positionnement des députés communistes

Passe vaccinal : "Nous sommes opposés à ce texte qui porte atteinte à nos libertés fondamentales sans prouver son efficacité sanitaire. Mais fidèles à notre ADN, nous serons force de proposition pour vous convaincre que seule une réponse élaborée démocratiquement permettra de sortir de cette sale crise en emportant l’adhésion de la société, plutôt qu’en la fracturant." -

L'humilité devrait vous conduire, Monsieur le Ministre #veran à être ce soir à l'écoute de vos oppositions.

Sebastien Jumel

Revoir l'intervention de Sébastien Jumel pour les députés communistes sur la page Facebook des Députés communistes:

https://www.facebook.com/LesDeputesCommunistes/videos/304450131625021

Et compte rendu dans l'Humanité

Les parlementaires PCF sont déterminés à voter contre le projet de loi du gouvernement.

Pour plusieurs raisons : l’interdiction qui sera faite aux non-vaccinés de se rendre au cinéma, au restaurant et dans les transports régionaux leur semble totalement disproportionnée. Et les amendements, notamment défendus par le communiste Sébastien Jumel, visant à « réarmer » l’hôpital, à doter les écoles d’aérateurs et les publics fragiles de masques FFP2 sont sans cesse ignorés par un gouvernement solitaire.

(...)

Dès son examen en commission, entre Noël et le jour de l’An, les élus communistes avaient fait savoir qu’ils voteraient contre. « Nous partageons depuis le début cette conviction que la vaccination est à la fois un bienfait pour nous-mêmes et un acte de protection collective. Nous revendiquons des moyens pour aller vers les plus inquiets, les plus fragiles, les plus éloignés. Nous partageons l’impérieuse nécessité de renforcer la campagne vaccinale, mais nous ne sommes pas favorables à tout acte d’autorité, voire d’autorit arisme, de nature à fracturer, à cliver chaque jour un peu plus la société française », avait déclaré Sébastien Jumel, pour qui le gouvernement ne cesse de « durcir à chaque étape des atteintes fondamentales aux libertés individuelles sans jamais tirer le bilan de leur efficacité dans la lutte contre le virus ».

La proposition de ­Sébastien Jumel visant à ce que chaque non-vacciné soit rencontré par un professionnel de santé a pour sa part été ignorée par le gouvernement.

Le député PCF s’est de plus indigné contre une autre disposition du texte : celle de permettre les contrôles d’identité « par des personnes non dépositaires d’une mission d’ordre public, ce qui est contraire à l’État de droit ». Le projet de loi prévoit en effet que toutes les personnes devant demander la présentation d’un passe vaccinal pourront réclamer la présentation d’une pièce d’identité.

***

Dernière minute: Sébastien Jumel:

"Le bambou finit par pencher dans le sens de celui qui pousse le plus fort", dit un proverbe asiatique... Ce soir à l' #assembleenationale le gouvernement finit par lâcher, via un sous-amendement, sur le passe vaccinal pour les activités périscolaires et extra-scolaires, culture, sport et ciné pratiquées par les jeunes. Concrètement : pour les moins de 16 ans, pas de #PasseVaccinal pour ces activités-là qui restent soumises au passe sanitaire. L'exécutif a été contraint de tendre l'oreille pour entendre les oppositions qui ont bien fait de ne rien lâcher, y compris la nuit dernière... Il reste beaucoup, beaucoup de chemin, mais même les petites victoires, il faut les cocher. #passvaccinal #DirectAN

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3 janvier 2022 1 03 /01 /janvier /2022 06:52
Fabien Roussel sur Europe 1 ce lundi 3 septembre à 8h13

Bon courage ce matin aux élèves, parents et personnels des écoles, collèges et lycées 💪

Retrouvez Fabien Roussel 2022 à 8h13 sur Europe 1 !

Ci-dessous un communiqué sur la rentrée des classes 👇

******************************

COMMUNIQUE DE PRESSE

Sur la forme comme sur le fond, Blanquer à mille lieues des besoins de l’École (Fabien Roussel)

Le Ministre de l'Education a présenté aujourd'hui le nouveau protocole sanitaire dans les écoles. Le choix de le rendre public à moins de 24h de la rentrée est en soi une provocation. Sa publication dans la presse plutôt que de le construire avec le corps enseignant chargé de le mettre en œuvre en dit long sur la considération du ministre pour les professeurs.

Sur le fond, ces annonces sont à mille lieues des besoins dans ce contexte d'épidémie galopante.

Le Ministre confirme qu'il faudra attendre un cas positif pour qu'une classe soit testée. Pourquoi ne pas faire comme l'Allemagne qui teste les enfants deux à trois fois par semaine ? Alors que jusqu'à présent la France ne testait qu'une classe sur trente !

Le Ministre confirme par ailleurs le recours aux professeurs retraités pour prendre le relai des enseignants malades. Ce choix a valeur d'aveu. Il montre à quel point nous manquons de professeurs pour faire classe. Il éclaire d'un jour cruel le choix de Ministre de supprimer 7900 emplois dans l'Éducation nationale depuis 2017, soit l'équivalent de 175 collèges.

Enfin, il ne propose rien de neuf pour équiper les bâtiments scolaires de capteurs de CO2 et se défausse une fois de plus sur les collectivités territoriales.

Au final, Jean-Michel Blanquer finit son quinquennat comme il l'a commencé : sans considération pour les enseignants, sans ambition pour les élèves, sans égards pour leurs parents.

La France mérite mieux. Je veux changer radicalement de chemin pour l'école.

Dans l'immédiat, en se donnant vraiment les moyens de maintenir les écoles ouvertes dans ce contexte d'épidémie : tests systématiques plusieurs fois par semaine, masques FFP2 pour les enseignants et le personnel scolaire, capteurs de CO2 dans toutes les classes avec prise en charge du coût par l'État.

Et pour les 5 prochaines années, porter une vraie ambition pour l'école en limitant à 20-25 le nombre d'élèves par classe et en recrutant 90.000 enseignants titulaires.

Fabien Roussel, candidat à l’élection présidentielle,

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30 décembre 2021 4 30 /12 /décembre /2021 07:16
Semaine d'actions pour la Paix à Brest du 8 au 13 janvier à l'occasion du sommet des ministres européens convoqué par le président Macron- les communistes seront mobilisés (Rouge Finistère)

Les réunions des ministres de la Défense et des Affaires étrangères de l’UE prévues à Brest du 12 au le 14 janvier sont une occasion importante de mobilisation pour la paix.

Les communistes prendront part aux mobilisations suivantes organisées par des collectifs d'associations, de syndicats, de partis politiques sur Brest, avec notamment le CIAN 29 et le mouvement de la Paix:

Samedi 8 janvier « Quatre heures pour le désarmement nucléaire » fac Segalen

Dimanche 9 Janvier : rencontre avec des délégués étrangers à 11h à la Maison des syndicats et manif à 14h Place de la liberté

  • 11h-13h à la maison du peuple meeting à l'initiative du bureau national du Mouvement de la Paix avec interventions de délégations étrangères

  • à partir de 14h place de la Liberté manifestation « pour une Europe sans armes nucléaires »

Jeudi 13 janvier : Sommet contre sommet

Départ 11h de la maison des syndicats. Prévoir banderoles et musique.

  • 12h-14h

    Rassemblement militant boulevard Jean Moulin face au plateau des Capucins où se tient le sommet officiel.

  • 17h – 22h Désarmement nucléaire et autres projets pour une Europe de paix

    Soirée décomposée en deux temps :

    - 17h – 18h30 : Film « Ils vont arrêter la bombe » et échanges avec G.Nicolas

    - 20h- 22h : intervention de la directrice internationale d'ICAN puis débat avec les candidats à l'élection présidentielle (ou leurs portes paroles) de mouvements politiques qui se sont clairement engagés pour le désarmement nucléaire.

Semaine d'actions pour la Paix à Brest du 8 au 13 janvier à l'occasion du sommet des ministres européens convoqué par le président Macron- les communistes seront mobilisés (Rouge Finistère)
​Rompre avec l’OTAN pour assurer la sécurité collective

questions de défense durant la présidence française du conseil de l’UE et le prochain sommet de l’OTAN prévu à Madrid en juin 2022.

Surtout, la question n’est pas uniquement celle de documents stratégiques et de réunions au sommet. L’histoire a montré que les discours va-t’en guerre peuvent rapidement se transformer en étincelles aux conséquences incontrôlables. Quand le vieux Caton répète qu’il faut aller détruire Carthage, l’impérialisme romain finit déclencher le conflit. On ne veut pas la paix en préparant la guerre. La situation est donc très dangereuse. L’expulsion de diplomates de l’ambassade russe auprès de l’OTAN, ayant entraîné la décision prise par Moscou de fermer cette dernière ou encore la demande formulée par les gouvernements atlantistes de Pologne, de Lituanie et de Lettonie d’activer l’article 4 de l’OTAN en prenant prétexte de l’instrumentalisation dramatique, indigne et honteuse des migrants aux frontières biélorusses sont autant de nouvelles étapes franchies dans la montée des tensions.

Tout cela fait de la question de l’OTAN un enjeu immédiat et très important de la campagne présidentielle et législative de 2022. Le PCF et son candidat Fabien Roussel mettent dans le débat public des propositions précises, aptes à faire bouger les lignes à gauche et dans la société française. Les contradictions qui s’exercent en Europe sur la question de l’OTAN, qui se sont cristallisées avec l’affaire de l’alliance AUKUS, rendent possible de donner à nos propositions une dimension nouvelle.

Sortir de l’OTAN, cet outil de l’impérialisme atlantiste, est non seulement une nécessité historique, mais une urgence politique. La sortie de la France du commandement militaire intégré de l’alliance atlantique en est une première étape. C’est possible. La France l’a déjà fait en 1966.

Une telle démarche doit se compléter d’une alternative concrète. Celle de la sécurité collective des peuples et des nations. La France doit ouvrir la perspective d’un nouveau traité de paix, de coopération et de sécurité collective en proposant un tel objectif aux pays européens et à leurs voisins, jusqu’à la Russie, entre autres. Soyons clair : il ne sera pas possible que cela soit réalisé dans le cadre des mécanismes de l’Union Européenne où pèse lourd le poids des gouvernements pro-américains d’Europe de l’Est, dans le paysage politique actuel. Il s’agira donc d’une démarche proposée aux Etats volontaires et à leurs citoyens. Ce traité devra mettre à plat l’ensemble des sujets de tensions, par exemple avec la Russie. La négociation sera sans doute longue. L’acte final de la conférence d’Helsinki a nécessité quatre ans de discussions. Mais ce qui a été possible en pleine guerre froide l’est également aujourd’hui. Ce traité, négocié dans le cadre d’une conférence « paneuropéenne », dans laquelle les mouvements citoyens auront un rôle à jouer, sera une pierre importante dans la construction d’une véritable sécurité collective humaine, et dans celle d’une sorte de maison commune allant de Paris à Moscou de paix, de coopération et de sécurité collective, sous l’égide de la charte de l’ONU.

Les réunions des ministres de la Défense et des Affaires étrangères de l’UE prévues à Brest du 12 au le 14 janvier sont une occasion importante de mobilisation pour la paix.

La paix mondiale menacée

La situation internationale ne cesse de se dégrader. La débâcle américaine en Afghanistan soldée par le retour au pouvoir des Talibans, la crise des sous-marins australiens entre la France et les États-Unis et le drame des réfugiés en témoignent. Le surarmement rend le monde plus dangereux. Les dépenses militaires sont passées de 1144 milliards en 2001 à près de 2000 milliards en 2020.

A eux seuls les États-Unis en concentrent la moitié et la vente récente de sous-marins à propulsion nucléaire à l'Australie est une nouvelle préoccupante.

Les USA intensifient leur politique de confrontation directe avec la Chine pour imposer leur leadership dans la zone indopacifique. C’est une grave menace pour la sécurité mondiale à l'heure où devrait au contraire se nouer des partenariats avec Pékin afin de construire des coopérations sur la gestion des biens communs de l'humanité.

GUERRES ET CONFLITS sont l'essence du capitalisme.

« Le capitalisme porte en lui la guerre, comme la nuée porte l'orage » a écrit Jean Jaurès.

Les crises économiques, sanitaires, sociales, l'épuisement des ressources et les catastrophes climatiques aggravent les tensions et alimentent les risques de guerre. Le capitalisme, parce qu'il repose sur l'exploitation de l'homme autant que de la planète creuse les inégalités, attise les violences et structure un monde hiérarchisé fondé sur la concurrence et la domination. Les logiques néolibérales provoquent toutes les formes de l'insécurité humaine.

Le projet porté par la candidature de Fabien Roussel à l'élection présidentielle repose sur une grande ambition pour la France et le monde, celle d'une culture de la paix fondée sur la justice économique, sociale et écologique, la souveraineté des peuples, la solidarité internationale et le désarmement.

La France doit agir en faveur de cadres communs de coopération et de sécurité collective qui renforcent les solidarités entre les peuples et les nations.

La France doit :

- Ratifier le traité d'interdiction des armes nucléaires (TIAN)

- Agir pour la dissolution de l'OTAN et renoncer au projet de « pôle européen de la défense »

- Agir pour la création de partenariats et cadres communs de coopération et sécurité collective et agir pour le renforcement du rôle de l'ONU

- Agir pour une baisse des dépenses militaires et le renforcement des coopérations.

Semaine d'actions pour la Paix à Brest du 8 au 13 janvier à l'occasion du sommet des ministres européens convoqué par le président Macron- les communistes seront mobilisés (Rouge Finistère)
Semaine d'actions pour la Paix à Brest du 8 au 13 janvier à l'occasion du sommet des ministres européens convoqué par le président Macron- les communistes seront mobilisés (Rouge Finistère)
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22 décembre 2021 3 22 /12 /décembre /2021 17:22
Besoin d'Humanité - Participez à la souscription de fin d'année pour le journal de Jaurès, L'Humanité
#besoindHumanite Donnons-nous de la force pour le développement de L'HUMANITÉ
 
#besoindHumanite : avec ce hashtag, votre journal veut vous alerter. La période que traverse le pays est lourde de dangers.
 
À l’approche de scrutins décisifs, la crise sociale, économique, sanitaire, environnementale fait planer de sourdes inquiétudes sur la tête des classes populaires et menace les fondements de la République sociale, tandis que le capital redouble d’offensive pour assurer sa domination. L’Humanité se doit d’être au rendez-vous, de jouer son rôle historique. Pour y parvenir, le journal a besoin de mobiliser son plus grand atout, la communauté de ses lectrices et lecteurs, de ses amis et soutiens. L’appel à souscription que nous lançons vise à nous permettre de mener à bien les projets de développement indispensables au rayonnement du journal.
 
 
Souscription. Donnons-nous de la force pour développer l’Humanité !
Mardi 2 Novembre 2021
 

Fabien Gay
Directeur de l'Humanité

La période que traverse le pays est lourde de dangers. À l’approche de scrutins décisifs, la crise sociale, économique, sanitaire, environnementale fait planer de sourdes inquiétudes sur la tête des classes populaires et menace les fondements de la République sociale. Dans ce paysage inquiétant, les droites aiguisent leurs couteaux, se recomposent et trouvent leur centre de gravité dans un discours ultraréactionnaire, tandis que le capital redouble d’offensive pour assurer sa domination.

L’Humanité se doit d’être au rendez-vous, de jouer son rôle historique pour empêcher que notre pays ne sombre dans la haine et la division et résiste à la lame de fond ultralibérale. Elle doit ainsi afficher son utilité en montant au front du débat idéologique et en menant des combats fédérateurs pour les classes populaires. Fidèle à sa vocation, l’Humanité est déterminée, avec ses équipes, à nourrir le monde du travail et les créateurs d’analyses originales, de décryptages, d’informations étouffées par un système médiatique devenu théâtre de l’offensive idéologique des droites extrémisées ; à être fer de lance des luttes actuelles pour sauver l’humain et la planète de la barbarie capitaliste et de ses crises mortifères. L’initiative communiste, militante, syndicale, associative, culturelle doit pouvoir y trouver toute sa place.

Pour répondre à ces objectifs, plusieurs chantiers sont lancés.

  • Les 20 et 24 janvier prochains, de nouvelles formules de l’Humanité Dimanche et de l’Humanité, plus incisives, auront vocation à renforcer l’utilité et l’audience de nos journaux.
  • Notre plateforme Internet sera elle aussi profondément rénovée dans le courant de l’année pour répondre aux enjeux des nouveaux modes de lecture et d’accès à l’information aujourd’hui trustés par les géants du numérique.
  • Nous travaillons enfin à repenser la Fête de l’Humanité, heureuse d’atterrir au cœur de l’Essonne, pour renforcer et élargir encore l’audience de cet événement à nul autre pareil et indispensable aux forces de progrès.

Menaces sur l’existence d’une presse pluraliste et indépendante

L’Humanité entre ainsi dans une nouvelle étape de sa longue existence. Mais non sans obstacles. Le plan de continuation validé par le tribunal de commerce, s’il a permis de faire vivre l’Humanité après une âpre bataille, l’a amputée de moyens pour permettre son plein développement. D’autres difficultés redoutables se profilent, dont le renchérissement des prix du papier, la hausse des coûts d’impression, de transport et de mise en kiosque, et les dangers qui pèsent sur la distribution postale. Sur chacun de ces sujets qui menacent l’existence d’une presse pluraliste et indépendante, nous mènerons les actions nécessaires.

Aussi, notre groupe dispose d’importants atouts pour relever ces défis. Parmi lesquels une équipe jeune, renouvelée, travailleuse et dévouée au combat pour l’émancipation humaine. Mais aussi d’une indépendance qui nous protège et nous renforce dans le débat public. C’est donc dans un état d’esprit combatif et déterminé que nous comptons affronter ces temps troublés.

Pour y parvenir, l’Humanité a besoin de mobiliser son plus grand atout, la communauté de ses lectrices et lecteurs, de ses amis et soutiens. L’appel à souscription que nous lançons aujourd’hui vise à nous permettre de mener à bien les projets de développement indispensables au rayonnement de l’Humanité. C’est là un enjeu d’intérêt général qui concerne toutes celles et tous ceux qui refusent le profilage capitaliste du pays et la gangrène nationaliste.

Comme toujours au cours de son histoire, c’est par la mobilisation de toutes les énergies, de toutes les volontés que l’Humanité se dressera pour affronter les défis qui s’amoncellent. Votre indispensable soutien est aussi le gage des liens puissants et singuliers qui lient l’Humanité à ses lecteurs et amis. Plus que jamais, donnons-nous ensemble de la force pour affronter l’avenir !

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20 décembre 2021 1 20 /12 /décembre /2021 07:23
« Vers 6 heures… », 2007. Gérard Schlosser

« Vers 6 heures… », 2007. Gérard Schlosser

Exposition à l'espace Niemeyer : quelle histoire que cent ans d’art !
Samedi 18 Décembre 2021
 
 

Place du Colonel-Fabien à Paris, l’exposition « Libres comme l’art » regroupe cent cinquante œuvres qui nous parlent des rapports de plus d’un siècle entre le PCF et l’avant-garde artistique et culturelle.

 

C’est de circonstance. Aux cimaises de l’espace Niemeyer, place du Colonel-Fabien à Paris, un tableau de facture très réaliste représente un habit vide de président de la République, debout devant une bibliothèque, avec les médailles et breloques afférentes à la fonction. Peint en 1969, alors que les dix ans du général de Gaulle ont suffi, il porte le titre du texte de Sade intitulé « Français, encore un effort si vous voulez devenir républicains », dans lequel il fustige la religion et l’état « moral » des hommes, qui n’est qu’un état de « paix et de tranquillité », quand leurs état immoral, selon ses termes, « est un état de mouvement perpétuel qui les rapproche de l’insurrection nécessaire dans laquelle il faut que le républicain tienne toujours le gouvernement dont il est membre ». On se dit que ce tableau ne pourrait trouver meilleure place. Il appartient d’ailleurs à la fédération de Paris du PCF.

Il fait partie des cent cinquante œuvres exposées ici, avec un peu de retard en raison de la crise sanitaire, à l’occasion de la création du PCF en 1920 et rassemblées sous le titre « Libres comme l’art », soit cent ans d’histoire entre les artistes et le PCF. Tout au long de ce siècle, écrit dans sa préface au catalogue Pierre Laurent, président du Conseil national du PCF et artisan de l’exposition, avec les commissaires Yolande Rasle et Renaud Faroux, « révolutions artistiques et engagement communiste n’ont cessé de s’entrecroiser et de se féconder, et cela dès la première décennie de l’existence du jeune PCF avec les surréalistes ». L’art devait donc, dit-il, tenir une place centrale dans cet anniversaire, avec la possibilité de s’appuyer sur le fonds d’œuvres de la collection du parti lui-même, de la fédération de Paris et de quelques autres, mais aussi sur des prêts de particuliers ou d’institutions.

Des œuvres « totémiques »

Pour autant, ces rapports ne furent pas sans complexité et l’exposition en témoigne amplement. Réalisme socialiste, figuration, abstraction… L’engagement de nombre d’artistes ne prend pas les mêmes chemins selon l’époque ou les mouvements. Les textes de Yolande Rasle et Renaud Faroux sont précieux pour s’y retrouver dans la diversité des artistes, des courants et des œuvres.

Icon QuoteÀ la une des « Lettres françaises », dirigées par Aragon, un portrait de Djamila Boupacha, militante du FLN algérien arrêtée et torturée, et dont le procès était devenu celui des méthodes d’une partie de l’armée française.

Certaines sont, si l’on peut dire, totémiques. Ainsi l’une des « Joconde à moustache » de Marcel Duchamp, offerte à Georges Marchais par Aragon avec ce commentaire, « ce tableau représente toute une partie de ma vie », habituellement en dépôt au Centre Pompidou auquel le PCF l’a prêtée. C’est le cas aussi de la tapisserie de Fernand Léger avec le poème « Liberté », d’Éluard, décrochée de son mur dans l’un des étages de l’immeuble. De Picasso sont exposés ici une plaque de cuivre gravée, représentant Marcel Cachin, directeur de « l’Humanité » de 1918 à sa mort en 1958, deux dessins représentant Ethel et Julius Rosenberg accusés d’espionnage et exécutés aux États-Unis en 1953, malgré une large campagne d’opinion dans le monde et particulièrement en France. On voit aussi, à la une des « Lettres françaises », dirigées par Aragon, un portrait de Djamila Boupacha, militante du FLN algérien arrêtée et torturée, et dont le procès était devenu celui des méthodes d’une partie de l’armée française.

Picasso, bien sûr, dont l’adhésion au PCF en 1944 avait été un événement. Sa figure, aujourd’hui, domine la période. L’affaire du portrait de Staline à sa mort en 1953, qu’il avait réalisé à la demande d’Aragon pour « les Lettres françaises », est évoquée dans le catalogue. Elle avait donné lieu à une campagne de critiques organisée par une part de la direction du PCF, visant en réalité Aragon et, à travers lui, Maurice Thorez lui-même alors à Moscou. Dans cette même période toutefois, d’autres peintres sont aussi très en vue dans un registre différent.

Fougeron, l’expression de la souffrance du peuple

L’une des peintures les plus impressionnantes de l’exposition, par sa taille et sa force, est « la Mort de Danielle Casanova » par Boris Taslitzky. Déporté lui-même à Buchenwald, il avait pu en rapporter des dessins exceptionnels par leur maîtrise et leur valeur de témoignage. Il s’est appuyé sur eux pour faire de la mort de la résistante communiste, en 1943, à Auschwitz, une œuvre poignante. Avec « les Parisiennes au marché », André Fougeron, comme avec ses multiples portraits de mineurs, veut évoquer le quotidien des ouvriers, du peuple. On parle trop facilement, à leur propos, de réalisme socialiste. On peut y voir aussi une forme d’expressionnisme puisant dans l’histoire de la peinture. Étals de poissonneries dans la peinture flamande. Visions de l’enfer.

Icon QuoteOn peut voir dans l’exposition des tableaux de Kijno, Roberto Matta, Jean Messagier, André Marfaing.

Dans les années qui suivront, l’abstraction n’est pas, quels que soient les débats à son propos, une voie occultée. « Les Lettres françaises » vont soutenir clairement nombre d’artistes. On peut voir dans l’exposition des tableaux de Kijno, Roberto Matta, Jean Messagier, André Marfaing dont les deux tableaux en noir et blanc ici présentés n’ont rien à envier à qui que ce soit. D’autres se situent à la croisée des chemins. « La Prison grise », d’André Masson, est une toile remarquable par sa sobriété et son écriture graphique donnant le sentiment que, où que l’on se tourne, on ne trouve que barreaux et portes fermées, couloirs qui ne mènent nulle part. Le peintre l’a réalisée alors qu’il rendait régulièrement visite à son fils, emprisonné pour son activité militante contre la guerre d’Algérie.

« C’est un scandale »

Plus près de nous, des œuvres surprennent. De Julio Le Parc, qui a pour l’essentiel créé des œuvres dites cinétiques, alliant lumière et mouvement, on découvre « Nul ne sera soumis à la torture », de 1972, d’un réalisme violent, serrant la gorge. Avec le mouvement dit de la figuration narrative, dans les années soixante-dix, on pénètre dans le fouillis d’images de l’artiste Erró avec « America », un amalgame de dollars, de bombardiers, de figurines grimaçantes connues ou non, de crânes humains alignés. C’est dans cette partie que l’on rencontre Peter Klasen avec une « Vénus mécanique », Valerio Adami, Gilles Aillaud, Pierre Buraglio au bord de l’épure ou citant « la Peste », de Poussin, Leonardo Cremonini, Antonio Recalcati, Eduardo Arroyo, Henri Cueco, Gérard Schlosser, jouant avec l’hyperréalisme et la peinture de Fernand Léger dans un même tableau de 2007, « Vers 6 heures… »

Et puis Mark Brusse dont on avait vu une rétrospective il y a quelques années à Dunkerque, Roger Somville, Bernard Rancillac avec « Femme d’Alger », un visage derrière une grille et des broussailles… Et aussi Hervé Di Rosa, Ernest Pignon-Ernest avec ses affiches de Pasolini, des photos également, et des feuilles des dessinateurs de « Charlie Hebdo », Charb, Wolinski, qui ne rataient jamais une Fête de l’Huma, et puis… « C’est un scandale ». Une œuvre de 2020, du grapheur Jerk 45. De circonstance. Quelle histoire.

Catalogue de l’exposition, éditions de l’Atelier, 256 pages, 36,90 euros.

 

Lire aussi Une magnifique exposition "libres comme l'art" au siège du PCF Place du Colonel Fabien: 100 ans d'histoire entre les artistes et le PCF

 
Exposition à l'espace Niemeyer : quelle histoire que cent ans d’art ! - Maurice Ulrich, L'Humanité, 18 décembre 2021
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20 décembre 2021 1 20 /12 /décembre /2021 07:20
La Réunion. Fabien Roussel : « Rien ne justifie les inégalités en outre-mer » (Aurélien Soucheyre, L'Humanité, 20 décembre 2021)
La Réunion. Fabien Roussel : « Rien ne justifie les inégalités en outre-mer »
Lundi 20 Décembre 2021

Le candidat PCF à la présidentielle, Fabien Roussel, en déplacement sur l’île de l’océan Indien, a fait part de ses propositions : il souhaite augmenter les salaires, développer les services publics et permettre l’enseignement bilingue français-créole à l’école. Entretien.

 

À La Réunion, 42 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et 24 % des actifs sont au chômage. Qu’avez-vous constaté sur place ?

Fabien Roussel Après avoir été en Guyane et en Guadeloupe, je constate une fois de plus que les points communs des outre-mer sont les inégalités sociales et la vie chère. Ici, les prix sont 30 % plus élevés qu’en métropole, alors que les salaires sont plus bas. Les produits alimentaires coûtent plus et la bouteille de gaz est à 20 euros. Rien ne justifie cet état des choses. C’est pourquoi je propose qu’à La Réunion les salaires du privé soient alignés sur ceux, plus hauts, du public. Il faut aussi baisser les taxes, et revoir complètement la fiscalité locale.

Proposez-vous un plan d’urgence pour l’outre-mer ?

Fabien Roussel Je défends une loi de programmation pour l’outre-mer. Mais, à la différence de la droite et de l’extrême droite, je propose qu’elle soit écrite par ceux qui en ont d’abord besoin : qui d’autre que les Réunionnais pour savoir ce dont ont besoin les Réunionnais ? C’est pourquoi, dans chaque pays d’outre-mer, je souhaite organiser des conférences régionales réunissant élus, acteurs économiques et représentants des salariés afin qu’ils décident ensemble du chemin à prendre pour parvenir à une égalité sociale réelle et répondre à leur situation géographique particulière. Je propose de plus que ces territoires aient la possibilité de passer des accords commerciaux avec des pays voisins, alors que l’Union européenne leur interdit. À titre d’exemple, la Guyane n’a pas le droit d’acheter son pétrole au Venezuela, et La Réunion n’a pas le droit d’avoir d’échanges directs avec les pays d’Afrique.

Quelle doit être la place de l’État ?

Fabien Roussel Il s’agit de rétablir un contrat de confiance, et de rattraper le retard sur les services publics. Les gouvernements successifs ont laissé ces territoires sous-dotés, avec un nombre de lits d’hôpitaux par habitant le plus bas de toute la France. Or, nous devons garantir les mêmes droits et les mêmes accès à la santé à tous. Nous devons aussi donner plus de pouvoir aux salariés dans ces régions où les monopoles industriels et économiques sont terriblement puissants. Une grande partie de la richesse de l’île de La Réunion est captée par quelques grandes familles. Le prix des litchis est payé 1 euro le kilo aux producteurs et vendu 20 euros en métropole. L’ananas est acheté 50 centimes d’euro et vendu 8 euros. Il faut garantir des rémunérations justes pour que chacun vive dignement de son travail.

À La Réunion, trois enfants sur dix n’ont pas accès à Internet, ce qui a été très problématique pendant le confinement…

Fabien Roussel Il faut bien sûr y remédier. Mais il y a ici un autre problème d’accès à l’enseignement. Près de 30 % de la population est frappée par l’illettrisme à cause des inégalités sociales, et parce que les enfants ne sont pas accueillis à l’école dans leur langue maternelle, qui est le créole. C’est pourquoi je propose de généraliser l’enseignement bilingue français-créole.

Pourquoi proposez-vous la date du 19 mars pour commémorer l’abolition de l’esclavage ?

Fabien Roussel Je souhaite que ce jour devienne une journée nationale fériée pour célébrer l’abolition de l’esclavage, la fin de la traite des humains et la liberté des peuples. Cette idée de Paul Vergès est toujours défendue par les communistes réunionnais. Cela permet d’avoir une date unique, tous les territoires d’outre-mer n’ayant pas été libérés de l’esclavage en même temps. Et le 19 mars, c’est la date de la loi de 1946 votant la décolonisation et la départementalisation des outre-mer, dont Aimé Césaire était le rapporteur.

La Réunion. Fabien Roussel : « Rien ne justifie les inégalités en outre-mer » (Aurélien Soucheyre, L'Humanité, 20 décembre 2021)
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18 décembre 2021 6 18 /12 /décembre /2021 06:15

 

 

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