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27 mai 2026 3 27 /05 /mai /2026 05:15
Campagne nationale du PCF "1 million d’oliviers" pour la Palestine: on continue!
Campagne nationale du PCF "1 million d’oliviers" pour la Palestine: on continue!

Campagne nationale du PCF "1 million d’oliviers" pour la Palestine. C’est plus que jamais d’actualité au moment où la colonisation et le permis de tuer s'intensifient pour les Israéliens en Cisjordanie avec l'aide de leur gouvernement d'extrême-droite raciste et suprématiste! Le PCF Finistère avec les dons des adhérents, des sections, de la fédération, des sympathisants et déjà réuni l'an passé plus de 15 000 euros qui ont été envoyés en Palestine, de quoi payer 1500 oliviers pour être replantés dans la terre palestinienne, acte de résistance symbolique et de Paix. Chaque don, chaque engagement compte! Le PCF organise un déplacement de représentants de fédérations, sections engagés dans cette solidarité et de parlementaires et maires en Palestine à la mi juillet.

Au niveau national 45 000 euros avaient été récoltés en mars et 10 271 oliviers avaient été plantés grâce à ces dons. Chaque olivier planté est un acte de résistance face à l'occupation militaire et la colonisation de peuplement israélienne. 

 

Campagne nationale du PCF "1 million d’oliviers" pour la Palestine: on continue!
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22 mai 2026 5 22 /05 /mai /2026 05:44
36 milliards d'euros de plus pour les dépenses militaires, qui passent à 436 milliards d'euro à horizon 2030

L’actualisation de la loi de programmation militaire vient d’être adoptée à l’Assemblée nationale malgré l’opposition d’une grande partie de la gauche. Elle acte la trajectoire d’une augmentation des dépenses de l’État pour le domaine militaire de 36 milliards d’euros, portant ainsi les dépenses militaires à 436.000.000.000 (436 milliards) d’euros à horizon 2030 !

Alors que le gouvernement assèche les dépenses pour les services publics et refuse d’appliquer un impôt juste aux foyers les plus riches, il finance en masse l’industrie militaire et ceux qui en profitent…

Qui peut croire que l’on se sentira plus en sécurité demain avec ces dépenses colossales ? Evidemment que non, au contraire même.

Ce n’est pas la société que nous voulons, ce n’est pas la vision d’une société en paix que nous défendons.

J’ai voté contre ce projet de loi littéralement mortifère.

Jean-Paul Lecoq député communiste de Seine-Maritime

Le billet de Maurice Ulrich

L'Humanité

Ah Dieu ! Que la guerre est jolie avec ses chants, ses longs loisirs. On pense encore à cette ironie amère de Guillaume Apollinaire, au front en 1916. Cette semaine, l’Assemblée nationale, à l’exception des députés communistes, écologistes et insoumis, a voté 36 milliards de crédits supplémentaires pour la loi de programmation militaire.

On ne peut ignorer les incertitudes du monde aujourd’hui, mais progressivement, une logique de guerre liberticide est instillée comme un poison dans l’opinion. Ainsi, la loi votée prévoit, au nom d’un « état d’alerte de sécurité nationale », la possibilité de déroger entre autres, au Code du travail… Ce sont toujours les peuples qui font les frais de ces logiques.

Où sont aujourd’hui les paroles de paix parmi les voix qui peuvent être entendues ? Où sont les voix des démocrates, des progressistes ? Quels gouvernements aujourd’hui pourraient eux-mêmes avoir le courage d’appeler les peuples à manifester pour la paix. Imaginons, avec John Lennon : « Rien à tuer ou pour lequel mourir/Pas de religion non plus/Imagine tous les gens/Vivant leur vie en paix »

Loi de programmation militaire : Sébastien Lecornu fait payer les contribuables pas les profiteurs de guerre

Le premier ministre Sébastien Lecornu a estimé ce mardi 19 mai que la guerre dans le golfe Persique coûterait plus de 6 milliards d’euros aux finances publiques. Il dévoilera ce jeudi les aides allouées en juin pour faire face à la hausse des prix du carburant.

Gaël de Santis, L'Humanité, 20 mai 2026

Le choix de la militarisation, du respect des traités européens et de la bienveillance envers les magnats du pétrole coûte cher. Ce mardi 19 mai, le premier ministre, Sébastien Lecornu a expliqué à l’Assemblée nationale que la guerre lancée par les États-Unis contre l’Iran avait des conséquences budgétaires. Des conséquences que les Français paieront par plus d’austérité.

« Le coût de six milliards d’euros que nous avions estimé devra être révisé », a-t-il informé. Six milliards d’euros de crédits, inscrits au budget 2026, ont été gelés en avril. « La hausse des taux d’intérêt et l’activité de nos forces armées en opérations extérieures dans la région créent inévitablement des dépenses et ont des conséquences sur nos finances publiques qui n’étaient pas prévues lors du vote du budget », a exposé le chef du gouvernement. Jean-François Husson, rapporteur du budget au Sénat, a demandé ce mercredi 20 mai que le gouvernement dépose un projet de loi de finances rectificatif.

La hausse des taux est pourtant la conséquence d’un financement de la dette sur les marchés et non par les banques centrales, une règle imposée par le traité de Maastricht. À la suite de l’agression de l’Iran, le taux d’intérêt sur les obligations françaises à dix ans est passé de 3,32 % à 3,8 %.

Quant à la justification par les coûts de l’armée, elle ne surprend pas le député PCF Édouard Bénard : « Dans la mesure où le modèle d’armée que défend ce gouvernement avec la loi de programmation militaire (LPM) votée mardi est celui d’une armée dimensionnée pour des opérations extérieures, dans le cadre d’une alliance dominée par les États-Unis, cela est logique. »

« En 10 ans, nous avons doublé le budget des armées »

« L’actualisation de la LPM entérine 700 millions d’euros de plus pour les opérations extérieures, insiste le membre de la commission Défense. Or ce modèle expéditionnaire n’a jamais été questionné. Il nous rend de fait cobelligérants et nous fait payer le prix d’une guerre dont nous ne voulons pas ». La LPM prévoit une hausse des dépenses de défense de 36 milliards d’euros entre 2026 et 2030 par rapport à la trajectoire fixée par la LPM votée en 2023. En conséquence, le budget des armées augmentera de 6,6 milliards d’euros en 2026. « En dix ans, nous aurons doublé le budget des armées », s’est félicitée mercredi matin sur France Info la ministre de la Défense Catherine Vautrin.

Un autre choix s’avère onéreux : ne pas faire payer les profiteurs de guerre. Les six milliards d’euros qui manquent aux finances publiques représentent presque le superbénéfice affiché à la faveur de la flambée des cours du pétrole par TotalEnergies, ancienne entreprise publique, au seul premier trimestre 2026 : 5,8 milliards d’euros. Le 1er avril dernier, l’ONG Greenpeace Allemagne estimait que les firmes pétrolières européennes ont, sur le seul mois de mars 2026, engrangé 2,5 milliards d’euros de bénéfices supplémentaires du fait de la hausse des cours de l’or noir.

Le gouvernement se refuse à toucher à cette manne. « Vous ne pouvez pas inventer un impôt comme ça d’un claquement de doigts en milieu d’année », avait justifié fin avril le premier ministre, estimant qu’il s’agissait d’un « sujet pour l’année prochaine », tandis que la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, appelait à ne pas « tomber dans le Total bashing », l’entreprise ayant choisi volontairement de limiter son prix à la pompe à 1,99 euro le litre.

Lecornu refuse les « aides généralisées »

« Nous sommes le seul pétrolier au monde à avoir pris une telle décision », a argumenté le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, lors d’un entretien à Sud Ouest le 5 mai, se montrant menaçant : « En cas de surtaxe sur nos raffineries (…) nous ne pourrons pas maintenir le plafonnement dans nos stations en France. »

C’est que la gauche souhaite mettre le groupe à contribution. Les socialistes ont déposé une proposition de loi pour taxer les superprofits. Communistes et insoumis exigent un blocage des prix et envisagent une nationalisation entière de TotalEnergies pour les premiers, des activités françaises pour les seconds.

Les six milliards d’euros gelés en avril« dans une logique de précaution », expliquait alors le ministre de l’Économie Roland Lescure – se répartissent entre 4 milliards d’euros sur le budget de l’État et deux milliards sur celui de la Sécurité sociale. Moins d’argent pour les services publics et la protection sociale. Seront-ils débloqués ? Réponse ce jeudi : le premier ministre doit faire des annonces sur les fonds alloués au mois de juin. D’ores et déjà, Sébastien Lecornu refuse des « aides généralisées ». Car les rares fonds qu’en bon libéral il s’autorise à répartir le seront entre aides ciblées à quelques travailleurs et soutien aux secteurs en difficulté. Du saupoudrage.

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22 mai 2026 5 22 /05 /mai /2026 05:38
Pendant que Vincent Bolloré s'empare de la production cinématographique française, l'État coupe 173 millions d'euros dans la Culture. Avec Alexie Lorca et Aymeric Seassau, nous appelons à un nouveau pacte : les artistes et acteurs culturels doivent se savoir sous la protection de la nation tout entière.

Pendant que Vincent Bolloré s'empare de la production cinématographique française, l'État coupe 173 millions d'euros dans la Culture. Avec Alexie Lorca et Aymeric Seassau, nous appelons à un nouveau pacte : les artistes et acteurs culturels doivent se savoir sous la protection de la nation tout entière.

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20 mai 2026 3 20 /05 /mai /2026 05:24
Frais de scolarité des étudiants extracommunautaires : l’impasse gouvernementale de la sélection par l’argent - Tribune de Camille Mongin, secrétaire nationale de l'Union des Etudiants Communistes, dans L'Humanité du 19 mai 2025
Frais de scolarité des étudiants extracommunautaires : l’impasse gouvernementale de la sélection par l’argent

Tribune

Par Camille Mongin, secrétaire nationale de l’Union des étudiants communistes (UEC)*.

À l’heure où se prépare le budget 2026, le gouvernement choisit de durcir une politique déjà largement contestée : l’imposition des frais d’inscription différenciés pour les étudiants étrangers. Face à ces orientations, nous devons soutenir la vision d’un service public de l’enseignement supérieur accessible à toutes et tous.

Cette orientation ne sort pas de nulle part. En 2019, le plan « Bienvenue en France » marquait une rupture majeure avec le principe d’égalité d’accès à l’enseignement supérieur. Sous couvert d’attractivité internationale, il introduisait des droits d’inscription multipliés par 16 pour les étudiants hors UE. Nous l’affirmons : faire payer davantage les étudiants étrangers ne rend pas l’université française plus attractive, cela la rend simplement plus injuste.

Face à cela, de nombreuses universités avaient refusé d’appliquer ces hausses, maintenant un accès plus égalitaire. Mais aujourd’hui, le gouvernement persiste et impose. Le 20 avril dernier, le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Espace, Philippe Baptiste, a décidé de passer en force contre les résistances, en annonçant la fin de la possibilité pour les universités d’exonérer les étudiants extracommunautaires de ces frais d’inscription différenciés. Ils devront donc débourser à la rentrée universitaire 2 895 euros en licence et 3 941 euros en master.

Ce choix n’est pas technique, il est profondément politique. Il intervient dans un contexte d’autonomisation forcée des universités auxquelles l’État impose de fausses solutions budgétaires. Il entérine une transformation de l’enseignement supérieur français, désormais alignée sur les logiques du marché, où les étudiants deviennent des clients solvables.

Ce choix est une impasse, et il aggrave des situations déjà critiques. Une université qui sélectionne par l’argent renonce à sa mission de service public.

 

En 2024-2025, un étudiant sur six dans les universités françaises était international. Parmi eux, 40 % déclarent ne pas pouvoir couvrir leurs besoins essentiels, contre 16 % des étudiants français. Seuls 2 % des étudiants extracommunautaires sont éligibles aux bourses sur critères sociaux. La suppression des APL pour les étudiants hors UE et non boursiers a déjà renforcé leur précarité. L’accumulation de ces mesures exclut une partie de la jeunesse mondiale et fait d’elle une véritable variable d’ajustement budgétaire.

Dans ces conditions, étudier devient pour beaucoup un combat quotidien. Faute de ressources, nombre d’étudiantes et d’étudiants étrangers sont contraints de travailler pour continuer leurs études. Ces emplois se font bien souvent dans l’ombre : travail non déclaré, horaires extensifs, absence de droits. Cette politique alimente ainsi la constitution d’une main-d’œuvre précaire, corvéable et à la merci du patronat. Elle organise, de fait, l’exploitation de celles et ceux qu’elle prétend accueillir.

Cette situation pose une fois de plus la question de l’enseignement supérieur que nous voulons : voulons-nous d’un enseignement supérieur qui continue de trier et précariser les étudiants ? Ou voulons-nous un service public du savoir, ouvert, fondé sur la coopération ?

Il est urgent de le réaffirmer : les étudiants étrangers ne sont pas une charge pour la France mais un maillon essentiel de la production scientifique nationale. En persistant dans cette voie, le gouvernement fait un choix clair : celui d’une université inégalitaire, fermée trahissant l’exigence d’un service public de partage et de construction collective des connaissances. Nous refusons ce basculement. Défendre l’égalité d’accès à l’enseignement supérieur, c’est affirmer que le savoir est un bien commun – et qu’il ne saurait être réservé à celles et ceux qui peuvent payer.

Nous demandons l’abrogation immédiate des frais d’inscription différenciés et le rétablissement d’un accès égal à l’enseignement supérieur pour tous les étudiants, quelle que soit leur nationalité. Le savoir n’est pas une marchandise. L’université n’est pas un marché. Étudier en France ne doit jamais devenir un privilège.

 

* Camille Mongin, étudiante en biologie, était secrétaire départementale du Mouvement des Jeunes Communistes dans le Finistère et candidate du PCF à Brest sur la liste de la Gauche unie pour Brest en mars 2026 (Note du Chiffon Rouge)

 

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18 mai 2026 1 18 /05 /mai /2026 17:02
La vie de la fédération - Lettre du PCF Finistère à ses adhérents sur le Congrès national et départemental

La Vie de la fédération

A Brest le 13/05/2026

Cher.e camarade, 

Le samedi 6 juin et dimanche 7 juin jusqu'à 12h aura lieu le vote des adhérents du PCF à jour de cotisation*, pour le choix de base commune du 40 ème Congrès national du PCF qui aura lieu les 3, 4, 5 juillet à Lille. 

Une proposition de base commune du Conseil National, "Un communisme de conquêtes" adoptée, suite aux travaux de la commission texte, et après amendements, à la majorité des membres du Conseil National est désormais soumise à la discussion et à la lecture des communistes, en même temps que 3 "textes alternatifs" qui ont rempli les conditions statutaires nécessaires pour se présenter au vote des communistes et devenir ainsi de possibles bases communes : 

- "Pour battre l'extrême-droite et ouvrir l'espoir. Communistes à l'offensive"

- "Stratégie communiste. La lutte des classes comme boussole, le socialisme comme programme". 

- "Résister et construire. Une nouvelle page du communisme".

 

Le résumé officiel de chacun des textes, validé par les représentants des textes concernés, vous est transmis dans ce courrier avec le bulletin officiel de vote. La transmission aux sections d'une brochure papier provenant de la direction nationale, avec les 4 textes imprimés aura lieu la semaine prochaine. Pour faciliter l'appropriation par chaque camarade des enjeux, points de vue et différences de ces 4 textes ces documents seront disponibles à la fédération et auprès de chaque section.  

Les résumés et 4 textes intégraux sont aussi sur le site du congrès ainsi que le bulletin de vote, vous pouvez en prendre connaissance dès à présent.

La fédération ou les sections peuvent aussi en imprimer à la demande.  

 

Merci à un maximum de camarades de participer au vote des 6 et 7 juin qui a beaucoup d'importance pour l'orientation de notre parti dans les années à venir et la vitalité démocratique de notre organisation. Il est possible de se mettre à jour de ses cotisations jusqu'au moment du vote. 

 

Une commission départementale du vote, émanant de l'exécutif départemental, centralisera les résultats dimanche 7 juin à partir de 12h pour les transmettre au national. 

Le texte qui arrivera en tête dimanche 7 juin deviendra la base commune de discussion de tous les communistes et sera soumise aux amendements des congrès de section les 13 et 14 juin, et du congrès départemental le samedi 20 juin, comme du congrès national des 3 au 5 juillet. 

 

L'heure est aujourd'hui au débat et à la réflexion des communistes. Et à l'exercice par chacun de sa souveraineté d'adhérent. 

Ces débats auront lieu dans beaucoup de sections avant ou au moment du vote qui aura principalement lieu dans chaque section les samedi 6 et dimanche 7 juin selon les modalités établies par chaque section, dans le cadre statutaire. 

 

Le vote par procuration est possible en transmettant l'information au mandataire comme au secrétaire de section. 

 

Le vote par correspondance, directement à la fédération, est possible aussi en envoyant un courrier à la fédération du PCF Finistère, 5 rue Henri Moreau 29200 BREST, sous réserve d'envoyer le vote suffisamment tôt pour qu'il arrive pour le samedi 6 juin (mettre une enveloppe anonymisée avec le bulletin dans un autre enveloppe, avec mention de votre section et de votre identité). 

 

Le samedi 20 juin, le Congrès départemental débattra et votera sur les amendements, et élira la délégation du Finistère au Congrès National à Lille (8 représentants de la fédération avec droits de vote, à parité). Il aura aussi pour mission d’élire le conseil départemental et le ou la secrétaire départemental.e

Le Congrès départemental aura lieu :

Salle de l'Astrolabe au Relecq-Kerhuon

Samedi 20 juin de 9h à 18h.

Le Congrès se fera en présence de 65 à 70 délégués des sections (1 délégué de droit par section + 1 délégué par tranche de 10 adhérents entamée). 

Le Congrès départemental sera préparé, en plus des 2 assemblées générales que nous avons eu cette année déjà, le samedi 14 février à Carhaix, et le samedi 4 avril à la MPT de Quimerc'h, par plusieurs conseils départementaux, dont celui du mercredi 10 juin à la MPT de Quimerc'h.

La commission de candidature et la commission texte auront lieu pour la première à Brest et la seconde à Pont de Buis le mercredi 17 juin.    

Débattons en toute fraternité, en communistes tous autant les uns que les autres soucieux de l'avenir de leur organisation, de leurs idées et de leur utilité collective.  

Fraternellement,

Christian Beaumanoir, Claude Bellec, Jean-Paul Cam, Ismaël Dupont, Gladys Grelaud, Taran Marec, Erwan Rivoalan, Ronan Tanguy, pour l'exécutif de la fédération PCF du Finistère 

 

*Il est possible de se mettre à jour de sa cotisation, règlement des trois derniers mois, jusqu’au jour du vote

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18 mai 2026 1 18 /05 /mai /2026 16:54
Logo Congrès PCF 2026

Le débat de notre 40e Congrès se poursuit.

La commission de transparence des débats du Congrès s'est réunie le 4 mai pour procéder à la validation des textes alternatifs au projet de base commune du Conseil national « Un communisme de conquêtes ».

Lire le communiqué de la commission de transparence des débats

Le débat vit aussi au travers des près de 600 contributions déposées sur le site internet du Congrès.

Lire les contributions


Le journal du Congrès est disponible ! Il sera envoyé dans toutes les fédérations pour mise à disposition des adhérentes et adhérents.

Tu y retrouveras :

  • l'édito de Fabien Roussel
  • le mode d'emploi du Congrès
  • le projet de base commune du Conseil national
  • les trois textes alternatifs
  • le bulletin de vote

Lire le journal du Congrès

 
 
Le projet de base commune du Conseil national, « Un communisme de conquêtes ».

⏩ Le texte est à lire et télécharger sur le site du Congrès.

Lire le résumé

 
 
Le texte « Communistes à l'offensive ». 

⏩ Le texte est à lire et télécharger sur le site du Congrès.

Lire le résumé


Le texte « Stratégie communiste ». 

⏩ Le texte est à lire et télécharger sur le site du Congrès.

Lire le résumé


Le texte « Résister et construire, une nouvelle page du communisme ». 

⏩ Le texte est à lire et télécharger sur le site du Congrès.

Lire le résumé

 

6 & 7 juin : Vote des communistes pour le choix de la base commune

13 & 14 juin : Congrès de section

20 & 21 juin : Congrès départementaux

3, 4 & 5 juillet : Congrès national


De manière générale, tu retrouveras toutes ces informations sur le site dédié au congrès qui évolue au fur et à mesure du processus et où tu pourras suivre le congrès en direct.

⏩ Rendez-vous sur https://congres2026.pcf.fr/

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18 mai 2026 1 18 /05 /mai /2026 16:48
Le droit international est-il mort? - éditorial de L'Humanité par Fabien Gay (7 mai 2026)

Il fut un temps où l’on croyait que le droit pouvait faire barrage à la loi du plus fort.

En 1918, les « 14 points » de Wilson consacraient un principe simple : le droit des peuples à disposer d’eux mêmes. Une promesse. Un socle du droit international moderne. Un siècle plus tard, que reste-t-il de cette ambition ?

La France a reconnu l’État palestinien devant l’ONU, un geste diplomatique fort.

Mais que vaut une reconnaissance quand, dans le même temps, un peuple est privé de ses terres, de ses droits, de sa souveraineté, rongé par une politique d’apartheid et un génocide en cours ?

Pendant des mois en 2025, Israël a bloqué l’acheminement de l’aide humanitaire.

Des mois de siège et de privations.

Une famine documentée par l’ONU.

En avril 2026, 96 % des terres agricoles de la bande de Gaza sont détruites ou devenues incultivables. Pendant ce temps, les colonies s’étendent en Cisjordanie. Chaque implantation grignote un peu plus la possibilité d’un État palestinien viable, continu, souverain.

Plus de 38 000 femmes et filles tuées à Gaza entre octobre 2023 et décembre 2025.

La commission d’enquête de l’ONU sur les territoires palestiniens occupés démontre des actes génocidaires commis avec l’intention de détruire un groupe. Des mots d’une gravité extrême et qui, ailleurs, auraient déclenché des sanctions immédiates.

Ici, ils se heurtent au mur du silence. Le droit international humanitaire est pourtant clair : les populations doivent être protégées.

Mais que vaut un droit que personne ne fait respecter ? Alors, à quoi sert vraiment l’ONU ? À compter les morts ? À publier des rapports ? À alerter, sans jamais contraindre ?

Le Conseil de sécurité est paralysé, otage des rapports de force. Le droit international n’est pas mort, il est suspendu. Suspendu à la volonté des puissants, avec cinq nations qui détiennent un droit de veto, les plaçant au-dessus des autres peuples.

Netanyahou ne subit aucune pression des gouvernements et peut survoler le ciel français et européen malgré un mandat d’arrêt international et alors qu’il contrevient à des dizaines de résolutions de l’ONU ; aucune pression du droit international non plus contre Trump, libre de kidnapper un président en exercice au Venezuela. Pour le droit de la mer, même combat. Alors qu’une nouvelle flottille était en route vers Gaza, 211 militants – dont notre camarade Raphaëlle Primet – ont été enlevés par l’armée israélienne dans les eaux internationales et retenus illégalement.

Le deux poids, deux mesures est insupportable, notamment pour les pays du Sud global. 

La Palestine n’est pas une exception. Iran, Soudan, Mali, Congo… Les conflits se multiplient, se superposent, se hiérarchisent dans une indifférence croissante. Une guerre en chasse une autre. L’émotion est sélective. L’application du droit malheureusement aussi.

Et, pourtant, il résiste. En 2025, des ONG ont saisi la justice française. Elles visent des soldats franco-israéliens, accusés de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, de génocide. Le droit existe donc. Il s’applique dans les tribunaux quand il échoue à s’imposer dans les chancelleries. Et toujours grâce à la mobilisation populaire, qui est la seule à pouvoir faire bouger les lignes, à faire vivre la solidarité internationale.

Reste une question, essentielle : voulons-nous encore un monde régi par le droit ou acceptons-nous définitivement la loi du plus fort ?

Le droit international et nos instances internationales, même avec leurs imperfections, restent et demeurent le meilleur bouclier pour la défense de l’égalité entre les peuples.

Bien sûr, il doit évoluer pour que chaque peuple soit à égalité, par exemple en abolissant le veto.

Les nations doivent être libres et souveraines pour construire un monde de coopération.

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11 mai 2026 1 11 /05 /mai /2026 08:07

 

Résolution du Conseil national – 9 mai 2026

Les affrontements impérialistes actuels sont nourris par la crise du capitalisme mondialisé et la concurrence pour les ressources, l’énergie, les technologies. Les réelles causes des guerres actuelles sont économiques et géostratégiques. Face à la crise économique et à la remise en cause de certaines dominations, les grandes puissances privilégient de plus en plus les politiques de force et la militarisation. Les communistes portent une autre voie, celle du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, de la coopération et de la paix.

L’administration Trump, avec le concours du pouvoir d’extrême droite de Netanyahou, a plongé le Moyen-Orient dans le chaos, au prix d’innombrables victimes civiles en Iran ou au Liban. Et le peuple palestinien continue de se voir nier ses droits nationaux et fondamentaux par la guerre et la colonisation organisées par le gouvernement israélien. Au bilan humain terrible de cette politique impérialiste, s’ajoute l’impact mondial sur les hydrocarbures et les matières premières de cette guerre qui provoque un choc énergétique, industriel et agricole amplifiant la crise systémique du capitalisme.

Le PCF sonne l’alerte : une crise économique dévastatrice grandit et les mesures actuellement prises par le gouvernement ne la résoudront pas d’autant plus qu’il poursuit ses attaques contre nos conquis sociaux, comme en témoigne sa volonté de remise en cause du 1er mai comme jour férié, chômé et rémunéré pour tous et toutes, et prend des mesures qui amplifient les inégalités. Il est urgent de se mobiliser et de changer de politique !

La vie quotidienne de très nombreux ménages se voit d’ores et déjà durement impactée. Alors que l’inflation a atteint 2,2% sur un an au mois d’avril et que les prix de l’énergie ont augmenté de plus de 14%, le pouvoir d’achat, déjà en berne, des salarié·es, des retraité·es, des privé·es d’emploi, est en train de chuter dramatiquement. De plus, à l’heure où les prix des denrées agricoles pourraient flamber, de lourds enjeux pèsent sur notre souveraineté alimentaire compte tenu de la totale dépendance de notre agriculture aux énergies fossiles. Nos concitoyennes et concitoyens, nos services publics, nos collectivités territoriales et les petites et moyennes entreprises sont directement menacés par une guerre qui, chacun le voit bien, n’apportera aux peuples du monde ni le bien-être, ni la paix, ni la démocratie.

Ce n’est pourtant pas la crise pour tout le monde. La France est devenue la championne au sein de l’Union européenne des dividendes versés aux actionnaires.

Comme toujours en pareil cas, les menées spéculatives emplissent les poches d’actionnaires déjà gavés par la spéculation. Au premier rang de ces profiteurs de guerre, se situe l’industrie pétrolière. TotalEnergies vient ainsi de réaliser 6 milliards de bénéfices sur le premier trimestre 2026. Le groupe avait déjà engrangé 65 milliards de bénéfices en quatre ans.

Le Parti communiste français n’a cessé de le dire : ce n’est pas aux peuples, à la jeunesse, au monde du travail, aux familles, aux dirigeant·es des TPE et PME, aux agriculteurs·trices et aux artisans de payer les dividendes des groupes. Le capital doit mettre la main à la poche.

Une autre politique est possible.

La France doit agir pour la paix en portant l’exigence de cessez-le-feu durables, un cadre de sécurité collective dans la région et par conséquent organiser sa sortie de l’OTAN qui doit être dissoute car elle constitue une menace grandissante pour les peuples du monde. Et le gouvernement doit prendre des mesures d’urgences pour protéger nos concitoyennes et concitoyens de la crise.

Plus fondamentalement, la course actuelle à l’augmentation des budgets militaires doit être stoppée, les travailleurs et travailleuses doivent prendre la main sur l’appareil productif du pays et les dépenses humaines, sociales et écologiques du pays doivent être développées.

L’énergie, le pétrole, l’électricité, le gaz ne doivent pas être des objets de spéculation. Notre pays a besoin de bâtir, de produire et d’innover pour répondre aux besoins sociaux et relever les défis écologiques. Tout doit être mis en œuvre pour permettre à chacune et chacun de vivre décemment, tout en planifiant le développement économique par un autre mode de production, en engageant une nouvelle industrialisation de ses territoires, et en accélérant la transition écologique et la sortie des énergies fossiles, du pétrole et du gaz, comme le propose notre Plan Climat Empreinte 2050. Le plan d'électrification proposé par le gouvernement est totalement insuffisant, puisqu'il ne propose aucun moyen supplémentaire. C’est possible par une autre utilisation de l’argent et de nouveaux pouvoirs d’intervention des salarié·es et des citoyen·nes.

Le PCF appelle donc les travailleurs et travailleuses à se mobiliser en urgence pour que des mesures exceptionnelles soient prises par le gouvernement face à cette crise et pour gagner un changement radical de politique.

Nos propositions :

  • Bloquer les prix à de l’essence et du gazole à 1,50 euro le litre et taxer les bénéfices de l’industrie pétrolière, notamment dans le raffinage. Annuler l’augmentation des certificats d’économies d’énergie, qui représentent au total jusqu’à seize centimes sur le litre et utiliser une partie des réserves stratégiques afin de faire baisser les prix et d’empêcher les pénuries. A long terme, les communistes portent l’ambition d’une autre formation des prix et d’un dépassement du marché des biens et des services qui ne vise qu’à satisfaire les besoins solvables.
  • Bloquer le prix du gazole non routier à 1€ le litre avec un plafond à 12 000 litres pour favoriser les petites et moyennes exploitations. A long terme, les communistes défendent l’électrification des usages et une sortie progressive des engrais azotés grâce à une transformation agroécologique au service de notre souveraineté alimentaire.
  • Baisser les factures d’électricité de 25 à 30% en baissant la TVA et en sortant du marché européen de l’énergie. L’Espagne et le Portugal ont négocié le fait de pouvoir moduler leurs tarifs. C’est un premier pas. Nous demandons que la France s’affranchisse du carcan néolibéral imposé par l’Union européenne.
  • Augmentation immédiate des salaires, des pensions et allocations. Augmenter immédiatement le smic de 5% pour atteindre (et aller vers 2200 euros brut) et l’ensemble des premiers niveaux de rémunération des grilles salariales ainsi que les retraites, indexer les salaires et les pensions sur les prix ; augmenter immédiatement le traitement des fonctionnaires de 10%, dégeler le point d’indice (et aller vers 30% d’augmentation).
  • Mettre en place un moratoire sur les licenciements et créer un fonds de 500 milliards d’euros pour une nouvelle industrialisation sociale et écologique du pays et les services publics. Ce fonds alimenté par des avances à bas taux du pôle public bancaire existant permettrait : un développement de l’emploi et de la formation pour développer les filières stratégiques avec les nationalisations nécessaires ; la reprise et le développement de l'exploitation directe des matières premières en France ; un développement des infrastructures publiques et des services publics.
  • Créer un grand pôle public de l’énergie, réintégrant les entreprises productrices et distributrices d’électricité, de gaz, EDF et Engie, et de pétrole. Nationaliser à cet effet TotalEnergies.
  • Mettre en place un réel mix énergétique décarboné, reposant à la fois sur l’accélération du programme nucléaire, grâce à la mise en service de 20 réacteurs EPR 12 et de douze petits réacteurs modulaires d’ici 2050, et sur la relance des énergies renouvelables. 
  • Engager au moins 10 milliards d'euros par an, en s'appuyant sur une autre utilisation de l'argent, pour un plan de leasing social pour 500 000 véhicules par an pour les catégories populaires et moyennes, et de soutien à l'achat de véhicules électriques neufs à moins de 10 000 euros et une augmentation du budget de l'ANAH pour engager la rénovation d'ampleur de 700 000 logements par an, en priorité en lien avec le changement d'énergies de chauffage de logements utilisant le fioul et le gaz.
  • Annuler l’augmentation de 36 milliards d’euros des dépenses militaires décidée par le gouvernement français pour satisfaire les exigences de Donald Trump envers les pays européens. Ces dépenses doivent être réorientées vers la réponse aux besoins sociaux et écologiques, notamment par une nouvelle industrialisation et le développement des services publics.       
  • Arrêter la distribution de 200 milliards d'euros d’aides publiques annuelles visant à nourrir les profits. Les aides publiques doivent être versées sous le contrôle des salariés et sur critères stricts en matière d’emploi, de salaire et d’égalité professionnelle femmes-hommes, d’accessibilité universelle, de formation, de relocalisation, de transition écologique. Elles doivent être restituées en cas de non-respect des engagements.
  • Décider un moratoire sur le pacte de stabilité qui, au nom d’un désendettement décrété prioritaire et de la baisse des déficits, interdit les investissements d’avenir, bride la production de richesses par les capacités humaines, et creuse au final la dette.
  • Engager trois négociations internationales : une négociation avec les pays européens pour un fonds européen solidaire ; une négociation de la France et de l’UE avec les pays du Sud global pour des traités de maîtrise des échanges et investissements internationaux pour le développement de l’emploi et des biens communs en lieu et place des accords de libre-échange actuels ; une négociation internationale pour une conférence mondiale de financement des dettes et des biens communs pour aller vers la sortie du système dollar et une monnaie commune mondiale.

Paris, le 9 mai 2026

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5 mai 2026 2 05 /05 /mai /2026 19:09
40e Congrès du PCF : présidentielle 2027, priorités politiques, bilan de la direction… Que contiennent les 4 textes soumis aux militants - L'Humanité, Gaël de Santis et Cyprien Caddeo, 5 mai 2026
40e Congrès du PCF : présidentielle 2027, priorités politiques, bilan de la direction… Que contiennent les 4 textes soumis aux militants

Présidentielle, priorités politiques, socialisme, bilan de la direction sortante… La proposition de base commune de la direction communiste et trois textes alternatifs seront soumis au vote des militants les 6 et 7 juin, afin de préparer le 40e Congrès du parti, à Lille début juillet. Tour d’horizon.

Cyprien Caddeo Gaël De Santis

n congrès à la croisée des chemins. À l’heure où l’extrême droite tape aux portes du pouvoir, d’une prédation toujours plus violente du capital sur les hommes et l’environnement, les militants PCF sont invités à remettre le projet communiste sur l’établi. Avec, notamment, les prochaines échéances électorales – présidentielle et législatives – en tête.

Quatre textes seront présentés au vote militant, les 6 et 7 juin prochains, dans le cadre du 40e Congrès, qui se tiendra à Lille les 3, 4 et 5 juillet. La contribution arrivée première, quelle qu’elle soit, sera ensuite amendée. Le 29 mars, le conseil national (CN), le parlement du PCF, avait adopté son document, « Un communisme de conquêtes ».

Trois textes alternatifs à celui soutenu par la direction sortante de Fabien Roussel ont rempli les conditions nécessaires pour être transmis aux adhérents du PCF, c’est-à-dire recueillir 300 signatures d’au moins un quart des fédérations. Lors du dernier congrès, en 2023, un seul texte alternatif avait été soumis au vote. Cette fois, deux de ces propositions proviennent d’adhérents qui se reconnaissaient jusqu’alors dans la majorité issue des 38e et 39e Congrès.

« Ne pas se résigner à la division » de la gauche

« Communistes à l’offensive » est soutenu par 750 adhérents, dont les parlementaires Stéphane Peu, Elsa Faucillon, Soumya Bourouaha, Pascal Savoldelli, l’ancien secrétaire national Pierre Laurent, plusieurs maires, dont Vincent Bouget (Nîmes) ou Jean-Marc Coppola (Marseille 15e), et au moins 17 secrétaires départementaux.

Si une partie des signataires recouvre celle d’« Urgence de communisme », seul texte alternatif en 2023 (celui de Fabien Roussel l’avait alors largement emporté, avec 82 % des voix), leur base de soutiens s’élargit : on y trouve cette fois le secrétaire départemental du Finistère Ismaël Dupont, ou encore les conseillers du 20e arrondissement de Paris, Jacques Baudrier et Raphaëlle Primet.

En filigrane du texte, inspiré par les expériences du Front de gauche, de la Nupes et du NFP, réside un appel à « ne pas se résigner à la division » de la gauche, face à la menace d’extrême droite, et à ne pas y contribuer.

Un travail d’autocritique

« Stratégie communiste », initié par une partie des rédacteurs du blog « Communistes et matérialistes », affiche 450 soutiens. Parmi les signataires, Fanny Chartier, membre de la direction de la fédération de Paris, Kevin Guillas-Cavan, économiste, et quelques dirigeants départementaux qui, pour la plupart, avaient soutenu le texte majoritaire au 38e congrès – celui qui avait valu l’élection de Fabien Roussel en remplacement de Pierre Laurent – et au 39e congrès.

Leur contribution reconnaît que depuis 2018, il y a eu une « visibilité médiatique recentrée sur les enjeux du travail et de la production », « un renouvellement des cadres » et une « redynamisation » des secteurs de travail, mais estime que le « travail de réflexion politique du CN » demeure « insuffisant ». Enfin, le texte se plaint d’« une ligne et d’une stratégie politiques illisibles ».

Le texte « Résister et construire, une nouvelle page du communisme » est présenté par des membres du comité exécutif sortant, dont Frédéric Boccara, Sandra Blaise et Muriel Ternant, ainsi que des responsables de la commission économique (Denis Durand, Jean-Marc Durand), plusieurs dirigeants de commission du CN (santé, agriculture, etc.), ou des syndicalistes tels que Didier Le Reste ou Pascal Joly.

Ils critiquent un « décalage » entre les orientations adoptées et leur « traduction concrète ». « Le « sigle » PCF est sorti de l’effacement, mais nous demeurons fort peu visibles et lisibles en termes d’idées », écrivent-ils, critiquant l’absence de campagne sur la sécurité emploi formation, ou une ligne trop souverainiste lors des européennes 2024.

La stratégie électorale en débat

À un an de l’échéance présidentielle, la question de la stratégie du PCF en 2027 est aussi au cœur des débats du Congrès – même si le sujet ne devrait pas être définitivement tranché à Lille. Pour 2022, après deux présidentielles (2012 et 2017) où les communistes avaient choisi de soutenir Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel avait été désigné candidat et avait réuni 2,28 % des voix.

Le texte de la direction sortante assure que le PCF a « toute légitimité » pour présenter à nouveau un candidat « de rassemblement » l’an prochain, face à une possible candidature du PS renvoyée à sa « logique sociale-libérale » et celle de Jean-Luc Mélenchon, officialisée chez LFI, dont « les pratiques hypothèquent le rassemblement des majorités populaires au service de politiques progressistes ».

Concernant les législatives, il propose des discussions par circonscription, notamment dans celles où le risque de bascule RN est fort, afin de déterminer « les candidatures disposant de la meilleure implantation et de la meilleure représentativité pour l’emporter ».

L’option d’une candidature à la présidentielle est aussi retenue par le texte de Frédéric Boccara et Denis Durand, tout comme « Stratégie communiste ». La contribution des économistes précise toutefois que le PCF doit garder ouvertes « les discussions de travail avec tous (les) partenaires à gauche, voire avec le mouvement syndical qui a été partie prenante du NFP » et réclame une meilleure répartition des circonscriptions en cas d’accord législatif.

« Stratégie communiste » prône une « candidature communiste issue du dialogue avec le mouvement social », assortie d’un « droit au désistement dans la dernière ligne droite pour permettre à un autre candidat de gauche d’accéder au second tour », face au risque de l’extrême droite.

Soulignant le même péril, les signataires de « Communistes à l’offensive » considèrent que « l’heure n’est pas à témoigner, mais à agir ». « La lutte contre l’alliance réalisée entre le RN et le grand patronat est au cœur de l’affrontement de classe. Rien ne doit nous en détourner », écrivent-ils.

Estimant que, dans ce contexte, la candidature à l’Élysée ne peut être « l’objectif suprême » d’un parti hostile au présidentialisme, ils proposent plutôt la nomination d’un « porte-parole communiste » pour 2027, dont la feuille de route serait unitaire : faire émerger un candidat de rassemblement et favoriser ensuite un accord d’union législatif. En cas d’échec de l’union, les auteurs du texte renvoient la question de la présidentielle à une conférence nationale, à l’automne.

Quelles luttes prioritaires ?

Candidat ou pas, le vote des textes a aussi vocation à fixer les priorités politiques du parti pour les prochaines années. Selon la direction sortante, « la conquête électorale de l’appareil d’État restera infructueuse sans penser la conquête du pouvoir sur la production et l’affranchissement de la société de l’emprise du capital ».

Ainsi, le Conseil national du parti veut faire de la « politisation de la lutte des classes » et de l’union des travailleurs contre l’extrême droite les objectifs premiers, afin d’étendre la démocratie au monde du travail et d’arracher de nouveaux droits pour les salariés.

« Un communisme de conquête » défend également le combat en faveur des services publics, et une souveraineté industrielle qui s’appuierait entre autres sur des nationalisations stratégiques. Il souhaite structurer deux batailles permanentes : l’une en faveur de l’emploi dans l’industrie et les nouveaux services publics, l’autre pour la paix et le codéveloppement.

Sur la question de classe, « Communistes à l’offensive » appelle à compléter cette conception en prenant en compte « la montée en puissance, notamment parmi les jeunes, des aspirations sous toutes leurs formes à la liberté, (…), à la sororité, à l’antiracisme, à la solidarité avec les peuples opprimés, au respect de la nature et de la biodiversité ». Pour eux, doivent se trouver au centre de la pratique communiste, l’extension de la Sécurité sociale et des services publics, la maîtrise sociale des productions et la planification écologique.

Les tenants de « Stratégie communiste » mettent aussi en garde sur la non-prise en compte des évolutions de la classe travailleuse : ils placent ainsi la « révolution féministe » dans les fronts que le PCF doit investir, rappelant que « l’oppression des femmes est indissociable des rapports de production capitalistes et de l’exploitation du travail ».

Le texte critique implicitement certaines prises de parole du secrétaire national, en rappelant par exemple que l’antiracisme doit être central dans le projet du PCF et qu’il « n’existe pas en France de racisme anti-Blancs » – contrairement à ce qu’avait affirmé en mars 2025 Fabien Roussel. « Notre discours doit être d’une grande clarté face aux offensives idéologiques de l’extrême droite », alertent-ils.

« Résister et construire » est profondément marqué par les travaux de la commission économique. Aussi, le texte invite, face à une suraccumulation du capital, à « donner la priorité au développement des capacités humaines qui font la richesse du pays ».

Parmi les objectifs de lutte : émanciper la société des marchés financiers, plus de protections sociales et écologiques (par la taxation, mais aussi par des fonds dédiés), la sécurité emploi formation, le développement d’une Europe sociale et écologique, l’expansion des services publics, et faire de la Sécurité sociale un des axes de développement.

Une réflexion sur le socialisme

Les militants du PCF sont aussi invités à penser à plus long terme : à quoi doit ressembler une transition révolutionnaire vers le communisme ? La notion de socialisme, comme étape entre la société capitaliste et communiste, avait été abandonnée dans les années 1990.

Le texte du conseil national remet au goût du jour un « socialisme aux couleurs de la France », afin d’« ouvrir avec le peuple une perspective révolutionnaire ». « Il s’agit d’une société de transition, marquée par la coexistence et la confrontation entre des logiques héritées du capitalisme et des formes nouvelles de production, de propriété et de pouvoir appelées à se développer. »

Dans la même veine, « Stratégie communiste » voit dans le socialisme une « phase transitoire » qui articule « réformes immédiates » et « visée » révolutionnaire, par un « transfert de propriété ».

S’il mentionne le « socialisme du XXIe siècle, autogestionnaire et de liberté » comme préparation au communisme, le texte proche des économistes du PCF, « Résister et construire », met au cœur de la stratégie l’appropriation sociale des moyens de production d’échange et de financement, qui concrétisent « dans de nouvelles institutions un pouvoir autogestionnaire des travailleurs dans l’entreprise, un pouvoir décentralisé des citoyens sur les entreprises » et une planification.

Seul le texte « Communistes à l’offensive » se refuse à employer le terme de « socialisme » et donne la priorité au communisme « ici et maintenant », que les rédacteurs décrivent comme « un mouvement de luttes permanentes, de combats ancrés dans le réel (…) pour des évolutions continues vers des logiques de dépassement des dominations capitalistes, pour des moments de bascule révolutionnaire ».

Particularité des congrès communistes, le texte qui réunira le plus de voix sera la copie de départ d’un immense travail d’amendements, auxquels contribueront tous les militants communistes, indépendamment de la contribution qu’ils ont soutenue au départ.

Les étapes jusqu’au congrès national

Les quatre projets de texte pour le 40e congrès du PCF vont être envoyés aux communistes qui débattront de leur contenu dans les sections. Les adhérents du PCF voteront, les 6 et 7 juin, pour que l’un d’entre eux devienne la base commune. Celle-ci sera alors amendée lors des congrès de section (13 et 14 juin) et départementaux (20 et 21 juin). Les délégués se réuniront ensuite pour le congrès national les 3, 4 et 5 juillet à Lille (Nord).

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5 mai 2026 2 05 /05 /mai /2026 05:31
40ème Congrès du PCF - Validation des textes alternatifs au projet de base commune du Conseil national du PCF

Validation des textes alternatifs au projet de base commune du Conseil national

Communiqué de la commission de transparence des débats - 4 mai 2026

Conformément aux statuts du PCF, des adhérent·es ont la possibilité de proposer un texte alternatif à la proposition de base commune intitulée  « Un communisme de conquêtes » adoptée par le Conseil National.

https://assets.nationbuilder.com/pcf/pages/39363/attachments/original/1775044132/base_commune.pdf?1775044132

Chaque projet de texte alternatif, pour être validé par la commission de transparence des débats, doit selon les statuts « traiter de l’ordre du jour du congrès et respecter la cohérence de celui-ci ». « Sa dimension ne saurait excéder celle du projet adopté par le Conseil national ». Il doit également être porté par « trois cents adhérent·es à jour de leurs cotisations » et « issu·es d’au moins un quart des fédérations ». « Le nombre de signataires par fédération ne peut excéder 10% de la totalité de la liste ». Elles et ils y « apportent leur soutien par une attestation signée et fournissent le justificatif de paiement de leurs cotisations ».

La commission de transparence des débats s’est réunie le 4 mai pour procéder à la validation des projets de texte alternatif, à partir de ces critères statutaires.

Elle a constaté que les projets de texte suivants réunissaient ces critères :

Aucun autre projet de texte alternatif ne lui a été soumis.

Le projet de base commune et ces trois textes alternatifs, ainsi que leurs résumés seront donc mis à la disposition des adhérent·es dans leur fédération. Les textes seront aussi publiés sur le site internet du Congrès. Poursuivons et amplifions le débat collectif des communistes.

Les communistes devront donc choisir entre le projet de base commune adopté à 77% des votants par le Conseil National et l'un de ces trois textes alternatifs lors du vote qui sera organisé comme prévu les 6 et 7 juin (jusqu'à 14h - transmission des résultats avant 18h - comme indiqué aux fédérations le vote peut être ouvert dès le jeudi soir).

Le texte qui obtiendra le plus de suffrages deviendra la base commune de discussion de tou·tes les communistes lors des congrès locaux, départementaux et national.

Ce texte sera ensuite enrichi par les communistes grâce au travail d’amendement des congrès de sections, de fédérations et du Congrès national.

Paris, le 4 mai 2026

La commission de transparence des débats.

 

-- 
Igor Zamichiei,
Coordinateur du comité exécutif national
Parti communiste français
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