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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 05:00

Le 1er juin 2016: "1,4 million d’euros ?" Un salaire « pas énorme », s’est défendu Nicolas de Tavernost, patron du groupe M6, au micro de France Inter. Selon lui, il n’est pas « le mieux payé du groupe ». Bien payé pour cracher sur les pauvres tout de même!

La Rue des allocs ou l’impasse de l’abjection ?

télé poubelle

CAROLINE CONSTANT

MERCREDI, 17 AOÛT, 2016

L'HUMANITÉ

M6 dégaine son nouveau feuilleton, adapté d’un format anglais qui a fait scandale en 2014 : la Rue des allocs. Le nouveau terrain de jeu de la chaîne de Nicolas de Tavernost, c’est de taper sur les plus déshérités, tout en affirmant qu’on veut les aider. À vomir.

« Dis chéri, si ce soir on regardait les pauvres se vautrer dans leurs allocs » ? Ça peut paraître violent, mais c’est, en termes plus civilisés, l’invitation que fait M6 aux Français ce soir, en les conviant à regarder son nouveau programme, la Rue des allocs. Un programme de « docu-réalité », où le spectateur est entraîné dans un mignon quartier d’Amiens, à la rencontre de personnes qui n’ont que le RSA, ou des allocations diverses, pour vivre. Le réalisateur, Stéphane Munka, s’y est plongé en immersion pendant quelques mois, pour en tirer cinq épisodes de 52 minutes. Lui voulait montrer la misère. Il n’a pas capté qu’il bossait sur M6, par aveuglement peut-être ? Ce qu’il en ressort, au final, c’est évidemment un défilé ahurissant de personnages caricaturés. Qui boivent, volent, truandent. Une vraie Cour des miracles. Parce que la caméra n’est pas neutre, ni juste. Mais aussi et surtout parce que, lorsque M6 se lance dans un tel projet, ce n’est pas par charité d’âme. La chaîne de Nicolas de Tavernost, avec sa Rue des allocs, au titre si évocateur, n’a pas pour vocation d’informer. Juste de divertir. Les pauvres sont une forme de spectacle, pas plus. M6 a exploré, depuis le Loft en 2001, à peu près tous les formats mondiaux de la télé-réalité : le néant (le Loft), la famille (Super Nanny), la recherche ou la vente immobilière (avec Stéphane Plaza), sans compter toutes les déclinaisons d’émissions culinaires, de Top Chef à Un dîner presque parfait en passant par le petit dernier, Commis d’office, où un quidam dénonce ni plus ni moins le plat infect confectionné par un proche à un « grand » cuisinier. La chaîne s’est aussi fendue d’émissions sur le thème « c’était mieux avant »

(le Pensionnat de Chavagnes, Garde à vous), où l’on nous expliquait, en gros, que se faire humilier est un chouette programme éducatif. Enfin, dans la toute dernière période, M6 a développé deux concepts autour du monde du travail : Patron incognito, où un dirigeant d’entreprise se grime en employé de base pour mieux choper les défauts des petits malins à son service. Et The Apprentice, arrêté faute d’audience au bout de deux épisodes, où quatorze candidats devaient se battre pour obtenir un CDI. M6, c’est aussi la première chaîne à avoir un magazine d’information, Capital, présenté par un dirigeant d’entreprise, Bastien Cadeac, et non par un journaliste.

Tout ce cirque est évidemment une représentation biaisée de la réalité

Du coup, quand M6 s’intéresse aux pauvres, on s’inquiète avant même de voir le programme, dont la chaîne nous a gracieusement fourni deux épisodes. Et pas de surprise : M6 n’est pas devenue philanthrope. D’ailleurs, elle a préparé ce format en toute connaissance de cause : en 2014, quand Benefits Street, avec les mêmes ressorts dramatiques, a été diffusé au Royaume-Uni, les audiences ont été merveilleuses. Et la foire d’empoigne redoutable, entre ceux qui voulaient interdire le programme et ceux qui voulaient interdire les allocs, ou même les pauvres, avec des méthodes radicales, comme de brûler la rue en question.La version française est moins scandaleuse, en images, que le format anglais. Comme les Français ont visiblement l’âme sensible, et sont attachés à leur système de protection sociale, M6 fait mine de ne pas trop se salir les doigts. L’émission présente des personnes, remisées au rôle de personnages, parce qu’elles vont incarner chacun une facette du pauvre : Marie-Jo, la mère Courage, qui n’a jamais eu de chance dans la vie, est le versant quasi solaire. À ses côtés, on trouve Philippe, un homme de 40 ans illettré, bénéficiaire d’une allocation pour handicapés, menacé d’expulsion. Et qui attend que La Poste ouvre pour aller boire ses fameuses « allocs ». M6 a aussi dégotté deux frères, David et Jérôme : l’un est un ancien dealer, l’autre est condamné régulièrement pour des vols. Gitan améliore ses fins de mois en s’improvisant ferrailleur. Enfin Franck, ancien ouvrier au chômage, noie son désespoir comme il le peut. La caméra les filme dans leur quotidien de galériens. Jusqu’ici tout va bien. Elle aime à les voir souvent bourrés. Le pauvre boit, et de la bière de mauvaise qualité, il faut le savoir. Mais elle filme aussi toutes leurs petites combines : le travail au noir, la fraude dans les transports, le véhicule bancal refourgué sans être passé par le contrôle technique. Elle filme les propos racistes, elle filme les phrases définitives du genre : « de toute façon dans ce pays, il n’y en a que pour ceux qui ne travaillent pas ». La caméra veut nous faire croire qu’elle est neutre. Alors que le type derrière choisit très bien ces scènes, quitte à balancer comme une vérité une insulte raciste ou une grosse ânerie.

M6 a beau jeu : les plus fragiles de nos concitoyens sont rarement représentés à la télévision. Quand ils le sont, c’est généralement vêtus des oripeaux dont les élites les voient : voleurs, menteurs, feignants. La Rue des allocs, cela sous-entend, au final, que certains se la coulent douce, pendant que d’autres se tuent à travailler. Il s’agit d’une technique bien éprouvée par les puissants depuis des siècles : diviser les pauvres entre eux. Tout ce cirque est évidemment une représentation biaisée de la réalité. M6 contextualise peu les parcours individuels, comme la situation économique de la région. Du coup, certains de ses « personnages » pourraient être désignés à la vindicte publique comme responsables de leur malheur. Pas les patrons, dans une région minée par le chômage et les délocalisations. Pas les services sociaux, dans le cas du pauvre gars illettré laissé à lui-même. Pas l’État, qui laisse depuis trente ans gérer l’aide alimentaire par des associations. Non. les vrais, les seuls coupables, ce sont les pauvres. Et les plus déshérités d’entre nous. Ça s’appelle la guerre idéologique. Tout simplement.

la genèse anglaise « Cette série documentaire révèle la réalité sur les allocations dont les résidents de l’un des quartiers les plus aidés d’Angleterre bénéficient. » Telle était l’ambition de Benefits Street. Début 2014, le programme anglais faisait scandale en prétendant révéler le quotidien des habitants d’un quartier pauvre de Birmingham. Trahis par Channel 4, les résidents avaient réclamé des excuses à la chaîne. L’émission avait suscité de nombreuses réactions politiques : les conservateurs l’ont utilisée pour justifier leur réforme sociale. Une récupération similaire est à craindre en France, à quelques mois de la présidentielle.

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 17:04
En Cisjordanie, Israël multiplie les démolitions de maisons (Noé Garel, La Croix - 16 août 2016)

En Cisjordanie, Israël multiplie les démolitions

Les autorités israéliennes ont détruit plus de maisons palestiniennes depuis le 1er janvier 2016 que pour toute l’année 2015 dans la zone C de la Cisjordanie. Palestiniens et activistes dénoncent une politique israélienne qui servirait des intérêts expansionnistes.

Noé Garel, La Croix, mardi 16 août 2016

Correspondance spéciale

« Ils sont arrivés dans la nuit, ça ressemblait à une invasion militaire », raconte Charif Awadallah, habitant de Kalandia, devant les ruines de sa maison. Fin juillet, l’armée israélienne est entrée dans ce village de Cisjordanie proche de Jérusalem et a détruit 15 bâtiments, dont au moins 11 habitations privées. Pour le couple Awadallah, des années d’économies ont disparu en une nuit. Les parents avaient lancé la construction d’un logement pour leurs enfants, mariés et pères de famille, qui viennent de rentrer dans les Territoires palestiniens après avoir vécu plusieurs années aux États-Unis.

Devant des ruines voisines, Amjed Allo, tempête : « Nous voulons reconstruire, mais la prochaine fois que l’armée israélienne viendra la détruire, je resterai dedans, et je mourrai avec ma maison. » Intesar Hamad pleure, entourée d’autres femmes du village. Cette mère de sept enfants répète en regardant les décombres de sa bâtisse : « Ce sont des rêves, les rêves de toute une vie, détruits en une seconde. »

Pour l’instant, la plupart des habitants sont logés chez des amis ou de la famille. Ils ne savent pas s’ils recevront une aide financière pour reconstruire les maisons et s’inquiètent du cumul de traites à payer pour des biens qui n’étaient souvent pas terminés et pour le loyer d’un logement temporaire.

Charif Awadallah, méticuleux, détaille chaque ligne des documents concernant sa maison détruite, y compris l’ordre de démolition reçu moins de 72 heures avant l’intervention, sans pour autant comprendre ce qui lui est arrivé. « Nous avons reçu des documents contradictoires, de deux autorités israéliennes différentes, insiste-t-il. Ne savent-ils pas que nous sommes propriétaires du terrain ? »

Le village se situe en grande partie sur un territoire classifié « zone C », ce qui signifie qu’il est entièrement sous contrôle miliaire et civil israélien. Environ 60 % des terrains de Cisjordanie sont dans ce cas. Pour construire, il faut demander un permis aux autorités israéliennes. Sans le précieux sésame, les maisons sont considérées comme illégales et peuvent être détruites à tout moment.

Problème, ces documents sont quasiment impossibles à obtenir auprès des autorités israéliennes : lors d’une réunion à la Knesset, l’ambassadeur de l’Union européenne, Lars Faaborg-Andersen, a affirmé qu’Israël n’avait accordé qu’un seul permis de construire aux Palestiniens en 2014 et aucun en 2015. Il a ajouté que les Israéliens ont, eux, construit environ 1 500 logements par an en zone C ces dernières années.

La représentante du bureau du Haut-Commissariat des droits de l’homme de l’ONU, Natalie Grove, évoque un « environnement hautement coercitif » dans ce périmètre de la Cisjordanie sous contrôle israélien. À ses yeux, les pressions des autorités pousseraient les Palestiniens à quitter la zone C. Elle qualifie cette politique de « transfert forcé », qui s’assimile à « une grande violation des conventions de Genève ».

Dans un rapport rendu public en juillet 2016 sur les démolitions en zone C, l’ONG israélienne des droits de l’homme B’Tselem recense 168 destructions d’habitations lors des six premiers mois de 2016, contre 125 pour toute l’année 2015. Soit les chiffres les plus élevés depuis dix ans, à l’exception de l’année 2013. « Ces démolitions font partie d’une politique israélienne plus large dans la zone C dont le but est de servir d’abord les intérêts israéliens », insiste Sarit Michaeli, porte-parole de l’ONG.

À Kalandia, situé à quelques kilomètres de Jérusalem, on envisage le pire : la destruction totale du village. « Les Israéliens veulent peut-être vider Kalandia car ils ont annoncé plusieurs fois qu’ils voulaient construire plus de colonies autour de Jérusalem », redoute Fadi, l’un des fils Awadallah.

Cette peur est largement diffusée dans d’autres localités palestiniennes, les images des maisons en ruines de Kalandia ayant fait la une des quotidiens nationaux. Pour le premier ministre palestinien, Rami Hamdallah, « le but des démolitions conduites par Israël est de déraciner le plus de Palestiniens possible, afin de faire davantage de place pour des colonies illégales ».

(lu sur la revue de presse de l'AFPS)

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 17:00
le maire de Stains, Azzédine Taïbi

le maire de Stains, Azzédine Taïbi

Engagé, de Mandela à Barghouti

Le maire PCF de Stains, Azzédine Taïbi, est devenu militant en combattant l’apartheid. Il s’oppose aujourd’hui à l’oppression coloniale israélienne.

Aurélien Soucheyre, L’Humanité, mardi 16 août 2016

Nelson Mandela est devenu une figure qui fait l’unanimité. Il est célébré de toutes parts. C’est juste et légitime. Afficher son soutien pour Marwan ­Barghouti, en revanche, c’est plus ­compliqué. Le Palestinien, symbole de résistance et de paix, victime de l’oppression coloniale israélienne, est encore parfois traité de terroriste, tout comme l’a longtemps été le leader sud-africain. De fausses accusations qui n’intimident pas Azzédine Taïbi. Le maire communiste de Stains (Seine-Saint-Denis) aime tracer un parallèle entre les deux hommes, parce que les soutenir équivaut à se battre pour la justice et la dignité des peuples opprimés, mais aussi parce que ce combat le ramène aux origines de son engagement.

« Du local au global, il n’y a pas que le bout de la rue qui compte »

« Le prolongement est d’une telle évidence, souffle l’édile. J’ai adhéré au PCF en 1986, lors d’une grande campagne du Parti et de la JC pour la libération de Mandela et la fin de l’apartheid. De la même manière qu’il fallait du courage pour chercher la vérité et soutenir Mandela dans les années 1980, il en faut aujourd’hui pour réclamer la libération de Barghouti, retenu depuis quatorze ans dans les geôles israéliennes. » Un courage et une conviction qui ont été largement testés cette année, devant la justice. « Une banderole appelant à la libération de Barghouti orne l’hôtel de ville de Stains depuis 2009. Mais subitement, nous avons été attaqués par le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BBNVCA) qui nous accusait d’apologie publique d’un acte terroriste. Dans la foulée, et c’est peut-être le plus grave, le préfet a soutenu une plainte de l’opposition municipale de droite et réclamé le retrait de la banderole aux motifs qu’elle ne respectait pas le principe de neutralité, qu’elle poussait au trouble de l’ordre public et qu’elle n’avait aucun lien avec le développement de la commune. »

Dans son bureau, sous une poutre de ­l’hôtel de ville de Stains, situé dans les anciennes écuries d’un château détruit en 1870, ­Azzédine Taïbi raconte l’épreuve à la fois avec émotion et sérénité. Émotion parce que la violence de l’attaque et le lourd sens qu’elle porte le laisse encore songeur. Sérénité parce que la banderole de soutien avec Marwan Barghouti habille à nouveau la façade de la mairie. « La justice a récusé, un à un, tous les arguments des plaignants. C’est une belle victoire, non pas individuelle mais collective car l’État de droit a triomphé. Les pressions constantes et les amalgames honteux ne nous feront pas dévier de notre engagement pour les droits de l’homme », mesure-t-il. Persuadé qu’il faut « s’engager du local au global, parce qu’il n’y a pas que le bout de la rue qui compte », le maire a déjà hâte d’être à la prochaine Fête de l’Humanité, où « en quelques mètres on passe du stand de Stains à celui du Congo ou de l’Irlande, et où la Palestine est toujours mise à l’honneur ».

Né en 1964, Azzédine Taïbi a vu le jour à Neuilly-sur-Seine. « Mes parents habitaient Levallois. J’y ai fait mes premiers pas. C’était une ville communiste à l’époque. Puis on a déménagé. À Fontenay-sous-Bois, puis Champigny-sur-Marne. Que des villes rouges ! s’amuse-t-il. Ce parcours n’est pas anodin. Mon père était de la classe ouvrière. Il travaillait dans un garage. Ma mère était femme au foyer. Ils ont eu six enfants. C’est grâce aux villes communistes qu’ils ont pu quitter leur hôtel meublé et accéder à un logement digne, en HLM. La mode, aujourd’hui, est de critiquer les logements sociaux. Mais il ne faut pas oublier pourquoi il a été très important de les construire, notamment pour lutter contre les bidonvilles, et pourquoi il faut continuer, parce que le logement privé seul ne permettra pas à tous de se loger convenablement, et parce que les besoins sont énormes. En tant que maire, aujourd’hui, le problème numéro un dont me parlent les habitants, c’est le logement. Ici, les efforts sont faits. Ils doivent l’être partout en France. »

« Pour les villes populaires, l’austérité est une double peine »

Arrivé à Stains en répondant à une annonce pour être animateur, Azzédine Taïbi, bac électrotechnique en poche, devient éducateur puis reprend ses études jusqu’à ­décrocher une maîtrise en sciences sociales, axée sur la connaissance des banlieues. « Mon truc, c’était surtout l’éducation populaire. C’est comme ça que je suis devenu conseiller municipal puis adjoint, après que Stains m’a définitivement adopté. » Conseiller départemental depuis 2001, maire depuis 2014, il fait partie des « plumés de l’austérité » qui se sont mobilisés pour que les communes aient de quoi remplir leurs missions. « Pour les villes populaires, l’austérité est une double peine. Ici, en dehors d’une richesse humaine incroyable, la seule richesse de nombre d’habitants, c’est souvent les services publics. On ne peut pas et on ne veut pas laisser la République reculer, abandonner des citoyens et des territoires. On a beaucoup de boulot pour que le monde de demain ne s’adresse pas qu’aux riches ou aux identitaires. C’est un combat politique et idéologique. On le mène à fond », promet-il.

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 09:30
Dessin d'un artiste plasticien italien accompagnant une page de l'écrivain Cesare Pavese au Musée del Novecento à Milan . Pavese, traducteur de Dickens, Melville, Faulkner, Defoe, Joyce, adhère au Parti Communiste Italien après-guerre. En 1949, il écrit le très beau et désespéré "Le bel été" (ma mère adorait, moi aussi). Il se suicide à Turin en 1950, à 42 ans. Triste destin que celui des grands écrivains italiens: Primo-Levi, suicidé probablement, lui aussi, à Turin en tombant de son escalier en 1987. Malaparte, mort d'un cancer du poumon avec sa conversion tardive au catholicisme et sa carte du Parti Communiste chèrement obtenue, accordée par Togliatti après plusieurs années de demandes depuis 1945: le génial auteur de "Kaputt", souvenirs du Front Russe comme correspondant de guerre avec les armées nazies, et de "la Peau", vision apocalyptique et grotesque de l'Italie de la Libération, s'était il est vrai bien compromis avec le régime fasciste qu'il avait rejeté publiquement au départ. Et le grand Buzatti, l'auteur du "Désert des Tartares" et du recueil de nouvelles "le K", mort dans les angoisses d'un cancer à Milan. Et Pasolini, communiste lui aussi, victime d'un assassinat en 1975, sur la plage d'Ostie, près de Rome.

Dessin d'un artiste plasticien italien accompagnant une page de l'écrivain Cesare Pavese au Musée del Novecento à Milan . Pavese, traducteur de Dickens, Melville, Faulkner, Defoe, Joyce, adhère au Parti Communiste Italien après-guerre. En 1949, il écrit le très beau et désespéré "Le bel été" (ma mère adorait, moi aussi). Il se suicide à Turin en 1950, à 42 ans. Triste destin que celui des grands écrivains italiens: Primo-Levi, suicidé probablement, lui aussi, à Turin en tombant de son escalier en 1987. Malaparte, mort d'un cancer du poumon avec sa conversion tardive au catholicisme et sa carte du Parti Communiste chèrement obtenue, accordée par Togliatti après plusieurs années de demandes depuis 1945: le génial auteur de "Kaputt", souvenirs du Front Russe comme correspondant de guerre avec les armées nazies, et de "la Peau", vision apocalyptique et grotesque de l'Italie de la Libération, s'était il est vrai bien compromis avec le régime fasciste qu'il avait rejeté publiquement au départ. Et le grand Buzatti, l'auteur du "Désert des Tartares" et du recueil de nouvelles "le K", mort dans les angoisses d'un cancer à Milan. Et Pasolini, communiste lui aussi, victime d'un assassinat en 1975, sur la plage d'Ostie, près de Rome.

Au même musée du Novecento à Milan, face à la galerie Victor Emmanuel II et au Duomo, le tableau "Le Quatrième état" (Il quarto Stato) de Giuseppe Pellizza, magnifique mise en scène de la force historique et de la détermination du prolétariat, tableau puissant, émouvant et subtil inspiré de peintures de la Renaissance que Giuseppe Pellizza termina en 1901 après 10 ans de travail, au prix d'efforts incroyables. C'est un format immense. Giuseppe Pellizza se suicida aussi en 1907, à 40 ans, après la mort de sa femme, sans avoir produit d'autres œuvres majeures. Une reproduction format poster de ce tableau à la gloire du peuple et du socialisme était dans la chambre à coucher de mon père quand j'étais petit. C'est donc avec émotion que l'on découvre l'original.

Au même musée du Novecento à Milan, face à la galerie Victor Emmanuel II et au Duomo, le tableau "Le Quatrième état" (Il quarto Stato) de Giuseppe Pellizza, magnifique mise en scène de la force historique et de la détermination du prolétariat, tableau puissant, émouvant et subtil inspiré de peintures de la Renaissance que Giuseppe Pellizza termina en 1901 après 10 ans de travail, au prix d'efforts incroyables. C'est un format immense. Giuseppe Pellizza se suicida aussi en 1907, à 40 ans, après la mort de sa femme, sans avoir produit d'autres œuvres majeures. Une reproduction format poster de ce tableau à la gloire du peuple et du socialisme était dans la chambre à coucher de mon père quand j'étais petit. C'est donc avec émotion que l'on découvre l'original.

Vue depuis une verrière du musée d'art moderne et contemporain du Novecento à Milan, sur le Duomo (la cathédrale) et la galerie Victor Emmanuel II

Vue depuis une verrière du musée d'art moderne et contemporain du Novecento à Milan, sur le Duomo (la cathédrale) et la galerie Victor Emmanuel II

Ici à Padoue, ville universitaire, mais dans beaucoup de villes italiennes, des slogans anti-fascistes signés par les communistes, ou des anarchistes

Ici à Padoue, ville universitaire, mais dans beaucoup de villes italiennes, des slogans anti-fascistes signés par les communistes, ou des anarchistes

A Pise, sur le mur devant un des bâtiments de l'Université: "le capitalisme est une maladie dont la lutte va nous guérir! "

A Pise, sur le mur devant un des bâtiments de l'Université: "le capitalisme est une maladie dont la lutte va nous guérir! "

Cartes postales d'Italie (suite): Pavese, Pellizza, Padoue, Pise
Cartes postales d'Italie (suite): Pavese, Pellizza, Padoue, Pise
Elle penche mais ne tombe pas la Tour branlante du Capitalisme financier. Pise, août 2016.

Elle penche mais ne tombe pas la Tour branlante du Capitalisme financier. Pise, août 2016.

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 08:32
Burkini : pour Olivier Dartigolles (PCF), "Manuel Valls joue un jeu très dangereux"; invité de France Info, Dartigolles s'exprime aussi sur la multiplication des candidatures à gauche, la primaire du PS (article France Info)

Invité de France Info ce mercredi, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles a appelé à une candidature collective à gauche. Il a critiqué la primaire à gauche, parlant d'une "vrai fausse primaire". Et contesté les déclarations du Premier ministre sur le burkini.

Après la déclaration de Manuel Valls qui dit comprendre l'interdiction du burkini sur certaines plages françaises, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, a estimé ce mercredi sur France info que le Premier ministre "joue un jeu très dangereux".

A LIRE AUSSI ►►► Burkini : Manuel Valls "comprend" les maires mais ne souhaite pas légiférer

Manuel Valls soutient les arrêtés anti-burkini
http://www.ouest-france.fr/europe/france/manuel-valls-soutient-les-arretes-anti-burkini-4420948

Olivier Dartigolles considère que Manuel Valls suit "les pas d'une droite très radicalisée qui court après le FN" et que "ce n'est pas la première fois" que cela arrive. "Il y a une tentative de détournement des grands enjeux du débat public avec la question religieuse", juge Olivier Dartigolles, "d'une certaine manière" Manuel Valls "fait le jeu des terroristes qui souhaitent une guerre de religion".

Le porte-parole du PCF ajoute que le Premier ministre a sûrement "d'autres choses à faire" au regard des "enjeux colossaux du monde". Selon lui, "le Premier ministre devrait plutôt parler de la laicité, de la société française et de comment la réparer".

Présidentielle 2017 : il faut "construire une candidature collective"

Alors que Benoît Hamon s'est déclaré candidat ce mardi à la primaire de la gauche, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, a estimé ce mercredi sur France info que le socialiste était candidat "à une vraie fausse primaire" et qu'il faut "construire une candidature collective" à gauche pour l'élection présidentielle et pour les législatives de 2017.

Selon le porte-parole du PCF, il faut "arrêter ce concours de candidats, une caricature de la Ve République" et "rassembler l'espace politique".

Olivier Dartigolles estime que François Hollande ne "peut pas représenter la gauche en 2017". C'est le cas aussi "de ses soutiens qui sont disqualifiés", ajoute le porte-parole du PCF. Selon lui, il faut rassembler "toutes les sensibilités à gauche qui ne veulent pas de la politique d'Hollande mais qui ne veulent pas d'un second tour droite/FN".

Olivier Dartigolles a expliqué que Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste, allait donner le 27 août prochain "une méthode et un calendrier précis pour s'entendre sur quelques engagements communs et prioritaires pour le pays".

" Mais il n’a rien d’autre à faire, le Premier ministre de notre pays, suite à [sic] Nice, à Saint-Étienne-du-Rouvray ? Au regard des enjeux colossaux auxquels nous sommes confrontés, l’état du monde, le chaos ? [...]
Le Premier ministre, d’une certaine manière, en suivant les pas d’une droite très radicalisée qui court après le Front national, joue un jeu très dangereux. Mais il est récidiviste, c’est pas la première fois que Manuel Valls joue à ça. Après Charlie Hebdo, on a parlé de République, de démocratie, du vivre-ensemble, des belles valeurs républicaines, et aujourd’hui il y a une tentative de détournement du débat public, des grands enjeux avec la question religieuse. C’est ce que fait Manuel Valls et c’est quelque chose de très dangereux.D’une certaine manière, il fait le jeu des terroristes puisque c’est très précisément ce que veulent, au final, les terroristes : la guerre de religions, les tensions permanentes et le basculement vers des ferments de guerre civile. On ne veut pas. Et le Premier ministre devrait plutôt parler de laïcité, de la société française et la manière de la réparer".

(Olivier Dartigolles, invité de Europe 1 quelques jours plus tôt)

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 07:19
Vente solidaire de fruits et légumes: le 18 août, les communistes se mobilisent pour une agriculture qui réponde aux besoins humains!

Le PCF se mobilise pour la vente solidaire de fruits et légumes le 18 août

Jeudi 18 août de 8h00 à 12h00 les communistes participeront, avec le Modef, à la vente solidaire de fruits et légumes Place de la Bastille – Paris

En présence d'Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, Lydia Samarbakhsh, membre du CEN du PCF et Nicolas Bonnet, président du groupe PCF/FDG au Conseil de Paris.

La ferme France est en crise profonde.

Mauvaise récolte 2016 en céréales, prix du lait en chute à 250 euros les 1000 litres, un tiers des éleveurs de viande bovine en difficultés financières, 150 000 demandes de RSA (Revenu de Solidarité) déposées par les agriculteurs. Du côté des fruits et légumes, les importations low cost aux molécules chimiques interdites en France empoisonnent toutes les possibilités de juste rémunération des producteurs.

L'initiative de solidarité « Fruits et Légumes », à Paris et en Ile-de-France se déroulera jeudi 18 août prochain et dans d'autres départements début septembre.

Le PCF et les syndicalistes paysans du MODEF (Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux) invitent les consommateurs et les citoyens à se mobiliser contre la vie chère et à construire ensemble des alternatives à l'austérité, par exemple, comme à Paris où des halles alimentaires vont voir le jour grâce à l'action des élu-es PCF/FdG.

Devant l’exigence de nouvelles ambitions sociales comme de perspectives agricoles, le PCF propose des mesures concrètes en faveur d'une alimentation saine, de qualité, relocalisée et accessible à tous. Nous appelons à la revalorisation des pensions et à l'augmentation des salaires, pour retrouver du pouvoir d'achat. Nous proposons dans l'immédiat le blocage des prix des denrées alimentaires de base (lait, viande, pain, œufs, fruits et légumes) sur le ticket de caisse.

Le PCF propose un pacte d'engagement législatif sur un encadrement des marges de la grande distribution et la mise en place d'un coefficient multiplicateur, sur l'obligation d'indication d'origine des produits alimentaires, sur l'instauration d'une conférence annuelle sur les prix agricoles et alimentaires. Le PCF

***

VENTE SOLIDAIRE

DE FRUITS ET LÉGUMES

Le 18 août, les communistes se mobilisent !

Le jeudi 18 août, le PCF organise, avec le MODEF (syndicat agricole), des ventes solidaires de fruits et légumes. Nectarines, prunes rouges, poires, melons, tomates, pommes de terre, haricots verts, salades seront vendus à Paris, mais aussi dans plusieurs autres départements.

Une initiative solidaire, du vivre ensemble en ces temps difficiles, de soutien aux producteurs, mais aussi de résistance et d’alternative. Plus de 50 points de vente dans toute l'Île-de- France. A Paris, le rendez-vous est place de la Bastille.

Les communistes proposent une alimentation saine, de qualité, relocalisée et accessible à tous. L'agriculture doit redevenir stratégique pour la France.

►Une agriculture qui garantisse la souveraineté et la sécurité alimentaire. Une alimentation qui réponde au besoins humains et non aux spéculateurs.

►Vivre dignement de son travail est légitime. Augmenter les salaires, revaloriser les pensions et porter le SMIC à 1700 euros c'est retrouver du pouvoir d'achat. Une juste rémunération du travail paysan et des salariés agricoles est la condition du développement de l'emploi agricole.

►L'agriculture paysanne permettrait de garantir une alimentation de qualité, nutritive et gustative à tous. D'engager la transition écologique de l'agriculture.

JEUDI 18 AOÛT DE 8H00 À 12H00

Les communistes proposent

des mesures concrètes

► Blocage des prix des denrées alimentaires de base (lait viandes, pain, fruits et légumes) sur le ticket de caisse.

► Taxer les importations abusives qui pillent les productions locales et détruisent l'environnement.

► Soutenir des Politiques Publiques Agricoles. Planifier la production, réguler les marchés (calendrier d'importation), préserver le foncier, soutenir les exploitations et filières les plus fragiles.

Les communistes proposent un pacte d'engagement législatif

► Obligation d'indication d'origine des produits agricoles et de la mer, transformés ou non.

► Encadrer les marges de la grande distribution par la mise en place d'un coefficient multiplicateur.

► Une conférence annuelle sur les prix agricoles et alimentaires.

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 05:31
Corse: les récits opposés des affrontements à Sisco

16 AOÛT 2016 | PAR LAURENT GESLIN

Que s’est-il donc passé le 13 août dernier, dans la crique de Scalu Vechju, au nord de la commune de Sisco, à 11 kilomètres de Bastia ? Trois jours après, la justice est toujours en train d'auditionner les témoins pour démêler les versions contradictoires des différents protagonistes.

Que s’est-il donc passé le 13 août dernier, en fin d’après-midi, dans la crique de Scalu Vechju, au nord de la commune de Sisco, à 11 kilomètres de Bastia ? Trois jours après les faits, difficile encore de reconstituer le déroulement précis des affrontements, tant les versions des uns et des autres divergent. Le tout dans un climat propice aux coups de sang. Samedi soir, cinq personnes ont été transportées au centre hospitalier de Bastia. Deux hommes d’origine maghrébine présentaient des ecchymoses. Un habitant de Sisco, un ancien légionnaire d’origine tchèque, aurait été blessé à la hanche par la flèche d’un harpon.

« Nous avons vu un touriste prenant une photo du paysage. Les Maghrébins ont commencé à l’insulter et une femme a reçu des cailloux de leur part. Un ami a pris à son tour une photo. Les Maghrébins nous ont dit : “on va arriver ! on va arriver !” Après, ils étaient au bas de la crique, ils ont alors frappé sans parler. Un ami a essayé de défendre un jeune se faisant agresser. Là, ils ont sorti la hachette avec laquelle ils l'ont frappé sur la tête. Le père de mon ami est arrivé, ils ont tiré sur lui avec un harpon », expliquait dimanche une jeune fille ayant assisté à la scène, lors de la manifestation organisée devant la mairie de Bastia. Cette seule version a circulé pendant plus de vingt-quatre heures dans tous les médias.

Mais aujourd'hui, cette version est contestée par l’un des hommes impliqués dans les affrontements. Contacté par Mediapart, il a accepté pour la première fois de donner son récit. « Nous étions installés sur la plage pour faire un pique-nique. Tout se passait bien, quand des jeunes ont commencé à nous traiter de “sales Arabes” et à crier “Allahu akbar” en prenant des photos », explique-t-il. « Je suis allé pour m’expliquer avec eux mais ils ne voulaient rien entendre. Nous avons donc décidé de partir pour ne pas faire de vagues. Arrivés sur le parking, quatre voitures avec des hommes armés de battes de baseball nous sont tombés dessus et ont commencé à nous frapper. »

Deux gendarmes arrivent sur place au bout d’une demi-heure pour tenter de séparer les trois familles et la vingtaine de personnes qui les entourent, bientôt rejoints par quatre autres collègues. « Les adultes étaient encore plus fous que leurs enfants, ils ont dit que nous avions des haches et que nous avions blessé quelqu’un avec un harpon », poursuit l’homme, en état de choc. Réfugié chez des amis, ce dernier n’ose plus revenir dans le quartier de Lupino, à Bastia, où il habite, ni même sortir dans la rue. « Nous sommes restés cinq heures au même endroit, les gens nous lançaient des cailloux. Ils ont brûlé nos voitures devant les gendarmes qui n’ont rien fait pour les arrêter. » Les forces de l’ordre finiront par exfiltrer les familles d’origine maghrébine aux alentours de 23 heures.

Selon certaines sources judiciaires, les auditions des témoins de la scène seraient toujours en cours et aucune inculpation n’a encore été prononcée. Un harpon et un couteau de cuisine ont bien été retrouvés sur les lieux, sans pour le moment que l’on sache s’ils ont été utilisés lors d’affrontements « qui auraient pu mal finir pour les trois familles ». Selon Le Parisien, des sources proches de l’enquête expliquent aussi que « les blessures constatées jusqu'ici sont la conséquence de coups de poing ou de l'utilisation de jets d'objets, de cailloux ou de bouteilles ».

L’homme impliqué dans les affrontements pense désormais à quitter la Corse, une île où est pourtant né son père. « Je travaille depuis toujours avec des Corses, je suis dans le bâtiment, tout le monde me faisait confiance. Maintenant, je ne vais plus rien pouvoir faire », continue-t-il. « Ma femme est enceinte, elle est terrorisée, les enfants pleurent sans arrêt. Nous étions juste en vacances, la femme de mon frère est bolivienne, ses enfants sont espagnols. Qu’est-ce qu’on va pouvoir faire ? Nos papiers et nos cartes bleues étaient dans les voitures qui ont brûlé. »

À la suite de ces événements, la tension est encore montée d’un cran dimanche. Plusieurs centaines de personnes se sont réunies devant la préfecture de Haute-Corse pour dénoncer une « agression caractérisée », avant que leurs représentants ne soient reçus par le secrétaire général de la préfecture. Faute de réponse « satisfaisante », des dizaines de manifestants se sont ensuite dirigés vers le quartier de Lupino en scandant« on est chez nous ».

« Si des violences ont été commises, il faut que leurs auteurs soient punis, mais il faut prendre ses distances dès que certains veulent appliquer la loi du talion », s’indigne Joseph Maestracci, vice-président du collectif antiraciste Ava Basta, qui regarde avec effarement les télévisions de l’Hexagone débarquer en Corse depuis plusieurs jours.« Quand j’étais jeune, des bagarres de village éclataient chaque semaine et personne n’en faisait les gros titres. Mais le climat de tension qui prévaut en France et la surmédiatisation de ce type d’événement empêchent les gens de garder la tête froide. »

La démonstration de force de dimanche n’est pas sans rappeler la marche du 25 décembre 2015, quand plusieurs centaines de manifestants avaient défilé à Ajaccio, dans le quartier des Jardins de l’Empereur, en criant « Arabi fora [les Arabes dehors] ! », après l’agression la veille de pompiers appelés pour éteindre un incendie. Depuis, les violences se multiplient sur l’île. Dans la nuit du 2 au 3 février, les façades d’une boucherie musulmane et d’un kebab étaient mitraillées dans la station balnéaire de Propriano. Et au début du mois de mai, c’était la salle de prière de Mazzavia, à Ajaccio, utilisée par l’association des musulmans de Corse-du-Sud, qui était incendiée. Sans que la piste de violences intercommunautaires ne soit privilégiée.

Selon le dernier rapport de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), le nombre d’actes antimusulmans aurait particulièrement augmenté en Corse ces dernières années, passant de 8 en 2013, puis 19 en 2014 et 37 en 2015. Des statistiques inquiétantes, alors que le président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, a appelé lundi au micro de France Info à « éviter les logiques de tension ». « Il ne peut pas y avoir une société fondée sur les rapports de force, le communautarisme, le rejet de l'autre, et cela vaut pour tout le monde », a-t-il rappelé. « On ne peut pas confondre certaines personnes qui se comportent mal avec la quasi-totalité de la population maghrébine qui vit en Corse de façon apaisée et harmonieuse. »

De son côté, le maire socialiste du village, Ange-Pierre Vivoni, a annoncé avoir pris un arrêté interdisant le burkini sur les plages de sa commune, après les incidents de samedi.« Ce n'est aucunement du racisme, c'est tout simplement pour assurer la sécurité des biens et des personnes et même au-delà de ma commune », a-t-il affirmé au micro d’i-Télé. Sur la plage, au moment des faits, une seule des femmes présentes était simplement « voilée », selon le protagoniste contacté par Mediapart. « Aucune d'entre elles n'avait un burkini. »

Dimanche, le président de l'assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, avait de son côté jugé « légitime » la réaction des habitants de Sisco, un raccourci étonnant puisque l’enquête n’a pas encore livré ses conclusions. Il a ensuite appelé « chacun à garder son sang-froid ». Un conseil que beaucoup devront appliquer, sous peine de voir les amalgames et les dérapages se multiplier.

Voici la déclaration du PCF Corse au lendemain de ces tristes incidents.

Faire triompher sur la barbarie la force de l’humanisme, la solidarité et la fraternité (Déclaration du PCF Corse)

Les événements graves qui ont eu lieu ces deux jours mettent en relief le danger qui fissure à présent le lien social et déstructure la société.

Plus que jamais les valeurs républicaines essentielles, qui fondent le respect de tout être humain, quelles que soient ses origines, sa croyance ou son incroyance, doivent prévaloir.

La devise de Liberté d’Egalité de Fraternité comme la laïcité demeurent au cœur de cette affirmation le support intangible qui permettra de faire barrage à la haine, à la stigmatisation, aux affrontements et à la vengeance.

Le contexte national et international, après les attentats terroristes du groupe EI, donne à certains la justification d’actes ou de comportements inacceptables et condamnables du point de vue démocratique et absolument opposés au vivre ensemble.

C’est là le piège qu’il faut éviter en faisant triompher sur la barbarie la force de l’humanisme, la solidarité et la fraternité.

Bastia le 15 08 2016

Corse: les récits opposés des affrontements à Sisco (Laurent Geslin, Médiapart- 16 août 2016)
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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 05:06
Extraits du programme du Conseil National de la Résistance... "L'étrange oubli"

Que ce soit dans les programmes scolaires ou dans tous les lieux de mémoires, étrange cet oubli du programme du CNR porté par la jeunesse en pleine clandestinité?

Un programme d'où naquirent tous les grands CONQUIS sociaux qui font notre dignité et détricotés tranquillement aujourd'hui. La reponse est dans l'affiche ci dessous..

Michel Etievent - historien, spécialiste d'Ambroise Croizat, conseiller du film de Gilles Perret "Les jours heureux". (sur la page Facebook Histoire Populaire de Pascal Bavencove)

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 05:00
Entretien de Médiapart avec Sarah Schulman, intellectuelle new-yorkaise de la gauche radicale qui parle de New-York, de la société américaine, de la Palestine, de Trump et Clinton

Sarah Schulman: «Trump est un fasciste»

16 AOÛT 2016 | PAR MATHIEU MAGNAUDEIX

Romancière, essayiste, activiste queer, ancienne d'Act Up, militante pro-Palestine : Sarah Schulman est une figure de la gauche radicale américaine. Rencontre à New York, sa ville, dont elle déplore l'embourgeoisement et le conformisme.

De notre envoyé spécial à New York.- “Moustache”, dans l'East Village de Manhattan, est un restaurant oriental discret. C'est surtout une des dernières adresses abordables du quartier, et le QG de Sarah Schulman, née à New York à la fin des années 1950. L'intellectuelle vit depuis 1979 dans le même appartement, à une rue de là.

Elle a grandi dans une ville bouillonnante, celle des sixties et des seventies, la capitale de toutes les libérations — sexuelle, mouvement gay, Black Power. « New York était la ville des réfugiés, des rejetés, des pauvres qui cherchaient une vie meilleure, de ceux qui fuyaient leur milieu conservateur pour devenir des artistes », dit Schulman en sirotant une bière.

De ce Manhattan, mélangé et populaire, vibrant et créatif, il ne reste plus que des vestiges. Le cœur battant de la ville est devenu une réserve pour les très aisés et les super riches, qui n’en finit pas de pousser plus loin les pauvres et la classe moyenne. À Manhattan mais aussi à Brooklyn, de l'autre côté de l'East River, les histoires de gentrification se ramassent à la pelle : les deux tiers du salaire engloutis dans les dépenses de logement ; le loyer qui augmente brutalement de plusieurs centaines de dollars sans recours possible et oblige à déménager plus loin, vers le nord et l'est, loin des transports en commun ; les promoteurs qui se précipitent sur le moindre bâtiment disponible pour en faire des « condominiums » luxueux.

Sorti sur les écrans new-yorkais au printemps, le film Los Sures raconte le quotidien en 1984 d’un ghetto latino de Williamsburg (Brooklyn). Les images, d’époque, montrent des rues sales et défoncées, où une jeunesse désœuvrée se débrouille comme elle le peut. Aujourd’hui, les maisons réhabilitées bordent des rues proprettes. Il faut de l’argent, beaucoup d’argent, pour habiter ici. Le quartier est un des plus courus de Brooklyn. On y boit de (délicieux) cocktails à 12 dollars.

Sarah Schulman, 57 ans, fait partie de ces New-Yorkais de toujours qui ont vu la machine infernale de la gentrification dévorer la ville. Dans son immeuble de l’East Village, le loyer est passé en trente ans de 250 à 2 800 dollars. L’acteur Alan Cumming a acheté le bâtiment mitoyen qu’il rénove à grands frais. Daniel Craig, l’actuel James Bond, habite au coin de la rue. Des immeubles typiques vont être détruits pour faire place à un hôtel de luxe. Les Noirs et les Portoricains sont partis depuis longtemps. Ils habitent dans des quartiers que les petites classes moyennes, chassées de Manhattan et des quartiers huppés de Brooklyn, viennent gentrifier à leur tour : une histoire sans fin.

Romancière, auteure de théâtre, Sarah Schulman est d'abord une activiste. Lesbienne et féministe, elle a créé les Lesbian Avengers, qui ont inspiré plusieurs groupes radicaux. Elle a milité à Act Up et lancé un grand projet d'histoire orale de la lutte antisida. Elle a fondé le Mix, le festival de cinéma expérimental queer de New York. C'est aussi une essayiste dont le prochain livre, Conflict is not Abuse, qui paraît en octobre aux États-Unis, se penche sur la façon dont nos sociétés se plaisent à dissoudre les rapports de force et les conflits qui les traversent.

Dans un ouvrage précédent, The Gentrification of the Mind (2012, University of California Press, non traduit en France), Schulman avait tenté de retracer l'archéologie de la gentrification à New York ; ce n'est pas une thèse d'urbanisme, juste sa lecture à elle, très subjective, de militante et de témoin.

Elle y raconte comment, au début des années 1980, tout a brutalement changé. New York, déclaré en faillite, est abandonné aux promoteurs. La construction de logements sociaux a cessé. C’étaient les années Reagan, l’ère du laisser-faire néolibéral et des crédits d’impôts pour les entreprises devenus la règle. Elle ironise : « Je paie plus d’impôts qu’un dirigeant de multinationale. »

Puis il y eut le sida. En vingt-cinq ans, 82 000 New-Yorkais en sont morts. Dans son livre, Schulman dresse la litanie des disparus, ses amis, artistes, écrivains, poètes, prostitu-é-s, immigrés décédés à la chaîne, dans l’indifférence générale. Cette catastrophe longtemps niée, aujourd'hui presque oubliée, est pour elle une des causes puissantes de la gentrification. Des dizaines de milliers de logements se sont vidés en quelques années. Schulman constate que les quartiers de New York où les morts du sida ont été les plus nombreux – le Lower East Side, Chelsea, Greenwich Village, Harlem – sont aujourd’hui ceux où la gentrification a été la plus violente. Et que les villes où le sida a le plus tué, New York ou San Francisco, sont devenues les plus chères.

Une ville « privée »

Depuis trois décennies, raconte-t-elle, New York s’est peuplé à une vitesse ahurissante d'habitants aisés ou d'héritiers, le plus souvent blancs, grandis dans les banlieues conformistes où la middle class américaine s'était exilée depuis les années 1950. L'ancienne cité mélangée, phare de l’innovation culturelle et politique, qui créait des« idées pour le monde », est devenue un « centre d’obéissance » au capitalisme, à la normalité sociale, à la consommation, autant de totems érigés, dit Schulman, en« nouveau fondamentalisme ».

Dans un de ses livres, The Mere Future (2009, non traduit en France), elle raconte un New York imaginaire et inquiétant dont tous les habitants travailleraient dans le marketing.

Avec cette nouvelle population, une « nouvelle culture » a émergé : la « gentrification des esprits » – le titre de son livre. « Les nouveaux venus sont profondément mal à l'aise avec la différence. Ils sont prêts à échanger leur liberté contre la sécurité. Ils veulent plus de police, une rue contrôlée, où l'on ne peut ni fumer ni faire de la musique. »

La création elle-même, dit-elle, s’est « homogénéisée ». « Il y a quelques décennies, les artistes étaient plus indépendants, plus anarchistes. Aujourd’hui, ils sont diplômés d’écoles d’art chères et produisent pour une culture plus institutionnelle. Ils lisent les mêmes livres, ont les mêmes professeurs. Les plus marginaux, les plus différents, eux, ne sont plus là. »

Schulman prévient : son livre, publié il y a quatre ans, est sans doute déjà dépassé. « La "deuxième phase" de la gentrification a commencé, dit-elle. Même les restaurants à la mode ne peuvent plus payer les loyers prohibitifs. Ils sont remplacés par des banques, des franchises. La ville se couvre de tours dont les appartements à plusieurs millions de dollars permettent à l’élite du monde entier de placer son argent de façon sécurisée. Ces grands projets ne comprennent aucune infrastructure publique, aucun hôpital, aucun parking, aucune école. Tout est privé. »

Pendant ce temps, le secteur public, sous-financé, est en perdition. « Les hôpitaux publics sont incroyablement mauvais. » Professeure dans une université publique qui accueille des étudiants modestes, Schulman voit 70 % d’entre eux échouer au diplôme,« faute d’argent et de soutien ».

Au “Moustache”, les bières ne sont pas chères. Sarah Schulman propose une nouvelle tournée. La discussion dévie naturellement sur cette campagne présidentielle folle, où le magnat de l’immobilier et star de la télé-réalité Donald Trump – justement un de ces promoteurs qui ont gentrifié New York – va défendre les couleurs du parti républicain face à Hillary Clinton.

Schulman définit sans hésiter Trump comme un “fasciste” : « Il veut des règles différentes pour les gens, fondées sur la race. C’est la définition même du fascisme. » Il est surtout la preuve d’un racisme viscéral toujours à l’œuvre. « Les Blancs pauvres qui votent pour lui n’ont rien, à part leur colère. Leur façon de conceptualiser leurs problèmes est d’en rendre les gens de couleur responsables. Qui vote Trump ? Qui vote républicain ? Les suprématistes blancs, toujours les mêmes vieux États esclavagistes. La guerre civile s’est terminée en 1865. En réalité, elle continue. » Sarah Schulman ne voit pas comment il pourrait gagner. « Il n’a pas le vote des chrétiens fondamentalistes », si influents dans la droite américaine. Pour elle, « Clinton sera notre prochaine présidente ».

L’activiste n’a aucune proximité avec la candidate démocrate. « Juive new-yorkaise pur jus », très engagée dans le mouvement BDS de boycott d’Israël – ce qui lui a valu d’êtreaccusée d’antisémitisme par une organisation sioniste –, Schulman est révoltée par le soutien appuyé de Clinton à l’État d’Israël. C’est la raison pour laquelle elle a voté Bernie Sanders à la primaire démocrate : « Il a parlé de la Palestine comme aucun candidat ne l'avait jamais fait. »

Si elle redoute « la rapidité à déclencher des actions militaires » qu’aurait une présidente Clinton, elle votera pour elle sans état d’âme. Parce qu'elle veut barrer la route à Trump. Parce que Clinton « connaît le pouvoir » et qu’elle est la cible d’un « déferlement sexiste » qui l’écœure. Mais aussi parce que la candidate démocrate « ne croit en rien : on peut donc la changer par un bon travail actif de terrain ». Ses flèches les plus féroces, Schulman les réserve pour Barack Obama. « C'est un grand orateur. Mais c'est un faible. Il voulait juste être aimé, y compris par les plus conservateurs, au lieu de les écraser. Et finalement, avec lui, rien ne s'est passé. »

Formée à l’activisme flamboyant et pragmatique d'Act Up, Sarah Schulman préfère les résultats concrets. Occupy Wall Street, « mouvement utopiste sans demande véritable, qui donc ne pouvait rien gagner », ne l’a pas vraiment enthousiasmée. Elle ne croit plus en la capacité de révolte d’une partie des gays, noyés dans le conformisme et le« conservatisme ».

À ses yeux, la meilleure chose qui soit arrivée aux États-Unis ces dernières années est la dynamique militante de Black Lives Matter, « une rébellion contre le contrôle de l’État, contre les violences policières, contre l’incarcération massive des minorités », qui interroge aussi les dominations sexistes et les inégalités de genre. Que le futur président se nomme Clinton ou Trump, elle continuera à « pousser la barre le plus loin possible vers la gauche », à travailler « dans la marge et pour les marges », à militer en faveur de loyers accessibles pour tous. Les inlassables combats de sa vie.

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 06:46

On lâche rien ! Rendez-vous à la Fête de l'Huma

De « mon ennemi la finance » à la loi El-Khomri, de renoncements en trahisons,la politique du gouvernement Hollande/Valls a produit des gâchis et des dégâts considérables.

Ce qu'une loi a fait, le peuple peut le défaire ; la lutte contre la loi Travail continue, avec un rendez-vous national le 15 septembre.

Sur la loi Travail comme sur notre avenir, il est urgent que le peuple se fasse entendre. Le PCF a lancé La grande consultation citoyenne pour recueillir et faire émerger vos exigences et les rendre incontournables.

La Fête de l'Humanité, les 9, 10 et 11 septembre, sera l'occasion de vous faire entendre et de débattre.

On lâche rien! Rendez-vous à la fête de l'Huma!
Reconstruire l'espoir

A un an des échéances présidentielle et législatives, la politique menée par François Hollande a plus que déçu ; le pays la rejette.De « mon ennemi la finance » à la loi El-Khomri, de renoncements en trahisons, la vie de nos concitoyen-ne-s s'est encore dégradée, les gâchis et les dégâts sont considérables. L’entêtement de Manuel Valls et François Hollande montre qu’ils sont lâchés par celles et ceux qui les ont portés au pouvoir. Mais la droite et l’extrême-droite sont en embuscade,pour profiter du désarroi, avec des programmes libéraux radicalisés, extrêmement dangereux pour le pays. Il faut que surgisse une autre voie, celle de la parole populaire, de ses exigences et de ses propositions. Et la rendre incontournable.

Contre la Loi travail, on lâche rien

Cette parole populaire, elle s'est faite entendre, par pétition, dans les rues, sur les places ou par sondage contre la loi El-Khomri. Cette loi, c'est la destruction du Code du travail, la fragilisation des salarié-e-s, la généralisation de la précarité et du dumping social. Dans un pays qui crée plus de richesses que jamais.

Dans l'opinion et même à l'Assemblée, le gouvernement n'a pas eu de majorité. Le rôle d'un gouvernement, c'est pourtant d'entendre ce que veut le peuple. Ce qu'une loi a fait, le peuple peut le défaire. La mobilisation continue. Le Parti communiste la soutient et appelle à l'amplifier. Le gouvernement doit savoir qu'on ne lâchera rien et qu'en 2017 personne n'oubliera cette bataille. Une nouvelle journée de mobilisation nationale est prévue le 15 septembre, à l'appel de toutes les organisations syndicales et de jeunesse mobilisées.

Le peuple doit se faire entendre

Concernant la Loi Travail comme l'ensemble des autres domaines, vous en avez assez d'entendre toujours les mêmes qui parlent pour vous, sans vous écouter. En France comme en Europe, les décisions sont prises par eux, sans vous, contre vous. Pourtant, cela fait des années que les peuples sont fatigués des politiques d'austérité. Tout se passerait mieux si les gouvernants pensaient aux besoins populaires et à l'intérêt des nations plutôt qu'au respect du dogme libéral, écoutaient les citoyen-ne-s plutôt que les financiers.

Car, nous sommes des millions. Au fond, nous sommes les 99%. Ceux qui font tourner les machines, qui fabriquent notre pain, font rouler les trains ou pousser le blé, ceux qui éduquent nos enfants, soignent, protègent, construisent....

Le Parti communiste a pris une décision : construire avec vous les solutions et l'issue. Convaincu que chacun-e a un bout de la solution, il engage une Grande consultation citoyenne pour recueillir les avis de plus de 500 000 personnes et élaborer à partir de ces avis un pacte d'engagements communs pour 2017, soumis en octobre à une votation citoyenne. Participez-y dans vos villes et villages, dans votre entreprise, sur internet et à la Fête de l'Humanité

On lâche rien! Rendez-vous à la fête de l'Huma!

Le PCF organise depuis le printemps dernier une grande consultation nationale "Que demande le peuple".

Le questionnaire, proposé à 500 000 personnes dans le pays est un point de départ.

Comme nous, vous en avez assez de voir la parole populaire méprisée, ignorée, trahie.

Le Parti communiste lance une grande consultation citoyenne dans le pays pour débloquer la situation. Pour avoir un grand débat public, faire émerger les exigences populaires, ouvrir des solutions face à la crise. Un grand débat pour donner votre avis sur la France, l’Europe, le monde.

Vos exigences, exprimées et rassemblées doivent former un mandat populaire à rendre incontournable. Donc, à vous d’écrire la politique, à vous la parole !

Nous avons déjà fait remplir plus de 200 exemplaires au niveau de la section.

Si vous n'avez pas eu d'exemplaire papier à remplir, il est possible de remplir ce questionnaire en cliquant sur le lien suivant :

http://srv4.cawi.fr/cgi-bin/cawi/Q/p1604via0072/p1604via0072.pl/

N'hésitez pas à diffuser ce lien autour de vous en incitant vos proches et contacts à remplir ce questionnaire.

Un bon mois d'août à tous.

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