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Exprimons notre volonté de vivre en Paix dans un monde de Solidarité, de Justice, de Fraternité.
Aucune de nos différences de convictions d'appartenances ou sensibilités ne doit faire obstacle à l'expression de cette volonté commune. La guerre est toujours un échec, elle conduit au chaos et enfante des monstruosités dont sont victimes les peuples, les populations civiles jetées sur le chemin de l'exil.
Stop à l'augmentation incessante des dépenses militaires qui favorise un commerce des armes immoral et dangereux. Les dépenses militaires mondiales ont doublées en 15 ans pour atteindre 1800 milliards de dollars, alors que le budget des Nations Unies pour les opérations de Paix est de seulement 8,7 milliards
Stop à l'augmentation des dépenses consacrées à la modernisation des armes nucléaires en France.
Lorsque la guerre se développe que les dépenses militaires augmentent que la paix est menacée il est urgent d'agir.
Marchons pour la Paix le 24 Septembre à Rennes:
- A partir de 12h RDV esplanade Charles de Gaulle
pique-nique-stands- musique- visite -expo.
- A partir de 13h Rencontre avec des Auteurs et des Personnalités françaises et des Mouvements de Paix d'Europe, d'Afrique, etc...
-Des cars partiront: de Brest à 8h 30 Morlaix 9 h 15 (Parking du Géant, RDV près du Garage Citroën) , Guingamp 10h, St Brieuc 10h 45
- Les inscriptions sont à faire dans les syndicats UL ou UD CGT.
U D. CGT= Finistère: 02 98 44 37 55,
UD. CGT= Côtes d'Amor: 02 96 68 40 63,
Contact: 06 37 63 88 95
Communiqué de Presse du 6 septembre 2016 du Mouvement de la Paix
Combien d’êtres humains campés dans des conditions inhumaines parce qu’ils ont seulement voulu se sauver d’un pays dévasté par la guerre ou par la misère, sont-ils nécessaires pour amener nos gouvernements à assumer leurs responsabilités ?
Combien de violations du droit à l’asile par des États pourtant signataires de conventions officielles, sont-elles nécessaires pour mobiliser la communauté internationale ?
Victimes de conflits pour la redistribution des sphères d’influence à l’échelle étatique ou interétatique, de régimes liberticides et antidémocratiques, d’injustice sociale et d’inégalités économiques flagrantes à l’échelle nationale et dans le domaine des relations internationales, de dégradation de l’équilibre environnemental suite à une surexploitation des ressources naturelles, le nombre de personnes en déplacement forcé ne cesse d’augmenter chaque jour. Surtout après les interventions extérieures et les guerres dévastatrices en Afghanistan, en Iraq, en Syrie, en Libye ou en Afrique sub-saharienne, les rescapés originaires de ces pays, souhaitant demander refuge au sein de l’UE, se sont multipliés.
Obligé(e)s de fuir pour survivre, ils doivent faire face de plus en plus souvent, à des frontières fermées, barbelées, barricadées, les privant de leur droit au libre déplacement. Leur vulnérabilité et leur impuissance exploitées par des trafiquants sans scrupules, ils et elles sont poussé(e)s à risquer leur vie afin de contourner ces obstacles. Arrivé(e)s à leur destination souhaitée ou imposée, ils affrontent très souvent des politiques d’enfermement, de cantonnement dans des centres de détention ou des camps improvisés, des restrictions de leurs libertés individuelles, des violations des droits fondamentaux de l’être humain, des conditions humiliantes pour leur dignité, des exploitations dans le marché du travail.
A côté de ces phénomènes d’exclusion ou de discrimination, des initiatives de soutien et de solidarité à leur égard se sont également manifestées au niveau personnel ou collectif.
Nous toutes, nous tous, citoyennes et citoyens en marche aujourd’hui pour témoigner de notre adhésion aux principes de la culture de la paix, nous devons relayer autour de nous, par nos actes et nos discours, cet élan de solidarité ! Nous sommes tous concernés par la tragédie des réfugiés ! A la fois en tant qu’êtres humains et en tant que membres de sociétés coresponsables de leurs malheurs. N’oublions pas que les conflits à l’origine du déplacement des réfugiés de nos jours, sont en partie le résultat d’ingérences extérieures, présentées tantôt comme humanitaires, tantôt comme pacificatrices, par des pays divers et variés, dont certains membres de l’UE, agissant tous seuls ou sous l’égide de l’OTAN.
» En avant pour le succès des Marches pour la Paix du 24 septembre 2016″
N’oublions pas que la solidarité à l’échelle de l’État ne relève pas seulement d’un acte d’humanisme mais aussi d’un devoir qui découle des engagements pris lors de la rédaction des textes fondamentaux de l’UE et de la signature de conventions internationales concernant le droit à l’asile.
Condamnons les politiques inhumaines et criminelles de la fermeture des frontières et des marchandages cyniques avec des pays frontaliers de l’UE, visant à empêcher l’acheminement des réfugiés vers d’autres régions de cette union. Exigeons au contraire, de la part du gouvernement français et des autres gouvernements de l’UE de sécuriser les parcours, d’établir des voies légales d’immigration pour ceux qui fuient des situations conflictuelles, d’instaurer des « visa-asile », d’accueillir les migrants sur l’ensemble de ses territoires conformément au principe d’une réparation équitable et proportionnelle entre les pays-membres, de développer de structures d’intégration dans les sociétés locales.
Ne cédons pas aux discours haineux, nationalistes et racistes de groupes ou partis politiques, s’opposant à l’accueil des réfugiés et déclinant tout brassage culturel ou tout modèle de société multiculturelle. Combattons les amalgames qu’ils diffusent entre réfugiés et terroristes et dévoilons la récupération qu’ils tentent, des valeurs de la laïcité, afin de diviser la société française et mieux cacher leur intolérance à l’égard de la religion musulmane.
Exhortons nos gouvernements à favoriser un règlement pacifique des conflits en cours, et la négociation d’un ordre démocratique et pacifique sur les régions tourmentées. Pour ce faire, redonnons à l’ONU les moyens pour qu’elle puisse exercer sa mission d’arbitre pacificateur !
Dénonçons un commerce d’armes florissant (1800 milliards de dollars de dépenses militaires dans le monde en 2014 contre 8,4 milliards de dollars pour les opérations de Paix de l’ONU), dont l’étendue contribue, ne serait-ce de manière indirecte, à la poursuite et à l’escalade des conflits en cours, et dont les principaux ‘bénéficiaires’ en termes économiques, sont les principaux pays exportateurs.
Arrêtons les soutiens directs ou indirects à des régimes autoritaires et totalitaires à des fins purement géoéconomiques et géostratégiques.
Créons les conditions d’un monde économiquement juste et solidaire et oeuvrons pour une redistribution des richesses accumulées de manière inégalitaire et illégale à l’échelle planétaire, à travers les pratiques de néo-colonialisme et de concurrence déloyale.
Assumons nos responsabilités devant les générations futures censées de juger notre civilité et humanité à l’aune de nos attitudes présentes face aux populations persécutées et vulnérables.
Souvenons-nous des expériences des réfugiés de passés récents, ayant participé à la construction de la société française et d’autres sociétés de l’UE, et respectons la mémoire de toutes celles et ceux qui se sont battus pour qu’une crise d’accueil ou de solidarité, ne puisse plus se produire et coûter la vie à des êtres humains cherchant désespérément à se mettre à l’abri de pogroms et de pratiques d’extermination.
Le Mouvement de la Paix Saint-Ouen, le 6 septembre 2016
On aurait tort de sous-estimer l'humour militaire.
Le Général Pierre Le Jolis de Villiers de Saintignon, chef d'état major des armées nous gratifie d'une de ces bouffonneries dont il a sûrement le secret : « 2% du Produit Intérieur Brut (pour le budget de l'armée NDLR) c'est le prix de la Paix ». Taquin... quand on connaît le coût de la guerre.
Le ministre de la Guerre, pour ne pas être en reste, rappelle que l'objectif des 2% du PIB - 41 milliards d'euros en 2020 - est « souhaité » (!) par l'OTAN . Sûrement le prix de l'indépendance nationale ! On est le Clemenceau que l'on peut.
Et pour conclure cette revue de galéjades rappelons que le budget de la Culture pour l’exercice 2016 est est en France de 7,3 milliards d'euros.
Rompez les rangs.
Les dépenses militaires mondiales sont passées de 1 144 milliards de dollars en 2001 à 1 773 milliards en 2015.
Pour autant le Monde est-il plus sûr ?
La multiplication des conflits, les interventions impériales, la dislocation de pays entiers parlent d'eux mêmes.
Populations déplacées, victimes civiles par centaines de milliers, réfugiés jetés sur les routes de l'exil, traités de façon indigne la plupart du temps..les peuples paient ce chaos au prix fort.
Comment s'étonner que la France qui tient un des premiers rôles dans ces sinistres aventures, qui se pose en « fille aînée de l'OTAN », qui développe une politique étrangère totalement déséquilibrée se trouve aujourd'hui directement prise dans la tourmente ?
Ensemble arrêtons cette folie ! L'urgence est à la Paix. L'urgence mondiale est à la promotion et au développement de politiques sociales, économiques, culturelles s'appuyant sur la charte de l'Organisation des Nations Unies. Le PCF demande la sortie de la France de l'OTAN et l'engagement immédiat d'une Conférence de Paix au Proche et Moyen Orient pour le respect des droits des peuples, aux premiers desquels la Paix et la Sécurité.
Ensemble, faisons entendre notre voix en participant à la Marche pour la Paix le samedi 24 septembre à Rennes !
Brest le 11 septembre 2016.
Parti Communiste Français
Membre du Front de Gauche
Section de Morlaix 2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35 Mel : pcf-morlaix@wanadoo.fr
Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com
Le Samedi 24 septembre une distribution d’un tract PCF est programmée de 10h à 12h devant la Mairie de Morlaix (voir le tract en pièce jointe). Venez nombreux participer à la distribution et nous rencontrer.
Nous vivons des temps tourmentés.
Mais non, pour nous communistes, rien ne nous fera céder aux discours de peurs et aux chantages qui les accompagnent. La peur est devenue un grand marché dans lequel de plus en plus de responsables politiques participent au concours de celui qui vendra le mieux « la » réponse magique pour nous sortir du cauchemar. Mais nous savons aussi que tous ceux-là sont des menteurs. Tenir un discours de vérité dans la période, ce n'est pas déclarer : « Moi, j'ai LA solution », il suffit de fermer les frontières, réduire les libertés, ne pas accueillir les réfugiés. Et surtout ne rien changer à ce monde de violences et d'inégalités. Ce n'est pas non plus rouler des mécaniques à coups de discours guerriers qui ne font qu’ajouter de la haine au sang. La sécurité, nous la voulons tous. Mais si nous la voulons, ce n'est pas pour être réduits au silence, isolés des uns des autres, mais ensemble, debout, libres et solidaires. Tenir un discours de vérité, faire réellement preuve de courage politique, c'est regarder les Français dans les yeux et leur dire qu'il faudra du temps, des moyens et que tout ne sera pas possible en un jour, mais qu'il faudra changer le monde, oh ! progressivement, mais le changer vraiment, profondément et pour de bon. Et c'est pour cela que nous sommes là. Nous sommes là pour commencer à ouvrir ce chemin
Nous sommes là parce que la France a besoin d'un nouveau pacte républicain.
Oui, nous voulons une nouvelle République. A ce discours on pourrait dire : « Olala !, encore un responsable politique qui va nous parler de République... fiioou !, il nous dit qu'il faut arrêter le blabla et nous parle de République ... y'en a marre. » C'est vrai qu'en ce moment, tout le monde parle de République à tort et à travers, c’est un peu la foire, à qui sera le plus républicain, comme un label qui effacerait toutes les contrefaçons. Pauvre République… Plus personne ne sait vraiment ce que ça veut dire. Les jours, les mois, les années de la Ve Républiques sont comptées. Le mouvement est inexorable. Le temps est venu d'une refondation démocratique très profonde. Nous voulons une nouvelle République pour tous et partout, sur tout le territoire.
Notre nouvelle République sera démocratique.
Une république sans 49-3, avec un Parlement respecté, élu à la proportionnelle, des référendums d’initiative populaire, l’élargissement du droit de vote des résidents étrangers et une limitation du cumul des mandats. Une République où la laïcité ne serait plus dénaturée et instrumentalisée pour exclure, mais un fondement du vivre-ensemble.
Notre nouvelle République sera sociale.
Elle reprendra le chemin vers le progrès, la réduction des inégalités, le développement des services publics, l'avancée des droits. On nous parle d'identité pour soi-disant évacuer les grandes questions sociales. Ça n'a pas de sens. Car que serait l'identité d'une France qui tournerait le dos à l'ambition d'égalité sociale, à la culture commune qui fonde notre République : égalité, liberté et fraternité ? Eh bien ce ne serait plus la France. Et quand la droite propose de liquider toute ambition sociale, elle s'attaque à la France tout simplement. Divisée sur d'autres sujets, les candidats de la droite sont totalement unis sur la question sociale : suppression des 35 heures ; primauté des accords d’entreprise ; réduction du nombre de fonctionnaires ; rallongement de l’âge légal de départ à la retraite…
Notre République, elle sera aussi protectrice.
Elle protégera chacun dans tous les aspects de sa vie contre la loi du plus fort par l'essor des services publics, par l'élargissement des droits et de notre système de Sécurité sociale. Elle protégera notre planète et notre environnement par la révolution écologique de nos modes de vie et de production. Et elle assurera la sécurité de tous grâce à une nouvelle politique publique de sûreté nationale. Il faut en finir avec les blablas, et agir. Tous les services publics, d'éducation, de sécurité et de justice ont besoin de moyens supplémentaires mieux répartis sur le territoire pour le suivi et l’investigation des signalements, des démantèlements des filières d'enrôlement et de trafics d'armes. Les services de justice doivent être mieux équipés et formés. Une coopération européenne et internationale des services civils et militaires de renseignements doit se fixer pour objectif la neutralisation des individus dangereux.
Notre nouvelle République sera universelle et fraternelle.
À l'exact opposé des veules récupérations politiques et des paroles de haine entendues après le massacre de Nice. Oui, la fraternité et le vivre-ensemble ne sont pas des vains mots. C'est l'avenir sur cette planète où nous sommes tous plus que jamais des citoyens du monde.
Enfin, notre nouvelle République sera pacifiste.
La guerre n'est pas le propre de l'homme. Elle est le mal des sociétés de domination. Et voilà pourquoi le capitalisme la porte comme la nuée porte l'orage. Derrière les guerres se cachent toujours des enjeux de pouvoir et de captation des richesses. Et derrière les soldats du terrorisme se cachent les plaies purulentes de notre société en crise.
Certains vont dire : ils sont sympathiques ces communistes avec ces belles idées, on aimerait bien les croire, mais ce n'est pas réaliste !
Ces communistes, que des utopistes ! Eh bien non, tout ceci est possible et c'est même la seule voie réaliste pour qui veut éviter le chaos dans lequel on nous enfonce. Mais le réalisme passe aussi par une reconquête essentielle : celle de notre pouvoir sur l'argent, sur les immenses richesses détournées par la finance. Cet argent et ce pouvoir que les 1 % nous ont confisqué. Oui, il est plus que temps « d'aller récupérer le fric, de reprendre le grisbi ! » Cette année, 93 % de la croissance mondiale ont été captés par les 1% !
En France, l'exemple le plus parlant a été le CICE. Le CICE a été la plus grande arnaque du quinquennat Hollande. Le casse du siècle pour Gattaz et ses 40 entrepreneurs ! 40 milliards… 40 milliards pour 1,1 million de chômeurs en plus depuis 2012 ! Nous, bêtement, on avait cru comprendre que le patron du Medef avait promis 1 million d’emplois en échange de ce chèque astronomique. Mais en fait, c’était un million de demandeurs d’emplois… Il avait oublié un mot… ça rentrait pas sur le pin’s ! La spécialité de tous ces chantres du libéralisme c’est en réalité la captation pure et simple des subventions publiques. Ce sont eux qui organisent le pillage de l’État et qui crient ensuite que les caisses sont vides.
Au fond, le Medef ne demande pas la fin de l’intervention publique, il réclame qu’elle soit détournée en sa faveur. En réalité, nous sommes passés dans les années 80 d’une assurance sociale apportée aux travailleurs à une garantie financière apportée aux banques et aux investisseurs. Mais la puissance de l’État est intacte, elle a juste été détournée.
2017, année de tous les dangers
Le scénario qu’on nous vend pour 2017 est dangereux pour la France. Le FN est plus que jamais en embuscade. Marine Le Pen n’a même plus besoin de parler, la droite et le gouvernement se chargent de lui faire une campagne sur mesure. Mais qui est Marine Le Pen ? Marine Le Pen c’est l’outrance et le nationalisme de Donald Trump, le libéralisme de Theresa May, et le racisme et l'autoritarisme de l'extrême droite autrichienne. Pourtant, c’est bien elle et son parti de haine qui chaque jour gagnent du terrain.
Les Républicains, eux, s’entredéchirent aujourd’hui mais seront bientôt en ordre de bataille pour mener à terme leur projet de destruction du modèle social français. Quant à Emmanuel Macron, le renard du Medef lâché dans le poulailler socialiste, l’homme qui fait du neuf avec du vieux et du vieux avec du neuf, il ne fait que tirer davantage à droite, un échiquier politique qui n’a pourtant pas besoin de ça.
Quant à François Hollande, il attend son heure pour se présenter en moindre mal tout en voulant continuer sa politique. Et pendant ce temps-là, pour la gauche de progrès c’est le plein des candidatures. Il existe pourtant une majorité sociale de progrès dans notre pays et il est de notre devoir de la transformer en majorité politique. Divisés nous perdrons, unis nous pouvons sérieusement envisager de lever une majorité de gouvernement. C’est pourquoi le PCF travaillera à faire converger ces forces, à faire du commun. Mais rien ne se fera sans un engagement massif des citoyens dans le débat présidentiel, sans une intervention de tous ceux qui ne veulent pas de ce scénario de défaite.
Qui s’en indigne ?
Les cinq cents premières fortunes de notre pays possèdent un patrimoine supérieur au budget de l’État. Les douze premières d’entre elles possèdent une fortune de 194 milliards d’euros, en progression de 28 milliards
«A Morlaix, Mme Le Brun, Sarkozy, ça n'passe pas !»
Il y a deux semaines, Mme Le Brun annonçait qu'elle avait choisi de faire campagne en 2016 lors des Primaires de la droite pour Nicolas Sarkozy et qu'elle allait être son oratrice et sa représentante pour les questions d'éducation. Voilà qui éclaire bien rétrospectivement le coup de force de la suppression - sans débat ni concertation - des plats alternatifs proposés ponctuellement aux enfants de culture musulmane et aux enfants végétariens des écoles publiques. Prétendre défendre la laïcité et République en créant de faux débats médiatisés sur l'«identité française», l'«assimilation», la «menace» représentée par l'Islam et les communautarismes, voilà qui ressemblait tout à fait en effet à l'approche clivante et réductrice de la question scolaire par Nicolas Sarkozy.
Services publics: reculs à grande vitesse
La direction des Finances publiques, sans cesse à l'affût de réductions de coûts de gestion, recherche, entre autres, avec opiniâtreté toutes les solutions qui lui éviteront de recevoir les usagers. En mai dernier c'était la déclaration par internet devenue désormais obligatoire pour certains, et bientôt pour tout le monde, même pour ceux qui n'ont pas d'ordinateur ou ne savent pas s'en servir. Aujourd'hui, les maîtres du service public, dont les cours de services rendus aux usagers ne font manifestement pas partie de la formation, ont décidé de fermer au public, chaque après-midi, les accueils des centres des finances publics. Ce sera ainsi le cas, très bientôt, du centre de la place du Pouliet à Morlaix. Quel mépris pour les contribuables ainsi rangés au simple rang de « cochons de payants » !
Non à une qualité d'accompagnement des personnes âgées dégradée à l'EHPAD de la Boissière
Le Front de Gauche du Pays de Morlaix apporte son soutien total aux personnels de l'EHPAD de la Boissière dans leur combat et contre la suppression de six emplois de personnels employés en CDD et contre une réorganisation des services qui se traduira par une dégradation de la qualité de l'accompagnement pour les personnes âgées résidentes.
Pourquoi ne pas profiter de la baisse temporaire du nombre de résidents causée par les travaux de rénovation pour améliorer l'accueil des résidents à l'EHPAD de la Boissière plutôt que de réduire les moyens d'encadrement dans un contexte où les distances parcourues par les aides-soignants sont amplifiées et où les travaux génèrent du stress et de l'anxiété pour les résidents ?
Si le personnel est en surchauffe, si ses passages dans les chambres et auprès des résidents sont minutés, on peut très vite déshumaniser la prise en charge des personnes âgées.
Il est nécessaire d'avoir un taux d'encadrement suffisant, et les moyennes françaises en maison de retraite sont beaucoup trop basses par rapport aux normes d'autres pays européens, pour que les personnels donnent du sens à leur travail et y trouvent une satisfaction qu'ils communiquent aux résidents en prenant le temps d'aider les personnes dépendantes à manger à leur rythme, en ayant le temps de parler avec eux, de les promener, de les aider à se vêtir, de leur faire une douche par jour, toutes choses essentielles pour donner aux personnes âgées en structure, déjà fragilisées, l'envie de vivre, de se maintenir, de se parler.
Nous serons tous un jour des vieux, peut-être appelés à finir leur vie en maison de retraite.
Cette question concerne la société toute entière qui doit trouver des moyens financiers pour donner à tous les moyens de bien vieillir, avec un accompagnement humain et social de qualité.
L'EHPAD de la Boissière avait une bonne réputation jusqu'ici: déjà depuis quelques temps, les aides-soignants ont moins de temps à passer avec les résidents. Ne dégradons pas encore les conditions d'accueil en approuvant la gestion strictement comptable et financière de l'ARS et en mettant en place des nouvelles règles d'organisation à l'EHPAD qui se traduiront par moins de temps de transmission, la suppression de la pause du matin, moins de jours de récupération, plus de "productivité" donc moins de temps passé avec chaque résident et de temps consacré à l'humain!
Avec le non renouvellement par le Maire de Morlaix des contrats de six personnes employés en CDD, on assiste encore une fois à une manière de considérer les salariés comme des mouchoirs que l'on pourrait jeter à sa convenance. Les propos de Mme Le Brun ne rassurent personne : il n'y aucune garantie que ces personnels soient réembauchés dans un an et auront-ils même l'envie de revenir travailler pour l'EHPAD vu comment on considère leur investissement. Ne va t-on pas profiter de la réorganisation justifiée au prétexte des travaux pour réduire durablement le taux d'encadrement afin de faire des économies sur le dos des résidents ?
Si l'ARS veut baisser son attribution de moyens en prétextant de la réduction temporaire du nombre de personnes âgées accueillies le temps des travaux, le rôle d'Agnès Le Brun est de le dénoncer et de résister. Elle n'a pas été élue pour servir de courroie de transmission à l'Agence Régionale de Santé quand la qualité de l'accueil en structure et de la prise en charge santé des habitants du pays de Morlaix est en jeu.
Appel : zéro fermeture de bureau de poste
Nous sommes usagers, syndicalistes, élus locaux, réunis à la fête de l’humanité, ce jour du 10 septembre 2016, nous lançons un appel à toutes nos concitoyennes et concitoyens pour défendre et développer le service public de la Poste.
L’objectif principal du contrat de présence postale territoriale pour les 3 ans à venir, en cours de discussion entre la poste, le gouvernement et l’Association des Maires de France, au nom de « l’adaptation du réseau aux contraintes économiques », est la fermeture de très nombreux bureaux de poste, en continuant les fermetures dans le monde rural et en les accélérant dans les villes. Il s’agit de passer d’un réseau où les bureaux de poste étaient largement majoritaires encore en 2014 (54 % aujourd’hui) à un réseau largement dominés par les « partenariats » où les bureaux de poste seront en forte régression.
Évidement La poste annonce que le nombre de points de contact (17 000) restera inchangé puisque les bureaux de poste seront transformés en agences postales communales ou en relais commerçants. Pour imposer cette régression, La Poste veut lever l’obstacle de l’opposition des élus, de l’action des usagers et des syndicalistes dans les territoires.
Il est donc créé 3 sortes de points de contacts différents : ceux qui relèvent du fonds de péréquation gérés par les CDPPT où il y a encore besoin de l’accord du maire et du conseil municipal, ceux qui ne relèvent pas du fonds de péréquation dans les communes où il y a un seul bureau postal, il y aura toujours un diagnostic partagé et un accord préalable du maire mais pas de la CDPPT ni du conseil municipal, et tous les autres où il n’y aura plus de diagnostic partagé ni d’accord préalable du maire et du conseil municipal pour fermer le bureau de poste.
Or, aucun bureau de poste ne doit évoluer sans l’accord préalable du conseil municipal et des CDPPT. Cette politique s’accompagnera de la création de maisons de services au public, et des facteurs guichetiers. L’objectif rejoint celui des missions nouvelles confiées aux facteurs pour compenser la régression des services publics sociaux et de santé, missions financées par les habitants concernés. La poste deviendrait la béquille de cette régression généralisée du service public. Il est possible de mener un combat offensif pour faire des véritables maisons de services publics , en posant des conditions de créations d’emplois en nombre suffisant, de formation des salariés concernés, de gestion démocratique et participative. La poste doit orienter sa politique vers ce qui est sa mission : le service public, et non pas empocher le CICE (300 millions par an) pour supprimer des emplois et privilégier la rentabilité financière.
Nous appelons nos concitoyens à :
1. Refuser l’orientation adoptée pour ce nouveau contrat de présence postale pour 2017-2019.
2. Se battre partout, pied à pied, pour empêcher toute fermeture d’un bureau de poste, « Objectif : zéro fermeture de bureau de poste ! »
3. Demander que les CDPPT soient élargies aux associations d’usagers et organisations syndicales représentatives du personnel et qu’elles soient consultées sur l’ensemble des évolutions en cours au sein du réseau postal local ou sur les réorganisations de services qui impactent les conditions de travail et le service rendu aux usagers.
4. Demander la hausse des ressources du fonds de péréquation qui permettent de financer les rénovations et accompagnements du public dans les bureaux de postes et que ce périmètre soit élargi au-delà des quartiers en politique de la ville.
5. Agir pour mettre en place de vraies maisons de services publics, ce qui implique des objectifs en termes de créations d’emplois, de formation, de gestion démocratique …
6. Créer partout des collectifs locaux et départementaux avec le triptyque gagnant usagers-syndicalistes- élus et partis politiques. Une coordination nationale impulsera ce mouvement en lien avec la « convergence des services publics »
Les premiers signataires : Paulette AGNEL, conseillère municipale de Velleron
François AUGUSTE, collectif départemental 38
Marie-Christine BASTIEN, collectif départemental 54
Sylvie BAYLE, secrétaire générale CGT postaux de Paris
Gérard BEAUSSAINT, postier retraité PCF 13
Claude BELLEC, Délégué au logement social de Brest
Nicolas BONNET OULADJ, président du groupe PCF-FDG au Conseil de Paris
Ian BROSSAT, Adjoint à la Maire de Paris
Jean Claude CHAILLEY, Secrétaire général de résistance sociale
Jean-Paul DESSAUX, fédération Sud PTT
Hélène DIAZ, postière retraitée PCF 13 Ismaël DUPONT, élu à Morlaix et communauté
Denis ESTEVE, ancien secrétaire de la CGT poste des Bouches-du-Rhône
Francis FOURNIER, responsable des postiers communistes des Bouches-du-Rhône
Nicolas GALEPIDES, syndicaliste, fédération Sud PTT
Jean-Philippe GILLET, militant CGT, secrétaire de la section PCF poste paris
Eric GUELLEC, Vice-Président de Brest Métropole
Jacqueline HERE, Présidente du groupe des élu-e-s communistes, Maire Adjoint de Brest François JACQUART, conseiller régional auvergne Rhône alpes
Michel JALLAMION, Conseiller régional Ile-de-France, président convergence des services publics
Michel LANNEZ, postier syndicaliste CGT
Gilles LE PROUST Maire d’Allones, membre du bureau de l’AMF
Didier LE RESTE, Conseil de Paris du 10e
Daniel LINOSSIER, comité vigilance : mettre la poste sous protection citoyenne
Joël MARSEILLE, adjoint au maire de TENCIN 38
Isabelle MATHURIN, membre du conseil national du PCF
Eliette MAUTREFF, postière retraité 13
Isabelle MAZELIN, Adjointe à la culture du Releck Kerhuon
Jean Claude MERY, cadre retraité de la Poste, ancien responsable départemental UFCCGT 13 Marc MINNI, Syndicaliste Portuaire Saint-Malo
Martial PASSY, Maire de Givors vice-président métropole de Lyon
Georges PISSON, postier retraité 13 Claude PONDEMER, militant PCF
Jacquy RIVOALAN, militant PCF Rennes
Alain VINATIER, postier retraité 13 PCF
La situation est préoccupante pour le service public postal à Brest. Après une fermeture prévue des bureaux du Port de Commerce et 4 Moulins, on apprend aujourd'hui une nouvelle fermeture au Phare de l'Europe alors même que la Poste touche près de 700 millions d'euros au titre du CICE ! Toujours les mêmes critères de rentabilité pour justifier ces fermetures !
Le syndicat de la CGT a commencé à se mobiliser, ci-joint une pétition que nous vous invitons à signer et relayer au maximum : CGT FAPT 29N: Non à la fermeture de bureaux de Poste à Brest ! Oui au service public !
Les élu-e-s communistes brestois se prononcent également contre ces fermetures. Le lien de leur prise de position paru dans le OF cette semaine : Groupe des élu-e-s communistes et de progrès du Pays de Brest | La poste à Brest : défendre à tout prix les services publics de proximité
Enfin, un appel lancé au niveau national durant la fête de l'Huma (que vous pouvez signé), que les élu-e-s communistes brestois ont d'ailleurs signé afin de s'organiser partout sur les territoires et porter efficacement nos revendications : Appel : zéro fermeture de bureau de poste
Il est urgent de se mobiliser pour penser des actions communes au niveau local afin de protéger le Service public de proximité car il est en danger. A ce titre, la Section de Brest, le PCF 29 et les élu-e-s brestois viennent de prendre contact avec la CGT et le collectif afin de penser des actions communes.
PCF Section du Pays de Brest
5 rue Henri Moreau 29200 Brest
Tramway : station St Martin
Tel 02 98 43 47 78 / Fax 02 98 43 44 62
@ : pcf_brest@yahoo.fr
vendredi 23 septembre 2016
Selon le journal Le Monde, le gouvernement va inscrire dans le prochain PLFSS des économies d’un "montant sans précédent depuis 2012". De 3,4 milliards € en 2016 d’économie inscrits dans le PLFSS 2016, on va passer en 2017, à 4 Mds soit 600 millions d’euros obtenus par le « virage ambulatoire » – des fermetures de lits d’hôpitaux –, 800 millions par des « gains d’efficience » demandés aux établissements hospitaliers (notamment par des achats groupés), 1,4 milliard par des économies sur les médicaments et dispositifs médicaux et 1,1 milliard pour la « pertinence » des soins – examens prescrits à meilleur escient, prise en charge médicale ou chirurgicale plus efficace, etc.
LE MONDE | 22.09.2016 à 19h56
Par François Béguin et Sarah Belouezzane
Le pari de ramener le régime général de la Sécurité sociale à l’équilibre serait-il sur le point d’être tenu ? Sans attendre la présentation officielle du dernier projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) du quinquennat, prévue vendredi 23 septembre, la ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, a tenu à annoncer elle-même la bonne nouvelle dès jeudi soir. « En 2017, le trou de la “Sécu” aura disparu », a-t-elle assuré aux Echos.
Avec trois branches sur quatre à l’équilibre (retraite, famille, accident du travailler), le régime général de la « Sécu » devrait présenter, en 2017, un solde négatif de « seulement » 400 millions d’euros, lié au seul déficit de la branche maladie. « Pour un budget de 500 milliards d’euros, c’est l’épaisseur du trait », estime Mme Touraine, qui compte bien faire de ce quasi-retour à l’équilibre un argument de poids de la prochaine campagne électorale.
« L’histoire de ce quinquennat, c’est la fin des déficits sociaux, lance-t-elle. La droite avait multiplié les franchises et creusé le déficit. Nous aurons sauvé la “Sécu”. » En réalité, en ajoutant 3,8 milliards d’euros du Fonds solidarité vieillesse (FSV) – la structure qui verse les cotisations retraite de chômeurs et le minimum vieillesse –, le déficit global devrait atteindre encore 4,2 milliards d’euros en 2017, ce qui reste tout de même le meilleur chiffre depuis 2001. Le retour à l’équilibre serait alors prévu pour 2019.
Dépenses en faveur des professionnels de santé Alors que la branche vieillesse devrait afficher en 2017 un excédent de 1,6 milliard d’euros, grâce aux différentes réformes engagées depuis 2010, c’est désormais la branche maladie qui fait figure d’« homme malade » de la « Sécu », selon l’expression de la Cour des comptes.
Celle-ci devrait afficher, en 2017, un déficit de 2,6 milliards d’euros (contre 4,1 milliards en 2016, une amélioration de 1,7 milliard par rapport à 2015).
A cette situation déficitaire vont venir s’ajouter les dépenses récemment accordées en faveur des professionnels de santé. Soit 400 millions d’euros supplémentaires pour les médecins libéraux en raison de la revalorisation de 23 euros à 25 euros du tarif de la consultation standard au 1er mai 2017, et 735 autres millions d’euros pour la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires hospitaliers et la revalorisation de leurs carrières.
« On se rapproche de l’équilibre grâce aux efforts des professionnels de santé, c’est donc une juste redistribution », explique-t-on Avenue de Ségur pour justifier ces sommes importantes engagées à quelques mois d’une échéance électorale.
D’ici à la fin de l’année, dentistes libéraux, Assurance-maladie et organismes complémentaires devront également avoir conclu une nouvelle convention tarifaire.
Puis suivront, en 2017, les kinésithérapeutes et les pharmaciens… La facture pourrait donc vite grimper pour la Sécurité sociale. Pour financer ces engagements, le léger relèvement du niveau de l’Objectif national des dépenses d’assurance-maladie (Ondam), de 1,75 % en 2016 à 2,1 % en 2017 – soit 650 millions d’euros de marge en plus – annoncé mardi par le ministre de l’économie et des finances, Michel Sapin, ne sera pas suffisant. Le gouvernement va aussi inscrire dans le prochain PLFSS des économies d’un montant sans précédent depuis 2012. Là où chaque année il demandait peu ou prou 3 milliards d’économie (3,4 milliards en 2016), il va en demander quatre en 2017 ! Soit 600 millions d’euros obtenus par le « virage ambulatoire » – des fermetures de lits d’hôpitaux –, 800 millions par des « gains d’efficience » demandés aux établissements hospitaliers (notamment par des achats groupés), 1,4 milliard par des économies sur les médicaments et dispositifs médicaux et 1,1 milliard pour la « pertinence » des soins – examens prescrits à meilleur escient, prise en charge médicale ou chirurgicale plus efficace, etc.
« Coups de rabot »
Côté recette, une augmentation des « droits de consommation» sur le tabac à rouler devrait rapporter120 millions d’euros. Une « contribution sur les fournisseurs agréés de tabac » devrait par ailleurs rapporter 130 millions d’euros, soit 250 millions d’euros supplémentaires. En outre, le secrétariat d’Etat au budget met en avant les mesures qui seront prises pour lutter contre la fraude à la cotisation sociale. Et qui ont rapporté près d’un milliard d’euros en 2016.
Christian Eckert n’est pas inquiet pour 2017 : « Les réformes qui ont été conduites, les économies et les recettes devraient permettre d’absorber les dépenses. » Le déficit du régime général affiché en 2016 (-3,4 milliards d’euros) a quant a lui aussi beaucoup à voir avec les réformes des retraites ainsi que la baisse du chômage. Cette année, la France a en effet connu un accroissement de sa masse salariale de 2,6 %, ce qui a engendré des recettes supplémentaires. Une tendance qui pourrait continuer en 2017. Si Marisol Touraine assure que ces résultats sont le fruit de réformes de « structure », plusieurs observateurs du monde de la santé s’avouent dubitatifs. « C’est en serrant de plus en plus sévèrement les coûts de la santé que le gouvernement a réduit le déficit de la branche maladie depuis 2012 », analyse Claude Le Pen, économiste de la santé à l’université Paris-Dauphine, qui juge que « Marisol Touraine a mené une politique de coups de rabot ». Une lecture qui rejoint celle effectuée par la Cour des comptes, qui avait appelé, mardi, à une réforme en « profondeur » de l’Assurance-maladie.
« Environ 40 % du déficit résulte de causes structurelles, indépendantes de la conjoncture », faisait-elle valoir, dénonçant le recours par le gouvernement à un « procédé comptable discutable », voire « opportuniste », avec l’intégration d’un « produit exceptionnel de CSG [contribution sociale généralisée] de 700 millions d’euros » ne correspondant à aucune recette supplémentaire de l’Assurance-maladie.
22 SEPTEMBRE 2016 | PAR JADE LINDGAARD
Deux anciens salariés du groupe d’agroalimentaire breton obtiennent la première reconnaissance du syndrome d’hypersensibilité aux produits chimiques par un tribunal et reçoivent plus de 110 000 euros chacun d’indemnités.
C'est le couronnement d’une procédure judiciaire pionnière dans la reconnaissance des maladies professionnelles et des souffrances liées aux pesticides. Le tribunal des affaires de sécurité sociale de Saint-Brieuc a accordé 110 000 euros d’indemnités à deux anciens salariés du groupe d’agroalimentaire Nutréa-Triskalia. Laurent Guillou et Stéphane Rouxel, employés jusqu’en 2011 à la réception des matières premières pour NNA, la filiale nutrition animale de Triskalia, ont été chacun victimes de deux accidents du travail ayant entraîné de graves problèmes physiques et psychologiques.
En 2014, ils sont les premiers salariés du monde agricole, non paysans, à faire reconnaître la faute inexcusable de leur employeur dans l’exposition aux pesticides. Le 22 septembre 2016, ils obtiennent la première reconnaissance du syndrome d’hypersensibilité multiple aux produits chimiques (MCS) par un tribunal. « Cette décision est une nouvelle victoire pour Stéphane et Laurent qui mènent maintenant depuis près de sept ans un combat sans relâche pour faire reconnaître leur maladie, exiger réparation et dénoncer le scandale sanitaire et environnemental que représente aujourd’hui l’utilisation massive et irresponsable des pesticides dans l’industrie agroalimentaire », se réjouit dans un communiqué le syndicat Solidaires, qui soutient les deux hommes. Ces deux décisions de justice braquent la lumière sur le sort des travailleurs de la conservation et de la transformation des produits agroalimentaires, victimes souvent oubliées de l’exposition aux substances chimiques.
Pourquoi ces deux hommes, conducteur installation et conducteur machine polyvalent, ont-ils été en contact avec des produits dangereux ? Ils travaillaient pour l’usine de Plouisy (Côtes-d’Armor) où ils devaient réceptionner des céréales préalablement traitées aux pesticides. Le 8 avril 2009, Laurent Guillou est victime d’un premier accident du travail lors du déchargement de produits traités par la société Eolys (une des trois coopératives ayant fondé le groupe Triskalia en 2010).
Un an plus tard, il essuie un deuxième accident alors qu’il décharge des céréales. Les cargaisons avaient reçu une telle quantité de pesticides qu’elles sont devenues toxiques. Dans le premier cas, le fournisseur avait utilisé un produit interdit (le Nuvan Total). L’employé dit ressentir des brûlures au visage et au cuir chevelu ainsi que des problèmes de respiration. Il en subit toujours les conséquences aujourd’hui, et souffre d’un syndrome d’hypersensibilité multiple aux produits chimiques (MCS). Il se manifeste par des céphalées, nausées, brûlures cutanées, toux, douleurs abdominales et musculaires dès qu’il est en contact avec des produits chimiques, même anodins, comme des produits ménagers.
Il ne peut plus supporter aucune odeur, et évite de sortir, ce qui réduit beaucoup sa vie sociale. Il a dû abandonner la chasse et la pêche, ainsi que l’entraînement d’une équipe de football. La mutuelle sociale agricole (MSA) a reconnu le caractère professionnel de l’accident.
Victime des mêmes accidents, Stéphane Rouxel, connaît les mêmes douleurs physiques que son compagnon d’infortune lorsqu’il est exposé à des produits chimiques. Il souffre lui aussi de MCS. Selon le médecin mandaté pour expertiser son état, « il est actuellement gêné par les produits de nettoyage domestique ». Il quitte peu son domicile et se renferme sur lui-même, « très anxieux et nerveux » selon son épouse. Il souffre de ne plus être capable de travailler et n’a pu terminer son stage de reconversion professionnelle pour des raisons de santé : il était en contact avec des produits détergents. La MSA a également reconnu le caractère professionnel de ses accidents.
Mais ces deux cas ne sont pas isolés. L’inspection du travail a relevé en 2009 plusieurs cas de salariés présentant des symptômes graves suite à la réception de blé traité chimiquement. Ces personnes intoxiquées n’avaient été ni informées des risques, ni formées au port des équipements de protection. Entre avril et mai 2009, des salariés sont victimes de graves symptômes à cinq reprises. En 2010, 11 intoxications de salariés sont rapportées entre février et mars. Pour François Lafforgue, avocat de plusieurs anciens salariés de Triskalia, « les conditions de travail étaient déplorables dans cette entreprise dans ces années-là. D’anciens employés ont été obligés de saisir la justice pour obtenir une indemnisation, ce qui n’est pas normal compte tenu du désastre ».
À ses yeux, la prise en charge des salariés intoxiqués devrait être plus simple. Deux autres anciens salariés de la même usine de Triskalia, Pascal Brigant et Claude Le Guyader, n’ont pas réussi à faire reconnaître le caractère professionnel de leur accident. Dans les dossiers de Guillou et Rouxel, le parquet a classé sans suite leur plainte au pénal. Ils se sont depuis constitués partie civile, et un juge d’instruction a été saisi. En mars 2014, un chauffeur-livreur de l’usine de Plouisy a mis fin à ses jourssur son lieu de travail. Chauffeur-livreur d’aliments pour bétail, il avait été victime d’un grave accident du travail deux mois plus tôt en déchargeant des sacs d’aliments médicamenteux destinés aux porcelets.
Le calvaire des personnels de Triskalia mérite d’autant plus l’attention que leur employeur est un géant du secteur agricole breton. Né en 2010 de la fusion de trois coopératives (Coopagri, Eolys et CAM 56), le groupe emploie 4 800 salariés et a réalisé 2,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2014. Il possède 250 magasins (Point vert, Magasin vert) et est connu du grand public au travers de ses marques Paysan breton, Régilait, Mamie Nova, Prince de Bretagne, Ronsard, Planète positive.
Des néo-nazis en acte et en puissance dont il ne faut pas sous-estimer le danger ni surestimer l'influence actuelle. Mais comme l'époque est troublée et que l'on ne va pas vers des jours très tranquilles et fraternels non plus...