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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 14:13
A Alep, en Syrie, l'ONU dénonce une "honte humanitaire" (Médiapart, 2 octobre 2016)

A Alep et en Syrie, l’ONU dénonce «une honte humanitaire»

2 octobre 2016

Par Agathe Duparc- Médiapart

Les habitants des quartiers est d’Alep se terrent et meurent quotidiennement sous les bombes des forces syriennes et de l’armée russe. Samedi 2 octobre, le centre de traumatologie de la ville a été détruit, portant à quatre le nombre d’hôpitaux visés. Totalement impuissante, l’ONU dénonce des crimes de guerre et poursuit son travail de documentation.

De notre correspondante à Genève. - Des corps de bébés, d’enfants, de femmes et d’hommes qui pourrissent dans les décombres d’abris à vingt mètres sous terre, victimes probablement des « buster bunking », ces redoutables bombes capables de provoquer des destructions massives. Des monceaux de gravats dans les rues qui recouvrent des cadavres. Des scènes d’horreur dans les « hôpitaux », où des médecins à bout de force amputent et soignent à la chaîne, à même le sol. La mort à petit feu de ceux qui souffrent de maladies chroniques et ne peuvent plus se soigner.

La communauté des humanitaires le dit et le répète en boucle depuis quinze jours : la situation dans les quartiers est d’Alep, où 275 000 civils sont piégés, est devenue inqualifiable d’horreur. Aucune organisation humanitaire n’a pu s’y rendre depuis le 7 juillet, contrairement aux quartiers ouest, siège de violents combats, mais qui ont pu être approvisionnés par le Croissant-Rouge arabe syrien.

Depuis le 22 septembre dernier, début de l’offensive massive des forces armées syriennes et russes contre les insurgés du groupe islamiste Ahrar Al-Cham, les habitants de l'est vivent un cauchemar, victimes de bombardements incessants, massifs et indiscriminés. Samedi 1er octobre, l’hôpital M10, le principal établissement de traumatologie de la ville, dans le quartier d'Al-Sakhour, a été visé, selon des rebelles et des secouristes, par au moins sept missiles lancés par des avions russes et des hélicoptères syriens. Deux patients auraient été tués et treize autres blessés. C'est la seconde frappe de ce genre contre cet établissement. Au total, quatre hôpitaux (sur les huit existants) ont été visés par les raids aériens ces derniers jours, quatre unités chirurgicales ont été attaquées.

« L'hôpital [M10] est désormais complètement hors service. Des murs, des infrastructures, des équipements et des générateurs ont été détruits. Il n'y a plus aucun garde ou personnel sur place. [L'hôpital] est dans le noir complet », rapporte Mohammad Abu Rajab, radiologue de l'établissement interrogé par Reuters.

Les frappes aériennes se concentrent aussi sur les voies d'approvisionnement qui mènent aux secteurs tenus par les rebelles, la route Castello et le quartier de Malah, au nord de la ville. Les combats au sol font également rage dans le quartier de Souleiman Al-Halabi, la ligne de front au nord de la vieille ville d'Alep, et dans le quartier de Boustan Al-Pacha.

En l’espace de onze jours, 338 personnes (dont 160 d’enfants), principalement des civils, ont péri et 846 ont été blessées dont 261 enfants. À cela, s’ajoute une situation désastreuse dans tout le reste du pays. Les combats et les frappes aériennes se sont intensifiés à Deir ez-Zor, à Hama, à Homs, à Idlib, dans la région de Damas et dans d'autres gouvernorats. L’ONU estime que 861 200 Syriens vivent actuellement dans des villes difficiles d’accès ou assiégées.

« Par où commencer ? » À la tribune du Conseil de sécurité, jeudi 29 septembre, Stephen O’Brien, chef du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), n’a pas caché son profond désarroi, disant éprouver « une tristesse intense, de la frustration et une énorme colère devant l’horreur pure et débridée de ce qui se passe, bien au-delà de l’horreur qui prévalait déjà il y a quinze jours ». Pendant 25 minutes, il s’est livré à un terrible réquisitoire contre l’inaction de la communauté internationale, passant en revue de manière détaillée et concrète les « crimes de guerre » commis chaque jour en Syrie contre les civils, au mépris total des conventions de Genève.

Un discours d’une grande force: « Je m’adresse à vous, le Conseil de sécurité, pour vous présenter mon rapport sur la honte humanitaire qui prévaut aujourd’hui en Syrie et à l'est d'Alep. (…) Ce n'est pas là le résultat imprévisible de forces qui sont indépendantes de notre volonté. C’est dû à l'action des parties aux conflits et c’est le résultat direct de l'inaction – que ce soit par manque de volonté ou par incapacité – de la communauté internationale, y compris ceux qui sont présents dans cette salle », a-t-il lancé, se demandant s’il existait encore, « une ligne rouge à ne pas franchir » dans la « destruction meurtrière ». La veille, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, avait estimé que la situation qui régnait à Alep était « pire que dans un abattoir ».

Préserver les éléments de preuves des crimes de guerre Stephen O’Brien a qualifié de « triste distraction » l’annonce par les Américains et les Russes, le 10 septembre, d’un cessez-le-feu qui a été violé par les deux parties. Ce qui a permis de repousser, une fois de plus, la mise en place de « pauses humanitaires » hebdomadaires d’au moins 48 heures pour évacuer les nombreux blessés, réclamée depuis des mois par l’ONU, le CICR et différentes ONG.

Le directeur de OCHA a répété que les prétendus « corridors humanitaires » mis en place unilatéralement par la Russie ne fonctionnaient pas, très peu de gens se risquant à les emprunter. « Vous feriez la même chose si vous n’aviez aucun endroit où aller et si vous saviez qu’à chaque instant un sniper peut vous tirer dessus [quand vous empruntez ces corridors] », a-t-il lancé aux membres du Conseil de sécurité, rappelant que des militaires étaient postés au point d’entrée et de sortie de ces couloirs, avec aussi le risque d’être arrêté. « Nous l’avons souvent dit : les civils ne peuvent pas se déplacer avec un tel degré d’insécurité. »

Le responsable onusien a assuré qu’« un jour viendra où les individus et les institutions qui ont perpétré de manière impitoyable et cynique ces crimes de guerre ne pourront plus se cacher » et qu’il était du devoir de l’ONU « de préserver les éléments de preuve [de ces crimes] et de pointer du doigt le ou les États membres et leurs responsables, ainsi que les militaires, qui en sont responsables ».

Samedi 2 octobre, dans un nouveau communiqué, Stephen O’Brien a appelé à cesser « la démagogie politique ou la défense étroite des positions politiques et militaires [des parties au conflit] » pour reconnaître « la gravité et l’horreur de la situation actuelle et agir avant qu’il ne soit trop tard ». Le ciblage systématique des structures et des personnels de santé par l’armée syrienne et l’aviation russe, constitutif de crimes de guerre, est désormais au centre de l’attention de l’ONU. Et il continue à être méticuleusement documenté par différentes agences onusiennes et par la Commission d’enquête sur la Syrie qui lui a consacré un rapport en août dernier. Vendredi, à Genève, Rick Brennan, le chef des urgences humanitaires de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a tiré la sonnette d’alarme 3, disant n’avoir « jamais vu cela en 23 ans de carrière sur le terrain dans différentes zones de conflit ».

À Alep-Est, seuls deux hôpitaux fonctionnent encore avec 135 lits et 30 médecins en activité. « Ils étaient 35 la semaine dernière », a précisé le docteur Brennan. Le 24 septembre, lors de frappes aériennes dans le quartier Jisr Al-Haj qui ont en partie détruit des entrepôts du Croissant-Rouge arabe syrien, l’un d’entre eux a été tué, en compagnie de son épouse, une sage-femme. Rick Brennan reste en contact, par vidéoconférence, avec la plupart de ces médecins qui travaillent jour et nuit « dans des conditions qui dépassent l’imagination ». « Ici à Genève, nous sommes souvent proches du désespoir, alors vous pouvez imaginer ce qu’ils ressentent là-bas ! » « Ces gars sont totalement épuisés, vidés physiquement et émotionnellement, mais ils continuent malgré tout à travailler. Ce sont des héros. Ils ont toute notre admiration et notre respect », a-t-il ajouté, décrivant la grande misère des structures médicales qui sont encore debout et manquent de tout. Il y a quelques jours, quatre enfants sont morts dans les couloirs, alors que l’unité de soins intensifs était pleine. « Les conventions de Genève interdisent les attaques contre les structures de santé et garantissent la neutralité des établissements et du personnel médical », a-t-il rappelé. Le 3 mai 2016, le conseil de sécurité de l’ONU avait adopté la résolution 2286 3 sur la protection du personnel médical dans le monde entier lors de conflits armés, restée lettre morte.

L’OMS travaille depuis des mois sur un plan d’évacuation des blessés à Alep, rendu impossible par le déchaînement de violence et l’obstruction systématique des autorités syriennes. Sur place, le personnel médical en est réduit à faire un tri pour identifier ceux qui seront prioritaires. Plusieurs hôpitaux des quartiers ouest d’Alep, eux aussi très démunis, sont prêts à recevoir des patients. Mais pour cela, il faut obtenir les autorisations du gouvernement syrien et du conseil local d’Alep. Le 20 septembre, Rick Brennan a rencontré le vice-ministre syrien de la santé. Les discussions se poursuivent. L’agence de santé onusienne fait chaque mois « un monitoring des violences commises contre le secteur de la santé » en Syrie. Le dernier, pour le mois d’août, fait état dans tout le pays de 7 médecins tués et 15 blessés, et de neuf hôpitaux touchés, trois centres médicaux et huit ambulances visés.

Seuls 45 % des hôpitaux syriens fonctionnent encore.

« La situation a désespérément empiré ces derniers mois. Sur plus de 100 hôpitaux publics dans tout le pays, seulement 45 % fonctionnent au maximum de leurs capacités, 35 % en partie, et 25 % sont fermés », a indiqué le docteur Brennan. Interrogé sur les responsables de ces attaques, il a répondu que désigner les coupables n’entrait pas dans le cadre « du mandat et de l’expertise de l’OMS ». Il a reconnu que des « discussions » avaient eu lieu, y compris ces derniers jours, « avec des responsables russes, afin de leur rappeler leurs obligations en matière humanitaire à Alep et ailleurs ».

Alors que la Russie va bientôt fêter sa première année d’intervention militaire 3 en Syrie, la situation est plus bloquée que jamais. Dans la nuit du 9 au 10 septembre, les chefs de la diplomatie américaine et russe avaient conclu à Genève un accord prévoyant un cessez-le-feu entre le gouvernement syrien et l’opposition. Ce qui avait alors été qualifié de « percée importante » volait en éclats une semaine après. Le 17 septembre, l’aviation américaine avait bombardé, « par erreur », les positions de l’armée gouvernementale syrienne à Deir ez-Zor, faisant 62 victimes et plus de 100 blessés. Moscou en avait conclu que « la Maison Blanche défendait l’État islamique » 3. Puis dans la nuit du 19 septembre au 20 septembre, un convoi du Croissant-Rouge arabe syrien (SARC) qui devait fournir des vivres à l'ouest de la ville d'Alep était attaqué à Orum Al-Kubra 3. L’attaque a détruit 18 camions (sur 31) et fait 18 morts parmi les humanitaires dont Omar Barakat, le chef du SARC. L’itinéraire du convoi était connu des autorités syriennes et de l’armée russe.

Moscou a réfuté les accusations lancées par les Américains, pointant du doigt les combattants du Front Al-Nosra 3 (la branche syrienne d’Al-Qaïda).

« Nous avons attentivement étudié les vidéos prises par les “activistes” sur les lieux du drame et n’avons trouvé aucun signe de frappes contre le convoi… Les vidéos ne montrent que les conséquences directes de l’incendie qui s’est étrangement déclaré au sein du convoi parallèlement à l’offensive d’envergure des combattants contre Alep », déclarait le major-général Igor Konachenkov, représentant officiel du ministère russe de la défense.

Une version précédente évoquait la présence d’un drone appartenant à la coalition internationale sous la direction des États-Unis et qui aurait survolé la zone avant le bombardement. Vendredi 30 septembre, une commission d’enquête onusienne a été mise en place sur demande du secrétaire général Ban Ki-moon. En attendant, les médias proches du Kremlin continuent, inlassablement, à servir la même version : celle d’une armée syrienne, appuyée par les Russes, qui se serait mise au service des habitants d’Alep dont les maisons sont « bombardés par les terroristes », comme dans le quartier de Dahiyat Al-Assad. « L’armée syrienne pilonne les positions des terroristes qui bombardent les maisons des civils », indiquait récemment le site Sputnik 3. Dimanche 2 octobre, ce même média a annoncé la poursuite d’une « opération humanitaire de grande envergure dans différentes régions de Syrie » 3, organisée par l’armée russe. Avec entre autres la distribution de cinq tonnes de denrées alimentaires remises aux habitants du quartier Muhafaza à Alep qui est en proie à de violents combats. Vendredi 30 septembre, le Conseil des droits de l’homme (CDH), basé à Genève, a adopté à la majorité une résolution qui prévoit l’organisation, en mars 2017 (sic !), « d’une table ronde de haut niveau sur la situation des droits de l'homme en République arabe syrienne ».

Cette réunion devrait aborder le problème des disparitions forcées et des détentions arbitraires, et elle se penchera sur « la nécessité de faire répondre de leurs actes les responsables de violations et d'atteintes qui y sont liées ». Des Syriens seront invités à s’y exprimer.

Sans surprise, la Russie qui est membre du CDH a voté contre, aux côtés de la Chine, de Cuba, du Venezuela, de l’Algérie, de la Bolivie et du Burundi, estimant que ce texte était « biaisé » et ne visait « qu'à imputer la faute de la situation en Syrie aux autorités légitimes et à détourner l'attention de ceux qui commettent des actes constitutifs de crimes contre l'humanité ». « Au lieu de soutenir les efforts en cours pour la paix, les auteurs, parmi lesquels figurent des pays qui appuient des groupes armés, préfèrent mettre l'accent sur la situation des droits de l'homme », a expliqué le représentant russe, accusant « Washington et ses alliés d'œuvrer en réalité contre des enfants innocents ».

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 13:33

Marie-France Beaufils et Christian Favier

Un budget 2017 qui fragilise encore plus les finances des collectivités

lundi 3 octobre 2016

Le Projet de Loi de Finances pour 2017 est marqué par la baisse de la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) aux collectivités territoriales à hauteur de 2,6 milliards d’euros ; portant à 9 milliards la baisse de la DGF en trois ans.

L’éternel argument gouvernemental de réduction des déficits n’est pourtant pas entendable, là où l’endettement des collectivités ne représente toujours que 10 % de la dette publique.

Ce sont les finances des départements qui sont principalement visées avec une baisse de plus de 11 % (1,1 milliard) de la DGF qui leur est allouée. Cette baisse mettra en danger une institution indispensable à la vie de la République, ainsi que des politiques territoriales, éducatives et de solidarités quotidiennes qui y sont liées.

Si les acteurs de la vie locale semblent en partie avoir été entendus à travers les premières annoncent d’une augmentation de la péréquation verticale via une hausse de la Dotation de Solidarité Urbaine ainsi que de la Dotation de la Solidarité Rurale, celles-ci ne sont malheureusement pas à hauteur des espérances et ne parviennent pas à pallier à la baisse chronique de la DGF. Nous resterons par ailleurs particulièrement attentifs aux modalités dans lesquelles la hausse de la DSU et de la DSR s’inscrira, ainsi qu’à une réforme de la DSU attendue par les associations d’élus.

Nous serons également particulièrement vigilants enfin, quant à la proposition de suppression de l’article 150 de la Loi de finances portant à une réforme de la DGF.

Le volet Collectivités Territoriales du PLF 2017 tel qu’annoncé par le gouvernement s’inscrit donc dans la continuité d’un désengagement de l’État dont les conséquences ont pesé sur le quotidien des populations.

Au-delà, ces baisses sont à l’origine d’une diminution chronique de l’investissement local à hauteur de 25 %, freinant le développement économique des territoires et empêchant de répondre aux besoins des citoyens.

À l’heure où la nation est plus que jamais fragilisée par les divisions et le repli sur soi, il est temps de changer de cap et de permettre aux collectivités territoriales, piliers de la République, d’être en capacité de mener à bien leurs missions de services publics. Lors des débats budgétaires à venir, nous continuerons, comme nous l’avons fait depuis cinq ans à appuyer les propositions des élus locaux. Ceux-ci appellent à sortir des processus dévastateurs de réduction de la dépense publique.

Cela passerait d’abord par une augmentation de la Dotation Globale de Fonctionnement en revenant au niveau de 2013, mais aussi par une réforme de la fiscalité locale, en s’appuyant sur la prise en compte des actifs financiers comme composante de la contribution économique territoriale. C’est pour nous, la première étape, du changement de cap tant attendu par de nombreux élus et acteurs de la vie locale, dont nous continuerons de nous faire les porte-paroles au Sénat.

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 09:59

Ordre du jour du Conseil Communautaire du lundi 3 octobre 2016 à 18, CCI de Morlaix

- Bail amphytéotique administratif de 40 ans avec l'association SE/cW portant sur l'ensemble immobilier de la Manu concerné (redevance d'occupation de 1000 euros par mois). Morlaix-Communauté confie les bâtiments concernés de la Manu pour réaliser trois salles de cinéma (50, 100 et 150 places), un espace de spectacle vivant dont une salle de spectacle de 800 places debout (200 places assises), des espaces d'accueil, un café-restaurant avec une capacité de 100 couverts.

- Encadrement des bourses communautaires Projet Jeunes.

- convention avec le département du Finistère relative aux clauses d'insertion dans les marchés publics

- attribution d'une subvention de 17500€ à l'ART (Association Recherche Travail) qui a fusionné avec D'Place. - Schéma des Transports. Définition des orientations pour le futur réseau.

- Rapport d'activités 2015 de la DSP des transports urbains (Keolis)

- Rapport d'activités 2015 relatif aux déchets - Insertion de la commune de Locquénolé dans le dispositif « Zéro Déchet – Zéro Gaspi »

- Approbation du principe sur le recours à une procédure de délégation de service public pour la gestion et l'exploitation de l'aéroport de Morlaix-Ploujean

- Approbation de principe sur le recours à une procédure de DSP pour la gestion et l'exploitation de l'espace aquatique communautaire

- Choix du prestataire pour le dragage du port de Morlaix

- Élaboration du Plu de Plougasnou

– débat sur le projet d'aménagement et de développement durable

- Approbation de la révision allégée du PLU de la commune de Morlaix

- Dispositif d'aide à l'immobilier d'entreprises (jusqu'à 60 000€ par bénéficiaire)

- Participation au financement sites pilote Bretagne Très Haut débit (à hauteur de 114 000€)

- Attribution d'une subvention à l'association Chrysalide

- Attribution d'une subvention à l'association à Fer et à flots Venez nombreux ! C'est dans cette enceinte que se décident une partie de l'utilisation de vos impôts et les priorités d'investissement pour le développement du territoire.

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 09:06

Les sympathisants PS se détournent de Hollande, machine à perdre, mais il n'y a pas que l'hypothèse Montebourg qui se renforce (pour les primaires, sans doute, mais pour un premier tour, ne restera t-il pas identifié au bilan catastrophique du PS au pouvoir et à ses reniements? Inspirera t-il suffisamment confiance, lui qui a porté l'arrivée de Valls au gouvernement et a soutenu Hollande au deuxième tour des primaires en 2012, qui a porté d'abord les idées de 6ème République avant de se couler complètement dans la cinquième?).

Valls séduit de plus en plus, signe peut-être d'une forme de droitisation de l'électorat social-démocrate, qu'incarne aussi les intentions de vote très flatteuses pour Emmanuel Macron, l'homme du néo-libéralisme et du dépassement du clivage droite-gauche décomplexé, sorte d'héritier de Pompidou et de Chaban-Delmas, dont le "Mouvement en marche", porté par les médias au service des puissances d'argent, réunit sur le moment de nombreux soutiens citoyens...

Symptôme de repères politiques de plus en plus confus...

Article Ouest-France:

S'il devait participer à la primaire socialiste, François Hollande serait battu au second tour par Arnaud Montebourg selon un sondage BVA-Salesforce pour la Presse Régionale et Orange.

L'ancien ministre du Redressement productif serait en revanche battu par Manuel Valls si ce dernier se présentait à la primaire. La primaire socialiste passionne-t-elle autant que la primaire de droite ? Presque. Selon l'enquête BVA-Salesforce pour la Presse Régionale et Orange (1), près d’un Français sur trois (32 %) se dit intéressé par la primaire socialiste contre 35 % pour la primaire de la droite. Et c'est sans surprise chez les sympathisants socialistes que cet intérêt est le plus fort (67 %). Cet intérêt n'est toutefois pas synonyme de belle participation. 4 % seulement des électeurs interrogés ont en effet l’intention de voter au premier tour de cette primaire, soit environ 1,8 million de votants. Une mobilisation très en deçà des prévisions pour la primaire de la droite et du centre (8 % soit 3,5 millions d’électeurs potentiels). Loin aussi de la primaire socialiste de 2011 qui avait rassemblé 2,7 millions de Français. « Néanmoins, le scrutin reste encore flou dans ses modalités tout comme dans la liste des candidats en présence. Cette double incertitude n’est pas de nature à mobiliser », fait toutefois remarquer BVA.

Hollande en difficulté

Passons aux intentions de vote. L'enquête révèle un François Hollande en difficulté si le chef de l'État se présentait à la primaire. Dans l’hypothèse d’un scrutin l'opposant aux candidats actuellement déclarés ou pressentis, M. Hollande arriverait certes en tête du premier tour, avec 43 % des intentions de vote, mais serait en revanche battu au second tour par Arnaud Montebourg (52 % contre 48 %). L'ancien ministre du Redressement productif bénéficierait, selon l'étude, de bons reports de voix des électeurs de Benoît Hamon (56 %) et du vote des plus jeunes (65 % des moins de 35 ans).

Autre scénario avancé par les sondeurs : la candidature de Manuel Valls.

Le Premier ministre dans cette hypothèse sortirait vainqueur des deux tours de scrutin. Manuel Valls arriverait en tête du premier tour, avec 44 % des intentions de vote, devant Arnaud Montebourg (31 %) et Benoît Hamon (14 %). Il remporterait ensuite un second tour serré - 51 % des suffrages contre 49 % - qui l'opposerait à Arnaud Montebourg.

Au 1er tour, Alain Juppé est donné dans ce sondage à 36% - Marine Le Pen à 30% (+2 points) - et Jean-Luc Mélenchon à 12% (-1,5 points).

Primaire du PS: Hollande en difficulté s'il se porte candidat (Ouest-France, 2 octobre 2016)
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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 16:08
affiche "chasseur de syndicalistes" - Info Com CGT

affiche "chasseur de syndicalistes" - Info Com CGT

VIOLENCES & REPRESSIONS :
L'ONU MET LA FRANCE À L'AMENDE !

Un rapport du Comité contre la torture des Nations unies fustige l'usage "excessif" de la force employée par les représentants de l'ordre ces derniers mois… Un comble pour ce gouvernement qui prétend défendre les libertés individuelles et collectives !

http://www.lepoint.fr/…/violences-policieres-l-onu-met-la-f…

Cette violence instrumentalisée, est à l'image de celle lors du mouvement contre le CPE en 2006. M. Buisson vient d'ailleurs de rapporter des faits et des propos glaçants du Ministre de l'intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy : « On laissera (les casseurs) faire leurs courses chez Darty et à Go Sport. » Le ministre de l'Intérieur était ensuite apparu sur les lieux, « fier de montrer à quel point il maîtrisait la situation face à un Premier ministre englué dans un affrontement mortifère avec la jeunesse ».

http://www.lepoint.fr/…/patrick-buisson-tance-nicolas-sarko…

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 15:53
Marie-Claude Vaillant Couturier en 1945

Marie-Claude Vaillant Couturier en 1945

Elle a planté ses yeux dans ceux des nazis

DANY STIVE

JEUDI, 7 MAI, 2015

L'HUMANITÉ

"Une vie de résistante, Marie-Claude Vaillant-Couturier", de Gérard Streiff.

Marie-Claude Vaillant-Couturier, rescapée d’Auschwitz, témoin à Nuremberg, militante communiste.

Quand elle entre dans la salle du procès des dirigeants nazis à Nuremberg le 28 janvier 1946, Marie-Claude Vaillant-Couturier aimante tous les regards. Cette belle et grande femme blonde aux yeux bleus, plutôt que s’avancer vers la barre où le président du tribunal vient de l’appeler, se dirige droit vers les bancs des accusés. Plantant ses yeux dans ceux des dignitaires nazis, cette femme sortie de l’enfer concentrationnaire sept mois auparavant défie les responsables de la solution finale. Avec elle, est entré dans cette salle le « terrible cortège de tous les rayés et tous les tondus des camps de concentration, avec le dernier corps trébuchant des affreuses files de Nuit et Brouillard, enfin tombé sous les crosses ; avec les huit mille Françaises qui ne sont pas revenues des bagnes, avec la dernière femme morte à Ravensbrück pour avoir donné asile à l’un des nôtres » (1). À la barre, elle apostrophe les responsables nazis : « Regardez-moi car, à travers mes yeux, ce sont des centaines de milliers d’yeux qui vous regardent, par ma voix, ce sont des centaines de milliers de voix qui vous accusent. »

Par cette scène initiale, Gérard Streiff ouvre une biographie rapide et bien enlevée de cette communiste hors du commun à l’usage des jeunes lecteurs. Autant dire que, en suivant les pas de Marie-Claude Vaillant-Couturier, on arpente le monde du XXe siècle. Photographe, journaliste, militante infatigable, pacifiste et féministe, élue communiste, elle a voyagé de par le monde et traversé les classes sociales. Issue de la bourgeoisie éclairée, elle rejoint les rangs des révoltés refusant les inégalités. Difficile avec un tel personnage, dans un texte si court, de ne pas verser dans l’hagiographie. L’auteur y parvient en refusant de l’enfermer dans la légende, mais en décrivant une femme « unique, engagée, habitée par la passion politique, d’une incroyable vitalité, élégante et discrète, humble mais tenace, simple et altière à la fois. Une sorte d’aristocrate rouge qui semble sortie d’un roman de Jean Vautrin ». Marie-Claude Vaillant-Couturier n’entrera pas au Panthéon en ce mois de mai, François Hollande ayant choisi d’autres personnalités pour féminiser un peu ce temple républicain si masculin. À lire ce portrait, on comprend qu’il a fait une erreur. Raison de plus pour encourager sa lecture par les plus jeunes.

(1) Discours d’André Malraux pour l’entrée au Panthéon des cendres de Jean Moulin.

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 15:01
Connie Hedegaard, une ex commissaire européenne au Climat, chargée du green washing chez Wolkswagen (Marianne, 30 septembre)

Marianne, Vendredi 30 Septembre 2016

Après les scandales de l'arrivée de José Manuel Barroso chez Goldman Sachs et la société cachée de Neelie Kroes, la Commission européenne offre un nouvel exemple de sa perception très ouverte du conflit d'intérêts. Connie Hedegaard, anciennement en charge du climat pour Bruxelles, rejoint ainsi Volksawagen, avec la bénédiction de la Commission.

C'est ce qu'on appelle un mauvais timing : au moment où la Commission européenne veut enfin rendre obligatoire l’inscription des milliers de lobbies actifs auprès des institutions européennes, une nouvelle affaire de conflit d'intérêts éclabousse Bruxelles. Après Barroso chez Goldman Sachs et la société cachée sous les palmiers des Bahamas de Neelie Kroes, ex-commissaire européenne à la concurrence, voici Connie Hedegaard.

Cette ex-commissaire européenne chargée du climat entre 2010 et 2014 et ancienne ministre du Climat et de l'Énergie au Danemark rejoint le groupe… Volkswagen. Plus précisément le pompeux "Conseil international de la durabilité" mis en place par le constructeur allemand, pris la main dans la boîte à gants d'une gigantesque fraude à la pollution en 2014.

La commission européenne n'y trouve rien à redire

Heureusement, à la Commission européenne, on ne voit pas où est le problème : le choix de carrière audacieux de Connie Hedegaard est une "décision individuelle" intervenue après la "période d'attente de 18 mois", délai après lequel les ex-membres de la Commission sont libres d'aller se vendre au plus offrant sans que le conflit d'intérêts ne puisse être retenu.

Rappelons qu'en 2014, Connie Hedegaard faisait feu de tout bois pour convaincre les États-Unis de s'engager sur la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre, un an avant la conférence sur le climat de Paris. Désormais, la nouvelle conseillère d'un des plus grands groupes de l'industrie automobile mondiale jetera ses compétences dans le vaste tambour du greenwashing à la sauce Volkswagen. Avec du beau linge pour lui tenir compagnie.

Des leaders internationaux pour tenter de rattraper le désastreux "diesielgate"

Parmi les autres membres de l'académie des sages du climat créée par le constructeur automobile, on note la présence de Margo T. Oge, ancienne directrice du département transports de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA). La même EPA qui a révélé le scandale des moteurs diesel truqués aux Etats-Unis en septembre 2015. Sur la photo de rentrée, on retrouvera aussi Yves Leterme, ancien Premier ministre belge, ou encore un professeur d'économie spécialiste de l'impact du changement climatique de l'Université technique de Berlin.

Des personnalités de premier plan dont la rémunération reste floue. "Nous présumons que Mme Hedegaard touchera des émoluments", indiquait ainsi benoîtement un porte-parole de la Commission au sujet de son ancienne collègue. Mais, selon l'ONG Corporate Europe Observatory, Connie Hedegaard ne touchera pas d'argent de la part de Volkswagen en dehors des frais liés à son activité, tout comme ses petits camarades. Une rémunération pas vraiment nécessaire dans l'immédiat : les collaborations de haut niveau de ce genre s'inscrivent dans un temps long. Tout comme les renvois d'ascenseur, dont les détails n'ont nul besoin d'être étalés sur la place publique.

À lire
>> Après les affaires Kroes et Barroso, course à la transparence sur les lobbies à Bruxelles
>> Barroso chez Goldman Sachs : Juncker en appelle au comité d'éthique européen
>> Mails, visites secrètes… Quand le commissaire Barroso fricotait déjà avec Goldman Sachs
>> "Bahamas Leaks" : cette commissaire européenne qui cachait une soci
été offshore

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 06:46
Ruffin, photo Sud-Ouest

Ruffin, photo Sud-Ouest

Ce jeudi, sur le parking de Bigard, j’ai croisé mon député socialiste.
L’occasion, pensait-on, d’une discussion chaleureuse.
Mais on a failli assister à une noyade…

Ce jeudi, le groupe Bigard, le n°3 européen de la viande, annonçait aux 84 salariés la fermeture de son site d’Ailly-sur-Somme (voir notre tract ici). On se trouvait sur le parking, entre le thermos de café et les chasubles CGT quand on a repéré un bonhomme en costume.

« C’est pas le député, lui ?
- Si
si. »
Pascal Demarthe, élu PS de ma circo.
Suppléant de Pascale Boistard, entrée au gouvernement.
Je ne l’avais jamais vu en vrai, lui.
C’est toujours différent sur les photos.
On s’est approchés pour discuter : c’est notre parlementaire à nous aussi, après tout !

François Ruffin : Bonjour, Monsieur. (On est polis.) D’après nos données, le groupe Bigard a reçu des aides de l’Etat, l’an dernier, à hauteur de 32 millions d’euros. Dont 11 millions de Crédit Impôt Compétitivité Emploi. Et là, ils ferment le site d’Ailly…
Pascal Demarthe : Ce qu’on peut dénoncer, en effet, c’est qu’il ait reçu des subventions et qu’il ait investi ailleurs.
François Ruffin : Mais vous ne pouvez pas les reprendre, ces 32 millions ? C’était fait pour créer de l’emploi…
Pascal Demarthe : Non, c’était fait pour investir, et ils ont investi. Sur d’autres sites, mais ils ont investi. Les emplois, en théorie, doivent arriver après, c’est une conséquence.
François Ruffin : Quand même, dans « Crédit impôt compétitivité emploi », y a « emploi ». Là, ils suppriment des emplois. Vous n’allez pas reprendre les 32 millions ?
Pascal Demarthe : Ce n’est pas possible. Vous pointez là, à mon avis, une faille du système : il n’y a pas eu de fléchage.
François Ruffin : Pourquoi vous l’avez fait, alors ? Là, vous donnez 32 millions à un groupe qui est déjà bénéficiaire ? Sans la moindre condition ?
Pascal Demarthe : Vous avez raison, on l’a bien dit : il n’y a pas de conditions, et ça, en effet, on peut le regretter.

Je me pince.
Le plus étrange, dans cet échange, c’est que Pascal Demarthe parle de cette mesure comme si elle lui était étrangère. Comme si elle n’avait pas été voulue par un président socialiste, mise en œuvre par un gouvernement socialiste, votée par des députés socialistes – dont, à l’époque, Pascale Boistard.
Allons-y pour l’estocade.

François Ruffin : Le problème, avec vous, le PS, c’est que, ici, dans vos circos, vous venez dire « on est avec vous, on est de gauche », mais à Paris, vous votez des lois de droite, avec des dizaines de milliards pour le patronat, avec des contrats de travail précarisés…
Pascal Demarthe : Ah mais…

Silence.
Un long silence.
Un très long silence.
Avec des borborygmes au milieu : « nous… non… nous… mais… »
Je compte.
Un… deux… trois… quatre… cinq…
Je regrette de ne pas avoir un chronomètre, pour mesurer combien ça dure.
Dix secondes.
Quinze secondes.
Je regrette de ne pas avoir une caméra, un téléphone, pour enregistrer ça.
Car le type fait des gestes.
Agite ses bras.
Il se noie en direct.

Pascal Demarthe : Nous, on le constate… vous et moi… sur le terrain… je pense que, effectivement, y a une faille…
Xavier Riffaudeau (son attaché parlementaire) qui vient le sauver : Il y a une faille dans le dispositif, etc.
Pascal Demarthe, se ressaisit : Ce que je peux déplorer, vraiment, c’est que nous on demande, depuis deux ans, à être reçus dans l’entreprise, avec la maire, de pouvoir visiter, mais le groupe Bigard a toujours refusé. Il n’a même pas répondu !

À cet instant, vous voulez que je vous dise ce que j’éprouve pour ce député ?
De la pitié.
On ne veut pas être méchant.
Il a déjà l’air si fragile, si perdu.
Sinon, on lui aurait bien demandé pourquoi, alors, depuis deux ans, depuis quatre ans même, avec un président socialiste, un gouvernement socialiste, des députés socialistes, pourquoi ils ne votent pas des lois pour diminuer le pouvoir des actionnaires ? Pour qu’entrent dans les Conseils d’administration des salariés, des élus, des consommateurs ? Pour que la démocratie ne s’arrête pas à la porte de l’entreprise, qu’on donne plus de pouvoir aux employés, aux syndicats ? Pour que Bigard et les autres soient contraints d’ouvrir leurs portes et leurs comptes ?
Pourquoi, à l’inverse de tout ça, depuis ans, depuis quatre ans, Pascal Demarthe et ses collègues votent-ils des lois, CICE, Pacte de responsabilité, Loi Travail, qui renforcent le pouvoir des actionnaires ? Qui délivrent des dizaines de milliards aux financiers sans le moindre contrôle ? Qui flexibilisent l’emploi, cassent le CDI, pour nous ramener lentement à la féodalité, au bon vouloir des maîtres ?
J’allais l’interroger sur tout cela.
Mais j’ai eu peur que, à nouveau, il se noie.

Je me suis éloigné, donc, me souvenant de son incompétence affichée.
C’était au printemps dernier.
On l’avait invité à débattre avec nous, en public, où il le souhaitait, quand il le souhaitait, sur les questions d’industrie et d’emploi.
Il nous avait répondu une longue lettre, se défilant savamment. Sur l’industrie, sur l’emploi, Pascal Demarthe s’y déclarait incompétent.
On avait apprécié la franchise.
Et un peu dommage, quand même, pour un député qui compte la Zone industrielle sur la circonscription…
Enfin, c’est pas ça qui va sortir les 84 salariés, et leurs 84 familles, de la panade.

Voir en ligne : Mais qui est Monsieur Bigard ?

Pascal Demarthe, député PS de la Somme

Pascal Demarthe, député PS de la Somme

Fakir, septembre-octobre 2016

Fakir, septembre-octobre 2016

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 06:41
Agents communaux de Morlaix: nouveau debrayage mardi 4 octobre (Le Télégramme - Ronan Tanguy, 30 septembre)

Réunis hier en assemblée générale, les agents communaux ont voté une nouvelle heure de débrayage pour mardi. Ils s'inquiètent des mesures visant à réduire certains de leurs acquis.

L'inquiétude demeure palpable au sein du personnel de la ville, qui emploie 420 personnes. Hier après-midi, environ 70 d'entre eux se sont retrouvés dans les locaux de la CGT, à Kernéguès, pour une assemblée générale organisée conjointement avec la CFDT.

Au terme de la réunion, un débrayage a été voté pour mardi. Le personnel est appelé à se rassembler dans la cour d'honneur de l'ancien lycée, de 14 h à 15 h, au moment où se tiendra le comité technique qui devrait valider le plan de mesures concernant l'Ehpad de La Boissière. Avec, notamment, la diminution du nombre de contractuels, qui passera de 19 à 13, en raison de la baisse du nombre de résidents durant le chantier de rénovation des locaux. Une décision qui avait déjà engendré un premier débrayage d'une heure, la semaine dernière.

« Des économies de bout de chandelles »


Outre la situation de la maison de retraite, ce sont les mesures visant à réduire leurs acquis qui préoccupent les fonctionnaires. « Il est question, par exemple, de nous supprimer les cinq jours dont nous bénéficions pour préparer les concours.

On n'aurait plus une journée pour la rentrée scolaire, mais simplement une heure, et pas au-delà des enfants qui entrent en 6e. On veut revenir sur les principes fondamentaux de nos avantages, qui sont pourtant minimes. On a demandé combien ça rapporterait.

On attend toujours la réponse. Ce sont des économies de bout de chandelle », ont protesté les syndicats et les agents réunis hier.

« Il va falloir qu'on soit unis »

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 06:35
Il y a 120 ans ... naissait Jacques Duclos (par Robert Clément)

Naissance de Jacques Duclos le 2 octobre 1896, il y a 120 ans
Né le 2 octobre 1896 à Louey (Hautes-Pyrénées) et mort le 25 avril 1975 à Montreuil, Jacques DUCLOS était l'un des principaux dirigeants du Parti communiste français. Il est resté plus de trente-cinq ans dans l'équipe dirigeante du parti aux côtés de Maurice Thorez et Benoît Frachon. De l'adhésion au PCF à la Seconde Guerre mondiale
Ouvrier pâtissier, il participe à la Première Guerre mondiale, où il est blessé. À son retour à la vie civile, Jacques Duclos entre à l'ARAC (Association républicaine des anciens combattants) et au Comité de la IIIe Internationale, puis, le 31 décembre 1920, au parti communiste (PCF), juste après l'adhésion de la majorité de ses membres à l'Internationale communiste.
Membre du Comité central du PCF en 1926, il est élu, la même année, député contre Paul Reynaud ; réélu en 1928 contre Léon Blum, il sera battu par Marcel Déat en 1932.
Arrêté en 1927 pour propagande antimilitariste, il vit dans la clandestinité de 1928 à 1931. Il travaille à Moscou pour la IIIe Internationale (dont il deviendra membre du Comité exécutif en 1935) et accomplit diverses missions pour cet organisme en Allemagne, en Belgique et en Espagne.
Membre du Bureau politique du PCF (1931-1975), dont il est longtemps secrétaire (1931-1964), il est chargé des services de propagande à partir de 1933, et joue un rôle important dans la formation du Front populaire.
Réélu député en 1936, vice-président de la Chambre, il entre dans la clandestinité en octobre 1939 quand le PCF est interdit.
Après un séjour à Bruxelles, il revient à Paris, où il dirige jusqu'en 1944, avec Benoît Frachon, le PCF clandestin. Principal rédacteur de l'Appel du 10 juillet 1940, qu'il signe conjointement avec Maurice Thorez, il dirige l'Humanité clandestine.

Après la Libération, c'est lui qui est à la tête du PCF jusqu'au retour de Maurice Thorez en novembre 1944. Député de la Seine (Montreuil) de 1945 à 1958, président du groupe communiste à l'Assemblée nationale de 1946 à 1958, vice-président de l'Assemblée nationale de 1946 à 1948, secrétaire général du PCF de fait de 1951 à 1953 lors de la maladie de M. Thorez, Jacques Duclos est, en mai 1952, à la suite d'une manifestation contre la guerre de Corée, arrêté et inculpé de complot. Il est libéré après un mois de détention.

Battu aux élections législatives de 1958, il devient sénateur en 1959 et le demeurera jusqu'à sa mort. Lors de l'élection présidentielle de juin 1969, il est le candidat du PCF et obtient 21,27 % des voix.
Ses principales publications sont : Écrits de prison (1952), la Commune de Paris à l'assaut du ciel (1961), la Première Internationale (1964), Octobre 17 vu de France (1967), Mémoires (7 volumes 1968-1973), Que sont devenus les communistes ? (1971), Bakounine et Marx (1974), Ce que je crois (1975).

Il était un excellent orateur, doté d’une culture exceptionnelle qu’il s’était forgé en autodidacte, en lisant énormément. Sa petite silhouette (il mesurait 1m49), sa voix rocailleuse et son accent deviennent familiers aux électeurs.

Suite à la démission du Général de Gaulle en 1969, Jacques Duclos est candidat à la Présidence de la République. Il est soutenu, entre autres, par Louis Aragon et Jean Ferrat.

Jacques Duclos est presque un inconnu aux yeux des Français. Mais grâce à son talent d’orateur, il grimpe vite dans les sondages au point d’arriver à la troisième place du premier Tour des élections présidentielles, avec un excellent score (21,27 %). Sa phrase prononcée entre les deux tours : Poher et Pompidou sont « bonnet blanc et blanc bonnet » et doivent donc être renvoyés dos à dos par un vote blanc ou une abstention sonnent le glas des derniers espoirs de Poher. Oui, c’est Jacques Duclos qui a popularisé cette expression de « bonnet blanc et blanc bonnet Au mois d'avril 1975, après une hospitalisation en janvier, Jacques Duclos se rend à Louey où la télévision doit commencer le tournage d'un film sur sa vie. Mais se sentant mal, il est hospitalisé à nouveau à Paris pour une congestion pulmonaire et décède à son domicile le 25 avril 1975. Ses obsèques se sont déroulées au cimetière du Père-Lachaise à Paris devant une foule considérable.

Robert Clément, sur sa page Facebook.

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