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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 06:23
Boycott, désinvestissement, sanctions contre la politique coloniale d'Israël contraire au droit international: actions BDS ce samedi 1er octobre à Brest et à Morlaix

A Brest une douzaine de militantEs et sympathisantEs de l'AFPS ont fait signer des pétitions et distribué environ 300 tracts en centre ville hier matin.
Très bien placés et bien vus. Bonne réaction du public, des discussions intéressantes et des signatures. Un violent orage inattendu nous a fait ramasser table et papiers plus tôt que prévu...

A Morlaix aussi, plusieurs militants ont sensibilisé sur le marché à l'intérêt de la campagne BDS pour faire pression sur Israël et en finir avec la politique d'occupation illégale et d'apartheid dans les territoires palestiniens.

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 05:57
Shirin Ebadi se bat toujours pour les droits de l’homme en iran. l’an dernier, quelque mille prisonniers ont été exécutés. Photo John Murphy

Shirin Ebadi se bat toujours pour les droits de l’homme en iran. l’an dernier, quelque mille prisonniers ont été exécutés. Photo John Murphy

Shirin Ebadi « Il faut être bienveillant à l’égard des réfugiés »

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR STÉPHANE AUBOUARD

JEUDI, 29 SEPTEMBRE, 2016

L'HUMANITÉ

De passage à Paris pour la sortie de son livre Pour être enfin libre,Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix 2003, milite inlassablement pour la défense des droits de l’homme en Iran. En exil depuis 2009, elle s’inquiète des politiques d’accueil menées en Europe envers les victimes de conflits.

Shirin, Ebadi votre livre « Pour être enfin libre » est l’histoire d’un exil tout à la fois intérieur et géographique commencé après la réception du prix nobel de la paix en 2003. Cette récompense destinée à honorer votre activité d’avocate des droits de l’Homme ne fut-elle pas au fond un cadeau empoisonné, au vu des souffrances, des pertes, des humiliations que le régime des mollah vous a fait subir depuis tout ce temps ?

Shirin Ebadi Non il ne fut pas un cadeau empoisonné. Malgré les souffrances infligées, malgré l’exil, malgré une vie privée qui a été affectée notamment par un divorce je continue de penser qu’en dehors du simple honneur, ce prix Nobel m’a donné l’occasion d’avoir accès à une plus large tribune dans le monde, à plus d’opportunités pour m’exprimer et pour dénoncer ce qui me parait valoir la peine de l’être au sujet des violations des droits de l’Homme dans mon pays. Toutes les épreuves qui m’ont été infligées sont attribuables uniquement et strictement à l’impossibilité pour le régime iranien de tolérer les combattants des droits de l’Homme. Avec ou sans Nobel, mon sort aurait été le même. Comme vous le savez j’ai déjà fait de la prison et je ne crains pas la prison. Mais la question que j’ai dû me poser était la suivante : d'où serais-je le plus utile pour défendre les droits de l’Homme dans mon pays ? L’étau s’était considérablement resserré avant la réélection d’Ahmaninedjad en 2009, j’ai donc fait le choix de l’exil. En prison on ne vous entend plus. J’ai gardé la leçon apprise par le cas de Akbar Ganji. Un jour que je visitais la prison d’Evin pour y parler à l’une des personnes que je défendais, je croisais la silhouette émaciée de cet éminent journaliste réformiste. Condamné à dix ans de prisons, il avait complètement disparu de la sphère médiatique iranienne. Il croupissait en prison depuis quatre ans sans que personne ne s’inquiète de lui.

A l’étranger je suis devenu la porte-parole des Iraniens du monde entier. C’est pour cela que je me retrouve à voyager dix mois par ans. J’ai écrit ce livre et beaucoup d’articles sur les bancs d’aéroport. Ce n'est pas une vie facile. J’essaie par là de contrecarrer tant soit peu la censure que subit le peuple iranien. Ce prix m’a offert des victoires importantes. Notre combat a permis par exemple à l’esprit de solidarité de se développer contre le régime. Je peux même dire aujourd’hui que le peuple iranien a fini de prendre acte que la révolution islamique de 1979 n’était pas la révolution populaire qu’il attendait. Et je suis persuadé que s’il y avait un référendum en Iran, la majorité du peuple, bien qu’étant musulman voterait pour un gouvernement laïc.

Justement, quelques heures avant votre arrivée en France ce mardi, on apprenait que Mahmoud Ahmadinejad, dont vous avez été une des cibles privilégiées lorsqu’il était président (2004-2012), ne pouvait se représenter pour un troisième mandat en mai prochain. Comment recevez-vous cette nouvelle ?

Shirin Ebadi Mahmoud Ahmadinejad était certes un dictateur corrompu, mais sa non-participation à la prochaine élection ne garantit en rien une amélioration de la situation. En Iran, les élections ne sont pas libres. Chaque candidat doit d’abord être approuvé par le conseil de sécurité de la République islamique. Or, ce conseil est dans les mains du guide suprême, qui choisit lui-même les candidats. Tout revient donc à la Constitution islamique, dans laquelle il est écrit que l’ensemble des pouvoirs découle du guide suprême nommé à vie. La plupart des difficultés que rencontre le pays sont donc avant tout le résultat des politiques édictées par Ali Khamenei en personne. N’est-ce pas lui qui, en 2009, a précipité la victoire de Mahmoud Ahmadinejad malgré les contestations des candidats rivaux et une insurrection populaire réprimée dans le sang ? En 2013, certains Iraniens ont nourri l’espoir d’un changement avec l’élection de Hassan Rohani, en vain. J’ai appris ce matin (hier mercredi) que Narges Mohammadi, ma collègue et amie du centre de défense des droits de l’homme de Téhéran, a vu sa condamnation à 16 ans de prison confirmée. Alors que Narges est malade et qu’un médecin officiel a demandé qu’elle soit hospitalisée, les autorités judiciaires ont refusé de la transférer. Le régime se venge d’elle et punit sa résistance. Aujourd’hui, sa vie est en danger. Narges n’a pas voulu rédiger une lettre de démission en échange d’une libération immédiate. Voilà comment notre régime traite une militante féministe dont le seul crime est de promouvoir les droits de l’homme ! Malheureusement, elle n’est pas la seule dans ce cas. En Iran, il n’y a pas de chiffres officiels concernant le nombre de journalistes, d’artistes, d’avocats ou de défenseurs des droits de l’homme emprisonnés. Comme je l’explique dans mon livre, les familles elles-mêmes hésitent à faire parvenir des informations concernant l’un des leurs lorsque celui-ci a été arrêté ou tué par le régime. Je tente pourtant de les convaincre de mettre leur témoignage sur la place publique. Les informations sont récoltées au compte-gouttes, parfois grâce au travail courageux de journalistes, d’informateurs engagés, ou encore par les réseaux de prisonniers qui, eux-mêmes, communiquent des informations. Avec ce seul matériel lacunaire, je peux affirmer qu’il y a aujourd’hui plus de mille prisonniers d’opinion enfermés dans les geôles du régime.

Et d’un point de vue personnel, y a-t-il eu un assouplissement ?

Shirin Ebadi : Il n’y a plus de menace sur ma famille, car le pouvoir a compris que rien ne me ferait céder. Cependant, l’un des chefs de renseignement qui m’a le plus harcelé est toujours en poste. Mahmudi - c’est sous ce faux nom qu’il se fait connaître - avait été missionné il y a dix ans maintenant dans le seul but de me briser moi et le centre des droits de l’homme que j’avais ouvert à Téhéran. Tous les moyens ont été utilisés pour me faire céder y compris depuis ma décision de rester en Europe après la réélection truquée d’Ahmaninedjad. Chantages, menaces, écoutes, destruction de mes bureaux, intrusion dans la vie privée de mes enfants. Tout a été fait pour trouver mon point faible mais ils n’ont pas réussi.


Il y a eu votre mari tout de même…


Shirin Ebadi Oui, mon mari a été une victime. Dans mon livre j’explique comment le gouvernement iranien a jeté dans ses bras une femme pour le piéger : leurs ébats ont été filmés. Mon mari a été condamné à mort par lapidation pour adultère. En échange de cette sentence, Mahmudi lui a proposé de lui anti-dater un contrat de mariage en échange de l’enregistrement d’une vidéo où il devait médire de moi et renier toutes mes activités. Vidéo qui fut ensuite diffusée sur les canaux de la télévision nationale. Mais le vrai coupable c’est le gouvernement iranien. Ce gouvernement qui dit d’une part que si les femmes montrent leurs cheveux cela met en péril l’Islam, et qui d’un autre côté n’hésite pas à utiliser des prostituées pour piéger les hommes et les filmer pour en abuser. Et cela s’appelle République islamique! Ce genre de mésaventures était déjà arrivé à d’autre personnes notamment certains de mes clients. Je leur avais demandé d’en parler de porter cela sur la place publique. Mais ces questions là sont tabous en Iran, personne ne veut en parler. En la personne de Mahmudi, Ahmaninedjad avait trouvé la personne idéale, comme un prolongement de lui-même et de sa haine contre moi. Mais Mahmudi n’est pas seul. Il est le symbole d’une jeunesse qui ne voit pas d’autres solutions que l’obéissance aveugle à un régime corrompu pour défendre leurs propres besoins et intérêts. Il est le produit d’un désespoir collectif. Je crois qu’il est très marqué par son ancrage social. Il est issu d’une famille très modeste marqué par le populisme d’Ahmaninedjad qui savait acheter les pulsions les plus basses de l’humanité à coup d’enveloppes remplis de billets et de phrases toute faite. Cet homme ne voit pas d’autres perspectives d’ascencion pour lui et c’est un homme ambitieux. Quand vous avez de l’ambition mais aucune perspective il ne vous reste plus qu’à obéir. Absolument.

En tant que première femme musulmane prix Nobel de la paix, vous êtes justement une figure tutélaire du féminisme au plan international. Comment analysez-vous la situation des femmes dans le monde en 2016 ?

Shirin Ebadi Malheureusement, le recul du droit des femmes augmente partout sur la planète. Et je m’en désole. On peut de façon générale attribuer ces reculs à la montée de l’extrême droite en Europe et à l’apparition de groupes extrémistes motivés par des raisons religieuses. La récente loi sur l’avortement passée en première lecture au Parlement polonais est le fruit du mariage consanguin entre le pouvoir nationaliste et l’Église catholique. La même chose existe en Hongrie. Et cela m’amène à constater qu’il y a beaucoup de points communs entre les groupes de fanatiques religieux tels que nous les connaissons dans nos régions et l’extrême droite en Europe. Le mépris de la femme et les lois discriminatoires à leur encontre font partie de la mentalité commune entre ces extrémismes de droite et le fondamentalisme musulman. Or, cette montée de l’extrême droite que l’on voit aussi en France, en Allemagne ou aux États-Unis s’explique en grande partie par l’échec des politiques de gauche. Et dans un monde anesthésiant où la technique a remplacé l’éthique, les femmes ne se battent plus autant qu’il y a cinquante ans. C’est aussi cela qui nous vaut des reculs en matière de droits des femmes. Dans la sphère musulmane, il y a aussi beaucoup à dire. Je voudrais d’abord parler de la burqa. Des femmes musulmanes se couvrent le visage, stipulant que la charia les y oblige. C’est faux ! Non seulement la charia ne demande pas aux femmes de se couvrir le visage, mais elle l’interdit. C’est écrit très clairement : si une femme se rend à La Mecque – qui est l’un des piliers les plus sacrés de l’islam – le visage couvert ou caché, son pèlerinage ne compte pas. De même, pendant la prière, le visage ne doit pas être couvert. Expliquez-moi donc comment une religion pourrait exiger d’une femme qu’elle ne se couvre pas le visage en allant à La Mecque et lui dire de le couvrir à Paris ? Il s’agit d’interprétations erronées produites par des sociétés patriarcales archaïques. Sans parler des questions sécuritaire et policière que cela induit. Dans toute société, il faut pouvoir identifier un visage. Il est donc normal qu’un État interdise le port de la burqa. Concernant le port du voile, c’est une autre question. Si, selon son libre arbitre, une femme choisit de se couvrir la tête et que cela ne se fait pas sous la pression des hommes de la famille, je ne vois pas comment ni pourquoi l’on pourrait l’en empêcher. Cela induit en fait la question de l’égalité homme-femme. Dans certaines sociétés occidentales, notamment en France, on perçoit le voile comme le symbole de l’islam, voire de l’islamisme, et de la soumission de la femme. Or, dans l’islam, le symbole équivalent chez l’homme est la barbe longue. Je pose la question : pourquoi donc la barbe n’est-elle pas montrée du doigt dans ces sociétés ? Pourquoi est-ce toujours la liberté des femmes, et plus largement le corps de la femme, qui pose problème ? La réponse est claire : il ne s’agit donc pas d’une question de laïcité mais bien d’un problème d’égalité homme-femme.

Certains intellectuels croient en un islam soluble dans les droits de l’homme. Pourquoi ces voix-là ont-elles du mal à se faire entendre ?

Shirin Ebadi Je suis musulmane, et en tant que musulmane, je constate que l’islam, comme toute culture, est sujet à certaines interprétations. Nous voyons bien qu’en Occident, une Église chrétienne pourra tolérer l’avortement, une autre le rejeter. Comme une Église pourra tolérer des mariages homosexuels et l’autre ne pas vouloir en entendre parler. L’islam connaît aussi toute une panoplie d’interprétations et de clivages, mais aujourd’hui, seule la voix des fondamentalistes porte. Que ce soit par leurs actes terroristes ou par le pouvoir politique comme en Iran ou en Arabie saoudite, ce sont eux qu’on entend le plus. Quant aux musulmans modernes, ils croient qu’il y a une compatibilité entre la charia et les droits de l’homme, mais leur travail et leur voix ne pénètrent pas le champ social. Pour ma part, je milite pour une laïcité affirmée. Je continue de penser que la Déclaration universelle des droits de l’homme ne se fonde pas sur un principe judéo-chrétien mais sur la question de la dignité universelle de l’homme. En cela, les Iraniens ont très largement apporté leur pierre. N’est-ce pas Cyrus II le Grand, roi de Perse, qui inscrivit pour la première fois dans l’histoire de l’humanité la première charte des droits de l’homme sur un cylindre d’argile ? S’il fallait redéfinir les droits de l’homme en fonction des systèmes juridiques ou religieux tels qu’ils fonctionnent aujourd’hui, il n’y aurait plus de droits de l’homme. Ce sont les religions qui doivent être interprétées dans le but de rentrer dans ce cadre et non l’inverse. Parce que la société évolue, les lois aussi – tout en préservant l’esprit – doivent évoluer. Par exemple, il est écrit dans le Coran qu’il faut couper la main d’un voleur. L’esprit de cette loi est de dire que le vol est une chose néfaste et qu’un voleur doit être puni. Mais comment définir cette punition ? Cela dépend du moment et de l’endroit où le vol a eu lieu. Au Moyen Âge, en Europe, on brûlait les voleurs et dans les pays musulmans, on leur coupait la main. Aujourd’hui, au XXIe siècle, il est évidemment absurde d’appliquer les mêmes châtiments. Pourquoi y a-t-il une résistance à cette évolution dans des pays comme l’Iran ou l’Arabie saoudite ? Parce que les gouvernements de ces pays s’accrochent au fait religieux dans une interprétation immuable volontaire et machiste du dogme qui facilite par la peur le système de corruption d’une certaine élite.

Comme vous l’expliquez dans votre ouvrage, vous connaissez personnellement la douleur de l’exil. Que vous inspirent les réfugiés que l’Europe a tant de mal à accueillir ?

Shirin Ebadi Mon centre des droits de l’homme est justement très attentif à ce problème. Les réfugiés vivent dans des conditions désastreuses, notamment dans les camps. Les pays occidentaux ne sont pas innocents dans cette affaire. Et je fais la distinction entre les peuples et les décisions politiques de leurs gouvernements. Je n’oublie pas que les États-Unis ont provoqué l’arrivée du régime des mollahs dont je condamne aujourd’hui la politique extérieure au Yémen et en Syrie. Je sais pertinemment que les intérêts économiques du gouvernement français le portent à vendre des armes à l’Arabie saoudite. Et si la France, à l’échelle du monde, reste le pays des droits de l’homme, je dis quand même à la France : il faut être bienveillant à l’égard des réfugiés. Si les personnes avaient le choix, elles ne seraient pas là. Avant d’être reconnues par l’État, d’avoir des papiers, elles n’ont aucun droit, pas même celui d’apprendre la langue. Or ce processus peut prendre deux ans. Pendant ce temps, ces personnes-là n’ont accès à rien. Elles n’ont pas d’argent, elles n’ont pas d’abri, elles n’ont pas accès à votre langue ni à votre culture. Les réfugiés sont donc malmenés, méprisés. Ce qui ne peut qu’entraîner des difficultés par la suite. Il faut que tous les États concernés mettent en place un système d’accueil convenable, en leur enseignant la langue et donc en rendant accessibles à ces femmes et ces hommes votre propre culture et les règles de vie qui en découlent tout en respectant la leur. Les réfugiés n’ont pas seulement besoin d’un toit et de nourriture. Ils ont aussi besoin de votre sourire.

Pour être enfin libre, de Shirin Ebadi. Éditions l’Archipel, 21 euros.

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 10:44
photo Ouest-France

photo Ouest-France

Communiqué de presse

Les Associations des Parents d’Elèves des écoles publiques de Morlaix ont appris aujourd’hui la teneur d’un courrier de Mme le Maire adressé aux directions des écoles primaires.

« Compte tenu du degré élevé de la menace qui pèse actuellement sur notre pays, et conformément aux instructions de M. le Préfet concernant les consignes de vigilance, j’ai le regret de vous informer que je n’accorderai la tenue d’aucune manifestation dans les écoles de la ville durant l’année scolaire, en dehors des kermesses de fin d’année.

Je vous rappelle par ailleurs que la salle socioculturelle de Ploujean peut être mise à votre disposition à titre gracieux une fois par an. »

Sur la forme, une nouvelle fois, nous nous demandons à quoi peut servir une commission municipale « enseignement », à quoi peut servir un Conseil Municipal, puisque nous ne sommes même pas informés, dans aucune de ces instances de dialogue et d’échange, des prises de position de Mme Le Maire. L’autoritarisme est devenu le mode de gestion de la ville.

Mais au-delà de l’opposition municipale élue, elle aussi, par les morlaisiens, dans chaque école œuvre une APE (Association de parents d’élèves) pour animer la vie extrascolaire et récolter des fonds réinvestis dans le fonctionnement des écoles et de leurs projets pédagogiques (sorties notamment).

Visiblement, mais nous l’avions déjà constaté lors du retour au menu unique, il importe guère à Mme le Maire d’avoir un minimum de concertation rendant les décisions plus compréhensibles, voire même, pouvant ouvrir la voie à un compromis. Mais nous sommes là dans le registre du rêve à Morlaix !!! Un compromis, quelle drôle d’idée ?!?

Car si l’impératif de sécurité s’entend, la récolte de fonds pour financer les activités de nos enfants s’entend également.

Nous demandons donc à Mme le Maire d’ouvrir une concertation avec les APE afin de trouver des solutions qui permettent la continuité de leurs activités. Le prêt, une fois par an de la salle socioculturelle n’est pas suffisant pour préserver le dynamisme de la vie associative des écoles.

Si la question de la sécurité se pose, un dialogue serein et constructif peut aboutir à des solutions qui préservent la qualité de notre vie et concilient les impératifs de protection de nos concitoyens.

La sécurité, c’est un impératif compris de tous, c’est aussi une culture qui s’acquiert par la pédagogie, mais notre vie ne doit pas s’éteindre face à la menace terroriste, car ce serait abdiquer face à elle. Ce sujet doit donc être traité dans la concertation, le dialogue avec tous les acteurs, sans avoir recours à des courriers lapidaires. Les acteurs des APE, adultes responsables et engagés pour nos enfants, peuvent entendre la sécurisation des accès, peuvent agir sur les conseils des forces de l’ordre, peuvent agir en augmentant le niveau de sécurité des manifestations.

Ce mode d’action de Mme Le Maire, grande oratrice nationale sur les questions d’enseignement de la campagne sarkoziste, ne fait donc qu’ajouter à une forme d’hystérisation des légitimes questions de sécurité. On reconnait bien là la patte de la communication de la famille sarkoziste.

Nous invitons donc Mme Le Maire à ouvrir le dialogue pour préserver l’activité des APE, et plus globalement, pour sortir de cette vision autoritaire de l’action d’un Maire.

***

Voilà la dernière lettre d'Agnès Le Brun. Outre le fond du sujet, une nouvelle fois le degré atteint en terme de concertation est proche de zéro.

Les APE sont sidérées et se demandent comment elles vont financer les activités de l'année.

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 10:41
« Tout est à réorganiser et il y aura moins de moyens pour les projets extrascolaires, l'année prochaine », soupire l'APE du Poan-Ben.

« Tout est à réorganiser et il y aura moins de moyens pour les projets extrascolaires, l'année prochaine », soupire l'APE du Poan-Ben.

Sophie Prévost- le Télégramme, 1er octobre 2016

Par mesure de sécurité, le maire de Morlaix interdira toute manifestation dans les écoles publiques, en dehors des kermesses, cette année. Un coup dur pour les Associations de parents d'élèves.

« Compte tenu du degré élevé de la menace qui pèse sur notre pays et conformément aux instructions de M. le préfet concernant les consignes de vigilance, j'ai le regret de vous informer que je n'accorderai la tenue d'aucune manifestation dans les écoles de la ville durant l'année scolaire, en dehors des kermesses de fin d'année ».

Le public uniquement

Signé d'Agnès Le Brun, le courrier a été envoyé aux directeurs et directrices des écoles publiques morlaisiennes avant-hier. Une mesure préventive qui fait suite, dit-elle, à une réunion récente en sous-préfecture. « Nous sommes toujours en plan Vigipirate, et les mesures imposées par l'État se durcissent, prolonge le maire. Il s'agit de sécuriser les bâtiments publics, en ayant le minimum d'occupation possible. Surtout dans les écoles. On ne peut pas tout annuler non plus. Nous avons jugé que les kermesses étaient un moment fort à préserver ». Les écoles privées ne sont pas concernées par la mesure. « Leurs bâtiments ne sont pas communaux », précise Agnès Le Brun.

« En savoir plus »

Prévenues hier, les Associations de parents d'élèves (APE) disent toutes leur surprise. « Cette décision arrive sans avoir été discutée ni avec les écoles, ni en conseil municipal.

Nous aimerions en savoir un peu plus pour nous réorganiser », commentent les représentants. La mesure concernera-t-elle les seules festivités sur le temps extrascolaire ou, également, les goûters de Noël, organisés avec les familles et l'équipe pédagogique ? Y aura-t-il des protections policières, lors des kermesses ? « J'ai sollicité une rencontre rapide avec le préfet pour aborder point par point ces questions », répond le maire.

Manque à gagner

Reste le manque à gagner, que l'annulation des manifestations engendrera inévitablement pour les APE. Plus de vide-greniers en février à l'école Jean-Jaurès. « Ce sont 1.900 € de moins dans les caisses », témoignent les parents d'élèves. Même chose au Poan-Ben, où l'APE s'est d'ores et déjà rabattue, à l'invitation du maire, sur la salle socioculturelle de Ploujean, gratuite une fois par an. « Même si ce n'est pas l'esprit pour une école du centre-ville », déplore la présidente Aude Maillet-Liron. À Jean-Piaget, l'APE organisait jusqu'à présent trois à quatre grosses manifestations (Bal des monstres, cabaret, vide-greniers) autour de l'école. « Les bénéfices nous permettaient de payer du matériel, des intervenants ou des sorties. Sans eux, c'est une année blanche assurée pour les élèves en 2017 ? 2018 », soupirent les coprésidents. Une conséquence dont Agnès Le Brun dit avoir tout à fait conscience. « Mais nous sommes en état d'urgence. J'obéis aux consignes du préfet, termine-t-elle. Cela ne peut pas faire débat ».

http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/ecoles-publiques-les-kermesses-et-rien-d-autre-01-10-2016-11238233.php

Le télégramme, 1er octobre 2016 - article de Sophie Prévost et communiqué de l'opposition

Le télégramme, 1er octobre 2016 - article de Sophie Prévost et communiqué de l'opposition

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 10:00
Ecoles publiques; pas de festivités cette année (Ouest-France -Anaïg Dantec, 1er octobre 2016)
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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 09:28
Exclusion du Secours Populaire à Hayange: le FN ou le visage de la Haine et de l'exclusion (PCF)

Hayange/Secours Populaire : le FN ou le visage de la Haine et de l'exclusion

Le maire Front National de la ville d'Hayange (Moselle) vient de décider d'exclure le secours Populaire Français des locaux que l'association occupait depuis une dizaine d'années dans cette ville, apportant aide et soutien à plus de 800 personnes, sous prétexte que le Secours Populaire développerait une idéologie politique et « pro-migrants ».

Dans cette région minée par le chômage et la désindustrialisation, le maire frontiste dévoile à nouveau son vrai visage qui est celui de son organisation politique : celui de la haine pour les associations qui travaillent dans l'indépendance et font vivre au quotidien les valeurs de solidarité et d'humanité. Celui du mépris pour toutes celles et ceux qui , privés de leur emploi sont aux prises aux pires difficultés pour vivre décemment, pour vivre tout simplement. Celui de l'exclusion, de la division, de la xénophobie.

Le PCF exprime sa totale solidarité envers le secours populaire français, envers les habitants d'Hayange et invite les associations, les élus, les progressistes, à se mobiliser pour empêcher ce coup de force et faire vivre les valeurs de solidarité, d'égalité, de fraternité qui sont ceux du secours populaire français, de toutes celles et ceux qui ont les valeurs de la République à coeur, et que ce maire et son organisation ne pourront pas fouler aux pieds impunément.

A Hayange, le maire FN ferme le Secours populaire jugé «pro-migrants»

30 SEPTEMBRE 2016 | PAR LA RÉDACTION DE MEDIAPART

Le maire FN d’Hayange a demandé au Secours populaire d’évacuer le local municipal qu’il occupait de longue date, reprochant à la présidente de l’association caritative de faire « de la propagande pro-migrants toute l’année ». « Le seul combat qu’on mène, c’est contre la misère », rétorque celle-ci. L'association refuse de rendre les clés.

maire FN d'Hayange (Moselle), Fabien Engelmann, a demandé au Secours populaire d'évacuer le local municipal qu'il occupait d'ici vendredi 30 septembre. Vendredi matin, un huissier de justice s'est présenté sur place mais l'association a refusé de rendre les clés, rapporte l'Agence France-Presse (AFP).

« Un huissier est venu, avec la directrice des services de la mairie, et nous a demandé de rendre les clefs. Nous avons dit "Non" », a expliqué à l'AFP Anne Duflot-Allievi, la présidente du comité local de l'association, qui aide plus de 750 personnes par mois. Le maire frontiste va lancer une procédure d'expulsion. Depuis une dizaine d’années, ces locaux étaient gracieusement mis à disposition du Secours populaire par la ville.

Dans un communiqué, vendredi, le maire assure qu'« il ne s’agit pas, comme certains veulent le faire croire, d’une action contre le Secours populaire français ». Le maire justifie sa décision en invoquant les opinions politiques de la présidente et du trésorier de l'association caritative, des militants du PC, qui font « de la propagande pro-migrants toute l'année » et « utilisent l'image du Secours populaire pour faire de la politique ». « Nous sommes les premiers à regretter que les directions nationale et départementale aient laissé l’antenne locale devenir ainsi une succursale du Parti communiste », écrit-il.

« On n'est pas dans la politique, le seul combat qu'on mène, c'est contre la misère », indique de son côté Anne Duflot-Allievi. « Le maire nous reproche d'aider les migrants, mais nous, on aide tout le monde. Ce qui me fait le plus mal au cœur, c'est que si on perd le local, on ne pourra plus aider les personnes dans la misère. Ce sera la mort du Secours populaire à Hayange », a déploré la présidente de l'antenne locale du Secours populaire.

Selon elle, le maire lui reproche des propos qu'elle a tenus à Libération en décembre 2015, à propos d'un goûter de Noël dont les enfants de migrants auraient été exclus sur décision de la municipalité. « Engelmann a décidé que seuls pourraient venir [à ce goûter] ceux dont les parents touchent les minima sociaux, donc exit les migrants ! », avait-elle alors déclaré au quotidien. Selon elle, le maire reproche également au Secours populaire d'avoir travaillé, lors d'un événement caritatif, avec l'association « Hayange, plus belle ma ville », opposante à la municipalité frontiste.

D'après l'AFP, l'association déplore également la baisse des subventions allouées par la Ville. Selon le Secours populaire, celles-ci s'élevaient à 1 700 euros par an du temps de l'ancienne municipalité socialiste – sauf la dernière année, où la subvention n'avait pas été demandée, un point souligné par M. Engelmann qui évoque une « mauvaise gestion ». Mais elle a ensuite été abaissée à 550 euros après la victoire du FN, puis supprimée cette année. Sur ce point, le maire affirme que l'association « n'a pas daigné déposer son dossier ». Ce que celle-ci conteste.

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 09:26
La fin des tracts électoraux bien à l'ordre du jour

La fin des tracts électoraux bien à l'ordre du jour

Malgré deux tentatives lors des projets de lois de finances de 2014 et 2015, le gouvernement persévère.

Faustine Loison, Graphiline: La fin des tracts électoraux bien à l'ordre du jour
http://www.graphiline.com/article/23994/fin-tracts-electoraux-bien-a-l-ordre-jour

C'est une économie de près de 170 millions d'euros qu'attend l'État de l'article 52 du projet du budget 2017 présenté mercredi 28 septembre. Le texte propose la dématérialisation de la propagande électorale,et ce, dès les élections présidentielle et législatives de 2017. L'envoi de ces documents aux citoyens serait remplacé par leur mise en ligne sur un site internet public et leur mise à disposition au sein des mairies, préfectures et sous-préfectures.

"Substituer à l'envoi des circulaires des candidats leur mise en ligne sur un site internet public devrait assurer un meilleur accès à la propagande, susceptible de favoriser une meilleure participation et de réduire l'impact environnemental", affirme le ministère de l'Économie et des Finances.

L'économie nette attendue de ce changement pour les élections de 2017 s'élève à 168,9 millions d'euros dont 68,3 millions pour les élections législatives et 100,6 millions pour la présidentielle. Ce montant tient compte de coûts des mesures d'accompagnement et la campagne d'information (estimés à 8 millions d'euros).

L'État prend en charge les frais liés à la mise sous pli de ces documents, leur affranchissement et rembourse le coût du papier et l'impression des circulaires et bulletins de vote aux listes de candidats ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés.

En Guyane, en Guadeloupe, en Martinique, à La Réunion, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, dans les îles Wallis-et-Futuna, à Mayotte, à Saint-Barthélemy, à Saint Martin et à Saint-Pierre-et-Miquelon, l'envoi et la distribution des circulaires imprimées aux électeurs serait maintenue.

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 11:44
Suppression des trains de nuit: André Chassaigne interpelle le gouvernement à l'assemblée nationale

vendredi 30 septembre 2016

M. André Chassaigne a interrogé, dans une question écrite à l’Assemblée nationale, le gouvernement sur la suppression des trains de nuit. Il dénonce l’annonce par le Gouvernement d’une probable réduction drastique des dessertes assurées par les trains d’équilibre du territoire (TET) conformément aux préconisations du rapport Duron. Cette perspective, partant du constat de vétusté du réseau, oublie sciemment la responsabilité de l’État dans cette situation. En effet, le choix exclusif de privilégier le développement du réseau TGV, en sacrifiant l’entretien des autres trafics tout en laissant courir la dette de la SNCF, conduit à l’abandon de nombreuses dessertes TET pour ne conserver que les plus rentables. Il note avec inquiétude que cette politique, qui organise aussi la quasi-disparition des trains de nuit, sacrifie un peu plus le service public et l’aménagement des territoires.

Il précise que les 6 lignes qui assurent des dessertes de nuit représentent pourtant annuellement 75 millions € de recettes et 1,2 millions de passagers. Alors que les émissions de gaz à effet de serre liées au transport routier repartent à la hausse, et après la loi Macron qui a amplifié le transport par autocar, le Gouvernement fait le choix de réduire encore le transport ferroviaire. M. le député dénonce l’incohérence de ces choix qui prennent le contre-pied des objectifs du Grenelle de l’environnement et des récents engagements de la COP 21.

Dans ces conditions, il souhaite clairement connaître les intentions du Gouvernement au sujet des trains de nuit et plus généralement les orientations en matière de transport ferroviaire assuré par les TET.

Suppression des trains de nuit - conséquences - politique ferroviaire

M. André Chassaigne interroge M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, chargé des transports, de la mer et de la pêche sur la suppression des trains de nuit. Il dénonce l’annonce par le Gouvernement d’une probable réduction drastique des dessertes assurées par les trains d’équilibre du territoire conformément aux préconisations du rapport Duron. Cette perspective, partant du constat de vétusté du réseau, oublie sciemment la responsabilité de l’État dans cette situation. En effet, le choix exclusif de privilégier le développement du réseau TGV, en sacrifiant l’entretien des autres trafics tout en laissant courir la dette de la SNCF, conduit à l’abandon de nombreuses dessertes TET pour ne conserver que les plus rentables. Il note avec inquiétude que cette politique, qui organise aussi la quasi-disparition des trains de nuit, sacrifie un peu plus le service public et l’aménagement des territoires. Il précise que les 6 lignes qui assurent des dessertes de nuit représentent pourtant annuellement 75 millions de recettes et 1,2 millions de passagers. Alors que les émissions de gaz à effet de serre liées au transport routier repartent à la hausse, et après la loi Macron qui a amplifié le transport par autocar, le Gouvernement fait le choix de réduire encore le transport ferroviaire. M. le député dénonce l’incohérence de ces choix qui prennent le contrepied des objectifs du Grenelle de l’environnement et des récents engagements de la COP 21. Dans ces conditions, il souhaite clairement connaître les intentions du Gouvernement au sujet des trains de nuit et plus généralement les orientations en matière de transport ferroviaire assuré par les TET.

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 07:47
«Voyage en barbarie » par Valentine Goby - lettre à mon père

Fête de l'Humanité

Mardi, 13 Septembre, 2016

L'Humanité

Par Valentine Goby écrivaine

Depuis le village provençal et les champs de fleurs de mon enfance, on ne tolérait les communistes que caricaturés par Thierry Le Luron et le Bébête show – tu te souviens papa ? Le rituel candidat PCF à la mairie de Grasse s’appelait Vassallo, hélas. 1981 sonnait comme une catastrophe, j’avais 7 ans, on s’était étonné que les chars russes n’entrent pas dans Paris. Georges Marchais parlait trop fort, les cheveux des communistes étaient longs et gras, les manifs sentaient la merguez – moi, j’étais fille de parfumeur, j’étais soûlée d’essences pures rapportées de l’usine et de pépiements d’oiseaux. Le Journal de Mickey m’était autorisé, avec ses porte-clés clignotant sous blister, Pif Gadget non, trop vulgaire, comme étaient trop vulgaires Coluche et Serge Gainsbourg. Ma tête de 19 ans, apparue un soir dans le JT de France 2 barrée d’un autocollant du syndicat étudiant AGE-Unef, a dû te faire l’effet d’une mauvaise blague, papa. Mes oncles, puisque ce sont les hommes qui chez nous parlaient politique, soutenaient qu’à Sciences-Po on me retournait le cerveau – repaire de gauchistes, entendais-je –, et ce n’était pas faux, ce qui dans leur langage signifiait bobos intellos ou ploucs sans culture, et plus d’une fois j’ai quitté mâchoires serrées le repas familial. J’imagine que « Fête de l’Huma » évoquait pour eux, pour toi peut-être, quelque chose d’un repère de barbares, version allégée de l’homme au couteau entre les dents. Des barbares, autrement dit des étrangers – disant ce mot, on oublie qu’on désigne aussi la norme qui nous retient.

C’est la littérature qui m’a conduite à La Courneuve. Les livres d’histoire de mon enfance m’avaient ouverte au roman social, naturaliste des Zola et Hugo, c’est dans leurs pas romantiques que j’ai voulu écrire pour être soulevée de terre. Je suis entrée à la Fête de l’Huma par le village du livre. Thomas est là aussi, mon ami d’enfance, son père et toi avez traversé 68 reclus dans votre chambre de la rue Champollion, après avoir assisté, te faisant passer pour un ouvrier, aux débats affligeants, dis-tu, de la Sorbonne. Vous êtes la frontière transgressée.

Tu avais raison, papa, la Fête de l’Huma est saturée de drapeaux rouges, de slogans radicaux anticapitalistes, des haut-parleurs scandent fort les chiffres des inégalités dans le monde, et des militants t’arrêtent aux carrefours : « Tu n’as pas encore ta carte ? » – au Parti bien sûr – ; non, je ne suis pas communiste. Ça sent la bière, la saucisse grillée, l’herbe à fumer, la sueur de milliers de corps debout depuis des heures sous le franc soleil après avoir dansé, chanté, peu dormi. Les musiques s’entrechoquent, te vrillent les tympans, ta voix casse pour les vaincre.

Toi qui as fait le tour de la Terre pour trouver des plantes à parfum, parcouru 70 pays en 40 ans, tu pourrais comme moi au village du monde traverser la planète le temps d’un repas et pour quelques sous : La Réunion et son rhum arrangé, la Chine du porc au caramel, la Palestine au goût de miel via le Marocet sa soupe harira. Sinon, tous les terroirs sont disponibles, leurs vins, leurs accents, huîtres, pâtés, homard grillé et pommes de terre sous la cendre, tartiflette, cacasse à cul nu et même, en cas de nostalgie, juré : un aïoli. Je pense avec tristesse à ces parcs de répliques miniatures à Las Vegas ou à Shenzhen, d’où on saisit d’un seul regard tour Eiffel, pyramides de Gizeh, Taj Mahal, Angkor Vat et chutes du Niagara habités par personne, pauvres de leur silence, de leur immobilité, de leur absence de sueur. Ici, à La Courneuve, on ne voit pas le monde en petit, papa, mais un pays en grand.

Il y a un cirque et une scène de contes pour enfants, des concerts rock et des matchs de rugby-fauteuil, du tir à l’arc, des boutiques éphémères de chapeaux, de vêtements africains, une agora géante pour les débats mais tous les stands en bruissent, basse continue et vivante, ça parle travail, écologie, culture, agriculture, éducation. Tu peux dormir sur des coussins fatboys, danser la samba, trouver une mutuelle, dialoguer avec des féministes d’OLF, des adeptes du naturisme, des libraires, des éditeurs d’art et delittérature, toucher un robot prototype d’aide à la personne, t’initier à l’espéranto, adhérer au Secours populaire, accompagner en photos le périple de réfugiés syriens, découvrir l’imprimerie de Tremblay et le rucher-école de Montreuil ou l’écrivain-aventurier Jack London – le bordel quoi, je t’entends déjà. Ce n’est pas la fête des barbares mais de la parole, le barbare étymologique c’est l’homme qui ne parle pas ta langue, ici elle circule et enfle, se heurte, vibrante, épuisante, refuse toute fatalité et c’est sa grandeur, même quand elle échoue ; c’est le vrai matériau de la Fête, le plus pauvre et le plus dense. Et toi la tchatche, papa, ça te connaît.

Tu aurais j’en suis sûre, comme moi, aimé les colliers d’Elsa Triolet exposés dans la halle Léo-Ferré, d’ordinaire conservés – le découvrir confère soudain à ce lieu éprouvé une grâce inattendue – par la ville de Saint-Étienne-du-Rouvray. Des colliers en cachets d’aspirine, paille et bandes de carton, perles de verre, cuir frangé, anneaux pour harnais de chevaux, pâte à papier enduite de nacre à défaut de coquillages réels, boules de cotillon en coton compressé, catadioptres de vélo recyclés, « ces joyaux faits de rien sous tes doigts orpailleurs / Ces cailloux qui semblaient des fleurs », écrivait Aragon, avec des mots qu’on poserait sur des cadeaux d’enfants pour la fête des Mères, et qui désignent ici des splendeurs prisées par les maisons Poiret et Schiaparelli – je pense, forcément, parce qu’ils ont peuplé un de mes romans, à ces bijoux faits de bois, de mie de pain et de pièces électriques volées aux usines Siemens par les déportées de Ravensbrück. Bijoux « impondérables », disait Elsa Triolet, parce qu’ils défient la pesanteur, tel ce collier en crin blanc, « de neige et de rêve ». Elle n’avait pas d’argent, et voulait les valises de bijoux légères aux bras d’Aragon, qui les vendait à l’autre bout de Paris, ou du monde. Matériaux pauvres et qui résistent, ce qui fait leur noblesse, se tordent, s’altèrent, exigent un travail qui les complexifie, les enrichit, deviennent beaux de ce travail.

On a fait ça, enfants, tu te souviens ? Maman gardait les boîtes de Vache qui rit, les cartons à chaussures, les bouts de laine cardée rescapés de son métier à tisser. La maison était belle, l’oliveraie immense. Mais nos palais étaient cabanes, notre piscine un jet d’eau. On ne trichait pas : on avait de l’imagination. On jouait aux alchimistes, aux orpailleurs, vous trouviez ça génial. C’est exactement ce que je comprends de cette Fête de l’Huma, papa, elle résiste, elle enchante à partir de rien, une chanson, un plat chaud, des paroles en suspension dans l’air dont on fait des poèmes et des armes, choses simples, gratuites et pourtant sans prix, dont naissent de la complexité, de la beauté ; comme de pétales de fleurs, de mousses et d’écorces naissent des parfums.

Peut-être bien que tu es un barbare.

http://www.humanite.fr/

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 06:24
Intervention de Declan Kearney, dirigeant du Sinn Fein, pour la réunification de l'Irlande permise par le Brexit, lors de la rencontre "Solidarité Irlande" du PCF avec le Sinn Fein le 24 septembre à l'occasion des 35 ans de la grève de la faim des prisonniers politiques irlandais

L'intervention de Declan Kearney à l'initiative de solidarité avec l'Irlande samedi dernier:

Il est temps de commencer à planifier l’unité irlandaise

Parallèlement à l’impact du soulèvement de Pâques, les morts des grévistes de la faim furent un grand tournant dans la plus récente phase de lutte politique pour atteindre la démocratie nationale et la réunification irlandaises.

La grève de la faim de 1981 a convaincu de nouvelles générations d’activistes politiques de rejoindre l’IRA, ainsi que le Sinn Féin, qui émergeait en tant que parti majeur dans l’Irlande moderne. Aujourd’hui, le projet stratégique du Sinn Féin est de construire une Irlande des Egaux, une République socialiste, dans laquelle tous les citoyens sont traités avec égalité, dignité et justice. Toutefois, le prérequis à l’atteinte de l’objectif républicain final d’une Irlande des Egaux de garantir l’indépendance nationale et la réunification territoriale au sein d’une démocratie représentative, ainsi qu'un processus de réconciliation et de guérison envers l'héritage de la politique britannique en Irlande, et du conflit politique, jette une longue ombre sur le présent.

La partition de l’Irlande demeure la principale contradiction au cœur des politiques et de la société irlandaises. Elle polarise et perpétue des divisions sociétales et communautaires.

La partition enracine l’hégémonie des forces conservatrices dans les Etats du Sud et du Nord, et facilite l’influence antidémocratique persistante de l’Etat britannique dans les affaires irlandaises. L’existence d’un Etat au Nord est toujours contestée en raison de la juridiction de l’Etat britannique et des violations de la démocratie nationale irlandaise qui en résultent.

Un élément essentiel pour l’émergence réussie du processus de paix a été le rôle stratégique positif de l’influence internationale. Cela a conduit à ce qu’aujourd’hui la paix et les processus politiques irlandais sont les projets les plus importants en Irlande. Il y a encore beaucoup à faire pour les deux.

Un contexte politique entièrement nouveau a été créé basé sur le partage du pouvoir politique à travers des institutions gouvernementales régionales sur mesure dans le Nord de l’Irlande entre partisans du Royaume-Uni et Républicains sous les auspices de l’Accord du vendredi Saint (Good Friday Agreement, GFA) signé en 1998.Sa signification résidait dans le fait que la reconnaissance du statu quo n’était pas une option et que construire le futur dépendrait de la gestion du changement à travers des compromis démocratiques et un accord. La souveraineté du parlement Britannique sur la réunification du territoire national a été retirée. À l'avenir, elle devra être déterminée au moyen de sondages sur les frontières, et de referendums sur l'unité irlandaise au Nord et au Sud, requérant une majorité pro-unité dans les deux Etats.

Rien ne saurait rester comme avant.

Depuis le début, le syndicalisme politique n'a pas réussi à soutenir inconditionnellement ce cadre. Et depuis lors, des sections importantes de cette circonscription électorale sont restées profondément hostiles à un partage du pouvoir et un gouvernement de partenariat comme une condition du Good Friday Agreement, avec les républicains et les nationalistes - notamment le Sinn Féin .

L'effet de cette profonde résistance négative au changement a été de ralentir et entraver la transformation démocratique du Nord commencée avec le processus de paix. Cela a d’autant été exacerbé par l’échec des deux gouvernements britannique et irlandais à remplir toutes leurs obligations aux termes du GFA, et d'autres accords résultant de périodes successives de négociations.

Ainsi, alors que le changement social politique fondamental est devenu irréversible et que la guerre a pris fin, l'absence d'une dynamique positive cohérente et l'existence d'une résistance négative au changement, maintiennent les processus de paix et politiques dans un état fragilité permanente.

Pendant cette période, la politique du gouvernement britannique a endommagé le processus politique dans le Nord. Les mêmes puissantes institutions de la sécurité et de l’armée britannique qui conduisaient la «sale guerre» de la Grande-Bretagne en Irlande exercent encore aujourd’hui une énorme influence sur la politique de l'Etat britannique. Ils ne veulent pas le progrès.

Ceux qui ont toujours été hostiles au processus de paix au sein des services du Ministère de défense et de sécurité Britanniques à Whitehall sont encore politiquement et psychologiquement en guerre avec la direction du Sinn Féin.

La leçon stratégique des six dernières années dans le Nord est que le processus de paix en Irlande ne peut pas être tenu pour acquis. Les gouvernements britannique et irlandais doivent prendre leurs responsabilités à la fois à l'égard du processus de paix et du processus politique, sur une base juste et équitable, afin d'éviter le développement de graves problèmes politiques.

Le gouvernement britannique n'a pas reconnu les circonstances économiques et sociales particulières du Nord. Il a continué à nier l'indépendance financière aux institutions politiques régionales et a refusé de mettre fin à ses politiques négatives d'austérité économique. Il a refusé de reconnaître son propre rôle dans le conflit politique en Irlande et d’accepter sa responsabilité d'aider à faire face au passé. Ces facteurs sont tous des obstacles au plein développement du processus de paix et au processus politique. La conduite du gouvernement Britannique dans les domaines politique et économique envers le Nord doit changer afin de permettre un progrès politique durable.

Ces dernières années, il y a eu des bouleversements sans précédent dans la politique irlandaise, au Nord et au Sud. L'incapacité du principal parti conservateur, Fine Gael, dans le sud de l'Irlande pour former une administration viable pour plus de soixante jours après la dernière élection générale démontre la fragmentation et le réalignement du système politique. Il est trop tôt pour dire si la tendance actuelle représente un réalignement politique durable, mais le statu quo est installé à travers l'île, et le potentiel existe pour qu’un plus grand changement puisse se faire.

Ce contexte découle des retombées gépolitiques et économiques de la crise financière internationale de 2008 et des courants idéologiques et politiques qui ont trouvé à s’exprimer dans la société irlandaise et à travers toute l'Europe occidentale et les Amériques.

De grandes différences idéologiques existent sur la façon dont la société irlandaise devrait s'organiser. Il y a une polarisation croissante entre les intérêts des droits des citoyens et de la communauté, et ceux des banques internationales et du capital.

Les politiques d’austérité mises en œuvre par l'État du Sud en raison de l’accord de « sauvetage » de la Troïka, ainsi que les mesures d'austérité imposées au gouvernement régional du Nord par la réduction de ses dépenses publiques par le gouvernement conservateur britannique, ont provoqué une crise d'austérité et de grandes difficultés économiques Nord et Sud.

Le sujet de l’austérité n’est pas la reprise économique. Il s’agit entièrement d’idéologie, de contrôle politique et d’enracinement de l’idéologie conservatrice. Voilà pourquoi elle est synonyme dans l'hémisphère Nord d’'autoritarisme politique, de déréglementation élargie et de recul de l'État.

C’est un agenda anti-démocratique en soi. Et ce sont les raisons pour lesquelles l’austérité a eu une influence omniprésente au sein de l'Union européenne. Et c’est pourquoi l'UE a joué un rôle vindicatif contre le gouvernement grec en 2015.

Dans le contexte irlandais, le Sinn Féin a été le moteur du réalignement politique et social en Irlande et la principale force d'opposition à l'austérité, au Nord comme au Sud.

En tant que fier parti internationaliste, nous érigeons notre objectif d'une Irlande des Egaux au sein d’une vision d'une Europe de Egaux.

En juin de cette année, le référendum sur l'adhésion de la Grande-Bretagne à l'UE, a une fois de plus radicalement changé le paysage politique et économique en Irlande.

La majorité des électeurs dans le Nord de l'Irlande de tous horizons politiques (et aussi en Ecosse) ont voté pour rester en Europe. Malgré ce résultat, la volonté démocratique exprimée par le Nord est maintenant annulée et renversée par un vote qui émane de l’Angleterre. Cela est inacceptable pour le Sinn Féin et la plus grande majorité de l'opinion dans le Nord et le Sud de l'Irlande. En réalité, ce référendum a été l’occasion d’un affrontement entre factions britanniques de droite conservatrice, alimenté par la xenophobie.

Tandis que le Sinn Féin a une analyse critique de l'UE, nous croyons que les réformes nécessaires ne peuvent être effectuées au sein de ses structures. D’un point de vue stratégique, il vaut mieux que l’Irlande soit à l’intérieur, plutôt qu'à l'extérieu, de l'avenir économique et financier de l’UE.

Le futur économique et financier des citoyens du Nord est devenu l'une des énormes incertitudes.

Il y a beaucoup de répercussions sur l'économie de toute l’île. 200.000 emplois en Irlande dépendent directement et indirectement des centaines de millions d'euros générés par les échanges commerciaux entre le Nord et le Sud chaque semaine. 3,5 milliards d’euros de financements et investissements européens ont été alloués au Nord pour la période 2014 à 2020. Environ 10% du PIB de l'économie régionale du Nord dépend de sa place au sein de l’UE. Le Brexit menace tout cela et plus encore. Le Brexit est le prix de la partition continue de l'Irlande.

L'impératif politique pour les institutions politiques du Nord doit être de se lever pour la démocratie locale et contre l'austérité. Le gouvernement de coalition régionale et le Parlement doivent respecter et soutenir la décision démocratique des électeurs du gouvernement nord-irlandais. Le gouvernement irlandais devrait convoquer un « Forum de toute l'Irlande » représentatif des partis politiques et de la société civile de l'île afin de se mettre d'accord et de présenter des propositions concrètes pour sécuriser la place du Nord de l'Irlande au sein de l’UE. Il est inacceptable que le nord de l'Irlande soit retiré de l'UE tandis que le reste de l'Irlande y reste. Le Brexit a une fois de plus mis en évidence les contradictions portées par la partition au sein de la politique irlandaise. Cela remet en question directement la démocratie et les intérêts nationaux irlandais.

Cependant, cela a également engendré une discussion politique et civique sans précédent en Irlande à propos de l’avenir.

Il a provoqué une importante réévaluation de l'avenir économique et politique du Nord; de la relation avec l'Etat britannique; et des dommages causés avec un le sud de l’Irlande restant au sein de l'UE tandis que le Nord en est exclus. Un danger inhérent à ces incertitudes existe qui risque de créer une nouvelle instabilité politique pour le processus de paix. Le Sinn Féin travaillera stratégiquement et politiquement avec d'autres parti afin d’éviter que cela se produise.

Nous croyons que ces nouveaux défis doivent être transformés en une conversation nationale positive sur la façon dont l'avenir constitutionnel, politique et économique de l'île peut être repensé et réécrit. Un réel potentiel a émergé pour permettre une nouvelle conversation populaire et inclusive en Irlande à propos de notre avenir commun; de la manière dont les relations peuvent être développées pour le plus grand bien; à propos de nouvelles dispositions constitutionnelles sur l'île, et d’une nouvelle relation entre l'Irlande et la Grande-Bretagne; ainsi que d'une nouvelle relation de confiance, ouverte sur l'extérieur, entre l'île d'Irlande, l'Europe, et la communauté internationale.

Le futur de l’Irlande, Nord et Sud, doit pouvoir évoluer dans le contexte des nouvelles relations internationales démocratiques progressistes fondées sur la solidarité sociale et une coopération démocratique mutuelle.

Le Brexit a tout changé et met au défi toutes les anciennes hypothèses sur le précédent constitutionnel, politique et économique du statu quo dans le Nord et le Sud de l'Irlande. Dans un contexte européen et mondial qui évolue rapidement, la décision du Brexit expose la contradiction de la partition, et la stupidité d’une situation qui verrait une partie de l'Irlande rester dans l'UE tandis qu’une autre partie de l'île serait maintenue en dehors de ce cadre politique et économique.

Le Sinn Féin estime que ce contexte représente une opportunité stratégique pour maximiser l'argument démocratique en faveur de la fin de la partition de l'Irlande, et en faveur de l'unité irlandaise, tant au niveau national qu’international.

Le processus de paix a été facilité et soutenu par la bonne volonté, le soutien et la diplomatie internationaux. Une fois de plus, la communauté internationale tient un rôle essentiel à jouer pour continuer à consolider le processus de paix et encourager la réconciliation et la guérison. Cependant, une nouvelle phase de changement politique est arrivée et l'influence politique stratégique significative de la communauté internationale devrait à présent aider à la planification d’une transition vers une nouvelle Irlande, acceptée et unie

Il est temps de mettre fin à la division de l'Irlande et de préparer la transition vers l'unité irlandaise. Un appui international positif pour encourager, convaincre et soutenir cet objectif est désormais nécessaire.

Intervention de Declan Kearney, dirigeant du Sinn Fein, pour la réunification de l'Irlande permise par le Brexit, lors de la rencontre "Solidarité Irlande" du PCF avec le Sinn Fein le 24 septembre à l'occasion des 35 ans de la grève de la faim des prisonniers politiques irlandais
Intervention de Declan Kearney, dirigeant du Sinn Fein, pour la réunification de l'Irlande permise par le Brexit, lors de la rencontre "Solidarité Irlande" du PCF avec le Sinn Fein le 24 septembre à l'occasion des 35 ans de la grève de la faim des prisonniers politiques irlandais
Intervention de Declan Kearney, dirigeant du Sinn Fein, pour la réunification de l'Irlande permise par le Brexit, lors de la rencontre "Solidarité Irlande" du PCF avec le Sinn Fein le 24 septembre à l'occasion des 35 ans de la grève de la faim des prisonniers politiques irlandais
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