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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 06:14
Notre-Dame-des-Landes: l'expulsion de la ZAD serait illégale selon le Syndicat des Avocats de France (L'Humanité, 3 novembre 2016)
NDDL. L'expulsion de la ZAD serait illégale
JEUDI, 3 NOVEMBRE, 2016
HUMANITE.FR

Communiqué du DAL, du Syndicat de la magistrature et du Syndicat des avocats de France

Les occupants de la ZAD de Notre dame des Landes, nous ont alertés des graves irrégularités dans la procédure d’expulsion, dont ils font l’objet, irrégularités contraires à plusieurs principes fondamentaux du droit français et européen.

1 - Le droit à un procès équitable

Une grande part des expulsions ont été ordonnées “sur requête”, c’est-à-dire au moyen d’une procédure non contradictoire et non publique. Les occupants n’ont pas été préalablement convoqués, ni même informés de cette audience. L’huissier du demandeur a sans doute fait valoir qu’il ne lui avait pas été possible de relever l’identité des occupants. Pourtant certains habitants de la ZAD se sont fait connaître auprès de Vinci, délégataire du propriétaire, par courrier recommandé. Le demandeur ne pouvait donc les ignorer et pourtant il a fait le choix de ne pas les assigner nominativement devant le tribunal, les privant ainsi du droit élémentaire de se défendre.

2 – Le droit à un recours effectif

Le code de procédure civile ouvre un recours à toute personne à qui une ordonnance sur requête fait grief .
Mais, les occupants de la ZAD qui se voient refuser la communication des ordonnances d’expulsion, sont privés de fait, de ce recours, comme de la possibilité de saisir le juge de l’exécution de demandes de délais pour quitter les lieux.

3- Le droit à la suspension de l’expulsion pendant la trêve hivernale

Si l’expulsion des occupants entrés par « voie de fait », et seulement la leur , est possible même pendant la trêve hivernale, c’est à la condition que le juge qui a ordonné l’expulsion l’ait autorisée.
Les médias ont relayé ces derniers jours des annonces de l’expulsion prochaine des occupants de NDDL, alors que la trêve hivernale a débuté depuis le 1er novembre. Or, les décisions dont nous avons pris connaissance n’autorisent pas l’expulsion pendant cette trêve. C’est donc à la violation d’une décision de justice que le Préfet qui accepterait de prêter le concours de la force public, se livrerait.
Nous rappelons que dans un Etat de droit, il appartient aux autorités de s’assurer de la mise en oeuvre d’une procédure régulière respectant la loi et les droits des occupants.

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 06:00
Ouest-France, 3 novembre 2016

Ouest-France, 3 novembre 2016

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 06:00
Bientôt deux semaines après l'annonce du choix par le groupe Agromousquetaires et Capitaine Houat d'un repreneur pour le site des Viviers de la Méloine, à Plougasnou (29), le projet combiné de Global Sea Food SAS et du groupe Le Saint a été présenté aux 34 salariés, hier matin. Les futurs associés, spécialisés dans le négoce de produits de la mer, ont confirmé vouloir démarrer avec 20 personnes. Ils ambitionnent de développer cinq activités principales à l'export, sur la restauration hors domicile, en grandes et moyennes surfaces, avec des grossistes et sur le web (e-commerce), pour un chiffre d'affaires annuel prévisionnel de 8 à 9 M€ en 2017. Un partenariat avec Amazon serait en projet, côté vente de produits de la mer en ligne. Les salariés ont jugé le projet « clair et rassurant », mais attendent les entretiens individuels, aujourd'hui et demain, pour se prononcer. Sur les 34, huit ont déjà acté un départ anticipé.

http://www.letelegramme.fr/economie/viviers-de-la-meloine-le-projet-de-reprise-presente-aux-salaries-03-11-2016-11278279.php

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 05:55

Le syndicat CGT des Cheminots de Morlaix a alerté les élus du territoire le 28 octobre sur une politique de restriction de l'offre de service public de la SNCF qui contredit les investissements publics, en grande partie financés par les collectivités territoriales, réalisés sur la gare de Morlaix pour le PEM. 

"La mise en service de la ligne nouvelle Le Mans Rennes a pour objectif une augmentation de 20% de la clientèle. 

Dans le même temps, la SNCF annonce une baisse de 16% des recettes aux guichets et envisage une diminution de 50% de la présence commerciale.

Nous alertons sur les dysfonctionnements à attendre suite à cette réorganisation et des inconvénients pour le public. 

Nous vous joignons également la grille prévisionnelle des TGV pour 2017. 

Un premier constat: le TGV partant de Paris à 6h56 (arrivée Brest 10h21) ne s'arrête pas à Morlaix.

Pourtant une première arrivée avant 10h nous semble vital. Cette nouvelle grille horaire, dans l'immédiat, n'apporte rien à l'économie locale. Le premier TGV desservant la gare de Morlaix arrivant encore plus tard qu'aujourd'hui. 

Une vitrine PEM de plus de 13 millions d'euros pour de tels résultats!

Sans oublier la dégradation du service ferroviaire sur la ligne ferroviaire Morlaix Roscoff

Quel aménagement du territoire?" 

Le PCF pays de Morlaix se joint à la CGT des Cheminots pour exiger des élus en responsabilité du territoire, locaux, départementaux et régionaux, qu'ils fassent pression sur la SNCF pour que les usagers du train et la région de Morlaix ne soient pas floués alors qu'énormément d'argent a été investi dans la rénovation de la gare et le PEM, sans d'ailleurs que les collectivités n'aient grand chose à décider et discuter sur le contenu de la rénovation de la gare (et la fermeture du bar de la gare en particulier).     

COMMUNIQUE DE PRESSE

DU SYNDICAT CGT DES CHEMINOTS DU PAYS DE MORLAIX

 

En 2017, une ligne à grande vitesse …

Mais, en gare de Morlaix, dès le 1er novembre 2016, une vente de billets à petite vitesse !

 

A compter du 1er novembre, une réorganisation de la vente des billets aux guichets de la gare de Morlaix est mise en place.

Les horaires d’ouverture seront modifiés :

  • fermeture totale le dimanche,
  • réduction drastique des périodes de vente (avec, la plupart du temps, un seul agent dédié à la vente).

Le syndicat CGT des cheminots du pays de Morlaix s’interroge sur la manière de fonctionner de la SNCF.

Alors que des travaux importants de réaménagement du bâtiment « Voyageurs » sont en cours, à l’heure où les collectivités locales se positionnent en faveur du train (gros investissements sur le pôle d’échange multimodal, vœux votés par plusieurs conseils municipaux pour le maintien et le développement de la ligne ferroviaire Morlaix Roscoff), la SNCF continue  inexorablement son désengagement.

Pourtant, l’entreprise ferroviaire compte sur une augmentation de l’ordre de 20 % de la fréquentation à la gare de Morlaix dans le cadre du prolongement de la ligne à grande vitesse mettant notre ville à moins de 3 heures de Paris.

Alors pourquoi cet acharnement à supprimer ces postes de vente ?

Aujourd’hui déjà il faut faire la queue pour acheter son billet et la SNCF a installé un « gère file d’attente » pour deux guichets de vente : on imagine ce que sera demain !

Tout le monde n’a pas « internet », tout le monde n’est pas familiarisé avec les automates de vente. La clientèle a besoin de contacts humains pour préparer un voyage, pour modifier un billet, pour être conseillée, pour être rassurée. Un automate, dans ce domaine, ne remplacera jamais un agent !

On imagine aisément les conditions de travail de l’agent face à une file d’attente interminable et des clients à juste titre excédés (il faut parfois de 15 à 30 minutes pour établir ou modifier un voyage complexe).

Nous sommes très attachés au service public et il se doit d’être au service de la population.

Alors, Mesdames et Messieurs les décideurs de la SNCF, ayez un peu de bon sens, revoyez votre copie et sortez de cette spirale du déclin.

                                                                                                         

La CGT des cheminots de Morlaix: une vente des billets à petite vitesse en gare de Morlaix et une offre de service public ferroviaire réduite
Grille TGV Morlaix-Paris au 20 octobre 2016

Grille TGV Morlaix-Paris au 20 octobre 2016

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 05:02
Le PCF n'intègre pas la France Insoumise (Ouest-France,  2 novembre 2016)
Présidentielle. Le PCF n'intègre pas la France insoumise de Mélenchon

Le PCF, dont des représentants ont rencontré mercredi des soutiens de Jean-Luc Mélenchon, n'intégrera pas le cadre de la France insoumise en vue des prochaines élections, mais travaille toujours à un partenariat avec le mouvement.

À l'appel de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, des dirigeants communistes et de la France insoumise, mouvement de Jean-Luc Mélenchon, se sont réunis mercredi deux heures durant dans un café du Xe arrondissement de Paris, afin d'évoquer la stratégie en vue de la présidentielle et des législatives de 2017.

Le PCF, qui tiendra sa conférence nationale samedi, explore plusieurs pistes, dont un soutien à lacandidature de Jean-Luc Mélenchon, qui a lancé en février son mouvement La France insoumise.« Si on veut pousser l'hypothèse Jean-Luc Mélenchon, il faudra trouver un cadre qui n'est pas celui de La France insoumise », a déclaré à l'AFP Marie-Pierre Vieu, chargée des relations extérieures du PCF. « On est d'accord sur le fait que l'on connaît une crise de la gauche qui appelle des réponses de type nouveau. »

« Dialogue nécessaire entre les forces politiques »

« Mais ce qui nous heurte profondément, c'est que La France insoumise est un moyen de contourner le dialogue nécessaire entre les forces politiques », a-t-elle poursuivi. « On nous demande d'accepter un cadre que l'on n'a pas co-construit », a-t-elle encore déploré, ajoutant que le PCF était « toujours demandeur d'une rencontre avec Jean-Luc Mélenchon », absent comme Pierre Laurent mercredi.

« Si l'hypothèse Mélenchon est retenue le 5 (samedi, ndlr), on la travaillera », a-t-elle conclu.« Mais le PCF continuera de développer ses propres arguments. »

Éviter une « caricature » de la France insoumise

Du côté de la France insoumise, Leïla Chaibi, qui emmenait la délégation, concède avoir eu « du mal à se faire comprendre », pointant que le PCF avait surtout « l'habitude de négociations classiques entre appareils ». « On ne propose pas un cartel d'organisations comme le Front de gauche en 2012 » et dont le PCF faisait parti, « mais un espace politique où l'on encourage la participation de ceux qui ne sont pas dans le cadre d'un parti », a-t-elle expliqué au sujet de la France insoumise.

« Mais le label de la France insoumise n'efface pas l'étiquette du PCF », a encore plaidé Leïla Chaibi, en assurant avoir senti « un éclaircissement » de la position qu'elle défendait en fin de réunion. « On espère que le 5 novembre, on ne présentera pas une caricature de ce que propose La France insoumise », a-t-elle encore pointé.

Lire aussi : L’appel de Pierre Laurent (PCF) à une candidature unique

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 13:12

Le Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2017 adopté

Les députés Front de gauche ont voté contre

jeudi 3 novembre 2016

L’Assemblée a adopté, par scrutin public, le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2017. 272 députés ont voté "pour", 240 ont voté "contre" et 15 se sont abstenus.

Jacqueline Fraysse a expliqué le votre contre des députés Front de gauche :

"Vous avez, madame la ministre des affaires sociales et de la santé, mené une véritable campagne de communication pour faire croire à nos concitoyens que le fameux « trou de la Sécu » était comblé. Il s’agit là d’une présentation trompeuse et mensongère.

"En annonçant un déficit de 400 millions d’euros pour 2017, vous omettez volontairement de parler du FSV, le Fonds de solidarité vieillesse, qui prend en charge des dépenses de solidarité envers les personnes âgées, par exemple le minimum vieillesse, et dont le déficit est estimé à 3,800 milliards pour 2017. Ainsi, avec le déficit du FSV, le « trou » atteindra 4,200 milliards d’euros en 2017.

Telle est la réalité.

Je vous accorde que c’est mieux que les 7,100 milliards de déficit global en 2016 mais c’est dix fois plus que les 400 millions d’euros de déficit dont vous vous vantez.

Pourquoi cette falsification ? Peut-être – je le redoute, dans ce contexte préélectoral – pour convaincre une majorité de nos concitoyens, déçus à juste titre de la politique d’austérité menée par ce gouvernement, que « la gauche a fait le job », comme vous dites ; sans doute aussi pour tenter de masquer ce que traduisent concrètement les chiffres, à savoir la dégradation à l’issue de ce quinquennat de l’accès aux soins pour tous ainsi que de notre système de Sécurité sociale solidaire.

Réduire le déficit de la Sécurité sociale est légitime tant il est important de veiller au bon usage des deniers publics, mais le faire en infligeant aux Français, notamment aux plus modestes d’entre eux, des économies drastiques n’est pas une performance très glorieuse.

Car la réalité est que vous avez partout diminué les prestations. Les prestations familiales n’ont été revalorisées ni en 2014 ni en 2015 et la modulation des allocations familiales vous a permis de réaliser 865 millions d’euros d’économies par an sans en redistribuer la totalité aux familles modestes comme vous l’aviez pourtant promis.

Le retour à l’équilibre de la branche vieillesse est supporté par les salariés qui, par la faute de votre réforme de 2014, doivent travailler toujours plus pour bénéficier d’une retraite à taux plein.

Quant à l’excédent de la branche Accidents du travail-Maladies professionnelles, dite AT-MP, il s’explique notamment par la sous-déclaration des accidents, supportés de ce fait par la branche maladie, cette branche maladie qui doit réaliser 4 milliards d’euros d’économies en 2017, dont 1,500 milliard d’économies supplémentaires pour les hôpitaux publics, pourtant déjà au bord du gouffre.

De plus, vous siphonnez tous les crédits. Le fonds dédié à la formation des personnels hospitaliers sera ponctionné de 300 millions d’euros pour financer la mise en œuvre des groupements hospitaliers de territoire, pourtant partout décriés parce qu’ils aggravent les conditions de travail des personnels. Les crédits de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie vont être ponctionnés de 230 millions d’euros, au détriment des personnes âgées et handicapées.

Certes, ce PLFSS comporte quelques mesures positives que mon groupe a soutenues : l’amélioration de la prise en charge de la souffrance psychique chez les jeunes, de celle des victimes du terrorisme ou encore du recouvrement des pensions alimentaires non payées. De même, nous nous réjouissons que la proposition de notre collègue Valérie Rabault visant à redonner un peu de pouvoir d’achat – une quarantaine d’euros par mois en moyenne – à 550 000 retraités appauvris par des mesures prises par ce gouvernement ait trouvé une issue favorable. Mais il est incroyable que cette disposition, qui coûtera 280 millions d’euros, ait fait l’objet de tant de tergiversations quand vous distribuez si facilement 40 milliards d’argent public aux grandes entreprises, sans contrepartie ni contrôle de leur utilisation !

Décidément, ce sont toujours les plus modestes que vous taxez d’abord. Par exemple vous élargissez les exonérations de cotisations sociales patronales pour plus de 44 milliards d’euros en 2017 mais vous remettez en cause le dispositif dont bénéficient les chômeurs qui créent leur entreprise. S’agissant de l’encadrement de l’économie collaborative, plutôt que de vous attaquer aux plates-formes telles que Airbnb, laquelle a payé en 2015 moins de 70 000 euros d’impôts en France, vous taxez les personnes qui retirent un petit complément de revenus de l’économie de partage.

Pourquoi n’avez-vous pas la même sévérité à l’égard des entreprises spécialistes de la fraude sociale, estimée à près de 25 milliards d’euros par an ?

Non décidément, que l’on s’attache à la comptabilité elle-même, qui est insincère et ne propose aucune recette nouvelle, ou à l’injustice sociale de viser toujours les plus modestes dans un pays où il y a beaucoup d’argent, le compte n’y est pas.

Nous ne pouvons donc que voter contre ce projet de financement de la sécurité sociale pour 2017.

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 21:22
Le Ceta est signé mais rien n'est joué (L'Humanité)
Le Ceta est signé, mais rien n’est joué
THOMAS LEMAHIEU
LUNDI, 31 OCTOBRE, 2016
L'HUMANITÉ

Après la cérémonie officielle, hier à Bruxelles, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada va devoir passer l’obstacle parlementaire partout. De quoi maintenir la mobilisation citoyenne.

Ils n’en finissent pas de sourire devant les objectifs. Samedi, c’est Didier Reynders, le ministre belge des Affaires étrangères, qui posait, stylo à la main, devant un exemplaire de l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne (Ceta), en compagnie de Cecilia Malmström, la commissaire européenne au Commerce. Et dimanche, Justin Trudeau, le premier ministre canadien, Donald Tusk, le président du Conseil des chefs d’État de l’UE, et Jean-Claude Juncker, le patron de la Commission, se tombaient dans les bras, trop heureux de pouvoir enfin signer les lourds volumes contenant le Ceta et ses annexes. « Bien joué », lance Trudeau à ses compères européens. Soulagement chez les partisans du libre-échange : après deux semaines de feuilleton autour du refus de la Wallonie qui a obligé à repousser le sommet officiel, ils ont, à coups de chantages et de pressions, réussi à sauver la face… et les apparences ! « On n’a pas changé une virgule au traité », fanfaronne Charles Michel, le premier ministre libéral belge, partisan d’une signature immédiate du Ceta.

Les manœuvres continuent

Les dirigeants politiques représentant les francophones de Belgique ont accepté de laisser leur pays signer l’accord, mais ils ont pavé le chemin de la ratification de nouvelles chausse-trappes : le pays devra demander l’avis de la Cour de justice de l’Union européenne sur le mécanisme d’arbitrage des différends entre les multinationales et les États, et, en cas de maintien de la version actuelle sur ce point, plusieurs entités fédérées (les régions de Wallonie et de Bruxelles, les communautés francophones et germanophones) promettent de sortir du Ceta. Dans ces conditions, même si certaines de ses dispositions pourront entrer en vigueur provisoirement en cas d’approbation par le Parlement européen dans les prochaines semaines, l’accord de libre-échange avec le Canada, signé hier à Bruxelles, n’est pas sûr de voir le jour. En soulevant publiquement les nombreuses réserves qu’inspirent aux mouvements citoyens et sociaux les accords de libre-échange comme le Ceta ou le Tafta, les parlementaires wallons ont montré en creux la défaillance des autres Parlements du reste de l’Europe. Or, c’est devant chacun d’entre eux que le Ceta va devoir passer pour la phase désormais cruciale de la ratification.

Dans une déclaration conjointe « condamnant la pression exercée sur les institutions wallonnes afin de bloquer une négociation plus démocratique et transparente », la Confédération européenne des syndicats (CES) et le Congrès du travail du Canada (CTC) « demandent à la Commission européenne, au gouvernement canadien et aux États membres de l’UE d’ouvrir des négociations en vue d’une consultation démocratique des syndicats et de la société civile, afin de garantir que les changements requis soient introduits de manière à répondre aux préoccupations existantes, et de mettre en place un agenda équitable et progressiste pour les accords commerciaux au plan mondial ». De son côté, Attac France prend date : « Outre celle de la Commission européenne, la responsabilité du gouvernement français est écrasante. Alors qu’il n’a même pas cherché, a minima, à obtenir un certain nombre de garanties pour sa population, comme l’a fait la Belgique, (...) il aura tout fait pour empêcher le Parlement de s’exprimer sur la question. (…) Notre combat se poursuit. Nous exigeons qu’un véritable débat ait lieu en France. »

Le commissaire européen Günther oettinger disjoncte Mercredi dernier, à Hambourg, Günther Oettinger, le commissaire à l’Économie numérique, a multiplié les dérapages racistes et homophobes, parlant notamment des « bridés » pour désigner les dirigeants chinois. Il a également, selon un témoin cité par le Soir, craché son venin sur la Wallonie, « une micro-région gérée par des communistes qui bloque toute l’Europe ».

rubrique économie-social
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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 21:09
Tsiganes, cette longue ségrégation (Adrien Rouchaléou, L'Humanité - 31 octobre 2016)
Tsiganes, cette longue ségrégation
ADRIEN ROUCHALEOU
LUNDI, 31 OCTOBRE, 2016
L'HUMANITÉ

La reconnaissance de la responsabilité de la France dans l’internement des Tsiganes durant la Seconde Guerre mondiale n’est qu’un premier pas.

« Le jour est venu et il fallait que cette vérité soit dite. » Ce 29 octobre, à Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire), François Hollande visitait le plus grand des camps dans lequel l’État français internait les Tsiganes durant la Seconde Guerre mondiale. « La République reconnaît la souffrance des nomades qui ont été internés et admet que sa responsabilité est grande dans ce drame », a reconnu le président de la République. Il fallait que cette vérité soit dite, en effet, mais est-ce pour autant toute la vérité ? Si elle en est l’apogée criminel, l’histoire des vexations, des discriminations, de la haine de la France pour les communautés nomades vivant sur son territoire ne se limite pas à cette période.

L’historien Emmanuel Filhol, spécialiste de l’histoire des Tsiganes de France, la fait remonter au XVIIe siècle, celui des premières politiques raciales, celui du Code noir de Colbert. C’est de cette époque que datent les premières sédentarisations forcées de nomades manouches, roms, gitans ou bohémiens, sous peine de galères pour les hommes ou de tonsure (déjà) pour les femmes. Par la suite, la IIIe République obligera, par une loi du 6 juin 1912, chaque nomade à partir de 13 ans à posséder un carnet anthropométrique, avec empreintes de chacun des doigts, données anthropométriques et photos de face et de profil, comme celles que les policiers utilisaient pour les bandits. Chaque famille détient un carnet collectif, avec obligation de le faire viser par la gendarmerie chaque fois qu’elle s’installe dans une commune. Quand éclate la Première Guerre mondiale, les « Romanichels » d’Alsace et de Lorraine sont déjà perçus par les autorités françaises comme des traîtres potentiels, des espions de l’ennemi. Sans autre cause que leur appartenance à la communauté tsigane, ils sont alors arrêtés, déportés et « internés » dans près de 70 camps, souvent dans le sud de la France (Alès, Saint-Maximin, Crest, etc.). Des familles y sont séparées, la nourriture est rationnée. Ils vivent sans carreaux aux fenêtres. Un enfer qui ne prendra fin qu’avec le traité de Versailles, en 1919.

Dans des camps insalubres et non chauffés

Tout cela nous rappelle qu’il n’a pas fallu attendre la Seconde Guerre mondiale pour que la France et la République ne maltraitent ses populations tsiganes. Mais avec celle-ci, la répression envers ces populations va prendre une ampleur inédite. Et là aussi, il sera difficile de faire porter le chapeau au seul envahisseur nazi. C’est par un décret signé par le président français Albert Lebrun, le 6 avril 1940, soit près de trois mois avant la capitulation devant l’Allemagne, que les nomades sont interdits de circulation. Et si sous l’Occupation les nazis font ouvrir de nombreux camps pour les enfermer, c’est le gouvernement français de Vichy qui décidera tout seul de l’ouverture des camps de Saliers et de Lannemezan, en zone libre, deux endroits spécialement dédiés aux Tsiganes, en plus de ceux de Rivesaltes, du Barcarès ou d’Argelès-sur-Mer, où étaient aussi enfermés des juifs. En tout, le pays comptera plus d’une trentaine de camps dans lesquels seront internés plus de 6 000 Tsiganes.

Dans ces camps insalubres et non chauffés, les Tsiganes français ne sont pas déportés vers les camps de la mort, comme ceux des autres pays d’Europe. Les hommes sont contraints au travail et les enfants (qui représentent plus du tiers des internés) reçoivent une « éducation », notamment religieuse, dans le but de les faire rompre avec leur culture en leur imposant les préceptes d’une société sédentaire. Certains quand même sont envoyés vers les camps de la mort, comme à Poitiers où, selon les travaux des historiens Daniel Pechanski et Jacques Sigot, la municipalité décide de les déporter à la place de jeunes de la région. Dans les camps de la mort, du moins dans un premier temps, les Tsiganes ne sont pas exterminés, mais on les laisse mourir de faim ou de maladies, quand ils ne servent pas de cobayes aux sinistres expériences du Dr Mengele. À partir de 1944, les nazis finissent tout de même par décider de les gazer.

En 1945, c’est la Libération. Mais pas pour les Tsiganes de France. Il faut attendre le 1er juin 1946 pour que les derniers internés soient autorisés à quitter le camp des Alliers, en Charente. Mais pour aller où ? Ils sont relâchés dans la nature, dépossédés de leurs biens. Les communes ne les acceptent plus. Une circulaire du 24 juillet 1946 invite même les maires à distinguer les « bons » Tsiganes sédentarisés des « mauvais » qui perpétuent leur mode de vie. Jamais depuis, ces populations n’ont été indemnisées. Elles patienteront jusqu’au 2 février 2011 pour qu’une institution, le Parlement européen, ne commémore enfin le « génocide des Roms par les nazis ». Aujourd’hui encore, en France, les nomades sont tenus de posséder un livret de circulation.

Une telle histoire laisse des traces… et des stéréotypes sur ce qu’il est désormais convenu d’appeler les « gens du voyage ». Les déclarations d’un ancien ministre de l’Intérieur socialiste, depuis devenu premier ministre et qui considérait en septembre 2013 que « seule une minorité » de Roms avaient vocation à s’intégrer et que « ces populations ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et sont évidemment en confrontation », résonnent étrangement. La reconnaissance par la République de la responsabilité de la France dans la sombre histoire de la Seconde Guerre mondiale est évidemment tardive, mais bienvenue. Elle ne peut être qu’un début.

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 13:52
Un cran de plus dans la privatisation du rail sous l'égide de l'Europe libérale: le gouvernement favorable à l'ouverture à la concurrence des TER
Ouverture des TER à la concurrence : "Une loi sera rédigée en concertation avec les régions"

mercredi 2 novembre 2016

Le 26 octobre dernier à l’Assemblée Nationale, Alain Vidalies, secrétaire d’État chargé des transports, de la mer et de la pêche, a répondu à une question orale sur l’ouverture des TER à la concurrence.

Il affirme que le gouvernement y est favorable et qu’il faut pour cela, une loi. Elle sera rédigée en concertation avec les régions.

Sa réponse :

"La loi attribue aujourd’hui – et depuis longtemps – le monopole à la SNCF.

Le quatrième paquet ferroviaire prévoit que l’ouverture à la concurrence se fera, pour les trains commerciaux, c’est-à-dire les TGV, à partir de 2020, et pour les TER, à partir de 2023.

Cette position n’est pas uniquement française ; c’est également celle de l’Allemagne, qui possède aussi un opérateur historique, de l’Italie et de l’Espagne.

Tous ces pays européens ont décidé de fixer la date de l’ouverture à la concurrence à 2023.

Cette ouverture ne sera pas automatique ; chacun prendra sa responsabilité politique.

La France a tenu à ce que figure dans le texte la possibilité, pour les autorités organisatrices – en l’occurrence, les régions –, soit d’une attribution directe à l’opérateur historique – en l’occurrence la SNCF –, soit d’un appel à la concurrence. Ce sera la liberté des collectivités locales. D’ici là, nous devons conduire une expérimentation. En effet, le résultat de l’ouverture à la concurrence du fret, depuis 2005, n’est pas extraordinaire puisque la part du fret ferroviaire a diminué de moitié par rapport à l’ensemble des transports de marchandises. Mais nous sommes favorables à l’ouverture à la concurrence. Pour cela, il nous faut une loi, et nous la rédigerons en concertation avec les régions. Nous discutons aujourd’hui avec l’Association des régions de France pour définir un périmètre et proposer un texte de loi encadrant cette expérimentation."

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 13:48
Le droit au logement pour tous, "une nécessité, une urgence"
Le droit au logement pour tous, "une nécessité, une urgence"

mercredi 2 novembre 2016

La trêve hivernale signe l’arrêt des expulsions jusqu’au 31 mars 2017.

Un répit de courte durée pour les locataires ! affirma la CGT dans un communiqué publié le 21 octobre 2016.

Les expulsions locatives ont fortement augmentées en 2015 (+ 24%) ; elles touchent de plus en plus de salariés actifs et de retraités. Elles sont la conséquence de l’augmentation des loyers, d’une politique de bas salaires et pensions et de la hausse du chômage.

Les expulsions ne sont pas une fatalité et le plan de prévention mis en place par la ministre du logement en mars 2016 doit très rapidement produire ses effets. Plan qui doit conduire à trouver des solutions dès les 1ères difficultés de règlement rencontrées par les locataires et ainsi éviter que les 132.196 décisions de justice prononçant l’expulsion soient suivies d’effet.

La crise du logement que nous connaissons aujourd’hui est d’une ampleur inégalée. Elle est la conséquence d’un long processus de désengagement de l’Etat. Il en est ainsi du décret sur l’encadrement des loyers qui est insuffisamment appliqué puisque 38% des logements ouverts à la location à Paris y dérogent. En France, près d’une personne sur six éprouve des difficultés à se loger et 1,8 million sont en attente de logement social. Il y a urgence à développer un grand service public de l’habitat et du logement permettant de garantir le droit au logement pour toutes et tous. Cela exige :

 -de rompre avec les politiques de bas salaires et de précarisation de l’emploi ; 
 - la construction de 200 000 logements locatifs sociaux de qualité par an pendant 5 ans et bénéficiant d’un financement conséquent de la part de l’Etat ; 
 - l’application de la loi SRU qui impose la production d’au minimum 25% de logements sociaux dans toutes les communes ; 
 - de lutter contre la vente à la découpe jetant nombre de locataires dans de grandes difficultés financières pouvant aller jusqu’à l’expulsion ; 
 - réorienter les avantages fiscaux dont bénéficie le logement privé (loi PINEL et autres) vers le logement social ; 
 - d’élargir la collecte de la Participation des Employeurs à l’Effort de Construction à l’ensemble des entreprises et de rétablir le taux réel de 1% de la masse salariale ; 
 de démocratiser la gestion du logement à tous les niveaux : entreprise, dans les organismes de gestion et au niveau territorial ; et en tout premier lieu, élargir les attributions des commissions logement des comités d’entreprises et de les étendent à toutes les entreprises.

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