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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 09:09
3 ciné-débats sur Le Jeune Karl Marx de Raoul Peck avec Jean-Michel Galano dans les Côtes d'Armor: 1er, 2, 3 février à Lannion, Saint-Brieuc, Dinan
Jean-Michel Galano, professeur agrégé de philosophie, spécialiste de la pensée de Karl Marx

Jean-Michel Galano, professeur agrégé de philosophie, spécialiste de la pensée de Karl Marx

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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 06:56
100 000 emplois d'intérimaire en plus l'année dernière, et un bilan du CICE de 45 milliards d'euros accordés aux entreprises, avec un coût global de l'emploi conservé ou créé à 225 000€

Dans l'Humanité du jeudi 4 janvier, on peut lire, sur les bases des notes de l'INSEE et de la banque de France, un état des lieux de la situation de l'emploi en France et des effets des politiques économiques. 

Le bilan est plus que révélateur: 

Entre 2012 et 2017, les bénéfices du CAC 40 ont été multipliés par deux et les dividendes ont augmenté de 50%. Pour autant, sur la même période, le nombre de chômeurs catégories A, B et C seulement a augmenté d'un million de personnes, passant de 4,7 millions à 5,7 millions de femmes et d'hommes. 

Le CICE voulu par Hollande, Valls, Macron pour complaire à leurs amis de la finance et du patronat, s'est traduit par 45 milliards d'euros versés aux entreprises, avec un bilan de 225 000€ accordés pour un emploi conservé ou créé. C'est complètement dément au regard de la justification prétendue du dispositif d"exonération de charges: en réalité, il s'agissait de justifier une augmentation de la profitabilité des entreprises pour les actionnaires ou les patrons et une baisse drastique de la dépense publique et sociale, selon un credo néo-libéral assumé. 

La part de l'emploi intérimaire dans l'emploi général augmente fortement: 100 000 de plus en an l'année dernière. On retrouve les niveaux d'avant la crise financière de 2008.

En 2018, la suppression des emplois aidés selon l'OFCE va causer 63 000 destructions d'emplois.      

100 000 emplois d'intérimaire en plus l'année dernière, et un bilan du CICE de 45 milliards d'euros accordés aux entreprises, avec un coût global de l'emploi conservé ou créé à 225 000€
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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 06:28
Christophe Ramaux, économiste attérré, maître de conférence

Christophe Ramaux, économiste attérré, maître de conférence

Entretien de l'Humanité (Audrey Paillasse) avec Christophe Ramaux - jeudi 4 janvier 2018

Le gouvernement préfère pointer les autres du doigt plutôt que de réfléchir à une politique macroéconomique efficace pour enrayer le chômage. 

Emmanuel Macron promet une nouvelle baisse des charges pour les entreprises. Quel effet cette baisse va t-elle avoir sur l'emploi? 

Ce n'est pas une bonne stratégie. Les études montrent que les allègements généraux sur les bas salaires améliorent peu la compétitivité, puisque cela bénéficie massivement à des entreprises qui ne sont pas exportatrices. On crée des effets d'aubaine, c'est-à-dire des sommes dont les entreprises n'ont pas besoin pour maintenir ou créer de l'emploi. Elles pourront donc augmenter les dividendes, les hautes rémunérations des cadres dirigeants mais cela ne bénéficiera absolument pas à l'emploi. Le gouvernement s'inscrit dans une logique de déflation interne, de course à la compétitivité par l'abaissement des coûts salariaux. A l'échelle européenne, tous les pays se livrent à ce genre de politique; c'est une spirale par le bas qui nous entraîne. 

Qu'est-ce que vous proposer de faire alors?  

Il faudrait lancer un vaste plan de relance en France et dans l'Union européenne pour le logement, la transition énergétique, la santé, l'éducation, etc. Il y a d'immenses besoins sociaux, et de fortes inégalités contre lesquelles il faut lutter. L'Union européenne fait trop d'austérité, alors qu'elle a un excédent commercial! Elle a les moyens de mettre en place une autre politique économique.

Pour faire baisser le chômage, le gouvernement entend durcir le contrôle des chômeurs. Qu'en pensez-vous? 

C'est proprement indécent. On accuse les chômeurs en laissant entendre que, s'il y a du chômage, c'est parce qu'ils le veulent bien. La mesure est mesquine car l'écrasante majorité d'entre eux n'aspire qu'à une seule chose: travailler; pour des raisons financières, mais aussi de dignité. Le chômage résulte d'une responsabilité sociale, de la responsabilité gouvernementale. Il est inconvenant de transférer le poids de cette faute sur les épaules des chômeurs. Nous avons un problème de création d'emplois qui dépend de la politique macroéconomique du gouvernement. Il faut insister là-dessus: le gouvernement est dans la diversion permanente; il détourne l'attention des vrais enjeux. Par ailleurs, ces mesures vont inciter les chômeurs à accepter des emplois précaires. Le projet libéral du gouvernement repose sur l'idée qu'on ne peut plus offrir le plein-emploi, et que la seule chose que la société puisse viser, c'est de contraindre les gens à accepter des miettes de travail. Et en effet, sur le papier, si vous obligez tous les chômeurs à travailler deux ou trois heures par semaine, vous n'avez plus de chômage.

Un important volet des réformes concerne la formation professionnelle. Comment faire pour qu'elle soit un outil efficace pour lutter contre le chômage?   

Il faudrait commencer par réhabiliter l'enseignement professionnel, qui a mauvaise réputation. En France, nous vivons dans un système élitiste qui n'a rien de républicain, où l'on a tendance à dévaloriser, voire mépriser les filières professionnelles, les métiers manuels, et personne ne peut s'en satisfaire. C'est aussi lié à des modes de gestion des entreprises, qui sont marquées par la financiarisation, et par un management trop souvent autocrate, où le travailleur n'est pas respecté ni valorisé. On est dans une spirale négative, où l'entreprise ne rend pas le travail manuel attrayant. Pour cela au moins, on pourrait prendre exemple sur l'Allemagne: quand un enfant obtient un poste d'ouvrier, sa famille le fête, elle en est fière. Ce n'est pas le cas en France.  

Il y a donc bien un problème de formation, mais gare à laisser entendre que ce soit la priorité. Finalement, on nous chante toujours la même petite musique: s'il y a du chômage, ce n'est pas en raison du manque d'emplois mais parce que les chômeurs ne seraient pas assez formés. Encore une fois, on fait de la diversion en prenant d'autres cibles, et cela ne fait que déstabiliser le tissu social.  

 

 

"Le gouvernement est dans la diversion permanente, il détourne l'attention des vrais enjeux" (Christophe Ramaux, économiste atterré et maître de conférences, l'Humanité du 4 janvier 2017)
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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 06:10
Auxiliaire de vie, un métier qui contribue au maintien à domicile de millions de personnes âgées et handicapées et qui est très peu considéré pourtant (L'Humanité, 4 janvier 2018)

Sylvie Ducatteau, dans l'Humanité du jeudi 4 janvier 2018,  suit Marina (un pseudonyme), une auxiliaire de vie de 50 ans qui accompagne des personnes âgées ou handicapées pour les toilettes, l'accompagnement du lever et du coucher, l'aide à la prise des repas. Marina est salariée à mi-temps en région parisienne: pourtant, elle quitte son domicile chaque jour à 7h50 pour ne rentrer le soir qu'à 20h. Elle se déplace en bus et en RER et travaille pour une entreprise privée d'aide à domicile. Malgré son goût d'être avec les personnes âgées pour leur rendre service, elle parle d'un "travail d'esclave" avec une entreprise qui a mis en place un système de contrôle du temps de présence des auxiliaires de vie chez ses clients via un flash code imprimé à valider sur le livret personnel de chaque client. On pointe comme à l'usine pour fliquer les Auxiliaires de vie. Le temps de transport entre "chaque client" n'est pas rémunéré. 

" Des Marina, il en existe des milliers.

72% des aides à domicile sont employées à temps partiel.

Le ministère du Travail recense 536 000 aides à domicile ou aides ménagères. Ces salariées, essentiellement des femmes, occupent le bas de l'échelle salariale. Elles perçoivent le plus faible salaire médian de toutes les professions. Elles sont souvent âgées et ont connu des parcours professionnel heurtés par la précarité et le chômage. C'est le cas de Marina, qui depuis deux décennies cumule les CDD à l'hôpital, dans les EHPAD, dans les crèches même. Les stages, les formations. 800 euros, c'est ce qu'elle gagne chaque mois. Soit un peu plus de 9 euros brut de l'heure". (Sylvie Ducatteau, l'Humanité du jeudi 4 janvier).    

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 20:30

Après les 3 débats organisés par l'atelier régional santé PCF-Front de Gauche Bretagne à St Brieuc, à Paris (fête de l'Humanité 2017 en septembre) et à Lorient (fête de l'Humanité Bretagne fin novembre), l'association E3M qui lutte contre l'aluminium dans les vaccins (la sénatrice communiste Laurence Cohen et marraine de cette campagne) organise un nouveau ciné-débat à Gourin: 

Projection-débat L'ALUMINIUM, LES VACCINS ET LES 2 LAPINS...

Un film de Marie-Ange Poyet Jeudi 25 janvier 2018 à 20h

au cinéma Jeanne d'Arc de GOURIN (19 rue Hugot Derville, 56110)

Tarif : 6€ (plein) ou 5€ (réduit)

La projection sera suivie d'un débat et d'un pot Avec Didier Lambert, président de l'association E3M et porte-parole de la campagne

« Pour des vaccins sans aluminium ».

N'hésitez pas à transférer ce message dans votre réseau !

Synopsis du film

Depuis 1926, l’aluminium est utilisé comme adjuvant dans les vaccins. Initialement destiné à augmenter leur efficacité, il se révèle maintenant être neurotoxique et à l’origine de maladies graves. Ce film documentaire s’attache à donner la parole, pour la première fois, aux acteurs de ce drame encore trop peu connu. Malades, chercheurs, médecins, historienne, journaliste et politiques viennent nous révéler une vérité trop longtemps cachée. 
>> Plus d'informations sur le documentaire.
 

Voir la bande-annonce du documentaire :

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 14:19
Sylvain Maillard, Macron, l'oligarchie et la chasse aux chômeurs!

Retenez bien son nom.

Sylvain Maillard. Ancien membre du RPR puis de l'UDI, aujourd'hui chez Macron. Ce chef d'entreprise veut s'en prendre violemment aux chômeurs pour les priver d'indemnités. 
Sur Internet on trouve sa déclaration de ressources: 30 000 euros, plus 12 000 € d'indemnités comme conseiller de Paris, plus son indemnité de parlementaire, plus 48% des parts de son entreprise d'un capital de presque 5 millions d'euros. 
Les revenus de son épouse n'ont pas été communiqués. On sait juste qu'elle travaille pour une société américaine.
Ses autres sources de revenus, son patrimoine ne sont pas non plus connus.

C'est ce genre de petit coq suffisant et sans scrupule plein aux as qui veulent s'acharner sur les privés d'emplois, ceux-là même que leur politique libérale et d'austérité condamne au chômage.

Jusqu'à quand allons-nous tolérer que ces pauvres types fassent la loi dans notre pays! 

Site de Europe 1: 

Le député de Paris LREM Sylvain Maillard estime qu'il faut "une pénalisation plus importante" des chômeurs "parce qu'on met beaucoup d'argent sur la table".

Le député La République en marche Sylvain Maillard a défendu jeudi sur LCI "une pénalisation plus importante" des chômeurs ne recherchant pas assez activement un emploi, soulignant que "c'est une promesse de campagne".

"La réflexion est en cours". Selon une note confidentielle du ministère du Travail citée mercredi par le Canard enchaîné, une recherche insuffisante, un refus de formation ou un refus de deux offres d'emploi jugées raisonnables entraîneraitune réduction des allocations de 50% (contre 20% actuellement) pendant deux mois. Interrogé sur ce chiffre de 50%, Sylvain Maillard a indiqué que "la réflexion est en cours".

"C'est un document de travail, il y aura des discussions avec les partenaires sociaux, il y aura des discussions aussi au Parlement. Donc pour le moment, ce n'est pas un projet abouti mais en tout cas c'est une promesse de campagne".

"Une pénalisation plus importante". Pour le député de Paris, "il faut qu'il y ait une pénalisation plus importante, en tout cas une incitation, parce qu'on met beaucoup d'argent sur la table pour aider les demandeurs d'emploi (...) et de l'autre côté on veut une responsabilité plus importante". 

"Nous sommes dans une situation de profonde mutation économique. Nous avons été élus, et Emmanuel Macron a été élu, pour transformer économiquement aussi le pays. Et dans cette politique, nous avons toujours dit qu'il y aurait des efforts à faire pour l'ensemble des Français, il y aurait des droits et des devoirs", a plaidé Sylvain Maillard.

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 14:11
Emmanuel Macron veut programmer la mort de la Sécurité sociale !
budget 2018.
MARDI, 21 NOVEMBRE, 2017
L'HUMANITÉ
Dr Fabien Cohen
Commission santé/protection sociale du PCF
Dr Fabien Cohen Commission santé/protection sociale du PCF
 

par  Dr Fabien Cohen Commission santé/protection sociale du PCF

Après la casse du Code du travail, le gouvernement Macron s’en prend à la Sécu, avec le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2018. Ce PLFSS n’est pas seulement dans la continuité des précédents, il représente pour notre société un vrai changement de paradigme. Au-delà des mesures prises (hausse de 1,7 point de la CSG, augmentation de 2 euros du forfait hospitalier, saignée de 4,2 milliards du budget maladie de la Sécu s’ajoutant à celles des années précédentes…), c’est la Sécurité sociale de 1945, ses valeurs de solidarité et d’universalité, sa cotisation sociale, la participation de la richesse produite par les travailleurs-ses à leur protection sociale, qui sont remises en cause, après celle de la démocratie ! Après Sarkozy et Hollande, Macron veut non seulement nous imposer cette même politique d’austérité budgétaire, mais mettre un terme à la Sécurité sociale, en utilisant les PLFSS. Si les lois Bachelot et Touraine s’étaient évertuées à remettre en cause notre système de santé publique en l’étatisant et en le restructurant, pour libéraliser son économie, favoriser sa marchandisation et sa financiarisation ; celle de Macron, en poursuivant le rationnement des soins, les déserts médicaux et la casse de l’hôpital sans réponse publique… veut parachever ce projet libéral en « expérimentant » dans ces cinq prochaines années le système des États-Unis, et aboutir au « zéro pour cent Sécu », en faveur du secteur privé, des complémentaires.

Il est urgent, voire opportun pour le Medef, non seulement d’obtenir des mesures comme la suppression de l’impôt sur la fortune ou le remboursement de 13 milliards de taxes sur les dividendes, mais la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice) en exonération de cotisations patronales (20 milliards par an en moyenne) qui va accroître la fiscalisation de la branche maladie après celle de la famille, au détriment de la cotisation sociale…

Les parlementaires communistes ont montré à l’Assemblée nationale comme au Sénat, ces jours-ci, qu’une autre stratégie est possible dès maintenant pour aller vers une « santé 100 % Sécu ». Le PCF a lancé un appel pour se rassembler contre ce PLFSS (et les suivants) et pour le 100 % Sécu. La convergence nationale des services publics a publié dans son manifeste une démarche dans ce sens, mais aussi d’autres personnalités… Il nous faut aller encore plus loin, mettre en commun pour être au niveau des enjeux et créer les conditions d’un large front pour aller ensemble vers la Sécurité sociale du XXIe siècle sur les valeurs tracées par Ambroise Croizat au lendemain de la Libération.

Dr Fabien Cohen

Commission santé/protection sociale du PCF

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 10:59
Salah Hamouri transféré dans une autre prison à titre punitif après l'interview qu'il a accordé à l'Humanité fin novembre

 Mesure punitive suite à l’interview dans l'Humanité !

Dimanche 31 décembre au matin, l’administration pénitentiaire a informé Salah Hamouri de son transfert immédiat de la prison du Néguev (Qeziot) vers celle de Meggido située au sud-est d’Haïfa. Après avoir passé une nuit dans la prison de Ramleh, il est arrivé le 1er janvier à la prison de Meggido.

Une de ses avocate a pu le rencontrer ce mardi 2 janvier. Il va bien et garde le moral malgré ce transfert pénible ainsi que des conditions de détention encore plus spartiates à Meggido que dans le Néguev. L’administration pénitentiaire lui a indiqué avoir pris cette décision en guise de mesure punitive suite à l’interview donnée par Salah Hamouri à l'Humanité via l’intermédiaire de ses avocats.

Assez de cet acharnement et de cet arbitraire sans fin que rien ne justifie, sauf des raisons qui sont uniquement politiques. La justice est foulée aux pieds. La France doit décupler ses efforts concrets pour que notre concitoyen soit rapidement libéré ! Les paroles ne suffisent pas, c'est évident.

Cela fait 133 jours que Salah Hamouri subit dans sa vie une nouvelle fois l’arbitraire, et est l'objet d'un nouvel acharnement.

133 jours qu’il est incarcéré et à travers lui, c'est l’honneur de la diplomatie française est également touché !

Lisez et partagez l'interview de Salah  http://bit.ly/2CsfR6H

Le collectif liberté pour Salah Hamouri

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 09:42
Point de vue: un appel pour abolir les armes atomiques (Ouest-France, 29 janvier 2017)

Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire.

Par un collectif créé à l'appel de l'association Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN).

Les bombes atomiques, 70 000 à l'apogée de la Guerre froide, 15 000 aujourd'hui, peuvent provoquer la guerre, en Corée par exemple, et anéantir l'humanité. Un espoir cependant : le prix Nobel de la Paix couronne la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (Ican) et son action en faveur du Traité sur l'Interdiction des Armes Nucléaires (Tian), traité que 122 États de l'Onu ont voté le 7 juillet 2017.

Voulu pour abolir les armes nucléaires, ce traité est à la fois nécessaire et insuffisant. Nécessaire, car il fallait les interdire comme les armes biologiques et chimiques, les mines antipersonnel et les bombes à sous-munitions qui frappent indistinctement civils et militaires, commettant des crimes contre l'humanité.

Ce traité est insuffisant. Il entrera en vigueur quand cinquante États l'auront ratifié. Mais il n'engagera qu'eux. Aucun des neuf États dotés d'armes nucléaires n'a annoncé son intention de le signer. Pour les États nucléaires, deux procédures d'adhésion sont prévues : avant ou après avoir désarmé. Mais rien n'est prévu pour un désarmement multilatéral, seul moyen, pour des États qui croient à l'efficacité dissuasive des armes, d'accepter de les éliminer.

Il interdit « à jamais » les armes nucléaires sous tous leurs aspects : possession, fabrication, acquisition, hébergement, transfert, menace d'emploi, emploi « en toutes circonstances »... Mais il autorise un État à s'affranchir de ces interdictions un an après avoir invoqué des circonstances « extraordinaires » qui, soit existent déjà, soit peuvent se présenter à tout moment. Il admet donc les « politiques de dissuasion » qu'il condamne par ailleurs.

« Créer un mouvement citoyen »

Il souligne que l'emploi d'armes nucléaires serait catastrophique, mais néglige de rappeler que, selon une résolution de l'Onu du 24 novembre 1961, ce serait un crime contre l'humanité - rappel qui aurait fait de leur interdiction une norme impérative du droit international.

Enfin, il outrepasse son objet lorsqu'il affirme, comme le TNP (Traité de non-prolifération des armes nucléaires), un « droit inaliénable de tous les États parties de développer la recherche, la production et l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques », « droit » que le Traité sur l'interdiction des armes nucléaires (Tian) n'avait pas à interdire, mais pas non plus à proclamer.

Il n'existe aucun droit de contaminer la planète, même pacifiquement. En outre, les centrales, stocks et transports de matières nucléaires sont autant de « bombes sales » à la merci d'attentats ou d'accidents.

Continuant à moderniser ses armes pour quatre et bientôt six milliards par an, la France ne signera pas ce traité. Mais elle est tenue par le traité de non-prolifération des armes nucléaires de négocier avec les autres États l'élimination planifiée de leurs armes, sous un contrôle strict. Et mutuel. Elle doit donc s'engager sans délai pour un traité d'abolition à deux volets : l'interdiction universelle, et l'élimination totale, définitive et contrôlée des armes nucléaires.

Car il ne suffit pas d'interdire les armes nucléaires, il faut les abolir. Seul un vaste mouvement citoyen se fixant clairement cet objectif pourra y parvenir. Nous appelons à le créer.

Le collectif des signataires :

Jean-Marie Matagne, président d'ACDN ; Patrick Viveret, philosophe ; Bruno Boussagol, metteur en scène ; Françoise Boman, médecin chercheur ; Stéphane Lhomme, directeur de l'Observatoire du nucléaire ; Jean-Jacques Delfour, philosophe ; Pierre Peguin, docteur ès-sciences ; Kolin Kobayashi, journaliste indépendant ; Chantal Bourry, écrivaine ; Jacques Terracher, officier mécanicien navigant.

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 08:36

Selon les calculs de Libération, la ministre du Travail est la plus avantagée au sein du gouvernement par la suppression de l'ISF sur les biens mobiliers. Elle empochera tous les ans quelque... 62.000 euros supplémentaires. Avant de les réinvestir dans l'économie française ?

Les ministres sont des contribuables comme les autres. A ce titre, les plus fortunés d'entre eux vont pouvoir bénéficier... de la suppression de l'impôt sur la fortune (ISF) concernant les produits mobiliers, votée par la majorité macroniste fin 2017. D'après les calculs de CheckNews de Libération, le "moteur de recherche humain" du journal, la grande gagnante de cette réforme est Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, qui devrait économiser quelque 62.000 euros.

La locataire de la rue de Grenelle fait partie des "premiers de cordée", ces détenteurs de biens mobiliers invités par Emmanuel Macron à investir dans l'économie française. Le patrimoine de la ministre présente en effet la particularité d'être très minoritairement constitué de biens immobiliers. Sur ses 7,7 millions d'euros de biens, seul 1,8 million concerne les deux maisons que possède l'ex-directrice de Business France. En revanche, Muriel Pénicaud détient beaucoup d'actions, d'assurances vie et de produits d'épargne. Le tout pour un total impressionnant de 5,9 millions d'euros. Cette somme échappera désormais au calcul de l'Impôt sur la fortune immobilière (IFI), l'ISF "light" concocté par le gouvernement. Concrètement, Libération, qui a pris conseil auprès de l'avocat fiscaliste Marc Uzan, assure que la ministre économisera désormais 62.000 euros par an. Reste à savoir si elle investira cette manne dans l'économie du pays...

Muriel Pénicaud n'est pas la seule ministre à bénéficier de cette réforme. En raison de la structure de leur patrimoine, les autres membres du gouvernement les plus fortunés économiseront toutefois beaucoup moins d'argent. Nicoas Hulot, qui possède surtout de biens immobiliers et professionnels (de toute façon pas taxés par l'ISF), pourra garder 11.500 euros supplémentaires. Quant à la ministre de la Culture Françoise Nyssen, elle se révèle gagnante à hauteur de "seulement" 3.000 euros annuels. Les autres ministres aisés, comme Edouard Philippe ou Bruno Le Maire, empocheront eux... zéro euro supplémentaire. Ils n'étaient pas imposables à l'ISF.

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