Le rassemblement aura lieu devant la cuisine par contre
pital. Grève et débrayage vendredi pour la cuisine centrale
Hôpital: grève et débrayage à la cuisine centrale vendredi 26 janvier
Le Télégramme, 24 janvier
Après l'annonce, vendredi, par la direction de l'externalisation de la production chaude de la cuisine centrale qui s'accompagne de la suppression de vingt postes, les syndicats se sont mis en ordre de bataille. Ils appellent à la mobilisation, à partir de vendredi.
C'est la crise de plus qui ne passe pas. « Il y a des départs de feu dans tous les services. Il y a un mois et demi, c'était la cardio. Cette fois-ci, c'est la cuisine centrale. Quelle sera la prochaine ? », lancent, d'une même voix, les représentants syndicaux de la CGT, la CFDT et Sud de l'hôpital. Après l'annonce de vendredi concernant la cuisine centrale (lire Le Télégramme du 20 janvier), ils se sont réunis en intersyndicale. Un préavis de grève a été déposé pour vendredi, avec débrayage de 14 h 45 à 15 h 45, devant le self. Un deuxième préavis de grève illimité et reconductible a été déposé à partir de lundi avec, tous les jours, des débrayages échelonnés de 11 h à 14 h. La perte de vingt postes à la cuisine centrale (800.000 repas par an) liée au choix de la direction d'externaliser la production chaude n'est rien d'autre qu'un « plan social », pour la CGT, la CFDT et Sud. « Ces vingt emplois perdus, ce sont vingt de plus après les cinquante, au moins, supprimés depuis 2015. Derrière toutes ces personnes, il y a des familles », rappelle Christophe Boudrot, de la CGT.
Dans un communiqué adressé à la rédaction, l'intersyndicale CFDT/FO du centre hospitalier de Lanmeur réclame « l'application du plan solidarité grand âge : un salarié par résident ; l'abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification en Ehpad, l'arrêt des baisses de dotation et le maintien des effectifs, y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés ». Dénonçant des conditions de travail devenues « déplorables » qui entraînent des situations « à la limite de la maltraitance envers nos aînés », l'intersyndicale estime que le personnel de l'hôpital de Lanmeur est à bout. « Une société se juge à la manière dont elle traite ses personnes âgées », écrit-elle. Et de poursuivre : « Ces aînés, ce sont vos parents, vos conjoints, vous, nous dans quelques années. Accepterons-nous d'être ainsi traités durant les dernières années de notre vie ? » Elle invite donc le plus grand nombre à rejoindre le personnel en grève, mardi, à 14 h, dans le parc de l'établissement, afin de « dire très haut notre refus de travailler dans de telles conditions »
Une journée d'action est organisée mardi, à l'appel de trois sections syndicales représentant les Ehpad de Morlaix, du Haut-Léon et Huelgoat. Face aux restrictions budgétaires, la colère monte.
Les trois sections syndicales de Sud-Santé, représentant les Ehpad (Établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) de Morlaix (Bélizal et Plougonven), du Haut-Léon (Saint-Pol-de-Léon et Roscoff) et de Mont-Leroux à Huelgoat, participeront, mardi, à la grève et à la manifestation lancées au plan national par sept organisations syndicales et patronales. Comme l'a rappelé Francis Landouar, de Morlaix, les manifestants finistériens se retrouveront à Châteaulin, à 14 h avant de se diriger, en convoi, vers Quimper, pour un rassemblement unitaire. Les délégués seront reçus vers 16 h par le préfet, le président du conseil général, et deux délégués de l'Agence régionale de santé. Les représentants des sections syndicales de ces trois établissements, tous sous la responsabilité d'Ariane Besnard, du Centre hospitalier des Pays de Morlaix, sont en colère face aux restrictions budgétaires : « Ici à Morlaix, la dotation diminuera de 330.000 € par an jusqu'en 2021 ! », a précisé Francis Landouar.
Moins de personnel
Ces baisses de dotation entraînent une diminution du personnel, comme à Huelgoat, par exemple, qui devra rendre dix postes sur 118 : « Et puis, nous allons prendre de plein fouet la suppression des contrats aidés ! », a ajouté Véronique Paugam, de Saint-Pol-de-Léon. Cette diminution du nombre de postes, mais aussi l'arrivée de résidents très dépendants ou venant de psychiatrie, sont responsables de l'augmentation des cadences et de la dégradation des conditions de travail : « Les toilettes sont expédiées en moins de dix minutes, on ne change plus les résidents la nuit, et il n'est pas rare le dimanche, quand nous sommes en sous-effectif, que quatre à cinq résidents ne puissent être levés pendant le week-end ! », a rappelé Véronique Zerbib. Des situations qui aboutissent à la maltraitance des résidents, au mécontentement de leurs familles, à la détresse et au stress du personnel, confronté en outre à la flexibilité, et à la prise en charge de tâches pour lesquelles il n'est pas qualifié.
Pratique Covoiturage au départ des villes du Nord-Finistère, à 13 h de Morlaix. Point de ralliement à Châteaulin à 14 h sur l'aire du Pouillot. Contact : poste 74.89 et 06.07.28.87.85.
Dans un communiqué adressé à la rédaction, l'intersyndicale CFDT/FO du centre hospitalier de Lanmeur réclame « l'application du plan solidarité grand âge : un salarié par résident ; l'abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification en Ehpad, l'arrêt des baisses de dotation et le maintien des effectifs, y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés ». Dénonçant des conditions de travail devenues « déplorables » qui entraînent des situations « à la limite de la maltraitance envers nos aînés », l'intersyndicale estime que le personnel de l'hôpital de Lanmeur est à bout. « Une société se juge à la manière dont elle traite ses personnes âgées », écrit-elle. Et de poursuivre : « Ces aînés, ce sont vos parents, vos conjoints, vous, nous dans quelques années. Accepterons-nous d'être ainsi traités durant les dernières années de notre vie ? » Elle invite donc le plus grand nombre à rejoindre le personnel en grève, mardi, à 14 h, dans le parc de l'établissement, afin de « dire très haut notre refus de travailler dans de telles conditions ».
Rassemblement pour l'hôpital de Morlaix du Comité de défense de l'hôpital public le 19 octobre dernier
Morlaix le 24 janvier 2018-01-24
COMMUNIQUÉ DU COMITÉ DE DÉFENSE
DE L'HÔPITAL PUBLIC EN PAYS DE MORLAIX (CDHPPM)
Depuis sa création le Comité de défense de l’hôpital public dénonce la diminution constante des moyens dédiés aux structures de santé en Pays de Morlaix.
Au point qu’aujourd’hui, les personnels considèrent souvent qu’ils ne peuvent plus assurer leurs missions comme ils le souhaiteraient et que les usagers témoignent de plus en plus d’une qualité de soins qui se dégrade.
C’est dans ce contexte que les organisations syndicales de l’hôpital de Morlaix viennent d’apprendre qu’une vingtaine de postes de la cuisine centrale de l’établissement seraient supprimés en juin prochain.
Cette nouvelle menace sur l’emploi des personnels consécutive au choix de la direction de sous-traiter à une entreprise privée la préparation des 800 000 repas annuels servis à l’hôpital est un choix contestable et contesté.
Les personnels sont appelés à une première journée de mobilisation intersyndicale le vendredi 26 janvier de 14 h 45 à 15 h 45, devant le self. La grève sera reconduite pour une durée illimitée à partir de lundi, avec des débrayages de 11 h à 14 h.
Pour notre collectif, chaque nouvelle dégradation des conditions de travail des personnels se répercute sur la qualité des soins et du séjour des usagers que nous sommes. Il est donc essentiel que nous leur disions tout notre soutien dans cette nouvelle bataille pour l’emploi dans le service public.
Après la psychiatrie et la cardiologie, c’est maintenant aux services généraux de subir la logique comptable de l’administration. Prétendre toujours faire mieux avec moins de moyens, ce n’est plus possible aujourd’hui à l’hôpital de Morlaix, c’est ce qui disent les professionnels.
C’est pourquoi, nous appelons le public à les soutenir pour obtenir le maintien des 20 postes menacés et le maintien du service de restauration au sein de l’hôpital de Morlaix.
C'est notre santé qui est en danger, avec un accès aux soins de plus en plus inégalitaire!
Face à cette situation plus de 1700 actions ont été engagées depuis le début de 2017 dans le secteur hospitalier et médico-social: souvent unitaires, sectorielles, comme dans les hôpitaux psychiatriques et les EHPAD, longues, tenaces, peu médiatisées, sauf quand la souffrance au travail se traduit par la grève de la faim en Corse... avec à chaque fois le soutien des populations locales. Parfois, elles débouchent sur des succès, notamment d'emplois supplémentaires dans les EHPAD.
Au cœur de ces mouvements revendicatifs, il y a l'exigence de meilleures conditions de travail, de création de postes, de pouvoir travailler correctement quel que soit l'hôpital, l'EHPAD ou encore le CHU.
Il n'y a pas de fatalité à une telle situation! L'hôpital est en fait malade du choix pris par les gouvernements successifs de réduire les dépenses publiques, notamment au travers de la Sécurité sociale.
- 2015-2017: les budgets hospitaliers ont supporté 10 milliards de réduction
- 2018: Macron et Buzyn réduisent encire de 1,4 milliards le budget des hôpitaux. Ils nous préparent un mauvais coup, au prétexte de répondre aux critiques de la tarification à l'activité (T2A) avec un nouveau modèle de financement sous couvert d'"efficience". Selon eux, "il y aurait 30% de soins inutiles"! Merci Macron!
Moins de moyens année après année se concrétise par des pressions insupportables sur les personnels toutes catégories confondues: réorganisations du travail, suppressions de postes, précarisation accrue avec pour corollaire la souffrance au travail, transformation de l'hôpital public en entreprise privée!
Alors, pas étonnant que les hôpitaux soient obligés de s'endetter pour faire face à leurs obligations accrues.
Dans le même temps, les besoins de santé augmentent pour répondre à la nécessaire croissance de la population, son heureux vieillissement, l'apparition concomitante de pathologies chroniques, à l'égalité d'accès de tous au progrès médical et scientifique. Mais comment dans de telles conditions financières l'hôpital public peut-il y faire face? Et pourtant les établissements publics font chaque jour la preuve de leur utilité sociale, en accueillant la première vague de l'hiver des malades de la grippe.
Ainsi les urgentistes craquent, et qu'en sera t-il en 2020 si nous les laissons détourner l'hôpital public de ses missions?
Hôpital public, notre bien commun est en danger!
Ne laissons pas Macron "donner le coup de grâce"!
De gouvernement en gouvernement, l'avenir de l'hôpital public serait une priorité: la ministre A. Buzyn ne vient-elle pas de déclarer la main sur le cœur: "Sur l'hôpital, nous sommes arrivés au bout d'un système"!
En effet, Macron a bien l'intention d'accélérer le regroupement autoritaire d'hôpitaux publics par territoire (GHT) engagé depuis le 1er juillet 2016: c'est l'aggravation combinée des:
- réduction de moyens matériels et humains des hôpitaux publics
- suppression de services, de milliers de lits fermés
- disparition des hôpitaux et maternités de proximité en déléguant au privé le plus rentable
Le droit à l'accès aux soins pour tous est gravement menacé avec un éloignement toujours plus important pour de nombreux usagers, des problèmes de sécurité médicale et de nombreux déserts médicaux.
L'offre de soins hospitalière publique devient aujourd'hui un enjeu de première importance: ensemble, construisons l'avenir de l'hôpital public!
Ce dont a besoin la population dans sa diversité, ce n'est pas de superstructures hospitalières mais d'hôpital public de proximité travaillant en concertation avec les services spécialisés, de recherche et d'enseignement, dans un parcours de soins intégrant une offre ambulatoire de centre de santé, des équipes en nombre suffisant et bien formées, investies dans la prise en charge partagée.
L'égalité d'accès à la médecine de qualité pour répondre aux besoins est possible, pour toutes et tous et partout, et certainement pas le "tout ambulatoire" qui fermera 7 lits sur 10 d'ici 2020!
Mon hôpital public, j'y tiens!
L'argent existe pour IMMEDIATEMENT refinancer les hôpitaux publics: en attestent les 34 milliards de dividendes du 1er semestre 2017 des entreprises du CAC 40!
Le PCF propose:
- la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales en faisant cotiser les revenus financiers, en luttant contre la fraude sociale des Patrons
- modulation des cotisations sociales patronales en fonction des efforts réalisés par l'entreprise en matière d'emploi, de salaire et de formation
- suppression de la CSG
Le Parti Communiste Français propose un plan d'urgence autour de 4 axes:
- Restaurer les budgets de fonctionnement à la hauteur des besoins des établissements, avec dans l'immédiat un plan de sauvegarde, l'effacement des dettes, notamment des emprunts toxiques. En finir avec les enveloppes fermées et la T2A.
- Financer un plan de développement du service public de santé avec des créations d'emplois et par un maillage des territoires de santé autour de l'hôpital public de proximité en lien avec ou ou des centres de santé: l'élaboration des plans régionaux de santé doit être mise à profit pour faire entendre des besoins de santé! Arrêts des GHT!
- Financement d'Etat pour l'investissement hospitalier (nombre d'établissements ne peuvent plus avoir accès aux emprunts bancaires)
- Abrogation du numerus clausus, lancement d'un plan de formation médicale et paramédicale et embauches statutaires.
Le personnel hospitalier, leurs représentants syndicaux, les usagers, les associations, les élus, les partis politiques ont leur mot à dire! Pas de refonte de l'hôpital sans eux.
Le Parti Communiste Français présent dans toutes les luttes et rassemblements pour le défendre, en fait un objectif prioritaire:
Pour une sécurité sociale du 21 ème siècle avec le 100% Sécu.
Halte au massacre du peuple kurde ! Stop Erdogan !
Samedi 20 janvier, l’armée turque aattaqué, avec 76 chasseurs bombardiers la ville kurde d’Êfrin dans le Rojava (Kurdistan de Syrie) . Les bombardements ont déjà fait des dizaines de victimes civils dont de nombreux enfants. Des troupes terrestres ont commencé à entrer dans l'enclave d'Êfrin, appuyées par des milices djihadistes, menaçant de faire d'Êfrin un nouveau Kobanê.La région d’Efrînabrite autant de réfugiés que le nombre de ses habitants, notamment des centaines de Yezidis qui avaient fui les massacres perpétrés par Daesh. Le camp de réfugiés de Roubar, qui abrite 20 000 personnes a , notamment, étéla cible de l’aviation turque .
Erdoğan a averti le Parti Démocratique des Peuples (HDP), à propos de toute tentative d’organiser des manifestations contre l’opération en Syrie : « Nous écraserons quiconque s’oppose à cette lutte nationale. Vous êtes suivis à la trace. Quelle que soit le lieu où vous sortirez, nos forces de sécurité seront sur vous. »
Nous nous devons de rappeler que les Kurdes de Syrie (avec leurs forces armées, les YPG et les YPJ) et leurs alliés arabes (avec lesquels ils ont formé les FDS, Forces Démocratiques de Syrie) ont été le fer de lance de la résistance et de la reconquête contre Daesh, mondialement saluéslors de la bataille de Kobané. Les pertes en vie humaine et matérielles ont été lourdes, la population du Rojava ne demandent maintenant qu'à vivre en paix.
Le système confédéral que les Kurdes ont choisi de mettre en place au Rojava en janvier 2014 ( administrations locales autonomes qui ont pris la forme de trois cantons.) ne peut que contribuer au développement de la démocratie et à l'instauration d'une paix durable au Moyen-Orient. Dans ces institutions nouvellement créées, les Arabes, les Assyriens, les Arméniens, les Turkmènes sont représentés à égalité avec les Kurdes. Les différentes confessions – musulmane, chrétienne, yézidie et alévie – sont également représentées . Les droits de l'Homme et la liberté sont garantis par la proclamation de« l'égalité hommes/femmes, l'interdiction du travail des enfants, des mariages forcés, de la torture ».L'école primaire est obligatoire et l'enseignement gratuit. Des droits nouveaux sont proclamés comme ceux du travail, du logement, de la santé avec notamment l'instauration d'un congé maternité. Trois langues officielles sont reconnues : le kurde, l'arabe et le syriaque. Les femmes sont largement représentées dans les gouvernements des trois cantons et l'une d'elle dirige celui d'Efrîn.
On comprend que le Rojava dérange le dictateur Erdogan ! Depuis plusieurs mois, l’armée turque préparait ouvertement une offensive contre le cantond’Efrîn. Erdogan ne s’en cachait pas et tout le monde le savait lors de sa récente venue en France !
Le MRAP demande au gouvernement français d'intervenir de toute urgence pour que cesse le massacre du peuple kurde. Il demande à l'Union Européenne de prendre des sanctions économiques contre un pouvoir qui bafoue les droits de l'homme et le droit des peuples.
Il appelle à participer aux rassemblements qui se déroulent dans plusieurs villes de France, notamment samedi 27 janvier à 15h, Place de la République à Paris
Débat public dans le cadre des États généraux du progrès social http://progres-social.pcf.fr/
jeudi 25 janvier à 18h30 au Mouton à 5 pattes
Place Guérin Brest.
Industrie navale brestoise, état des lieux et perspectives
PCF Section du Pays de Brest 5 rue Henri Moreau 29200 Brest
Tramway : station St Martin Tel 02 98 43 47 78 / Fax 02 98 43 44 62 @ : pcf_brest@yahoo.fr
Bonjour
Dans le cadre de la préparation des États généraux du progrès social du PCF le samedi 3 février en
région parisienne http://progres-social.pcf.fr/nous organisons un débat sur le thème Industrie
maritime brestoise, état des lieux et perspectives (construction, réparation déconstruction navale,
EMR...) le jeudi 25 janvier à 18h30 au Mouton à 5 pattes place Guérin à Brest .
Face à l’offensive anti-sociale du gouvernement Macron-Philippe, comment articuler mouvement social et politique afin d’apporter une riposte efficace ? La question taraude tous les progressistes. Le PCF fait une proposition en lançant une campagne nationale « pour un nouveau progrès social pour la France ».
Sans son industrie la France ne serait pas devenue l’une des nations les plus développées, et surtout elle n’aurait pas pu répondre, en toute indépendance, aux besoins essentiels de sa population : transports, énergie, télécommunications, agroalimentaire… Or, depuis trente ans, la part de l’industrie dans la richesse produite en France est passée de 20% à 12%. Ce déclin n’est pas le résultat d’une crise mais de choix délibérés soumis au mythe de la société postindustrielle : oui, c’est bien le choix du capitalisme financier, du financement par les fonds de pension, de la rémunération folle des actionnaires qui a conduit à cette désindustrialisation.
Avec Emmanuel Macron ce choix du « laisser faire » et de la finance s’aggrave, aussi c'est en faisant converger nos analyses et nos propositions que nous construirons ensemble l'alternative politique à
Macron et à la droite !
Fraternellement
Pour la section du PCF du Pays de Brest
Jean Paul CAM
PCF Section du Pays de Brest 5 rue Henri Moreau 29200 Brest
Tramway : station St Martin Tel 02 98 43 47 78 / Fax 02 98 43 44 62
"L’essentiel de ce que vous proposez est niché dans un considérant de principe : la compétitivité, qui devrait être le fil directeur des efforts communs pour l’approfondissement de l’Union économique et monétaire. Alors que se multiplient les signes de l’échec de la politique européenne, vous vous enfermez dans ce grigri qui masque les réalités humaines. Vous ne voyez plus les peurs, les désespoirs des femmes et des hommes, des jeunes, de nos anciens. Vous éliminez la souffrance qui rétrécit les consciences. Comment peut-on faire grandir l’amitié des peuples sur cette matrice de la guerre économique et sociale ?"
"Comment peut-on prétendre fonder les relations entre les peuples sur l’Europe des marchés, de l’austérité budgétaire et du dumping social ? Derrière le discours sur le renouveau du traité, c’est le dogmatisme néolibéral qui prévaut, ce dogmatisme qui a coupé Bruxelles, Paris et Berlin des peuples de l’Europe."
Intervention prononcée le 22 janvier 2018 à l’occasion du cinquante-cinquième anniversaire du traité de l’Élysée, qui a été signé par Konrad Adenauer et Charles de Gaulle le 22 janvier 1963 et dans le cadre de l'examen de la proposition de résolution de M. François de Rugy et plusieurs de ses collègues pour un nouveau Traité de l’Élysée et pour accroître le rôle des parlements dans la coopération franco-allemande.
M. le président. La parole est à M. André Chassaigne, président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.
M. André Chassaigne. Monsieur le président, chers collègues, symbole de la réconciliation scellée entre la France et l’Allemagne, le traité de l’Élysée est l’aboutissement de la volonté et de la ténacité d’un grand homme d’État qui avait une vision pour la place de notre pays dans le monde, une vision pour un monde de paix multipolaire libéré de la soumission à l’impérialisme des États-Unis : le général de Gaulle.
Avec la contribution du chancelier Adenauer, il a voulu consacrer l’amitié des peuples français et allemand au lendemain des pages les plus sombres d’une histoire commune trop souvent cruelle et tellement sanglante.
Pour les internationalistes que nous sommes, l’amitié entre les peuples français et allemand va de soi. Nous aimons l’Allemagne : celle d’hier et d’aujourd’hui ; celle de l’est et de l’ouest ; celle de Goethe, Schiller, Heine, Mendelssohn ; celle de Marx, August Bebel, Karl Liebknecht, Rosa Luxemburg, Clara Zetkin, celle de Thomas et Heinrich Mann, de Bertolt Brecht et de Heinrich Böll, de Christa Wolf et de Hermann Müller.
Notre Allemagne n’est pas celle des intérêts financiers défendus aujourd’hui par Mme Merkel. Comme le disent si bien nos amis de Die Linke, nous avons besoin d’une « Allemagne européenne ». L’arrogance, soit-elle française ou germanique, est un danger pour l’Europe. Nous voulons une amitié et une coopération fondées sur un idéal de paix partagé par les peuples d’Europe, un idéal imaginé, bien avant les chefs d’État et de gouvernement, par le mouvement ouvrier des deux côtés du Rhin, par de grands intellectuels et hommes politiques comme Otto Dix, Romain Rolland, Jaurès ou encore le pasteur Niemöller, un idéal à l’opposé de l’Europe d’aujourd’hui, traversée par une vague de nationalismes xénophobes qui ne font pas partie de ses valeurs.
La solidarité et la coopération franco-allemandes doivent être ouvertes aux autres nations. Notre partenariat privilégié doit contribuer à la solidarité européenne. Il se doit de construire une nouvelle vision pour notre continent qui a vocation à devenir le pilier d’un monde qui n’est plus unipolaire.
Or, qu’avons-nous aujourd’hui ? Une Union européenne prisonnière de la religion néolibérale dont les grands prêtres nous psalmodient leurs cantiques : le traité de Maastricht, le traité de Lisbonne, le pacte budgétaire. Une nouvelle Inquisition avec sa guerre sainte : la confrontation militaire a été remplacée par la guerre économique ; les fusils, les chars et les avions ont cédé leur place au dumping social et à l’austérité budgétaire au nom de l’orthodoxie néolibérale.
Mais les victimes sont toujours les mêmes : les peuples !
Vous nous soumettez, dans ce projet de résolution, une Europe sans vision, vaste zone de circulation du capital et de production des dividendes. Une Europe sans le rayonnement qui a si souvent éclairé le monde, de la Révolution française à la révolution spartakiste.
Pas la moindre esquisse d’un projet pour la planète tout entière, d’une Europe jouant un rôle essentiel dans la construction d’une ère nouvelle, multipolaire, où les peuples seront à égalité pour enrichir notre humanité commune de leurs génies singuliers. Certes, on ne peut que se réjouir de la coopération interparlementaire entre les deux assemblées, preuve que nous pouvons travailler ensemble et aboutir à des accords. Un nouveau traité de l’Élysée ? Pourquoi pas. Mais avec un contenu fort, ouvrant sur le monde de demain, portant et inspirant un renouveau substantiel dans le cadre de notre rapport à l’Allemagne et à l’Europe en général.
Mais l’essentiel de ce que vous proposez est niché dans un considérant de principe : la compétitivité, qui devrait être le fil directeur des efforts communs pour l’approfondissement de l’Union économique et monétaire. Alors que se multiplient les signes de l’échec de la politique européenne, vous vous enfermez dans ce grigri qui masque les réalités humaines. Vous ne voyez plus les peurs, les désespoirs des femmes et des hommes, des jeunes, de nos anciens. Vous éliminez la souffrance qui rétrécit les consciences. Comment peut-on faire grandir l’amitié des peuples sur cette matrice de la guerre économique et sociale ?
Comment peut-on prétendre fonder les relations entre les peuples sur l’Europe des marchés, de l’austérité budgétaire et du dumping social ? Derrière le discours sur le renouveau du traité, c’est le dogmatisme néolibéral qui prévaut, ce dogmatisme qui a coupé Bruxelles, Paris et Berlin des peuples de l’Europe.
Cette résolution est aussi une ode à peine voilée au fameux modèle allemand. Un modèle fait d’austérité idéologique et de pointillisme budgétaire, d’excédents financiers insolents nourris par l’appauvrissement des autres peuples européens, avec une proportion de pauvres et de précaires en Allemagne plus importante encore qu’en France, des équipements publics qui se délabrent et des infrastructures de transport obsolètes. Votre perte de confiance, chers collègues, est telle que vous voulez cela pour la France et pour l’Europe !
Monsieur le président, collègues signataires de cette proposition de résolution, vous avez malheureusement succombé à l’hypnose néolibérale. Vous avez oublié que vous êtes les élus de la nation que Goethe admirait tant et non les petites mains sans attache patriotique au service des actionnaires dont parlait Anatole France. À l’opposé, nous voulons donner un sens positif à la relation entre nos deux pays, penser un partenariat étroit, équilibré, non exclusif, qui ne peut se réduire au couple moteur franco-allemand.
Construire une vision, affirmer une volonté politique suppose de travailler à un rééquilibrage à tous les niveaux, pour poser les fondements d’un projet européen, sans occulter les grandes questions que sont l’évasion fiscale, le poids des dettes illégitimes, une BCE au service des banques et sans action sur l’économie réelle, les inégalités sociales et territoriales, la course à l’armement au sein de l’OTAN.
Comme le disait déjà Victor Hugo en 1842, la relation entre la France et l’Allemagne est déterminante pour l’avenir de l’Europe et du monde. Elle doit être célébrée dans cet objectif, et c’est à cela qu’il faut travailler. Nous proposons une politique économique solidement fondée sur la recherche et l’enseignement, une coopération industrielle dans le respect des aspirations écologiques des peuples européens. Nous proposons une politique énergétique définie en commun où tous les pays doivent renoncer à court terme aux énergies carbonées. L’Allemagne est l’un des deux principaux pollueurs européens et nous-même devons avancer vers la concrétisation de la transition énergétique. Notre volonté partagée doit être celle d’une puissante contribution à la lutte contre le réchauffement climatique.
Enfin, ensemble avec les autres pays européens, pour notre planète, pour le droit au bonheur et au développement de chaque être humain, il est urgent d’impulser de puissantes politiques de coopération et de co-développement, seul moyen de tarir les mouvements migratoires et d’empêcher l’abandon et la ruine des pays du Sud.
Les peuples de France et d’Allemagne doivent être à l’initiative de la définition d’un projet européen digne de ce nom, d’un projet ambitieux pour l’ensemble du continent, susceptible de donner un nouveau souffle et un sens à l’Europe. Il s’agit de construire, avec et pour les citoyens, une Europe sur des bases saines, c’est-à-dire démocratiques, sociales, écologiques. Nous croyons en une Europe sociale qui serait consacrée par un véritable traité social européen, qui ne saurait être réduit au seul couple franco-allemand, un traité porteur de valeurs et de normes protectrices de nos travailleurs, socle d’une Europe solidaire, libérée de la tutelle des marchés financiers, des dogmes du libéralisme et de l’austérité budgétaire. Seule une telle feuille de route est susceptible de renouveler la relation franco-allemande et de réorienter la construction européenne, pour un meilleur avenir des peuples.
Elle ne peut se construire à quelques-uns, autour d’un tapis vert, à la va-vite, sans associer les forces vives de nos deux nations. Imprégnons-nous de ce que disait si bien Nelson Mandela : « Tout ce qui est fait pour moi, sans moi, est fait contre moi. » Cette vision du monde est absente de la résolution qui nous est soumise aujourd’hui. Monsieur le président, chers collègues, en ne la votant pas, nous pensons aux grands noms de notre histoire commune que j’ai nommés au début de mon intervention ; nous pensons à ceux qui ont payé de leur vie leur amour de la paix, de la liberté, leur amour des peuples français et allemand, comme Jean Jaurès, Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg ! Nous voulons être dignes d’eux !
Un mois et demi après la provocation de Donald Trump reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël, entérinant ainsi les violations du droit par Israël, le Conseil européen des Affaires étrangères et sa présidente ce lundi 22 janvier ont reçu le président Mahmoud Abbas à Bruxelles.
L'AFPS ne peut hélas que constater que l'espoir d'une intervention forte de l'Europe dans ce dossier n'a pas eu lieu et que la reconnaissance de l'État de Palestine par l’Union européenne et par la France n'est toujours pas à l'ordre du jour.
Pour redonner sa place au droit, la Palestine, face aux menaces américaines, s'est naturellement tournée vers l'Europe. Elle lui a demandé la première chose qui est en son pouvoir : la reconnaissance de son État, premier pas indispensable pour affirmer une volonté de paix fondée sur le droit.
Au menu de ce déjeuner de travail, la reconnaissance demandée par la Palestine ? 70 ans après le plan de partage, l'Union européenne lui a répondu qu'elle n'était "pas prête"...
Une approche multilatérale pour construire une paix fondée sur le droit ? L'Union européenne en reste toujours à demander que la Palestine retourne négocier en tête-à-tête avec l'État d'Israël qui l'occupe militairement.
Une protection du peuple palestinien, avec lignes rouges et sanctions à la clé ? Ce point n'est même pas évoqué malgré la colonisation qui s'étend, les destructions de maisons, les centaines d'arrestations arbitraires, les morts et les blessés dans les manifestations palestiniennes.
L'Union européenne s'est contentée d’envisager de proposer à la Palestine - tout en refusant de la reconnaître politiquement - la perspective lointaine d'un accord d'association, et quelques renforcements de relations économiques. C'est à l'opposé des initiatives politiques nécessaires alors qu’il faut faire cesser l'occupation qui étrangle l'économie palestinienne.
Il est absurde de demander aux Palestiniens de donner des gages à ceux qui se sont donné pour règle de détruire le droit international, alors que la résolution 2334 du Conseil de sécurité doit s’imposer à tous et être mise en œuvre.
Il est temps que la France sorte des mots et des ambigüités. Il faut des actes forts pour une paix fondée sur le droit et non sur la loi du plus fort. Elle en a la possibilité, elle peut en donner le signal. Elle doit appuyer la Slovénie et les pays qui, comme elle, ont l'intention de reconnaître l’État de Palestine et ne pas, au contraire, les tirer en arrière. Ce n'est pas plus tard, c'est maintenant que la France doit reconnaître l’État de Palestine ! Ne pas le faire revient à accepter la violation du droit.
Le moment est venu pour la France de montrer qu'elle ne se cache pas derrière des mots mais qu’elle veut effectivement agir pour une paix réelle fondée sur le droit international.
1) ACTES en Cornouailles, l'AFPS Brest, les AMD Brest, ATTAC Brest, ATTAC Quimper, la LDH BMO, la LDH Quimper, le Patronage laïque Guérin et nous organisons des projections, suivies de débats avec les deux réalisateurs, du documentaire« Rojava : une utopie au cœur du chaos syrien».
Elles auront lieu : -à Quimper le mercredi 24 janvier,de 20h à 21h30, aux halles Saint-François (rue Astor) - à Brest le jeudi 25 janvier,de 19h à 20h30, au Patronage laïque Guérin (1, rue Alexandre Ribot)
A Brest, l'association de cinéma Termaji a bien voulu prêter main forte pour assurer la technique.
2) plusieurs organisations se sont réunies pour mettre en place un«forum social brestois»!
Elles vous invitent ainsi à Brest : - levendredi 2 février à 20hà une projection de cinéma aux Studios (136, rue Jean Jaurès) - etle samedi 3 févrierà partir de 14hà la faculté Segalen (20, rue Duquesne) pour plusieurs débats.A partir de 18h30, suivra une soirée conviviale au Patronage laïque Guérin (1, rue Alexandre Ribot) !
Il y a à faire : n'hésitez pas à participer à ces événements, et peut-être nous contacter pour faire des choses ensemble !
Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi participer à nos actions de façon financière, en nous aidant à réserver des salles, du matériel, éditer des tracts, payer les frais de déplacement d'intervenants, et ainsi nous permettre d'organiser d'autres initiatives.
Les récents évènements placent à nouveau le Kurdistan au cœur de l’actualité.
L’agression criminelle de la Turquie contre le canton d’Êfrin (nord de la Syrie) vise sans ambiguïté à éliminer les combattants kurdes qui, avec la coalition internationale, ont infligé une déroute à Daesh et mis en place des institutions démocratiques qui promeuvent le progrès social, le féminisme, l’écologie et la paix. La Turquie ouvre ainsi un nouveau chapitre meurtrier de la guerre en Syrie, lourd de conséquence pour tout le Moyen-Orient.
Parallèlement, R.T. Erdogan poursuit la polarisation, la fragmentation et la radicalisation de la Turquie. Exerçant un pouvoir dictatorial sans partage, il interdit toute forme de dissensus politique et qualifie de « traîtres » ou de « terroristes » tous les démocrates s’opposant à lui. La guerre contre les Kurdes a été relancée provoquant la destruction de villes, la mort de centaines de personnes et l’exode de 500 000 d’entre eux. La force de résistance demeure le HDP (Parti Démocratique des Peuples). L’Assemblée de Turquie a levé l’immunité parlementaire des députés HDP dont 18 ont été incarcérés et risquent des peines extrêmement lourdes de prison. 86 de leurs maires sont destitués et emprisonnés à côté de 5 000 cadres de leur organisation. Dans des conditions très difficiles, le HDP devrait tenir son congrès le 11 février 2018. Notre parti y sera représenté.
Enfin, après l’assassinat des trois militantes kurdes à Paris en 2013, le procès qui devait se tenir n’aura pas lieu en raison du décès du présumé coupable. Comme l’ont montré l’instruction et des révélations récentes, l’implication des services secrets et de l’État turc est avérée. La France se doit de poursuivre dans la voie judiciaire afin de traduire les commanditaires devant les tribunaux. Parallèlement, le Tribunal permanent des Peuples tiendra en mars 2018 deux audiences à Paris afin de juger les crimes de la Turquie au Kurdistan.
Le peuple kurde connaît une période de versatilité meurtrière et un environnement brutalisé qui hypothèquent les acquis de ces dernières années. Le PCF entretient des liens d’amitié et de solidarité avec les Kurdes depuis de nombreuses années.
Afrin : Toute intervention militaire turque ouvrirait un nouveau chapitre de la guerre en Syrie (PCF)
L'enclave kurde d'Afrin en Syrie est en danger.Les forces turques bombardent depuis plusieurs jours maintenant ce territoire et une invasion est imminente. Le président turc, R.T. Erdogan, de plus en plus isolé sur la scène internationale, a juré la perte de l'expérience démocratique kurde du nord de la Syrie (Rojava) dont les combattants ont été au premier rang dans la lutte contre l'organisation de l'Etat islamique.R.T. Erdogan, après avoir soutenu les groupes djihadistes, menace de semer à nouveau la violence dans une Syrie déjà meurtrie. La France qui recevait, voici quelques jours, le président turc, l'Union européenne, mais aussi les pays engagés dans la coalition, les Nations unies doivent, dans l'urgence, peser de tout leur poids pour dissuader la Turquie de poursuivre dans cette voie qui ne ferait qu'ouvrir un chapitre supplémentaire à la guerre qui déchire la Syrie. Le Parti communiste français (PCF) en appelle au président de la République, Emmanuel Macron, et à toutes les forces démocratiques, pour s'élever contre cette nouvelle agression turque contre le peuple kurde et l'intégrité territoriale de la Syrie.
Parti communiste français Paris, le 19 janvier 2018
AFRIN : STOPPONS L’AGRESSION CRIMINELLE DE LA TURQUIE
La Turquie vient de lancer une sauvage agression dans le canton d’Afrin (Syrie) peuplé de Kurdes, d’Assyro-Chaldéens et d’Arabes. Les tirs d’artillerie, les bombardements de l’aviation ont ce dimanche 21 janvier 2018 fait 8 morts parmi les civils et de nombreux blessés. L’offensive s’est concentrée sur la ville d’Afrin, des villages environnants et un camp de réfugiés. Les forces turques présentent au sol encadrent plus d’un millier de djihadistes issus d’Al Nosra ou d’Al Qaïda.
La Turquie tente par tous les moyens d’instaurer la terreur contre un peuple qui n’a jamais constitué le moindre danger pour Ankara si ce n’est de tenter de bâtir une société démocratique et pacifique.
Cette invasion ouvre un nouveau chapitre de la guerre en Syrie alors que la lutte contre l’État Islamique semblait arriver à son terme. Les Kurdes ont joué, aux côtés de la coalition, un rôle déterminant dans l’éradication de la barbarie obscurantiste. La Turquie sème le chaos dans une Syrie déjà meurtrie par 7 années de guerre et viole la souveraineté d’un État souverain.
Le Parti Communiste Français condamne cette agression, appelle à la mobilisation et à l’union de toutes les forces démocratiques afin d’exprimer notre solidarité avec les populations d’Afrin.
À la demande de la France, le Conseil de Sécurité des Nations Unies se réunira en urgence le 22 janvier 2018. La France, l’Union Européenne, les membres de la coalition doivent condamner l’invasion turque, exiger l’arrêt des combats et le retrait immédiat des forces d’occupation.
Comme pour le Kurdistan Irakien, le nord de la Syrie doit être placé sous protection des Nations Unies, seul moyen d’assurer la sécurité des populations civiles.
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Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste.
Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale.
Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.