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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 15:00

 

L’absorption d’Alstom par Siemens et la prise de 50 + 1 % du capital de STX par Fincantieri ne relèvent pas du bradage de circonstance. Elles s’inscrivent dans la mise en œuvre systématique d’orientation politique dans le domaine des industries stratégiques que sont l’aérospatiale, la navale, l’armement, le ferroviaire, les télécommunications, l’énergie. Il s’agit de la continuation d’une stratégie initiée par Emmanuel Macron dès son accession au ministère de l’Économie et de l’Industrie en 2014.

Ainsi, en 2014, Macron, sous prétexte qu’il n’y aurait pas d’autres solutions viables, accepte la cession de la branche énergie d’Alstom à General Electric afin de constituer un champion mondial dans le domaine, on emploie déjà l’expression d’Airbus de l’énergie.

En 2015, dans le domaine de l’armement terrestre, Macron procédait à laon de Nexter1 avec l’allemand KMW2. Créant la société NKDS détenue à 50 % par l’État français et à 50 % par KMW. L’objectif était « de faire un Airbus de l’armement terrestre ».

La même année, dans le domaine des équipements de télécommunication, le même Macron se faisait le militant de l’absorption d’Alcatel Lucent par Nokia, en déclarant notamment que ce rapprochement « allait faire naître un Airbus des équipements de télécom ».

Mai 2016, Macron approuve la fusion de Technip avec le texan FMC, car cela permettra de créer « un Airbus du parapétrolier ». L’opération tourne au drame pour les salariés français, la fusion n’ayant été qu’un moyen pour FMC d’éliminer un concurrent et de récupérer les brevets3.

Juin 2017, dans le domaine de l’armement naval, DCNS devient Naval Group, avec la volonté de constituer à terme un « Airbus de la navale » avec STX, et les Italiens Fincantieri et Léonardo4.

Juillet 2017, Macron et Merkel annoncent leur volonté de développer plusieurs systèmes d’armement, dont un avion de combat européen destiné à remplacer à “long terme” les Typhon et les Rafale.

L’argument utilisé est toujours le même : constituer des champions ayant la taille critique pour affronter la concurrence mondialisée.

Pour justifier toutes ses fusions qui privent notre pays de ces outils industriels stratégiques, il est invoqué, comme une formule magique, la « constitution d’un Airbus de… ». Cette référence est mensongère car, historiquement, le GIE d’Airbus n’a pas été le produit de fusions et d’absorptions d’entreprises. Il s’est d’abord construit, avec le soutien des États, à partir d’un projet de coopération inter-entreprise de construction d’un avion de ligne, en l’occurrence l’A300, et puis du programme du monocouloir A320 qui a représenté une véritable rupture technologique permettant le succès commercial d’Airbus. En 2000 la structure de GIE5 fut abandonnée au profit d’EADS6 produit de la fusion des Français Aérospatiale et Matra, de l’Allemand Diamler et de l’Espagnol CASA. Aujourd’hui, sur fond de désengagement de l’État français, de retrait des actionnaires historiques privés Lagardère et Diamler, et d’entrée au capital des banques publiques des Landers, EADS est devenu Airbus group. Les plans de restructuration sous pression de la soif de dividendes des 73,62 % d’actionnariat privé flottant sont devenus un vrai handicap pour le développement et l’avenir d’Airbus.

Ainsi, si l’on voulait faire un Airbus du rail, les coopérations seraient plus à chercher entre Alstom et Bombardier qu’avec Siemens.

Pour STX, les questions se posent en termes de diversifications des productions et des activités dans le cadre de multiples coopérations avec des partenaires français et européens.

A contrario d’Airbus, c’est-à-dire d’un vrai projet industriel, les fusions de Nexter, Alstom, Alcatel, Technip, STX ne sont que des opérations de concentration financière qui répliquent la même matrice : à savoir, prise de contrôle d’au moins 50 % du capital par un groupe concurrent, désengagement partiel ou total de

l’État de l’actionnariat et de la gouvernance. La durée des « garanties » sur l’emploi, la pérennité des sites et la gouvernance est indexée sur le carnet de commandes7. Cette matrice conduit à un pillage des brevets fruit du travail des salariés et de l’argent public, à des destructions d’emplois, des fermetures de sites, au démantèlement de son tissu d’équipementiers et de sous-traitants. Elle entraîne des pertes de savoir-faire irrémédiables.

In fine cela aggrave le déficit commercial du pays en conduisant à importer ce que nous ne concevons et ne produisons plus.

Un complexe militaro-industriel

Avec ces opérations, Macron vise deux objectifs :

  • La constitution d’un « système global de sécurité » européen intégré à l’OTAN, avec comme matrice un puissant complexe militaro- industriel essentiellement privé dont le socle serait constitué par l’Allemagne et son hinterland, la France et l’Italie.
  • Rendre irréversible sous couvert de « souveraineté européenne » la transformation de la zone euro en une zone économique fédérale, en s’appuyant sur des conglomérats industriels taillés pour mener la guerre économique dans le cadre des traités de libre-échange, et essentiellement dominés par le capital privé allemand, la France se recentrant sur les startups et les services numériques.

À cette vision d’une industrie européenne asservie à la finance et aux ambitions militaro-sécuritaires, le PCF se doit d’opposer celle d’une renaissance industrielle autour de grands, de moyens et de petits projets utiles afin de répondre aux grands défis qui se posent à notre pays, à l’Europe et au monde avec les quatre grandes transitions : écologique, urbaine, démographique et numérique. Cette renaissance implique de penser un continuum entre industrie et service, en particulier quand ceux-ci sont publics. Elle nécessite une appropriation sociale des brevets en en faisant des Communs protégés par des licences de réciprocités. L’investissement dans la Recherche & développement, dans la formation, dans la transmission des savoir faire entre générations, dans l’emploi, est décisif. La puissance publique doit reprendre la main sur les industries stratégiques, y compris par des nationalisations partielles ou totales, pour imposer les choix politiques stratégiques nécessaires, avec le concours actif des salariés et des citoyens représentés par leurs élu.e.s. Ils ne peut y avoir de politique énergétique, d’aménagement, de défense ou de transport sans avoir les moyens industriels de les mettre en oeuvre, sinon les élu.e.s de la commune à l’Europe sont condamné.e.s à mettre en œuvre des politiques que les grands groupes industriels leur proposent sur l’étagère. Cette renaissance industrielle sera porteuse de coopération européenne et internationale à la mesure des défis à relever et avec le souci de mutualiser les coûts en recherche, en développement et en capital.

 

Yann Le Pollotec

Membre du CEN

1. Le groupe national d’armement terrestre issu du GIAT qui lui-même tire son origine des arsenaux et manufactures d’armes.

2. Groupe privé d’armement appartenant à la famille Bode-Wegmann.

3. https://www.lesechos.fr/11/05/2017/LesEchos/22443-072-ECH_technipfmc---la-fusion-tourne-a-l-avantage-des-americains.htm

4. Conglomérat industriel italien dont l’activité principale est l’armement.

5. Groupement d’intérêt économique.

6. European Aeronautic Defence and Space company.

7. Alstom a un carnet de commandes rempli pour 4 ans et comme par hasard les garanties sur l’emploi sont fixées sur 4 ans.

 

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 06:26

Après avoir refusé hier de recevoir les salariés de GM§S alors que, la veille, il avait rendu visite à ceux de Whirlpool, Emmanuel Macron leur a affiché son mépris en affirmant devant les caméras : « certains au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d’aller regarder s’ils peuvent avoir des postes» .

A trois heures ce matin du 5 octobre, une dépêche de l’Agence France Presse (AFP) nous informe que selon un sondage réalisé auprès de 1.002 personnes par YouGov France pour  le HuffPost et CNEWS « Emmanuel Macron recueille désormais 32% d’opinions favorables, contre 30% en septembre ». Ce sondage en ligne effectué les 27 et 28 septembre indique que le chef de l’Etat gagne 15 points chez les sympathisants centristes avec 90% de bonnes opinions. Comme les sympathisants de La République En Marche(LREM) n’apparaissent pas en tant que tels, on imagine qu’ils figurent parmi les centristes. Car Macron perd 13 points chez les sympathisant de L.R., avec seulement 32% de bonnes opinions tandis que sa cote baisse aussi de trois points chez les sympathisant du Parti socialiste et d’Europe Ecologie Les Verts(EELV) avec 36% de bonnes opinions. La dépêche ne fait pas état du sentiment des électeurs qui se situent à gauche du PS et d’EELV.

 

La popularité du gouvernement est stable avec 29% d’opinions favorables dont 90% chez les « sympathisants du centre », en hausse de 14%., Mais les bonnes opinions ne sont plus que de 32% chez Les Républicains et de 30% chez les socialistes, la gauche de la gauche n’apparaissant toujours pas dans les données fournies par l’AFP.

Emmanuel Macron était en visite hier à l’Ecole d’Application aux métiers des Travaux Publics à Egletons en Corrèze. La veille il était allé à la rencontre des salariés de Whirlpool d’Amiens qui produiront bientôt de boites aux lettres, suite à la délocalisation des sèche-linge de la firme américaine en Pologne. Il voulait leur donner à penser qu’il était pour quelque chose dans la reprise du site par un industriel local. Confrontés à la quasi fermeture de leur usine à la Souterraine dans la Creuse, les travailleurs de GM§S souhaitaient pouvoir rencontrer le chef de l’Etat hier à Egletons. Chez eux, les suppressions d’emploi sont imputables à la baisse des commandes des deux donneurs d’ordres que sont Renault et Peugeot-Citroën. Ces deux firmes préfèrent importer des pièces plutôt que de les produire en France. Macron a refusé de rencontrer les salariés en lutte pour l’emploi et leur a envoyé les CRS.

 

706.000€ de bénéfices industriels d’un coup pour Macron chez Rothschild

C’est en tenant compte de ce contexte qu’il faut analyser la sortie méprisante d’Emmanuel Macron vis-à-vis des salariés qui vont être licenciés par GM§S. André Rousset, président de la Région Nouvelle Aquitaine, lui parlait d’une entreprise qui a du mal à recruter quelque part dans sa grande région. Réplique immédiate de Macron : « Certains au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes». On voyait alors un Andréa Rousset gêné aux entournures murmurer qu’il ne fallait pas « forcer » les gens de cette manière. 

Pour trouver son « poste » chez Rothschild, Emmanuel Macron a été pistonné après avoir rédigé le rapport de la Commission Attali inspiré par les patrons du CAC 40. Chez Rothschild, son principal travail a été de négocier le rachat d’une filiale du groupe américain Pfizer par Nestlé. Du coup, pour la seule année 2011, Macron a déclaré 403.600€ de salaire, 291.300€ de dividendes et surtout 706.300€ de bénéfices industriels et commerciaux liés à cette transaction. Ces bénéfices furent étalés sur deux années sans que l’on en connaisse le montant exact. 

 

Plus d’un million d’euros de plus-value pour Pénicaud chez Danone 

A Egletons, Emmanuel Macron était accompagné de sa ministre du Travail Muriel Pénicaud. L’Humanité du 27 juillet dernier a révélé qu’elle avait réalisé le 30 avril 2013 une plus value de 1.129.034€ en revendant 52.220 actions du groupe Danone précédemment acquises à bas prix en sa qualité de DRH de cette multinationale. Précision, le montant de la plus-value est surtout imputable à une hausse sensible du prix de l’action Danone, le jour où l’entreprise annonçait 900 suppressions d’emplois à l’initiative de Muriel Pénicaud.

Il faut avoir ces deux informations chiffrées en tête au moment où Emmanuel Macron vient de cracher à la télévision son mépris pour les salariés de GM§S devant un André Rousset gêné par la nouvelle bourde du nouveau président des riches.

Gérard Le Puill

Journaliste et auteur (humanité.fr ) 

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 06:00

En 1982, lors de la création de l'impôt sur les grandes fortunes (IGF), l'ancêtre de l'actuel impôt de solidarité sur la fortune (ISF), on nous expliquait qu'en touchant aux riches, on étranglait les pauvres. 

Trente-cinq ans plus tard, en 2017, on nous assure qu'en réduisant l'ISF, on va les enrichir.

Le nouveau président de la République justifie ce cadeau de 4 ou 5 milliards d'euros en affirmant que les biens possédés qui "contribuent à financer l'économie" ne sauraient être taxés. 

C'est bien connu, ce sont les possédants qui nous font vivre et assurent la prospérité d'un pays. Mais quels sont ces "biens" qu'Emmanuel Macron veut désormais exonérer? Ce ne sont pas des biens professionnels, ils le sont déjà. Les biens et l'immobilier nécessaires à l'exploitation d'une activité professionnelle ainsi que les parts dans une entreprise dont le déclarant est le dirigeant sont exemptés, tout comme les oeuvres d'art, les bijoux, les chevaux, les grosses voitures, les yachts, et surtout les portefeuilles d'actions, les comptes-titres, les obligations eux vont l'être. C'est bien connu, ils enrichissent le peuple, dopent la croissance.

Trêve de plaisanterie!

Quels ménages vont essentiellement profiter de cette baisse de la taxation sur les fortunes?

Le 1% les plus riches a un patrimoine moyen de 2,4 millions d'euros et 42% de celui-ci est constitué d'actifs financiers, les biens immobiliers n'en représentant que 36%. Les dernières études sur les patrimoines publiées par l'Insee indiquent que début 2015, si seulement 16% des Français détiennent en moyenne des valeurs immobilières (actions, obligations), deux tiers des plus riches, de 1% les plus aisés, en possèdent de gros paquets. 

Cette accumulation financière "irrigue-t-elle" les activités essentielles du pays? 

On peut en douter: depuis la crise de 2009 jusqu'en 2016, le CAC 40 a progressé de 80%, le produit intérieur brut français de seulement 8,3%. 

Les plus riches ont un patrimoine qui, en général, rapporte bien plus que les livrets d'épargne possédés par la grande masse des salariés, et surtout c'est un patrimoine qui leur donne du pouvoir. Du pouvoir à l'entreprise, dans le pays, en Europe même. Le pouvoir d'accroître leur capital et leurs profits contre l'emploi, les conditions de vie de la population. C'est à cela qu'il faut s'attaquer.

Aussi, à notre sens, il s'agit moins de défendre l'ISF tel qu'il est que de proposer un nouvel impôt sur le capital, un système de taxation qui permette de réduire le coût de ce capital, qui incite à la création d'emplois de qualité, plutôt qu'à l'accumulation financière. 

Pierre Ivorra, L'Humanité - 4 octobre 2017        

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 20:20
Migrants: un projet de loi liberticide ( PCF, 3 octobre 2017)

Migrants : Un projet de loi liberticide (PCF)
 

Le PCF condamne fermement l'avant-projet de la loi sur l'immigration. Ce projet émanant du ministère de l'Intérieur et devant être présenté au gouvernement à la fin de l'année, est une attaque sans précédent contre les personnes venues chercher protection sur notre sol.
Ainsi, la durée de rétention administrative pourra être doublée et passer de 45 à 90 jours, voire 105 en cas de refus d'expulsion. Les demandeurs d'asile dits « dublinés » seraient privés de liberté en cas de renvoi vers le pays européen par lequel ils sont entrés dans l'Union européenne.
L'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA), pourra juger irrecevables les demandes d'asile des personnes pouvant être ré-admises dans un « pays sûr » dont la définition est sujet à controverse.
Ces dispositions sont les plus répressives, depuis celles de 2011, avec celles dites de « l'identité nationale » de Sarkozy et Hortefeux.
Manifestement, Macron et Collomb veulent aller plus loin et frapper plus fort ces hommes et ces femmes en situation de vulnérabilité.
Le PCF rejette cette politique que rien ne justifie et qui vise à criminaliser les migrants. Elle cherche à diviser les migrants entre eux et ne contribue en rien à assurer un meilleur accueil à celles et ceux qui échapperaient à l'expulsion. La privation de libertés n'est pas la solution et les centres de rétention -zones de non-droits- doivent être fermés.
Notre pays a les moyens d'accueillir ces hommes et ces femmes et d'être fidèle à ses principes d'accueil et de protection.
Le PCF se prononce en faveur d'une politique accueillante et hospitalière, respectueuse des droits des migrants, à la Convention de Genève sur le droit d'asile, aux traités internationaux et à la Constitution française.

 

Parti communiste français,
 

Paris, le 3 octobre 2017.

Migrants: un projet de loi liberticide ( PCF, 3 octobre 2017)
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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 17:51
Les députés communistes ne laisseront pas détruire la Sécurité Sociale Solidaire
Les députés communistes ne laisseront pas détruire la Sécurité sociale solidaire

mercredi 4 octobre 2017

La Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a dévoilé le 28 septembre dernier le projet de budget 2018 pour la Sécurité sociale.

Ce budget, placé sous le sceau de l’austérité, constituerait l’acte I d’un démantèlement de notre système de Sécurité sociale. L’abandon progressif du financement par la cotisation sociale au profit d’une hausse de la CSG marque l’ambition de mettre fin à notre modèle social solidaire et collectif.

Obnubilé par sa volonté de compression et de privatisation des dépenses de santé utiles, le gouvernement prévoit également 4,2 milliards d’euros d’économies sur l’Assurance Maladie, au détriment de la réponse aux besoins de santé de nos concitoyens. Nos hôpitaux, déjà exsangues, seront quant à eux mis à contribution à hauteur de 1,5 milliard d’euros après des coupes budgétaires sans précédent ces trois dernières années.

Ce n’est pourtant pas l’argent qui manque pour rétablir les comptes sociaux. Plutôt que d’augmenter injustement le forfait hospitalier, interrogeons-nous sur les 44,5 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales liées aux politiques de baisse du prétendu coût du travail.

Les députés communistes combattront ces orientations qui ne feront que renforcer la fracture sanitaire et sociale.

Nous ne laisserons pas détruire la Sécurité sociale solidaire.

Les député-e-s communistes

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 05:18
Hubert Wulfranc - Sébastien Jumel - Elsa Faucillon

Hubert Wulfranc - Sébastien Jumel - Elsa Faucillon

Conférence de presse des députés communistes, 3 octobre 2017 : "Les classes populaires ont été désignées comme la cible unique de ce quinquennat" (Sébastien Jumel)

CONFERENCE DE PRESSE des députés communistes - 3 octobre 2017

Sebastien Jumel :

" le gouvernement est face à la fronde des territoires dans leur diversité"
"On a un gouvernement isolé, coupé des territoires" "cette séquence n'est pas prête de se terminer : le gouvernement a déclaré la guerre au logement social"

"Du miel sur les tartines des riches, du pain sec pour les classes populaires"
"Les classes populaires ont été désignées comme la cible unique de ce quinquennat" 
"Cette semaine aura été le renoncement à la souveraineté industrielle de La France"

Elsa Faucillon :

"Les acteurs du logement social sont ceux qui luttent en première ligne contre la crise du logement" 
"Ils demandent à pouvoir faire des logements dont les loyers seront moins chers" 
"On a un président de la république qui demande de porter ces efforts à ceux même qui font tout pour contrer la crise du logement"
"C'est une mesure particulièrement néfaste pour notre économie"

"Sur la Catalogne, il y a urgence à un apaisement par l'ouverture de négociations démocratiques"

"nous condamnons la répression, le mépris de Rajoy, le silence de l'UE et de la France"

Hubert Wulfranc
Sur projet de loi terrorisme :

"Nous voulons dire notre sentiment douloureux suite à l'attentat de Marseille" 
"Ce sont des tragédies qui alourdissent le climat dans lequel ce vote va intervenir" 
"Il convient de garder raison

"Nous n'avons pas à ce jour trouver les éléments d'efficacité de lutte contre le terrorisme "
"Rien dans ce texte n'augmente les moyens des services de renseignement qui depuis 2008 souffrent lourdement de la réforme de N. Sarkozy"
"Rien non plus contre les sources de financement du terrorisme" 
"Les représentants des douanes affirment qu'1% des marchandises du port du Havre était contrôlé par le service des douanes" 
"Nous souhaitons mettre en place une commission d'enquête sur les sources de financement du terrorisme"
"L'empilement de ces lois démontre chaque jour l'inefficacité de la lutte contre le terrorisme"

Projet de loi hydrocarbures: 
"On touche seulement à 1% de la consommation nationale. Les effets de cette loi seront particulièrement marginaux"

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 05:14
Macron-Valls: la Medef connection: une cible commune, l'Impôt de Solidarité sur la Fortune...

En avril 2016, quand Emmanuel Macron avait envisagé la suppression de l'impôt sur la fortune, son Premier ministre Manuel Valls l'avait rembarré en estimant que cela serait "injuste". Ce mardi 3 octobre, le député n'a plus rien à redire au budget 2018 de son ex-ministre, qui comprend pourtant… une suppression de la majeure partie de l'ISF !

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 05:11
Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat, la seule femme présidente de groupe au Parlement

Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat, la seule femme présidente de groupe au Parlement

L'union fait la force.
Deux élus EELV, Esther Benbassa et Guillaume Gontard ainsi que Pierre-Yves Collombat ne siégeront pas seuls au Sénat. Ce mardi matin, les sénateurs communistes ont en effet annoncé que les deux sénateurs écologistes les rejoignaient avec Pierre-Yves Collombat, dans ce qu'il faut aujourd'hui désigner comme le groupe «Communiste républicain citoyen et écologiste». Cette union porte ce groupe parlementaire à 15 membres.

 

Une force d’opposition résolue à la politique d’Emmanuel Macron et de propositions alternatives
Déclaration officielle du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste -

 

 

 

Par / 3 octobre 2016

Nous voulons oeuvrer au rassemblement de toutes celles et ceux qui souhaitent construire une politique alternative à gauche.

La France traverse une crise économique, sociale et environnementale d’une rare violence. Elle génère une crise politique profonde, une crise de confiance à l’égard des élu(e)s, une crise de valeurs.

Notre peuple subit depuis maintenant 40 ans, crise après crise, une précarisation croissante, une angoisse qui s’amplifie d’année en année face à l’avenir.

Alors que le progrès technologique permet en théorie l’amélioration de la qualité de vie, bien souvent c’est à une dégradation des conditions d’existence que l’on assiste, comme l’atteste la réduction drastique de l’accès aux soins.

Depuis plus de 20 ans, les inégalités de richesses sont en progression. Aujourd’hui, les riches sont toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres.

Les promesses non tenues depuis des décennies, les vives déceptions après les grands espoirs de 1981, de 1997, mais aussi après le référendum de 2005, sont de toute évidence à la source de cette grave perte de confiance. Cette dernière ouvre le chemin aux démagogues, à ceux qui, pour conquérir le pouvoir, dressent ceux qui souffrent les uns contre les autres, plutôt que de les unir face aux puissances financières. Le danger de la montée du Front national, présent au second tour de la dernière élection présidentielle, puise sa raison d’être dans ce terreau de déception, de colère, d’injustice.

La violence du terrorisme a marqué profondément notre pays et le débat public de ces trois dernières années. Les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE sont déterminés à tout faire contre ce fléau, mais dans le respect des libertés publiques et en s’attaquant durablement aux racines du mal, sur le plan international et sur le plan national.
Nos concitoyen(ne)s n’avaient pas supporté la présidence de Nicolas Sarkozy, cet affichage indécent des liens entre l’argent et le pouvoir politique. Ils avaient rejeté les options libérales décomplexées, symbolisées par la remise en cause de la retraite à 60 ans.

Notre peuple, en 2012, avait dit stop à cette hyper-présidentialisation libérale. Le renoncement immédiat de François Hollande, quelques semaines après son élection, devant les marchés financiers, qu’il dénonçait pourtant avec la soumission sans renégociation aux dogmes libéraux du Traité budgétaire européen négocié par A. Merkel et N. Sarkozy a, dès le départ, suscité la déception de l’électorat du 6 mai 2012.
Le pacte de responsabilité, les cadeaux massifs au patronat, la réduction des dépenses publiques comme seul projet de société, puis la loi Travail dite « loi El Khomri » ont entraîné, malgré de trop rares avancées, un rejet massif par la population.

L’élection d’Emmanuel Macron ne s’est pas faite par adhésion à son projet, mais pour faire barrage au Front national. Elle est intervenue dans ce contexte de désillusion, de colère, de division et de mise en cause des deux partis qui ont dominé la vie politique de ces dernières décennies.

E. Macron a été mis sur orbite pour sauver un système en perdition. L’affichage, amplement relayé par des médias aux ordres, fut celui d’un renouvellement, d’une rupture, menés par un président jeune soudainement exonéré de ses responsabilités dans les options libérales de F. Hollande.

Six mois après son élection, la réalité s’impose : le nouveau Chef de l’Etat mène une offensive au service des riches et du patronat pour laquelle il n’a pas été élu.
Les électrices et électeurs du 7 mai 2017 n’ont pas voté pour la casse du Code du Travail, pour la suppression des contrats aidés, pour l’exonération de l’ISF du patrimoine mobilier, pour la casse du logement social annoncée par la remise en cause de l’APL, ou pour la sélection à l’université.

Elles et ils, n’ont pas voté pour les privatisations et le bradage de notre industrie. Elles et ils, n’ont pas voté pour une mise en accusation des collectivités territoriales et leur asphyxie financière. Quand on sait qu’elles sont un lien irremplaçable de proximité, d’expression de la solidarité nationale et de mise en œuvre du service public.

Elles et ils, n’ont pas voté enfin pour l’instauration d’une forme inédite d’exercice solitaire du pouvoir présidentiel en s’appuyant sur un système médiatique inféodé.
L’autoritarisme croissant d’E. Macron, l’affichage du mépris à l’égard du peuple et une volonté non dissimulée de museler le Parlement inquiètent dans de nombreux rangs.
La ligne conductrice du nouveau pouvoir est la soumission totale à la volonté du marché, quitte à affaiblir la démocratie et à contester les fondations de la République.
Face à cette attaque violente contre les intérêts populaires, le groupe CRCE adoptera d’emblée une opposition résolue à la politique d’Emmanuel Macron et multipliera des propositions pour souligner qu’une autre voie est possible.

Les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE porteront la nécessité d’un retour de la puissance publique pour contrer la dictature des marchés financiers et l’influence néfaste des agences de notation.

Le rôle et la conception actuelle de la Banque Centrale Européenne doivent être remis en cause pour ouvrir la voie à une réorientation démocratique et sociale de l’Europe.
En tout état de cause, les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE agiront pour une réforme de la fiscalité et contre l’évasion fiscale, permettant ainsi une juste redistribution des richesses. Conscients des nouveaux enjeux écologiques, éthiques, démocratiques qui pèsent sur le devenir de notre société, les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE sont convaincus de la nécessité d’inventer un nouveau mode de développement susceptible de préserver la planète pour notre génération et celles qui viennent et de garantir le droit à l’accès pour tous aux biens vitaux (eau, énergie, alimentation…). La transition énergétique doit s’accélérer et ne pas demeurer un vœu pieu.

Dans le respect du développement durable, elles et ils, se battront pour une véritable politique de réindustrialisation de notre pays, fondée sur une exploitation à la fois économe et équitable des ressources de la planète, préservant la biodiversité et assurant un environnement viable et non pollué. Elles et ils, s’inscrivent de manière déterminée dans un grand débat national sur l’énergie et sur une transition énergétique susceptible de créer des milliers d’emplois. Elles et ils, considèrent donc indispensable, dans un tel cadre, de promouvoir la recherche scientifique et technique et l’investissement par des politiques publiques audacieuses.

Elles et ils, veulent ainsi contribuer à la construction d’une alternative crédible et durable permettant de nouveaux progrès humains.

Elles et ils, agissent avec détermination en faveur du droit des femmes tout particulièrement frappées par l’austérité. Elles et ils, soulignent qu’une nouvelle fois le groupe CRCE est le seul groupe parlementaire présidé par une femme.
Elles et ils, luttent avec détermination contre toutes les formes de racisme, d’antisémitisme et de discriminations.

Elles et ils, appellent à une gestion pragmatique et humaniste des flux migratoires et exigent le respect sans faille des droits des migrants et des réfugiés. Elles et ils, agissent avec détermination pour le développement et la paix dans le monde.
Considérant que rien ne se fera sans l’intervention du peuple lui-même, elles et ils, associent les organisations syndicales, les associations et les citoyens à leur travail législatif.

Elles et ils, soutiennent et accompagnent les mouvements sociaux dont l’expression est essentielle pour résister à la politique libérale en œuvre.

Elles et ils, sont convaincus que l’une des clés du changement est dans la participation du peuple au débat public, à la vie économique, sociale et à la vie politique, ainsi qu’aux grands choix écologiques. Elles et ils, souhaitent mettre un terme aux rapports peu vertueux entre puissances d’argent et femmes et hommes politiques. Dans le même esprit, elles et ils, veulent libérer l’information du carcan de la finance et permettre ainsi un débat public pluraliste.

C’est pourquoi, les sénatrices et sénateurs du groupe communiste républicain citoyen et écologiste pensent que la démocratie doit être refondée dans la cité comme sur le lieu de travail et se prononcent pour une nouvelle République citoyenne, sociale et écologique, portant la justice sociale et le progrès en son cœur.

Dans ce cadre, elles et ils, se prononcent pour une profonde réforme d’une seconde chambre démocratisée, pluraliste, diverse et ouverte aux citoyen(ne)s.

Le groupe CRCE respectera en son sein la diversité. Chaque sénatrice et sénateur compte pour un, et aucune décision, aucun vote ou proposition de loi ne leur est imposé, l’unité d’action étant décidée par le libre débat.

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 20:17
C'est le Figaro qui l'écrit! Les super-riches français placent 300 milliards dans les Paradis Fiscaux, soit 15% du PIB!

C'est le Figaro qui l'écrit !!!!
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Selon une récente étude, les ménages français détiendraient environ 300 milliards d'euros dans des paradis fiscaux, soit 15% du PIB (produit intérieur brut) de la France. Quant au 0,01% des ménages les plus fortunés, soit environ 3520 ménages, il détiendrait à lui seul près de 50% de ces richesses: soit 150 milliards d'euros.

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 19:51
10 octobre: tous les syndicats appellent à la grève et à la manifestation face à l'offensive libérale de Macron (UGICT CGT)

Les fédérations CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FA (Autonomes), FO, FSU, Unsa et Solidaires appellent les quelque 5,4 millions de fonctionnaires à une journée de grève et de manifestations le 10 octobre. C’est une unité d’une ampleur inédite depuis dix ans.

Dans un communiqué commun les fédérations syndicales dénoncent les « mesures négatives » du gouvernement qui « s’accumulent » pour les fonctionnaires et qu’elles jugent « inacceptables ». La date retenue correspond à celle que s’était fixée le gouvernement pour organiser un « rendez-vous salarial » avec tous les syndicats, portant sur le pouvoir d’achat et la rémunération des fonctionnaires en général. Il doit conclure une série de rendez-vous préalables, entamés le 7 septembre.

Force est de constater que le gouvernement a entamé un dialogue de sourd avec les syndicats.

Les mesures annoncées sont d’une violence inédite et le passage en force du gouvernement a été entièrement assumé par M. Darmanin :

  • Nouvel gel du point d’indice ;
  • Réinstauration du jour de carence ;
  • Projet de remise en question du recrutement de cadres fonctionnaires en proposant à la place des CDI basés sur le droit privé ;
  • Hausse de la CSG…

Dans ce contexte de guerre ouverte aux agents du service public, la proposition faite par le gouvernement aux syndicats pour compenser la hausse de la CSG a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Elle prévoit « une suppression de la cotisation exceptionnelle de solidarité (CES) de 1 % pour les fonctionnaires » et de la cotisation maladie de 0,75 % pour les contractuels, ainsi qu’une « indemnité compensatoire au 1er janvier ». Mais elle ne sera « en aucun cas synonyme de hausse du pouvoir d’achat, contrairement aux engagements pris par le Président ».

Tous les éléments sont réunis pour faire du 10 octobre une journée puissante dans l’indispensable élévation du rapport de Force.

L’UGICT appelle tous les ICT à descendre dans la rue le 10 octobre pour défendre leurs droits et revendications !

Le collectif Fonction publique de l’UGICT revendique :

  • La défense du Statut des fonctionnaires et l’abandon du projet de recrutement de cadres dans la Fonction publique par le biais de CDI de droit privé ;
  • Des créations d’emploi statutaires et l’arrêt immédiat de toutes les suppressions de poste.
  • L’augmentation des salaires des ICT par une forte revalorisation du point d’indice et des mesures pour rattraper les pertes antérieures ;
  • Face à la hausse de la CSG, que conteste l’UGICT, l’attribution de points permettant une amélioration du pouvoir d’achat ;
  • La reconnaissance du travail effectué dans le déroulement de carrière et l’abrogation de toutes les formes de salaires au mérite ;
  • La reconnaissance pour les cadres des heures supplémentaires effectuées ;
  • Le droit à la déconnection ;
  • Le non-rétablissement du jour de carence ;
  • La revalorisation des carrières, la revalorisation des filières et des corps notamment à prédominance féminine afin d’appliquer le principe : « un salaire égal pour un travail de de valeur égale », ainsi que la reconnaissance des qualifications ;
  • Le maintien et le renforcement des systèmes de nos systèmes de retraite ;
  • La revalorisation urgente des pensions versées ;
  • Les moyens nécessaires à la formation professionnelle : pour les ICT, 10 % du temps de travail doit être consacré à la formation.
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