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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 06:00

En 1982, lors de la création de l'impôt sur les grandes fortunes (IGF), l'ancêtre de l'actuel impôt de solidarité sur la fortune (ISF), on nous expliquait qu'en touchant aux riches, on étranglait les pauvres. 

Trente-cinq ans plus tard, en 2017, on nous assure qu'en réduisant l'ISF, on va les enrichir.

Le nouveau président de la République justifie ce cadeau de 4 ou 5 milliards d'euros en affirmant que les biens possédés qui "contribuent à financer l'économie" ne sauraient être taxés. 

C'est bien connu, ce sont les possédants qui nous font vivre et assurent la prospérité d'un pays. Mais quels sont ces "biens" qu'Emmanuel Macron veut désormais exonérer? Ce ne sont pas des biens professionnels, ils le sont déjà. Les biens et l'immobilier nécessaires à l'exploitation d'une activité professionnelle ainsi que les parts dans une entreprise dont le déclarant est le dirigeant sont exemptés, tout comme les oeuvres d'art, les bijoux, les chevaux, les grosses voitures, les yachts, et surtout les portefeuilles d'actions, les comptes-titres, les obligations eux vont l'être. C'est bien connu, ils enrichissent le peuple, dopent la croissance.

Trêve de plaisanterie!

Quels ménages vont essentiellement profiter de cette baisse de la taxation sur les fortunes?

Le 1% les plus riches a un patrimoine moyen de 2,4 millions d'euros et 42% de celui-ci est constitué d'actifs financiers, les biens immobiliers n'en représentant que 36%. Les dernières études sur les patrimoines publiées par l'Insee indiquent que début 2015, si seulement 16% des Français détiennent en moyenne des valeurs immobilières (actions, obligations), deux tiers des plus riches, de 1% les plus aisés, en possèdent de gros paquets. 

Cette accumulation financière "irrigue-t-elle" les activités essentielles du pays? 

On peut en douter: depuis la crise de 2009 jusqu'en 2016, le CAC 40 a progressé de 80%, le produit intérieur brut français de seulement 8,3%. 

Les plus riches ont un patrimoine qui, en général, rapporte bien plus que les livrets d'épargne possédés par la grande masse des salariés, et surtout c'est un patrimoine qui leur donne du pouvoir. Du pouvoir à l'entreprise, dans le pays, en Europe même. Le pouvoir d'accroître leur capital et leurs profits contre l'emploi, les conditions de vie de la population. C'est à cela qu'il faut s'attaquer.

Aussi, à notre sens, il s'agit moins de défendre l'ISF tel qu'il est que de proposer un nouvel impôt sur le capital, un système de taxation qui permette de réduire le coût de ce capital, qui incite à la création d'emplois de qualité, plutôt qu'à l'accumulation financière. 

Pierre Ivorra, L'Humanité - 4 octobre 2017        

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 20:20
Migrants: un projet de loi liberticide ( PCF, 3 octobre 2017)

Migrants : Un projet de loi liberticide (PCF)
 

Le PCF condamne fermement l'avant-projet de la loi sur l'immigration. Ce projet émanant du ministère de l'Intérieur et devant être présenté au gouvernement à la fin de l'année, est une attaque sans précédent contre les personnes venues chercher protection sur notre sol.
Ainsi, la durée de rétention administrative pourra être doublée et passer de 45 à 90 jours, voire 105 en cas de refus d'expulsion. Les demandeurs d'asile dits « dublinés » seraient privés de liberté en cas de renvoi vers le pays européen par lequel ils sont entrés dans l'Union européenne.
L'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA), pourra juger irrecevables les demandes d'asile des personnes pouvant être ré-admises dans un « pays sûr » dont la définition est sujet à controverse.
Ces dispositions sont les plus répressives, depuis celles de 2011, avec celles dites de « l'identité nationale » de Sarkozy et Hortefeux.
Manifestement, Macron et Collomb veulent aller plus loin et frapper plus fort ces hommes et ces femmes en situation de vulnérabilité.
Le PCF rejette cette politique que rien ne justifie et qui vise à criminaliser les migrants. Elle cherche à diviser les migrants entre eux et ne contribue en rien à assurer un meilleur accueil à celles et ceux qui échapperaient à l'expulsion. La privation de libertés n'est pas la solution et les centres de rétention -zones de non-droits- doivent être fermés.
Notre pays a les moyens d'accueillir ces hommes et ces femmes et d'être fidèle à ses principes d'accueil et de protection.
Le PCF se prononce en faveur d'une politique accueillante et hospitalière, respectueuse des droits des migrants, à la Convention de Genève sur le droit d'asile, aux traités internationaux et à la Constitution française.

 

Parti communiste français,
 

Paris, le 3 octobre 2017.

Migrants: un projet de loi liberticide ( PCF, 3 octobre 2017)
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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 17:51
Les députés communistes ne laisseront pas détruire la Sécurité Sociale Solidaire
Les députés communistes ne laisseront pas détruire la Sécurité sociale solidaire

mercredi 4 octobre 2017

La Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a dévoilé le 28 septembre dernier le projet de budget 2018 pour la Sécurité sociale.

Ce budget, placé sous le sceau de l’austérité, constituerait l’acte I d’un démantèlement de notre système de Sécurité sociale. L’abandon progressif du financement par la cotisation sociale au profit d’une hausse de la CSG marque l’ambition de mettre fin à notre modèle social solidaire et collectif.

Obnubilé par sa volonté de compression et de privatisation des dépenses de santé utiles, le gouvernement prévoit également 4,2 milliards d’euros d’économies sur l’Assurance Maladie, au détriment de la réponse aux besoins de santé de nos concitoyens. Nos hôpitaux, déjà exsangues, seront quant à eux mis à contribution à hauteur de 1,5 milliard d’euros après des coupes budgétaires sans précédent ces trois dernières années.

Ce n’est pourtant pas l’argent qui manque pour rétablir les comptes sociaux. Plutôt que d’augmenter injustement le forfait hospitalier, interrogeons-nous sur les 44,5 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales liées aux politiques de baisse du prétendu coût du travail.

Les députés communistes combattront ces orientations qui ne feront que renforcer la fracture sanitaire et sociale.

Nous ne laisserons pas détruire la Sécurité sociale solidaire.

Les député-e-s communistes

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 05:18
Hubert Wulfranc - Sébastien Jumel - Elsa Faucillon

Hubert Wulfranc - Sébastien Jumel - Elsa Faucillon

Conférence de presse des députés communistes, 3 octobre 2017 : "Les classes populaires ont été désignées comme la cible unique de ce quinquennat" (Sébastien Jumel)

CONFERENCE DE PRESSE des députés communistes - 3 octobre 2017

Sebastien Jumel :

" le gouvernement est face à la fronde des territoires dans leur diversité"
"On a un gouvernement isolé, coupé des territoires" "cette séquence n'est pas prête de se terminer : le gouvernement a déclaré la guerre au logement social"

"Du miel sur les tartines des riches, du pain sec pour les classes populaires"
"Les classes populaires ont été désignées comme la cible unique de ce quinquennat" 
"Cette semaine aura été le renoncement à la souveraineté industrielle de La France"

Elsa Faucillon :

"Les acteurs du logement social sont ceux qui luttent en première ligne contre la crise du logement" 
"Ils demandent à pouvoir faire des logements dont les loyers seront moins chers" 
"On a un président de la république qui demande de porter ces efforts à ceux même qui font tout pour contrer la crise du logement"
"C'est une mesure particulièrement néfaste pour notre économie"

"Sur la Catalogne, il y a urgence à un apaisement par l'ouverture de négociations démocratiques"

"nous condamnons la répression, le mépris de Rajoy, le silence de l'UE et de la France"

Hubert Wulfranc
Sur projet de loi terrorisme :

"Nous voulons dire notre sentiment douloureux suite à l'attentat de Marseille" 
"Ce sont des tragédies qui alourdissent le climat dans lequel ce vote va intervenir" 
"Il convient de garder raison

"Nous n'avons pas à ce jour trouver les éléments d'efficacité de lutte contre le terrorisme "
"Rien dans ce texte n'augmente les moyens des services de renseignement qui depuis 2008 souffrent lourdement de la réforme de N. Sarkozy"
"Rien non plus contre les sources de financement du terrorisme" 
"Les représentants des douanes affirment qu'1% des marchandises du port du Havre était contrôlé par le service des douanes" 
"Nous souhaitons mettre en place une commission d'enquête sur les sources de financement du terrorisme"
"L'empilement de ces lois démontre chaque jour l'inefficacité de la lutte contre le terrorisme"

Projet de loi hydrocarbures: 
"On touche seulement à 1% de la consommation nationale. Les effets de cette loi seront particulièrement marginaux"

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 05:14
Macron-Valls: la Medef connection: une cible commune, l'Impôt de Solidarité sur la Fortune...

En avril 2016, quand Emmanuel Macron avait envisagé la suppression de l'impôt sur la fortune, son Premier ministre Manuel Valls l'avait rembarré en estimant que cela serait "injuste". Ce mardi 3 octobre, le député n'a plus rien à redire au budget 2018 de son ex-ministre, qui comprend pourtant… une suppression de la majeure partie de l'ISF !

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 05:11
Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat, la seule femme présidente de groupe au Parlement

Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat, la seule femme présidente de groupe au Parlement

L'union fait la force.
Deux élus EELV, Esther Benbassa et Guillaume Gontard ainsi que Pierre-Yves Collombat ne siégeront pas seuls au Sénat. Ce mardi matin, les sénateurs communistes ont en effet annoncé que les deux sénateurs écologistes les rejoignaient avec Pierre-Yves Collombat, dans ce qu'il faut aujourd'hui désigner comme le groupe «Communiste républicain citoyen et écologiste». Cette union porte ce groupe parlementaire à 15 membres.

 

Une force d’opposition résolue à la politique d’Emmanuel Macron et de propositions alternatives
Déclaration officielle du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste -

 

 

 

Par / 3 octobre 2016

Nous voulons oeuvrer au rassemblement de toutes celles et ceux qui souhaitent construire une politique alternative à gauche.

La France traverse une crise économique, sociale et environnementale d’une rare violence. Elle génère une crise politique profonde, une crise de confiance à l’égard des élu(e)s, une crise de valeurs.

Notre peuple subit depuis maintenant 40 ans, crise après crise, une précarisation croissante, une angoisse qui s’amplifie d’année en année face à l’avenir.

Alors que le progrès technologique permet en théorie l’amélioration de la qualité de vie, bien souvent c’est à une dégradation des conditions d’existence que l’on assiste, comme l’atteste la réduction drastique de l’accès aux soins.

Depuis plus de 20 ans, les inégalités de richesses sont en progression. Aujourd’hui, les riches sont toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres.

Les promesses non tenues depuis des décennies, les vives déceptions après les grands espoirs de 1981, de 1997, mais aussi après le référendum de 2005, sont de toute évidence à la source de cette grave perte de confiance. Cette dernière ouvre le chemin aux démagogues, à ceux qui, pour conquérir le pouvoir, dressent ceux qui souffrent les uns contre les autres, plutôt que de les unir face aux puissances financières. Le danger de la montée du Front national, présent au second tour de la dernière élection présidentielle, puise sa raison d’être dans ce terreau de déception, de colère, d’injustice.

La violence du terrorisme a marqué profondément notre pays et le débat public de ces trois dernières années. Les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE sont déterminés à tout faire contre ce fléau, mais dans le respect des libertés publiques et en s’attaquant durablement aux racines du mal, sur le plan international et sur le plan national.
Nos concitoyen(ne)s n’avaient pas supporté la présidence de Nicolas Sarkozy, cet affichage indécent des liens entre l’argent et le pouvoir politique. Ils avaient rejeté les options libérales décomplexées, symbolisées par la remise en cause de la retraite à 60 ans.

Notre peuple, en 2012, avait dit stop à cette hyper-présidentialisation libérale. Le renoncement immédiat de François Hollande, quelques semaines après son élection, devant les marchés financiers, qu’il dénonçait pourtant avec la soumission sans renégociation aux dogmes libéraux du Traité budgétaire européen négocié par A. Merkel et N. Sarkozy a, dès le départ, suscité la déception de l’électorat du 6 mai 2012.
Le pacte de responsabilité, les cadeaux massifs au patronat, la réduction des dépenses publiques comme seul projet de société, puis la loi Travail dite « loi El Khomri » ont entraîné, malgré de trop rares avancées, un rejet massif par la population.

L’élection d’Emmanuel Macron ne s’est pas faite par adhésion à son projet, mais pour faire barrage au Front national. Elle est intervenue dans ce contexte de désillusion, de colère, de division et de mise en cause des deux partis qui ont dominé la vie politique de ces dernières décennies.

E. Macron a été mis sur orbite pour sauver un système en perdition. L’affichage, amplement relayé par des médias aux ordres, fut celui d’un renouvellement, d’une rupture, menés par un président jeune soudainement exonéré de ses responsabilités dans les options libérales de F. Hollande.

Six mois après son élection, la réalité s’impose : le nouveau Chef de l’Etat mène une offensive au service des riches et du patronat pour laquelle il n’a pas été élu.
Les électrices et électeurs du 7 mai 2017 n’ont pas voté pour la casse du Code du Travail, pour la suppression des contrats aidés, pour l’exonération de l’ISF du patrimoine mobilier, pour la casse du logement social annoncée par la remise en cause de l’APL, ou pour la sélection à l’université.

Elles et ils, n’ont pas voté pour les privatisations et le bradage de notre industrie. Elles et ils, n’ont pas voté pour une mise en accusation des collectivités territoriales et leur asphyxie financière. Quand on sait qu’elles sont un lien irremplaçable de proximité, d’expression de la solidarité nationale et de mise en œuvre du service public.

Elles et ils, n’ont pas voté enfin pour l’instauration d’une forme inédite d’exercice solitaire du pouvoir présidentiel en s’appuyant sur un système médiatique inféodé.
L’autoritarisme croissant d’E. Macron, l’affichage du mépris à l’égard du peuple et une volonté non dissimulée de museler le Parlement inquiètent dans de nombreux rangs.
La ligne conductrice du nouveau pouvoir est la soumission totale à la volonté du marché, quitte à affaiblir la démocratie et à contester les fondations de la République.
Face à cette attaque violente contre les intérêts populaires, le groupe CRCE adoptera d’emblée une opposition résolue à la politique d’Emmanuel Macron et multipliera des propositions pour souligner qu’une autre voie est possible.

Les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE porteront la nécessité d’un retour de la puissance publique pour contrer la dictature des marchés financiers et l’influence néfaste des agences de notation.

Le rôle et la conception actuelle de la Banque Centrale Européenne doivent être remis en cause pour ouvrir la voie à une réorientation démocratique et sociale de l’Europe.
En tout état de cause, les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE agiront pour une réforme de la fiscalité et contre l’évasion fiscale, permettant ainsi une juste redistribution des richesses. Conscients des nouveaux enjeux écologiques, éthiques, démocratiques qui pèsent sur le devenir de notre société, les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE sont convaincus de la nécessité d’inventer un nouveau mode de développement susceptible de préserver la planète pour notre génération et celles qui viennent et de garantir le droit à l’accès pour tous aux biens vitaux (eau, énergie, alimentation…). La transition énergétique doit s’accélérer et ne pas demeurer un vœu pieu.

Dans le respect du développement durable, elles et ils, se battront pour une véritable politique de réindustrialisation de notre pays, fondée sur une exploitation à la fois économe et équitable des ressources de la planète, préservant la biodiversité et assurant un environnement viable et non pollué. Elles et ils, s’inscrivent de manière déterminée dans un grand débat national sur l’énergie et sur une transition énergétique susceptible de créer des milliers d’emplois. Elles et ils, considèrent donc indispensable, dans un tel cadre, de promouvoir la recherche scientifique et technique et l’investissement par des politiques publiques audacieuses.

Elles et ils, veulent ainsi contribuer à la construction d’une alternative crédible et durable permettant de nouveaux progrès humains.

Elles et ils, agissent avec détermination en faveur du droit des femmes tout particulièrement frappées par l’austérité. Elles et ils, soulignent qu’une nouvelle fois le groupe CRCE est le seul groupe parlementaire présidé par une femme.
Elles et ils, luttent avec détermination contre toutes les formes de racisme, d’antisémitisme et de discriminations.

Elles et ils, appellent à une gestion pragmatique et humaniste des flux migratoires et exigent le respect sans faille des droits des migrants et des réfugiés. Elles et ils, agissent avec détermination pour le développement et la paix dans le monde.
Considérant que rien ne se fera sans l’intervention du peuple lui-même, elles et ils, associent les organisations syndicales, les associations et les citoyens à leur travail législatif.

Elles et ils, soutiennent et accompagnent les mouvements sociaux dont l’expression est essentielle pour résister à la politique libérale en œuvre.

Elles et ils, sont convaincus que l’une des clés du changement est dans la participation du peuple au débat public, à la vie économique, sociale et à la vie politique, ainsi qu’aux grands choix écologiques. Elles et ils, souhaitent mettre un terme aux rapports peu vertueux entre puissances d’argent et femmes et hommes politiques. Dans le même esprit, elles et ils, veulent libérer l’information du carcan de la finance et permettre ainsi un débat public pluraliste.

C’est pourquoi, les sénatrices et sénateurs du groupe communiste républicain citoyen et écologiste pensent que la démocratie doit être refondée dans la cité comme sur le lieu de travail et se prononcent pour une nouvelle République citoyenne, sociale et écologique, portant la justice sociale et le progrès en son cœur.

Dans ce cadre, elles et ils, se prononcent pour une profonde réforme d’une seconde chambre démocratisée, pluraliste, diverse et ouverte aux citoyen(ne)s.

Le groupe CRCE respectera en son sein la diversité. Chaque sénatrice et sénateur compte pour un, et aucune décision, aucun vote ou proposition de loi ne leur est imposé, l’unité d’action étant décidée par le libre débat.

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 20:17
C'est le Figaro qui l'écrit! Les super-riches français placent 300 milliards dans les Paradis Fiscaux, soit 15% du PIB!

C'est le Figaro qui l'écrit !!!!
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Selon une récente étude, les ménages français détiendraient environ 300 milliards d'euros dans des paradis fiscaux, soit 15% du PIB (produit intérieur brut) de la France. Quant au 0,01% des ménages les plus fortunés, soit environ 3520 ménages, il détiendrait à lui seul près de 50% de ces richesses: soit 150 milliards d'euros.

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 19:51
10 octobre: tous les syndicats appellent à la grève et à la manifestation face à l'offensive libérale de Macron (UGICT CGT)

Les fédérations CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FA (Autonomes), FO, FSU, Unsa et Solidaires appellent les quelque 5,4 millions de fonctionnaires à une journée de grève et de manifestations le 10 octobre. C’est une unité d’une ampleur inédite depuis dix ans.

Dans un communiqué commun les fédérations syndicales dénoncent les « mesures négatives » du gouvernement qui « s’accumulent » pour les fonctionnaires et qu’elles jugent « inacceptables ». La date retenue correspond à celle que s’était fixée le gouvernement pour organiser un « rendez-vous salarial » avec tous les syndicats, portant sur le pouvoir d’achat et la rémunération des fonctionnaires en général. Il doit conclure une série de rendez-vous préalables, entamés le 7 septembre.

Force est de constater que le gouvernement a entamé un dialogue de sourd avec les syndicats.

Les mesures annoncées sont d’une violence inédite et le passage en force du gouvernement a été entièrement assumé par M. Darmanin :

  • Nouvel gel du point d’indice ;
  • Réinstauration du jour de carence ;
  • Projet de remise en question du recrutement de cadres fonctionnaires en proposant à la place des CDI basés sur le droit privé ;
  • Hausse de la CSG…

Dans ce contexte de guerre ouverte aux agents du service public, la proposition faite par le gouvernement aux syndicats pour compenser la hausse de la CSG a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Elle prévoit « une suppression de la cotisation exceptionnelle de solidarité (CES) de 1 % pour les fonctionnaires » et de la cotisation maladie de 0,75 % pour les contractuels, ainsi qu’une « indemnité compensatoire au 1er janvier ». Mais elle ne sera « en aucun cas synonyme de hausse du pouvoir d’achat, contrairement aux engagements pris par le Président ».

Tous les éléments sont réunis pour faire du 10 octobre une journée puissante dans l’indispensable élévation du rapport de Force.

L’UGICT appelle tous les ICT à descendre dans la rue le 10 octobre pour défendre leurs droits et revendications !

Le collectif Fonction publique de l’UGICT revendique :

  • La défense du Statut des fonctionnaires et l’abandon du projet de recrutement de cadres dans la Fonction publique par le biais de CDI de droit privé ;
  • Des créations d’emploi statutaires et l’arrêt immédiat de toutes les suppressions de poste.
  • L’augmentation des salaires des ICT par une forte revalorisation du point d’indice et des mesures pour rattraper les pertes antérieures ;
  • Face à la hausse de la CSG, que conteste l’UGICT, l’attribution de points permettant une amélioration du pouvoir d’achat ;
  • La reconnaissance du travail effectué dans le déroulement de carrière et l’abrogation de toutes les formes de salaires au mérite ;
  • La reconnaissance pour les cadres des heures supplémentaires effectuées ;
  • Le droit à la déconnection ;
  • Le non-rétablissement du jour de carence ;
  • La revalorisation des carrières, la revalorisation des filières et des corps notamment à prédominance féminine afin d’appliquer le principe : « un salaire égal pour un travail de de valeur égale », ainsi que la reconnaissance des qualifications ;
  • Le maintien et le renforcement des systèmes de nos systèmes de retraite ;
  • La revalorisation urgente des pensions versées ;
  • Les moyens nécessaires à la formation professionnelle : pour les ICT, 10 % du temps de travail doit être consacré à la formation.
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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 15:31
Israël: l'Etat français muet sur le cas Hamouri (tribune collective, Blog Invités Médiapart, 29 septembre 2017)
Israël: l'Etat français muet sur le cas Hamouri
Plusieurs spécialistes en géopolitique considèrent que le silence du gouvernement français sur l'incarcération de Salah Hamouri, franco-palestinien de 32 ans, arrêté le 23 août dernier à Jérusalem, « n’est qu’un exemple parmi bien d’autres du deux poids deux mesures qui est de mise quand c’est l’Etat d’Israël qui viole les droits de l’Homme et ceux des peuples ».

« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » écrivait Albert Camus, et c’est ce qui vient d’être fait dans cette première phrase.

Cette formulation, habituelle dans le discours français, est caractéristique du fait que nous nommons tout ce qui concerne le conflit entre l’Etat d’Israël et le peuple palestinien – qu’on appelle improprement le « conflit israélo-palestinien » – en utilisant le vocabulaire israélien. Pour être exact, il aurait fallu nommer correctement le lieu, à savoir « Jérusalem-Est » afin de ne pas maquiller le fait que cette partie de la ville a été annexée unilatéralement et illégalement par Israël. Quant au statut de « résident » dont Palestiniens bénéficient il désigne le simple droit de résider dans leur propre ville et celui de voter aux seules élections municipales, mais pas la citoyenneté israélienne. Ces Palestiniens ne sont donc ni Israéliens ni Palestiniens. Ils « résident »

Dire « Jérusalem » sans autre précision et dire « bénéficier du statut de résident »permettent donc de passer sous silence la réalité : une annexion, une occupation militaire, des habitants tolérés dans une seconde zone juridique sur une base de discrimination ethnique et religieuse.

Dans le cas de Salah Hamouri, détenu depuis un mois, la presse en général et le gouvernement français sont restés silencieux. Etonnant ! Car les conditions de sa détention devraient soulever l’indignation. En langage conforme au discours israélien  on écrira : « La justice israélienne l’a condamné à six mois de détention administrative ».

En fait, cette justice qui met en « détention administrative », c’est ni plus ni moins que le même principe que les « lettres de cachet ».  Salah Hamouri, comme 400 autres Palestiniens actuellement, est « embastillé » et non pas détenu : pas de jugement contradictoire, pas d’inculpation, pas de preuves, un dossier secret. Et cette peine de 6 mois est renouvelable à l’infini sans avoir à en justifier.

Depuis le 23 août, rien ne permet de penser que le gouvernement français ait agi pour obtenir la libération de Salah Hamouri ou bien il l’aurait fait avec la discrétion et la retenue qui sont de mise quand les violations du droit international sont le fait de l’Etat israélien. Israël n’est tout de même pas la Turquie, le Venezuela ou la Hongrie de  Victor Orban… C’est vrai, sauf dans les Territoires palestiniens occupés de Cisjordanie et de Gaza.

Or le cas de Salah Hamouri, notre compatriote, est emblématique de la répression exercée par l’Etat d’Israël et son armée d’occupation contre toute la population palestinienne à commencer par sa jeunesse. Mais en France, on ne parle pas « d’armée d’occupation israélienne ». On dit « Tsahal », un nom bien sympathique qui signifie« armée de défense ». Salah Hamouri a fait sept ans de prison entre 20 et 27 ans, de 2005 à 2011 sur la base d’une accusation que la France a finalement jugée sans fondements, mais elle ne l’a pas défendu pour autant. La France se mobilisait alors uniquement pour Gilad Shalit, soldat de « Tsahal », c’est à dire, en réalité, d’une armée d’occupation qui participait au terrifiant blocus de deux millions de civils.

Capturé par le Hamas à Gaza, Gilad Shalit, soldat israélien (mais pas « soldat franco-israélien » comme on l’a beaucoup écrit)  méritait  la sollicitude de la France en tant que prisonnier de guerre maltraité. Mais la France n’a jamais défendu les prisonniers politiques palestiniens maltraités détenus injustement et illégalement en Israël, dont, à l’époque, Salah Hamouri faisait partie. En dépit de ses engagements de signataire des conventions internationales, en particulier la 4ème convention de Genève, la France reste silencieuse et inactive face aux emprisonnements, hors du territoire occupé, de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, dont le seul crime est d’exister, et de ce fait de résister là où l’Etat d’Israël veut établir ses colons. Mais un « résistant » palestinien est considéré comme un « terroriste » de même que tous les Palestiniens dès l’âge des premières arrestations : 12 ans.  

Aujourd’hui, jeune avocat, Salah Hamouri est persécuté. Depuis un an et demi il est privé du droit de vivre avec son épouse française qui travaillait à Jérusalem dans un service français. Il est privé de son enfant. Sa femme française a été expulsée en janvier 2016 alors qu’elle était enceinte de six mois et l’enfant du jeune couple est né en France. Et le voilà emprisonné sans inculpation, sans jugement contradictoire parce qu’il résiste à l’expulsion déguisée que représente l’interdiction faite à son épouse et à son enfant de vivre à Jérusalem. « Qu’il parte ! Comme  tous les Palestiniens de Jérusalem et de Cisjordanie, qui devraient être expulsés en Jordanie ou bien en Egypte et, en attendant, être regroupés dans les enclaves palestiniennes de zone A et B » ! Voilà ce que veulent Avigdor Lieberman et le gouvernement extrémiste israélien, Lieberman qui a signé l’ordre de détention administrative de Salah Hamouri. Mais, si on reprend comme d’habitude le vocabulaire israélien pour évoquer cette expulsion programmée des Palestiniens, on n’emploiera jamais le mot de « déportation » qui est le seul mot juste.

Ne pas défendre Salah Hamouri, accepter que la persécution qu’il subit l’amène un jour à abandonner sa ville natale et ses compatriotes palestiniens pour venir vivre en France – ce qu’il ne fera pas ! – c’est donner son assentiment à la politique d’expulsion menée à Jérusalem et en zone C pour faire place à la colonisation israélienne du pays, achever la conquête, annexer la Cisjordanie. Est-ce la politique de la France ?

Continuer, dans le discours gouvernemental et dans les médias à utiliser le vocabulaire et les formulations martelés par la propagande israélienne, c’est accepter le crime en cours et ceux qui se préparent. S’en faire complice. Cela signifierait que, pour la France, la colonisation n’est pas un crime contre l’humanité partout. Autrefois, en Algérie alors que le concept n’existait pas encore, c’est un tel crime qui avait été perpétré, selon le président de la République. Aujourd’hui, en Palestine colonisée, il semblerait que ce ne soit pas un sujet et que toute mise en cause de cette colonisation-là doive être évitée pour ne pas nuire à nos excellentes relations avec la puissance coloniale, Israël et son« Cher Bibi »

Le sort qui est fait à Salah Hamouri en France, l’absence de vigoureuse campagne de presse en sa faveur alors qu’Amnesty international, par exemple, s’élève contre le déni de droit dont il est victime, le silence du gouvernement français face à l’expulsion de son épouse et à ses incarcérations n’est qu’un exemple parmi bien d’autres: du deux poids deux mesures qui est de mise quand c’est l’Etat d’Israël qui viole les droits de l’Homme et ceux des peuples. C’est une erreur d’un point de vue intellectuel et politique. C’est une faute contre les valeurs dont la République française se réclame. Les conséquences en politique intérieure et en politique internationale en sont déjà lourdes. Elles le seront plus encore à l’avenir : un tel parjure finit par se retourner contre ses auteurs.   

Les signataires : 

Monique Cerisier ben Guiga, sénatrice honoraire,

Dominique Vidal, historien et journaliste,

Géraud de la Pradelle, professeur émérite des Universités,

René Backman, journaliste,

Giovanna Tanzarella, militante associative,

Pierre Blanc, universitaire,

Agnès Levallois, consultante,

Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des Universités.

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 07:34
Au bonheur des riches, voyage en macronerie: la baisse de l'ISF coûte 13 fois plus que ce que rapporte la baisse de l'APL sur le dos des plus modestes!

La baisse de l'ISF coûte 13 fois plus que ce que rapporte la baisse de 5€ des APL.
C est Champagne pour les riches et ceinture pour les autres.

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