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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 08:06

 

Le Président de la République a annoncé mercredi 11 octobre à Rungis, une série de propositions destinée au monde agricole et agroalimentaire.

L'ambition est juste d'instaurer une police des prix entre les producteurs, transformateurs et distributeurs notamment. A y regarder de plus près, Emmanuel Macron a en quelque sorte annoncé du libéralisme par ordonnance, lors de ce point d'étape des États Généraux de l'alimentation.

En effet, derrière ses propos « d'arrêter les productions qui ne marchent pas… ne s'inscrivant pas dans la concurrence internationale, de conditionner les aides à la taille des organisations de producteurs, de restructuration, de produire plus… », le président actualise les vieilles recettes libérales qui ont conduit un agriculteur sur trois à vivre avec moins de 350 euros par mois, ainsi que la disparition d'une ferme toutes les cinq minutes jusqu'au suicide agricole tout les deux jours.

Pour promouvoir une agriculture durable, le PCF propose un autre paradigme alimentaire construit avec les paysans et la société :

  • L'instauration d'un moratoire immédiat, financier, fiscal de l'agriculture française pour permettre aux exploitations de retrouver leurs équilibres économiques.
  • La création d'un fond de soutien à l'agriculture paysanne et ses filières relocalisées, courtes, de proximité et biologiques,
  • La promotion d'une nouvelle politique agricole et alimentaire (PAC) en Europe, qui réponde en priorité aux besoins des citoyens, débarrassée des accords de libres échanges (CETA, Mercosur…) avec pour objectif la souveraineté alimentaire des peuples et la transition écologique.

Les propositions de loi portées par les parlementaires communistes en faveur d'un encadrement des marges et pratiques des transformateurs et la grande distribution sont à disposition du Chef de l’État et du parlement pour avoir le courage d'affronter la rémunération du travail paysan.

 

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 08:04

 

Tandis que les ministres européens se glorifiaient, les truands se frottaient les mains avec les droits à polluer...

La puissance des cyclones et des pluies de mousson nous montre déjà les dégâts que le réchauffement climatique va provoquer dans les prochaines décennies. Ajoutons que la réparation des dégâts augmentera les émissions de CO².

Depuis le milieu du XIXe siècle, le réchauffement global est d'environ 1°C. Les carottages effectués dans des glaces datant de plusieurs millions d'années montrent que nous assistons à une phase de réchauffement beaucoup plus rapide que par le passé. Les climatologues ont désormais la certitude que les émissions de CO2 provoquées par les activités humaines accélèrent ce réchauffement. La multiplication par dix de la population mondiale en cent cinquante ans et le développement parallèle des activités industrielles consommatrices d'énergies fossiles émettrices de CO2 valident cette hypothèse.

Les climatologues nous disent aussi que 1 °C de réchauffement global se traduit par 7 % d'évaporation en plus. Ainsi, plus la température du globe va augmenter, plus nous allons assister à des cyclones et à des pluies de mousson qui provoqueront encore plus de dégâts que ceux de ces dernières semaines.

Les causes du réchauffement sont largement connues et reconnues. Toutefois, vingt ans après la conférence de Kyoto sur le climat et bientôt deux ans après l'adoption du texte de la COP21 à Paris, ratifié depuis par assez de pays pour être appliqué, rien de sérieux n'a été entrepris pour réduire les émissions de CO .

En 2005, les pays européens avaient mis en place un marché du carbone dans le secteur industriel fortement émetteur de CO2. Chaque entreprise bénéficiait d'un quota annuel gratuit de CO2. En ne le consommant pas entièrement, elle pouvait vendre le reliquat à des entreprises moins vertueuses, le bénéfice attendu de ce marché du carbone étant une réduction des émissions globales en Europe.

Mais, il suffisait de délocaliser des productions industrielles polluantes dans des pays à bas salaires non concernés par cet accord européen pour avoir des tonnes de CO2 à vendre. Du coup, le prix du carbone a baissé. Mais ce marché a surtout permis à des truands de « monter » des entreprises commerciales pour réaliser les transactions entre vendeurs et acheteurs. Ces truands récupéraient au passage la TVA, qu'ils devaient ensuite verser au gouvernement du pays où se faisait la transaction. Mais ils ont planqué l'oseille dans des paradis fiscaux, comme l'a rappelé une enquête du quotidien « le Monde » en août 2017.

Malgré ce fiasco facilité par l'incompétence de la Commission européenne et des gouvernements des pays membres de l'UE, des économistes comme Jean Tirole, prix Nobel d'économie, et Jean-Pisani Ferry, conseiller économique de Macron, prétendent encore qu'il suffit de mettre en place une taxe suffisamment élevée sur chaque tonne de carbone ­ et de la faire payer par les consommateurs ­ pour réduire les émissions de CO2 sans rien changer à la logique économique du capitalisme, prédateur et gaspilleur de ressources. Bien que très instruits, ces « penseurs » raisonnent comme des abrutis concernant les enjeux climatiques.

glepuill@humanite.fr

 

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 08:01

 

Avec le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2018, le gouvernement a bien l’intention de donner un coup fatal aux retraites et à la Sécurité sociale en voulant supprimer dès 2018, les cotisations sociales pour une fiscalisation injuste et inefficace qu’est la CSG. Celle-ci va toucher en premier lieu les plus faibles revenus, puisqu’il s’agit de ponctionner les pensions des retraité-e-s à partir de 1200 euros mensuels.

Quant à la santé, ce gouvernement va poursuivre la stratégie des Lois HPST de Bachelot et Santé de Touraine, restructurant d’une manière drastique l’Hôpital public au profit du privé. Avec un objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam) à 2,3% en 2018, avec 4,2 milliards d'euros d'économies sur l'assurance maladie, après les plus de 10 milliards d'euros du gouvernement précédent, la ministre ne va pas contraindre les dépenses de l’Assurance maladie, elle va continuer à restreindre l’accès aux soins, à maltraiter usagers et personnels des hôpitaux publics, puisque selon le ministère lui-même la progression naturelle des dépenses est évaluée par l'exécutif à + 4,5%. Des mesures qui ont pour conséquence la fermetures de lits par centaines et de structures ambulatoires (CMP, CATTP,...) en psychiatrie, retards de prises en charge, embouteillages aux urgences... 

Agnès Buzyn a par ailleurs confirmé une hausse du forfait hospitalier, sans aucune concertation. Celle-ci serait de 2 euros pour le tarif journalier en médecine, chirurgie, obstétrique (MCO) et en soins de suite et réadaptation (SSR) (soit 20 euros contre 18 euros actuellement), tandis que celui de psychiatrie progresserait de 1,50 euro (soit 15 euros contre 13,50 euros). Nous dénonçons et combattrons cette mesure injuste qui va surtout peser sur les plus pauvres, les plus fragiles (jeunes, retraité-e-s, chômeurs, travailleurs indépendants…) mais aussi toutes celles et ceux pour qui le coût de cette complémentaire représente déjà une charge importante dans leurs revenus… au point de l’abandonner dans certains cas. Oubliées les belles promesses du candidat Macron qui s’était pourtant engagé dans la lutte contre les inégalités d’accès aux soins, notamment sur le dentaire, l’optique et l’audioprothèse.

C’est donc maintenant au Parlement comme dans la rue que le débat devra avoir lieu pour faire reculer ces projets de déstructuration de notre Sécu comme de notre système de santé, alors que se préparent les Plans régionaux de santé en toute opacité.

Les communistes en appellent au rassemblement le plus large pour amplifier les luttes sociales et pour exiger le 100% Sécu.

 

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 12:22
Logement, ce que Macron propose: l'insécurité sociale généralisée (PCF)

 

Le gouvernement a annoncé ses mesures sur le logement. Ce que Macron propose ? Aucun doute désormais : l’insécurité sociale généralisée, dans une ampleur sans précédent ; une violente attaque contre les classes moyennes et les familles les plus modestes ; un coup porté à l’emploi et l’économie.

 

►MOINS 5€ BAISSE DES APL : Renchérissement du coût du logement

►BAIL PRECARITE DE UN A DIX MOIS : insécurité pour les locataires

►Moins 1,7 MILLIARDS D'€ POUR LES BAILLEURS SOCIAUX : moins de nouveaux logements, moins de logements rénovés, moins de services aux locataires.

 

Contre cette réforme, une majorité d’acteurs du logement, d’élus locaux, d’associations, de locataires, de citoyens se mobilisent pour défendre le logement social. Nous devons être entendus.

 

Avec Emmanuel Macron, Président des riches…

 

►Vous êtes aujourd’hui 1 locataire sur 3 à avoir perdu du pouvoir d’achat avec la baisse des APL de 5 euros, depuis le 1er octobre.  Vous serez demain 11 millions de Français locataires du parc social à perdre entre 50 et 70 euros par mois d’APL, répercutés directement sur le budget de votre bailleur.

►Quelles sont les conséquences pour vous, familles de la classe moyenne ou plus modestes ?

 Cela représente une coupe brutale de près de deux milliards d’euros, à partir du 1er janvier 2018.

Cela représente des milliers logements neufs par an en moins pour les familles de la classe moyenne.

Cela aura aussi des conséquences graves pour les PME : un logement construit, c’est 1,7 emploi crée.

A titre de comparaison, la fin de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), cadeau fiscal aux plus riches, va coûter 3,2 milliards d’euros chaque année à l’Etat : c’est 10 fois plus que les économies réalisées en réduisant de 5€ les APL des familles de la classe moyenne et plus modestes.

 

Pour le logement, les communistes proposent :

Pour aider les Français à se loger, ce ne sont pas les APL qu’il faut réduire mais les loyers exorbitants. Il faut généraliser et renforcer l’encadrement des loyers et construire massivement des logements sociaux dans les zones où il y en a le plus besoin. Cela nécessite de mobiliser des financements, de renforcer les obligations des maires et les sanctions pour les communes récalcitrantes. Tous les territoires doivent prendre part à l’effort pour en finir avec le mal-logement !

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 12:15
Elysée: comment il y a du Reagan chez le jeune Macron (L'Humanité Dimanche, 12-15 octobre 2017)
Le président, qui se targue de renouveler vision et pratiques, met ses pas, en matière économique, dans ceux des plus anciens théoriciens du libéralisme. Confrontations de ses déclarations avec celles des années Reagan, Thatcher ou Blair.

«Plus comme avant ». Ce credo résumé d’Emmanuel Macron, en matière économique particulièrement, ne suffirait-il pas de le confronter à ses prédécesseurs pour en relativiser la portée ? Au petit jeu des citations, les similarités sont intrigantes.
 

Les petits ruisseaux ne font pas ruissellement

« Une marée montante soulève tous les bateaux. »

La formule de John Kennedy résumait, déjà, ce qui devint ensuite la « théorie du ruissellement ». L’afflux de capitaux des riches, une fois délestés de taxes, profite à tous. Le premier ministre, Édouard Philippe, ne dit pas autre chose quand il déclare aux Échos : « Nous voulons provoquer un effet de souffle fiscal en faveur de l’investissement, de l’emploi et de la croissance. » « Dans un contexte de transition technologique profonde, le besoin en capital est encore plus important qu’hier. Alléger sa fiscalité est indispensable », ajoute Bruno Le Maire, ministre de l’Économie. Si aucun ne reprend le mot de « ruissellement », forgé par les opposants à cette théorie, tous deux l’ont en tête. Le volet fiscal du budget 2018, avec la non-taxation du patrimoine financier et la mise en place d’une taxe forfaitaire sur les revenus des capitaux, va à l’évidence profiter aux ménages les plus aisés. Pour un manque à gagner de 5 milliards d’euros pour l’État : 3,5 milliards de recettes en moins de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), 1,5 milliard de moins avec le prélèvement forfaitaire unique (PFU). Soit l’équivalent de 40 % du budget des universités et de l’enseignement supérieur en 2018 ! Avec l’espérance affichée que ces capitaux se retrouvent dans l’investissement. Il aurait plus sûrement atteint cet objectif en le faisant lui-même, puisque le gouvernement avait ces 5 milliards en caisse. David Stockman, ministre du Budget de Ronald Reagan, a depuis longtemps vendu la mèche, à la revue The Atlantic en décembre 1981. « On a décidé que pour rendre cela politiquement acceptable, il allait falloir réduire toutes les tranches. La baisse générale des impôts a toujours été un cheval de Troie destiné à permettre de baisser le taux le plus élevé. » La marée montante profite davantage aux yachts qu’aux barques de pêche.

L’état réduit à peau de chagrin

« Il faut n’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité, et bien voir qu’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. »

Ainsi écrivait au XIXe siècle ce précurseur du libéralisme, Frédéric Bastiat. Thatcher, elle, disait : « La société n’existe pas. » Liberté et sécurité, Emmanuel Macron n’a pas dit autre chose aux préfets, le 6 septembre dernier. « Ce sur quoi j’ai besoin de vous, leur dit le président, c’est bien de transformer en profondeur le pays autour de deux fils conducteurs qui en assurent la cohérence (...) libérer et protéger, cela vaut pour l’économie, la sécurité publique comme pour tous les domaines. (…) en essayant de résoudre tous les problèmes par la dépense publique nous avons étouffé l’économie. »

« L’assistanat », ce « cancer » curable

« Nos coupes dans les dépenses ne se feront pas au détriment des vrais nécessiteux. Nous chercherons, cela dit, à éliminer les avantages sociaux accordés à ceux qui ne sont pas vraiment dans le besoin. »

À peine arrivé à la Maison-Blanche en 1981, Ronald Reagan prévient ses concitoyens. En 2017, Emmanuel Macron affirme, lui, que « nos concitoyens sont prêts à beaucoup plus d’efforts, de sacrifices, de changements qu’on ne le dit à condition qu’on leur donne le cap et qu’on leur explique là où on les amène ». À Istres (Bouches-du-Rhône), le 20 juillet, il balaie d’un revers de la main la baisse de 5 euros de l’aide personnalisée au logement (APL). « Était-ce la mesure la plus structurante et la plus structurelle (de son budget – NDLR) ? Non. » Fin juillet, Libération révélait un échange de mails entre le ministre Emmanuel Macron et ses conseillers, datant d’août 2016, où l’on apprenait que le futur candidat à l’Élysée était favorable à un « programme de réduction rapide » de l’APL. Les 5 euros en moins, ce n’est encore que de la petite monnaie.

Détruire, c’est construire

« Entreprendre consiste à changer un ordre existant. »

On doit cette maxime au seul économiste nommément cité par Macron dans son long entretien au Point en septembre : Joseph Schumpeter, père de la « destruction créatrice ». Soit une explication du capitalisme comme succession inhérente de crises, postulant que l’innovation détruit, certes, des secteurs entiers de l’économie ancienne, mais au profit de la création d’emplois dans de nouveaux secteurs dynamiques. Schumpeter, en conséquence, préconise de lever les entraves à la « destruction ». Dans la réalité, les emplois détruits ne sont pas nécessairement recréés en nombre équivalent dans les nouveaux secteurs d’activité, où robotisation et automatisation s’imposent. Autre problème, la durée de formation de nouveaux salariés continue de s’accompagner de chômeurs. La solution, pour Schumpeter, est de flexibiliser le marché du travail – ses continuateurs inventant le concept de flexisécurité pour donner le sentiment d’un processus équilibré, donnant-donnant­. À l’arrivée, pour les critiques modernes de Schumpeter, il y a précarisation accrue avec une négociation déséquilibrée, puisque renvoyée de plus en plus, comme avec les dernières lois travail, dans l’entreprise, et, sur le long terme, avec un ajustement à la baisse des salaires.

Excepté Schumpeter, Emmanuel Macron se défend de toute idéologie. Un peu comme Tony Blair affirmant qu’« il n’y a pas de politique économique de droite ou de gauche, il y a des politiques économiques qui marchent et d’autres qui ne marchent pas ». L’actuel secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, Benjamin Griveaux, le reformulait à sa manière au micro de RTL, le 25 septembre : « Il faut en finir avec cette opposition entre les riches et les pauvres, et entre le capital et le travail ! »

Lionel Venturini

rubrique politique l'Humanité

Elysée: comment il y a du Reagan chez le jeune Macron (L'Humanité Dimanche, 12-15 octobre 2017)
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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 06:18
Vaincre Macron - Bernard Friot, La Dispute, 100 pages, 10 euros

Vaincre Macron - Bernard Friot, La Dispute, 100 pages, 10 euros

La victoire sur Emmanuel Macron n'a aucune chance d'advenir un jour si nous demeurons sous le joug de la réforme, de nature profondément contre-révolutionnaire. Il faut, pour y parvenir, changer de paradigme, nous avertit Bernard Friot, ce qui signifie construire la révolution communiste du travail, une révolution qui - c'est là un des ressorts majeurs du livre - n'est pas à inventer, à construire de toutes pièces. Dans un affrontement de classe sans merci, les militants communistes et cégétistes ont, en 1946, posé les bases du déjà-là fondateur, sur lequel il est possible de s'appuyer aujourd'hui. Le carcan du capital est d'une violence inoüie. Il dépossède les travailleurs de toute décision sur leur propre production. Qui produit ce qui est produit, où, comment relèvent des seules décisions du capital, qui fait des travailleurs des êtres de besoins sans pouvoir économique, dont la force de travail n'est payée que pour qu'ils se maintiennent à leur poste. Vouloir la fin de cette violence passe nécessairement par l'instauration, d'une portée anthropologique proprement révolutionnaire, du statut communiste du producteur. Un statut qui s'ancre dans la copropriété d'usage de l'outil de travail supprimant la propriété lucrative, la subvention de l'investissement qui en finit avec le crédit, et le salaire à vie lié à la qualification personnelle faisant disparaître le marché du travail, le tout adossé à la socialisation salariale de la valeur économique. 

Les prémices d'une production sans capital à grande échelle existent 

La grande idée de Bernard Friot dans ce changement qui ôte à la bourgeoisie tous ses pouvoirs de nuisance économique et humaine est de démontrer que nous sommes loin de partir de zéro. Les prémisses d'une production communiste à grande échelle existent; elles concernent dès aujourd'hui environ 17 millions de personnes. Il s'agit des acquis des luttes de travailleurs organisés et, singulièrement, des militants communistes, dans l'institution anticapitaliste du travail au cours du XXe siècle, représentée par la fonction publique et le régime général de Sécurité sociale géré par les travailleurs eux-mêmes, qui s'approprient, par la cotisation, une part de la valeur économique qu'ils produisent pour l'affecter à une production sans capital. Les développements de cette idée centrale que le lecteur pourra découvrir sont particulièrement éclairants sur ce qu'une classe est capable de disputer à la bourgeoisie. 

La force de l'ambition révolutionnaire du livre de Bernard Friot croise en permanence le souci de permettre au lecteur, qui n'est pas forcément familier des concepts à l'oeuvre, de prendre toute sa place dans la compréhension des enjeux fondamentaux de cette révolution communiste du travail. C'est que "contre le vol de l'histoire populaire, sa restitution comme histoire révolutionnaire est une urgence pour que la dynamique aujourd'hui perdue puisse être retrouvée".    

Janine Reichstadt, professeure honoraire de Philosophie, 

"Le rendez-vous des livres" de L'Humanité - jeudi 12 octobre 2017 

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 16:58
Ordonnances Macron: mobilisons-nous le 19 octobre !! (CGT)

Ordonnances Macron

Mobilisons nous le 19 octobre !!
mardi 10 octobre 2017

À l’issue d’une rencontre intersyndicale qui a réuni l’ensemble des syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, FSU, Unsa, Solidaires, Unef, UNL et FIDL) le 9 octobre au siège de la CGT, les organisations syndicales ont décidé de se revoir le 24 octobre prochain, « pour faire le point sur l’ensemble des réformes du gouvernement : loi travail, baisse des APL, hausse de la CSG, réformes à venir de l’apprentissage, de la formation professionnelle et de la retraite », a déclaré Fabrice Angéi, interrogé par le service communication de la CGT.

En attendant cette nouvelle intersyndicale, qui pourrait déboucher sur une journée d’action mi-novembre, la CGT pour sa part appelle à la mobilisation le 19 octobre. « Les ordonnances Macron ne sont pas derrière nous. Les routiers nous ont prouvé qu’on pouvait mettre en échec ces ordonnances. Ils ont gagné l’intégration des primes et indemnités dans le salaire de base », a expliqué Fabrice Angéi.

Et d’ajouter : « Nos concitoyens contestent de plus en plus ces ordonnances : 65 % d’entre eux les rejettent et 57 % approuvent les mobilisations contre ces projets gouvernementaux. » Pour Fabrice Angéi, qui a par ailleurs participé à l’intersyndicale du 9 octobre, le gouvernement entreprend actuellement une déstructuration globale du modèle social français. La journée d’action du 19 octobre se veut donc « ancrée dans les entreprises, à partir des revendications de chacune des professions ». Contre la casse sociale, pour les 32 heures, les augmentations de salaire, la retraite pour tous par mutualisation, mobilisons-nous le 19 octobre prochain !

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 14:59
Vente de solidaire de Fruits et Légumes du PCF à Paris au mois d'août 2017

Vente de solidaire de Fruits et Légumes du PCF à Paris au mois d'août 2017

Etats généraux de l'agriculture: Macron annonce du libéralisme par ordonnances (communiqué du PCF, 13 octobre)
  1. Etats Généraux de l'alimentation : Macron annonce du libéralisme par ordonnance

 

Le Président de la République a annoncé mercredi 11 octobre à Rungis, une série de propositions destinée au monde agricole et agroalimentaire.

L'ambition est juste d'instaurer une police des prix entre les producteurs, transformateurs et distributeurs notamment. A y regarder de plus près, Emmanuel Macron a en quelque sorte annoncé du libéralisme par ordonnance, lors de ce point d'étape des États Généraux de l'alimentation.

En effet, derrière ses propos « d'arrêter les productions qui ne marchent pas… ne s'inscrivant pas dans la concurrence internationale, de conditionner les aides à la taille des organisations de producteurs, de restructuration, de produire plus… », le président actualise les vieilles recettes libérales qui ont conduit un agriculteur sur trois à vivre avec moins de 350 euros par mois, ainsi que la disparition d'une ferme toutes les cinq minutes jusqu'au suicide agricole tout les deux jours.

Pour promouvoir une agriculture durable, le PCF propose un autre paradigme alimentaire construit avec les paysans et la société :

-L'instauration d'un moratoire immédiat, financier, fiscal de l'agriculture française pour permettre aux exploitations de retrouver leurs équilibres économiques.

-La création d'un fond de soutien à l'agriculture paysanne et ses filières relocalisées, courtes, de proximité et biologiques,

-La promotion d'une nouvelle politique agricole et alimentaire (PAC) en Europe, qui réponde en priorité aux besoins des citoyens, débarrassée des accords de libres échanges (CETA, Mercosur…) avec pour objectif la souveraineté alimentaire des peuples et la transition écologique.

Les propositions de loi portées par les parlementaires communistes en faveur d'un encadrement des marges et pratiques des transformateurs et la grande distribution sont à disposition du Chef de l’État et du parlement pour avoir le courage d'affronter la rémunération du travail paysan.

 

Paris, le 13 octobre 2017

 

Le PCF

 

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 14:03
CICE: un scandale à 53 milliards. L'Humanité Dimanche fait ses comptes
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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 05:52
Manifestation du 12 septembre 2017 contre les ordonnances Macron à Morlaix

Manifestation du 12 septembre 2017 contre les ordonnances Macron à Morlaix

65 % des français sont opposés à la loi travail

mercredi 11 octobre 2017

Selon un nouveau sondage Harris Interactive pour LCP, deux Français sur trois (65 %) se déclarent désormais opposés à la réforme du Code du travail version XXL (+ 7 points depuis fin août).

29 % des électeurs d’Emmanuel Macron (+ 11 points) y sont opposés.

L’encadrement des indemnités prud’homales reste la mesure la plus contestée, par six Français sur dix.

76 % (+ 5 points) estiment que les syndicats vont perdre du pouvoir. 63 % considèrent que les conditions de travail vont se dégrader. Là encore, même l’électorat d’Emmanuel Macron décroche. 40 % partagent ce point de vue, soit 11 points de plus qu’à la fin de l’été.

Quant aux arguments du gouvernement pour défendre les ordonnances, 56 % des sondés ne croient pas à un impact positif de la réforme sur la compétitivité des entreprises et sur la croissance économique (63 %). Ils croient encore moins à la baisse du chômage (71 %).

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