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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 11:46
Indigestion de canons - par Yvon Huet (28 mars 2018)

Indigestion de canons

J'ai pu suivre hier un documentaire sur la chaîne LCP relatif à l'affaire Sarkozy, "le Dictateur et le Président". J'en tire une première impression, celle de ce pouvoir hallucinant qu'on donne aux présidents, notamment celui de déclarer des guerres comme on jouerait au poker.

Les conséquences désastreuses que nous connaissons aujourd'hui, nous les subissons sans que le président en exercice ait eu à rendre des comptes, sauf sur un soupçon de corruption, grave certes, mais moins encore que l'irresponsabilité. N'oublions pas que Sarkozy a fait une guerre sous couvert de l'OTAN, force de frappe d'une puissance dite "occidentale" qui croie pouvoir encore régenter les équilibres géopolitiques comme au bon vieux temps de la colonisation. Certes Kadhafi était un dictateur, comme bien d'autres qui ont servi de couverture pendant la guerre froide pour empêcher l'émancipation des peuples d'Afrique et du Moyen-Orient. Les couvertures ont été en partie débarquées, et elles ont laissé un champ de ruine et de désolation en prime dans lequel les dites "Grandes" puissances se disputent le leader sheap sans aucun égard pour les populations.

Les champions de l'OTAN préfèrent, pour ces pays, la misère et son contrôle, sous une forme ou une autre, que le développement et la sortie du mouroir. C'est sur ce terreau de douleur que se propage l'islamisme, notamment en Libye et aux alentours et a fortiori, dans le monde entier, partout où les frustrations ne trouvent pas la sortie d'un tunnel de plus en plus étroit et étouffant.

Et si on choisissait la vie

Si nous voulions tuer ce mal à la racine, plutôt que de se lamenter sans rien pouvoir faire d'autre que de crier "vengeance" comme on ferait pipi dans un violon, il faudrait remettre en cause cette logique et couper les vivres aux marchands de canons, notamment français, qui prennent les peuples en otage pour faire leurs courses monstrueuses. Ainsi, plutôt que de dépenser des fortunes pour la tuerie, on les consacrerait au développement d'un monde affamé et esclavagisé qui, demain, demandera des comptes avec raison.

Raison de plus, aussi, pour accueillir dignement les migrants qui fuient le cadre d'une impossibilité de vivre dans laquelle nos gouvernants ont une responsabilité majeure, même si elle n'est pas unique. Et c'est par cet accueil digne que nous pourrions recréer des liens vertueux dans un esprit de solidarité avec le monde dont ils sont issus et qu'il faut aider sur des bases de coopération entièrement nouvelles, où les citoyens devraient avoir leur mot à dire et l'État une vraie responsabilité à tenir.

La barbarie n'est pas une "vertu" occidentale. L'Occident n'est pas le dernier de la classe en la matière. C'est l'inventeur de l'Holocauste, ne l'oublions pas. A la croisée des chemins d'une humanité qui n'arrive pas à sortir de ses réflexes prédateurs, imposons la citoyenneté mondiale contre les replis, qu'ils soient identitaires ou religieux. Mine de rien, c'est plus qu'une question de survie, c'est une question de vie tout simplement.

Yvon Huet, 28 mars 2018 

 

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 10:11
Elsa Faucillon, députée communiste de Seine St Denis

Elsa Faucillon, députée communiste de Seine St Denis

Maternelle obligatoire: les communistes se réjouissent, mais demandent des moyens.

AFP - mardi 27 mars 2018

Les députés communistes ont approuvé mardi la décision d'Emmanuel Macron d'abaisser l'âge de la scolarité obligatoire de six à trois ans, à condition que cela ne se fasse pas "à moyens constants".

L'abaissement de l'âge de la scolarité obligatoire de six à trois ans est une mesure "que l'on porte depuis longtemps", a déclaré mardi Elsa Faucillon lors d'un point-presse à l'Assemblée nationale, en réaction à l'annonce du chef de l'Etat mardi en ouverture des "Assises de la maternelle", organisées à Paris.

La députée a néanmoins souligné l'importance de mettre à disposition à l'échelle locale les moyens humains, logistiques et financiers nécessaires à cette réforme. "On ne peut pas penser que ça se fera à moyens constants", a-t-elle estimé.

Cette mesure, qui devra passer par une loi, concernera quelque 26.000 enfants. Actuellement 97,6% des petits âgés de trois ans sont déjà scolarisés (et quasiment 100% des enfants de 4 et 5 ans).

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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 05:26
Services publics: bataille culturelle (Jean-Emmanuel Ducoin, L'Humanité, 26 mars 2018)
Services publics : bataille culturelle
 
 
Le 22 mars...
 
À la vérité, il est impossible de prédire avec exactitude ce qui se produira dans les semaines à venir, à la SNCF comme ailleurs. Les raisons ne manquent pas de croire que quelque chose d’important peut se profiler.
 
Sans surprise, Emmanuel Macron a donc répliqué  à sa manière aux grandes mobilisations du 22 mars pour la défense des services publics et de la SNCF, expliquant, lors d’un déplacement à Bruxelles, que les mouvements sociaux n’avaient pas d’«impact» sur les «réformes en cours». Beaucoup diront qu’« il est dans son rôle » ; d’autres qu’il montre une « évidente arrogance » à balayer si vite ce qui, pour lui, devient un problème majeur. Officiellement, l’exécutif «reste attentif à un effet de contagion», si l’on en croit un conseiller de l’Élysée. Officieusement, tout est mis en œuvre pour éviter une«convergence des luttes». Raison pour laquelle l’opinion est travaillée au moral, quitte à opposer les usagers aux citoyens – tiens, ce ne sont pas les mêmes? – et à expliquer, ou à faire expliquer par la cohorte d’«experts» en tout genre qui trustent les médias, que les grèves et les manifestations à venir sont évidemment vouées à l’échec, et que,  bien sûr, «2018 n’est pas 1995» et encore moins un certain «mois de mai»… comme s’il s’agissait de comparer ce qui ne saurait l’être!
 
À la vérité, il est impossible de prédire avec exactitude ce qui se produira dans les semaines à venir, à la SNCF comme ailleurs. Ce que nous savons, en revanche, c’est que le matraquage idéologique va se poursuivre, massivement, jusqu’à l’énumération sans fin de contrevérités, à savoir que la «modernité» et le «changement» seraient du côté des gouvernants et des patrons, et que «l’archaïsme» et «l’inertie» se trouveraient du côté du peuple, des syndicats et même des intellectuels critiques… Invitons néanmoins les commentateurs zélés de la propagande ordinaire à la prudence. Car les raisons ne manquent pas de croire que quelque chose d’important peut se profiler. La conscience de l’enjeu – colossal pour l’à-venir – en est le ressort essentiel. D’autant qu’il s’agit d’une bataille culturelle autant que sociale: celle des services publics. La bataille  s’annonce longue, certes. Mais elle doit être l’occasion d’un large et vrai débat qui déconstruise point par point les arguments fallacieux du gouvernement et du  patronat. Ce qui se joue, c’est la destruction par la noblesse d’État de notre «civilisation» sociale, comme le disait Pierre Bourdieu... en 1995.
Services publics: bataille culturelle (Jean-Emmanuel Ducoin, L'Humanité, 26 mars 2018)
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25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 12:37
ITALIE : EMOTION APRES LA MORT D'UNE MIGRANTE ENCEINTE REFOULEE A LA FRONTIERE FRANCAISE

ITALIE : EMOTION APRES LA MORT D'UNE MIGRANTE ENCEINTE REFOULEE A LA FRONTIERE FRANCAISE


Une information judiciaire a été ouverte, samedi à Turin, selon l'AFP, après la mort d'une migrante nigériane qui avait tenté en vain de gagner la France avec son mari, enceinte et malade. Beauty, 31 ans, est morte la semaine dernière dans un hôpital de Turin. Son bébé, né par césarienne juste avant, est un grand prématuré mais se porte plutôt bien selon les médecins. La jeune femme et son mari vivaient près de Naples. Quand Beauty a réalisé qu'elle souffrait d'un lymphome, elle a souhaité finir sa grossesse auprès de sa soeur en France, mais les gendarmes français ont bloqué le couple à la frontière le 9 février. Alors que Beauty était alors enceinte de 6 mois et peinait à respirer à cause du lymphome, les gendarmes l'ont juste déposée en pleine nuit devant la gare de Bardonnecchia, de l'autre côté de la frontière française, près de Montgenèvre. "Les courriers traitent mieux leurs paquets", a dénoncé Paolo Narcisi, un responsable d'une association qui participe à l'aide aux migrants du côté italien des Alpes. L'histoire est largement reprise dans les médias italiens, qui rappellent les déboires en France d'un bénévole convoqué après avoir porté assistance à une famille nigériane, dont une femme enceinte... 
Il y aura un article dans l'Humanité, lundi 26 mars... JED
Marie-stephane Guy

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25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 12:26
Montpellier. Le doyen de la Fac de droit démissionne après des violences contre des étudiants (L'Humanité, 25 mars 2018)
Montpellier. Le doyen de la Fac de droit démissione après des violences contre des étudiants
LORENZO CLÉMENT AVEC AFP
DIMANCHE, 25 MARS, 2018
HUMANITE

Le doyen de la Faculté de droit et science politique de Montpellier, Philippe Pétel, a remis sa démission au président de l'Université, après la violente éviction dans la nuit de jeudi à vendredi par des hommes cagoulés d'étudiants qui occupaient un amphithéâtre. Le président de l'Université, Philippe Augé, a accepté la démission présentée vendredi soir par M. Pétel et nommé le vice-président, Bruno Fabre, administrateur provisoire de la Faculté.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, des hommes cagoulés et armés de bâtons ont violemment expulsé des étudiants qui occupaient un amphithéâtre pour protester contre la loi Vidal sur les règles d'accès à l'université. Des vidéos diffusées sur des pages Facebook et relayées par la Ligue des droits de l'Homme montrent l'intervention dans un amphithéâtre de plusieurs hommes cagoulés qui frappent des étudiants avec ce qui ressemble à des planches ou des morceaux de palette. Les syndicats étudiants ont fait état de quatre blessés.
Une enquête administrative et une enquête judiciaire ont été ordonnées, tandis que certains étudiants mettaient en cause le doyen de la faculté. Vendredi, un rassemblement de protestation devant les grilles baissées de la faculté de droit a réuni plusieurs centaines d'étudiants. Au micro, des intervenants ont réclamé "le droit de manifester une opposition sans se faire agresser" et mis en cause le rôle "du doyen (de la faculté de droit) et ses sbires".
L'enquête judiciaire a été ouverte pour des "faits de violences en réunion et avec arme", a indiqué vendredi le procureur de la République de Montpellier Christophe Barret. "J'ai pris acte de la démission du doyen de la Faculté de droit de Montpellier. L'inspection que j'ai missionnée sera sur place lundi, et elle rendra publiques ses conclusions", a annoncé la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, sur Twitter samedi. La veille, elle avait condamné "avec la plus grande fermeté ces actes de violence" et souhaité que "toute la lumière" soit faite. L'Inspection générale de l'administration de l'Education nationale et de la Recherche (IGAENR) doit se rendre sur place lundi.
"Nous pouvons nous féliciter de cette victoire mais la lutte continue", a réagi le syndicat Solidaires étudiants de Montpellier. "De nombreuses personnes ont identifié des enseignants de l'université comme faisant partie des agresseurs, nous réclamons que ces derniers soient eux aussi démis de leurs fonctions", ajoute-t-il. En réaction à ces violences, des étudiants de l'université Lille 2 ont appelé à une mobilisation nationale mercredi dans les facultés.
Le président de l'université Montpelliéraine a ordonné la fermeture de la faculté jusqu'à lundi matin et dit avoir déposé plainte contre X "afin que toute la lumière soit faite sur les événements". Accompagné de l'administrateur provisoire de la faculté de droit, il ira "à la rencontre des agents et des étudiants de la Faculté" de droit "dès le début de la semaine prochaine", selon l'Université.
Une délégation d'étudiants et de représentants des personnels universitaires avait été reçue vendredi par le préfet de l'Hérault Pierre Pouëssel et la rectrice de l'académie de Montpellier Béatrice Gille qui ont condamné "avec la plus grande fermeté les exactions injustifiées et injustifiables commises par ce groupuscule", dans un communiqué commun. Des étudiants dénonçant la sélection sociale qu'introduit, selon eux, la nouvelle loi Vidal sur l'accès à l'université bloquent l'université montpelliéraine de Lettres Paul Valéry depuis mi-février.
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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 13:45
Paul Nizan

Paul Nizan

En 1932, l'intellectuel communiste Paul Nizan faisait paraître son célèbre essai au vitriol, "Les chiens de garde". Il s'agissait d'un pamphlet contre des philosophes bourgeois connus de son époque, Bergson, Boutroux, Brunschvicg, Lalande, Marcel, Maritain, professant une philosophie idéaliste ne tenant aucun compte de la lutte des classes et de la condition réelle de l'homme moderne. Leur entreprise de dissimulation idéologique du réel avait pour fonction selon Nizan, consciemment ou non, de préserver les conditions d'existence intellectuelles et matérielles, de la bourgeoisie, et de son exploitation du prolétariat. 

On ne peut que penser à cet essai et à son contenu quand on écoute ou lit les interviews des Comte-Sponville, Ferry, Gauchet, Onfray, Bernard Henri Levy, Finkielkrault, et j'en oublie beaucoup dans la cohorte des philosophes "néo-réactionnaires" ou réactionnaires toujours.

Des hommes qui tiennent le micro, des revues, qui sont publiés dans "Le Monde", "Le Point", "Le Nouvel Obs", qui se font payer des papiers et des conférences. Pourquoi? Parce qu'ils servent les intérêts du système de domination capitaliste évidemment, en détournant des vrais problèmes, et en se faisant professeurs de désespoir ou de conservatisme politique.   

Francis Wolff, franchement, même en tant qu'ancien prof et étudiant de philosophie, j'en avais jamais entendu parler. Il est prof à Normale Sup et spécialiste de philosophie antique, selon Wikipedia. 

Fort bien, pourquoi alors le Télégramme s'intéresse à lui jusqu'à lui consacrer sa dernière page? 

Ce n'est pas son nom ou sa frimousse fatiguée qui feront vendre du papier.  

Parce que l'auteur d'un livre passionnant "Trois utopies contemporaines" chez Fayard a le mérite d'être invité à l'Assemblée générale des Agriculteurs de Bretagne mardi à Carhaix, payé par la FNSEA sans doute pour le récompenser de combattre philosophiquement les partisans de la cause animale. 

Mais surtout, ce moustachu a des révélations importantes à nous faire. 

Jugez du peu. 

"Nazisme=Communisme= échec = horreur", c'est bien connu ça: "C'est en effet la fin des utopies politiques. Le XXe siècle a purgé par le pire les utopies du XIXe et autant la hiérarchie des races que la lutte des classes se sont écroulées, face au mur de la réalité" (sic). 

Et aujourd'hui, toute révolte, tout espoir révolutionnaire fera long feu lui aussi: "Nuit debout, récemment, s'est vite délité, car ses membres se battaient contre, sans savoir pourquoi". 

Des rigolos écervelés, quoi... On disait la même chose des étudiants révoltés en mai 68. 

"Quand on a plus rien contre quoi se révolter, il ne reste que des motifs de revendication. C'est le règne des droits individuels et nous attendons de l'Etat qu'il nous permette de vivre sans lui".  

Notre penseur doit vivre dans sa tour d'ivoire du IVe arrondissement de Paris, et encore, sans regarder dans la rue le contraste entre les gens qui dorment dans les cartons et les privilèges, et la richesse tapageuse, pour penser qu"'il n'y a rien contre se révolter". 

10 personnes qui possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la planète, 1 milliard de personnes qui ne mange pas à sa faim, n'accède pas à l'eau potable, un enfant sur quatre en France qui vit la pauvreté, les profits des ultra-riches et des actionnaires qui augmentent de 30 à 40% chaque année quand des tas de gens crèvent la bouche ouverte ou se font exploiter pour des salaires de misère, mais à part ça, "il n'y a rien contre se révolter"...

Beaucoup de phrases pompeuses, savantes, et générales, pour emballer une idéologie réactionnaire.   

Ismaël Dupont

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 13:30
Quand des fachos cagoulés tabassent 50 étudiants en amphi à la fac de droit de Montpellier!
Quand des fachos cagoulés tabassent 50 étudiants en amphi à la fac de droit de Montpellier!
Quand des fachos cagoulés tabassent 50 étudiants en amphi à la fac de droit de Montpellier!

DES FACHOS TABASSENT DES ETUDIANTS  A LA FAC DE MONTPELLIER
Des étudiants chassés d'un amphi par des tabasseurs cagoulés, avec l'aide probable du doyen de l'université de droit de Montpellier: malgré de nombreuses images video, pas un mot sur les chaînes d'info continue, ni dans la plupart des JT. Pas de place dans les télés nationales pour les étudiants matraqués et blessés. Ce 23 mars au matin, le site de France 3 Occitanie relatait l’expulsion violente d’étudiants qui occupaient un amphi de la fac de droit de Montpellier. Survenue dans la nuit, cette expulsion n’est pas le résultat d’une opération de police mais le fait d’une "milice cagoulée et armée" de bâtons, un commando de l'extrême droite... 

Jean-Emmanuel Ducoin

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 13:30
Mouvement des Jeunes Communistes: pas de matraques dans nos facs! À Montpellier des milices fascistes cagoulées et armées ont attaqué les étudiant.e.s qui occupaient un amphi à coups de poing, matraques et de taser.
Mouvement des Jeunes Communistes: pas de matraques dans nos facs! À Montpellier des milices fascistes cagoulées et armées ont attaqué les étudiant.e.s qui occupaient un amphi à coups de poing, matraques et de taser.
RASSEMBLEMENT DE PROTESTATION A SAINTE ANNE A 20H

[Répression et agression]
L'université du Mirail à Toulouse a été placée sous tutelle de l’État et est menacée d'intervention policière.

À Bordeaux, Grenoble, Strasbourg les CRS sont intervenus violemment à coup de matraque et de lacrymogène pour évacuer les occupations pacifiques des locaux. 

À Montpellier des milices fascistes cagoulées et armées ont attaqué les étudiant.e.s qui occupaient un amphi à coups de poing, matraques et de taser. Cette violence, permise par l'administration de la fac qui a ouvert à ce commando fasciste et ultra violent, et approuvé par le doyen a envoyé 3 militant.e.s aux urgences. 

Partout en France les forces réactionnaires s'attaquent aux étudiant.e.s qui se mobilisent contre la sélection et pour une Université ouverte à toutes et tous. 
Mais si ils pensent nous affaiblir par ses attaques violentes, nous avons une réponse à leur envoyer : l'amplification du mouvement dans toute les facs et la construction de solidarité avec les travailleurs.ses en luttes, nous devons faire front contre la casse sociale !

Pour l'heure nous apportons notre soutien et notre solidarité totale aux militant.e.s ayant subi ce déchaînement de violences
 
 
Mouvement des Jeunesses Communistes de France - Rennes
 
Lettre du député communiste Alain Bruneel

Lettre du député communiste Alain Bruneel

La nuit du 22 Mars, une cinquantaine d’étudiants occupait l’Amphi A de la faculté de Droit et de Sciences politiques de Montpellier dans le cadre de la mobilisation contre le plan étudiant. Sur appel du doyen de la fac, un groupe de 10 à 15 personnes cagoulées et armées de bâtons et tazers sont entrées dans l’amphi pour déloger les étudiants de force. Les étudiants ont été roués de coups et tabassés au sol. 3 sont hospitalisés pour des blessures graves. Le service de sécurité présent sur les lieux a observé les faits sans intervenir. Après la sortie des étudiants, le doyen s’est enfermé à l’intérieur avec les agresseurs, ne donnant pas l’autorisation à la police d’entrer sur le campus pour les interpeller. Le doyen a exfiltré les agresseurs par une sortie de secours, leur évitant une arrestation des forces de l’ordre.

Nous exigeons que le doyen de l’Université soit démis de ses fonctions et jugé pour cette affaire, pour avoir mis volontairement en danger ses étudiants et fait pénétrer dans l’enceinte du campus un groupuscule criminel. Il s’agit clairement de méthodes fascistes. Une réaction à la hauteur de la gravité historique des événements est nécessaire : le ministère doit intervenir, le gouvernement doit condamner ces actes et la police doit retrouver les criminels.

Lycéens, étudiants, travailleurs de la Loire, nous apportons notre soutien inconditionnel et indéfectible aux étudiants de Montpellier qui se sont fait agressés avec la complicité active de l’administration de l’Université. Nos pensées vont aux étudiants hospitalisés et à leurs camarades choqués. A l’heure où les grévistes sont accusés de prendre la population en otage et les manifestants d’être des casseurs, ces événements montrent bien de quel côté se situe la réelle violence.

Partout en France, nous nous battons pour un service de l’Enseignement Supérieur public, gratuit et de qualité pour tous ! Débarrassons l’Education Nationale des relents et personnalités fascistes qui n’ont rien à faire dans ses rangs !

Justice pour nos camarades !

MJCF  

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 08:06
La CGT appelle à deux nouvelles journées de mobilisation, les 3 et 19 avril

"Sourd aux propositions du monde du travail, le gouvernement fait le choix de la confrontation sociale", dénonce la CGT dans un communiqué. 

Après la mobilisation de ce jeudi 22 mars, la CGT appelle de nouveau à la manifestation. Dans un communiqué, le syndicat annonce la tenue d'une nouvelle "journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 19 avril prochain". Avant cela, le 3 avril, les fédérations CGT des Services publics et des Transports appellent par ailleurs à la grève reconductible à compter du 3 avril dans le secteur du ramassage et du traitement des ordures et déchets, notamment à Paris.

"Le gouvernement poursuit sa politique de régression sociale", indique la CGT dans un communiqué. "Il continue notamment à supprimer des milliers de postes dans la fonction publique, à privatiser les entreprises publiques, à mépriser les salariés et les retraités par l’abaissement généralisé de leurs salaires et de leurs pensions (...) Sourd aux propositions du monde du travail, le gouvernement fait le choix de la confrontation sociale", poursuit la CGT 

Pour rappel, les syndicats de cheminots ont déposé un prévis de grève de deux jours sur cinq du 3 avril au 28 juin contre la réforme ferroviaire. Entre 320 000 (selon les syndicats) et 500 000 personnes (selon le ministère de l'Intérieur), ont défilé dans toute la France, jeudi 22 mars, dans le cadre d'une grande mobilisation des fonctionnaires et des cheminots

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 07:57
Libération de tous les enfants palestiniens dans les prisons de l’occupation israélienne
Libération de tous les enfants palestiniens dans les prisons de l’occupation israélienne
APPEL COLLECTIF
MERCREDI, 21 MARS, 2018
L'HUMANITÉ
Appel collectif.

Du 17 avril au 27 mai 2017, plus de 1 600 prisonniers politiques palestiniens ont fait la grève de la faim pour dénoncer leurs conditions de détention inhumaines ainsi que la détention administrative. Ce mouvement de grève a reçu un important soutien en France et au niveau international. Les récentes prises de position de Donald Trump concernant le statut de Jérusalem et le plan de paix qu’il entend imposer aux Palestiniens ne peuvent qu’alimenter la colère et la frustration de ces derniers. La seule réponse de l’armée israélienne aux manifestations de dénonciation de ces prises de position est la répression, qui a déjà causé la mort de plusieurs personnes. Des centaines d’autres ont été arrêtées et condamnées. Parmi elles, des enfants mineurs, dont certains risquent des peines très lourdes pour s’en être pris à des soldats israéliens.

Chaque année, environ 700 enfants palestiniens âgés de moins de 18 ans de la Cisjordanie occupée sont poursuivis par les tribunaux militaires israéliens après avoir été arrêtés, interrogés et détenus par l’armée israélienne. L’accusation la plus répandue contre les enfants est le jet de pierres, un crime passible de vingt ans de prison. Depuis 2000, plus de 12 000 enfants palestiniens ont été arrêtés et ils sont aujourd’hui plus de 300 à être détenus dans les prisons israéliennes, dans des conditions intolérables et en totale violation de la convention internationale des droits de l’enfant.

Dans la pratique, devant les tribunaux militaires, il n’y a pas de procédure d’interrogatoire spéciale pour les enfants détenus par l’armée israélienne, ni d’avocat, ni même de membre de la famille lorsqu’un enfant est interrogé. La majorité des enfants déclarent avoir subi des mauvais traitements et avoir été contraints de faire des aveux lors de leurs interrogatoires. Les mauvais traitements utilisés par les soldats israéliens lors de l’arrestation et de l’interrogatoire d’un enfant incluent généralement des gifles, des coups, des coups de pied et des poussées violentes. Les enfants palestiniens sont également régulièrement maltraités verbalement. Malgré les recommandations du Comité des Nations unies contre la torture de mai 2009 selon lesquelles les interrogatoires devraient être enregistrés sur vidéo, aucune disposition n’a encore été promulguée.

Alors que la convention des Nations unies sur les droits de l’enfant définit un « enfant » comme « tout être humain âgé de moins de 18 ans », selon l’ordre militaire israélien 132, les tribunaux israéliens ont déjà jugé et condamné des enfants palestiniens âgés de 16 ans et plus en tant qu’adultes. En comparaison, la législation juvénile définit les enfants israéliens comme âgés de 18 ans ou moins. Qui plus est, la peine d’un enfant palestinien est décidée en fonction de son âge au moment de la condamnation, et non au moment où l’infraction alléguée a été commise. Ainsi, un enfant qui est accusé d’avoir commis une infraction alors qu’il avait 15 ans sera puni comme un adulte s’il a atteint l’âge de 16 ans lors de son jugement.

Les forces d’occupation israéliennes poursuivent leur politique d’arrestation d’enfants palestiniens, refusant la protection qui leur est reconnue par plus de 27 conventions internationales.

Les forces d’occupation israéliennes arrêtent systématiquement les enfants palestiniens et mènent une politique de punition collective en organisant des campagnes d’arrestation. Elles exploitent l’arrestation des enfants dans le but de les recruter comme informateurs et afin de racketter leur famille financièrement en les forçant à payer de lourdes amendes pour obtenir leur libération. L’arrestation d’enfants a un impact destructeur sur le niveau de santé mentale des enfants, entraînant souvent l’abandon scolaire de ceux-ci.

Nous, associations, organisations politiques, syndicats, citoyens, dénonçons la poursuite par l’occupant israélien de l’emprisonnement, de la torture et des mauvais traitements envers les enfants palestiniens. Le gouvernement français doit intervenir auprès du gouvernement israélien pour mettre fin à cette situation. Nous exigeons la libération immédiate de tous les enfants palestiniens emprisonnés dans les geôles israéliennes.

Appel à l'initiative de la Coordination des associations palestiniennes : Forum Palestine Citoyenneté ; Association de Palestiniens en Ile-de-France ; GUPS ; Comité pour le respect des droits de l'Homme en Palestine.

 

Premiers signataires :

Associations, organisations, syndicats :

ACDA - Agir pour le Changement et la Démocratie en Algérie

AFPS 34

AFPS 65

AFPS Ardèche-Drôme

AFPS Association France Palestine Solidarité -  National

AFPS Beauvais

AFPS Groupe de Pau

AFPS Nord-Pas de Calais

AFPS Paris 14-6

AFPS Paris Sud

AFPS Ville de Nanterre

AFPS Villeneuve d'Ascq

AMF - Association des Marocains en France

Amitié Palestine Solidarité

Association Couserans-Palestine (09)

Association Femmes Plurielles

Association jeunes palestiniens en chemin d'Annemasse

Association Réseau Euro-Maghrébin Citoyenneté et Culture (REMCC)

ATMF - Association des Travailleurs Maghrébins de France

ATTAC France

AURDIP (Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine)

CADTM France

Campagne BDS France

Campagne unitaire IDF pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah

CAPJPO – Euro Palestine

CEDETIM réseau IPAM

Charente Palestine Solidarité

CICUP (Collectif Interuniversitaire pour la Coopération avec les Universités Palestiniennes)

Collectif 69 de soutien au peuple palestinien

Collectif Communiste Polex (France) 

Collectif Palestine nord Essonne

Comité local du MRAP de Dijon

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'homme en Tunisie (CRLDHT)

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits Humains au Sahara occidental (CORELSO)

CVPR PO (Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche Orient)

Ecologie Sociale

Evry Palestine, comité local AFPS

Evry Palestine, comité local AFPS

Femmes en noir / Strasbourg

Fondation Frantz Fanon

FTCR - Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives

ISM-France - International Solidarity Movement France

La Courneuve-Palestine

Mouvement de la Paix 

MRAP

MRAP (Fédération de Paris)

MRAP Gironde (33)

MRAP Rennes

Organisation Femmes Égalité

Palestine Libre Haute-Marne

Réseau Sortir du colonialisme

SNJ-CGT - Syndicat National des Journalistes CGT

UJR Union des Jeunes Révolutionnaires - Ile-de-France

Une Autre Voix Juive (UAVJ)

Union d’Associations et d’Institutions Palestinienne en France (l’Association des Palestiniens en France-AL JALIYA)

Union Juive Française pour la Paix

Union syndicale SOLIDAIRES

 

Partis politiques :

Collectif Communiste Polex (France) 

EELV

EELV Ile de France

Ensemble

Front Populaire de Tunisie - section France Nord

Generation.s

NPA - Nouveau Parti Anti-capitaliste

Parti de Gauche

Parti de Gauche 65

Parti des Travailleurs de Tunisie

Parti socialiste (Tunisie)

PCF - Parti communiste français

PCF 13e

PCOF - Parti Communiste des Ouvriers de France

Voie Démocratique/Maroc

 

Personnalités et Artistes :

ALEXANIAN Patrick, Conseiller municipal à Bagneux

ANDERSSON Nils, Ancien éditeur, militant anticolonialiste

AZARIA Ana, Présidente de l'organisation Femmes Egalité

BAHR Mohamed, Artiste musicien

BARNET Rudi, Expert audiovisuel, ancien Directeur du Festival de Cinéma de San Sebastian

BARET Bruny, Chercheur CNRS

BASCHET Claudine, Comédienne

BENBASSA Esther, Sénatrice EELV

BIBRING Jean-Pierre, Astrophysicien

BOULAICH Mohamed, Acteur politique, Maroc

BOUTAULT Jacques, Maire EELV 2e arrondissement de Paris

CACCINTTOLO Mary

CACCINTTOLO Francis, Conseiller général honoraire, Bouches-du-Rhône

CERISIER BEN GUIGA Monique, Sénatrice honoraire

CHAHED Moncef, Responsable du groupe de travail prisonniers de l'AFPS

COHEN Laurence, Sénatrice gpe CRCE du Val-de-Marne

COMOLLI Jean-Louis, Cinéaste, écrivain

Dr BEHAR Abraham, membre fondateur de l’ancienne Association médicale franco-palestinienne

ÉTIENNE Monique, Journaliste, AFPS 04

FALIU Alain, Comité local du MRAP de Lille

FANON-MENDES-FRANCE Mireille, Présidente de la Fondation Frantz Fanon

GAILLOT Jacques, Évêque de Partenia

GLEIZES Jérôme, Universitaire, Conseiller de Paris EELV

GOAËR Yves, Président de l'AFPS groupe de Pau

GRANGE Dominique, Chanteuse

HETIER Bernadette, Interprète de conférence

HOUDOUIN Gilles, Conseiller régional Normandie

HUTEAU Serge, Poumeyrol

KAMENKA Patrick, Journaliste

KERFORN Gérard, Président de la Fédération du MRAP des Landes

KORAICHI Rachid, Artiste plasticien

KRAUSZ Pierre, Universitaire Limoges

LABAT Lydie

LAHMER Annie, Conseillère régionale EELV Ile-de-France

LAMY Véronique, porte-parole nationale PCOF

LE MAREC Jean-Paul, Ingénieur agronome

LE MIGNOT Renée, Coprésidente du MRAP

LIBRAIRIE LE POINT DU JOUR

LOMBARD Marie-Noëlle, Membre de l'ACAT - France et de Nord- Essonne

MARGENSTERN Maurice

MARTIN Benoît, Secrétaire Union Départementale CGT Paris

MASSE Alain, Producteur, ancien Directeur général de Radio France

Me BOUMEDIENE-THIERY Alima, Avocate

Me MAIRAT Pierre, Avocat

MESSAOUDENE Madjid, Conseiller municipal à Saint-Denis (93)

MONDZAIN Marie-José, Philosophe

MONOD Claire, Députée EELV

MONTOLIEU Marie, Présidente Fédération de Paris du MRAP

PAILLER Aline, Journaliste, ex-députée européenne

PASSAT Bernard, Cinéaste

PIGNON-ERNEST Ernest, Artiste plasticien

POUILLOT Henri, Président de "Sortir du colonialisme"

Pr OBERLIN Christophe, Professeur de médecine

QUANTIN Jean-François, Professeur retraité Metz

ROBIN Titi, Artiste

ROLLINDE Marguerite, Militante associative

ROUSSEAU André, Co-président du MRAP33

RUMEAU Mireille, Présidente ISM-France

TARDI Jacques, Dessinateur

THOUMAS Françoise, Professeur retraitée Nantes

VILMONT Véronique, Co-présidente du MRAP33

Pour signer l'appel, merci d'envoyer un mail à l'adresse suivante :

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