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12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 05:35
Communiqué du 11 décembre 2018:
 
Le PCF pays de Morlaix s'associe à l'appel syndical de la CGT pour une manifestation devant la sous-préfecture de Morlaix le vendredi 14 décembre à 11h30. 
 
Le lundi 10 décembre, dans son allocution, avec l'annonce de l'annulation de la hausse de la CSG pour les retraité.e.s modestes, le président de la République a opéré un premier recul. Celui-ci est à mettre à l'actif du grand mouvement populaire qui secoue actuellement le pays, avec les « gilets jaunes », les nombreuses mobilisations de travailleurs.euses, l'action des organisations syndicales.
Preuve est faite que la mobilisation actuelle est décisive. Elle doit se poursuivre.
 
Car le compte n'y est pas ! L'augmentation du Smic sera pris en charge par l’État donc par les français.es eux-mêmes ! L'indexation des retraites sur l'inflation n'est pas rétablie. L'augmentation des salaires est loin d'être générale, les fonctionnaires n'étant pas concernés alors que nombre d'entre eux perçoivent entre 1 et 1,5 fois le Smic. 
 
Surtout, les hauts revenus et les revenus du capital restent exonérés de toute participation à l'effort de solidarité. Quant à la lutte contre l'évasion fiscale qui prive chaque année l'État de 80 milliards d'euros de recettes, nos concitoyennes et concitoyens devront se contenter d'une vague déclaration d'intention.
 
En somme, rien qui ne remet en cause un système économique vieux de plusieurs décennies. Le Président des riches vacille mais les plus riches restent ses protégés !
Le 14 décembre, pour gagner, tous ensemble! - le PCF Morlaix appelle à manifester à la sous-préfecture de Morlaix, avec les syndicats, la CGT

Communiqué de la CGT - 11 décembre 2018

L’union locale CGT de Morlaix appelle à participer à la journée de mobilisation nationale par un rassemblement, vendredi 14 décembre à 11 h 30 devant la sous-préfecture.


Dans son allocution à la nation, Emmanuel Macron n'a répondu ni aux revendications portées par la CGT depuis de longs mois, ni à l'urgence de justice sociale et fiscale, ni au malaise social et démocratique exprimé par une colère légitime de nombreux citoyens.
L'union Locale CGT de Morlaix invitent les salariés du privé et du public, les demandeurs d'emploi et les retraités à participer massivement au rassemblement, vendredi 14 décembre à 11 h 30 devant la sous-préfecture de Morlaix, pour y déposer une motion réclamant une augmentation du SMIC, des minimas sociaux, des pensions et le dégel du point d'indice."

Pour la CGT, les revendications auxquelles il faut répondre, pour « Un état d’urgence économique et social », sont :

  • l’augmentation immédiate du  SMIC à 1800 euros (soit 20% d’augmentation) , des salaires, du point d’indice dans la fonction publique,  des pensions et minima sociaux, plus de justice fiscale, le rétablissement de l’ISF, la baisse de la TVA pour les produits de première nécessité, notamment l’énergie (gaz, électricité…).
  • l’exigence de négociations sur les salaires dans les entreprises, pour des services publics qui répondent aux besoins, pour la relance de la politique industrielle.

Julien Tanguy

Secrétaire de l’union locale CGT de Morlaix

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12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 05:23

Communiqués

Annonces du Président de la République : Quid de la Fonction publique ?
mardi 11 décembre 2018
 

Face aux inégalités grandissantes, au sentiment d’abandon d’une grande partie de la population, il était attendu du Président de la République qu’il apporte des réponses en terme de pouvoir d’achat, du rôle des services publics et d’une fiscalité plus juste afin d’améliorer les conditions de vie de tous les salarié-es, chômeurs, retraité-es et jeunes.

S’il répond par 100 euros supplémentaires pour les salarié-es au SMIC, par la défiscalisation et la désocialisation des heures supplémentaires, réactivant ainsi la mesure phare du quinquennat de Nicolas Sarkozy « travailler plus pour gagner plus » avec laquelle la FSU est en désaccord, par l’annulation de la hausse de la CSG pour les retraites inférieures à 2 000 euros et par une éventuelle prime de fin d’année soumise au bon vouloir des employeurs, le Président est resté silencieux sur d’autres sujets.
Il n’a ainsi rien dit sur les bas salaires en général, les minimas sociaux et n’a rien annoncé pour les chômeurs, les jeunes. Il est resté également trop silencieux sur les plus de 5 millions d’agent-es de la Fonction publique.
Le Président n’a rien dit non plus du financement de ses mesures, sinon qu’elles ne coûteraient rien aux employeurs et que l’impôt sur la fortune ne serait pas rétabli, ce qui revient à les faire supporter par les contribuables et par le budget de l’État.

La FSU est très inquiète pour l’avenir de la Fonction publique et de ses agent-es.
Le point d’indice reste gelé. Le Président confirme une réforme de l’Etat et de la fonction publique dans l’objectif d’une meilleure maîtrise de la dépense publique.
Pourtant, la FSU avait mis en garde contre toute tentation d’utiliser une nouvelle fois la Fonction publique pour payer les nécessaires mesures sociales à prendre.
Pour répondre à la crise profonde de notre pays, il est indispensable de dégager les moyens budgétaires nécessaires. Sans réforme fiscale juste et plus redistributive, sans le rétablissement de l’ISF, toutes mesures sociales resteront limitées.
Or, le président a confirmé implicitement la poursuite des politiques libérales mises en œuvre depuis 18 mois : budget 2019, suppression de l’ISF, réforme du système des retraites, financement du chômage, réorganisation de l’État…

Concernant la jeunesse et les questions d’Education et de formation, le Président a considéré que les politiques en cours répondaient aux exigences. Or, les jeunes sont aujourd’hui mobilisés pour des perspectives d’avenir meilleures que celles promises avec les réformes actuelles (réforme du lycée, Parcours Sup…). Des réformes qui remettent en cause la professionnalité des enseignant-es , leurs conditions de travail et celles d’apprentissage de leurs élèves. La FSU réitère sa demande de d’ouverture de discussions avec les organisations de jeunesses et celles représentatives des personnels de l’Education.

Pour la FSU, les annonces faites hier soir par le Président de la République ne répondent pas aux aux enjeux qu’elle porte notamment pour réduire les inégalités sociales et territoriales et pour conforter le modèle social de la France.
C’est pourquoi, la FSU invite à développer et à participer à toutes les initiatives qui s’organisent de manière unitaire large dans le cadre de la journée d’action du 14 décembre (Grève, rassemblements, manifestations, AG avec les personnels…).
La FSU considère qu’il est de sa responsabilité de proposer aux Fédérations de fonctionnaires d’appeler à une journée d’action nationale pour permettre à la Fonction publique d’assurer des services publics de qualité sur l’ensemble du territoire et pour davantage de reconnaissance des agent-es qui en assurent le fonctionnement au quotidien.

Les Lilas le 11/12/2018

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12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 05:15
Smic : ce qui se cache derrière les 100 euros en plus

La hausse du salaire minimum de 100 euros par mois annoncée lundi soir par Emmanuel Macron repose notamment sur un coup de pouce à la prime d’activité.

Elle fait partie des annonces les plus importantes d’Emmanuel Macron : l’augmentation de 100 euros du salaire d’un travailleur au Smic, « et sans qu’il n’en coûte rien à leur employeur ». Mais la phrase du président de la République a suscité beaucoup d’interrogations.

Qu’a vraiment dit le président ? « Le salaire d’un travailleur au Smic augmentera de 100 euros par mois dès 2019 sans qu’il en coûte un euro de plus pour l’employeur », a déclaré Emmanuel Macron lors de son « adresse à la nation ».

Très vite, cette annonce a entraîné la confusion sur son mode de calcul.

D’abord, il ne s’agit pas d’un coup de pouce au smic comme le réclament les gilets jaunes et comme l’ont cru beaucoup d’internautes. Au 1er janvier 2019, le salaire minimum - actuellement de 1 184,93 € net et touché par 1,655 M de salariés sera revalorisé d’environ 1,8 % comme confirmé ces derniers jours par l’exécutif.

Cette augmentation correspondrait à une vingtaine d’euros. Autrement dit, l’équivalent de la stricte application de la règle de calcul automatique appliquée au smic. Par ailleurs, selon l’Elysée, s’ajouteront à cela 20 euros de baisse de charges salariales.

300 000 ménages perdants de ces ajustements

D’où sortent alors les 60 € restant ? En fait, le président ajoute à son calcul le coup de pouce de 50 % de la prime d’activité pour les 3,2 millions de travailleurs qui touchent le smic ou un peu plus, auquel il s’était engagé pendant la campagne. Mais au lieu de procéder comme prévu à une augmentation par vagues successives de 20 € par an étalée sur tout le quinquennat, décision a été prise d’accorder en une fois, au 1er janvier 2019, ce coup de pouce non négligeable de 60 € d’augmentation aux allocataires de la prime d’activité.

LIRE AUSSI >Une hausse du smic détruit-elle des emplois, comme l’assure la ministre du Travail ?

Autre subterfuge de cette annonce : tous les salariés rémunérés au niveau du smic ne bénéficieront pas forcément de ce coup de pouce intégral à la prime d’activité. En effet, cette aide est calculée en fonction de la situation familiale et des revenus pour les personnes qui gagnent jusqu’à 1,2 smic, donc jusqu’à 1 379 € nets mensuels.

Mais il y a une subtilité : ce bonus décroît pour ceux qui gagnent entre un smic et 1,2 smic. Et il disparaît pour ceux en dessous d’un demi-smic. L’objectif étant de ne pas encourager les temps très partiels… Sauf que ce sont les plus pauvres, ceux qui gagnent la moitié d’un smic, soit 300 000 ménages, qui sortent perdants de ces ajustements.

Smic: ce qui se cache derrière les 100 euros en plus annoncés par Macron (Le Parisien, 11 décembre 2018)
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11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 06:29
Patrick Apel-Muller - Mardi 11 Décembre 2018)

Le ton était solennel mais qu’est-il resté dans « la poussière du sérieux » qu’évoquait Paul Éluard ? Une hausse de 100 euros du Smic seulement pour ceux qui bénéficient de la prime d’activité aux frais de l’État, c’est-à-dire du plus grand nombre, une prime défiscalisée et désocialisée au bon vouloir du patronat, une suppression de la nouvelle hausse de la CSG pour une partie des retraités dont les pensions restent bloquées en dessous de l’inflation et une baisse des dépenses publiques, donc des moyens pour les services publics. Tout cela concernera une minorité des milieux populaires. En revanche, les grandes fortunes, les dividendes des actionnaires, les bénéfices des grosses sociétés sont épargnés et même sanctuarisés.

Le président a dû lâcher du lest, mais si loin du nécessaire. Bousculé par le mouvement des gilets jaunes, conspué par les lycéens, rejeté par les salariés, le président de la République s’est dégrisé de son sentiment de toute-puissance. Il a cependant pris de haut la colère populaire en mettant d’emblée l’accent sur la répression, sur « les instructions les plus rigoureuses » qu’il a données au gouvernement. La leçon encore et toujours, comme s’il n’était pas à l’origine des tensions ! Il s’en exonère à peu de frais en faisant remonter les maux à Mathusalem. Pire, il persiste sur sa feuille de route, celle qui lui vaut l’affection des ultrariches : réforme de l’État, de l’indemnisation des chômeurs, mise en cause des retraites…

Les proches de l’Élysée tentent de pervertir chaque petite concession. Le paysage a cependant changé. La brutalité du pouvoir a réveillé un sentiment de classe, accusé la contradiction entre les milieux populaires et les grandes fortunes, dissipé le fatalisme et la résignation. Les gouvernants ne peuvent plus piétiner, emplis de morgue, les syndicats ou les élus locaux. La marche forcée a trébuché. L’épreuve de vérité commence aujourd’hui tout autant pour l’oligarchie régnante que pour ceux qui travaillent à changer la vie.

Par Patrick Apel-Muller

 

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11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 06:12
Le Président des riches vacille, mais les riches restent ses protégés - Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, après l'allocution d'Emmanuel Macron
Le Président des riches vacille mais les plus riches restent ses protégés (Fabien Roussel)
 
Ce soir, avec l'annonce de l'annulation de la hausse de la CSG pour les retraité.e.s modestes, le président de la République a opéré un premier recul. Celui-ci est à mettre à l'actif du grand mouvement populaire qui secoue actuellement le pays, avec les « gilets jaunes », les nombreuses mobilisations de travailleurs.euses, l'action des organisations syndicales. Preuve est faite que la mobilisation actuelle est décisive. Elle doit se poursuivre.
 
Mais le compte n'y est pas ! L'augmentation du Smic sera pris en charge par l’État donc par les français.es eux-mêmes ! L'indexation des retraites sur l'inflation n'est pas rétablie. L'augmentation des salaires est loin d'être générale, les fonctionnaires n'étant pas concernés alors que nombre d'entre eux perçoivent entre 1 et 1,5 fois le Smic.  
 
Surtout, les hauts revenus et les revenus du capital restent exonérés de toute participation à l'effort de solidarité. Quant à la lutte contre l'évasion fiscale qui prive chaque année l'État de 80 milliards d'euros de recettes, les Français.e.s devront se contenter d'une vague déclaration d'intention. 
 
En somme, rien qui ne remet en cause un système économique vieux de plusieurs décennies. Le Président des riches vacille mais les plus riches restent ses protégés !
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF,
 
Paris, le 10 décembre 2018.
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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 16:54
Le gouvernement doit écouter, la répression doit cesser (Mouvement des Jeunes Communistes de France - 9 décembre 2018)

Plus de 1700  interpellations et plus d’un millier de garde à vue. Le bilan de la journée de mobilisation d’hier est affligeant. Le gouvernement se montre incapable de répondre politiquement aux attentes des milliers de citoyens qui se mobilisent quasi quotidiennement pour leur pouvoir d’achat depuis maintenant près d’un mois. Le déploiement énorme des forces de l’ordre, y compris des blindés, est un aveu d’échec en soi.

La répression a également été la seule réponse du gouvernement aux milliers de lycéennes et lycéens qui se mobilisent depuis maintenant plus d’une semaine. La hauteur de leur mobilisation est égale à celle de leur exaspération. Cette exaspération, c’est ce gouvernement qui l’a construite en refusant d’écouter leur aspiration à l’égalité réelle face à l’avenir. De l’accès à l’enseignement supérieur à celui à l’emploi, les lycéennes et lycéens mobilisé·e·s témoignent toutes et tous du même sentiment que les dés sont pipés.

Le président de la république ne s’est plus exprimé depuis le 1er décembre et prévoit de le faire demain. Ce silence contraste avec l’arrogance qui marque habituellement ses commentaires contre celles et ceux qui contestent sa vision du monde. Sa pratique du pouvoir est directement responsable de l’impasse politique actuelle. Son gouvernement de technocrates n’assume aucune responsabilité politique, ce qui est bien compris par les manifestantes et manifestants qui scandent : « Macron démission ».

Nous sommes à six mois du deuxième anniversaire du quinquennat en cours et il semble que le Président de la République n’est déjà plus d’autre choix que la force pour répondre à ses opposantes et opposants.

Le gouvernement doit entendre les revendications légitimes des lycéennes et des lycéens. Il doit aussi entendre celles des travailleuses et travailleurs qui  ne peuvent pas se satisfaire d’un appel de la ministre du travail au volontariat des patrons pour augmenter les salaires.

Le Mouvement jeunes communistes de France appelle les jeunes à continuer à se mobiliser la semaine prochaine, notamment dans les lycées et sur les facs. Nous appelons à faire du 14 décembre un journée de mobilisation massive pour faire céder le gouvernement.

Le MJCF demande au gouvernement de revenir sur les réformes des bac généraux et professionnels, ainsi que sur la loi ORE et Parcoursup. Nous appelons également à la suppression de l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants étrangers. Nous demandons également que les APL soient dégelées et que les économies sur les aides sociales cessent, notamment par le changement de leur méthode de calcul.

Nous exigeons enfin que le droit de manifestation soit effectif et que cessent les attaques policières systématiques contre les lycéennes et lycéens mobilisé·e·s.

Les JC 35 étaient présent.e.s ce matin devant le lycée Brequigny et au blocage de l'Université Rennes 2 !

Les JC 35 étaient présent.e.s ce matin devant le lycée Brequigny et au blocage de l'Université Rennes 2 !

Les JC 35 étaient présent.e.s ce matin devant le lycée Brequigny et au blocage de l'Université Rennes 2 !

Contre la réforme du bac
Contre parcours sup
Contre la hausse des frais d'inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s

Pour un reinvestissement de l'État dans l'éducation
Pour un service public de l'orientation
Pour un droit au retour à la formation
Pour un libre accès à l'enseignement supérieur

#Notreavenirnoschoix #léducationestundroit

Nanterre 3000 étudiants réunis en AG décident le blocage de la fac (photo Union des étudiants communistes)

Nanterre 3000 étudiants réunis en AG décident le blocage de la fac (photo Union des étudiants communistes)

Le gouvernement doit écouter, la répression doit cesser (Mouvement des Jeunes Communistes de France - 9 décembre 2018)
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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 16:44
Notre peuple réclame justice - Pierre Darhéville, député communiste des Bouches-du-Rhône

Notre peuple réclame justice.
Dans ce pays, comme dans beaucoup de pays du monde, il y a un peuple en colère. Un peuple qui demande justice. Justice sociale, justice fiscale, justice démocratique.

Depuis des années, il cherche à se faire entendre, sans en trouver la voie.

En témoignent un référendum bafoué, des mouvements sociaux méprisés, une abstention croissante, une défiance accrue à l’égard de la politique et des institutions...

Au bout de décennies de libéralisme forcené, l’accélération macronienne, doublée de mépris et marquée par une pratique monarchique, a provoqué un mouvement de révolte profond. S’il vient au milieu de nombreuses manifestations contre les choix du gouvernement, ce mouvement a pris une forme nouvelle, qui peut être déroutante.

S’y retrouvent parfois des sentiments contraires, mais surtout des aspirations communes qui appellent le meilleur de ce qui unit notre peuple et de ce qui fonde notre République.
Des forces dangereuses essayent d’y semer de mauvaises graines, les forces national-populistes, qui sont aux aguets partout en Europe et dans le monde.

Elles doivent être mises hors-jeu car elles portent en elles la haine, l’autoritarisme, l’inégalité des droits, l’allégeance aux forces de l’argent, la démagogie contre ceux qui s’engagent… Elles désignent des boucs-émissaires, les étrangers, les immigrés, les réfugiés, comme si leur malheur et notre manque d’humanité pouvaient être une solution face à nos problèmes. Il ne faut se tromper ni d’adversaire ni de mode d’action, ne pas céder aux provocations. Le nationalisme n’a jamais produit le bonheur mais toujours la guerre ; et le pouvoir d’un seul toujours la tyrannie.
Les habitantes et les habitants de notre pays ont depuis si longtemps le sentiment de ne pas avoir leur mot à dire, de subir une politique qu’ils n’ont pas choisi, de connaître des alternances sans changement... Et là, soudain, de façon inattendue, des femmes et des hommes se retrouvent, pour parler, comprendre, se rendre compte qu’ils ne sont pas tout seuls, faire de la politique. Là se trouvent les chemins à emprunter pour reprendre la main sur notre destin commun. Car face aux questions posées, il y a besoin de débat politique et d’action politique.
Il n’y aura pas d’issue positive dans le cercle infernal de la violence et de la répression, le pacifiste que je suis en est convaincu. Et il n’y aura pas d’issue positive sans mouvements populaires et citoyens, le révolutionnaire que je suis en est convaincu.

Il faut chercher à faire de ces mobilisations une force pour la République.
Le gouvernement doit renoncer à maintenir le cap, arrêter ses provocations et tenir compte des aspirations populaires.

C’est pour cela que j’ai signé la motion de censure qui sera déposée lundi matin.
Il faut réouvrir le débat politique en grand, saisir cette occasion pour une réappropriation populaire de la politique et de la République. Elles ne doivent pas être accaparées par les puissants et leurs représentants, c’est là tout le problème. Il faut changer vraiment d’orientations. Plus de pouvoir d’achat, plus de pouvoir de vivre, c’est augmenter le SMIC, les salaires, les pensions, les minima sociaux au lieu de réduire en permanence le prétendu « coût du travail » et les droits.

C’est arrêter les cadeaux aux plus fortunés et aux faiseurs de dividendes en rétablissant l’ISF, en revenant sur le CICE doublé, sur la Flat tax, l’Exit tax... C’est arrêter de donner le pouvoir au marché qui ne connaît que l’odeur du profit immédiat et maximum. C’est développer les services publics accessibles sur tout le territoire, la sécurité sociale, et les investissements dans la transition écologique.
Qu’on arrête de nous faire la leçon, de nous dire que le pouvoir est légitime pour s’imposer sans discussion jusqu’aux prochaines élections. Qu’on arrête d’abîmer la République et que sa promesse soit la seule boussole pour relever les défis de notre temps. Que chacun contribue selon ses moyens et reçoive selon ses besoins. Pour l’humain et pour la planète, partout, qu’on fasse la politique ensemble.

Notre peuple réclame justice - Pierre Darhéville, député communiste des Bouches-du-Rhône
Notre peuple réclame justice - Pierre Darhéville, député communiste des Bouches-du-Rhône
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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 16:40

Dans son dernier rapport sur la pauvreté en France publié en septembre dernier, le Secours Populaire alertait sur la précarité alimentaire. Selon cette étude, un Français sur cinq n’a plus les moyens de faire trois repas par jour. Et pendant ce temps, eux, ils suppriment l'ISF...

un Français sur cinq ne peut pas manger trois fois par jour (Baromètre de la pauvreté du Secours Populaire): et maintenant?

Dans son dernier rapport sur la pauvreté en France publié en septembre dernier, le Secours Populaire alertait sur la précarité alimentaire. Selon cette étude, un Français sur cinq n’a plus les moyens de faire trois repas par jour. Et pendant ce temps, eux, ils suppriment l'ISF...

Baromètre de la pauvreté : un Français sur cinq ne peut pas manger trois fois par jour

 

France Bleu, 11 septembre 2018

Le Secours populaire français publie ce mardi son rapport annuel sur la pauvreté en France. L'une des premières conséquences, c'est la précarité alimentaire.

Quatre Français sur dix ont déjà connu la pauvreté

La pauvreté gagne du terrain en France. D'après le baromètre 2018 du Secours Populaire, 39% de Français ont déjà été pauvre. Soit deux points de plus par rapport à l'an dernier.  L'une des premières conséquences, c'est la précarité alimentaire. Manger sainement est extrêmement difficile. Manger régulièrement aussi.

Les cinq fruits et légumes par jour sont bien loin. D'après l'étude, 27% des Français ont du mal à s'offrir des légumes et des fruits frais tous les jours. Pour le poisson, 20 % n'arrivent pas à s'en acheter au moins une fois par semaine. 

Être pauvre c'est sauter des repas régulièrement, manger des produits gras, moins coûteux, ce qui entraîne : fatigue, anémie, diabète ou cholestérol. Être pauvre , ce n'est pas double peine, mais triple peine.  Puisque ne pas pouvoir se nourrir seul entraîne un sentiment de honte et d'isolement.  

Loyer, chauffage, santé, loisirs ?

Quand on vit avec moins de 1 015 euros par mois, on rogne sur plusieurs budgets. D'après cette étude, c'est logiquement celui des loisirs qui diminue en premier. Environ, 41 % des Français ont du mal à partir une fois par an en vacances ou a faire des sorties en famille régulièrement.

Ces restrictions forcés concernent également la santé, puisque quatre Français sur dix ont des difficultés à payer certains actes médicaux mal remboursés par la sécurité sociale. Ils renoncent par exemple à l'achat de prothèses dentaires, de lunettes ou aux visite chez les spécialistes de la santé. 

Un quart des Français a aussi du mal à payer son loyer, l’électricité, ou le chauffage. Finir à découvert à la fin du mois est source d'angoisse permanente. Surtout, les sondés n'ont pas vraiment confiance en l'avenir : 84 % pensent que leurs enfants auront encore plus de risques d'être pauvre un jour. 

Emmanuel Macron, c'est quoi son plan ?

Ce jeudi 13 septembre, le président de la République, Emmanuel Macron doit justement annoncer les mesures de son plan pour lutter contre la pauvreté.  Pour ça, le chef de l'État peut s'appuyer sur un autre enseignement de ce baromètre : les Français sont massivement convaincus à 92% de l'importance de la préservation de l'aide alimentaire aux plus démunis.

D'après 84% sondés, la distribution d'aide alimentaire permet de repérer d'autres problèmes et de répondre à d'autres besoins.

 

 

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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 16:36
BON SENS... Pendant que certains se réjouissent que Paris brûle...Ian Brossat propose une taxe de 0,01 % sur les actions et 0,05 % sur les produits dérivés. Cela rapporterait 36 milliards d'euros.

BON SENS... Pendant que certains se réjouissent que Paris brûle...
Ian Brossat propose une taxe de 0,01 % sur les actions et 0,05 % sur les produits dérivés. Cela rapporterait 36 milliards d'euros.
Ce faible pourcentage annoncé démontre que l'ont peut régler la facture énergétique sans impacter le peuple et en méme temps financer l’augmentation du smic de 300 euros dès janvier 2019 !
Cette proposition a pour unique but de démontrer qu'une petite mesure peut être prise dans les meilleurs délais pour répndre aux exigences sociales. Le programme du PCF va beaucoup plus loin en la matière.

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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 16:29
Pour le pouvoir d'achat, augmenter les salaires, les retraites, les minimaux sociaux! - Pétition du PCF

Pour plus d'informations sur la pétition "Pour le pouvoir achat", tu peux cliquer ICI

Fraternellement

Vie-Militante

http://www.pcf.fr/

Pour le pouvoir d'achat

AUGMENTER LES SALAIRES, LES RETRAITES,
LES MINIMA SOCIAUX!

 

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Qu’ils portent des gilets jaunes, des blouses blanches ou des robes noires,  des millions de femmes et d’hommes n’acceptent plus le sort qui leur est fait. Ils le disent haut et fort : « Trop, c’est trop ! » On ne peut continuer à vivre avec des salaires de misère, des pensions et des allocations rognées, une protection sociale réduite au minimum. Nous sommes des leurs !

Macron Président des riches et du grand capital

Emmanuel Macron a multiplié les cadeaux fiscaux à une poignée d’ultra riches et au capital. 358.000 familles ont ainsi été exonérées d’ISF alors que leur  patrimoine représente 1.000 milliards d’euros (l’équivalent de la moitié du PIB de la France) ! Il a multiplié les cadeaux aux profits des grandes entreprises et les exonérations (CICE) avec comme condition de pratiquer des bas salaires ! Il a ainsi aggravé la précarité pour les salariés, les privés d’emplois, les jeunes, les retraités dont les femmes sont les premières victimes. «En même temps», il augmente les impôts des ménages moyens et modestes : CSG, TICPE (taxe sur les carburants), etc.

Pas de progrès écologique sans progrès social

Au PCF, nous disons que la transition écologique, vitale à l’heure où l’humanité et notre planète sont menacées, ne peut être menée à bien sans progrès social et sans changer notre modèle économique. Au nom de la priorité au profit et à l’ac- cumulation de capital, ce modèle impose un coût du capital (dividendes et intérêts payés aux banques) exorbitant qui s’oppose aux dépenses pour l’écologie, les salaires, les services publics. Le soi-disant « coût du travail » n’existe pas : le travail crée les richesses.

S’attaquer au coût du capital

Nous voulons une économie au service de l’humain. Il faut une autre utilisation de l’argent pour produire autrement et pour parta- ger les richesses. Pour que chacun.e puisse vivre dignement, il y a besoin d’augmenter les salaires, les pensions, les minima sociaux, de développer les qualifications. Il y a besoin de développer les services publics et d’investissements massifs dans les transports collectifs, la rénovation énergétique des logements, une autre in- dustrie. Les moyens pour y parvenir existent : banques, profits, fonds publics. Mobilisons-les !

 
POUR LE POUVOIR D’ACHAT ET LA PROTECTION SOCIALE
  • Au 1er janvier 2019, décider l’augmentation du SMIC de 260 euros bruts par mois, soit une augmentation d’environ 200 euros nets (1 350 euros nets), organiser la répercussion sur l’ensemble des grilles de salaires mais aussi les pensions, les minima sociaux et les allocations formation.
  • Pour financer cette augmentation des salaires, commençons par supprimer l’ensemble des mesures fiscales en faveur des plus riches et des profits (ISF, CICE...).

 

POUR FINANCER LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE
  • Ramener le taux de la TICPE à son niveau de 2017 et l’affecter réellement à la transition écologique.
  • Taxation exceptionnelle des 10 milliards de profits annuels des compagnies pétrolières.
  • Taxation du kérosène.
  • Maintien des lignes ferroviaires de proximité et développement du fret ferroviaire.
  • Retour à une TVA de 5,5 % sur les transports en commun.
  • Mobilisation du crédit bancaire, jusqu’à la Banque centrale européenne (BCE).

Au 10 décembre, 4212 ont signé, objectif 5000 !

Pour le pouvoir d'achat, augmenter les salaires, les retraites, les minimaux sociaux! - Pétition du PCF
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Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

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