commenter cet article …
/image%2F1489059%2F20230703%2Fob_d3a7c7_capture-d-ecran-2023-07-03-a-19-07.png)
A l'heure où deux partis d'extrême-droite se partagent avec la droite en Italie 15 des 20 régions de la péninsule, on renverrait Vincenzo Vecchi, militant capitaliste réfugié en Bretagne, dans son pays natal pour qu'il y soit enfermé?
Le militant antifasciste Vincenzo Vecchi fait toujours l'objet d'un mandat d'arrêt européen, criminalisé sans preuves réelles par la justice italienne.
Les Parlementaires communistes Laurence Cohen, Pierre Dharréville, Fabien Gay, Pierre Laurent, Jean-Paul Le Coq, Stephane Peu, Christine Prunaud, Pascal Savoldelli ont alerté le Ministre de la Justice, aux côtés de collègues parlementaires écologistes, insoumis, Génération.s, et de Paul Molac.
Cinq associations qui interviennent auprès des personnes placées en rétention publiaient, mardi, leur dernier rapport. Elles dénoncent un système devenu « hyper-répressif ». Entretien avec David Rohi, responsable du pôle rétention à la Cimade.
En 2019, le nombre de personnes étrangères placées en centre de rétention administrative (CRA) a augmenté de 23 %. Le temps de leur enfermement a, lui, augmenté de 40 %. En outre, de plus en plus d’enfants sont amenés à vivre derrière les barreaux des CRA. David Rohi, responsable du pôle rétention à la Cimade, alerte sur cette dérive répressive et la banalisation de l’enfermement des étrangers.
David Rohi Il faut noter aussi la hausse remarquable du nombre de places et la création de quatre nouveaux CRA. En 2019, le gouvernement a pratiqué une politique hyper-répressive du tout-enfermement. Ces privations de liberté s’inscrivent dans une logique punitive qui s’ajoute à de nombreuses violations des droits et pratiques illégales. Un tiers de ceux qui sont placés en rétention sont libérés par un juge. On a pu voir des enfants se faire expulser sans être accompagnés de leurs parents. Les audiences judiciaires par visioconférence se multiplient. L’État est ainsi en train de créer une justice d’exception spécialement réservée aux étrangers en voie d’expulsion.
David Rohi Les retenus supportent mal l’allongement de la durée d’enfermement, qui a doublé. On fait face à de gros problèmes psychologiques. Trois personnes se sont donné la mort en rétention en 2019. C’est inédit et ça doit nous alerter.
David Rohi Dès que l’administration a un doute sur l’âge d’un adolescent, le système ne le protège plus. En 2019, on a réussi à en faire sortir certains, en établissant leur minorité alors qu’ils étaient déjà en rétention. Rien n’est prévu pour prendre le temps d’une réelle évaluation de leur âge et ils se retrouvent régulièrement enfermés avec des adultes, certains sont même expulsés. C’est souvent le cas de ceux qui, à un moment de leur parcours d’exil, ont été obligés de mentir sur leur âge en se déclarant majeurs. Si ce sont des enfants, le système devrait les protéger quoi qu’il en soit.
David Rohi Dans les faits, si. La prison et la rétention fonctionnent ensemble, maintenant. Une personne étrangère sous le coup d’une procédure de reconduite à la frontière ne devrait pas avoir à passer en rétention. L’administration devrait savoir gérer sa situation lors de la levée d’écrou. Il faut, par ailleurs, noter que de plus en plus de gens sont enfermés après avoir refusé de monter dans l’avion prévu pour leur expulsion. Le fait nouveau avec la situation sanitaire, c’est qu’on voit des gens se faire emprisonner pour avoir refusé un test de Covid-19. Pour être admis par le pays vers lequel on les renvoie, les personnes doivent avoir fait le test. Ceux qui refusent sont condamnés pour obstruction à la mesure d’éloignement. Christophe Castaner, à l’époque ministre de l’Intérieur, avait déclaré qu’il ne pouvait pas laisser « ces gens dehors », à propos de personnes étrangères sorties de prison. Il considérait ainsi, arbitrairement, que bien qu’ayant purgé leur peine, elles restaient dangereuses et donc à enfermer, sans intervention de la justice.
David Rohi Le nombre de dublinés enfermés a doublé par rapport à 2018. C’est, en outre, ceux qu’on éloigne le plus. Il s’agit de personnes qu’on expulse sans contrôle par un juge, sans garantie que leurs droits ont été respectés au moment de leur interpellation ou pendant leur rétention. Par ailleurs, on compte parmi les dublinés de nombreux enfants expulsés avec leur famille, au petit matin, afin d’éviter l’intervention des juges ou des soutiens associatifs. Et ce, sans considération pour les conséquences psychologiques. Les dublinés constituent la seule catégorie de personnes qu’on enferme en rétention sans être sous le coup d’aucune procédure d’expulsion. C’est une dérive grave du système, qui introduit l’idée qu’on pourrait enfermer n’importe qui pour étude de sa situation administrative. L’enfermement des étrangers est quelque chose qui se banalise.
Députés et sénateurs communistes ont présenté un contre-plan de relance bien différent de celui du gouvernement, à la fois par son ampleur de 252 milliards d’euros et par son contenu, avec 117 mesures.
Les parlementaires PCF ont présenté, mardi, leur propre plan de relance pour faire face à la crise du Covid. « Celui du premier ministre Jean Castex n’est pas guidé par la justice sociale et l’exigence écologique. Il n’a qu’une boussole : le capital », prévient Éliane Assassi, présidente du groupe CRCE au Sénat.
« La crise appelle une réponse politique sans précédent. Celle du gouvernement est loin de l’essentiel. Nous, nous avons un plan à la hauteur de la situation », assure André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée. Ce plan, baptisé Pour une transformation économique, sociale et écologique, se décline en 117 propositions. « On nous annonce 250 milliards d’euros de pertes pour l’économie française, donc nous répondons avec un plan de 252 milliards d’euros, avec des objectifs concrets », indique le député PCF Pierre Dharréville. Soit bien loin des 100 milliards prévus par Castex. « Ils seront inefficaces économiquement, injustes socialement et inopérants écologiquement, car le gouvernement se base sur une théorie du ruissellement qui ne fonctionne pas. Les milliards du Cice versés sans condition n’ont amené que 100 000 emplois », dénonce Sébastien Jumel. L’élu PCF invite donc à mettre « l’accent sur l’investissement, en réconciliant les objectifs de justice sociale et de transition écologique avec la relance industrielle ».
Mais où dénicher 252 milliards ? Près de 150 seraient investis sur trois ans, 85 constitueraient une dépense courante et 17 seraient dédiés à des aides temporaires. En plus d’une annulation partielle de la dette et de son traitement par la BCE, les parlementaires PCF savent où trouver des sous. Plus de 102 milliards d’euros sont à récupérer chaque année du côté de la fiscalité. D’abord, en supprimant un Cice qui en coûte 22 milliards par an, et en créant un grand impôt progressif sur le patrimoine net qui fusionnerait taxe foncière et impôt sur la fortune immobilière, pour un gain de 10 milliards. Fin de la flat taxe, hausse de celle sur les transactions financières, impôt sur le revenu en 12 tranches et rétablissement du taux d’imposition de 2018 sur les sociétés (avec prélèvement à la source contre l’évitement fiscal) sont autant de mesures qui composent le plan. L’idée étant de construire une nouvelle société en changeant de logique et en aidant massivement les secteurs clés qui en ont besoin, sans laisser personne sur le carreau.
Sur le front écologique, le plan vise à atteindre la neutralité carbone en 2050. La somme de 30 milliards serait dédiée à la rénovation énergétique des bâtiments (700 000 isolations par an jusqu’en 2040), en plus de construire 600 000 logements sociaux en trois ans. Les communistes veulent ici transformer la BPI en Banque de la transition écologique et sociale. Un livret d’épargne de l’ESS et un livret agricole viendraient abonder cet effort. Plus de 27 milliards d’euros seraient dirigés vers les transports, dont 15 milliards pour le ferroviaire et 2 millliards pour le vélo (avec la fin des exonérations fiscales pour l’aérien et le routier). Aides de 2 milliards à l’agroécologie, refonte de la PAC, prix minimal d’achat et d’entrée sur le marché, pêche raisonnée et mix électrique entre nucléaire, éolien et photovoltaïque sont au menu, des créations d’emplois à la clé.
Pour éviter dès demain des licenciements, le plan prévoit un dispositif antidélocalisations et antifaillites. Les aides publiques seraient conditionnées à des critères sociaux et environnementaux : interdiction des licenciements boursiers, écart de salaires de 1 à 12, non-distribution de dividendes en 2020 et 2021 et obligation du reporting pays par pays. La baisse temporaire de la TVA pour le tourisme, le sport et la culture, un fonds pour les TPE-PME et un pour les relocalisations sont aussi au programme, l’État devant assumer son rôle de stratège pour atteindre la souveraineté industrielle, sanitaire et alimentaire. Un pôle national du médicament serait ainsi créé, en lien avec un plan hôpital visant 100 000 personnels supplémentaires, sans oublier une conférence nationale sur les salaires, le Smic à 1 800 euros brut, un revenu étudiant et le RSA de 18 à 25 ans, l’assurance-chômage élargie, la semaine de 32 heures et un soutien massif à l’éducation nationale avec un dispositif pour les décrocheurs. « Nous défendrons ces 117 propositions à chaque occasion », promet Pierre Dharréville
Il semblerait désormais, selon le ministre de l’éducation nationale, qu’il faille aller chercher la République entre le nombril et le décolleté des jeunes filles... Le mot « République » est devenu dans la bouche du pouvoir un « mot gourdin », que l’on assène sur la tête des classes populaires au fur à mesure que l’on assèche ses principes. Un mot pour filer droit et mettre au pas, un mot pour surveiller et punir, un mot pour maquiller les propos xénophobes, un mot pour cacher la destruction méthodique de tous les fondements de la République démocratique et sociale érigée il y a 228 ans et fortifiée par le mouvement socialiste et communiste, un mot pour protéger le pouvoir.
Quelle farce d’hurler « République ! » quand l’éducation nationale est laissée à la merci de la concurrence d’officines privées et affaiblie dans ses missions, quand le Parlement est bâillonné, quand les services publics sont privatisés, quand le pouvoir dit « républicain » pactise avec la finance, devançant toutes les aspirations du capital, contre les retraites, les droits sociaux, la sécurité sociale.
Quelle blague de prétendre défendre l’unité républicaine quand les territoires sont laissés à l’abandon au profit de métropoles portées vers les rivages du capital mondialisé, quand la sécession des plus riches est entretenue, quand un sabir « globish » est imposé partout par les pouvoirs économiques et politiques, quand des élites corrompues adossent la France et l’Europe à l’empire états-unien.
Certes, le concept de République embrasse large. Raison de plus pour définir le sens que l’on veut lui donner. Il n’y a pas besoin d’aller chercher bien loin. L’histoire de notre pays et les principes constitutionnels arrachés contre la réaction ne demandent qu’à être défendus, travaillés et approfondis. L’émancipation individuelle et collective ne sera le fruit que d’une République garante des libertés, démocratique, sociale et laïque. Tisser à nouveau ce fil, en rehaussant le débat et non en le maintenant au niveau du nombril, voilà l’urgence.
Vingt ans après le référendum sur le quinquennat, à quoi sert le Sénat ?
Éliane Assassi C’est toujours l’une des deux chambres qui votent la loi et contrôlent le gouvernement ! Bien sûr, l’Assemblée nationale a le dernier mot. C’est logique puisqu’elle est élue au suffrage universel. Et le Sénat entretient toujours une approche plus fine dans sa relation aux collectivités locales. Mais il est aussi devenu une sorte de contre-pouvoir. C’est bien sûr dans un contexte où la majorité LR du Sénat affronte la majorité LaREM de l’Assemblée, ne soyons pas naïfs. Mais on peut dire que le bicamérisme a retrouvé du sens : l’Assemblée est de plus en plus soumise à l’exécutif, et le Sénat peut jouer un rôle de garde-fou. Nous l’avons vu sur le projet de réforme constitutionnelle et lors de l’affaire Benalla. Mais, d’évidence, nous, les communistes, avons deux adversaires au Sénat : la Macronie, qui dépose les projets de loi, et la droite, qui les réécrits dans un sens qui n’est pas le nôtre et qu’il faut combattre.
Quel est justement le rôle du groupe communiste ?
Éliane Assassi Il est toujours utile d’avoir des élus du local au national pour porter la voix des luttes, des citoyens et des collectivités locales. Nous forçons les débats, imposons des questions sur le monde du travail, les libertés collectives, l’écologie ou encore la fraude fiscale. Nous avons des textes qui ont été adoptés lors de beaux combats, comme la hausse des APL et la revalorisation des retraites agricoles. Nous sommes un peu les trublions de cette chambre, car nous cherchons toujours à mettre en avant des causes que le Sénat préférerait ignorer. Nous avons été très actifs l’an dernier, lors de l’immense mobilisation pour l’avenir d’Aéroports de Paris, qui a rassemblé plus d’un million de signatures. Les communistes ont prouvé qu’ils savent réunir toutes les familles politiques pour défendre un équipement stratégique au cœur des questions d’emploi, de souveraineté, d’aménagement du territoire, de comptes publics et d’écologie. Plus récemment, nous avons déposé deux propositions de loi : l’une pour réduire les inégalités d’accès au numérique, l’autre pour créer un pôle public du médicament assurant à la fois la production et le contrôle des prix.
Le Sénat est souvent présenté comme la chambre qui défend les territoires. Est-ce vraiment le cas ?
Éliane Assassi Il y a des postures sur cette question. Nous sommes en complet désaccord avec LaREM et la droite sénatoriale sur le projet de différenciation territoriale. Cela va conduire à terme à la création d’un État fédéral et à une rupture d’égalité devant la loi. Tout le monde parle en ce moment des « territoires ». LaREM et LR ont tous ce mot à la bouche. Mais ils sont en train de déployer une stratégie sémantique pour ne plus parler des communes et des départements, et encore moins de leurs compétences et de leurs moyens propres pour développer des politiques locales au service des citoyens. C’est une façon de revenir sur l’article 1 de la Constitution qui dit que la République est une et indivisible.
Quels sont vos objectifs pour les sénatoriales de dimanche ?
Éliane Assassi Nous entendons conserver nos sièges en Seine-Maritime avec Céline Brulin et dans les Côtes d’Armor avec Gérard Lahellec. Nous attendons aussi de bonnes nouvelles des Bouches-du-Rhône, où Jérémy Bacchi conduit la liste de rassemblement de la gauche. Des surprises peuvent enfin venir des Alpes-Maritimes, des Alpes-de-Haute-Provence, de Dordogne, du Rhône ou du Finistère, où les communistes sont reconnus comme des élus de terrain combatifs, constants et cohérents. Au final, la droite va gagner, ce n’est pas un suspense. Il y aura une possible recomposition au centre-droit et un retour du groupe EELV. Nous avons, quoi qu’il arrive, hâte d’en découdre sur le budget et celui de la Sécurité sociale, forts de notre propre plan de relance composé de 117 propositions. Nous sommes ici en phase avec l’opinion publique, que ce soit sur le conditionnement des aides publiques, l’hôpital, les retraites ou la gratuité des masques.
/image%2F1489059%2F20200923%2Fob_1a85fc_progressiste.png)
*Editorial par Amar Bellal, rédacteur en chef de la revue Progressistes
Alors que le débat sur le racisme a été très présent ces deniers mois, il a été fort peu question de la contribution des étrangers au rayonnement scientifique de notre pays. A-t-on entendu dans les médias, aux heures de grande écoute, ou lu dans la presse bien-pensante des références à la forte présence dans nos hôpitaux publics des médecins étrangers ou à tous ces chercheurs, souvent d’origine africaine et formés dans leur pays, qui travaillent dans les universités et dont la France bénéficie allégrement car immédiatement productifs et dans la force de l’âge ?
D’ailleurs, leur apport pose d’autres problèmes et met en évidence la nécessité de bâtir une coopération équitable entre les pays africains et la France, pour un développement scientifique commun… Et on n’oublie pas la lutte actuelle sur les droits d’inscription pour que les étudiants étrangers puissent continuer à venir en France. Étonnamment, on en parle rarement, alors qu’on devrait mettre en avant ce contre-discours, ce rappel qui pourrait s’avérer très utile face à l’extrême droite qui assimile inlassablement les immigrés à la délinquance, les présente comme intellectuellement inférieurs à la moyenne, incapables de quoi que ce soit, ne contribuant en rien à la richesse du pays. Écouter notre contre-discours pourrait en outre aider à « débloquer » une situation politique délétère, à démonter des mensonges massivement relayés à des fins électoralistes.
Alors pourquoi y fait-on si peu référence? Serait-ce parce que en parler sérieusement signifie replacer la question du travail au centre du débat et faire prendre conscience que nous ne sommes, avant tout, ni plus ni moins que des salariés partageant le sentiment d’être en partie exploités par le même système qui a pour boussole non pas le bien collectif mais le seul profit (qui peut parfois contribuer, si peu que ce soit, au bien collectif, bien que ce ne soit pas son but premier) ? Tout se passe comme s’il fallait éviter cette idée que, salariés, nous faisons tourner le pays, que pour cela nous recevons les mêmes fiches de paie, que nous voyons nos conditions de travail se dégrader et sommes pareillement exposés aux risques au travail. Et pourtant nous gardons l’envie du travail bien fait, avec cette caractéristique bien française qui est de vouloir à tout prix donner à son travail un sens, d’en faire autre chose qu’un simple un gagne-pain.
Ainsi, rappeler cette évidence qu’il y a des Noirs, des Arabes, des Asiatiques qui soignent et sauvent des vies, qui transportent ou font tourner les usines, les centres de recherche, etc., ceux-là mêmes que nous avons applaudis au balcon à 20 heures en pleine période de confinement Covid-19, nous incite à voir les choses différemment et contribue à dégonfler un tas de problèmes. Mais cette approche n’est jamais vraiment bienvenue pour les obsédés de l’« identité » de tous acabits, car cela casse leur fonds de commerce.
Bien sûr, cela ne suffit pas à lutter contre le racisme, car c’est un combat culturel plus global qu’il faut mener, mais cela y contribuerait fortement. Si les personnalités politiques de gauche, et au-delà, pouvaient l’entendre, ce serait un grand progrès!
/image%2F1489059%2F20200923%2Fob_80b859_pcf-0-logo-couleur-largeur.jpg)
La Covid 19 a révélé l’échec des politiques d’austérité et de la course aux profits qui épuise la nature et sacrifie les êtres humains. Mais tout continue comme avant ! Le « Ségur de la santé » ne résout en rien la crise de l’hôpital public. Si nous laissons faire, la France comptera un million de chômeurs·euses en plus d’ici à la fin de l’année et 700 000 jeunes arrivant sur le marché du travail risquent de voir leurs perspectives d’embauche s’évanouir.
Des grands groupes gavés d’aides publiques prétextent de la crise pour annoncer des plans massifs de suppressions d’emploi avec l’appui du gouvernement et des banques. La fiscalité est toujours aussi injuste et le gouvernement Castex continue de baisser les impôts sur le capital et les profits. Cela doit changer ! Les entreprises et les banques doivent être contraintes à des engagements précis et contrôlés par les salarié·es, les élu·es, la population.
Construisons une grande mobilisation à l’automne pour l’emploi, les salaires et les services publics nous exigeons que les milliards déversés par les banques et la BCE sur l’État et sur les entreprises soient utilisés autrement.
Dans l’immédiat, nous demandons :