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En appelant à se rassembler à Brest pour réaffirmer notre exigence commune d’un monde sans guerre, un monde de paix, la CGT-Bretagne se fait aussi l’écho du poète invitant « sur cette ville heureuse à regarder ensemble cette pluie sage et heureuse, l’arsenal et le bateau d’Ouessant... » Et même si rue de Siam ou place Edouard Mazé, nous ne croiserons ni Prévert, ni Barbara, clamons avec force dimanche prochain depuis la cité du Ponant qui a connu les brûlures de l’Histoire : « Quelle connerie la guerre ! »
Tract du Mouvement de la Paix pour la manifestation nationale et même internationale du 9 janvier à Brest, 14h place de la Liberté
Passe vaccinal : "Nous sommes opposés à ce texte qui porte atteinte à nos libertés fondamentales sans prouver son efficacité sanitaire. Mais fidèles à notre ADN, nous serons force de proposition pour vous convaincre que seule une réponse élaborée démocratiquement permettra de sortir de cette sale crise en emportant l’adhésion de la société, plutôt qu’en la fracturant." -
L'humilité devrait vous conduire, Monsieur le Ministre #veran à être ce soir à l'écoute de vos oppositions.
Revoir l'intervention de Sébastien Jumel pour les députés communistes sur la page Facebook des Députés communistes:
https://www.facebook.com/LesDeputesCommunistes/videos/304450131625021
Et compte rendu dans l'Humanité
Les parlementaires PCF sont déterminés à voter contre le projet de loi du gouvernement.
Pour plusieurs raisons : l’interdiction qui sera faite aux non-vaccinés de se rendre au cinéma, au restaurant et dans les transports régionaux leur semble totalement disproportionnée. Et les amendements, notamment défendus par le communiste Sébastien Jumel, visant à « réarmer » l’hôpital, à doter les écoles d’aérateurs et les publics fragiles de masques FFP2 sont sans cesse ignorés par un gouvernement solitaire.
(...)
Dès son examen en commission, entre Noël et le jour de l’An, les élus communistes avaient fait savoir qu’ils voteraient contre. « Nous partageons depuis le début cette conviction que la vaccination est à la fois un bienfait pour nous-mêmes et un acte de protection collective. Nous revendiquons des moyens pour aller vers les plus inquiets, les plus fragiles, les plus éloignés. Nous partageons l’impérieuse nécessité de renforcer la campagne vaccinale, mais nous ne sommes pas favorables à tout acte d’autorité, voire d’autorit arisme, de nature à fracturer, à cliver chaque jour un peu plus la société française », avait déclaré Sébastien Jumel, pour qui le gouvernement ne cesse de « durcir à chaque étape des atteintes fondamentales aux libertés individuelles sans jamais tirer le bilan de leur efficacité dans la lutte contre le virus ».
La proposition de Sébastien Jumel visant à ce que chaque non-vacciné soit rencontré par un professionnel de santé a pour sa part été ignorée par le gouvernement.
Le député PCF s’est de plus indigné contre une autre disposition du texte : celle de permettre les contrôles d’identité « par des personnes non dépositaires d’une mission d’ordre public, ce qui est contraire à l’État de droit ». Le projet de loi prévoit en effet que toutes les personnes devant demander la présentation d’un passe vaccinal pourront réclamer la présentation d’une pièce d’identité.
***
Dernière minute: Sébastien Jumel:
"Le bambou finit par pencher dans le sens de celui qui pousse le plus fort", dit un proverbe asiatique... Ce soir à l' #assembleenationale le gouvernement finit par lâcher, via un sous-amendement, sur le passe vaccinal pour les activités périscolaires et extra-scolaires, culture, sport et ciné pratiquées par les jeunes. Concrètement : pour les moins de 16 ans, pas de #PasseVaccinal pour ces activités-là qui restent soumises au passe sanitaire. L'exécutif a été contraint de tendre l'oreille pour entendre les oppositions qui ont bien fait de ne rien lâcher, y compris la nuit dernière... Il reste beaucoup, beaucoup de chemin, mais même les petites victoires, il faut les cocher. #passvaccinal #DirectAN
Éditorial de Maurice Ulrich dans L'Humanité. La note
« Mon pauvre argent, on m’a privé de toi ; et puisque tu m’es enlevé, j’ai perdu mon support, ma consolation, ma joie : tout est fini pour moi, et je n’ai plus que faire au monde. » On a l’impression de lire un copier-coller de cette tirade d’Harpagon, chez Molière, avec les articles parus la semaine passée dans la presse de droite au sujet de l’héritage et des droits de succession. Une simple note du Conseil d’analyse économique, organisme consultatif auprès du premier ministre, évoquant l’éventualité d’une timide réforme des droits de succession a fait l’effet d’un séisme, avec mouvements de panique. Que révèle « la haine de l’héritage », écrivait un chroniqueur du Figaro pour qui « ce n’est pas seulement piétiner le droit de propriété sur les biens gagnés de haute lutte après tant et tant de prélèvements », c’est plus largement, au total, « l’euthanasie de la famille ». On a le droit de trouver ça cocasse dans le journal qui se réclame de Beaumarchais avec cette citation à sa une, « sans la liberté de blâmer il n’est pas d’éloge flatteur », mais oublie cette adresse de Figaro lui-même au comte Almaviva, « vous vous êtes donné la peine de naître et rien de plus ».
Spoliation, furie égalitaire… En vérité, de quoi parle-t-on ? De la petite maison de famille arrachée aux enfants, du livret A vidé par l’État ? Ou des plus hauts patrimoines, qui, au-delà de 10 millions d’euros, sont à 90 % des portefeuilles financiers et ont progressé plus vite que le PIB depuis les années 1980-1990 ? Cela quand le revenu moyen des 1 % les plus aisés a progressé de 100 % (en sus de l’inflation) et celui des 0,1 % les plus aisés de 150 %, contre à peine 25 % pour le reste de la population (soit moins de 1 % par an). C’est pourtant sans vergogne que des députés LR, avec Éric Ciotti, proposaient il y a quelques mois la suppression totale des droits de succession…
Mais que les plus inquiets toutefois se rassurent. Que ce soit avec l’extrême droite, la droite ou Emmanuel Macron, la note par qui le scandale arrive restera dans les tiroirs.
En France, les 10 % les plus riches s’accaparent 60 % du patrimoine total. Les niches fiscales liées aux héritages leur permettent de se transmettre ce grisbi de génération en génération. Des économistes et institutions appellent à une réforme de la fiscalité sur les successions.
Sortez vos capes, gants et hauts-de-forme ou vos robes à corset : la Belle Époque est de retour. Ce n’est pas la mode vestimentaire du moment qui le suggère, mais les économistes comme les institutions qui scrutent les évolutions de notre société. Aujourd’hui comme au début du XXe siècle, la France appartient aux héritiers rentiers.
Si le siècle dernier avait corrigé le tir, notamment grâce à l’ascenseur social des Trente Glorieuses, la fin des années 1970 a sonné le retour du patrimoine financier et immobilier comme facteur majeur de structuration de classe, bien plus que les revenus (salaires et revenus du travail).
Ce patrimoine qui pèse de plus en plus lourd – de 300 % du revenu national en 1970, il en représentait 600 % en 2020 – a été progressivement capté par quelques-uns. « En France, les 10 % les plus riches possèdent 60 % du patrimoine total net », soulignait le Rapport 2022 sur les inégalités mondiales, publié en décembre par l’Observatoire des inégalités mondiales.
Cette monopolisation des richesses est devenue à ce point dérangeante que des institutions peu révolutionnaires comme l’OCDE, France Stratégie ou des économistes orthodoxes qui parlent à l’oreille de Macron, tels le prix Nobel Jean Tirole ou l’ex-directeur des études du FMI Olivier Blanchard, s’en inquiètent et appellent à une nouvelle fiscalité des successions et des héritages. Histoire de débloquer un ascenseur social coincé aux étages supérieurs.
« Il devient indispensable d’avoir hérité pour accéder au sommet de la distribution des niveaux de vie », analyse Camille Landais, coauteur du rapport Repenser l’héritage, publié par le Conseil d’analyse économique (CAE) il y a quinze jours. De fait, quand la moitié des Français héritent de 70 000 euros tout au long de leur vie (il s’agit d’une moyenne, nombre d’entre eux n’hériteront de rien du tout), moins de 10 % récupéreront plus de 500 000 euros de patrimoine.
Quant au « top 1 % des héritiers, il recevra en moyenne plus de 4,2 millions d’euros nets de droits. Et le top 0,1 %, environ 13 millions », souligne l’étude du CAE. Autrement dit, « le top 1 % des héritiers peut désormais obtenir, par une simple vie de rentier, un niveau de vie supérieur à celui obtenu par le top 1 % des ’’travailleurs’’ ». De quoi enterrer le mythe du « premier de cordée » et de la méritocratie.
En ces temps de creusement des inégalités sociales, de renchérissement des dépenses du quotidien et d’aspiration des première ou deuxième lignes comme des premiers de corvée à des augmentations de salaires, l’opulence des rentiers relève du scandale alors que la transmission de ces fortunes n’est que faiblement taxée. Elles n’ont rapporté que 12,5 milliards d’euros en 2015, soit 0,56 % du PIB, alors que le flux total des transmissions patrimoniales annuelles pèse 15 % du PIB.
Tout semble avoir été fait pour que l’administration fiscale ne s’intéresse pas au sujet. Celle-ci ne possède d’ailleurs pas de données fiables. D’autre part, comme l’explique Camille Landais, « nous pouvons avoir l’illusion d’une progressivité de la taxation des successions, mais c’est un tigre de papier. Dans la réalité, plus les patrimoines sont importants, mieux leurs titulaires connaissent les niches qui permettent d’échapper à leur imposition. Si bien que les plus gros transmetteurs ne sont taxés en moyenne qu’à hauteur de 10 % ».
Parmi les niches fiscales, citons l’assurance-vie (17,5 milliards répartis entre 45 000 bénéficiaires seulement) ; les pactes Dutreil, qui exonèrent à 50 % la transmission des biens professionnels représentant plus de 60 % du patrimoine des 0,001 % les plus fortunés ; la donation en nue-propriété avec réserve d’usufruit (2 à 3 milliards de manque à gagner pour le fisc) ; ou l’effacement des plus-values latentes à la succession.
À ces mesures de sous-évaluation de l’assiette de la taxation des héritages s’ajoutent les autres ficelles de l’optimisation d’héritage. Par exemple, planifier rapporte gros : trois donations de 100 000 euros au cours d’une vie ajoutées à un héritage de 200 000 au décès de chacun des deux parents coûtent moins cher en droits de succession qu’un héritage de 700 000 euros versé d’un coup au décès des ascendants.
Sur tous ces biais, les rapports précédemment cités appellent à revenir dessus. Avec un leitmotiv : assurer une réelle progressivité de la taxation des héritages fondée sur le bénéficiaire tout au long de sa vie. « Les transmissions d’un montant total élevé pourraient être imposées à des taux croissants, tout en permettant aux nombreux parents de la classe moyenne de transmettre un patrimoine plus modeste à leurs enfants en franchise d’impôts », note la commission Tirole- Blanchard. Ce qui contribuerait à améliorer la mauvaise image de cette fiscalité, vue comme « une double imposition de l’épargne de parents qui ont “travaillé dur” et qui souhaitaient aider leurs enfants ».
Selon les scénarios proposés par le rapport du CAE, ces mesures dégageraient entre 9 et 19 milliards d’euros. Qu’en faire ? De la baisse d’impôts indirects ou directs à la réduction de la dette publique, l’abondement des mécanismes de solidarité et d’égalité des chances jusqu’au financement d’un capital garanti de 120 000 euros pour tous dès 18 ans, comme le proposait l’économiste Thomas Piketty, les projets ne manquent pas. Ils relèvent tous d’un projet de société dont les candidats à l’élection présidentielle ont la possibilité de s’emparer.
Le PCF juge indispensable de « renforcer la fiscalité et la rendre plus progressive », comme l’explique l’économiste communiste, Denis Durand. En tenant compte de deux paramètres : « Le montant de la succession ou de la donation, mais aussi les ressources du bénéficiaire. » « Il peut parfois arriver que des gens héritent mais ne soient pas en mesure de payer les droits », précise-t-il. « On croit que les inégalités sont le fait des revenus, souligne également Denis Durand, mais elles sont le produit des inégalités d e patrimoine. »
Selon le PCF, il s’agit donc de mettre les plus hauts patrimoines plus fortement à contribution, et tout au long de la vie. Les communistes proposent notamment le rétablissement et le triplement de l’ISF pour y parvenir. « Mais, prévient l’économiste, il faudra aussi changer l a façon dont sont produites les richesses. »
Extrait de l'article de Diego Chauvet - "Droits de succession : la gauche affiche sa volonté de réformer" - L'Humanité, 4 janvier 2022
Ses allers-retours entre le public et le privé intéressent de près la justice. Mais ce proche d’Emmanuel Macron prépare tranquillement la campagne du président-candidat depuis l’Élysée, dont il est toujours le secrétaire général.
Alexis Kohler, le puissant secrétaire général de l’Élysée, est un pur produit de la Macronie, le symbole de la confusion née des allers-retours entre la haute fonction publique, le privé et le pouvoir. Énarque, ancien de l’Agence des participations de l’État (APE), il est passé par le Trésor, avant de devenir directeur financier de la compagnie maritime MSC (Mediterranean Shipping Company), tout en s’engageant à fond dans la première campagne présidentielle du candidat Macron.
Ce drôle de mélange des genres ne suscitant aucune indignation en Macronie, il occupe depuis bientôt cinq ans l’un des postes clés de l’appareil d’État. C’est là qu’il reçoit, dans la plus grande discrétion, des investisseurs internationaux, des patrons du CAC 40 comme Martin Bouygues, Bernard Arnault (LVMH), Xavier Niel (Iliad), Patrick Pouyanné (Total) ou Serge Weinberg (Sanofi). C’est là qu’il mène en toute tranquillité ces conversations dont rien, jamais, ne filtre à l’extérieur. Car l’Alsacien de 49 ans au tempérament taiseux aime la discrétion.
Une affaire hautement explosive est pourtant venue le rattraper. À la suite d’une plainte d’Anticor déposée en 2018 pour « trafic d’influence » et « prise illégale d’intérêts », la justice cherche à savoir si le premier conseiller d’Emmanuel Macron a profité de ses différentes positions à Bercy pour favoriser les intérêts financiers de l’armateur italo-suisse MSC. La compagnie maritime est l’un des plus gros clients des chantiers STX de Saint-Nazaire, dont l’État français est actionnaire. Or, Alexis Kohler a des liens importants avec l’entreprise MSC. Jugez plutôt : le macroniste d’obédience rocardienne a essayé à deux reprises de la rejoindre après ses expériences à Bercy, respectivement comme directeur de cabinet de Pierre Moscovici et d’Emmanuel Macron lorsqu’il était ministre de l’Économie. La première fois, en 2014, la commission de déontologie, chargée de contrôler le départ des agents publics dans le secteur privé, avait refusé sa demande. Deux ans plus tard, il retente le coup. Cette fois, à la surprise générale, la commission accepte.
Alexis Kohler part alors travailler chez MSC, comme directeur financier depuis Genève. Dans le même temps, il s’engage pleinement dans la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron. Surtout, il a soigneusement caché ses liens familiaux avec la compagnie maritime, évoquant simplement l’existence d’un « lointain cousin ». En réalité, la compagnie maritime est fondée et dirigée par des cousins de sa mère, la famille Aponte. Ensemble, ils passeront même leurs vacances sur le yacht familial. Avait-il prévenu sa hiérarchie de sa proximité avec MSC ? Oui, jure l’Élysée. Grâce à une lettre signée en 2019 par Emmanuel Macron lui-même, Alexis Kohler a bénéficié d’un classement sans suite par le Parquet national financier (PNF). Le protégé du président espère alors que la tempête est derrière lui. Le secrétaire général de l’Élysée, réputé bosseur, poursuit ses activités, se plonge dans les dossiers industriels, dont il raffole.
Mais un dossier va lui causer de gros problèmes, celui de Veolia-Suez. L’ami d’Emmanuel Macron se retrouve à nouveau pris dans les mailles judiciaires avec le PNF. Ce dernier enquête depuis juin sur l’offre publique d’achat (OPA) de Veolia sur Suez, suspectant plusieurs responsables et le secrétaire général de l’Élysée de « trafic d’influence ». Rien que ça. En résumé, Alexis Kohler est soupçonné d’être intervenu à plusieurs reprises dans ce projet de fusion, jusqu’à faire pression sur des représentants syndicaux pour obtenir d’Engie (dont l’État est actionnaire) qu’il ne s’oppose pas à la vente des parts de Suez à Veolia. Cette affaire est loin d’être réglée puisque l’intersyndicale de Suez envisage désormais de déposer une plainte pour « diffusion d’information trompeuse ».
Malgré ces démêlés judiciaires, l’énarque bénéficie toujours du soutien indéfectible du président de la République. Kohler doit même jouer un rôle important dans sa future campagne présidentielle, en faisant le lien avec les grands patrons. L’objectif étant de les convaincre d’investir via le versement de dons.
Au-delà de sa dimension pénale, l’affaire Kohler jette une lumière crue sur une faille de notre démocratie, celle des allers-retours permanents d’énarques entre le public et le privé, générant à leur tour des conflits d’intérêts. Le cas Kohler souligne combien le gouvernement, qui s’autoproclame défenseur du « nouveau monde », s’assoit sur ces problématiques qui pourrissent depuis longtemps la vie politique française. La Macronie révèle également au grand jour son vrai visage : une start-up qui se croit tellement intouchable qu’elle ne saurait être tenue de rendre des comptes. Bien sûr, ce brouillage permanent entre les affaires publiques et privées fait le bonheur des grands groupes, puisqu’ils bénéficient de relais importants au sein de l’appareil d’État. Et, on le sait, les patrons du CAC 40 ne sont jamais rassasiés dès lors qu’il s’agit de privatiser les politiques publiques.
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Le Ministre de l'Education a présenté aujourd'hui le nouveau protocole sanitaire dans les écoles. Le choix de le rendre public à moins de 24h de la rentrée est en soi une provocation. Sa publication dans la presse plutôt que de le construire avec le corps enseignant chargé de le mettre en œuvre en dit long sur la considération du ministre pour les professeurs.
Sur le fond, ces annonces sont à mille lieues des besoins dans ce contexte d'épidémie galopante.
Le Ministre confirme qu'il faudra attendre un cas positif pour qu'une classe soit testée. Pourquoi ne pas faire comme l'Allemagne qui teste les enfants deux à trois fois par semaine ? Alors que jusqu'à présent la France ne testait qu'une classe sur trente !
Le Ministre confirme par ailleurs le recours aux professeurs retraités pour prendre le relai des enseignants malades. Ce choix a valeur d'aveu. Il montre à quel point nous manquons de professeurs pour faire classe. Il éclaire d'un jour cruel le choix de Ministre de supprimer 7900 emplois dans l'Éducation nationale depuis 2017, soit l'équivalent de 175 collèges.
Enfin, il ne propose rien de neuf pour équiper les bâtiments scolaires de capteurs de CO2 et se défausse une fois de plus sur les collectivités territoriales.
Au final, Jean-Michel Blanquer finit son quinquennat comme il l'a commencé : sans considération pour les enseignants, sans ambition pour les élèves, sans égards pour leurs parents.
La France mérite mieux. Je veux changer radicalement de chemin pour l'école.
Dans l'immédiat, en se donnant vraiment les moyens de maintenir les écoles ouvertes dans ce contexte d'épidémie : tests systématiques plusieurs fois par semaine, masques FFP2 pour les enseignants et le personnel scolaire, capteurs de CO2 dans toutes les classes avec prise en charge du coût par l'État.
Et pour les 5 prochaines années, porter une vraie ambition pour l'école en limitant à 20-25 le nombre d'élèves par classe et en recrutant 90.000 enseignants titulaires.
Fabien Roussel, candidat à l’élection présidentielle,
Paris, le 2 janvier 2022.
Bon courage ce matin aux élèves, parents et personnels des écoles, collèges et lycées ![]()
Retrouvez Fabien Roussel 2022 à 8h13 sur Europe 1 !
Ci-dessous un communiqué sur la rentrée des classes ![]()
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COMMUNIQUE DE PRESSE
Sur la forme comme sur le fond, Blanquer à mille lieues des besoins de l’École (Fabien Roussel)
Le Ministre de l'Education a présenté aujourd'hui le nouveau protocole sanitaire dans les écoles. Le choix de le rendre public à moins de 24h de la rentrée est en soi une provocation. Sa publication dans la presse plutôt que de le construire avec le corps enseignant chargé de le mettre en œuvre en dit long sur la considération du ministre pour les professeurs.
Sur le fond, ces annonces sont à mille lieues des besoins dans ce contexte d'épidémie galopante.
Le Ministre confirme qu'il faudra attendre un cas positif pour qu'une classe soit testée. Pourquoi ne pas faire comme l'Allemagne qui teste les enfants deux à trois fois par semaine ? Alors que jusqu'à présent la France ne testait qu'une classe sur trente !
Le Ministre confirme par ailleurs le recours aux professeurs retraités pour prendre le relai des enseignants malades. Ce choix a valeur d'aveu. Il montre à quel point nous manquons de professeurs pour faire classe. Il éclaire d'un jour cruel le choix de Ministre de supprimer 7900 emplois dans l'Éducation nationale depuis 2017, soit l'équivalent de 175 collèges.
Enfin, il ne propose rien de neuf pour équiper les bâtiments scolaires de capteurs de CO2 et se défausse une fois de plus sur les collectivités territoriales.
Au final, Jean-Michel Blanquer finit son quinquennat comme il l'a commencé : sans considération pour les enseignants, sans ambition pour les élèves, sans égards pour leurs parents.
La France mérite mieux. Je veux changer radicalement de chemin pour l'école.
Dans l'immédiat, en se donnant vraiment les moyens de maintenir les écoles ouvertes dans ce contexte d'épidémie : tests systématiques plusieurs fois par semaine, masques FFP2 pour les enseignants et le personnel scolaire, capteurs de CO2 dans toutes les classes avec prise en charge du coût par l'État.
Et pour les 5 prochaines années, porter une vraie ambition pour l'école en limitant à 20-25 le nombre d'élèves par classe et en recrutant 90.000 enseignants titulaires.
Fabien Roussel, candidat à l’élection présidentielle,
Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93. Il publie, chaque semaine, une chronique dans nos colonnes.
Une des nouvelles inventions du gouvernement est d’instaurer un forfait de passage aux urgences de 20 euros que devra régler immédiatement tout patient qui ne sera pas hospitalisé et qui ne bénéficiera que d’une consultation.
Ce nouveau dispositif est présenté comme une simplification d’une facturation il est vrai complexe, mais comme cela est le cas pour tous les soins avec la part Sécurité sociale et la part mutuelle, qui fait qu’il est très difficile de comprendre ce qui restera à la charge de l’assuré. Les principaux problèmes avec cette mesure sont d’une part sa date d’application, le 1 er janvier 2022, d’autre part le travail administratif supplémentaire que cela va nécessiter du fait de l’obligation de l’encaissement immédiat.
En pleine épidémie, avec une tension hospitalière qui devient intolérable pour les personnels, la priorité est-elle d’ajouter des tâches, qui plus est administratives, à du personnel déjà débordé ? Par ailleurs, cette « taxe » risque de provoquer des tensions avec un certain nombre de patients non informés qui considéreront qu’il s’agit d’une punition, alors que pour la très grande majorité d’entre eux, ils ne viennent pas par plaisir aux urgences mais bien parce qu’ils n’ont pas trouvé de solution en ville du fait de la baisse continue du nombre de médecins généralistes.
Il est clair que les personnels ont autre chose à faire que de recouvrer ce forfait. Alors, si la solution est de créer des postes administratifs pour encaisser cette taxe, où est l’intérêt ? En résumé, ce gouvernement reste dans une logique financière et administrative de gestion des hôpitaux à mille lieues des besoins réclamés avec force par tous les personnels mobilisés depuis 2019 autour de trois revendications : des postes, de meilleurs salaires et l’arrêt des fermetures de lits. Mais visiblement, il reste sourd à ces demandes, comme nous l’ont montré les dernières annonces du premier ministre, qui n’a cité aucune mesure concrète pour l’hôpital et qui est resté sur la ligne condescendante du remerciement aux soignants pour leur mobilisation. Nous en avons assez d’être ainsi méprisés et nous exigeons un vrai plan de remise à niveau de l’hôpital.