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Lundi 24 janvier, Fabien Roussel dévoilait à la presse son programme composé de 180 propositions pour construire la France des Jours Heureux.
Cette présentation tu peux la retrouver sur Youtube : https://youtu.be/RH8S7mkiGNM
En pièce jointe, un 8 pages A5 pour le populariser (tirage à 4 millions d'exemplaires) dont nous devrions recevoir plusieurs milliers d’exemplaires à distribuer.
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Dans le contexte de la crise sanitaire, de nombreux métiers ne trouvent pas preneur. Alors que des besoins humains et sociaux s'expriment, la question des conditions d'existence pour tous est posée. Avec les contributions de Sophie Taillé-Polian. Coordinatrice nationale de Génération.s, sénatrice du Val-de-Marne et d'Aymeric Seassau. Membre du comité exécutif national du PCF en charge du travail et des entreprises
Les évolutions dans le travail entraînent une nouvelle place pour le salariat. Le revenu universel permet à la vie humaine d’être au cœur de la société.
Sophie Taillé-Polian, Coordinatrice nationale de Génération.s, sénatrice du Val-de-Marne
À l’heure de la décarbonation, de la robotisation, de l’intensification du travail qui rend ce dernier insoutenable physiquement et psychiquement pour tant de salarié·es, la place du travail salarié rentable doit être revue dans notre société. La place de chaque citoyen·ne doit être reconnue par un accès à des moyens financiers pour une vie digne. Le travail est lié à la vie humaine. Nous devons cesser de le résumer au cadre restrictif de l’activité économique rentable. Pour aller vers une société d’émancipation, chaque citoyen·ne doit avoir les moyens de construire son projet de vie, doit pouvoir moduler le temps qu’il ou elle consacre à sa vie personnelle pour l’articuler à son apport au collectif humain auquel il appartient. La société du bien-être est une société où le travail a du sens pour celui ou celle qui le produit. Le travail salarié ne peut plus être à lui seul la clef de l’inclusion de chacun·e dans la société, et surtout pas celui fourni par le système économique actuel !
Combien de salarié·es souffrent d’une activité qui heurte leurs valeurs ? De personnes qui vivent leur « travail » comme une blessure, en raison de conditions trop difficiles ou d’objectifs impossibles à atteindre ? Bien souvent, avec un salaire insuffisant pour répondre à leurs besoins. Ce « travail »-là n’est pas un outil d’émancipation.
La croissance ne peut plus être un objectif en soi à l’heure des grands dérèglements climatiques. Ce sont les métiers du lien, en grande majorité occupés par des femmes, qui doivent être mieux pris en compte, et revalorisés. Le partage du temps de travail permet de mieux vivre, dans et hors le travail, mais aussi de créer de l’emploi et de lutter contre le chômage. La réduction du temps de travail effectif des salarié·es, en termes d’heures journalières ou hebdomadaires tout au long de la vie, par la mise en place de congés payés et par l’abaissement de l’âge de départ à la retraite, a vocation à réduire le chômage et les inégalités économiques, sociales et environnementales. À l’heure où le gouvernement contraint des étudiant·es à faire la queue dans des files alimentaires, laisse les plus grosses fortunes s’enrichir et polluer tandis que les plus pauvres s’enlisent dans la précarité, l’urgence est de trouver un moyen de répondre à la crise.
Nous avons la responsabilité collective de garantir à chacun·e le droit de vivre dignement. Aussi, revenu et travail universels ne doivent pas être opposés. Nous devons défendre un projet de société dans lequel la question de la protection sociale doit permettre de conjuguer droit au revenu et droit au travail.
Le revenu universel est l’outil indispensable pour une transition écologique protectrice des citoyen·nes. Notre économie doit se tourner vers une société décarbonée, les mutations seront rapides, elles sont parfois déjà violentes : les salarié·es doivent pouvoir compter sur une Sécurité sociale renouvelée.
Le travail constitue un enjeu d’émancipation, mais aussi de pouvoir. La sécurité d’emploi et de formation s’inscrit dans le projet de la transformation sociale.
Aymeric Seassau Membre du comité exécutif national du PCF en charge du travail et des entreprises
En réalité, les communistes veulent les deux (travail et revenus) et ne s’en cachent pas. Notre proposition de sécurité d’emploi et de formation pose les bases d’une société sans chômage portée par un nouvel âge de la Sécurité sociale. Il permettrait à chacun non pas de bénéficier d’un « revenu minimum », mais de la garantie d’un bon revenu à tout âge de la vie. Mieux : de bénéficier d’un revenu garanti pour se former tout au long de la vie et de continuer d’apprendre et de s’émanciper dans le travail. Voilà pourquoi le candidat communiste Fabien Roussel parle avant tout de travailler tous, de travailler moins (avec une nouvelle étape de la réduction du temps de travail) et… de travailler mieux.
Nous ne voulons pas d’une société à deux vitesses où certains vivraient de leur activité créative et d’autres resteraient dépendants d’un revenu d’assistance qu’il s’agirait seulement d’améliorer. D’autant qu’une telle réalité aggraverait sans aucun doute la domination du capital. D’ailleurs, le débat autour du revenu – de base, d’autonomie, universel… – est discuté aux quatre coins de l’échiquier politique sous des formes différentes, soulevé à gauche par Benoît Hamon et agité à droite par des ultralibéraux.
Or, pour nous, le travail est un enjeu d’émancipation, mais aussi de pouvoir. L’entreprise, le lieu de travail, c’est un lieu de socialisation où se forgent les imaginaires. C’est aussi et surtout un lieu de pouvoir. C’est le lieu de la confrontation avec les puissances d’argent dont nous voulons faire reculer la domination jusqu’au dépassement du capitalisme.
En libérant les travailleurs de l’épée de Damoclès du chômage de masse dont s’accommodent parfaitement le patronat et les libéraux, nous voulons aussi renforcer le pouvoir des travailleurs sur leur lieu de travail. C’est un constat aussi vieux que Jaurès qui déclarait, il y a plus d’un siècle : « La Révolution a fait du Français un roi dans la cité et l’a laissé serf dans l’entreprise. » Et c’est aujourd’hui pour nous un enjeu démocratique de première urgence parce qu’il conditionne les possibilités de changement social et de transition écologique. Nous voulons donc sécuriser le travail et la formation en renforçant d’un même mouvement les capacités de lutte et d’action des travailleurs eux-mêmes.
C’est une question politique, économique, philosophique. Et les communistes l’assument depuis Marx. Oui, notre cité future est gouvernée par des producteurs libres… par des travailleurs, donc.
Voilà pourquoi le projet de Fabien Roussel est solidement ancré sur la proposition de sécurité d’emploi et de formation comme sur les nouveaux pouvoirs des travailleurs dans l’entreprise. Cela suscite débat à gauche ? Tant mieux !
La question qui est posée relève bien de l’universel. Le travail comme les moyens dont on dispose pour vivre et s’émanciper relèvent d’un choix important : aménager ou transformer la société ?
Après le retrait de sa carte de résident, les autorités israéliennes suppriment son assurance-maladie.
Tout entière au service du pouvoir, la justice israélienne poursuit son acharnement contre l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri. Alors qu’il a fait appel de la décision visant à lui retirer sa carte de résident permanent de Jérusalem (un document institué dès l’occupation de la partie orientale de la ville en 1967), les autorités israéliennes viennent d’ajouter une mesure des plus iniques : elles ont purement et simplement annulé son assurance-maladie, obligatoire dès l’âge de 18 ans. Autrement dit, alors que la pandémie de Covid fait rage, Salah Hamouri se voit dénier le droit à la santé et, d’une certaine manière, à la vie.
L’Humanité a demandé au ministère français des Affaires étrangères comment il comptait agir. Le porte-parole a répondu en substance : « La France entretient un dialogue approfondi avec les autorités israéliennes s’agissant de la situation de notre compatriote M. Salah Hamouri, qui fait l’objet d’un suivi attentif, de longue date et à haut niveau. Les services du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères à Paris, ainsi que le consulat général de France à Jérusalem et l’ambassade de France en Israël, sont pleinement mobilis és pour qu’il puisse mener une vie normale à Jérusalem, où il est né et où il réside, et que son épouse et ses enfants obtiennent le droit de s’y rendre pour le retrouver. » Et d’ajouter que le gouvernement reste mobilisé « pour qu’il puisse bénéficier de l’ensemble des voies de recours à sa disposition et que les droits de la défense soient respectés ».
Le problème, que la France ne veut visiblement pas prendre en compte, est que ces décisions israéliennes sont tout simplement nulles au regard du droit puisque l’occupation de Jérusalem-Est n’est pas reconnue par Paris et contrevient à toutes les résolutions de l’ONU.
Depuis le péage de Saint-Arnoult, sur l’A10, le candidat du PCF a proposé de « s’attaquer » au profit des compagnies pétrolières pour financer la baisse à 5,5 % de la TVA sur le carburant.
Gilet jaune sur le dos – sécurité oblige – et écharpe de député en bandoulière, le candidat communiste à la présidentielle s’est rendu, jeudi, au péage de Saint-Arnoult, sur l’autoroute A10, avec un message : « Stop à la vie chère ! » « Les automobilistes sont de véritables vaches à lait et sont saignés tous les jours, à chaque fois qu’ils paient leur plein d’essence. Nous voulons défendre le pouvoir d’achat et, pour cela, nous attaquer aux dividendes des compagnies pétrolières », explique Fabien Roussel entre deux tracts tendus aux conducteurs.
Une action symbolique, destinée à braquer les projecteurs sur des propositions que le gouvernement s’obstine, pour l’heure, à écarter. Face à la flambée des prix, le député du Nord plaide ainsi pour une baisse des taxes. Outre une « taxe flottante sur l’essence pour baisser de 50 centimes le prix au litre », la TVA pourrait être ramenée à « 5,5 % sur les carburants », juge-t-il. « 5 euros de moins pour un plein de 50 litres, c’est 5 milliards d’euros » de perte pour l’État, a objecté, mercredi, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. « Mais, quand les prix de l’essence grimpent, ce sont les frigos des Français qui se vident. Baisser le prix de l’essence, c’est sauver l’alimentation de toutes les classes populaires », réplique le candidat du PCF. Surtout, ce n’est pas sur le budget de l’État mais via un prélèvement lié aux dividendes distribués par les compagnies pétrolières à leurs actionnaires qu’il propose de financer la mesure : « 16 milliards d’euros de dividendes ont été versés en deux ans rien que par Total ! » martèle-t-il.
« Mais nous savons que cela ne suffira pas : l’enjeu est aussi de consommer moins », estimait à l’automne Fabien Roussel, alors que les prix de l’énergie s’envolaient déjà. En la matière, le communiste défend « un plan de développement des transports en commun ». « Dans les 45 métropoles de notre pays, l’État doit prendre à sa charge leur gratuité, en priorité pour les moins de 25 ans et les salariés. Dans les autres territoires, je propose que les 50 % du ticket de TER des salariés non remboursés par l’employeur le soient par l’État », indique le candidat. Quelques heures avant de se rendre sur le péage yvelinois, il a d’ailleurs visité la gare routière de Briis-sous-Forges (Essonne), en compagnie du maire Emmanuel Dassa, où un « dispositif unique favorise l’usage du bus sur l’autoroute jusqu’à la gare RER de Massy ». Une alternative au tout-voiture en zone périurbaine déjà en actes.
En déplacement dans l'Essonne, jeudi, le communiste a conclu une journée marathon par une rencontre avec les habitants et associations de Grigny. En compagnie du maire PCF de la commune, Philippe Rio, il s’est engagé à faire adopter une loi de « rattrapage » pour les banlieues.
« Philippe, on a déjà décidé de faire une manifestation à la CAF d’Évry pour réclamer les moyens nécessaires au respect des habitants ! », glisse Fabien Roussel, à Philippe Rio, le maire PCF de Grigny (Essonne) lorsque que celui-ci le rejoint lors d'une rencontre avec les habitants de sa ville. Après la province, à l’occasion des Rencontres des jours heureux, le candidat communiste à l’Élysée s’attelle depuis début janvier à parcourir l’Ile-de-France. Jeudi 20 janvier, le député était dans l’Essonne, un département en partie enclavé où se mêlent urbanisation et zone agricole. La journée s’est terminée dans « la ville la plus pauvre de France, mais où nous avons le meilleur maire du monde », assume fièrement, une habitante venue écouter le discours du prétendant communiste, en référence à la récompense décernée par la City Mayors Foundation au maire de la commune, Philippe Rio.
Les premiers de corvées, ils habitent ici. Ils y élèvent leur enfant. Pourtant, moins de deux ans après le début de la crise, on a l’impression que tout le monde a oublié cette réalité. Philippe Rio
À Grigny, 45 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. C’est à ces « invisibles du périphérique » que Fabien Roussel souhaite « redonner espoir ». « À Saint-Amand-les-Eaux, comme à Grigny, il existe le même sentiment d’abandon », estime le candidat. Député du Nord, il connaît néanmoins la vie en banlieue, après une adolescence passée à Champigny-sur-Marne. Dans la salle municipale jouxtant, une friche commerciale, où se déroule la rencontre, les habitants témoignent tous de ce délaissement. « Quand on a une maladie chronique, c’est très difficile de trouver un spécialiste, ils sont déjà tous complets », raconte l’un. « Le commissariat est toujours fermé. On subit des choses invivables mais ils ne viennent pas. On veut simplement vivre comme avant », enchaîne un autre. « Toutes ces questions touchent au service public, souligne Fabien Roussel, heureusement des maires mènent le combat, mais ils n’ont pas de planche à billets, ils doivent être aidés par l’État ». « Moi président de la République, il y aura une loi de programmation pour les 200 villes de France signataires de l’appel de Grigny », s’est d’ailleurs engagé le candidat, un peu plus tard dans la soirée, devant 450 participants.
Moi président de la République, il y aura une loi de programmation pour les 200 villes de France signataires de l’appel de Grigny. Fabien Roussel
« Les premiers de corvées, ils habitent ici. Ils y élèvent leur enfant. Pourtant, moins de deux ans après le début de la crise, on a l’impression que tout le monde a oublié cette réalité », tacle Philippe Rio. Et de déplorer l’attitude de ces « candidats qui jouent à un concours Lépine de celui qui nous piétine le mieux. Comme si chaque jour, on remettait en cause l’appartenance de la banlieue à la nation ». Dans l’assistance, un retraité voudrait bien en découdre avec ceux-là : « je suis prêt à vous accompagner pour affronter Éric Zemmour », dit-il. Relayant une lutte de travailleurs étrangers en situation irrégulière à DPD France, filiale de La Poste, une syndicaliste demande : « Toi président que fais-tu pour les sans papiers ? » « Je les régularise une bonne fois pour toutes ! », répond du tac au tac Fabien Roussel. « Si à Grigny l’usine Bergams a fermé, ce n’est pas la faute des migrants, mais de son propriétaire Bruno Caron, parmi les 500 grosses fortunes de France mais qui en veut toujours plus », poursuit le député.
Délaissée depuis plusieurs décennies, cette commune populaire de 28 000 habitants a vu les associations pallier les défaillances de l’État. Elle en compte plus de 560. « Avec le Covid, la situation empire. Ça fait 10 jours que le site de demande de RSA est bloqué ! Les gens sont dans une précarité administrative. Je passe des journées aux téléphones avec les administrations sans résultats », témoigne une bénévole. « Elles doivent embaucher ! On peut quand même recruter en urgence des jeunes qui n’attendent que ça pour 6 mois pour suppléer aux absences Covid », fustige le candidat communiste qui assure, lors de son discours, « tout faire pour mettre la question sociale, et donc des salaires et de l’emploi, à l’ordre du jour du débat politique ». Et de rappeler « qu’une fois à l’Élysée, (s) a première mesure sera d’augmenter le SMIC à 1 800 euros brut, les pensions de 200 euros et de rétablir la demi-part fiscale pour les veufs ! ».
Plus tôt dans la journée, au cours de son périple du sud francilien, Fabien Roussel s’est rendu au péage de Saint-Arnoult pour réclamer la baisse du prix de l’essence via la taxation des profits des compagnies pétrolières, avant de visiter une ferme municipale à Pussay, tenue par un jeune couple qui vend exclusivement ses produits à travers une AMAP, hors des fluctuations des prix de Rungis. Pour le candidat, la campagne s’accélère. Les 500 promesses de parrainages en poches, il est donné, par un sondage Opinionway, paru vendredi, à 3 % des intentions de voix, devant Anne Hidalgo (PS) et proche de Yannick Jadot (5 %). « Les choses peuvent bouger », insiste Amadou Deme, responsable de la fédération PCF qui a prévu un week-end d’actions les 28, 29 et 30 janvier. Une force militante de terrain sur laquelle mise beaucoup le candidat.
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Si le vote populaire pour l’extrême droite progresse depuis les années 1980, les attentes qui s’expriment, notamment envers les sujets économiques et sociaux, sont toujours très marquées à gauche.
Les classes populaires se seraient droitisées ? Si la progression du Rassemblement national dans l’électorat de ces catégories est réelle, elle est à relativiser du fait d’une très forte abstention et n’est pas représentative de leurs véritables préoccupations. Selon une enquête réalisée au printemps 2021 par l’Ifop pour « l’Humanité Dimanche », plus que la lutte contre l’immigration, ce sont des mesures sociales qui sont attendues.
Parmi les classes populaires, ils sont 91 % à demander un grand plan pour les services publics, 86 % à vouloir l’augmentation du Smic, 82 % à être favorables à la taxation des dividendes… Des mesures que seule la gauche met réellement sur la table. Même s’il lui reste à convaincre. « Il y a sans doute eu une perte de confiance à l’égard de la gauche, le quinquennat Hollande y est pour beaucoup, analyse le sociologue Ugo Palheta. La gauche doit pouvoir porter un discours clair, avec des propositions ambitieuses, de rupture, pour regagner cette confiance. C’est aussi comme cela qu’elle pourra combattre la montée de l’extrême droite. »
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Celle-ci a en effet su adapter son discours au regard des réelles aspirations des classes populaires, sans pour autant bouleverser le fond d’un programme conservateur et libéral, que Marine Le Pen met d’ailleurs davantage en avant qu’en 2017. D’après une autre étude, réalisée par OpinionWay en septembre 2021, pour les ouvriers, les employés, le « pouvoir d’achat » (52 %) et la « protection sociale » (42 %) arrivent en tête des « enjeux qui compteront le plus au moment de voter pour l’élection présidentielle », devant la sécurité et l’immigration.
Selon l’Ifop, en janvier 2020, le changement prioritaire à apporter, d’après les ouvriers et les employés, concerne « les écarts de revenus et de richesses ». « Marine Le Pen a su faire croire qu’elle avait la réponse à ces questions, alors même que les plus précaires seraient les premières victimes de sa politique », observe la philosophe Juliette Grange, auteure du livre « les Néoconservateurs » (Pocket, 2017).
Reste que cette imposture sociale de l’extrême droite est loin de séduire la majorité des classes populaires : « Le vote des ouvriers et employés en faveur de Marine Le Pen et Éric Zemmour est encore annoncé élevé pour la présidentielle mais la colère, la défiance, le sentiment d’abandon qui s’expriment politiquement dans ces catégories se traduisent pour l’heure davantage par un retrait des urnes », relate le politologue Florent Gougou. Une abstention qui, là encore, pourrait être combattue par un projet émancipateur, s’il parvient à être convaincant.
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Le mois dernier, le ministère de l’Agriculture publiait une note chiffrée faisant état d’une forte réduction du nombre d’exploitations agricole en France entre 2010 et 2020. Le 10 janvier, une autre note, émanant de la Mutualité Sociale Agricole, montrait que l’accès à une superficie suffisante devient de plus en plus difficile pour les jeunes porteurs de projets.
Nous avons récemment fait état d’une note du ministère de l’Agriculture publiée en décembre et révélant la France ne comptait plus que 389.000 exploitations agricoles en 2020, soit 100 000 de moins qu’en 2010. Cette étude d’Agreste indiquait également que la superficie moyenne des exploitations agricoles en France était de 69 hectares en 2020, contre 55 hectares en 2010. Elle était de 42 hectares en l’an 2.000, tandis que notre pays comptait encore 620.000 exploitations.
Le 10 janvier dernier, la Mutualité Sociale Agricole (MSA) a publié une étude chiffrée sur l’installation des jeunes en agriculture. On y découvre qu’en 2020, « l’effectif des jeunes chefs d’exploitation installés à 40 ans et moins - ceux qui sont éligibles au dispositif d’aides à l’installation- s’établit à 8.838 personnes, en baisse de 3,5%. Ces jeunes installés représentent 70,7% des nouveaux installés. Les installations tardives ne résultant pas d’un transfert entre époux (3.080 personnes) sont en baisse plus marquée (-12%) et représentent désormais 24,6% des installations réalisées (contre26,1% en 2019). Les installations tardives résultant d’un transfert entre époux (590 personnes) sont, quant à elles, en net recul (-21,3%). Ce type d’installation ne représente toutefois que 4,7% des installés ».
Des retraites revalorisées par la « Loi Chassaigne»
Ce « transfert entre époux » mérite un éclairage. Durant de longues décennies, l’unique chef d’exploitation était le mari dans un couple de paysans, son épouse ayant été seulement le titre « ménagère », puis de « conjoint collaborateur », suite à une modification législative. Du coup, quand un mari un peu plus âgé que son épouse faisait valoir ses droits à la retraite, cette dernière devenait à son tour cheffe d’exploitation, son mari continuant de travailler bénévolement à ses côtés tout en percevant sa pension. Quand l’épouse faisait valoir ses droits à la retraite, les quelques années passées comme cheffe d’exploitation apportaient une petite augmentation à sa pension. Obtenu par un combat acharné du député communiste André Chassaigne, le vote des deux textes de loi revalorisation les retraites des chefs d’exploitation, puis celles des conjoints collaborateurs et autres aides familiaux, a permis une augmentation mensuelle de plus de 100€ des pensions nettes des chefs d’exploitation depuis décembre 2021. Celles des conjoints collaborateurs et des aides familiaux ont connu une moindre revalorisation en janvier, des amendements votés par la majorité présidentielle ayant réduit la portée du texte de loi.
Seulement 34 hectares de superficie pour les nouveaux installés
Mais revenons à l’installation des jeunes en ce XXIème siècle. La statistique de la MSA nous dit que « chez les jeunes installés la superficie moyenne a crû régulièrement jusqu’en 2008, avant de se stabiliser entre 33 et 34 hectares de 2009 à 2012. A partir de 2012, elle avait retrouvé une progression pour s’établir à 37,1 hectares en 2017. Depuis elle repart à la baisse. Ainsi, en 2020, la superficie moyenne du jeune installé diminue pour atteindre 34,1 hectares contre 35 hectares en 2019. En 2020, la moitié des jeunes installés agricoles exploite une superficie inférieure ou égale à 20 hectares et un quart exploite plus de 52 hectares ».
La MSA ne livre aucune analyse sur les causes de la baisse des superficies qu’obtiennent les jeunes au moment de leur installation. Mais on peut penser que les pressions exercées par les distributeurs pour obtenir des prix bas suite au vote de la Loi de Modernisation Economique (LME) en 2008 et son application dès 2009 n’a pas été favorable aux nouvelles installations. Car les paysans déjà installés ont cherché à agrandir leur exploitation pour tenter de s’en sortir en produisant davantage. On peut aussi penser que la petite embellie constatée entre 2012 et 2017 est imputable, pour une part, à l’augmentation de l’aide européenne attribuée aux 52 premiers hectares de chaque exploitation. Cette décision fut prise en 2014 par Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture durant le quinquennat de François Hollande.
Légiférer sur le foncier pour renouveler les générations
La situation s’est à nouveau dégradée depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée tandis que le ministère de l’agriculture a changé de titulaire à quatre reprises durant les trois premières années du quinquennat de l’actuel président. L’étude de la MSA indique encore qu’en 2020 «parmi les installés de 40 ans et moins, le taux de pluriactivité masculin augmente légèrement pour atteindre 35,9% contre 35,2% en 2019 et celui des femmes également à 31,8% contre 31,5% en 2019 ». On imagine facilement que cette double activité est contrainte, faute de disposer d’une superficie suffisante pour tirer un revenu décent dans les années qui suivent l’installation. Avec 25% des exploitants âgés de 60 ans et plus, on peut raisonnablement penser que suite à l’amélioration des pensions de retraite rendue possible par la loi Chassaigne, de nouvelles terres vont se libérer. Mais, là encore, le moment est sans doute venu de légiférer en faveur d’une attribution du foncier favorisant l’installation des jeunes plutôt que l’agrandissement continuel des exploitations.
Entre des fermes et des firmes, il faudra choisir !
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2022, ANNÉE DE LA MOBILISATION CITOYENNE SIGNEZ LA PETITION Ce samedi 22 janvier 2022, marque le premier anniversaire de l’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN). La France continue d'ignorer ce processus multilatéral de l'ONU. Faites entendre votre refus de voir la France laisser son siège vide à l'ONU en signant et en diffusant la pétition de notre Campagne. |
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ENSEMBLE POUR FAIRE CHANGER LA POSITION DE LA FRANCE La Campagne ICAN France, conduite par de très nombreuses organisations*, lance ce 22 janvier 2022, une pétition pour demander au Président de la République la participation de la France, en qualité d’observateur, à la première réunion (20/22 mars, ONU, Vienne) des États Parties au Traité sur l'Interdiction des Armes Nucléaires. Le Président de la République, le 7 février 2020, a déclaré que la France « prendra ses responsabilités, en particulier en matière de désarmement nucléaire, comme elle l’a toujours fait ». Il a réitéré le 4 janvier 2022 en affirmant, avec les principales puissances nucléaires, « qu’une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne doit jamais être menée ». Il a donc l’occasion de mettre ces paroles en acte. La France qui ne cesse, quel que soit son gouvernement, de dire qu’elle est un État responsable, n’a pas le droit de :
Avec votre signature nous pouvons créer un mouvement pour faire évoluer cette position. Signez cette pétition qui demande au Président Macron, de ne pas isoler la France d’un processus multilatéral portée par l’ONU, en acceptant de faire participer notre État, en qualité d’observateur, à la première réunion du TIAN. |
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L’avis positif des Françaises et des Français pour ce traité s’est manifesté à différentes reprises entre une majorité (67 %, en 2018) qui souhaite la ratification de ce traité ou encore par la multiplication du nombre de parlementaires et de villes (Paris, Lyon, Grigny, etc.) qui le soutiennent. *Avec les organisations nationales membres ou en accord avec cette action : Abolition des armes nucléaires–Maison de Vigilance, Europe Écologie Les Verts, Initiatives pour le Désarmement Nucléaire, Justice et Paix, La France Insoumise, Ligue des droits de l’Homme, Mouvement International de la Réconciliation, Mouvement national de lutte pour l’environnement, Mouvement pour une alternative non-violente, Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne Mouvement Utopia, Mouvement de la Paix, Observatoire des armements, le Parti Communiste, Pax Christi France, Pugwash France, Réseau Féministe Ruptures, Réseau Sortir du nucléaire. Et les associations locales : Agir pour le désarmement nucléaire Franche-Comté, Feyzin-Europe, Mouvement poétique pour une société idéale oubliée, Négajoule ! |
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Le journal Le Monde ce 21 janvier a publié la tribune de nos experts de ICAN France et de l’Observatoire des Armements : « le manque de transparence sur les déchets nucléaires militaires pose un grave problème démocratique ». Cette tribune fait suite à la publication en décembre 2021 d'une étude sur les "Déchets nucléaires militaires : la face cachée de la bombe atomique française" qui montre que la transparence sur ce sujet est totalement absente. Ainsi, la comptabilité opaque des chiffres, le défaut de prise en compte de tous les déchets produits, comme de ceux enfouis dans un territoire étranger (Algérie), le manque de données sur le coût du démantèlement des installations et, plus généralement, l’absence de débat posent un grave problème démocratique. Nous vivons dans un monde qui a pris conscience de la nécessité de réduire les déchets pour conserver un environnement sain et durable. Les déchets nucléaires, militaires comme civils, ont la particularité d’être extrêmement dangereux et d’une gestion complexe. Seul le temps et un changement de politique peuvent permettre d’en diminuer les risques. Les décideurs politiques, comme l’opinion publique, ne doivent plus ignorer ce sujet ! |
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LE TIAN AVANCE Le TIAN compte 59 États membres (et 86 États signataires) au 22 janvier 2022 ; le Pérou est le denier État à avoir ratifié en 2021 (23 décembre) ce texte. Ce sont ainsi 8 nouveaux États qui ont adhéré au traité au cours de l'année dernière. Le traité à fait bouger les lignes en 2021 :
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ENSEMBLE CONTRE LES ARMES NUCLÉAIRES Nous n'aurions pu terminer cette Lettre d'information sans vous souhaitez nos meilleurs voeux pour cette nouvelle année de bonheur et de résistance avec une pensée toujours particulière pour ceux qui sont en premières lignes pour aider les personnes malades en cette période de pandémie. Vous le savez, notre Campagne avance grâce au soutien financier reçu de la part de nos adhérents, de nos donateurs et aux projets financés par des fondations indépendantes telle la Heinrich-Böll-Stiftung Paris, France ou encore la Fondation Un Monde pour Tous... et bien sûr avec l'énergie et l'expertise des membres de notre équipe. Nous poursuivons nos actions de plaidoyer dans une pleine indépendance financière. Vous pouvez rejoindre notre communauté engagée contre les armes nucléaires en devenant
Enfin, la bonne nouvelle c'est que vous pouvez toujours en 2022 nous soutenir gratuitement en adoptant le moteur de recherche solidaire Lilo pour surfer sur internet et en nous reversant vos "gouttes". MERCI POUR VOTRE SOUTIEN |