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24 juin 2022 5 24 /06 /juin /2022 05:56

 

J’ai la grande fierté d’annoncer le retour du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR) à l’Assemblée Nationale. Composé à ce jour de 18 députés contre 16 lors de la précédente législature, notre groupe a reconduit André Chassaigne comme Président !

 

 

André Chassaigne poursuit actuellement des discussions avec d’autres députés qui pourraient nous rejoindre encore.

 

C’est une excellente nouvelle car la constitution du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine, au lendemain des élections présidentielle et législatives est essentielle pour la gauche, pour le monde du travail et pour tous les habitant·e·s de France continentale et d’Outre-mer, épris de justice sociale et fortement attachés aux valeurs d’une République qui respecte tous ses citoyens.

Nous aurons à coeur de nous mettre au service de tous et de porter leurs colères et leur espoir, leurs exigences de dignité, de solidarité et d’égalité.

Comme nous nous y sommes engagés au lendemain de l'élection présidentielle, les députés du groupe GDR travailleront de concert avec les autres groupes parlementaires de la nouvelle union populaire écologique et sociale.

Avec le groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste (CRCE), dont sa présidente Eliane Assassi vient de déposer une proposition de loi pour encadrer l’usage des cabinets conseils, c’est une force qui comptera dès les prochaines semaines.

L’ensemble des propositions que nous avons défendues lors des élections législatives avec l’alliance de gauche et lors de la campagne présidentielle de "La France des Jours heureux" seront au cœur de cette rentrée parlementaire.

C’est d’ailleurs ce que j’ai rappelé au Président de la République ce mardi 21 juin 2022 lors de notre entretien.

Je lui ai à nouveau rappelé, en toute franchise, qu’une grande majorité de nos concitoyen·ne·s rejetaient avec force sa politique et notamment son projet de réforme portant l'âge de départ en retraite à 65 ans. Mettre à l’ordre du jour cette réforme serait une véritable provocation.

J’ai demandé au contraire que des mesures soient prises sans délai par l’exécutif, pour répondre à la crise sociale et économique d’une extrême gravité pour notre peuple et pour l’avenir du pays. 

En tête de ces mesures, le pouvoir d’achat :

  • L’augmentation de 15 % du SMIC et du point d’indice des fonctionnaires de 10 % au 1er juillet, ainsi que la reconnaissance stricte des qualifications et de l’ancienneté
  • La convocation urgente d’une conférence salariale visant à l’augmentation sensible de tous les salaires
  • La hausse des pensions de retraites sur le montant du SMIC réévalué et la baisse de la CSG sur les retraites
  • La baisse immédiate des prix des carburants par la diminution des taxes.
  • Le rétablissement de la demi-part fiscale pour les veuves et les veufs.
  • Un plan d’embauche immédiat pour l’éducation nationale et la santé

 

Pour financer ces mesures, j’ai rappelé l’urgence de mieux distribuer les immenses richesses dont dispose le pays. J’ai alerté le chef de l’État sur la hausse des taux et la nécessité d’agir sur la Banque Centrale Européenne pour obtenir des prêts à taux négatifs. Cela permettrait d’investir massivement dans la transition écologique, dans l’emploi et la recherche, dans le soutien aux TPE et PME.

Pour agir concrètement sur l’explosion des prix de l’énergie et des matières premières, j'ai demandé au Président de la République de convoquer en urgence une réunion avec tous les acteurs intermédiaires pour leur imposer de mettre un terme aux pratiques spéculatives.

Dans le même esprit, et à l’instar de l’Espagne et du Portugal, j'ai proposé que la France décide enfin de sortir du système tarifaire européen, ce qui permettrait de faire baisser sensiblement le prix de l’électricité produite à moindre coût en France.

Par ailleurs, j’ai souhaité interroger le président de la République sur les initiatives que la France allait prendre concernant le conflit en Ukraine, pour l’obtention d’un cessez-le-feu en Ukraine.

Les Françaises et les Français peuvent compter sur le groupe GDR à l'Assemblée et le groupe CRCE du Sénat pour faire avancer toutes les propositions, les mesures en faveur de la Paix comme celles qui répondraient aux urgences sociales et écologiques.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord

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24 juin 2022 5 24 /06 /juin /2022 05:53

 

Nous venons de connaître, précocement, des chaleurs extrêmes. La fréquence, prévisible, de tels épisodes de fortes températures dus au changement climatique impose des mesures d’atténuation et d’adaptation. L'analyse de Robert Vautard, climatologue, et Julia Hidalgo, chercheuse à l’université de Toulouse.

Il faudrait concevoir des scénarios avec des objectifs et un agenda clairs, en plus des solutions existantes. Les sciences du climat permettent déjà d’y travailler.

 

ROBERT VAUTARD

Climatologue, directeur de l’Institut Pierre-Simon Laplace

Depuis une dizaine d’années en France, pratiquement chaque été est ponctué de vagues de chaleur remarquables soit par leur intensité (en 2019, par exemple) soit par leur durée (en 2017-2018, par exemple) soit par leur décalage saisonnier, comme cette année en juin ou en septembre, comme en 2016. Malgré cette accélération du nombre de vagues de chaleur et des plans opérationnels pour la santé depuis 2003, celles-ci restent souvent les catastrophes naturelles les plus meurtrières. En 2019, elles avaient occasionné près de 2 500 morts en Europe de l’Ouest, et elles occasionnent régulièrement des pertes de rendement agricole.

 

En 2021, des records de température ont été battus d’environ 5 degrés au nord-ouest de l’Amérique, provoquant là aussi de multiples décès et des feux de forêt. Le débordement saisonnier des vagues de chaleur engendre déjà des conditions difficiles pour les activités sportives et scolaires, les examens de fin d’année qui se déroulent dans des conditions inégales de santé des écoliers face à la montée des températures.

De nouveaux pics de chaleur nous attendent : plus tôt, plus forts, plus longs, avec parfois des pointes bien au-dessus des records. Et les plus vulnérables, qui ont des logements mal isolés, vivent sous les toits ou dans les quartiers urbains les moins frais par manque d’espaces verts, en payent le prix fort.

Avons-nous préparé correctement ces conditions nouvelles ? Pas certain. Au-delà des solutions déjà imaginées (végétalisation des villes, agriculture résiliente, stockage de l’eau…), il faudra concevoir des scénarios climatiques simples et prévoir comment nous réagirons. Par exemple 50 degrés, comme au Canada en 2021, sur une ou plusieurs grandes villes densément peuplées comme Paris, Lyon, ou d’autres.

Il serait dommage de ne pas imaginer ce qui devrait être déployé pour y faire face, avec des objectifs et un agenda, en espérant que cela n’arrivera que dans plusieurs décennies, voire jamais. Ne serait-ce pas un exercice intéressant à réaliser avec une dimension nationale ou européenne, en coordonnant les travaux des différentes régions ? D’autres scénarios-tests sont aussi importants : canicule durant un été, canicule totalement hors saison, etc.

Pour tous ces scénarios, les sciences du climat disposent de méthodes, de données, de simulations qui permettent dès aujourd’hui d’y travailler. Elles réalisent aussi, comme en ce moment, des campagnes de terrain à Paris pour comprendre ce qui se passe en détail dans les villes en période de canicule, avec notamment la campagne de mesures Paname, et développent une stratégie pour les nouvelles générations de modèles qui vont apporter des informations climatiques plus précises.

Géré de plus en plus par l’action publique, le phénomène de chaleur extrême en milieu urbain devrait être intégré dans les politiques de prévention des risques.

 

JULIA HIDALGO

Chercheuse à l’université de Toulouse, responsable de projet au Cler, réseau pour la transition énergétique

L’action publique en matière de gestion des épisodes de vagues de chaleur en France s’articule autour de trois domaines : la santé, la réponse immédiate et l’urbanisme opérationnel. En matière de santé, l’opérateur principal est Santé publique France, chargé de la veille sanitaire et des actions de communication et de sensibilisation. Le deuxième volet est « la réponse immédiate ». Cela consiste à activer et mettre en œuvre le plan alerte canicule qui a été mis en place depuis 2003. Il relève à la fois de Santé publique France et de Météo France. Le troisième volet s’intéresse aux réponses à plus long terme grâce à la planification urbaine et aux actions sur l’environnement et le cadre de vie.

 

Aujourd’hui, les compétences de cette action relèvent de l’échelon local, essentiellement des plans locaux d’urbanisme (PLU). Depuis 2019, toutes les villes de plus de 20 000 habitants sont dans l’obligation d’élaborer, en plus des PLU, un plan climat-air-énergie territorial (Pcaet). Outre le fait qu’il doit traiter de la qualité de l’air, c’est un outil de planification qui a pour but d’intégrer les enjeux d’atténuation et d’adaptation climatique dans les documents d’urbanisme. À l’échelle locale, l’adaptation à la hausse des températures est souvent traitée de façon transversale et s’infuse du plan climat vers le PLU.

 

Jusqu’à récemment, l’adaptation à la chaleur était très souvent prise en compte à la lumière des principaux vecteurs d’action que sont la végétation, l’eau, la nature et la couleur des matériaux, l’architecture, etc. Depuis quelques années, nous sommes capables de produire des diagnostics cartographiques fins à même de fournir des informations à l’échelle de l’îlot urbain qui peuvent être utilisées pour les PLU et Pcaet. Ces diagnostics microclimatiques sont nécessaires pour territorialiser les stratégies d’adaptation qui seront ainsi spécifiques aux différentes zones de la ville (centre-ville, zones commerciales, zones arborées, etc.).

L’action publique se saisit de plus en plus de la question de la gestion de la chaleur extrême en milieu urbain tant dans la gestion de crise que dans la planification à long terme. Les vagues de chaleur étant amenées à être de plus en plus fréquentes, intenses et longues, ne devrait-on pas les intégrer, à part entière, dans les plans de prévention des risques (PPR). Jusqu’à présent, ces derniers prennent en charge les inondations, les mouvements de terrain, les cyclones, etc. Mais pas la chaleur. Les PPR sont établis par les services de l’État ; les plans d’urbanisme, par les collectivités. La réponse immédiate est gérée par le ministère de l’Intérieur, tandis que les PPR le sont par le ministère de l’Environnement. Quelle que soit l’issue de la réflexion, qui devra prendre appui sur l’expérience de gestion des risques déjà prise en compte, l’implication de tous les acteurs – de l’échelon national au local – sera nécessaire pour gérer ce nouveau risque caractérisé et ses expressions les plus extrêmes.

 

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22 juin 2022 3 22 /06 /juin /2022 08:24
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22 juin 2022 3 22 /06 /juin /2022 08:23
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21 juin 2022 2 21 /06 /juin /2022 06:13
Législatives - Deux tiers des jeunes se sont abstenus (L'Humanité, Julia Hamlaoui, 21 juin 2022)
Deux tiers des jeunes se sont abstenus

Second tour Ce sont à nouveau les moins de 35 ans et les classes populaires qui ont le moins voté. Quant aux reports de voix, ils donnent à voir l’effritement du front républicain.

Publié le Mardi 21 Juin 2022 - L'Humanité

Le scrutin de dimanche a ouvert une période d’incertitude avec une majorité toute relative pour Ensemble ! mais aussi une arrivée en force de la gauche à l’Assemblée et une percée historique du Rassemblement national. La carte politique du territoire s’en trouve bouleversée : si 324 circonscriptions conservent la même étiquette, 148 ont basculé plus à gauche et 105 plus à droite. Mais le second tour des élections législatives a été marqué par un autre phénomène majeur : l’abstention, à nouveau, de plus de la moitié des citoyens appelés aux urnes (53,77 %, contre 52,49 % le 12 juin). « Ce sont plus de 26 millions d’électeurs qui n’ont pas voté. C’est le premier parti de France », a mesuré dès l’issue du vote sur TF1 le directeur général de l’Ifop, Frédéric Dabi. Mais le phénomène continue de frapper différemment les électeurs selon leur profil.

Ce sont les jeunes, comme lors des précédents scrutins, qui sont les plus abstentionnistes, malgré les appels lancés par la Nupes pour les inciter à se déplacer. Selon Ipsos, 71 % des 18-24 ans et 66 % des 25-34 ans ne se seraient pas rendus aux urnes, dimanche. La non-participation reste majoritaire jusque dans la tranche d’âge des 50-59 ans, où elle s’élève à 57 %, pour chuter à 42 % parmi les 60-69 ans et à 34 % parmi les plus de 70 ans. Soit 37 points de différence d’un bout à l’autre de la pyramide des âges. Un écart encore plus important que lors de la présidentielle. À ce second tour-là, il était de 19 points entre les plus jeunes (42 % n’avaient pas voté) et les plus âgés (23 %), signe d’une intermittence du vote particulièrement marquée chez les plus jeunes.

67 % des ouvriers ont boudé les urnes

Le niveau de participation est aussi sensiblement différent selon la catégorie socioprofessionnelle. Les ouvriers se seraient ainsi abstenus, dimanche, à 67 %, contre 54 % des cadres et seulement 35 % des retraités. De même, selon le niveau de revenu : 64 % de ceux ayant moins de 1 250 euros de revenu par mois ne se sont pas déplacés, contre 49 % de ceux qui disposent de plus de 3 000 euros mensuels. Ce sont également – phénomène déjà observé lors du premier tour – 57 % des sondés ne se déclarant « pas satisfaits » de leur vie qui ont boudé les urnes, contre « seulement » 48 % des « satisfaits ».

« La campagne extrêmement dure menée l’un contre l’autre par Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron n’a pas suscité de remobilisation de leur camp respectif », affirme Mathieu Gallard, de l’institut Ipsos. Un constat nuancé par Frédéric Dabi, qui rappelle la moindre démobilisation par rapport à l’entre-deux-tours des législatives de 2017. Cette fois, c’est « 1,5 point de plus par rapport au premier tour, c’était 6 points de plus en 2017 où il y avait eu un record d’abstention avec 57 % », note- t-il. Il y voit l’effet de « la dramatisation de cette campagne » avec la confrontation entre la gauche, le camp présidentiel et le RN.

Avantage tout de même pour la Macronie, qui partait avec de l’avance. Ainsi, on compte 53 % d’abstention parmi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon du premier tour de la présidentielle, 52 % parmi ceux de Marine Le Pen et 38 % parmi ceux d’Emmanuel Macron. Elle est également moindre (à 50 %) parmi les Français qui préféraient « qu’Emmanuel Macron obtienne une majorité », que parmi ceux (59 %) qui la souhaitaient pour la gauche : « Globalement, le différentiel de mobilisation entre partisans et opposants de la majorité présidentielle a été d’une dizaine de points », résume Ipsos.

Reste que « le sentiment est très fort que la campagne n’a pas abordé les enjeux qui intéressent les Français, dont le pouvoir d’achat, largement en tête de ceux-ci depuis des mois », note Mathieu Gallard, pointant une médiatisation concentrée d’abord sur la constitution du gouvernement, puis sur l’affrontement Nupes-Ensemble !, mais peu sur le fond.

Aux près de 54 % d’abstentionnistes, « il faut aussi ajouter les 7,7 % d’électeurs qui ont voté blanc et nul, alors qu’ils étaient 2,2 % au premier tour. Dans les différentes configurations de duels, avec la tripolarisation, énormément d’électeurs du camp éliminé ont fait le choix de ne pas choisir », observe le politologue de l’Ipsos.

pas de report des électeurs de droite contre le RN

Les reports de voix entre les deux tours montrent d’ailleurs à quel point le barrage républicain face à l’extrême droite est affaibli. «  Dans les duels entre Ensemble ! et le RN, 7 électeurs de la Nupes sur 10 n’ont pas voté ou voté blanc et nul. Et c’est la même chose dans les duels Nupes-RN pour les électeurs Ensemble ! – environ 7 sur 10, là aussi, ne choisissent pas », relève Mathieu Gallard. Selon une enquête Harris Interactive, cette proportion serait un peu moindre : 48 % des électeurs d’Ensemble ! ne se seraient pas exprimés en cas de duel Nupes-RN, 34 % auraient choisi un bulletin Nupes et 18 %, RN. Dans les duels RN-Ensemble !, ce serait 45 % des électeurs Nupes qui n’auraient pas choisi ; 31 % auraient glissé un bulletin Ensemble ! dans l’urne, et 24 %, celui du RN. Quant aux électeurs RN du premier tour, en cas de duel Nupes-Ensemble !, 51% n’y auraient pas participé, 24 % auraient choisi le candidat Nupes et 25 %, celui d’Ensemble !.

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21 juin 2022 2 21 /06 /juin /2022 06:07
 président du groupe communiste GDR sous les deux précédents mandats

président du groupe communiste GDR sous les deux précédents mandats

Déclaration d'André Chassaigne, président du groupe communiste GDR sous les deux précédents mandats:

"La proposition de Jean-Luc Melenchon me surprend. En effet, elle n'était pas dans l'accord de la NUPES.
Je m'interroge sur l'intérêt d'un groupe unique qui gomme les sensibilités et les richesses de chacune et chacun.
Par ailleurs, 4 groupes au sein de l'Assemblée seront plus forts qu'un seul. Pour la gauche, ce sera du temps de parole en plus et plus de droit de tirage ( commissions d'enquête, niches parlementaires,
etc...) .
Pour ma part, je n'ai qu'une seule boussole : l'intérêt pour le peuple de gauche... Sur ce point, qu'apporterait un groupe unique?
Par ailleurs, concernant les postes à responsabilité au sein de notre Assemblée, qui constituent un enjeu secondaire, une coopération intelligente entre nos groupes aboutira au même résultat que la constitution d'un groupe unique. C'est d'ailleurs tout l'intérêt de la constitution d'un intergroupe."

Présidence de la commission des finances à l’Assemblée nationale : en finir avec les contre-vérités et les approximations.
 
Olivier Dartigolles, ancien porte-parole du PCF
 
Ce post rapide pour donner quelques éclairages sur les modalités de l’élection à la présidence de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire. Il s’écrit et se raconte pas mal de bêtises depuis hier. Notamment sur l’idée : « comme le Rassemblement national est le premier groupe d’opposition, il obtiendra cette présidence si les élus de la Nupes ne fusionnent pas en un seul groupe ». Or, c’est tout simplement inexact. Pourquoi ?
1. Tout d’abord, rien n’est inscrit dans la Constitution contrairement aux récentes déclarations de Marc Fesneau sur France info. Rien de tel comme le sait d’ailleurs parfaitement l’ancien ministre chargé des relations avec le Parlement. Un responsable politique de premier plan ( Numero 2 du Modem) ne devrait pas se comporter ainsi dans une période déjà assez troublée. Seul le règlement de l’Assemblée nationale précise les conditions de cette élection. « Ne peut être élu à la présidence de la commission des Finances(…) qu’un député appartenant à un groupe s’étant déclaré d’opposition ».
Autre point : « si la majorité absolue (37 votes ) au sein de la commission n’a pas été acquise aux deux premiers tours de scrutin, la majorité relative suffit au 3 eme tour ».
2. J’ajoute ici un point déterminant : traditionnellement, les députés de la majorité ( absolue ou aujourd’hui relative), en l’occurrence ceux d’Ensemble, ne participent pas au vote. Ils s’abstiennent en laissant les groupes d’opposition participer au vote. Dans un tel scénario, la Nupes ( sans avoir besoin d’avoir un seul groupe mais en s’étant accordée sur une candidature commune) l’emporterait donc face au RN et à LR lors du troisième tour.
3. Aussi, pour conclure, seule la participation des députés « ensemble » à ce vote ( au premier, second ou troisième tour) peut donner cette présidence à un députés LR ou RN. Pour dire les choses plus clairement, seuls les macronistes, en ne respectant pas la tradition parlementaire, peuvent faire présider cette commission par la droite ou l’extrême-droite et non, comme cela devrait se passer, par un député issu de l’un des groupes de la Nupes.
Donc, comme on le voit, l‘affirmation selon laquelle « le premier groupe de l’opposition a la présidence de la commission des finances » est une contre-vérité. Quand elle est exprimée par des personnes ne connaissant pas bien le règlement de l’Assemblée nationale, cela peut se comprendre au regard d’un traitement médiatique, parfois peu scrupuleux en termes de vérification, et de ce que l’on peut lire sur les réseaux sociaux. Mais quand cela vient de personnes maîtrisant parfaitement ces sujets…
Quant à la question d’un groupe Nupes fusionné, là encore, quelques rappels sont nécessaires et utiles. Outre le fait que ce sujet ait été clairement arbitré dans l’alliance électorale de la gauche réunie et de l’écologie, la nouvelle composition de l’Assemblée nationale plaide bien évidement pour la constitution de quatre groupes parlementaires ( PCF, LFI, EELV, PS) et d’un intergroupe pour se coordonner ( comme par exemple pour une candidature commune à l’élection de présidence….ou pour le dépôt d’une motion de censure….). C’est indispensable pour faire vivre la diversité qui n’est jamais un obstacle mais une richesse. Et puis, encore ceci, un groupe unique donnerait, automatiquement, beaucoup plus de moyens, de logistique, d’initiatives et de temps parlementaires aux autres groupes, dont le RN. Pas très judicieux pour la période qui vient et qui va être rude.
 
***
 
Charlotte Balavoine:
Pour information (ou rappel), le règlement de l'Assemblée Nationale (art39) stipule que ne peut-être " élu à la présidence de la commission des finances qu'un député d'un groupe d'opposition". Le vote se fait à bulletin secret et les députés de la majorité n'y prennent normalement pas part.
👩‍🏫😉 Autrement dit avoir un ou plusieurs groupes de la #NUPES n'entrave en rien l'élection d'un.e président.e issue de l'alliance des forces de gauches pour la Commission des finances (ainsi que dautres représentants dans les bureaux des autres commissions).
✊️📣 En revanche avoir plusieurs groupes permet proportionnellement plus de temps de paroles et surtout, (surtout !) de respecter l'accord passé entre les différentes composantes de l'union de la gauche et des écologistes.
🤝 "L'union est un combat" écrivait Étienne Fajon, et elle repose nécessairement sur le respect de chacune de ses composantes.
🥳👏 J'en profite donc pour ma part pour féliciter André Chassaigne et les députés communistes et ultra-marins pour la reconduction dugroupe #GDR à l'Assemblée Nationale. Le monde du travail aura plus que jamais besoin d'eux pour faire barrage à l'extrême-droite, au "tapis de bombes" que nous promet la macronie, et permettre de nouvelles conquêtes sociales !
⤵️ Pour plus d'informations sur le règlement de l'Assemblée Nationale c'est par ici:
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21 juin 2022 2 21 /06 /juin /2022 06:03
Le groupe communiste GDR renouvelé - L'Humanité, 21 juin 2022
Le groupe GDR renouvelé

Les députés PCF siégeront à nouveau dans ce groupe technique, complété par « six à huit » élus ultramarins, selon André Chassaigne. Une première réunion est prévue mercredi.

Publié le Mardi 21 Juin 2022 - L'Humanité
 

«L e groupe GDR est sur de bons rails. » Au lendemain des élections législatives, André Chassaigne, président du groupe de la Gauche démocratique et républicaine (GDR), a annoncé sa reconduction ; y siégeront les douze députés communistes. Dimanche, huit élus PCF sortants ont été réélus. Sébastien Jumel, Jean-Paul Lecoq et Hubert Wulfranc sont facilement reconduits en Seine-Maritime, de même pour André Chassaigne dans le Puy-de-Dôme. En Île-de-France, Elsa Faucillon (70,17 %) et Stéphane Peu (78,70 %) repartent également pour un second mandat. Ils sont rejoints par Soumya Bourouaha qui succède à Marie-George Buffet, en Seine-Saint-Denis. Dans l’Allier, Yannick Monnet l’emporte et remplace Jean-Paul Dufrègne au Palais-Bourbon. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, et Pierre Dharréville sont également sortis vainqueurs de ce scrutin dans des circonscriptions compliquées face au Rassemblement national (RN) sur fond de vague brune.

Les discussions sont encore en cours

La percée de l’extrême droite dans le Nord n’a pas permis à Alain Brunel de siéger à nouveau à l’Assemblée. Une défaite qui s’est jouée à 277 voix. « Un grand regret, Alain était un député de terrain, très présent dans les luttes, déplore André Chassaigne, Il s’est notamment investi dans la défense des hôpitaux en initiant le tour de France des centres hospitaliers et Ehpad », effectué par les parlementaires communistes en 2019. Mais le PCF peut compter sur le renfort de deux nouveaux parlementaires. Jean-Marc Tellier, d’abord, dans le Pas-de-Calais, qui s’impose dans une circonscription jusqu’alors détenue par le RN. Fils de mineur, le maire d’Avion confirme le travail de terrain effectué par la gauche, autour de Lens, contre le parti de Marine Le Pen, et qui avait déjà conduit à des victoires aux départementales. Dans le Cher, Nicolas Sansu s’impose aussi face à l’extrême droite. Le maire de Vierzon retourne à l’Assemblée nationale, après un premier mandat débuté en 2012 avant d’être emporté par la vague LaREM de 2017. Réputé pour sa rigueur, il s’était notamment illustré en commission des Finances.

Pour composer ce groupe technique, les douze parlementaires PCF ­devraient être rejoints par « six à huit » députés de gauche d’outre-mer. « Des discussions sont encore en cours » avec deux d’entre eux, explique André Chassaigne. Le groupe GDR devrait notamment ­accueillir les trois élus de Polynésie, Moetai Brotherson, Tematai Le Gayic, Steve Chailloux, qui ont « d’ores et déjà pris l’engagement d’y siéger », précise l’élu communiste, et ceux de La Réunion, Karine Lebon, Emeline K/Bidi et Frédéric Maillot, proches de l’ancienne députée GDR et présidente de région Huguette Bello. Les élus GDR doivent se réunir, mercredi, pour une première réunion de groupe.

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21 juin 2022 2 21 /06 /juin /2022 05:58
Ian Brossat: « Ce n’est plus un gouvernement mais un cimetière » (L'Humanité, entretien avec Naïm Sakhi, 21 juin 2022)
Entretien IAN BROSSAT, porte-parole du PCF
« Ce n’est plus un gouvernement mais un cimetière »

Face à une Macronie sans majorité absolue, Ian Brossat estime que la gauche devra démontrer son utilité au plus grand nombre pour contrer la politique de casse sociale du gouvernement.

Publié le Mardi 21 Juin 2022

Forte des 138 députés Nupes (hors outre-mer), la gauche sera la principale opposition à la politique de casse sociale d’Emmanuel Macron. Mais pour le porte-parole du PCF, Ian Brossat, face à l’inquiétante percée du Rassemblement national (RN), elle devra « affronter » les réalités qui poussent une partie de la France rurale et populaire dans les bras de l’extrême droite.

Les électeurs ont infligé un revers électoral à Emmanuel Macron, sans majorité absolue à l’Assemblée nationale. La France est-elle entrée dans une zone de turbulences ?

Le président de la République s’est pris une claque monumentale. Il ne dispose pas d’une majorité absolue, plusieurs de ses proches ont été battus, trois ministres ont été balayés. Ce n’est plus un gouvernement, c’est un cimetière. Ce n’est pas ce résultat qui crée des turbulences. C’est l’inverse : le chaos engendré par sa politique qui produit ce résultat. Les Français rejettent son bilan autant que son projet. Ils ne veulent pas de la retraite à 65 ans et de ses réformes punitives. La situation actuelle est porteuse de nouvelles réjouissantes, mais aussi de périls. Au registre des bonnes nouvelles, la sanction encaissée par le pouvoir et la gauche, qui renforce sa présence grâce au rassemblement. La progression exponentielle de l’extrême droite, en revanche, doit nous alerter. Je salue au passage la magnifique victoire de Jean-Marc Tellier, maire PCF d’Avion, qui est le seul à battre le RN dans une circonscription que l’extrême droite avait gagnée en 2017. Il est le seul à ­réaliser cette performance.

Avec 138 députés pour la Nupes et les élus progressistes d’outre-mer, la gauche sera la principale force d’opposition. Quelles sont ses marges de manœuvre pour contrer la politique de casse sociale ?

Nous ne dévions pas de notre ligne de conduite : être utiles au plus grand nombre, au monde du travail, en portant nos propositions sur le pouvoir d’achat, la santé, le service public. C’est ce que nous avons toujours fait, mais le gouvernement a bien souvent fait le choix de les balayer d’un revers de main. Il a fallu qu’André Chassaigne s’y prenne à plusieurs reprises pour imposer la revalorisation des retraites agricoles. Sur la déconjugalisation de l’allocation aux adultes handicapés, par contre, il n’a jamais voulu accéder à nos demandes. C’est pourtant une simple question d’humanité. Le gouvernement changera-t-il d’attitude au vu du nouveau rapport de forces ? Cela reste à vérifier. En tout état de cause, notre présence renforcée à l’Assemblée, couplée au mouvement social, sera un atout pour mener le combat.

Alors que l’objectif de la Nupes était de rassembler des électeurs dont le RN capte la colère, celui-ci réalise une percée historique. Pourquoi n’a-t-elle pas réussi à les convaincre ? Quelles responsabilités pour la Macronie, qui s’est refusée au barrage républicain ?

Le RN national progresse nettement, c’est incontestable. Le choix fait par Macron de renvoyer dos à dos la gauche et l’extrême droite a produit des effets ravageurs. Il est comptable de la présence de 89 députés RN : par sa politique qui a contribué à semer la division chez les Français et par ses tergiversations entre les deux tours. Il va nous falloir affronter ces réalités, analyser cette percée, particulièrement dans la France rurale. C’est l’une des questions centrales qui nous est posée. La gauche enregistre des performances remarquables dans les grandes métropoles, dans les quartiers populaires. C’est moins le cas dans la France des villages. Il va falloir travailler à unir les deux car c’est la condition de la victoire.

Ian Brossat: « Ce n’est plus un gouvernement mais un cimetière » (L'Humanité, entretien avec Naïm Sakhi, 21 juin 2022)
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20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 11:52
Résultat des élections législatives de juin 2022 - Le nombre de députés par blocs et forces politiques à l'Assemblée Nationale
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20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 05:40
PCF - Un groupe consolidé (L'Humanité, 19 juin 2022)
PCF - Un groupe consolidé (L'Humanité, 19 juin 2022)
PCF - Un groupe consolidé (L'Humanité, 19 juin 2022)
PCF - Un groupe consolidé (L'Humanité, 19 juin 2022)
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PCF - Un groupe consolidé (L'Humanité, 19 juin 2022)

PCF Un groupe consolidé

(L'Humanité, 19 juin 2022)

Bien embarqués à l’issue du premier tour, huit députés communistes sortants ont été réélus.

En Seine-Maritime, Sébastien Jumel (57,81 %), Jean-Paul Lecoq (65,76 %) et Hubert Wulfranc (61,07 %) confirment l’implantation du PCF dans ce département.

En Île-de-France, Stéphane Peu et Elsa Faucillon sont tous deux reconduits pour un second mandat.

Fabien Roussel (54,5 %), Pierre Dharréville (52,67 %) et le président du groupe GDR, André Chassaigne (69,43 %), s’imposent face au RN.

Dans l’Allier, où Jean-Paul Dufrègne passait la main, Yannick Monnet (55,51 %) l’emporte face à la macronie. Enfin, dans la 4e circonscription de Seine-Saint-Denis, Soumya Bourouaha, qui succédait à Marie-George Buffet, était seule en lice, dimanche, après le retrait du maire de Stains, Azzédine Taïbi. En revanche, Alain Bruneel perd son siège dans le Nord, battu de 277 voix par l’extrême droite.

« La Nupes a largement contribué à nos succès. La gauche se renforce à l’Assemblée. C’est une très bonne nouvelle avec la constitution de quatre groupes, s’est réjoui Fabien Roussel. Il reste beaucoup à faire pour que la gauche soit majoritaire. Il faudra prendre le temps de comprendre pourquoi de nombreux électeurs n’ont pas franchi le pas. »

Dans les 31 circonscriptions où le PCF était présent au second tour, la formation remporte deux nouveaux sièges.

Nicolas Sansu (57,7 %) dans le Cher et Jean-Marc Tellier (50,11 %) dans le Pas-de-Calais s’imposent face à l’extrême droite. À 71 voix près, le maire d’Avion parvient à reprendre une circonscription au RN, malgré la dangereuse vague brune.

En revanche, Jean-Marc Lespade (48,06 %) s’incline dans les Landes, face à Ensemble !. Bruno Nottin (36,64 %), Gabriel Blasco (40,81 %) dans l’Hérault et Patrick Soloch (42,85 %) dans le Nord sont, eux, battus par le RN. Loïc Pen (43,3 %) dans l’Oise chute face à LR. Pour former un groupe, les 12 parlementaires communistes devraient s’appuyer sur leurs partenaires ultramarins. Jean-Philippe Nilor en Martinique, Karine Lebon à La Réunion et Moetai Brotherson en Polynésie française ont été reconduits. Tavini, la formation de ce dernier, envoie par ailleurs deux autres députés à Paris.

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