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27 octobre 2022 4 27 /10 /octobre /2022 15:04

 

Pouvoir d’achat La CGT appelle les travailleurs à se mobiliser, ce jeudi, pour réclamer notamment une revalorisation du salaire minimum. Jugée nécessaire et crédible par les syndicats et la gauche, l’idée fait bondir dans le camp libéral.

 

Dans le récit économique dominant, c’est le coupable idéal, à mi-chemin entre le Grand Méchant Loup des contes pour enfants et la peste noire des livres d’histoire. Aux États-Unis, le candidat républicain Ronald Reagan expliquait, en 1980, que le salaire minimum fédéral avait causé plus de misère et de chômage dans son pays que tout autre facteur depuis la Grande Dépression. Et lors de l’instauration de ce même salaire minimum, en 1938, les lobbyistes patronaux y voyaient une étape vers « le bolchevisme, le fascisme et le nazisme » (1), rien que ça… Aujourd’hui encore, sous toutes les latitudes, le Smic est accusé de détruire l’emploi. C’est dire si la revendication de la CGT, qui appelle les salariés à se mobiliser ce jeudi pour obtenir un Smic à 2 000 euros brut par mois (soit environ 1 600 euros net, contre 1 329 euros à l’heure actuelle), fait bondir dans le camp libéral. En dépit de l’inflation qui ronge les comptes en banque, le gouvernement se cantonne à sa position classique : pas question de « coup de pouce », en dehors de la revalorisation automatique fixée par la loi.

En septembre 2021, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, balayait l’idée d’un revers de main : « On peut toujours promettre la lune, mais si c’est pour qu’au bout du compte il y ait davantage de chômeurs, finalement on est perdants ! » Pour le ministre, une hausse du Smic « trop » importante détruirait des emplois en masse. Plusieurs études récentes viennent pourtant battre en brèche cette idée reçue, à l’instar des travaux de l’économiste américain Arindrajit Dube. Ce chercheur mondialement reconnu a publié une synthèse, en novembre 2019, après s’être plongé dans près d’une centaine d’études sur le sujet : « Globalement, le corpus de recherches le plus récent aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans d’autres pays développés met en évidence un effet très modéré du salaire minimum sur l’emploi, tandis qu’il augmente de manière significative le revenu des travailleurs faiblement rémunérés », écrit-il.

Certains pays ont fortement augmenté leur salaire minimum au cours des vingt dernières années, sans séisme économique majeur. C’est le cas du Royaume-Uni, pourtant rarement considéré comme un paradis socialiste, qui a créé son national minimum wage en 1998, avant de l’augmenter de près de 40 % entre 2000 et 2017 (près de deux fois plus vite qu’en France). Dans le même temps, le nombre de travailleurs concernés a doublé, pour atteindre 2 millions de personnes. Au total, 30 % de l’ensemble des salariés britanniques ont profité des hausses du NMW. Dans une étude publiée en avril 2019, la Low Pay Commission (groupe d’experts auprès du gouvernement) dresse un bilan historique complet : « Au lieu de détruire des emplois, comme c’était prévu à l’origine, (…), le salaire minimum a atteint ses objectifs d’augmenter les rémunérations des plus bas salaires sans mettre en danger leurs perspectives d’emplois », écrivent les experts.

« Ne pas avoir peur d’augmenter le “coût” du travail, à condition de baisser le coût du capital »

Passons rapidement sur l’autre grande peur des libéraux, à savoir celle d’un effondrement de notre « compétitivité » en raison d’une hausse du Smic. En France – comme dans beaucoup d’autres pays –, les travailleurs au salaire minimum sont surreprésentés dans des secteurs tels que l’hôtellerie-restauration (38 % des effectifs) ou les services à la personne (56 %), par définition très peu exposés à la concurrence internationale. Autrement dit, les femmes de chambre ou les serveurs payés au Smic en France n’entrent pas en concurrence avec leurs homologues roumains, donc la crainte de délocalisations relève du fantasme.

Il ne suffit pas, cependant, de démontrer qu’une hausse du salaire minimum ne provoquerait pas de cataclysme économique : encore faut-il rendre l’idée crédible. C’est ce que tâchent de faire les défenseurs d’une revalorisation du Smic, qu’il s’agisse de syndicats comme la CGT ou FO, ou des partis de gauche. Premier argument : la hausse du Smic (et des bas salaires) va doper le pouvoir d’achat de ménages désireux de consommer plutôt que de thésauriser (le taux d’épargne augmente avec le niveau de revenu). Les travailleurs concernés généreront donc une demande supplémentaire, qui alimentera le carnet de commandes des entreprises.

Deuxième argument : la hausse du Smic coûte cher, c’est vrai, mais elle peut se financer. L’économiste communiste Denis Durand s’est livré au chiffrage de la proposition d’un Smic à 2 000 euros brut : « Dans mon évaluation, j’intégrais aussi la nécessaire revalorisation de tous les salariés situés autour du Smic – ceux qui n’y sont pas encore et ceux qui sont un peu au-dessus », précise-t-il. Verdict : une facture à 50 milliards d’euros pour les entreprises. « J’entends les patrons de PME qui disent qu’ils auraient du mal à absorber le choc, reprend l’économiste. Notre réponse est simple : nous n’avons pas peur d’augmenter le “coût” du travail, à condition de baisser le coût du capital. »

Pour aider les petites entreprises à muscler les fiches de paie, le PCF propose la création d’un système de prêts bancaires à taux d’intérêt très faible, voire négatif (ou prêts « bonifiés »). Y auraient droit les PME qui s’engagent à jouer le jeu en embauchant et en augmentant les salaires. « Le vrai problème des petites entreprises aujourd’hui, ce n’est pas le coût du travail, c’est leurs difficultés à accéder au crédit bancaire, assure Denis Durand. Concrètement, dans notre dispositif, les PME pourront bénéficier de prêts à cinq ans, mais à des taux très faibles : c’est l’État qui paierait la bonification, c’est-à-dire la différence avec les taux d’intérêt pratiqués par le marché. En aval, il faudra évidemment contrôler l’utilisation des fonds, pour éviter tout effet d’aubaine. » Le PCF a chiffré le coût de la mesure : 20 milliards d’euros d’argent public en coût de bonification, pour 400 milliards d’euros de prêts garantis au total. Dans l’absolu, le chiffre de 20 milliards peut sembler affolant, mais l’État n’hésite pas à dépenser tous les ans la même somme en Cice (crédit d’impôt compétitivité emploi), pour un effet économique très discutable.

l’échelle mobile des salaires, une idée qui reprend de la vigueur

« Les aides publiques aux entreprises coûtent chaque année près de 160 milliards d’euros à l’État, renchérit Mathieu Cocq, économiste de la CGT. Au lieu de les déverser sans contrepartie, focalisons-nous sur les petites entreprises qui rencontrent des difficultés et qui, sans cela, auraient du mal à augmenter le Smic. Nous n’avons rien contre les aides publiques en tant que telles, mais contre la manière dont elles sont utilisées. »

Du côté de la FI, qui prône un Smic à 1 500 euros net, les responsables du programme mettent en avant la nécessaire « solidarité » entre les entreprises. « Nous voulons mettre en place une caisse de péréquation, selon un principe de mutualisation des coûts, explique le député Hadrien Clouet. En pratique, cela veut dire que nous instaurerons une contribution assise sur les bénéfices des entreprises qui obligera les grands groupes à financer une partie de la hausse du Smic accordée dans les PME. Autrement dit, Total paierait pour la hausse de salaire minimum du boulanger. »

Avec une inflation à près de 6 %, gauche et syndicats savent que leurs propositions ont le vent en poupe. Ce contexte hautement explosif a d’ailleurs redonné de la vigueur à une idée jusque-là un peu tombée en désuétude : l’échelle mobile des salaires, c’est-à-dire une forme d’indexation automatique des rémunérations sur l’indice des prix. Le dispositif existait en France jusqu’en 1983, avant d’être enterré au nom du « tournant de la rigueur » mitterrandien, mais il a perduré dans d’autres pays comme la Belgique. « L’échelle mobile répond à deux attentes, plaide Boris Plazzi (CGT). Elle permet à la fois de garantir un maintien du pouvoir d’achat contre l’inflation, tout en évitant un écrasement des salaires : le risque, en augmentant simplement le Smic, serait que les travailleurs situés un peu au-dessus soient “rattrapés” » par la hausse. D’où la nécessité d’une revalorisation de l’ensemble des salaires. »

(1) William Finnegan, « Demonizing the Minimum Wage », The New Yorker, 17 septembre 2014.

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27 octobre 2022 4 27 /10 /octobre /2022 06:40
Salaires, emplois, retraites : Ensemble, restons mobilisé·e·s pour gagner ! (PCF)
Salaires, emplois, retraites : Ensemble, restons mobilisé·e·s pour gagner !

Le PCF se félicite du succès de la journée de mobilisation du 18 octobre. Plus de 150 manifestations se sont tenues à travers tout le pays, rassemblant 300 000 manifestant·e·s de très nombreux secteurs d’activité.

C’est une nouvelle étape importante de la mobilisation interprofessionnelle. Ces dernières semaines des grèves et diverses actions ont été organisées dans de très nombreuses entreprises dans tous les territoires. Cette mobilisation a d’ores et déjà permis à des salarié·e·s d’obtenir des augmentations de salaire. Ces premières victoires montrent que la lutte paie ! Alors restons mobilisé·e·s pour gagner.

Avec tous les salarié·e·s et les retraité·e·s mobilisé·e·s, nous disons avec force que l’augmentation des salaires et des pensions est une nécessité pour vivre dignement, à l’heure où l’inflation dépasse les 6 %. Nous soutenons également la jeunesse mobilisée contre la précarité et les bas salaires, la sélection à l’université qui la prive de la formation de son choix et une réforme de l’enseignement professionnel dictée par les seuls intérêts du patronat.

Dès aujourd’hui, il est possible et nécessaire d’indexer les salaires sur l’inflation. C’est le sens de la proposition de loi déposée par Fabien Roussel pour une échelle mobile des salaires. Au-delà, nous proposons une conférence sociale nationale pour une augmentation générale des salaires et des pensions et la construction d’une sécurité de l’emploi et de la formation permettant à chacune et chacun d’alterner tout au long de sa vie périodes d’emploi et de formation dans une sécurité de revenu et de droits. Et remettons à plat les 160 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises pour les conditionner à l’augmentation des salaires de 10 %, à l’embauche-formation de salarié·e·s et au développement de productions écologiques.

De bons salaires, c’est aussi de bonnes retraites !

Et si une réforme des retraites est nécessaire, ce n’est pas celle que veut imposer Emmanuel Macron, mais celle qui assurera une bonne retraite à toutes et tous, à 60 ans à taux plein, avec une pension à 75 % du revenu net d’activité.

Face à ces revendications légitimes, le grand patronat et le pouvoir Macron choisissent la confrontation : la répression et les réquisitions pour les travailleuses et travailleurs mobilisé·e·s par la grève, le 49-3 pour museler les député·e·s qui agissent et portent des propositions pour faire entendre la voix des salarié·e·s et des familles populaires. C’est inacceptable !

Dans ce contexte, le PCF appelle l’ensemble de ses organisations, avec nos parlementaires et élus locaux à :

  • participer aux journées interprofessionnelles de grèves et de manifestations des 27 octobre et 10 novembre. Pour les communistes, le respect des organisations syndicales et de leur calendrier est un gage d’élargissement et de succès. Nous condamnons ainsi toutes les attaques à l’encontre des organisations syndicales et de leurs premiers responsables. Travaillons à l’unité du monde du travail et au développement du mouvement social actuel jusqu’à l’obtention d’importantes victoires.
  • organiser dans le plus grand nombre de villes et de villages de France des réunions publiques pour qu’un grand débat s’organise sur les salaires, l’emploi, la formation et les retraites, ouvertes à toutes les forces vives du pays, forces politiques de gauche et écologistes, syndicales et associatives.

En s’attaquant au coût du capital, nous pouvons travailler tous·tes, travailler moins et travailler mieux.

C’est le défi des Jours heureux qui nous anime. Relevons-le ensemble dans l’action.

Toutes et tous ensemble aux côtés des organisations syndicales les 27 octobre et 10 novembre !

Paris, le 24 octobre 2022

Parti communiste français

 
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27 octobre 2022 4 27 /10 /octobre /2022 06:37
André Chassaigne a défendu la motion de censure contre le gouvernement que nous avons déposée avec l’ensemble des forces de gauche :
« Le 49.3 est une brutalité à l'encontre de la représentation nationale et donc du peuple.
Vous faites courir un risque vertigineux à notre démocratie : détourner définitivement le peuple de la vie politique, pire, le pousser dans les bras du fascisme ! »
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25 octobre 2022 2 25 /10 /octobre /2022 18:40
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22 octobre 2022 6 22 /10 /octobre /2022 08:31

 

 

Les difficultés budgétaires pèsent sur le moral des maires -

Le coût de l’énergie occupe tous les débats au sein des conseils municipaux et dans les échanges entre élus lors des assemblées générales de toutes les associations d’élus qui ont lieu depuis la rentrée.

Je citerai l’exemple de ma commune de Marquillies. En prévision de cette hausse des tarifs, nous avons inscrit en dépense d’énergie 170 000 euros, au lieu de 70 000 euros l’an dernier, sur un budget global de 1,2 million. Conversation avec le maire d’une commune de l’agglomération lilloise de 27 000 habitants : sur un budget annuel de 34 millions d’euros, 900 000 euros étaient prévus en dépenses d’énergie en début d’année, pour un coût réel sur 2022 de 2,4 millions d’euros.

Chacun est en recherche d’économies pour boucler l’année, la nouvelle la plus hallucinante dans le domaine nous est venue de l’Avesnois, de la ville de notre ami et camarade Bernard Baudoux, maire d’Aulnoye-Aymeries. Il a lu à son conseil municipal le courrier recommandé qu’il a reçu le 27 septembre dernier de son fournisseur d’énergie, TotalEnergies. Le courrier indique : « Sans contrat de renouvellement signé avant le 31 décembre 2022 (c’est demain !), nous procèderons aux résiliations de l’ensemble des sites concernés, ce qui entraînera la suspension de la fourniture d’énergie dans les jours suivants. » L’énorme problème réside dans le fait que le prix du mégawatt dans ce contrat passerait de 90 euros à 3 000 euros ! Oui, vous avez bien lu, 3 000 euros ! Notre ami Bernard a d’abord cru qu’il y avait un zéro de trop, mais ce n’était pas le cas.

Nous payons là l’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie portée par les choix libéraux faits par divers gouvernements successifs. Pendant ce temps-là, M. Attal, le ministre des Comptes publics, demande aux collectivités de « maîtriser les dépenses ». Par ailleurs, TotalEnergies a distribué un dividende exceptionnel de 2,6 milliards d’euros à ses actionnaires, le 28 septembre (tiens, exactement le lendemain de la réception du courrier par Aulnoye-Aymeries).

L’urgence est de revenir aux tarifs réglementés pour toutes les collectivités, et mettre en place un bouclier tarifaire financé par une vraie taxation des superprofits… de TotalEnergies et des autres !

 

 

 

 

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22 octobre 2022 6 22 /10 /octobre /2022 08:27

 

 

 

La proposition de loi du groupe « Les Républicains » visant la Formation des internes en médecine générale permet d’avoir un débat sur les réponses publiques à apporter face aux difficultés d’accès aux soins.

Comment accepter, en effet, que 30% de la population française vit dans un désert médical ? La difficulté pour prendre un rendez-vous avec un généraliste en secteur 1 n’est plus une situation spécifique aux territoires ruraux, elle concerne désormais également les territoires péri-urbains et urbains.

Ainsi, la région IDF est le premier désert médical de France : 62,4 % de la population francilienne, soit 7,6 millions de personnes, ont du mal à accéder à des médecins trop peu nombreux.
Les maires sont soumis à rude épreuve pour trouver une solution coûte que coûte !
Il faut redire que depuis 20 ans, les gouvernements successifs ont refusé de supprimer le numerus clausus et d’augmenter le nombre d’étudiantes et d’étudiants en médecine.
L’ancienne ministre de la santé Agnès Buzyn reconnaissait elle-même dans une tribune au journal Le Monde que le numerus clausus avait été desserré de façon trop progressive et que je cite : « on a perdu plus de quinze ans ».

Depuis 2017, le gouvernement d’Emmanuel Macron n’a pourtant pas corrigé la tendance puisque le remplacement du numerus clausus par le numerus apertus n’a pas significativement augmenté le nombre de médecins formés.

Fautes de moyens financiers et humains supplémentaires pour les universités, le nombre d’étudiant·es en médecine est passé de 9 300 en 2020 à seulement 11 180 en 2021 alors que les besoins sont plus importants, les patients étant plus âgés et souvent atteints de poly-pathologies.
Dans ce contexte, la proposition de loi du Groupe Les Républicains d’ajouter une 4eme année pour les internes en médecine non seulement ne résoudra rien mais au contraire va démotiver et précariser les internes.

Tout d’abord sur la méthode, l’ajout d’une 10eme année d’étude sans avoir ouvert de négociations avec les internes revient à mettre la charrue avant les bœufs.
Une réforme de la formation des internes nécessiterait de discuter du contenu pédagogique et du rythme des études, de réfléchir à la prise en compte de l’épuisement professionnel qui touche les 2/3 des internes, à la revalorisation de leur statut, aux mesures pour lutter contre les comportements sexistes lors des stages dénoncés par l’association des étudiant·es de médecine. Je veux rappeler ici qu’1 interne a environ 3 fois plus de risque de se suicider qu’1 jeune du même âge et qu’en 2021, il y avait eu une campagne #Protège ton interne !
Cette proposition de loi est en déconnexion totale avec la réalité des internes. Elle ne réglera ni la pénurie des médecins ni l’aspiration des jeunes médecins qui souhaitent, à juste titre, pouvoir pratiquer la médecine en conciliant davantage leur vie familiale et personnelle.
Aujourd’hui, la majorité des nouveaux médecins aspirent à exercer leur activité de manière salariée, en équipe et dans un territoire muni d’un hôpital de proximité et non pas en libéral comme le privilégie cette PPL. Il faudrait donc favoriser la réalisation de stages et l’installation dans les centres de santé.

L’incitation à effectuer des stages dans les territoires sous - dotés ne va pas entrainer mécaniquement l’arrivée de 3 900 internes dans les déserts médicaux.
Les incitations fiscales à l’installation ont démontré leurs limites puisque seulement 400 médecins par an sollicitent les 50 000€ proposés pour s’installer dans un territoire sous – doté.
Les internes qui souhaiteraient effectuer un stage dans un désert médical, devront être encadrés par un médecin sénior alors que par définition les déserts médicaux sont dépourvus de médecin ou pour le moins manquent de médecins disponibles.
De plus, l’ajout d’une année supplémentaire en stage va créer une année blanche d’installation de nouveaux médecins.

Enfin, les critères d’attractivité pour les jeunes médecins font cruellement défaut, puisque les politiques d’austérité menées ces 20 dernières années, y compris par la droite, ont entrainé la fermeture des hôpitaux et maternités de proximité, et la disparition des services publics de proximité.

Selon nous, la réponse politique est multiple. Mais, dans le temps qui m’est imparti, je vais privilégier 4 propositions qui me semblent majeures :
• Augmentation des moyens des universités pour former davantage de professionnels de santé,
• Développement de centres de santé,
• Rétablissement de la permanence médicale la nuit et le weekend en abrogeant le décret Mattei et en revalorisant les gardes, de tous les soignants, dans le public et le privé.
• Mise en place d’un conventionnement sélectif dans les zones sur-dotées
 

Mes Cher·es Collègues, vous êtes loin du compte avec votre PPL aussi, les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste républicain citoyen et écologiste voteront contre cette proposition de loi, tout comme nous voterons contre l’article 23 du PLFSS qui prévoit un dispositif similaire.

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22 octobre 2022 6 22 /10 /octobre /2022 08:19

 

Dans la vie de tous les jours, quand il est question des retraites, et alors qu’un Français sur deux et les trois-quarts des 50-64 ans ont déjà effectué une simulation sur leur âge de départ à la retraite, deux questions sont le plus généralement posées :

  • « Quand pourrai-je prendre ma retraite, à quel âge ? »
  • « Quel sera le montant de ma pension ? »

 

 

La jeune génération ne se pose le plus souvent aucune des deux - ou malheureusement pas assez - ; tout comme les travailleurs ubérisés. Quand ils se projettent et qu’ils imaginent ce que pourrait être leur vie après le travail, ils doutent de la possibilité de bénéficier de notre système de retraite qui doit garantir « un niveau de vie satisfaisant, sécurisé et anticipé ». Quant aux retraités, beaucoup d’entre eux s’inquiètent de l’évolution de leur pension dans les années à venir.

De contre-réformes en contre-réformes au cours des trente dernières années, le pessimisme sur notre système de retraites s’est installé. Mais en comparaison avec d’autres pays européens, la population française refuse à une très forte majorité (les trois quarts) le recul à 65 ans de l’âge du départ à la retraite.

On ne le dira jamais assez, il existe toujours une passion française pour l’égalité et pour la justice sociale. Cette passion a survécu, malgré la démolition sociale du rouleau compresseur libéral qui a tant abimé le pays et fracturé notre société, malgré un climat idéologique et politique qui peut aller au pire. Cette passion a eu des années funestes et des printemps pourris, pour paraphraser le poète, mais elle est toujours là.

Dans les enquêtes d’opinion, une majorité de personnes juge par ailleurs qu’une réforme est nécessaire du fait des inégalités face à la retraite, notamment en ce qui concerne les inégalités entre les femmes et les hommes.

Dans un rapport présenté au CEN le 10 octobre dernier, Olivier Dartigolles, animateur du groupe de travail sur le dossier des retraites, a exposé la campagne du PCF pour « une bonne retraite ». Les retraites sont un bien commun, un bien social commun dans la filiation directe du Programme des jours heureux du Conseil national de la Résistance. C’est de cela dont le macronisme, la droite et l’extrême droite ne veulent pas. Les ressources de la protection sociale et des caisses de retraites sont celles qui sont créées par ceux qui travaillent.

Une réforme pour une bonne retraite est possible et nécessaire.

Le programme présidentiel des « jours heureux » proposait « une loi pour rétablir la retraite à 60 ans à taux plein avec une pension à 75 % du revenu net d’activité. Dans le privé sur les 10 meilleures années ; pour le public, un droit d’option la plus favorable entre les dix meilleures années de salaires avec les primes, ou les six derniers mois de traitement indiciaire ; un départ à 60 ans avec une pension à taux plein garanti pour une carrière complète, allant de 18 à 60 ans, avec une prise en charge des cotisations pour les périodes de non travail (chômage, formation, études, congé parental, maladie, invalidité) ; des départs anticipés pour les personnes exerçant des métiers pénibles ou ayant des carrières longues ».

En février 2020, Pierre Dharréville et le groupe à l’Assemblée nationale ont déposé une proposition de loi « pour une retraite universellement juste ».

Pour une telle réforme, il faut dépenser plus pour les retraites. Avec deux mesures centrales : un prélèvement sur les revenus financiers des entreprises pour les dissuader de placer leurs profits en titres financiers et les pousser à les utiliser ; plutôt, pour des investissements porteurs d’emplois et d’efficacité économique moduler les cotisations patronales pour agir sur les entreprises et changer leur relation à l’emploi.

Si le pouvoir ne retire pas sa réforme pour imposer un recul de l’âge de départ, le PCF propose que l’avenir des retraites soit décidé par un référendum. C’est au peuple de décider. Et c’est d’autant plus important que le débat sur les retraites est étroitement lié aux questions décisives de l’emploi, du travail, des conditions de travail et de son sens, des salaires, de la création et de la répartition des richesses.

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21 octobre 2022 5 21 /10 /octobre /2022 08:15
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21 octobre 2022 5 21 /10 /octobre /2022 08:14
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18 octobre 2022 2 18 /10 /octobre /2022 05:47

Merci à Michel Hinault qui a mis la Vidéo du débat de la fête de l'Humanité

sur le site de l'atelier citoyen PCF Bretagne et le tract du débat de la Fête

        http://croizat-pcf.blogspot.com/

Débat organisé par l'Atelier citoyen santé Bretagne du PCF et Christiane Caro qui n'avait pas pu être présente à la fête de l'Humanité 2022 pour raisons de santé passagère. 

Débat santé de l'espace Bretagne à la fête de l'Humanité 2022: Rendre le soin aux soignants! - Hamama Bourabaa et Fabien Cohen
Débat santé de l'espace Bretagne à la fête de l'Humanité 2022: Rendre le soin aux soignants! - Hamama Bourabaa et Fabien Cohen
Débat santé de l'espace Bretagne à la fête de l'Humanité 2022: Rendre le soin aux soignants! - Hamama Bourabaa et Fabien Cohen
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