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Communiqué des sénateurs CRCE
Le gouvernement rate le train de la transition écologiquemercredi 28 novembre 2018
Alors que le Sénat examine ce jour, les recettes fiscales dites « écologiques », le Gouvernement présente le projet de loi d’orientation sur les mobilités (LOM).
Pour les sénatrices et sénateurs du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste, ces deux moments sont liés puisque la loi de finances aurait dû donner à voir des efforts particuliers pour le financement des transports.
Il n’en est rien.
Les crédits budgétaires ne sont toujours pas à la hauteur et aucune réorientation n’est prévue pour financer les transports du quotidien et le développement du fret ferroviaire, qui constituent pourtant des leviers très importants pour la transition écologique et la lutte contre la pollution.
Bien au contraire, ce budget consacre une nouvelle fois l’avantage fiscal en faveur de la route et de l’aérien. Un contre sens alors même que nos concitoyens sont appelés à contribuer fortement au travers la hausse de la fiscalité sur les carburants.
Pour cette raison, nous proposons d’en finir avec l’exonération de taxe dont bénéficie le kérosène mais également l’exonération de TICPE sur les transports routiers, des sommes conséquentes (près de 5 milliards) qui seraient bien plus utiles pour alimenter l’Agence de financement des infrastructures de transports de France (AFITF).
Nous demandons également que les recettes de la fiscalité dite écologique soient contenues et fléchées pour la transition écologique et en particulier les transports.
La déception est grande également concernant les annonces faites sur le projet de loi LOM, qui semble particulièrement lacunaire. Une boîte à outil utile sur le covoiturage, le transport à la demande, la prise en compte pour les trajets domicile travail à vélo … mais rien sur le transport de masse qu’est le transport ferroviaire.
On nous dit que l’effort sera porté principalement pour désenclaver les territoires, c’est effectivement nécessaire mais comment faire dans le cadre de la libéralisation du rail qui soumet le service public ferroviaire à des exigences de rentabilité ? D’ores et déjà, nous assistons à des fermetures de lignes, de gares et de guichets. Comment inverser concrètement la tendance ? Comment faire pour sortir le financement des infrastructures des logiques financières de rendement sur investissement qui sont à l’origine de drames comme celui du pont de Gêne ? Comment sortir des politiques austéritaires qui portent en elles les germes de la dégradation des infrastructures et du service rendu laissant toujours plus de place au privé ?
Il n’est pas question, non plus dans ce projet de loi d’écotaxe ou de vignette poids lourds, ni d’une renationalisation des autoroutes. Bref, aucun financement nouveau, aucune réorientation des politiques libérales à l’œuvre depuis des décennies.
Les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE seront déterminés, lors des débats parlementaires, à proposer de vraies solutions pour le droit de tous à la mobilité.
Communiqué du 26 novembre 2018
Le tribunal de grande instance de Paris a confirmé le blocage de ce portail d’extrême droite, qui a pris pour cibles de nombreuses personnalités publiques.
Le site Internet raciste, antisémite et homophobe Démocratie participative va être bloqué en France. Ainsi l’a ordonné le tribunal de grande instance de Paris, dans une décision rendue mardi 27 novembre. Le procureur de Paris avait déjà ordonné début octobre à neuf fournisseurs d’accès à Internet français, dont les principaux comme Orange, Free ou Bouygues Telecom, de rendre impossible l’accès depuis la France à ce site internet, dont la violence n’a pas d’équivalent dans la nébuleuse d’extrême droite.
La décision du tribunal de grande instance oblige désormais les fournisseurs d’accès à rendre ce blocage effectif, sans limite de temps, sur le territoire français dans les quinze prochains jours. Passé ce délai, ils seront condamnés à payer 10 000 euros par jour de retard, si ce blocage n’est pas mis en place. Ce dernier concerne également, selon la décision du tribunal que Le Monde a pu consulter, « tout site comportant le nom democratieparticipative.biz », une manière, semble-t-il, de bloquer aussi d’éventuels nouveaux sites portant le même nom mais disposant d’une autre adresse.
« Je me félicite vraiment de cette décision. Je n’ai pas de doute sur le fait que les fournisseurs d’accès coopèrent pour la mettre en œuvre »,explique au Monde Frédéric Potier, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH), qui s’est mobilisé sur le dossier.
Créé en 2016, Démocratie participative a multiplié les articles débordant d’injures antisémites, homophobes, antimusulmanes et racistes. De nombreuses personnalités publiques y sont traitées de« youpins », de « nègres » ou, pour les personnes homosexuelles, de« dégénérés ». Dans sa décision, le tribunal en donne un aperçu non exhaustif en listant dix-sept injures à caractère raciste, homophobe ou antisémite, trois incitations à la haine en raison de la religion, cinq incitations à la haine en raison de l’orientation sexuelle, quatre injures en raison de l’orientation sexuelle, et trois cas d’apologie de crime contre l’humanité.
La demande du parquet de Paris est une mesure rare. La justice, du siège comme du parquet, ne s’est que rarement aventurée vers le blocage judiciaire d’un site internet raciste, par méconnaissance des textes ou par frilosité à appliquer des lois jugées trop floues. Comme ont pu le constater procureurs et juges à l’audience, la loi française dispose pourtant d’outils pour bloquer un site internet lorsque les circonstances l’obligent. « Ce blocage est une décision importante, car elle va faire précédent : cette victoire en appelle d’autres », ajoute Frédéric Potier, en réaction à l’annonce du tribunal de grande instance de Paris.
C’est aussi une mesure en dernier recours. « Nous n’avons pas eu d’autre choix que d’agir sous la forme de référé, (…) nous aurions souhaité plutôt être devant une instance pénale », a souligné la magistrate lors de l’audience, qui s’est tenue le 8 novembre. Une référence à l’impossibilité, depuis de longs mois, de traduire devant la justice les auteurs du site pour juger leurs propos sur le fond.
A l’audience, le caractère odieux du site et des propos qu’il relaie n’ont fait aucun débat et les fournisseurs d’accès à internet, lesquels bloquent régulièrement des sites de paris en ligne illégaux sur instruction de la justice, n’ont fait part d’aucune difficulté, ni sur le fond, ni sur la forme.
Plusieurs associations antiracistes (SOS Racisme, Licra, MRAP…), de lutte contre l’antisémitisme (CRIF…) et l’homophobie (SOS Homophobie) et certaines victimes du site étaient, par le biais de leurs avocats, présentes à l’audience, notamment les youtubeurs Marie S’infiltre et Aurélien Enthoven, l’ancien bâtonnier du barreau de Grenoble Denis Dreyfus ou encore Marc Knobel, directeur des études au Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).
Dans un communiqué diffusé mardi, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a salué « une décision qui intervient dans un contexte de regain du racisme et de l’antisémitisme, dont les chiffres ont montré une augmentation de 69 % sur les neuf premiers mois de l’année ».
« Nous attendons de cette décision qu’elle ouvre la voie à d’autres actions des pouvoirs publics pour neutraliser des individus comme Alain Soral qui, chaque semaine, incite à la haine sur internet et les réseaux sociaux, se sert des salles d’audience comme de tribunes politiques et déverse la haine de l’autre en toute impunité », a également déclaré Sacha Ghozlan, le président de l’UEJF, qui s’était portée partie civile.
Le site Démocratie participative est actuellement sous le coup d’une dizaine d’enquêtes, diligentées un peu partout en France à la suite de signalements d’internautes ou de plaintes de victimes. Jusqu’ici, aucune d’entre elles n’a permis de mettre fin à l’activité de ce site.
Les services de police ont, cependant, formé de solides soupçons quant à l’identité du principal tenancier du site. Selon une note conjointe de la Direction générale de la police nationale (DGPN) et de la préfecture de police (PP) que Le Monde a pu consulter en octobre, il s’agirait de Boris Le Lay, une des figures de la « fachosphère ».
Déjà condamné en son absence à de nombreuses reprises, notamment pour diffamation et injure, il fait l’objet de treize mandats de recherche, d’une notice rouge d’Interpol et d’une fiche « S ». Les autorités françaises n’ont, pour l’instant, pas réussi à obtenir son extradition du Japon, où il réside.

Voilà à quoi s'est livré Emmanuel Macron aujourd'hui dans un exercice poussif de communication dont il ne sort au final pas grand chose. L'enjeu écologique est posé sans vraie ambition et l'urgence sociale elle, est totalement passée sous silence. Le Président appelle en effet à se "désintoxiquer" des énergies carbonées mails il oublie le besoin indispensable de se "désintoxiquer" du pouvoir de l'argent. Pourtant les questions sociales et de justice fiscale sont au cœur des préoccupations et de la colère exprimées. Emmanuel Macron parle ainsi du consentement à l’impôt sans évoquer celles et ceux qui font tout pour y échapper et sans parler des 358 000 familles exonérées d’ISF alors qu’elles détiennent la moitié de notre PIB avec 1000 milliards d’euros. Il dit comprendre les fins de mois difficiles mais il ne parle pas une seule fois de la hausse du SMIC, des salaires ou des pensions pourtant seules décisions qui pourraient durablement augmenter le pouvoir d'achat des français. C’est pour cela que le PCF lance une campagne pour une augmentation du SMIC de 200 euros par mois dès janvier 2019 et pour l'ouverture de négociations salariales dans le privé comme dans le public.
Ce dont à besoin le pays, ce n'est pas de la pédagogie mais de mesures claires et ambitieuses pour le pouvoir d'achat et la justice sociale.
Face à l'absence de réponse du président, le PCF soutient la journée de manifestation du 1er décembre à l'appel des organisations syndicales et appelle à amplifier la mobilisation contre la politique du gouvernement.
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF
A l’invitation du groupe Sénateurs Communistes Républicains Citoyens et Écologistes, rencontre avec Salah HAMOURI. Salah parmi nous. Nous étions tous très émus et heureux de partager sa liberté. Nous poursuivons notre engagement commun pour la libération des prisonniers politiques et une Palestine libre
Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor.
Ma réaction aux propos d'Emmanuel Macron :
A la suite des mobilisations de ces derniers jours, le Président de la République s’est enfin décidé à s’exprimer ce 27 novembre.
Et il a choisi de ne pas prendre la juste mesure des revendications de justice sociale et fiscale des français.
Pointant « la crise du consentement à l’impôt », il déclare : « on doit expliquer aux gens ce qu’il y a en face de l’impôt ».
En face, il y a ses cadeaux aux plus fortunés, à commencer par la suppression de l’ISF, et au monde de la finance. Et toujours moins de services publics, (hôpital, éducation, formation, …), moins de solidarités, moins de protections sociales et plus d’inégalités.
Ses annonces sur le financement des énergies renouvelables et l’adaptation de la fiscalité du carburant, sont très insuffisantes au regard des enjeux. Ce qu’il faut, ce sont des outils publics puissants pour développer les transports en commun, une véritable stratégie énergétique respectueuse de l’environnement, des logements à haute qualité environnementale... Ce qu’il faut c’est redonner du pouvoir d’achat aux français en revalorisant de manière conséquente le SMIC, les salaires, les prestations sociales, les pensions de retraites pour sortir de la consommation et de la production low-cost qui abîment la planète.
Il faut une République des droits, une République de l’égalité, et certainement pas une République abandonnée au bon vouloir du marché.
Nous voulons le progrès social, nous voulons la transition écologique nous voulons une économie au service de l’humain. Nous n’avons pas besoin pour cela qu’on nous fasse la leçon ni qu’on nous punisse.
Il y a urgence à prendre des mesures qui garantissent le droit de vivre dignement.
Notre pays en a les moyens!

Motion présentée par Fabien Roussel et Pierre Laurent et votée au congrès national du PCF
De tout le pays monte la colère populaire contre l'injustice sociale et fiscale.
Qu'ils portent des gilets jaunes, des blouses blanches ou des robes noires, des millions de femmes et d'hommes n'acceptent plus le sort qui leur est fait. Ils le disent haut et fort : "Trop, c'est trop ! On ne peut continuer à vivre avec des salaires de misère, des pensions sans cesse rognées, des allocations sacrifiées sur l'autel de l'austérité."
Nous sommes des leurs !
Ce gouvernement au service de la finance a multiplié les cadeaux fiscaux à une poignée d'ultra riches. De l'autre, il aggrave les difficultés et la précarité pour les salariés, les privés d'emplois, les jeunes, les retraités. Les femmes en sont les premières victimes.
Nous disons que la transition écologique, vitale à l'heure où l'humanité est menacée de terribles catastrophes, ne peut être menée à bien sans progrès social et sans changer notre modèle économique.
Avec les femmes et les hommes mobilisés dans les rues, dans les entreprises, dans les quartiers, nous voulons une économie au service de l'humain. Il faut une autre utilisation de l’argent pour produire autrement, pour partager les richesses créées par le travail.
L'heure est à la conquête de nouveaux pouvoirs, de l'entreprise à la République, jusqu’à l’Union Européenne.
Il faut cesser de culpabiliser la majorité de notre peuple. Pour que chacune et chacun puisse vivre dignement, il y a besoin d'augmenter les salaires, les pensions, les minima sociaux. Il y a besoin de services publics réhabilités (école, écologie, recherche, système de santé, culture, accessibles à toutes et tous), d'investissements massifs dans les transports collectifs, la rénovation énergétique des logements.
Les moyens pour y parvenir existent. Partons à leur conquête !
Le gouvernement doit répondre à la souffrance et à la colère du pays. Dès le 1er janvier 2019, l'impulsion doit être donnée d'une augmentation générale des salaires et des pensions, dans le public comme dans le privé : le SMIC doit être augmenté de 200 euros nets. Les négociations doivent s’ouvrir au plus vite dans toutes les branches professionnelles comme dans la fonction publique.
Pour financer la transition écologique d'autres choix fiscaux, budgétaires et financiers s'imposent, dès la Loi de Finances 2019. Comme l'a fait notre chef de file pour les élections européennes, Ian BROSSAT, nous exigeons :
Et revenir sur l’ensemble des mesures fiscales en faveur des plus riches et des profits (ISF…).
Solidaires de celles et ceux qui se mobilisent pour le pouvoir d'achat et contre l'austérité, engagé dans toutes les luttes pour les droits sociaux et pour l'emploi, appelant à faire un grand succès de la journée syndicale du 1er décembre, le Parti communiste français, réuni en congrès, est plus que jamais déterminé à faire monter cette exigence fondamentale : "L'Humain d'abord !"
"Nous mènerons la campagne du pouvoir d’achat avec une hausse de 200 net du SMIC, une hausse générale des salaires et des pensions. Relevons le défi climatique en taxant le kérosène, les compagnies pétrolières et avec des transports gratuits !" Fabien Roussel, 25 novembre 2018
À 49 ans, l’ancien journaliste Fabien Roussel est devenu le onzième numéro un de l’histoire du Parti communiste français. Retour sur son parcours.
Par où Fabien Roussel est-il passé avant de devenir secrétaire national du PCF ? Direction Béthune pour la naissance, dans le Pas-de-Calais, en 1969. « J’ai grandi là, du vélo jusqu’à la Mobylette. Au milieu de militants. Mes parents et toutes les tatas et les tontons étaient engagés », raconte-t-il. Maman est employée de banque. Papa élu local PCF puis correspondant au Vietnam pour l’Humanité. « Je l’ai suivi deux ans là-bas vers 14, 15 ans. Un pays magnifique, digne, fraternel, sans haine contre les Français malgré la colonisation. Vivre à l’étranger, ça permet de découvrir d’autres cultures, mais aussi ton propre pays en reflet. »
Fabien rejoint sa mère à Champigny (Val-de-Marne), pour finir le lycée. « Je me suis engagé contre l’apartheid et pour la libération de Mandela, qui n’était pas encore l’icône aimée de tous. Les communistes occupaient de loin les premiers postes dans ce combat. C’est ce qui m’a fait entrer à la JC. » Avec d’autres, il exige le boycott du régime sud-africain. « On a envahi l’ambassade à Paris et le Quai d’Orsay. On s’est fait embarquer une paire de fois. Le maire de Champigny, Jean-Louis Bargero, venait nous chercher au commissariat ! » À la même époque, il manifeste activement contre les lois Monory et Devaquet. « Et on a gagné ! »
Au Parlement, Roussel se démène contre le fléau de l'évasion fiscale
La suite? Le voilà journaliste, souvent à l'étranger. "Puis j'ai eu des jumeaux. Donc là, faut rester à la maison. Je me suis posé à France 3 Nancy". En 1997, patatras! Jacques Chirac de décide de "dissoudre l'Assemblée nationale". La gauche plurielle gagne et la sénatrice PCF Michelle Demessine devient secrétaire d'Etat au Tourisme. Fabien intègre son cabinet. "Il a compté énormément. C'était une pile très mature politiquement", se souvient-elle. L'objectif est de montrer tout ce que peut apporter un ministre communiste, quel que soit le portefeuille. "Fabien a rivalisé d'innovation. Il sait entraîner du monde. Notre bilan rayonne encore", apprécie t-elle. Au rang des conquêtes? La création d'un label Tourisme et Handicap, l'extension des chèques vacances au PME. "Pendant la Coupe du Monde 1998, avec les prix bleus, on a convaincu les hôteliers de ne pas faire flamber les tarifs pour que ça reste un rendez-vous populaire. A la fin, le ministère était respecté et son budget avait doublé".
En 2001, elle redevient sénatrice du Nord. Fabien accepte de la suivre dans sa région natale. Secrétaire de section PCF à Lille, il reprend, avec l'accord de Charb, le dessin "Je vote communiste et je t'emmerde" sur l'affiche des cantonales 2004. Un coup de gueule lancé pour "faire réagir et réveiller" contre les fermetures d'usines et les milliers de licenciements, explique t-il. Il est repéré alors par Alain Bocquet, alors député maire PCF de Saint-Amand-les-Eaux, qui lui propose de rejoindre ses terres. A la tête de la fédération PCF du Nord en 2010, il est candidat aux Régionales dans les Hauts-de-France, avant d'être député en 2017. "Deux campagnes extraordinaires, qui m'ont forgé. Aux législatives, tout est fait pour qu'on perde: un ex-PCF dissident se présente, un insoumis aussi, le FN a fait 55% à la présidentielle, et Alain Bocquet n'est plus candidat. C'est passé de justesse", observe Fabien.
Comment? "C'est un gars énergique, courageux. Il est dans le peuple comme un poisson dans l'eau. Un poisson rouge, évidemment", se félicite Alain Bocquet. En circonscription, son successeur se mobilise pour l'emploi. "Il a été déterminant pour obtenir des réunions à Bercy avec Bruno Le Maire. C'est notre porte-parole", mesure Nacim Bardi de la CGT Ascoval. "Il vient lui-même aux nouvelles avant qu'on l'appelle. Il pousse les dossiers" pointe Vincent Vozwiak, délégué FO Alstom.
Au Parlement, Roussel se démène contre le fléau de l'évasion fiscale. Fin 2017, il raconte en plein hémicycle avoir crée une entreprise offshore en "deux minutes et quelques clics", mise au nom du ministre des comptes publics, Gérard Darmanin, pour dénoncer la passivité du gouvernement. "On perd 100 milliards d'euros par an comme ça. C'est ça qui détruit notre modèle social et nos services publics", s'indigne l'élu.
(...) Assis à ses côtés à l'Assemblée Nationale, le député PCF Stéphane Peu salue "un être pétillant, qui a le sens de la formule, et plusieurs atouts face au défi énorme qui l'attend: rassembler les communistes et leur redonner la pêche". "Ce n'était pas du tout un plan de devenir secrétaire national. A force d'être sollicité dans l'optique du congrès, je me suis dit que je ne pouvais pas dire non. Ce parti a un potentiel énorme, incroyable, qu'on sous-estime. Il a un grand rôle à jouer à gauche et en France. S'il remet les pieds dans la glaise, renoue partout avec les gens en partant de leurs problèmes et en exposant ses propositions, il peut convaincre et se relancer", développe aujourd'hui le numéro un du PCF.
Aurélien Soucheyre. L'Humanité, lundi 26 novembre 2018