Loi El Khomri. Neuf syndicats unis contre le projet http://www.ouest-france.fr/economie/droit-du-travail/loi-el-khomri-neuf-syndicats-signent-un-texte-commun-contre-le-projet-4052068
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Loi El Khomri. Neuf syndicats unis contre le projet http://www.ouest-france.fr/economie/droit-du-travail/loi-el-khomri-neuf-syndicats-signent-un-texte-commun-contre-le-projet-4052068
Loi travail ! Non Merci !
Pétition nationale contre le projet du gouvernement Hollande-Valls-El Khomri-PS
de faire exploser le code du travail
Lancée vendredi soir 19 février
la pétition a déjà recuueilli 185.0000 signature ce lundi matin 9h, 22 février
A signer et à partager
Faites suivre à vos contacts...
https://www.change.org/p/loi-travail-non-merci-myriamelkhomri-loitravailnonmerci
La ministre du travail propose une réforme qui transforme en profondeur le code du travail.
Parmi les éléments proposés dans le projet actuel :
Vous faites partie des 17 millions de personnes salariées en France ? Vous avez tiré le gros lot !
Interpellez la ministre du travail et demandez lui de renoncer à ce projet !
Signez la pétition et RDV sur http://email.change.org/mpss/c/8gA/3CE/t.1ut/DA3SoMfVRaK39-2gjwcxzQ/h3/8szNduNaG8-2FwpVXMWmUHH4pVQ4sA0PUZ6zzGEJW4j4g-3D
Christine Lagarde rempile pour cinq ans au FMI: affligeant
"Christine Lagarde rempile pour cinq ans à la tête du FMI. Ni son premier mandat ni surtout la qualification judiciaire de son rôle dans l'affaire Tapie (« incurie ») ne justifient cette reconduction."
Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent a souhaité dimanche sur France Inter que le projet de loi réformant le Code du travail ne soit pas «amélioré» mais «mis en échec purement et simplement».
«Améliorer, vu le point de départ, ça ne va pas suffire. Parce que le projet de loi El Khomri c’est une catastrophe quasiment de la première à la dernière ligne», a estimé M. Laurent, à qui il était demandé s’il souhaitait comme son homologue du PS Jean-Christophe Cambadélis que le texte évolue.
«On est effaré devant un tel projet, et je pense qu’il ne sera pas amélioré, j’espère qu’il sera mis en échec purement et simplement», a-t-il affirmé.
Pour le sénateur communiste, le projet de loi porté par la ministre du Travail, Myriam El Khomri, est un «dynamitage du code du travail».
«Si ce projet passe, il ne reste plus de durée légale du temps de travail, je ne parle même pas des 35 heures», a déclaré M. Laurent, rappelant que le projet prévoit que la durée de travail hebdomadaire puisse «aller jusqu’à 46 heures pendant 16 semaines consécutives, et même dans d’autres cas qui sont définis de manière très vague jusqu’à 60 heures».
«Si ce projet passe, il ne reste plus de durée légale du temps de travail, je ne parle même pas des 35 heures», a déclaré M. Laurent, rappelant que le projet prévoit que la durée de travail hebdomadaire puisse «aller jusqu’à 46 heures pendant 16 semaines consécutives, et même dans d’autres cas qui sont définis de manière très vague jusqu’à 60 heures».
Le texte comporte également «des définitions tellement larges du recours possible au licenciement économique qu’il peut être utilisé à tout bout de champ», et il «essaye de remettre en selle une proposition qui a été déclarée inconstitutionnelle, à propos de la limitation des indemnités prud’homales».
Ce plafonnement, proposé dans le cadre de la loi Macron votée à l’été 2015, avait été censuré par le Conseil constitutionnel. Les Sages avaient alors invalidé la modulation proposée en fonction de la taille de l’entreprise, considérant que ce critère n’avait aucun lien avec le préjudice subi, ce qui a rendu caduc tout le dispositif. AFP
Le premier secrétaire du PCF parle primaire et revient sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle.
Paris, un soir d’hiver. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, discute dans son bureau avec le porte-parole du parti, Olivier Dartigolles. L’actualité est chargée : primaire, crise au Front de gauche après la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Sans oublier le projet de loi El Khomri, qui fait tousser à gauche. Le patron du communisme hexagonal, qui publiera un livre, 99 %, au mois d’avril, a un objectif : «Redonner confiance aux Français.» En attendant, il fait un point sur l’actualité.
L'appel à la primaire a été lancé le mois dernier. Depuis, les initiateurs ont rencontré les partis, les citoyens et un comité d’organisation a vu le jour. Mais des désaccords persistent. Vous y croyez vraiment ?
Oui, j’y crois. La gauche a besoin d’une primaire pour débloquer le système politique actuel et organiser une irruption citoyenne dans le débat. Il y a une double urgence : le risque de victoire de la droite et de l’extrême droite et celui de l’élimination de la gauche. En 2017, la gauche ne peut pas être représentée par la déchéance de nationalité et le dynamitage du code du travail. Donc, pour gagner, il faut un candidat commun sur des engagements de gauche. Si la primaire échoue, on va se retrouver piégés dans un choix entre la droite, le FN ou Hollande. Ce n’est pas possible. Je ne m’y résous pas.
Donc maintenant, vous faites quoi ?
Il faut cesser de tergiverser. Chaque parti doit mettre ses propositions sur la table. Le PCF vient de le faire. Pour nous, ce processus doit démarrer par des grands débats à travers le pays. Il faut redonner la parole aux citoyens, à ceux qui souhaitent une primaire à gauche. Puis, en fonction des attentes, demandes et revendications des citoyens, il faut faire émerger un socle politique partagé, comme le dit l’appel aux primaires que vous avez publié. Je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas de définir un programme, mais un socle commun, un chemin à emprunter pour permettre un débat transparent et s’assurer que le vainqueur mènera une politique de gauche. Ensuite, tous ceux qui sont d’accord avec ce socle pourront participer à la primaire, comme électeurs ou comme candidat. Désormais, il faut avancer et éviter le double langage, à l’image du Parti socialiste, qui joue la montre. Avec eux, ça commence toujours pas pour «pourquoi pas», et ça se termine par «sûrement pas».
Pendant ce temps, Jean-Luc Mélenchon, lui, a annoncé sa candidature à la présidentielle de 2017. Vous avez été surpris ?
Oui, je l’ai été, et je ne m’explique toujours pas cette démarche qui consiste à annoncer seul sa candidature sans en parler avec les forces du Front de gauche. L’incompréhension qui est la mienne est largement partagée au Front de gauche. Ce qui pose problème, ce n’est pas sa candidature, mais qu’il se lance tout seul, en nous ignorant. J’ai toujours en mémoire ce qui a fait la force de notre candidature en 2012 : l’élan collectif, la patience, la persévérance et notre programme, «L’Humain d’abord», vendu à plus de 400 000 exemplaires. En 2017, l’objectif d’une candidature de gauche n’est pas de refaire 10 % au premier tour, mais de construire un projet collectif, capable de gagner l’élection présidentielle face à la droite et à l’extrême droite. On ne peut pas aller à la présidentielle comme on irait à l’abattoir. Nous n’y parviendrons pas si chacun part seul dans son couloir. Donc, j’appelle Jean-Luc à revenir dans un processus collectif.
Lire l'interview complet dans le Libération du lundi 22 février 2016
L'Europe s'est construite à la sortie de la deuxième guerre mondiale sur « le plus jamais ça !», sur la victoire contre le fascisme et le nazisme.
L'illustration de cette volonté a permis la rédaction de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, son article 1 « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ».
Les annonces successives de la Suède, du Danemark, de l'Autriche, de la Pologne, de la Croatie, de la Slovénie, de la Hongrie de fermetures des frontières sont à l'exact opposé de la fraternité. A quand une condamnation ferme des ces politiques inhumaines ?
Les déclarations de Valls à Munich, comme l'attitude de la Grande Bretagne dressent toujours plus de murs, ajoutent à la surenchère sécuritaire et xénophobe.
Les propos comme leur contenu sont inqualifiables ! Un ministre de la République ne peut pas bafouer et brader ainsi les valeurs de la République.
Pour en rajouter encore à l'indignité, oser faire une assimilation entre le flux des réfugiés et « l'hyper terrorisme » ou la « terreur de masse » relève de la plus criminelle des inconséquences. Ces femmes, ces enfants, ces hommes fuient la terreur des bombardements, dont la France est aussi responsable, ils essayent de sauver leur vie.
84 % des migrants sont des réfugié-e-s fuyant des zones de conflits.
La lutte contre le terrorisme et la misère ne peut se faire sans une politique radicalement différente, sans combattre les inégalités, l'exploitation des hommes et de la planète, le terrorisme continuera à se développer sur le terreau de la compétition et de l'argent roi.
L'article 5 dit« tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. »
L’Europe avec ses 510 millions d'habitants ne serait pas en mesure d'accueillir 2 millions de réfugiés ?
Faisons le point sur la réalité de l'accueil des réfugiés en France :la France s'était engagée sur 25000 accueils, seulement 56 personnes ont été accueillies à ce jour dans le cadre de la relocalisation ( sources le HCR).
Le réalisme c'est de reconnaître que la stratégie de la guerre, de la répression est non seulement coûteuse, mais complètement inefficace. Les seuls résultats obtenus sont des morts en Méditerranée et ailleurs, une nouvelle montée du racisme et de la xénophobie.
Les dirigeants européens continuent à mener des politiques humainement irresponsables.
Les citoyens européens, les ONG, les associations sont les seuls, qui tous les jours, agissent avec humanité et solidarité.
Tous ces moyens mobilisés pour faire la guerre, pour le tout sécuritaire pourraient être utilement orientés vers des politiques de coopération, de développement et de paix.
La vérité c'est que les politiques d'austérité renforcent les injustices et la misère.
L'Europe peut faire d'autres choix :
Un couloir humanitaire, sous égide de l'ONU, doit être mis en place.
Des routes légales et sécurisées.
Les places en centre d'accueil multipliées.
L'attention portée aux mineurs et aux femmes doit être renforcée.
L'abrogation des accords de Dublin.
Le respect de la convention de Genève 1951 sur les réfugiés.
Face à la tragédie inhumaine que nous vivons, les communistes se sentent pleinement engagés pour la paix, contre la guerre et la barbarie, pour la solidarité et l'accueil des réfugiés dans notre pays, la France.
Après l'ANI en 2013, la loi Macron en 2015, c'est tout le système de protection des travailleurs contre l'arbitraire patronal qui est dynamité par le projet de réforme de la ministre El Khomri : régulation du temps de travail, indemnités perçues en cas de licenciement abusif, représentation syndicale, protection des mineurs en apprentissage, expertise des CHSCT, tout y passe.
La menace de Myriam El Khomri d'une utilisation du 49-3 est plus qu'une provocation. Elle est une manière de donner raison à Manuel Valls quand il dit que rien, absolument rien, ne peut nous réconcilier avec une telle politique, applaudie et parrainée par le Medef.
Le chômage, dont le Président de la République s'était engagé à inverser la courbe, est la première préoccupation des français. A qui fera-t-on croire que le nombre de chômeurs diminuera si on rallonge la durée du travail des salariés en place et des apprentis ? Qui peut penser que faciliter les licenciements aura une autre conséquences que … faciliter les licenciements et donc précariser les salariés.
Le PCF ne laissera pas détruire le code du travail et tous les acquis des luttes menées pendant des dizaines d'années pour protéger les salariés. Il appelle à la mobilisation de toutes les forces progressiste contre ce projet. Les solutions existent pour réduire le chômage. Le PCF engage dès à présent une campagne publique pour les populariser. Elles passent notamment par la réduction de la durée du travail, la hausse des salaires, les investissements dans le logement et les transports collectifs indispensables pour répondre au défi climatique, le développement des services publics et l'intervention des salariés dans la gestion des entreprises.
De retour d’une mission en Palestine, Patrick Le Hyaric, député au Parlement européen et directeur de l’Humanité, s’adresse à Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères, pour l’inciter à accélérer le processus de convocation d’une conférence internationale et le dépôt d’une résolution contre la colonisation au Conseil de sécurité des Nations-Unies.
Fait à Saint-Denis, le 17 février 2016
Monsieur le Ministre Jean-Marc Ayrault,
De retour d’une mission de parlementaires européens en Palestine je me dois de vous informer de ce que j’y ai vu.
D’abord, comme vous le savez la situation ne cesse de s’y aggraver du fait de l’amplification de la colonisation impulsée par le gouvernement israélien. C’est le cas à Jérusalem-Est et dans plusieurs endroits des territoires dont le cœur de la vieille ville d’Hébron où des rues entières sont privatisées, les colons israéliens y installent des barrières de contrôle, accaparent des maisons, et créent toutes les conditions pour que les palestiniens quittent certains quartiers dans la vieille ville d’Hébron.
C’est le cas aussi dans tout l’espace baptisé « zone C » où les « paysans bédouins » sont chassés, leurs terres volées, leurs maigres habitations et bâtiments de ferme démolis dans une violence aussi brutale que le silence qui entoure ces vols punissables par le droit international.
Tous les palestiniens de la rue que nous avons rencontrés ne comprennent pas cette impunité à l’égard du gouvernement israélien. Ils le vivent comme une injustice devenue de plus en plus insupportable. Ils nous demandent d’agir.
Tout aussi incompréhensible est pour eux l’attitude de pays européens et de l’Union européenne qui financent des projets utiles à la vie dans les villages ou les villes, pour l’accès à l’eau, la santé ou l’éducation, détruits par l’armée israélienne sans qu’aucun compte ne soit demandé, sans qu’aucune sanction ne soit prise.
Pourtant l’Union européenne dispose d’un outil juridique contre les démolitions israéliennes, les atteintes répétées aux droits humains, le vol de terres et de maisons : l’application de l’article 2 de l’accord d’association Union Européenne – Israël qui prévoit que celui-ci est suspendu dès lors que les principes de démocratie et de respect des libertés sont violés.
Les responsables de l’URNWA en poste à Gaza nous ont fait part de l’insupportable dégradation de la situation qu’ils constatent avec notamment la difficulté persistante de construire des logements détruits lors de la dernière offensive guerrière de l’armée israélienne.
Je dois aussi vous informer de l’immense attente que suscitent les propositions d’initiatives françaises formulées ces derniers mois par votre prédécesseur.
Tous les dirigeants qui comptent en Palestine, le premier ministre, M. Nabil SHAATH, M. Saeb EREKAT, Mme Samia Bamya, Vice-ministre chargée des affaires européennes au Ministère des Affaires Etrangères, ont beaucoup insisté sur la nécessité de réussir ces nouvelles initiatives politiques et diplomatiques. J’ai compris qu’ils comptent beaucoup sur la France, donc sur vous-même Monsieur le Ministre.
Ces deux actes forts seraient d’une part le dépôt d’une résolution au Conseil de sécurité condamnant la colonisation et l’occupation israélienne. D’autre part la relance sous des formes nouvelles d’une conférence internationale sur la base du droit international pour parvenir à une solution à deux Etats viables, en sécurité, dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale de la Palestine.
Dans l’esprit des dirigeants palestiniens il s’agirait d’un processus. Ils accepteraient pour l’amorcer, un forum d’un format limité à quelques pays européens, à des membres du Conseil de sécurité de l’ONU, à l’Egypte, à des représentants de la ligue Arabe.
Ils nous ont également informés que se tient actuellement à Doha des réunions visant à une unité nationale Palestinienne entre le Fatah et le Hamas en prévision de la préparation d’élections générales.
Ils refusent avec fermeté que les mouvements terroristes utilisent la cause palestinienne pour justifier leurs crimes et souhaitent entamer un processus démocratique en Palestine.
Celui-ci ne sera possible qu’avec l’arrêt de la colonisation, un début de négociation et la réconciliation palestinienne.
Enfin, plusieurs de nos interlocuteurs ont évoqué la nécessité de déployer une force de protection internationale du peuple palestinien qui en même temps contribuerait à la sécurité des populations israéliennes.
Les instruments juridiques existent pour une telle initiative avec les résolutions des Nations Unies dont la 605 de 1987, la 672 de 1990, la 904 de 1994.
Je suggère que la France soutienne une telle proposition qui permettrait dans un premier temps de modifier le climat actuel et de sécuriser les populations.
Si vous poursuivez les démarches engagées, nul doute que vous trouverez à vos côtés des élus, des parlementaires, des forces politiques dans notre pays et au-delà pour réussir, enfin, un processus de reconnaissance de deux Etats et la fin de l’occupation.
Tels sont les quelques éléments que je souhaitais porter à votre connaissance, en souhaitant ardemment que vous puissiez porter rapidement sur la scène internationale ces deux initiatives sur lesquelles la diplomatie française s’est déjà engagée.
Je reste évidemment à votre disposition ou celle de vos services pour un compte rendu plus exhaustif.
Dans l’attente, recevez, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.
Patrick LE HYARIC
Syrie: l’offensive de Damas contre les hôpitaux soutenus par MSF
"L’hôpital Ma’arat Al Numan soutenu par MSF a été attaqué et détruit le 15 février 2016. © MSF Les frappes aériennes qui se sont multipliées en 2015 contre les centres d’aide médicale ne sont pas des bavures à répétition. Un rapport de Médecins sans frontières montre qu’elles relèvent d’une stratégie délibérée destinée à terroriser les civils et à dissuader ceux qui s’efforcent de les aider. Ce qui constitue un crime de guerre."