Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 12:35

Pour une renaissance industrielle écologique
au service de L’humain d’abord

 

35 ans de massacre du tissu industriel

En 17 ans, notre pays a perdu plus d’un million d’em­plois industriels. De l’électroménager au textile, l’essentiel des biens manufacturiers que nous consommons, est produit hors du territoire national. À l’exception de quelques niches, la France est quasiment rayée de la carte concernant la conception et la production de machines-outils, d’éoliennes, de panneaux photovoltaïques, de tablettes, de Smartphones, d’ordinateurs et de microprocesseurs… En matière de médicament, l’activité de recherche industrielle a presque disparu du sol national. Si les groupes industriels du CAC40 affichent des profits records, une part de plus en plus importante, de leurs activités et de leurs emplois, se situe hors de l’hexagone. Des filières stratégiques comme la production d’aluminium ont été abandonnées aux contrôles d’entreprises multinationales alors que dans le même temps des fonds financiers transnationaux détruisent de l’intérieur nos entreprises en s’appropriant le savoir-faire des travailleurs et en s’emparant de nombreux brevets.

Pendant 35 ans, on a désindustrialisé au nom des industries dites obsolètes qui devaient disparaître, de la société post-industrielle de service à venir, du mythe des entre­prises sans usine… Au nom du dogme de « la concur­rence libre et non faussée », on s’est interdit une politique industrielle nationale et européenne au service d’un développement durable des territoires et des populations, et cela au profit d’une suicidaire stratégie de niches rentables à courts termes. Cette stratégie focalisée sur la baisse du « coût du travail » (sic) et refusant de s’attaquer aux coûts du capital a détruit l’emploi et le tissu industriel de nos territoires. Les milliards du CICE distribués sans contrôle, sans condition sur l’emploi, la recherche, et la formation et sans être liés à aucun projet utile, sont la dernière illustration de cet effroyable gâchis.

 

Notre pays a besoin d’une renaissance industrielle

Plus que jamais une véritable politique industrielle est nécessaire à notre pays. Il s’agit d’appeler à une renais­sance industrielle écologique au service des besoins humains et liée au développement des services publics. En effet sans l’apport de l’industrie, il sera impossible de relever les défis des transitions énergétiques, écologiques, numériques, urbaines et démographiques. Sans l’industrie, il n’y aura pas de progrès social possible dans notre pays. C’est pourquoi, les communistes avec Pierre Laurent ont signé, au côté de Philippe Martinez de la CGT, de Jean-Claude Mailly de FO, d’Arnaud Montebourg, d’Eric Coquerel du PG, l’appel Redonnons la priorité à l’industrie initié par l’économiste Gabriel Colletis.

Une véritable politique industrielle implique de baisser les coûts du capital et non ceux du travail. Construisons des protections et de la coopération en refusant à la fois le libre échange sauvage et un protectionnisme autarcique aussi dangereux que chimérique. Gagnons de réels pouvoirs d’interventions et d’initiatives aux salariés sur la gestion, l’organisation et la stratégie des entreprises. Créons des pôles publics puissants dans les filières stratégiques. Instaurons de vrais rapports de co-traitance entre donneurs d’ordres et sous-traitants.

Il est nécessaire que non seulement les salariés, mais aussi aux citoyens consommateurs aient des pouvoirs sur la production des biens et services : Que produire ? Comment ? À quelle fin ? Où ?

Les banques doivent être mises au service de cette renaissance industrielle par un investissement massif dans la Recherche & développement, la formation et l’emploi. Plutôt que de jouer les incubateurs de startups, la puissance publique devrait soutenir le développement de l’économie circulaire, de l’économie sociale et soli­daire, des modèles coopératifs de production distribuée de proximité et en réseau, des tiers lieux comme les fablabs. L’instauration d’une propriété socialisée des brevets comme Communs inaliénables du collectif de travailleur de l’entreprise s’impose.

Comme il y a urgence, une vraie majorité de gauche à l’Assemblée nationale se devrait d’imposer un mora­toire immédiat sur les licenciements, les fermetures de site, les cessions ou externalisations de sites ou de ser­vices, les délocalisations pour les entreprises qui font des profits ou dont le groupe actionnaire majoritaire fait des profits.

Pour les communistes, il s’agit de travailler à une continuité entre industrie et service avec l’objectif d’une industrie participant à résoudre les problèmes posés à l’humanité par les transitions numériques, écologiques, urbaines et démographiques. Cela implique de concevoir et produire en pensant éco-conception, réparabilité, lutte contre l’obsolescence programmée par l’upgraping, recyclage, économie de matière et d’énergie. Il ne peut y avoir développement sans impératif écologique et la crise écologique ne pourra être résolue sans une poli­tique de renaissance industrielle française et euro­péenne. Plus d’un million d’emplois seraient alors à créer dans les filières industrielles.

 

Mettons l’enjeu industriel au cœur des échéances électorales de 2017

C’est cette vision d’une renaissance industrielle écologique au service de l’humain d’abord qui porte la campagne que mène le PCF pour Jean-Luc Mélen­chon à l’élection présidentielle et qui motive l’engage­ment aux élections législatives des candidates et can­didats présentés par le Parti communiste français.

C’est de cette renaissance industrielle à l’aune des échéances électorales de 2017 dont nous vous invitons à débattre le 29 mars à 19h à la salle des congrès d’Eybens avec David Queiros, maire de Saint-Martin-d’Hères, Gabriel Colletis économiste initiateur de l’appel Redonnons la priorité à l’industrie, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, Nadia Salhi, dirigeante syndicale nationale de la CGT, Sébastien Elka, ingénieur, revue Progressistes, Cyril Zorman de l’Union régionale des scoops de Rhône Alpes économie sociale et solidaire, Danièle Linhart, chercheuse et sociologue du travail

Partager cet article
Repost0
20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 12:25

 

Coup de force, 49-3, scandales, concentration des pouvoirs : la VRépublique a fait son temps !

 

Nous refusons une pratique politique qui met à distance les citoyennes et les citoyens de tous les grands choix qui engagent leur avenir. Il faut en finir avec les pouvoirs exorbitants du président de la République et avec une Assemblée nationale qui n'est pas représentative de la société.

 

Le PCF a appellé à manifester le 18 mars 2017 (14h place de la Bastille) à Paris pour une VIe République.

Cette marche pour la VIème république à l'appel de Jean luc Mélenchon et de ses soutiens (dont le PCF) a réuni 130 000 manifestants.

 

Le PCF propose une nouvelle constitution fondée sur la démocratie pour  changer la politique et ses pratiques dans une France débarrassée de la tutelle  des marchés financiers, pour une démocratie plus participative. Le Parlement et tous les exécutifs nationaux devront être à parité, rajeunis et à l'image de la diversité de notre société. Nous voulons de l'égalité et construire un nouveau pacte républicain qui place en son cœur la lutte contre le racisme et toutes les discriminations.

 

C’est l'ambition que les communistes proposent à travers leur projet novateur la France en commun, en appelant à voter Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle, à soutenir partout en France leurs candidat-e-s aux élections législatives.

 

Nous  lancerons un processus constituant qui au terme d’un débat citoyen national aboutira à un nouveau projet constitutionnel soumis à référendum.

Nous proposons d e  sortir du présidentialisme et de redonner la primauté au Parlement en :

 

Supprimant le « domaine réservé » du Président de la République (pouvoirs exécutif, présidence du Conseil des ministre)

Dissociant d e s é l e c t i o n s présidentielles et législatives

Instaurant de la proportionnelle à toutes les élections

Maîtrisant de l'ordre du jour de l'Assemblée par les député-e-s

Supprimant les dispositions qui restreignent le pouvoir du Parlement : en matière financière notamment (LOLF, article 40), les votes bloqués (article 44 et 49-3), les ordonnances

(article 38).

Limitant du cumul des mandats et mise en place d’un statut de l’élu pour   garantir  aux  salarié-es la possibilité de l’exercice d’un mandat et d’un retour à l'emploi

Renforçant le contrôle sur les conflits d'intérêt

 

De nouveaux pouvoirs pour les citoyens

Initiative législative et référendaire pour les citoyens

Transformer d u S é n a t e n chambre composée de citoyen-e-s et d'élu-e-s locaux

 

De  nouveaux  pouvoirs pour  les salari-é-s

Droit de veto suspensif des élu-es du personnel en cas  de fermeture ou de délocalisation et obligation d’examiner les propositions des salarié-e-s

Droit de reprise de l’activité par les salarié-e-s en coopérative, aides financières sous forme de prêts à bas taux et aide à la gestion durant la période de prêt.

 

Partager cet article
Repost0
20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 12:21

Journée internationale de lutte contre les discriminations raciales

 

A l'occasion du 21 mars, journée internationale de lutte contre le racisme, le Parti communiste réaffirme que le racisme n'a pas sa place dans notre société

Face aux discours de banalisation du racisme par la droite et l'extrême-droite, des mesures concrètes doivent être prises

En cette journée mondiale de lutte contre les discriminations raciales, le Parti Communiste Français tient à réaffirmer avec force et conviction que la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie est essentielle pour la consolidation des droits fondamentaux de chacun et pour l’avènement d’une solidarité sociale qui favorise la participation de tous au développement d’une société plus juste et plus prospère.

 

La lutte contre le racisme est également inséparable des règles de fonctionnement des institutions. Ces règles doivent prendre en compte les facteurs qui privilégient et renforcent les relations de dialogue et d’ouverture à l’autre.

 

Le racisme est un fléau, un frein à la démocratie ! Comme le cas de Théo Luhaka et hélas pleins d'autres, nous le rappelle avec force. Le racisme et l’exclusion sont autant d’expressions de comportements et d’attitudes qui ne doivent pas nous laisser indifférents.

 

Il nous faut travailler à libérer notre pays, nos institutions de toutes les formes de racisme, se manifestent de différentes façons dans notre quotidien, au travail, à l’école, dans l’accès au logement, le système judiciaire etc...

 

Nous devons proposer d’autres manières de penser et d’agir pour effacer les pratiques discriminatoires qui affaiblissent notre société et ralentissent l’émergence d'une société inclusive qui reste à construire.

 

Dans un contexte de très grandes violences économiques, nous devons protéger les plus fragiles d'entre nous qui sont la proie de discours xénophobes et racistes mais aussi de violences institutionnelles.

 

Nous devons mettre un terme à l’instrumentalisation de la laïcité à des fins discriminatoires. Nous devons combattre les théoriciens d’une identité nationale fantasmée qui hiérarchise les français, les religions, les cultures.

Pour en finir avec les stigmatisations, le racisme, les discriminations, les divisions, nous appelons l'ensemble de la population à s'unir et à manifester au cours des journées du 19 Mars et du 21 Mars pour exprimer notre exigence d'égalité et pour 

 

Mener le combat antiraciste c’est aussi prendre des mesures comme :

La mise en place du récépissé contre le contrôle au faciès,

Le droit de vote accordé tous les résidents étrangers non européens

L’application et le renforcement des lois contre le racisme, la xénophobie et le négationnisme

Un plan de lutte contre les discriminations

Le retour du droit du sol intégral

 

Le combat antiraciste, un vrai défi politique que le Parti Communiste entend relever avec plus de force pour recréer de l’unité et gagner la bataille de l’égalité réelle

 

 

Partager cet article
Repost0
19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 11:36
Quand la Commune inventait droit du travail et droit au travail
JEAN-LOUIS ROBERT HISTORIEN, PRÉSIDENT D’HONNEUR DES AMIES ET AMIS DE LA COMMUNE DE PARIS-1871
VENDREDI, 18 MARS, 2016
L'HUMANITÉ
Gravure du "Monde Illustré" n° 730 du 8 avril 1871, qui représente la manifestation des parisiennes du 3 avril 1871. Elles obtiendront finalement entre autres l'égalité salariale.
Gravure du "Monde Illustré" n° 730 du 8 avril 1871, qui représente la manifestation des parisiennes du 3 avril 1871. Elles obtiendront finalement entre autres l'égalité salariale.
Photo : Gusman /Leemage

Au printemps 1871, la Commune de Paris, et plus particulièrement sa commission du Travail dirigée par Léo Frankel, a produit plusieurs décrets posant les bases d’une législation du travail en lien avec le droit au travail. L’Union des femmes a joué un rôle moteur dans ce combat.

Tous les jours, dans les médias, des « économistes » viennent nous sommer de choisir : baisser le coût du travail, réduire le droit du travail ou alors ce sera plus de chômage. Fondamentalement, cette campagne vise à opposer le droit du travail (et les droits sociaux) au droit au travail. Si les temps ont changé, il convient de rappeler certains points de l’action de la Commune qui peuvent enrichir notre débat. D’abord, la Commune n’ignorait nullement les questions du développement économique. On oublie trop souvent que la commission du Travail s’était fixée comme objectif premier de « favoriser les industries nationales et parisiennes » et de « développer le commerce international d’échange, tout en attirant à Paris les industries étrangères de façon à faire de Paris un grand centre de production ». La Commune ne se désintéressera pas des entreprises, en particulier en réglant la question des échéances et des loyers, question alors cruciale : pendant le siège, les loyers ne sont pas payés et les dettes ne sont pas réglées. La Commune dispense les locataires de payer le retard de loyers et étale largement le règlement des dettes (sans les annuler). Ces mesures vaudront un soutien durable d’une partie notable de la petite bourgeoisie parisienne à la Commune.Mais c’est fondamentalement en tenant les deux bouts, droit du travail ET droit au travail que la Commune va tenter de remettre en route l’économie de la capitale. Le chômage était en effet considérable avec la situation créée par la guerre, le siège, ou l’abandon par certains patrons « francs-fileurs » de leur atelier. Le grand décret du 16 avril réquisitionna les ateliers abandonnés pour leur « prompte mise en exploitation par l’association coopérative des travailleurs qui y sont employés ». Mais l’objectif n’était pas de répéter les Ateliers nationaux de 1848. Il s’agissait, dans une vue à long terme, de « faciliter la naissance de groupements sérieux et homogènes », socialisés et autogérés, qui confectionneront « des objets marchands ». Une enquête sera conduite pour examiner la situation des ateliers fermés ; les chambres syndicales ouvrières, légalisées par la Commune treize ans avant la loi de 1884, seront pleinement associées à la mise en œuvre du décret.

On doit mentionner ici le travail considérable conduit par l’Union des femmes : « Le travail de la femme, proclame l’Union le 11 avril, étant le plus exploité, sa réorganisation immédiate est donc de toute urgence. » L’Union des femmes fut le principal partenaire de la commission du Travail. Elle fut un des principaux moteurs de la réflexion et de l’action de la Commune dans le domaine. Ainsi l’Union élabora le projet d’association ouvrière le plus avancé.

Dans un même mouvement, la Commune instaure un vrai droit du travail. Rappelons qu’en 1871, le droit du travail est quasiment inexistant : la seule vraie loi de 1841 interdisant le travail dans les ateliers aux enfants de moins de huit ans… est à peine appliquée du fait de la faiblesse des inspections. Nous n’évoquerons ici que trois décrets qui concernaient la durée du travail, le contrôle du travail et les salaires. Celui du 20 avril est un des plus connus et des plus symboliques, qui interdisait le travail de nuit dans les boulangeries. Il souleva l’enthousiasme des ouvriers boulangers qui manifestèrent leur soutien au décret et le mécontentement de nombre de patrons boulangers qui tentèrent d’empêcher son application.

Mettre fin au tout-libéral dans le marché du travail

Le décret du 27 avril interdit les amendes et les retenues opérées par prélèvements sur les salaires. Ces prélèvements étaient une des principales armes dans les mains des patrons pour affaiblir la résistance ouvrière et constituaient une atteinte permanente à la dignité ouvrière. La Commune l’appliqua en particulier aux rétives compagnies de chemins de fer.

Dans le décret du 13 mai concernant les marchés de la Commune, les cahiers des charges des entreprises devaient indiquer « le prix minimum du travail à la journée ou à la façon à accorder aux ouvriers et ouvrières chargés de ce travail ». C’était instaurer le salaire minimum ! Mais la réflexion de Léo Frankel, le « ministre » du Travail de la Commune, va plus loin. Il constate que « si le prix de la main-d’œuvre reste comme aléa dans les marchés, c’est lui seul qui apporte le rabais ». L’État doit intervenir pour introduire « le prix minimum » à la journée et mettre fin au tout-libéral dans le marché du travail. C’est le progrès des techniques qui devient alors le seul authentique facteur de la baisse des prix des produits, permettant vente et consommation.

La crise économique actuelle est moins conjoncturelle qu’en 1871, mais l’idée que droit au travail et droit du travail vont ensemble garde toute sa modernité.

REPERES

  • 16 avril 1871 Réquisition des ateliers abandonnés par leurs propriétaires, mise en place de coopératives ouvrières.
  • 20 avril Suppression des bureaux de placement de la main-d’œuvre, monopoles florissants agissant comme des « négriers ». Remplacement par des bureaux municipaux.
  • 27 avril Interdiction des amendes et retenues opérées par prélèvements sur les salaires.

Eugène Pottier (1816-1887). Nous fêtons cette année le bicentenaire de la naissance d’Eugène Pottier, né le 4 octobre 1816. Des initiatives seront annoncées ultérieurement. Mais citons aujourd’hui ces vers extraits de l’Internationale, écrits en 1871, qui nous donnent vraiment à réfléchir sur le droit que rêvaient les communards. « L’État comprime et la loi triche/L’impôt saigne le malheureux/Nul devoir ne s’impose au riche,/Le droit du pauvre est un mot creux./C’est assez languir en tutelle,/L’égalité veut d’autres lois :/ Pas de droits sans devoirs, dit-elle,/Égaux, pas de devoirs sans droits ! »

Partager cet article
Repost0
19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 07:17
photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

Ordre du jour du Conseil Communautaire du 20 mars 2017 à 18h: 

Essentiellement, débat et vote sur les orientations générales du PADD (projet d'aménagement et de développement durable) et l'élaboration du Plan Local d'Urbanisme intercommunal après la discussion dans les communes

 

Partager cet article
Repost0
19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 06:44
18 mars 1962: signature des accords d'Evian (Robert Clément)

Le 18 mars 1962 : signature des accords d'Evian


Après la signature des accords d’Évian, l'annonce du cessez-le-feu le 19 mars à 12 heures en Algérie fut d'abord, ici, en France, celle d'un immense soulagement. Enfin, cette guerre allait prendre fin. Depuis plusieurs années déjà, le retour de cercueils, l'arrivée de blessés avait mis fin au mythe gouvernemental de simples «opérations de maintien de l'ordre» dans «nos départements français d'Afrique du Nord».
Il n'en avait pas toujours été ainsi. Quand éclata la rébellion algérienne du 1er novembre 1954, combien dans notre pays en étaient encore aux trois départements français enseignés à l'école?
Le premier ministre de l'époque, Pierre Mendès France, son ministre de l'Intérieur, François Mitterrand, affirmaient que l'Algérie était la France et que ces mouvements ne relevaient que de simples opérations de police. Seuls, alors, en tant que parti, les communistes revendiquaient le droit du peuple algérien à disposer de lui-même.
La guerre devait durer près de huit ans. Guerre sans nom mais chaque jour des hommes mouraient: combattants de l'Armée de libération nationale (ALN), soldats français tombés dans une embuscade. La guerre d'Indochine était terminée depuis juillet 1954. L'armée française ne pouvant accepter sa défaite de Diên Biên Phu criait à la trahison sans comprendre que l'ère du colonialisme avait pris fin. Mais la situation en Afrique du Nord était différente. Nous n'étions plus cette fois à des milliers de kilomètres de la métropole mais à une heure d'avion, avec un million de pieds noirs, originaires de France, d'Espagne ou d'Italie. Combien de familles françaises comptaient des leurs de cet autre côté de la Méditerranée?
Il fallut des années pour remonter ce courant colonialiste. Des hommes de progrès, dans la France de 1956, n'avançaient-ils pas l'idée que la France de 1789 était meilleure que l'Islam?
Des batailles ont eu lieu comme en témoigne un film comme celui de Bertrand Tavernier «la Guerre sans nom», rappelés se rassemblant dans une église parisienne pour marquer leur refus, soldats tirant les sonnettes d'alarme des trains pour freiner leur départ, se barricadant dans une caserne de Rouen avec le soutien des communistes de la ville, alors dirigés par Roland Leroy.
Et combien de manifestations, toujours réprimées par la police, se soldant par des heures d'emprisonnement dans les commissariats de Paris et de sa banlieue, notamment.
Manœuvres sans résultats
Une partie du peuple français crut alors que la venue du général de Gaulle au pouvoir allait achever cette guerre. «Je vous ai compris», avait-il dit aux mutins d'Alger. Mais bientôt, c'est aux combattants algériens qu'il s'adressait en en leur proposant la «paix des braves». Manœuvres de part et d'autres sans résultats. Le temps des capitulations était passé et le peuple algérien, martyrisé, exigeait l'indépendance.
Il fallut pourtant encore quatre années de guerre, quatre années de luttes. En Algérie d'abord où le peuple, enfermé dans des camps, quadrillé dans les villes, continuait d'affirmer sa confiance dans le FLN. En France où les manifestations se multipliaient.
En 1961, la manifestation pacifique des Algériens de la région parisiennne, violemment réprimée par la police du préfet Papon, marqua le soutien total de ces immigrés envers le FLN de la même façon que les manifestants et manifestantes algérois brandissant le drapeau algérien avaient montré l'échec de la politique colonialiste. Le 17 octobre, des centaines de manifestants pacifiques ont été tués, blessés, jetés dans la Seine, enfermés dans les camps avant d'être envoyés en Algérie d'où beaucoup ont disparu.
Le 8 février 1962, après une nuit terroriste des partisans du colonialisme à Paris où une petite fille fut défigurée par une charge de plastic visant le ministre gaulliste André Malraux, des milliers de Parisiens vinrent manifester à la Bastille, contre les tueurs de l'OAS et pour la paix en Algérie par la reconnaissance du droit à l'indépendance.
La police du ministre Frey et du préfet Papon chargea au métro Charonne un cortège paisible. Sur les neuf morts, huit étaient communistes et tous membres de la CGT.
Les pourparlers de paix, engagés alors à Evian, entre représentants du gouvernement français et des combattants algériens s'accélèrent. Le 18 mars, un accord était signé, le cessez-le-feu proclamé pour le 19 mars à midi. Ce jour est désormais celui de la fin de cette guerre, celui de la fin d'un cauchemar de près de huit années.

Robert Clément 

Partager cet article
Repost0
19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 06:33
21 mars 2017 - Journée interprofessionnelle de mobilisation: Défendre nos emplois et les services publics (PCF): Rassemblement à 12h, place de la Liberté à Brest

Rassemblement à 12h place de la Liberté à Brest, pour l'industrie et les services publics. 

Mardi 21 mars 2017 - Journée interprofessionnelle de mobilisation

Défendre nos emplois et les services publics

► Dans l'ensemble de nos territoires, qu'ils soient urbains ou ruraux, l'avenir de notre industrie et de nos services publics est au cœur des enjeux

► Fillon, Le Pen et Macron proposent tous de réduire la présence de nos services publics et d'en privatiser un grand nombre.

►L'avenir économique et social du pays dépend du redéploiement de l'industrie française et des services publics

Si nous voulons répondre au double défi des besoins humains et écologiques, il est urgent de produire autrement, de relancer notre industrie et de redéployer partout des services publics de qualité. Ce qui est en cause aujourd'hui c'est le mode de production capitaliste et sa répartition toujours plus inégalitaire des richesses, son saccage des ressources et son incapacité à résoudre le chômage.

Le mode de production actuel de biens et de services n’est plus soutenable, ni écologiquement, ni socialement Instaurer un nouveau mode de production plus respectueux des salariés et de la nature :

►Élaborer un plan de développement de filières industrielles. Création d'un million d’emplois dans ces filières d’avenir de l’énergie, de l’automobile propre, des transports, dans la rénovation thermique des bâtiments, l’agriculture paysanne, l’aérospatiale, la navale, le numérique, la réparation, l’économie circulaire

►Moratoire immédiat sur les licenciements, les fermetures de site, les délocalisations, et interdiction des LBO

►Favoriser le développement du modèle d’entreprises coopératives

►Droit de veto suspensif des élu-es du personnel en cas de fermeture ou de délocalisation et obligation d’examiner les propositions des salarié-e-s

►Droit de reprise de l’activité par les salarié-e-s en coopérative, aides financières sous forme de prêts à bas taux et aide à la gestion durant la période de prêt.

►Augmenter la sûreté des entreprises industrielles par la transparence et la démocratie avec le concours des salarié-e-s, des citoyen-e-s, des élu-e-s Développer les services publics : ►Renforcement du maillage des services publics en particulier dans les territoires suburbains et ruraux.

►Plan d'action spécifique pour l'hôpital public, l'éducation et la justice

►Réimplantation avec une gestion démocratique et participative

►Construction de 200 000 logements sociaux par an

21 mars 2017 - Journée interprofessionnelle de mobilisation: Défendre nos emplois et les services publics (PCF): Rassemblement à 12h, place de la Liberté à Brest
Partager cet article
Repost0
19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 06:29

416 parrainages d'élus communistes et républicains pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon

11 candidatures à l'élection présidentielle sont maintenant officiellement enregistrées. Le combat qui s'annonce est crucial pour l'avenir du pays. Le PCF se félicite d'avoir contribué de manière décisive avec 416 parrainages d'élus communistes et républicains sur un total de 805 parrainages au dépôt de la candidature de Jean Luc Mélenchon. Elle permettra à des millions de nos concitoyens d'affirmer avec force et clarté leur exigence de changement.

D'ici le 23 avril les communistes mettront leurs énergies à porter cette candidature avec esprit de rassemblement et continueront à travailler à la construction d'une majorité de progrès avec toutes les forces de gauche engagées dans cette campagne autour d'engagements de rupture avec l'austérité, de relance sociale, écologique et industrielle, de construction d une nouvelle République.

Dans les élections ils porteront ces objectifs avec les candidatures de large rassemblement qu'ils contribuent à construire dans les circonscriptions au plus près des combats sociaux et citoyens.

416 parrainages d'élus communistes et républicains pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon (sur 805 parrainages)
Partager cet article
Repost0
18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 08:09
Appel de Stockholm contre l'arme atomique: manifestation avec Gérard Philippe, sympathisant communiste, dans le cortège (1950)

Appel de Stockholm contre l'arme atomique: manifestation avec Gérard Philippe, sympathisant communiste, dans le cortège (1950)

18 mars 1950 : 3 millions de signatures pour l'appel de Stockholm


Lancé par le communiste Frédéric Joliot-Curie et le Mouvement mondial pour la paix, l'appel de Stockholm contre la bombe atomique recueille 3 millions de signatures en France. Le texte stipule: "Nous exigeons l'interdiction immédiate de l'arme atomique, arme d'épouvante et d'extermination des populations.[...] Nous considérons que le gouvernement qui, le premier, utiliserait contre n'importe quel pays l'arme atomique, commettrait un crime contre l'humanité et serait à traiter comme un criminel de guerre. Nous appelons tous les hommes de bonne volonté dans le monde à signer cet appel." L'appel de Stockholm sera signé par plus de 150 millions de personnes dans le mode entier.
Principaux signataires :
• Frédéric Joliot-Curie (premier signataire)
• Jorge Amado, Louis Aragon, Pierre Benoit, Marcel Carné, Marc Chagall, Dimitri Chostakovitch, Duke Ellington, Ilya Ehrenbourg,Robert Lamoureux, Thomas Mann, Yves Montand, Pablo Néruda, Noël-Noël, Pablo Picasso, Simone Signoret, Michel Simon1
• Gérard Philipe, Maurice Chevalier, Pierre Renoir, Jacques Prévert, Armand Salacrou, Henri Wallon

18 mars 1950: 3 millions de signatures pour l'appel de Stokholm contre l'armement nucléaire lancé par Joliot-Curie (Robert Clément)
Fréderic Joliot-Curie

Fréderic Joliot-Curie

Partager cet article
Repost0
18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 07:46
Dessin de Nono pour le Chiffon Rouge (17 mars 2017): Accroche à ton coeur un morceau de Chiffon Rouge, pour tailler un costard à ces oligarques corrompus et plein de morgue!

Dessin de Nono pour le Chiffon Rouge (17 mars 2017): Accroche à ton coeur un morceau de Chiffon Rouge, pour tailler un costard à ces oligarques corrompus et plein de morgue!

Un parfum de Françafrique s'empare de l'affaire Fillon
 PAR FABRICE ARFI ET MICHEL DELÉAN

Avec la confirmation par Le Monde de l’identité du généreux donateur du candidat de la droite à la présidentielle pour ses costumes de luxe – en l’occurrence l’avocat Robert Bourgi –, l'affaire Fillon vient désormais percuter le monde des réseaux occultes de la Françafrique.

 

L'afaire des costumes de François Fillon prend une nouvelle tournure. Avec la confirmation par le journal Le Monde, vendredi 17 mars, de l’identité du généreux donateur du candidat de la droite à la présidentielle pour ses costumes de luxe – en l’occurrence l’avocat Robert Bourgi –, le dossier vient désormais percuter le monde des réseaux occultes de la Françafrique.

Alors que, depuis une semaine, la rumeur circulait avec insistance selon laquelle Robert Bourgi était l’homme qui se cachait derrière l’achat de plusieurs costumes dans la boutique de luxe Arnys (propriété de LVMH) offerts à Fillon, l’avocat parisien avait catégoriquement démenti – notamment auprès de Mediapart.

Seulement voilà, au lendemain des révélations du Journal du Dimanche (JDD) la semaine dernière, le juge Tournaire, déjà saisi des soupçons d’emplois fictifs de l’épouse de Fillon, avait obtenu auprès du Parquet national financier (PNF) que l’affaire des costumes entre dans son périmètre d’enquête, par un réquisitoire supplétif, afin de vérifier si ces libéralités ne cachaient pas un délit de « trafic d’influence ». Pourquoi offrir des vêtements de prix à un présidentiable, sinon pour en attendre quelque chose en retour ? Là est le soupçon.

Les policiers de l’Office anticorruption (OCLCIFF) de Nanterre ont, dans la foulée, mené plusieurs perquisitions dans les locaux d’Arnys, à Paris.

Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, Robert Bourgi a réglé récemment pour 13 000 euros de costumes offerts à François Fillon. Ceux-ci avaient été commandés le 7 décembre 2016, soit neuf jours à peine après la victoire du candidat Fillon à la primaire de la droite, et ont été réglés par chèque le 20 février.

Ce n’est pas tout. Comme l’avait rapporté le JDD, d’autres vêtements issus de la boutique Arnys auraient été offerts depuis 2012 à Fillon pour une somme totale de 35 500 euros, semble-t-il payés cette fois en espèces. Il est cependant impossible à ce jour de savoir si Robert Bourgi est également derrière ces règlements. Si cela devait être le cas, il est étrange que cet avocat expérimenté soit passé subitement d’un mode de paiement discret (en liquide) à un autre (par chèque) qui, lui, laisse des traces.

Lors d’un entretien téléphonique avec Mediapart, jeudi 16 mars, soit la veille de la publication par Le Monde de son identité, Robert Bourgi, tout en refusant de confirmer être le généreux donateur de Fillon, avait tenu prudemment à nuancer la portée de l’affaire : « Quoi qu’il en soit, le donateur n’a commis aucun délit. »

En dehors de la justice, le déontologue de l’Assemblée nationale, où François Fillon siège depuis 2012, s’est également saisi du dossier pour vérifier si l’ancien premier ministre n’avait pas commis une faute en ne déclarant pas ces onéreux cadeaux, tout député devant faire état de présents « en lien avec leur mandat » dépassant les 150 euros. Reste à savoir si cette générosité appuyée de Bourgi relève de la vie privée de François Fillon.

Depuis la révélation de ce nouveau dossier embarrassant, le candidat de la droite à la présidentielle a pris le parti de balayer les faits d’une chiquenaude : « Un ami m’a offert des costumes en février. Et alors ? », a-t-il déclaré dans Les Échos dimanche 12 mars.Selon nos informations, François Fillon n’avait pas alerté son staff de risques quant au nom de son mécène, présenté comme un vieil ami.

Et alors ? Le nom de Robert Bourgi, bientôt 71 ans, figure emblématique des réseaux de la Françafrique, fait partie de ceux qui sentent le soufre dans la sphère publique et politique depuis trois décennies. Surtout depuis qu’il a affirmé en 2011 dans un livre (La République des mallettes, de Pierre Péan), puis dans la presse (déjà dans le JDD), et enfin sur procès-verbal devant des juges (lire notre article), qu’il avait participé à des remises de montagnes d’espèces provenant de plusieurs dignitaires africains (Gabon, Côte d’Ivoire, Burkina Faso et Congo-Brazzaville) au profit de l’ancien président Jacques Chirac et de l’ex-premier ministre Dominique de Villepin. Des faits démentis par ce dernier.

 

« Je n'ai jamais touché, comme on dit en Afrique, le “papier”, avait expliqué, le 4 octobre 2011, Robert Bourgi aux juges de l’affaire dite des Biens mal acquis. C'était des missionnaires qui arrivaient avec la valise diplomatique et que je conduisais chez le président de la République française, chez monsieur Chirac et chez monsieur Villepin. » Bourgi avait estimé à 20 millions d’euros le montant des espèces ainsi convoyées, entre 1995 et 2005.

Ces missions un peu spéciales auraient toutefois cessé en novembre 2005 après un clash avec Dominique de Villepin, selon le témoignage de Bourgi. Et elles n'auraient pas repris avec Nicolas Sarkozy, que Robert Bourgi avait accepté de conseiller aussitôt après sa rupture avec M. Villepin. L’ancien chef de l’État avait d'ailleurs remis en mains propres la Légion d'honneur à l'ancien Monsieur Afrique, en 2007.

En 2015, Robert Bourgi, indigné par les positions de Nicolas Sarkozy sur l’islam et le voile, avait décidé de rallier François Fillon, auquel il a ouvert plusieurs portes sur le continent africain. Mais un an plus tard, nouveau revirement : Bourgi lâche Fillon et rejoint Sarkozy. « Je crois en lui. Il aime passionnément son pays, il aime passionnément la politique étrangère et le rôle de la France dans le monde […] malgré les déconvenues judiciaires qui apparaissent ça et là », avait-il alors déclaré à la chaîne France 24.

Né en avril 1945 à Dakar (Sénégal) dans une famille d’origine libanaise, Robert Bourgi, qui est souvent présenté comme l’héritier de Jacques Foccart, le « Monsieur Afrique » de Charles de Gaulle, avait soutenu sa thèse à la Sorbonne sur le thème : « Le général de Gaulle et l’Afrique noire 1940-1969 ». Très vite, Bourgi a ensuite intégré tous les cercles de la droite chiraquienne. Chargé de mission de Jacques Chirac au RPR, pour les relations avec les pays d’Afrique au Sud du Sahara en 1983, il devient trois ans plus tard conseiller politique du ministre de la coopération Michel Aurillac (1986-88), puis délégué national du Club 89 (un think tank chiraquien) pour les pays en développement. Il s’inscrira au barreau de Paris en 1993.

Lors de son discours de remise de la Légion d’honneur, le 27 septembre 2007, Nicolas Sarkozy avait déclaré à l’adresse de Bourgi : « Je sais, cher Robert, pouvoir continuer à compter sur ta participation à la politique étrangère de la France, avec efficacité et discrétion. Je sais que, sur ce terrain de l’efficacité et de la discrétion, tu as eu le meilleur des professeurs et que tu n’es pas homme à oublier les conseils de celui qui te conseillait jadis de “rester à l’ombre pour ne pas attraper de coup de soleil”. Sous le chaud soleil africain, ce n’est pas une vaine précaution. Jacques Foccart avait raison. » Dix ans plus tard, l’affaire Fillon vient finalement lui donner tort.

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011