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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 06:00
Fillon et Le Pen, candidats préférés des rentiers et des spéculateurs immobiliers
Pierre DUQUESNE
Vendredi, 31 Mars, 2017
L'Humanité
François Fillon, lui-même fils de notaire a appelé à « libérer » la politique du logement des réglementations et des crédits publics qui ont, dit-il, « faussé le marché ». Photo : Eric Gaillard / Reuters
François Fillon, lui-même fils de notaire a appelé à « libérer » la politique du logement des réglementations et des crédits publics qui ont, dit-il, « faussé le marché ».

Suppression de l’encadrement des loyers, accélération des expulsions, subvention des investisseurs privés... Jamais un candidat de droite n’avait proposé des mesures aussi radicales. Une vision ultralibérale partagée par Marine Le Pen.

Il y en a qui n’hésiteront pas une seconde à mettre un bulletin Fillon dans l’urne. Ce sont les rentiers, spéculateurs et autres marchands de biens. Non contents de s’être gavés ces vingt dernières années, pendant lesquelles la pierre s’est transformée en or, avec des prix qui ont plus que doublé sur la période (+ 141 % depuis 1995), les « investisseurs » pourront encore gratter quelques dizaines de milliers d’euros grâce au député de Paris. L’orgie semble sans fin. Les prix, dans les plus grandes villes, continuent de grimper. Les citoyens s’endettent toujours plus, au point que la dette immobilière des ménages a doublé et représente dorénavant 70 % du revenu disponible brut des ménages. Les banques et les intermédiaires, au passage, prennent leur dîme. Il y a des coups à faire, et François Fillon constitue le meilleur atout pour faire fructifier les affaires immobilières, et poursuivre ce qu’il convient d’appeler un enrichissement sans cause.

« Réduire les délais d’expulsion en cas de non-paiement du loyer »

« Qu’on arrête de nous emmerder », a clamé le candidat, jeudi, devant le Conseil supérieur du notariat. Un lieu réconfortant pour le Sarthois, lui-même fils de notaire. Il a appelé, devant cette assistance, à « libérer » la politique du logement des réglementations et des crédits publics qui ont, dit-il, « faussé le marché ». Comment ? En permettant aux Français de « vendre plus facilement leurs biens immobiliers en ramenant de trente à vingt-deux ans le délai d’exonération des plus-values ». L’explosion du nombre d’expulsions locatives, sur fond d’aggravation de la pauvreté, ne l’empêche nullement de suggérer, dans son programme, « une procédure accélérée pour réduire les délais d’expulsion en cas de non-paiement du loyer ». Les rentiers, eux, gagnent sur tous les tableaux avec François Fillon. Ils pourront bénéficier d’avantages fiscaux supplémentaires, en plus de voir l’encadrement des loyers purement et simplement supprimé. Tout comme l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), cette taxe sur le patrimoine contribuant, selon lui, à « réduire les investissements dans l’immobilier ».

L’existence même d’un logement à but non lucratif, avec des loyers modérés, est insupportable pour cet intégriste du marché. « Il faut démonter la logique de la loi SRU », prévient l’ex-premier ministre, qui a déclaré la guerre à cette loi imposant un seuil minimal de logements sociaux dans chaque commune. Son renforcement en début de quinquennat a permis de doper la construction d’habitations à loyers abordables dans notre pays. La loi SRU explique, en partie, le record enregistré en 2016, avec 130 000 HLM programmés. Qu’importe si 64 % de la population est éligible à ces logements abordables, de meilleure qualité que ceux du parc privé. Le candidat LR préfère investir dans le logement dit intermédiaire, plus cher, et offrir les mêmes aides aux investisseurs privés que celles perçues par les acteurs non spéculatifs (TVA à taux réduits pour le logement locatif intermédiaire et l’accession à la propriété)... Pis, il dit vouloir généraliser la politique mise en œuvre par Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, de ne plus financer des logements sociaux dans des communes « qui en comptent déjà trop ».

Marine Le Pen, elle aussi, croit au marché. Jusqu’ici, le Front national (FN) s’est bien gardé de détailler précisément ce que serait sa politique en matière de logement. Hormis des généralités, le programme de Marine Le Pen se borne surtout à expliquer qu’elle entend « réserver prioritairement aux Français l’attribution du logement social ». Un mensonge, s’insurge Frédéric Paul, directeur général de l’Union sociale pour l’habitat, qui réunit les organismes HLM : « Marine Le Pen fait croire que les immigrés passent avant et c’est totalement faux. » 88 % des habitants du parc social sont de nationalité française.

Jeudi, devant les notaires, le FN a révélé la vraie nature de son programme. Gilles Lebreton, député européen FN venu représenter Marine Le Pen devant cette vieille corporation, a confié que son mouvement jugeait « extrêmement dangereux » l’encadrement des loyers. « Ce n’est pas une mesure qu’il faut garder à moyen terme », a ajouté le responsable frontiste, car elle risque, selon lui, d’« empêcher et (de) dissuader un certain nombre de propriétaires de mettre leur bien en location ». Derrière les obsessions xénophobes et racistes de l’extrême droite se cache une vision purement libérale. Marine Le Pen est férocement opposée à toute régulation du marché, et notamment à la garantie universelle des loyers. Cette disposition, destinée à protéger les locataires contre les impayés mais abandonnée par Manuel Valls, « n’était pas raisonnable », a expliqué le représentant du FN. Pour « résorber les tensions sur le marché du logement », Marine Le Pen propose de « baisser des droits des mutations de 10 % ». Si l’héritière de Montretout ne remet pas en cause l’ISF, elle n’est pas non plus la candidate de l’égalité. Au contraire, elle veut favoriser une société de privilégiés en se prononçant pour un régime plus favorable en matière de donations. « Cela permet, explique Gilles Lebreton, d’injecter beaucoup plus rapidement de l’argent à destination des jeunes générations et donc de relancer le marché. » Le marché, encore et toujours le marché.

L’AMBIGU PROJET D’EMMANUEL MACRON EN MATIÈRE DE LOGEMENT
C’est un ex-ministre de Jacques Chirac, Renaud Dutreil, qui s’est chargé de décliner, jeudi, le projet logement d’Emmanuel Macron. Celui-ci peut aussi compter sur l’appui de Tristan Barrès, ancien conseiller au ministère du Logement entre 2014 et fi n 2016. « Nous poursuivrons la production de logements sociaux au même niveau (...) que ces dernières années », précise son programme.
Plus inquiétant, il propose un « bail de mobilité professionnelle » de 3 mois à 1 an. Un dispositif dérogatoire pour les locataires, jusqu’ici protégés par des baux de trois ans minimum. Le droit au maintien dans les lieux pourrait être remis en cause dans le parc social qui « ne doit pas favoriser l’immobilisme » (sic). Pour booster la construction en zone tendue, des permis de
construire pourraient être délivrés directement par l’État, comme dans les opérations d’intérêt national. Cela devrait réjouir l’architecte Roland Castro, qui a soutenu très vite Emmanuel Macron. Son projet de bâtir 24 000 logements dans le parc de La Courneuve n’a pas été retenu par le précédent gouvernement. Qu’en sera-t-il si Emmanuel Macron est élu ?
 

Journaliste
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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 04:35
A portée de main! Dix bonnes raisons de voter Mélenchon - à lire aujourd'hui dans "L'Humanité"

Au sommaire de l'édition du vendredi 21 avril :

PRÉSIDENTIELLE

Dix bonnes raisons de voter pour Jean-Luc Mélenchon
Jugée plus qu’improbable il y a encore quelques semaines, une qualifi cation du candidat de la France insoumise, soutenu par le PCF, est aujourd’hui à portée de main. Le scrutin de dimanche représente une occasion historique de porter la gauche de progrès au pouvoir.

ENTRETIEN
Pierre Laurent: «La qualification de Jean-Luc Mélenchon est possible. Elle ouvre un espoir considérable»
À deux jours du premier tour de l’élection présidentielle, le secrétaire national du PCF appelle à convaincre les derniers indécis et à transformer l’espoir né de cette dynamique en majorité politique.

 

OUTRE-MER
Les Amérindiens de Guyane relèvent la tête
Très actifs dans le mouvement guyanais, les peuples natifs tenaient cette semaine une réunion historique. Leur mobilisation replace au premier plan le combat pour leurs droits.

 

TURQUIE
Les prisonniers de Recep Tayyip Erdogan
Depuis le coup d’État avorté de juillet 2016, 40 000 personnes ont été arrêtées et emprisonnées. Après la victoire du oui au référendum accroissant les pouvoirs d’Erdogan, d’aucuns craignent que la répression ne s’accélère. Témoignages.

 

TABLE RONDE
La recherche scientifique ferait-elle peur aux puissants?
Contre les obscurantismes, pour redonner tout son sens au progrès dans la cité, les chercheurs français appellent les citoyen-ne-s à les rejoindre, ce samedi, à une marche mondiale pour les sciences. Avec Olivier Berné, Astrophysicien, Hervé Christofol, enseignant-chercheur et Jean-Michel Besnier, philosophe.

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 12:32
Pourquoi les élus communistes et républicains apportent leur soutien à Jean-Luc Mélenchon? - par Patrice Bessac, président de l'ANECR

Pourquoi les Elus Communistes et Républicains de l’ANECR apportent-ils leur soutien à Jean Luc Mélenchon. 
 
 
Les élus communistes et républicains rassemblés au sein de l’ANECR ont reçu un seul mandat, une seule mission : défendre les intérêts du peuple, soutenir et promouvoir tout ce qui concoure à son mieux être matériel et intellectuel et à son émancipation. 
 
C’est à la seule aune de ces principes que les élus déterminent leurs choix à chaque instant et en toutes circonstances. 
 
Dimanche 23 avril, le peuple de France est appelé à choisir un Président de la République. 
 
Ce choix déterminera en grande partie notre avenir individuel et collectif à un moment où notre pays traverse une profonde crise démocratique, économique et sociale. 
 
Nous vivons des heures potentiellement fatidiques et incertaines où la droite la plus conservatrice, l’extrême droite la plus réactionnaire et l’ultra libéralisme le plus tapageur et destructeur peuvent s’emparer du pouvoir et entraîner notre pays, nos concitoyens vers toujours plus de misère sociale, toujours plus de divisions et de tensions. 
 
Face aux enjeux démocratiques et sociaux qui nous sont posés, les élus communistes et républicains invitent les Françaises et les Français à porter leur suffrage sur le projet qui défend le mieux leurs intérêts particuliers et collectifs, ceux de leurs collectivités locales et de leurs services publics pour aujourd’hui comme pour demain.
 
 Dans ces circonstances historiques les élus communistes et républicains unis au sein de l’ANECR proposent à nos concitoyens : 
 
- d’apporter leur vote à Jean-Luc Mélenchon qui est le mieux placé à gauche pour battre, dans les urnes, les candidats de la régression sociale et des divisions mortifères pour notre pays.
 
 - de créer, ensemble, jusqu’au 23 avril, les conditions de la victoire de celui dont l’élection permettra au peuple de France d’avoir le meilleur cadre et les meilleures conditions pour construire -par l’action et dans l’union- une France sociale, solidaire, écologiste et pacifiste. 
 
Patrice Bessac 
Président de l’ANECR 

Patrice Bessac

Patrice Bessac

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 11:08
Le conseil municipal d'Allones (72) à direction PCF soutient Marwan Barghouti et tous les prisonniers politiques palestiniens
Allonnes (72) soutient Marwan Barghouti et tous les prisonniers palestiniens

jeudi 20 avril 2017

Communiqué de presse du Bureau municipal d’Allonnes (72) :

« On peut battre un groupe, une armée, un leader mais pas un peuple ! » aime à répéter Marwan Barghouti.

A l’instar de tous les prisonniers politiques, Marwan Barghouti cumule à ce jour 22 ans de geôle, sans accès aux soins, aux livres, aux journaux !

Parce que les arrestations, accompagnées de méthodes violentes qui ne sont sans rappeler les heures sombres de notre Histoire, il est primordial aujourd’hui d’être les portes paroles de la cause palestinienne et de dénoncer ses exactions à l’encontre même des Droits de l’Homme et de la Convention de Genève.

Et parce que Marwan Barghouti, Citoyen de la ville d’Allonnes depuis 2012, comme dans de nombreuses villes en France et dans le monde, a choisi la voix de la Paix pour la justice et la liberté de son peuple, nous soutenons cet homme politique pour son engagement, ses écrits, ses actions et sa popularité

Le Maire et les membres du Bureau municipal soutiennent les revendications des prisonniers palestiniens et sont solidaires de la grève de la faim massive annoncée par le Fatha et son leader Marwan Barghouti.

Monsieur Gilles Leproust, Maire, Conseiller départemental, Vice-Président Le Mans métropole

 Lire également le communiqué du 17 avril de la Campagne internationale pour la libération de M. Barghouthi et tous les prisonniers palestiniens

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 11:04

Quimper Mercredi 19 avril 2017

Rassemblement de soutien à Héléne DERRIEN

 

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Le Télégramme

Évasion fiscale. « Nous ne nous laisserons pas impressionner »
Publié le 20 avril 2017

 

 Une cinquantaine de personnes en solidarité et en soutien à la lutte contre l'évasion fiscale.

Une cinquantaine de personnes ont répondu à l'appel du Collectif de défense des services publics hier matin. Les militants se sont rassemblés devant le commissariat où était entendue Hélène Derrien, suite à une précédente manifestation contre l'évasion fiscale devant la BNP.

« Nous sommes dans notre bon droit. Les mesures d'intimidation ne marcheront pas, commentait hier matin devant le commissariat, Henri Guillou, militant altermondialiste bien connu à Quimper. Dès que l'audition d'Hélène sera achevée nous retournerons d'ailleurs devant la BNP pour une distribution de tracts ». 

Une cinquantaine de soutiens


Une cinquantaine de personnes était rassemblée ce mercredi peu avant 9 h, devant le commissariat où Hélène Derrien, était la seule convoquée. Le 1e r avril dernier, la Concarnoise n'était pourtant pas seule à participer à une mise en scène de l'évasion fiscale, lors de laquelle des slogans avaient été peints sur les vitrines de la BNP. « Mais avec du blanc de Meudon, un produit facilement lavable à l'eau et non polluant », souligne un participant. Quelques jours plus tard, Hélène Derrien, présidente de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité et membre du Collectif de défense des services publics en Cornouaille, était appelée pour être entendue au commissariat suite à une plainte de la BNP. La citation lui reproche « d'avoir commis ou tenté de commettre des dégradations en réunion ».
 
 

« Rien à déclarer »


« J'ai indiqué au policier que je n'avais rien à déclarer, a expliqué Hélène Derrien à sa sortie. Il a alors appelé le procureur et cela s'est terminé par un rappel à la loi que je n'ai d'ailleurs pas signé. C'est beaucoup de temps perdu pour des paperasses ». Les soutiens se sont ensuite dirigés en manifestation « non déclarée » jusqu'à la BNP par les rues du centre-ville. « En pleine période électorale, alors que les candidats promettent de diminuer le nombre de fonctionnaires, de couper les vivres aux collectivités locales ou de reculer encore l'âge de la retraite parce que les "caisses de l'État sont vides", nous voulons démontrer que l'argent, il y en a beaucoup accumulé, dissimulé, évadé par les plus riches et les multinationales » expliquent les militants. Ils ajoutent que selon les révélations des Panama Papers, la BNP est, avec 2,4 milliards d'euros, la banque française qui réalise le plus gros volume de bénéfices dans les paradis fiscaux. « L'évasion fiscale c'est autant d'argent qui ne rentre pas dans les caisses de l'État, ce qui impacte ensuite les services publics », constate Hélène Derrien. Pendant le rassemblement devant la banque qui s'est achevé vers 10 h 30, les rideaux de fer de celles-ci sont restés fermés.

 
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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 06:29
Germaine Tillon, une très grande dame, disparue il y a neuf ans, le 19 avril 2008 (hommage de Charles Silvestre dans l'Humanité en 2010)

Germaine Tillion, disparue le 19 avril 2008


Ethnologue, Germaine Tillion a participé à la création du réseau du musée de l’Homme, avant de mettre à nu les mécanismes de domination de Ravensbrück et de dénoncer la torture pendant la guerre d’Algérie.
Germaine Tillion : "Résistante instantanée le 17 juin 1940"

Par Charles Silvestre, journaliste, secrétaire des Amis de l’Humanité.

Article publié dans l’Humanité du 3 juillet 2010


Quand Pétain appelle à cesser le combat, le 17 juin 1940, Germaine Tillion vomit. C’est la capitulation qui lui donne la nausée. Durant l’hiver 1932-1933, elle a vu sur place, en Allemagne, ce qu’était le nazisme. La mécanique se met en place. Elle rendra visite à son maître, Marcel Mauss. Il l’a orientée vers son métier, l’ethnologie. Chez lui, elle prend de plein fouet l’ignominie : sur sa veste, il porte l’étoile jaune. Une seule image, touchant au plus fort du sensible, peut marquer un destin.
Germaine Tillion, à l’été 1940, ne sait plus très bien ce qu’est la France. La jeune femme, née le 30 mai 1907 à Allègre (Haute-Loire), est partie en 1934 dans les Aurès, étudier les systèmes de parenté chez les Chaouias. Seule, elle a planté sa tente dans le douar de Tadjemout, le plus pauvre et le plus éloigné, à quatorze heures de cheval d’un centre, Arris. L’Algérie des Chaouias deviendra sa thèse d’ethnologie. Et, plus qu’une thèse, ce sera sa méthode, qu’elle appliquera au camp de concentration de Ravensbrück, où elle est déportée le 31 janvier 1944.
Résistante instantanée, Germaine Tillion ne part pas à Londres. C’est à Paris, dans le nœud de vipères, qu’elle se met en route. Ou plutôt en chasse. Elle se retrouve avec Boris Vildé et Anatole Lewitsky, plus tard fusillés, eux aussi élèves de Marcel Mauss et qui constitueront le fameux réseau du musée de l’Homme. Le réseau est trahi. La lutte, à la vie à la mort, entre la collaboration et la Résistance, est une histoire d’héroïsmes, mais aussi de trahisons. Le 13 août 1942, Germaine Tillion est arrêtée. Elle a été donnée par un prêtre, l’abbé Alesch, qui recrutait des jeunes pour la Résistance pour mieux les livrer à la Gestapo ! Sa mère aussi, Émilie, au doux visage rayonnant, dont elle ne quittera jamais la photo des yeux dans son salon de Saint-Mandé, qui sera une gazée « cheveux blancs » dans le camp de sa fille.
À Ravensbrück, Germaine Tillion adopte une règle de résistance : « Survivre est notre ultime sabotage. » Et que fait-on pour survivre ? On s’entraide, on est caché au Revier (l’infirmerie), on prépare même, en douce, une opérette, le Verfügbar aux enfers, à l’ironie mordante pour les geôliers. Il faut imaginer ces déportées, dans la baraque, « répétant » les personnages de Titine, Lulu de Colmar, Bébé, imaginer Nénette chantant « J’irai dans un camp modèle, avec tout confort, eau, gaz, électricité… » et le chœur répondant : « Gaz surtout… ». Du camp, sortira surtout un maître ouvrage : Ravensbrück. Ni un récit, ni même un cri d’épouvante. Germaine Tillion met à nu, dans le régime concentrationnaire, le système économique – celui du profit, Himmler était le propriétaire du camp ! – les mécanismes psychologiques de la domination, de la détention. Elle en tirera des leçons pour toute la vie. Y compris quand elle aura affaire à un autre « système concentrationnaire », celui du goulag. En 1951, elle participe à une commission internationale pour auditionner les témoins des camps soviétiques. La controverse éclate alors avec des anciennes déportées communistes, notamment avec une amie tchèque qui lui a sauvé la vie. Et qui lui reprochera amèrement cette entorse à leur idéal, avant de se suicider… lors de l’entrée des troupes du pacte de Varsovie à Prague, en 1968. Germaine Tillion ne confondait pas, cependant, stalinisme et communisme, faisant l’éloge des résistantes communistes à Ravensbrück, d’une Jeannette jeune ouvrière du Nord.
Le 1er novembre 1954 éclatent les premiers coups de feu de la guerre d’Algérie. Dans les Aurès, et on est tenté de dire dans « ses » Aurès ! Années de déchirement pour l’ethnologue que Louis Massignon renvoie sur le « terrain ». Germaine Tillion va faire cette « traversée du mal », pour ainsi dire sans prendre parti, mais hostile à la guerre, jusqu’à l’indépendance de juillet 1962. Des Algériens, comme l’écrivain Jean Amrouche, lui reprocheront de ne pas être allée plus loin… Mais refuser de mettre en cause le principe même du fait colonial n’est pas s’abstenir de combattre ses crimes.
Elle découvre la « clochardisation » du peuple algérien. Elle crée des centres sociaux. La logique de la guerre coloniale broie cet idéalisme. Inspectant, avec d’autres, cette Algérie de la répression, des camps d’internement – encore des camps ! – les témoignages de sévices, les liquidations de ses propres éducateurs, l’incitent à tout faire pour arrêter « ça ». Elle rencontre même Yacef Saadi, le chef du FLN à Alger, pour proposer une trêve : arrêt des exécutions capitales de combattants FLN, d’un côté, suspension des attentats contre des civils, de l’autre. La trêve sera rompue par Paris : la guillotine reprend du « service » sous la pression de l’armée et des pieds-noirs ultras. Les deux camps aux prises ne s’y tromperont pas. Des Algériens témoigneront envers elle, le plus souvent, de leur gratitude. À l’inverse, les jusqu’au-boutistes de l’Algérie française ne lui pardonnèrent jamais : elle dut même, un jour, changer son numéro de téléphone…
Son dernier acte, si l’on peut dire, concernant la guerre d’Algérie, fut de signer, le 31 octobre 2000, un texte demandant aux autorités de la France de reconnaître et de condamner la torture pratiquée en son nom, ce qui devint l’Appel des douze. Et de se retrouver, ainsi, aux côtés d’Henri Alleg, deux personnages de l’histoire, elle l’humaniste et lui le communiste, que la guerre froide avait durement séparés, et qui avaient fait montre, chacun dans leur registre, dans les pires circonstances, d’un engagement exemplaire.
On ne peut évoquer Germaine Tillion sans parler de la complicité féminine qui a marqué sa vie. Deux d’entre elles en témoignent pour d’autres, innombrables : Anise Postel-Vinay à Ravensbrück et Nelly Forget en Algérie, arrêtée et torturée par les parachutistes français. Cette complicité qui semble indestructible, qui confère sa force à l’Association des amis de Germaine Tillion, a donné un bel ouvrage, réalisé sous la direction de Tzevan Todorov (1). Car l’enfant d’Allègre, disparue en 2007, a eu le « bon goût » de vivre cent ans et un peu plus… pour inspirer ce titre : le Siècle de Germaine Tillion. La marque, déposée, en vaut pas mal d’autres…

Germaine Tillon, une très grande dame, disparue il y a neuf ans, le 19 avril 2008 (hommage de Charles Silvestre dans l'Humanité en 2010)
Germaine Tillon, une très grande dame, disparue il y a neuf ans, le 19 avril 2008 (hommage de Charles Silvestre dans l'Humanité en 2010)
Germaine Tillon, une très grande dame, disparue il y a neuf ans, le 19 avril 2008 (hommage de Charles Silvestre dans l'Humanité en 2010)
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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 06:25
Ensemble pour l'Humain d'abord! Législatives 2017: tract de campagne de Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, candidats PCF-Front de Gauche dans la circonscription de Morlaix
Ensemble pour l'Humain d'abord! Législatives 2017: tract de campagne de Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, candidats PCF-Front de Gauche dans la circonscription de Morlaix
Ensemble pour l'Humain d'abord! Législatives 2017: tract de campagne de Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, candidats PCF-Front de Gauche dans la circonscription de Morlaix
Maquette Fréderic Scibor - Dessins Nono - Photos Jean-Marc Nayet

Maquette Fréderic Scibor - Dessins Nono - Photos Jean-Marc Nayet

Mardi, les militants du comité de campagne de Ismaël Dupont et Muriel Grimardias étaient présents à Plounéour-Menez et à Pleyber-Christ pour y distribuer notre document avec notre programme pour les Législatives, avec un appel à voter Jean-Luc Mélenchon et à participer à notre fête du premier mai du PCF à Morlaix avec Laurence Cohen. 

Mercredi, les militants communistes ont distribué ces tracts pour les législatives et les présidentielles dans les communes de LANMEUR, GUIMAEC, PLOURIN LES MORLAIX, LE CLOITRE SAINT THEGONNEC, SAINT POL DE LEON, PLOUIGNEAU, PLOUGONVEN, CARANTEC, TAULE, LOCQUENOLE. 

La campagne bat son plein, il reste trois jours pour convaincre nos concitoyens de faire le vote utile et nécessaire à gauche en faveur de Jean-Luc Mélenchon et des espoirs de renouveau démocratique, social et écologique qu'il porte.   

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 06:18
Agir maintenant contre la faim et pour la paix: le PCF engagé pour la solidarité internationale (Présidentielles et Législatives 2017)
Agir maintenant contre la faim et pour la paix: le PCF engagé pour la solidarité internationale (Présidentielles et Législatives 2017)

Un article très fort de Xavier Compain, porte-parole régional du PCF Bretagne, responsable agriculture-pêche-forêt du PCF et pour le PGE, pour l'Humanité le mois dernier, repris en tract.

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 05:19
Campagne législative: les réunions publiques d'Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, le calendrier de campagne
Voici les réunions publiques et les événements politiques qui vont rythmer la campagne d'Ismaël Dupont et de Muriel Grimardias - candidats PCF Front de Gauche dans la circonscription de Morlaix - Ensemble pour l'Humain d'abord! pour les élections législatives des 11 et 18 juin - tout au long de ces prochaines semaines:  

Lundi 1er mai place Allende à Morlaix de 15h15 à 16h15 à l'occasion de la 53ème fête du Viaduc du Parti Communiste: intervention politique d'Ismaël Dupont et Muriel Grimardias au côté de Laurence Cohen, sénatrice communiste et Front de Gauche, membre de la Commission des Affaires Sociales du Sénat et responsable à l'égalité Femmes-Hommes au Parti Communiste 

Samedi 13 mai (à confirmer) Après-midi et soirée irlandaise à Roscoff (à confirmer) avec des dirigeants du Sinn Féin autour de la question de la réunification irlandaise relancée après le Brexit, de la situation sociale et politique en Europe, et des convergences entre le Sinn Féin et le Parti Communiste, partis frères au sein du Parti de la Gauche Européenne (PGE), pour une autre Europe au service des peuples, sortant de l'austérité et du libéralisme, reconnaissant les spécificités culturelles et linguistiques des régions d'Europe.  

Mardi 16 mai à Lanmeur, 18h, salle Steredenn: Réunion publique sur la santé, l'hôpital public et la sécurité sociale, avec le docteur Fabien Cohen, responsable au sein du PCF du secteur Santé-Protection Sociale

Jeudi 18 mai à Pleyber-Christ 20h30 salle du Roallou

Mardi 30 mai à 18h30 à Plouigneau (salle proche de la mairie, en face de l'ancienne trésorerie et près de la pharmacie) 

Jeudi 1er juin à Locquénolé à 18h salle Kerbrat 

Vendredi 2 juin à Cléder à 18h30: salle du hameau Créach Oalec 

Mardi 6 juin à Saint Pol de Léon à 18h30 (salle de la voûte, Manoir de Keroulas) 

Mercredi 7 juin (à confirmer): réunion publique à Morlaix 

Bien sûr, nous rencontrerons aussi les habitants de la circonscription dans les communes, les quartiers, sur les marchés, et il n'est pas exclu que d'autres réunions de petit format soient organisés dans les communes. 

Un mois et demi pour donner aux habitants de la circonscription de Morlaix... Un député vraiment de gauche pour vous défendre! 

 

Campagne législative: les réunions publiques d'Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, le calendrier de campagne
Campagne législative: les réunions publiques d'Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, le calendrier de campagne
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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 11:30
Dimanche 23 avril, votons pour Jean-Luc Mélenchon pour faire échec à la droite et à l'extrême-droite et promouvoir des politiques sociales, écologiques, démocratiques qui nous sortent du néo-libéralisme, de l'austérité, de la soumission volontaire aux puissances capitalistes

Le dimanche 23 avril, je vote Mélenchon. 

Et d'ici le 23 avril, comme ces dernières semaines, moi et mes camarades, nous allons agir pour convaincre un maximum d'électeurs encore hésitants d'aller voter pour Jean-Luc Mélenchon. 

C'est trop important. 

Pourquoi?

J'admire le talent de l'orateur et son sens politique, je partage la plus grande partie du programme de propositions sociales et démocratiques qu'il porte à cette élection présidentielle même si je regrette que Jean-Luc Mélenchon n'ait pas associé l'ensemble des composantes du Front de Gauche à la construction et à l'animation de ce programme et de sa campagne, qu'il présente, au risque de l'inefficacité et d'une division stérile, des candidats France Insoumise aux législatives face à tous les candidats du PCF et du Front de Gauche, y compris face aux dix députés du Front de Gauche (dont huit issus du PCF), en refusant jusqu'à présent les offres d'alliance et de rassemblement, même quand localement les groupes du PCF, du Front de Gauche et de France Insoumise seraient prêts à s'entendre.    

Mélenchon n'est pas mon gourou, d'ailleurs je n'en ai pas.

Je suis en désaccord avec un certain nombre de ses idées, déclarations (sur la Syrie, la Russie, les langues et cultures régionales, sur la fusion de la CSG et de l'impôt sur le revenu, sur l'Europe, le choix de l'armement nucléaire et les options militaires, sur l'immigration et certains propos par rapport aux réfugiés, aux travailleurs détachés, sur l'idéalisation jacobine de la France qui va parfois à l'encontre des idéaux internationalistes de la gauche que j'aime), pratiques et objectifs politiques. 

Je ne lui fais pas une confiance aveugle, pas plus à lui qu'à quiconque.

En tant que communiste, je ne souhaite pas que son mouvement, France Insoumise, nouveau parti politique remplaçant un Parti de Gauche en vraie perte de vitesse (qui avait vu son nombre de militants divisé par 10 entre 2012 et 2016, du fait notamment de certaines pratiques politiques internes), dont le ciment est, peut-être plus qu'un projet politique, l'adhésion à une personnalité politique perçue comme l'homme providentiel, prenne tout l'espace sur la gauche, au détriment d'organisations marxistes à l'assise populaire ancienne, comme la mienne, qui ont d'autres pratiques de rassemblement et qui refusent les logiques de "tout ou rien", le populisme dangereux du "tous pourris", de la suspicion généralisée portant sur les élus, les organisations démocratiques constituées (politiques, syndicales), et enfin qui refusent de se placer hors du clivage droite-gauche mais qui veulent au contraire se placer au coeur de la gauche, et de ses idées de progrès et d'égalités, pour la faire gagner et la faire tenir debout.      

J'aurais souhaité une alliance large à gauche, entre Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, avec les écologistes, les communistes, Ensemble, l'ensemble des forces progressistes, pour faire gagner une majorité présidentielle et parlementaire de gauche, sur un contrat de gouvernement ambitieux tournant le dos aux pratiques présidentialistes, au libéralisme économique et à l'austérité.

C'était possible, c'était souhaitable et peut-être une condition nécessaire (l'avenir nous le dira!) pour faire gagner la gauche, pour faire échec à Macron, à la droite et à l'extrême-droite.

Je trouve que ni l'un ni l'autre, Mélenchon ou Hamon, et c'est un euphémisme de le dire ainsi, n'ont fait beaucoup d'effort pour rendre cette hypothèse, certes pas la plus facile à mettre en place, possible, au nom de l'intérêt supérieur du pays et de la population.   

Néanmoins, grâce à la belle dynamique de sa campagne et au contexte politique d'enlisement dans les affaires et la proximité avec le monde de l'argent, d'éclatement du Parti Socialiste qui accentue sa différence et la rend attractive, c'est le seul vote aujourd'hui en mesure de nous éviter la catastrophe sociale et démocratique qui sortirait immanquablement d'un second tour entre Marine Le Pen, et/ou Emmanuel Macron, et/ou François Fillon.

Catastrophe sociale et démocratique... Un militant ou un électeur de gauche ne peut que la craindre à l'issue d'une victoire pas impossible de Le Pen ou de Fillon, la candidate de l'extrême-droite et le candidat de la droite extrême, tous deux trempés jusqu'au cou dans des histoires de détournement de fonds publics pour des fins partisanes ou personnelles, mais surtout qui portent tous deux des projets basés sur la discrimination, le refus de l'égalité des droits, le délire identitaire et nationaliste (essentialiste et passéiste) et l'alimentation de la xénophobie pour détourner l'attention du peuple des vrais responsables et des vraies responsabilités de la dégradation des conditions de vie.  

Mais une victoire de Macron serait aussi pour nous une catastrophe.

Car ce serait le triomphe de la transformation en simple objet marketing de la démocratie, une victoire éclatante des logiques ultra-présidentialistes, le point d'appui des milieux d'affaires qui ont besoin d'un nouveau parti démocrate centriste et néo-libéral comme aux Etats-Unis, à la place du vieux parti socialiste discrédité par ses compromissions, démissions, reniements. Une victoire de Macron pourrait encore brouiller davantage le clivage droite-gauche pour la population, voire effacer politiquement la gauche ou quasiment, comme en Italie, donner des nouvelles armes aux réactionnaires pour présenter l'ultra-libéralisme et les politiques de destruction des conquêtes sociales et des services publics sous le visage trompeur du progressisme, du modernisme, d'une France qui bouge, d'une France en marche.

Une victoire de Macron donnerait une nouvelle légitimité, après le discrédit du quinquennat Hollande qui participait des mêmes logiques, au projet de soumission à l'Europe du capital et aux logiques de la mondialisation libérale, à la volonté de privatisation de la France, de transformation du politique en mode de management du capitalisme financier identifié abusivement à l'intérêt général.

Assurément, pendant cinq ans, nous aurions à lutter contre des remises en cause sans précédent de l'éducation publique, de la sécurité sociale, de l'hôpital, du droit du travail, avec face à nous une coalition d'opportunistes de droite et de la droite du PS, c'est à dire encore de droite, ayant trouvé à se raccrocher à un cheval gagnant prêt à donner un coup d'accélérateur au projet néo-libéral et à mettre le pouvoir de la technocratie et du président au service des lobbys. 

Face à cette perspective extrêmement inquiétante, c'est pour nous une chance historique de voir que ces dernières semaines la candidature de Jean-Luc Mélenchon a franchi un cap de crédibilité et de sympathie dans l'électorat, ce que l'on ressent parfaitement sur le terrain quand on discute avec les gens qui sont nombreux à le juger le plus vrais, le plus sincère, le plus brillant, le plus digne de la fonction présidentielle.  

Aujourd'hui, selon les sondages, c'est la candidature préférée des jeunes, des 18-25 ans, qui à 30% se déclarent prêts à voter Mélenchon.

C'est extrêmement encourageant. C'est aussi une candidature qui parle aux personnes appartenant aux catégories populaires, à la classe ouvrière.

Or, les jeunes et les ouvriers et les employés étaient deux catégories de la population que l'on disait probablement devoir se tourner prioritairement vers le Front National, alors que leurs intérêts objectifs devraient les porter vers une gauche égalitaire, de transformation et d'innovation. C'est donc une grande satisfaction de voir que Mélenchon, grâce à la dynamique militante qui porte sa candidature, mais aussi à sa vista personnelle et à son installation dans le paysage médiatique, a déjà permis de déjouer ces sombres et déprimants pronostics.  

Jean-Luc Mélenchon est, dans cette élection présidentielle qui politise et intéresse le plus grand nombre de nos concitoyens plus que tout autre type d'élection, celui qui porte le mieux l'aspiration à bousculer le système, l'oligarchie, celui qui incarne le projet et le désir d'un monde neuf, basée sur une souveraineté restaurée du citoyen, l'écologie, la recherche d'égalité.  

La dynamique ascendante de ses intentions de vote dans les sondages qui le placent à 3 ou 4% de Le Pen et Macron, à 2% de Fillon ou à égalité avec lui, fait qu'il est aujourd'hui possible de qualifier Mélenchon au second tour, et de le faire gagner au second tour, même. Les commentateurs les moins favorables à Mélenchon témoignent que c'est lui qui qui a la meilleure dynamique de campagne et la progression dans l'électorat la plus spectaculaire.  

Cela dépend de notre capacité à convaincre les cinq, dix, ou vingt personnes qui autour de nous hésitent encore, qui sont à gauche mais ont des réserves sur Jean-Luc Mélenchon, ou une préférence pour d'autres candidats de gauche.

Notre avenir, l'intérêt de la population française, en particulier des classes populaires, dépendent de cet effort et de sa conclusion heureuse.

Jean-Luc Mélenchon, au second tour, ce serait pour la première fois depuis des années un projet progressiste de transformation sociale, économique et démocratique qui serait proposé au choix des électeurs, ce serait la possibilité de gagner une victoire de classe, une victoire d'étape et provisoire certes, mais une victoire quand même, et il n'y en a pas eu tant que ça cette année, face aux forces capitalistes en France et en Europe. Ce serait la possibilité de rendre notre république plus sociale, plus démocratique, plus écologique.

Alors, tous ensemble, pour rendre le changement possible au service de notre vie quotidienne à tous, pour ne pas nous laisser piétiner par le MEDEF, la droite, l'extrême-droite, les ultra-libéraux, les lobbys financiers, votons Jean-Luc Mélenchon le dimanche 23 avril. 

Ismaël Dupont, le 18 avril 2017.  

    

 

Sondages : Macron, Le Pen, Fillon et Mélenchon toujours au coude à coude

         

 

 

 

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