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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 05:57

http://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2016/06/25/le-siege-de-la-cgt-a-montreuil-vandalise_4958166_1656968.html

Communiqué CGT suite au saccage du siège à Montreuil:


La CGT ne se laissera pas intimider par la violence
Le siège de la CGT a été attaqué et vandalisé cette nuit par des individus cagoulés. Des vitres et la porte d’accès ont été cassées à la masse. Le pire a été évité car ils n’ont pu rentrer dans l’immeuble suite à l’intervention des services de sécurité interne.
Après la CFDT, c’est la CGT qui est attaquée. Nous réaffirmons que seuls le débat et l’action syndicale par les mobilisations permettent de faire entendre les revendications des salariés et du monde du travail.
Les violences commises ne font que desservir ces revendications et contribuent à essayer de discréditer le mouvement social en cours. Les violences verbales et les insultes contre la CGT contribuent également à entretenir ce climat délétère.
La CGT reste déterminée dans son opposition à la loi « travail » et pour l’obtention de droits nouveaux à l’image de son projet de code du travail du 21ème siècle.
Plus que jamais, la mobilisation reste à l’ordre du jour.
Montreuil, le 25 juin 2016

Le siège de la CGT à Montreuil vandalisé dans la nuit de vendredi à samedi
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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 10:10

«Mêlez-vous de vos fesses!»: comment le maire FN de Fréjus parle à l'opposition

23 JUIN 2016 | PAR MARINE TURCHI

À Fréjus, le sénateur-maire FN David Rachline multiplie les attaques contre la presse et l'opposition. Mercredi soir, les tensions ont redoublé au conseil municipal : journalistes taxés de « militants politiques » et éjectés de leurs places, élus insultés sous les huées d'un public acquis au maire et chantant La Marseillaise debout. L'opposition a quitté la salle.

Dans nombre de villes, il arrive que les conseils municipaux soient animés, voire très animés, parfois à la limite du cirque politique. À Fréjus (Var), commune du sénateur-maire FN David Rachline, l’opposition ne rit plus. « C’est soviétique, résume Philippe Mougin, dirigeant de l’opposition LR (ex-UMP). On assiste à une dérive autocratique. » « J’ai assisté à quelque chose hier soir, je ne sais pas si on peut appeler ça un conseil municipal. C’est Ubu Roi », raconte une autre élue municipale. « On ne peut plus exercer notre rôle d’opposition », se désole Françoise Cauwel, cheffe de file du groupe divers droite, laquelle dit être rentrée « abattue ».

Mercredi soir, dès 17 h 30, les partisans du maire sont arrivés en nombre pour remplir les rangs destinés au public. « Il avait prévu le coup, d’habitude il ouvre les portes à 18 h 30, là son fan-club est arrivé une heure avant, il ne restait plus de places pour les opposants, relégués au fond, où l’on entend rien », relate une élue de droite. « Il avait invité une centaine de personnes, pas les militants habituels, des gens bizarres qu’on n’avait jamais vus, explique Françoise Cauwel. Ils avaient ordre de huer à chaque intervention de l’opposition. »

D’entrée, le maire, dont les relations avec les journalistes sont déjà houleuses (lire notre enquête), a annoncé qu’il interdisait à la presse sa place habituelle. « Il a dit “vous êtes des opposants politiques, je n’ai pas à vous autoriser l’accès à la salle ; si vous voulez rester, allez dans le public” », rapporte Françoise Cauwel. « Il s'en est pris à la “presse partisane”, aux “journalistes aux ordres”, aux “gauchistes”, à la “sous-préfecture”. Les tables de presse ont été supprimées, les journalistes relégués au fond du public, où l’on n'entendait rien », explique Philippe Mougin.

La journaliste de Var-Matin est restée au fond de la salle, tandis que Dominique Brun, le journaliste de Mosaïque FM, une radio locale, a quitté la séance, refusant de travailler « dans de telles conditions ». Sur Facebook, il a livré son récit et dénoncé une « restriction des libertés qui s'imposent à tous dans une démocratie et qui font la richesse d'une démocratie locale ». « Dorénavant, a annoncé [le maire], la communication de la ville s'effectuera uniquement au travers du journal municipal avec des journalistes rémunérés par la ville et nos impôts […] et sur les réseaux sociaux avec des militants chargés de diffuser la propagande municipale officielle, écrit Dominique Brun. De la bonne information entre soi, sans aucune contradiction.

Plusieurs élus de l’opposition sont intervenus pour dénoncer cette décision et défendre la « liberté de la presse ». Philippe Mougin a cité la devise du Figaro : « Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur ». « Vous privez la presse, à quel titre ? a interrogé Françoise Cauwel. On a besoin de la presse pour relayer aussi nos interventions, notre travail. » Le maire s’emporte : « Vous êtes prête à tout pour vous faire remarquer, y compris à vous mettre une plume dans le cul ! » Agitation dans la salle, le public applaudit, l’opposition s’indigne.

Au fur et à mesure de la séance, la tension monte. Lors du vote du compte administratif, le maire sort de la salle, comme le règlement l’y oblige. « Je ne sais pas ce qu’il a fait, il est revenu, il était bien bien bien en forme… Il essayait des lunettes de soleil, il marchait. On s’est dit “il fait quoi ?” », rapporte une élue. « Quand il est re-rentré, il était dans un état très bizarre, surexcité, raconte également Françoise Cauwel. Il rigolait sans cesse et faisait des petits signes à tout le monde. Il nous a dit qu’on était “que de la « lose »”, j’étais étonnée de la familiarité ; d’habitude, il nous taxe de “système UMPS”. Là, il s’est mis à s’énerver énormément, ce qui a provoqué une tension supplémentaire. Tout le monde hurlait dans le public, j’ai pris la parole pour lui dire que Fréjus était aussi apaisé que "la France apaisée" de Marine Le Pen (le nouveau slogan du FN – ndlr), et je lui ai demandé de se calmer. Là, il s’est énervé encore plus. »

« Mais ferme-la, ta gueule! »

Quand vient la question 8, qui concerne les animations estivales, Françoise Cauwel interroge le maire sur le dispositif de sécurité prévu pour le concert de Johnny Hallyday, le 2 juillet, et fait part de ses réserves: « Des bénévoles ne suffiront pas. » Réponse du maire : « Mêlez-vous de vos fesses ! » Explosion de rires et applaudissements dans la salle. « Le maire nous a fait huer, affirme l’élue. Je lui ai dit qu’il ne pouvait pas se comporter comme cela, qu’il était sénateur et maire d’une commune de 50 000 habitants. On a demandé le respect de notre parole. »

David Rachline coupe les micros des opposants qui s’exprimaient. « Il s’est senti soutenu, alors il est monté en puissance, raconte Philippe Mougin. La police de l’assemblée n’a pas été respectée, alors que, lors du précédent conseil municipal, il lui avait demandé d’intervenir contre les opposants. C'est un “deux poids, deux mesures”. Là, il encourageait le chahut de la salle. »

Dans le brouhaha, la salle entonne La Marseillaise, debout. « Le maire était mort de rire quand les gens chantaient, la main sur le cœur. Il était un peu le chef d’orchestre », relate une élue de droite. L’opposition décide de quitter la salle, à l’exception d’une élue, restée pour observer la suite des votes. « On avait pourtant posé des questions totalement justifiées », affirme une conseillère municipale.

Sollicité par Mediapart, le maire n'a pas donné suite. Mais il a opposé, sur les réseaux sociaux, un tout autre récit de la séance. Sur Facebook et Twitter, il s’affiche souriant, entouré d’une foule de militants, pouces en l’air. Et il dénonce l’opposition qui « a violemment pris à parti le Front national » et « quitt[é] la salle quand le public entonne notre hymne national ! Une honte ! »« Le public leur répond par une Marseillaise. Merci à eux ! » écrit-il.

Jeudi après-midi, il a dénoncé, dans un communiqué, le « sabotage » de sa ville et « une manœuvre de déstabilisation » de l'opposition, par des « interventions orchestrées », des « propos polémiques », des « commentaires politiciens partisans ». Le maire place sur le même plan la presse locale, qui s'inscrit selon lui « dans un système de polémique systématique de désinformation et de dénaturation des faits contraire à l’intérêt de notre ville ». « J’assume pleinement de ne plus être associé, sous quelque forme que ce soit, à cette ligne éditoriale contraire à tout principe de pluralité et d’objectivité élémentaire de l’information », dit-il.

« Var-Matin a pu suivre dans le public, il n'a donc pas été interdit de conseil. Stop à la manipulation des médias militants ! explique à Mediapart Christopher Pecoul, sur Twitter. Être dans le public n'est pas assez bien pour la presse ? Elle vaut mieux que les Fréjusiens ? La presse militante n'est un secret pour personne, c'est d'ailleurs pour ça que Var-Matin est au bord du dépôt de bilan… »

De son côté, Françoise Cauwel a écrit mercredi soir à la ministre des droits des femmes, Laurence Rossignol (lire son courrier ici), se disant « profondément choquée » par le comportement du maire. Une plainte pour injures à caractère sexiste est à l’étude chez son avocat. Lors d'un précédent conseil municipal, l'élue avait déjà reçu un « Mais ferme-la, ta gueule! », répété quatre fois par une conseillère frontiste. « Moi, j'aurais été moins poli », lui avait répondu le maire, à qui elle demandait d'intervenir.

« David Rachline dit “maintenant je ne demande plus, j’exige”, “je suis le maire, je fais ce que je veux”, il nous nargue systématiquement en disant “vous avez voté contre, la question est adoptée”, étant donné qu’il a la majorité », se désole une élue de droite. « On est face à un maire qui ne supporte plus aucune contestation, qui est en conflit avec la presse écrite et audiovisuelle, qui blinde la salle de ses militants, et fait ensuite sortir les journalistes, qui insulte une conseillère municipale, dénonce Philippe Mougin. Il s’enferme dans une dérive avec un service communication qui fait sa propagande dans le journal municipal, avec des anciens de Var-Matin. Ça va aller de mal en pis… »

« En difficulté dans sa gestion municipale, le FN a montre un triste visage hier. Fréjus est abîmée », a réagi dans un communiqué la socialiste fréjusienne Elsa Di Méo, secrétaire nationale du PS, en dénonçant les « insultes envers une élue » et les « attaques contre la presse » qui « se sont muées en mise au banc de celle-ci ». « Cela est inacceptable. On ne joue pas avec la liberté de la presse si l'on est démocrate. »

Depuis quelques semaines, David Rachline est sous pression sur plusieurs dossiers locaux qui rencontrent l’opposition de riverains ou de collectifs. Il a aussi été gêné par les questions des médias sur le projet de Surf Academy, – dont Mediapart avait révélé le sulfureux concepteur –, retoqué par la préfecture, et dont il a présenté une nouvelle version mercredi soir. Depuis, le maire évite les questions sur le sujet et a annoncé sa décision de communiquer directement par son journal municipal, devenu mensuel.

ça s'passe comme ça dans une mairie FN... Petit tour à Fréjus de Médiapart
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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 05:29

Valls, ça suffit !


Depuis 4 mois, nous sommes des millions à exiger le retrait de la loi Travail. Le Premier ministre bloque la situation en refusant à la fois de négocier avec les syndicats et de débattre avec les député.e.s. Il a utilisé le 49-3 pour faire adopter sa loi sans vote à l’Assemblée nationale. Il a même essayé de nous interdire de manifester.

Les initiatives se multiplient pour exiger le retrait de la Loi travail.

Ce soir, une pétition a été lancée pour demander la démission du Premier ministre. Signez la et partagez la ! A Lyon, des rassemblements#CasserolesDebout auront lieu tous les vendredis soir. Nuit Debout Nantes propose "Fenêtres Debout", pour afficher son refus de la Loi Travail à ses fenêtres. Le Syndicat des Avocats de France a ouvert une chaîne Youtubepour décrypter la Loi travail.

Je signe la pétition "Valls, ça suffit !"

Le prochain RDV, c'est mardi 28 juin pour une nouvelle journée de manifestations.

Pétition pour la démission de Manuel Valls
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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 05:21
Le député pro-Hollande/ Valls Christophe Caresche incapable de soutenir le débat sur Europe 1 face à Chassaigne: "moi j'me tire"... Ces gens-là ont tellement l'habitude du 49-3!

INSTANT TÉLÉ - Attaqué par Chassaigne (PCF), le député PS légitimiste Caresche quitte le plateau de LCP en direct

LeLab Europe1‎ - Il y a 1 jour

INSTANT TÉLÉ - Le gouvernement a engagé sa responsabilité pour faire passer en force la loi Travail lors de la première lecture à l’Assemblée nationale. La gauche de la gauche avait alors échoué, à deux voix près, à déposer une motion de censure. Alors que le texte, actuellement examiné par les sénateurs, va revenir à l’Assemblée, Manuel Valls pourrait de nouveau user du 49.3, faute de trouver une majorité.

Ce qui ne passe pas du tout auprès de la gauche de la gauche, opposée au texte porté par Myriam El Khomri. Et a donné ce très vif échange sur LCP le 22 juin, entre le député PS légitimiste Christophe Caresche et son collègue de l'Assemblée André Chassaigne du PCF.

Le premier a fini par quitter le plateau, lançant un "j’me tire". Voici l’échange retranscrit :

- André Chassaigne : Alors que la majorité des Français sont opposés, que la majorité des organisations syndicales sont opposées...

- Christophe Caresche : L’abrogation de la peine de mort, monsieur, elle était minoritaire.

- André Chassaigne : Ce que vous faites, c’est une honte pour les valeurs de la gauche.

- Christophe Caresche : Il fallait pas abroger la peine de mort ?

- André Chassaigne : Ça, c’est un argument qui tient pas.

- Christophe Caresche : Comment ça c’est un argument qui tient pas ? [...] Je vous mets en garde contre ces arguments-là, parce que c’est des arguments populistes.

- André Chassaigne : Populistes ? De la part d’un gouvernement qui a oublié toutes les valeurs de la gauche depuis cinq ans…

- Christophe Caresche : Je n’ai pas de leçons à recevoir de vous. Je suis de gauche.

- André Chassaigne : J’aurais honte à votre place, de démolir tout ce que vous êtes en train de démolir.

- Christophe Caresche : Mais c’est vous qui démolissez la gauche. Vous aurez la droite, vous aurez le Front national, voilà ce que vous aurez. Et vous verrez ce que ce sera ! C’est vous, le fossoyeur de la gauche.

- André Chassaigne : C’est une honte, ce que vous faites. Abandonner toutes les valeurs de la gauche comme vous le faites depuis 2012.

- Christophe Caresche : Allez, moi je me tire.

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 05:00
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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 04:50

Loi travail : toutes les interventions des sénateurs communistes

mercredi 22 juin 2016

Interventions, analyses, réactions : suivez avec le groupe communiste, républicain et citoyen au Sénat l’examen de la loi Travail, en séance publique du 13 au 28 juin.

Avec un seul mot d’ordre, partagé par la très grande majorité des Français : retrait !

En savoir plus

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 06:17

Communiqué CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Loi travail : Les organisations obtiennent le respect du droit de manifester

Le Gouvernement avait franchi un nouveau cap dans sa volonté de bâillonner le mouvement social, en interdisant la manifestation parisienne du 23 juin.

Cette décision représentait une remise en cause grave d'une liberté fondamentale garantie par la constitution : le droit à manifester.

Les organisations ont toujours affirmé leur volonté de manifester pacifiquement. Après des discussions serrées avec le Ministre de l’Intérieur, les organisations syndicales et de jeunesse ont obtenu le droit de manifester à Paris le 23 juin, sur un parcours proposé par le Ministre de l’Intérieur, ainsi que l’autorisation de manifester le 28 juin, selon des modalités à discuter avec la Préfecture.

Les organisations syndicales et de jeunesse ne se laisseront pas détourner du coeur du problème qu'est le projet de loi travail.

Un projet de loi largement rejeté par une majorité de français, sondage après sondage, mobilisation après mobilisation.

Un projet de loi visant le dumping social, rejeté par la majorité des organisations représentatives du pays et imposé aux forceps aux parlementaires par le 49/3 et la menace de l'utiliser de nouveau.

Les organisations syndicales et de jeunesse appellent les salarié-es, les jeunes, les privé-es d’emploi et les retraité-es à participer à la votation. Les organisations syndicales et de jeunesse affirment, depuis le début, leur disponibilité pour faire des propositions concrètes, porteuses de progrès social et de nouveaux droits.

Le Président Hollande n'a toujours pas répondu à notre lettre commune adressée le 20 mai dernier. Le Président Hollande n’a d’autre issue, pour sortir de cette impasse, que de réunir les organisations syndicales et de jeunesse très rapidement. Les organisations syndicales et de jeunesse appellent les salarié-es, jeunes, privé-es d’emploi et les retraité-es à participer massivement aux manifestations des 23 et 28 juin.

Montreuil, le 22 juin 2016

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 06:00
Georges Séguy VS EL KHOMRI: la CGT s'agite encore contre les petits arrangements du gouvernement avec le MEDEF !

Georges SEGUY, ancien dirigeant de la CGT en 1968, est la vedette de la maison de retraite avec son maillot Info'Com-CGT en soutien aux Résistants qui seront demain dans les rues pour exiger le retrait de la ‪Loi Travail‬ Pas de retrait, pas de trêve ! Chapeau bas Georges. Les nouvelles générations continuent ton combat pour la justice sociale.

(photo transmise par Louis Aminot)

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 05:59

Communiqué de Ensemble! Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire.

La « primaire » pour sauver le soldat Hollande.

En pleine crise sociale et politique, l’annonce le samedi 18 juin par le Parti Socialiste de la tenue d’une primaire de la « Belle Alliance Populaire » en janvier 2017 pour désigner leur candidat-e à l’élection présidentielle, a révélé la déconnexion entre le pouvoir en place et l’état réel du pays. Le premier Ministre Manuel Valls n’a pas hésité : il vante « l’exercice démocratique » que constitue cette primaire et, en même temps, pour la première fois depuis des dizaines d’années, il menace d'interdire une manifestation syndicale contre la loi travail. Cette primaire initiée par le pouvoir en place démontre l’affaiblissement de la popularité de François Hollande, qui ne peut même plus se prévaloir d’être le « candidat naturel » de son propre parti.

Cette soi-disant « consultation » ne vise qu’à être une simple validation d’une candidature déjà lancée qui serait officialisée dès le mois de décembre 2016.

Il faudrait, pour le PS évacuer le débat crucial sur le bilan de la politique gouvernementale mise en oeuvre depuis 5 ans et qui a dégradé les conditions de vie des classes populaires, mené une politique autoritaire et belliciste, trahi ses engagements en matière de défense de l’environnement.

Jean Luc Mélenchon, le PCF et EELV ont refusé d'y participer, tout comme « Ensemble ! »

Ces manoeuvres de fuite en avant d’un pouvoir en déliquescence sont à l’opposé des aspirations qui se sont exprimées dans le mouvement social contre la loi El Khomri.

Celui-ci a bouleversé la situation politique. Il a révélé des énergies insoupçonnées à gauche et dans le peuple pour défendre la justice, sociale, l’égalité des droits, la démocratie et constitue une chance pour la reconstruction d’une véritable alternative politique. C’est à partir du mouvement social en cours qu’un nouvel espoir peut se construire.

C’est la responsabilité des forces politiques qui s’opposent à ce gouvernement, qui sont aux côtés de celles et ceux qui manifestent et qui se font matraquer, de se rassembler et de construire une issue politique qui permette de dépasser la division actuelle, y compris lors des échéances électorales de 2017.

Il faut débattre publiquement autour des positions communes pour une alternative politique, faire converger les forces sociales, citoyennes comme les forces politiques, la France Insoumise, le PCF, le PG, EELV, les socialistes en ruptures avec le gouvernement, le NPA, Nouvelle Donne…

Oui, il faut être à la hauteur des exigences du moment présent et recons - truire une gauche de transformation sociale. C’est la proposition que le mouvement « Ensemble! » porte aujourd’hui publiquement en vue des échéances électorales de 2017.

Le 22 juin 2016.

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 05:55

Comment François Hollande a changé d’avis

22 juin 2016 |

Par Lénaïg Bredoux et christophe Gueugneau

Après avoir annoncé l’interdiction de la manifestation parisienne contre la loi sur le travail jeudi, François Hollande et son gouvernement ont finalement trouvé un compromis avec FO et la CGT pour un parcours très réduit. L’épisode révèle une nouvelle fois les vives tensions au sein de la majorité.

Du grand n’importe quoi. François Hollande et son gouvernement ont donné en spectacle leurs hésitations et leurs désaccords en interdisant, puis en autorisant, sur un parcours très réduit, la manifestation syndicale prévue à Paris jeudi contre la loi sur le travail. De quoi mécontenter tout le monde et donner, une nouvelle fois, une impression d’impuissance.

Le compromis a été trouvé dans le bureau de Bernard Cazeneuve mercredi matin. Alors que la préfecture de police de Paris avait annoncé deux heures plus tôt l’interdiction de la manifestation (lire notre article), le ministre de l’intérieur reçoit en fin de matinée, à leur demande, les deux principaux responsables syndicaux qui appellent à défiler jeudi, Jean-Claude Mailly pour Force ouvrière (FO) et Philippe Martinez à la CGT, pour une réunion de la dernière chance.

Cazeneuve leur demande de reporter la manifestation, le temps de trouver une solution. Les syndicats refusent. « On a dit qu’on ne pouvait pas annuler », a raconté Mailly à la sortie de la place Beauvau. L’intersyndicale avait déjà refusé un « rassemblement statique » place de la Nation, proposé par le gouvernement. Elle voulait absolument pouvoir défiler – ces derniers jours, les négociations avec la préfecture de police avaient tourné autour de trois parcours possibles. Bernard Cazeneuve finit par suggérer un « circuit extrêmement court », un « rassemblement qui bouge », selon l’expression d’un proche de François Hollande. « La discussion a été serrée avec le ministre de l’intérieur, a expliqué Mailly. Au bout d’un moment, il nous a fait une proposition de parcours plus sécurisée selon lui. » La CGT et FO acceptent : la manifestation aura bien lieu à Paris sur un parcours minimal, environ 1,6 kilomètre, à proximité de la place de la Bastille. À titre de comparaison, le dernier défilé parisien, le 14 juin, s’étendait sur 5,5 kilomètres.

Aussitôt, Cazeneuve soumet son projet au président de la République et au premier ministre, qui, cette fois, donnent leur accord. « Aucun débordement, aucune violence ne sera tolérée. Il en va de notre capacité à faire vivre le débat démocratique », prévient aussitôt Bernard Cazeneuve lors d’une brève allocution au ministère. Il a également confirmé que des discussions allaient commencer avec la préfecture de police pour les prochains rendez-vous fixés par les syndicats hostiles au projet de loi El Khomri, notamment le 28 juin.

Quelques heures plus tôt, la décision avait été inverse. Mardi, les négociations avec l'intersyndicale sont au point mort : aucun compromis ne se dessine. Certains envisagent que le préfet de police de Paris annonce une interdiction pour ensuite mieux négocier avec les syndicats. François Hollande et Bernard Cazeneuve sont plutôt opposés à une interdiction ferme de manifester. Manuel Valls, lui, y est favorable. Surtout, il estime que si le préfet de police interdit le défilé, il faudra ensuite s'en tenir à cette décision. Dans la soirée de mardi, c’est le premier ministre qui emporte l’arbitrage présidentiel. Cazeneuve, qui craint qu’une manifestation interdite ne provoque encore plus de troubles, est furieux, selon une source socialiste. Sauf que, comme souvent, Hollande suit Valls. Et il le suit d’autant plus qu’il est lui-même sensible à ce qu’il croit être le pouls du pays, en demande de sécurité et d’ordre, indifférent aux exigences des confédérations syndicales. « Surtout que les soldes commencent cette semaine ! » lançait au Parisien, mardi, un député PS pour qui Anne Hidalgo, la maire de la ville, en aurait assez « de panser les plaies des commerçants ». Ces derniers jours, Manuel Valls s’en était déjà pris très vivement à la CGT, qu’il accuse de collusion avec les “casseurs” et à qui il reproche, de toute façon, d’incarner un syndicalisme mortifère et passéiste à qui il rêve de faire la peau. Les violences commises devant l’hôpital Necker à Paris, le 14 juin, avaient, pour le gouvernement, été l’image de trop : aux yeux de Manuel Valls et de plusieurs proches de François Hollande, le président devait absolument faire un « acte d’autorité », montrer qu’il savait décider, « trancher », et qu’il était intraitable quand on touchait à la sécurité des Français, surtout après le double assassinat de policiers à Magnanville. « Lors de la dernière manifestation à Paris, les limites ont été franchies : déferlement de violence inégalé, saccage de bâtiments publics, dont l’hôpital Necker des enfants malades, perpétrés par des casseurs sous les yeux d’un service d’ordre des organisateurs totalement débordé, a encore dit mercredi le premier ministre Manuel Valls. Les Français ne tolèrent pas et ne toléreront aucun débordement. » L'exécutif était aussi sous pression des syndicats de policiers, dont les troupes sont épuisées par sept mois d’état d’urgence, par un mouvement social qui dure, et par la sécurisation de l’Euro de football. « Les syndicats de flics nous ont dit : “On n’en peut plus, trouvez une solution” », indique un conseiller ministériel. Le syndicat Alliance demandait par exemple le report : « Le droit de manifester est sacré, nous avons demandé son report. Les pouvoirs publics auraient dû nous entendre et reporter cette manifestation », a déclaré son secrétaire général adjoint, Philippe Lagache, en fin de matinée. Embarras « La police est complètement à bout. Dans les mêmes conditions, aux États-Unis, il y aurait déjà eu des morts », estime également Jean Grosset, le conseiller social de Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS. Il s’inquiète aussi de « l’état d’esprit dans la police », en référence à un sondage du Cevipof 3 donnant le vote FN à 51 % chez les policiers et les gendarmes pour l’année 2015. « On ne pouvait plus continuer comme ça, dit encore l’ancien responsable de l’Unsa. Necker a été le summum. Cette bande de provocateurs nourrit l’extrême droite et les gens disent : “Mais que fait le gouvernement ?” » Le député Christophe Caresche défend cette ligne, estimant que c’est bien le moral policier qui avait fait pencher la balance pour l’interdiction : « Il faut voir le climat dans la police : ils sont exténués, l’assassinat de leurs deux collègues a été un choc, des forces mobiles sont mobilisées depuis trois mois maintenant, des policiers ont été victimes des violences dans les manifestations. »

À la sortie du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll défend pendant de longues minutes l’interdiction du défilé parisien – en régions, toutes les manifestations ont été autorisées. « On a en face de nous une menace terroriste qui est toujours là. On a un Euro qui nécessite la mobilisation de moyens. On a des manifestations qui ne peuvent pas constamment déboucher sur des violences, avec des forces de l’ordre régulièrement agressées et blessées », détaille le ministre de l’agriculture. Avant d’insister : « Il y a quelques débats qui naissent mais sur ces questions, c’est la cohérence de l’exécutif qui rappelle les principes. Si les conditions de sécurité ne sont pas assurées, il n’y aura pas de manifestation. Pour l’instant, elles ne sont pas assurées. » Mais au même moment, l’exécutif change d’avis, apparemment surpris par l’indignation suscitée par l’interdiction de la manifestation. Plusieurs députés socialistes confirment qu’ils iront défiler. « Nous parlementaires, porteurs de nos écharpes, serons présents demain solidairement aux côtés des organisations syndicales dans les conditions qu’elles auront choisies », écrivent ainsi Pouria Amirshahi, Marie-George Buffet, Fanélie Carrey-Conte, André Chassaigne, Pascal Cherki, Marc Dolez, Cécile Duflot, Jacqueline Fraysse, Benoît Hamon, Jérôme Lambert, Christian Paul, Philippe Noguès et Jean-Louis Roumegas dans un communiqué commun. Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen font aussi savoir qu’ils s’opposent à la décision du gouvernement. La CFDT, pourtant favorable à la loi sur le travail, se fend d'un communiqué 3 pour « condamner l'interdiction des manifestations annoncée par la préfecture de police de Paris ». L'avocat Jean-Pierre Mignard, ami de longue date de François Hollande (et par ailleurs conseil de Mediapart), s'interroge sur Twitter : #Manifester 3 est un droit constitutionnel qui doit être garanti sauf risques insurmontables. En est on là? Non, alors? — Jean-Pierre Mignard (@jpmignard) 22 juin 2016

"Une manifestation interdite avec une vingtaine de députés socialistes, Mailly et Martinez, ça va créer encore plus de merdier », lâche alors une source gouvernementale.

Mais dans les ministères, mercredi matin, plus personne ne comprend qui décide de quoi. Matignon laisse dire que ce n’est pas une décision de Manuel Valls ; l’Élysée prétend que François Hollande n’a rien arbitré. « C’est une décision de gestion opérationnelle de l’ordre public. L’arbitrage n’a pas été rendu par le président lui-même. Le président de la République n’est pas en charge de l’ordre public et de l’organisation des manifestations », explique le Palais en début de matinée. C’est évidemment inexact, et heureusement. Comment imaginer qu’une décision pareille, quasi historique pour une manifestation syndicale, puisse être prise sans l’aval du président élu ? Mais cela montre l’embarras de François Hollande. Interrogé mercredi, un de ses proches soufflait : « Je ne sais pas… Déjà sauver la manif était le plus important. » « Un compromis intelligent a été trouvé, dit un autre ami du président. Cela permet à la CGT de sauver les meubles, même si sur le fond, ce sont les syndicats qui ont canné ! Symboliquement, ils voulaient marcher, eh bien qu’ils fassent un kilomètre ! Mais leur machin [le mouvement contre la loi sur le travail – ndlr] est déjà totalement éteint. En interdisant la manif, cela leur redonnait du gaz… » Cette série de revirements a pris tous les socialistes de cours et surtout donné lieu à une série de sarcasmes. Le député ex-PS Pouria Amirshahi, par exemple, se fend de ce tweet : « La manif interdite par le gouvernement étant autorisée par le gouvernement, il faudrait aussi que le gouvernement retire la #LoiTravail 3 que le gouvernement ne veut pas retirer. » Tandis que Mehdi Ouraoui, membre du conseil national du PS, toujours sur Twitter, est plus cinglant : « On les crut dictateurs, ils n'étaient qu'amateurs. » L’euro-député Guillaume Balas s’étonne quant à lui d’un « dysfonctionnement gouvernemental grave ». Bruno Julliard, adjoint à Paris, semble consterné : @francoiskalfon 3 ... C'est aussi ce que cette journée m'inspire. — Bruno Julliard (@BrunoJulliard) 22 juin 2016 3 À l'Assemblée, le député communiste André Chassaigne lance au premier ministre : « La méthode gouvernementale sur cette loi travail est un fiasco. » À droite, Nathalie Kosciusko-Morizet ironise : « Là, on n’y comprend plus rien. C’est une roue de la fortune. On ne sait pas où on va. Les Français ont le sentiment de ne pas se sentir gouvernés, et peut-être dans le contexte de ne pas se sentir protégés. » Son collègue député Franck Riester demande, lui, des « décisions claires » et que le gouvernement « s’y tienne ». « Tout a été fait en dépit du bon sens », s’exclame-t-il.

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