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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 06:11

On nous a signalé un article intéressant de Public Sénat sur les contradictions politiques internes du F Haine par rapport à la loi travail:

www.publicsenat.fr/lcp/politique/loi-travail-mesures-liberales-defavorables-aux-syndicats-des-senateurs-fn-1383321

Loi travail : les sénateurs FN défendent des mesures libérales et défavorables aux syndicats… puis les retirent

Si le FN est discret sur la loi travail, les amendements de ses deux sénateurs, Stéphane Ravier et David Rachline, visent à contourner les syndicats et sont dans une veine libérale, chère au FN à Marion Maréchal-Le Pen. Surprise : après publication de notre article, ils ont été retirés…

Le Front national se fait plutôt discret depuis quelques temps. On l’a peu entendu sur la loi travail. Ce projet de loi est examiné à partir de lundi au Sénat (voir notre article sur les 987 amendements du Sénat) et les amendements déposés par les deux sénateurs FN, Stéphane Ravier et David Rachline, sont pour le moins instructifs. Ils montrent à la fois une volonté de contourner les syndicats et de libéraliser le marché du travail. Economiquement, c’est la ligne défendue par Marion Maréchal-Le Pen au sein du parti d’extrême droite, à l’opposée de celle du numéro 2 et proche de Marine Le Pen, Florian Philippot, pour qui ce texte « est la loi sur la dérégulation du travail ».

Hara-kiri parlementaire

Mais les tenants d’une ligne identitaro-libérale vont être déçus. Quelques heures après la publication de notre article, tous les amendements FN ont été retirés vendredi après-midi… Tous, sans exception. Impossible d’en trouver trace sur le site du Sénat. Il y en avait une dizaine. On remarque juste que certains amendements ont été « retirés avant la séance ». A la Haute assemblée, le service de la séance justement, confirme.

Les deux sénateurs FN ne pourront donc pas défendre d’amendement sur la loi travail : la date limite pour les déposer était fixée à jeudi midi. Cet hara-kiri parlementaire peut sembler étonnant. Heureusement, pour ceux qui seraient passés à côté, publicsenat.fr a pu les consulter avant leur disparition.

Doublement des seuils sociaux

Stéphane Ravier et David Rachline propos(ai)ent ainsi, comme les sénateurs LR d’ailleurs, de relever le seuil social de 50 à 100 salariés. Il entraine pour l’employeur diverses obligations en faveur des employés. Si l’on n’est pas étonné de voir le sénateur LR Roger Karoutchi, soutien de Nicolas Sarkozy, proposer le retour de la défiscalisation des heures supplémentaires, on constate que David Rachline le souhaite aussi.

Pour les TPE/PME, Stéphane Ravier souhaite des « exonérations de cotisations sociales, patronales et salariales sur les contrats des apprentis ». Toujours pour les petites entreprises, il veut réduire à « deux mois » la durée de la baisse des commandes ou du chiffre d’affaires qui permet de caractériser les difficultés économiques et autorise les licenciements économiques.

Suppression du compte pénibilité

Le sénateur-maire du 7e secteur de Marseille propose également de donner « la possibilité à l’employeur ou à un salarié de demander au délégué syndical qu’il justifie de l’usage de son crédit de délégation. L’employeur rémunère le salarié sur son temps de délégation, il est donc normal qu’il puisse demander à son salarié des justifications ». « En cas d’absence de justification », l’amendement du sénateur des Bouches-du-Rhône prévoit que « le ou les délégués bénéficiaires reversent à l’employeur les sommes dont ils ont bénéficié au titre de la délégation ».

Autres amendements FN : « supprimer le compte pénibilité » qui « alourdit considérablement les charges administratives des entreprises », supprimer « les commissions paritaires régionales interprofessionnelles » créées par la loi sur le dialogue social, ou encore « limiter le monopole syndical en permettant aux non-syndiqués de pouvoir se présenter ». Là aussi, un amendement similaire est déposé par les sénateurs du groupe LR et son président Bruno Retailleau, pour établir la liberté de candidature.

Suppression de l’article sur le harcèlement sexuel

Les deux sénateurs FN veulent aussi supprimer l’article 1er bis. « En permettant aux personnes victimes de harcèlement sexiste de ne présenter que des éléments de faits laissant supposer l’existence du harcèlement, l’article 1 er bis ouvre la voie à de graves dérives et favorise des attitudes procédurières néfastes aux relations entre employeur et employé. En effet, l’ambiguïté instaurée par cet article favorise un système procédurier où des personnes mal intentionnées pourraient s’engouffrer dans la brèche pour accuser leur employeur sans même avoir à établir des faits permettant de présumer l’existence d’un harcèlement moral ou sexuel » selon l’amendement.

Au détour d’un amendement, David Rachline et Stéphane Ravier en profitent pour rappeler les racines chrétiennes du pays. Les sénateurs du Var et des Bouches-du-Rhône proposent « de considérer les fêtes légales désignées par la loi comme des jours fériés chômés » car « chômer les jours fériés religieux c’est rappeler les fondements culturels inaliénables à l’identité de la France ; chômer les jours fériés civils c’est rappeler les sacrifices et les moments de concorde qui ont fait la grandeur de la France »
.

Loi travail: les sénateurs FN défendent des mesures libérales et défavorables aux syndicats... puis les retirent (Public Sénat)
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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 06:45

En 2012, l'engagement 26 de François Hollande visait à encadrer les rémunérations via un écart de 1 à 20 en entreprise. Il semble avoir été complètement jeté aux oubliettes. Cette semaine, ce sont les parlementaires du Front de Gauche, à l'image du député PCF Gaby Charroux, qui ont déposé une proposition de loi visant à ce que la plus haute rémunération dans une entreprise ne puisse pas être 20 fois supérieure à la plus basse. De quoi changer la donne alors que l'échelle maximale est actuellement de 1 à 860 en France. Pourtant, la majorité PS a choisi de repousser cette proposition. Elle a même rejeté d'un rien, lors d'un vote à 18 voix contre 17 pour, un amendement communiste qui invitait à établir un écart de 1 à 100, conformément à l'appel publié dans Libération par 40 personnalités.

Que la rémunération totale des PDG du CAC 40 (pour une moyenne de 4 millions d'euros de gains chacun) augmente de 6% en 2014 (selon la société Proxinvest) quand le SMIC lui ne progresse que de 1,1% dans le même temps n'a pas semblé émouvoir le gouvernement.

Dans les années 1960, les écarts de revenus étaient en moyenne de 1 à 10 ou de 1 à 15 entre les patrons des grosses entreprises et les salariés, aujourd'hui, ils sont en moyenne de l'ordre de 1 à 50 ou de 1 à 100.

Pas sûr que soumettre la rémunération des patrons au vote des actionnaires qui sont eux-mêmes souvent de gros richards dans la complaisance avec leurs confrères change grand chose à l'affaire.

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 06:38
L'incarcération: nouvelle politique pénale anti-manifestants (reportage de Médiapart à Rennes où sévit un vice-président du tribunal partisan du tout répressif contre la contestation sociale)

L’incarcération, nouvelle politique pénale anti-manifestants

10 JUIN 2016 | PAR KARL LASKE

À Rennes, le vice-président du tribunal Nicolas Léger fait tomber les peines de prison ferme sur les militants. Il vient d'en envoyer quatre en prison : des jeunes, sans casier, venus poser des autocollants sur les tables de la terrasse de la sandwicherie Bagelstein de Rennes.

police n’est donc pas la seule à n’avoir reçu aucune consigne de retenue. Les juges non plus. À Rennes, le vice-président du tribunal Nicolas Léger, et président de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS), réputé pour être « le plus répressif » de« tout le grand Ouest », a condamné à des peines de prison ferme, fin mai, quatre étudiants sans casier venus poser des autocollants sur les tables de la terrasse de la sandwicherie Bagelstein de Rennes, en réaction à ses publicités sexistes et homophobes. L’initiative s’était terminée en bagarre entre le patron et l’un des militants, mais – en principe – pas de quoi faire partir les quatre jeunes à la maison d’arrêt. La stratégie de tension des autorités face aux opposants de la loi sur le travail se propage, comme une onde de choc, jusqu’aux palais de justice, où s’improvise apparemment une nouvelle politique pénale.

À Rennes, vingt jeunes militants mis en examen pour « association de malfaiteurs » à la suite d’une action dans le métro ont évité de peu la détention provisoire réclamée par le procureur de la République Nicolas Jacquet. Dix-huit d’entre eux ont l’interdiction de manifester. À Lille, un jeune militant de la CGT, Antoine C., interpellé lors d’une manifestation le 17 mai, est resté trois semaines en détention provisoire pour s’être seulement débattu lors de son interpellation. Jeudi, malgré les témoignages et les vidéos – lire ici –, il a été condamné à dix mois de prison avec sursis et deux ans d'interdiction de manifester ! Le parquet avait requis deux mois de prison ferme contre lui.

Le sort des quatre jeunes incarcérés à Rennes dans l’affaire du Bagelstein continue d’inquiéter. « Le caractère absolument disproportionné de la peine laisse sans voix, ont fait savoir jeudi des enseignants-chercheurs et personnels administratifs de l’UFR de philosophie de l’université de Rennes 1 dans un texte de soutien à Quentin, l’un des quatre étudiants. Quentin L. n’a ni porté de coup ni dégradé quoi que ce soit. Son casier judiciaire était vierge. Présenté comme un “activiste” par la presse, on ne lui connaît pourtant aucune affiliation à quelque groupe politique que ce soit. » Les professeurs témoignent « d’un étudiant sérieux, investi, doux, très apprécié de ses camarades, à mille lieues de la caricature d’agitateur violent que pourrait suggérer la qualification pénale des faits (“violence en réunion dans le cadre d’une manifestation”) ».

Le père de Martin est lui aussi « tombé de sa chaise comme les autres parents » : « Je connais le garçon… Il n’y a pas plus pacifiste, même s’il a des convictions. » « Je suis inquiet, poursuit-il. Je suis indigné, J’ai l’impression d’être dans un pays totalitaire. Mettre en prison des jeunes parce qu’ils sont allés discuter avec un commerçant excité des publicités de son restaurant… Ils ont mis en prison des jeunes qu’ils ne connaissent pas. Je suis assez fier du sujet que défendaient Martin et ces jeunes contre ces propos discriminants, et insultants. Je les félicite. Malheureusement, la justice n’a pas la même approche. »

Le 26 mai, les jeunes entrent sur la terrasse de la sandwicherie dans l’intention de coller des autocollants sur les tables, et de lire à haute voix les slogans de l’entreprise. Un collectif féministe de Rennes 2 avait déjà dénoncé ces publicités de la chaîne Bagelstein : « Il existe trois catégories de femmes : les putes, les salopes, et les emmerdeuses », « J’en ai marre de ces gays-là »,« L’amour, c’est sportif surtout quand y en a un qui n’est pas d’accord »… Les jeunes sont interrompus par la fille du patron, puis par le patron lui-même. « Mon père a saisi le bras du plus virulent d’entre eux pour le faire sortir de la terrasse », a rapporté la jeune femme aux policiers. Une bagarre commence, un coup de poing part. « Mon père le maintenait par le col pour éviter de recevoir d’autres coups, poursuit-elle. Ils ont fait tomber toutes les tables en se débattant, et ils ont fini au sol. » Les policiers de la BAC arrivent. Pour faire bonne mesure, ils font s’aligner les étudiants contre le mur, armes pointées sur eux. Le gérant du restaurant, Patrick Q., questionné à son tour, explique que « tout s’est passé très vite ». « Nous sommes intervenus à temps, déclare-t-il, et ils n’ont pas eu le temps de coller leurs autocollants. » Il se dit incapable « d’établir le rôle précis » des autres jeunes. « Je ne pense pas avoir reçu de coups de leur part, reconnaît-il. Ils ont essayé d’intervenir pour libérer leur camarade. »

L’échange de coups a valu au gérant de la sandwicherie une ITT de deux jours… Le tribunal présidé par Nicolas Léger a condamné Quentin et Raphaël à un mois de prison ferme, Martin à deux mois, et Amaël à trois de prison ferme. Aucun d’entre eux n’avait de casier judiciaire. Tous ont fait appel, mais compte tenu de l’agenda de la cour d’appel, il faudra quelques mois avant qu’ils ne soient audiencés. Tous ont fait des demandes de remise de liberté, mais il faudra attendre jusqu’au 9 août pour qu’elles soient examinées. Quentin et Raphaël auront purgé leur peine, le 27 juin, Martin le 27 juillet. Les familles viennent seulement d’obtenir un premier parloir pour la semaine prochaine.

« Ça s’appelle faire des exemples », commente une avocate. Lors de la visite de Bernard Cazeneuve, le 15 mai, la maire de Rennes Nathalie Appéré avait enjoint à l’État de« prendre ses responsabilités » face aux dégradations commises dans le centre-ville, l’avant-veille, jour de l’expulsion des opposants à la loi sur le travail de la salle de la cité.« Il y aura d’autres convocations devant les tribunaux. Je le dis, ici à Rennes la fermeté sera totale », avait déclaré le ministre de l’intérieur. « La police et la justice mettent de l’huile sur le feu, estime le père de Martin. Ils veulent rassurer le centre-ville, mais l’effet obtenu est inverse : il y a une pétition qui a recueilli des milliers de signatures en faveur des jeunes, les manifestations se poursuivent… On ne fait qu’alimenter la tension de ces jeunes adultes. À chaque fois, on leur met la tête sous l’eau avec des décisions iniques. Ils n’ont plus du tout confiance. »

Pour le père de l’étudiant, cette politique de maintien de l’ordre « risque de faire basculer une partie de ces jeunes contre l’ordre républicain ». « Je me pose des questions sur la sortie de prison de mon fils, et sur le regard qu’il aura sur la société, conclut-il. Ça ne m’étonne pas que des jeunes se radicalisent dans ce contexte-là. »

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 06:00

Le Canard Enchaîné a revelé mercredi la liste de 50 ultra-riches français ayant économisé plusieurs dizaines de millions d'euros grâce au bouclier fiscal.

La milliardaire Liliane Bettencourt n'a ainsi pas pyé l'ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune) en 2015, de manière tout à fait légale.

Le bouclier fiscal instaure un plafond (un taux d'imposition global supérieur à 75%) au-delà duquel il est impossible de se voir encore taxer. Le bouclier fiscal est apparu en 88, modifié à l'avantage des riches par Juppé, Villepin, Sarkozy, puis supprimé avant de revenir par la bande et le conseil constitutionnel sans émoi particulier du gouvernement socialiste. Il définit un seuil au-delà duquel l'impôt devient confiscatoire:

"l'impôt sur les revenus de 2015 ajouté à l'ISF 2016 ne doit pas dépasser 75% des revenus perçus en 2015. En cas de dépassement, la différence vient en déduction du montant de l'ISF. L'excédent en revanche n'est jamais restitué."

Au total, selon le document que s'est procuré le "Canard enchaîné", les 50 contribuables cités dans le tableau ont payé 21.211.492 euros d'ISF, alors que le montant total de leurs ISF initiaux était de... 219.598.568 euros, dix fois plus. En d'autres termes, l'Etat a perdu, par ce mécanisme, 90% de la somme qui lui était initialement due...

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 05:59
Marcel Trillat. « L’Huma, c’est ma copine. Bas les pattes ! »

MARDI, 7 JUIN, 2016

L'HUMANITÉ

L’Huma, c’est ma copine du matin, je l’attends avec impatience. Elle le sait, alors elle se fait désirer. Comme je suis abonné, je suis puni : pas moyen de la feuilleter avant le passage du facteur vers 11 heures ! Quand elle arrive enfin, je m’installe avec un petit café.

Je commence toujours par la fin. « Cactus ». Le dessin : Adèle, Coco, Babouse. Je ne me console pas de ne plus retrouver, de temps en temps, les petits bonshommes jaunes de Charb. Un petit coup d’œil à la citation du jour, souvent magnifique : Aimé Césaire, Victor Hugo, Paul Éluard… Tiens, je vous en propose une d’Albert Einstein : « Il y a deux infinis : l’univers et la bêtise humaine. Mais pour l’univers, j’ai des doutes ! » Puis le « Bling-bling » en haut à droite : un iPhone incrusté de diamants à 11,8 millions d’euros. Hallucinant ! Le billet d’Ulrich et son ironie décontractée qui fait mouche. « Pinocchio ». Le menteur, aujourd’hui, c’est Julien Dray, avec qui j’étais plutôt copain dans le temps : « François Hollande a protégé notre modèle social. C’est un bon président. » Julien, tu devrais renoncer aux drogues dures ! J’arrête là, mais cette page est une petite merveille quotidienne, une savoureuse mise en bouche.

Je peux maintenant remonter en zigzag la pente douce de mon quotidien préféré. Tiens, voyons dans quel merdier infernal s’est encore fourré mon copain Pierre Barbancey, l’un des meilleurs reporters de toute la presse nationale. Et le plus dingue ! Puis un petit détour par les pages culturelles, toujours très riches. Comment se fait-il que des grandes plumes comme Émile Breton, véritable érudit du cinéma mondial, ou Jean-Pierre Léonardini, extraordinaire passionné de théâtre, ne soient jamais invitées dans les débats radio ou télé aux côtés du spécialiste du Figaro, qui, lui, ne manque jamais à l’appel ? De même Jean Roy ou Dominique Widemann ? Dans tous les domaines il y a de grandes pointures à l’Huma. Dans les rubriques média, par exemple. La rubrique sociale, la plus riche de toute la presse française (Thomas Lemahieu). Les éditos : Ducoin, Paule Masson, (1) etc. Puis la politique, l’international, selon mon humeur ou selon l’info du jour.

Cela n’a pas toujours été le cas mais les débats pluralistes sont presque quotidiens dans l’Huma. Aucun journal ne fait autant appel aux écrivains (la rubrique de Taillandier), aux philosophes (Cynthia Fleury), aux scientifiques, aux universitaires. Aucun journal ne défend aussi fidèlement les réfugiés, les travailleurs sans papiers, les parias de notre société de plus en plus inégalitaire.

J’apprécie beaucoup, par ailleurs, que le PC ait son encart hebdomadaire bien séparé du domaine des journalistes. Bien sûr, il m’arrive de piquer ma mouche à la lecture d’un article manquant de recul ou de pertinence, mais il n’est plus temps de faire la fine bouche, il y a urgence absolue : il faut sauver l’Huma à tout prix et se battre pour l’améliorer encore. Je ne supporterais pas que l’on me prive injustement du grand plaisir de la lire et du petit plaisir de lui chercher des poux dans la tête et de me chamailler avec elle chaque matin, tout seul dans mon coin. L’Huma, c’est ma copine. Bas les pattes !

Je vous aime tous. Avec mes amitiés.

(1) Pardon pour tous ceux et celles que je ne cite pas.

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 18:27

Ouvrir la porte au retour de la droite flanquée de l'extrême-droite ou construire un nouveau Front populaire et citoyen à vocation majoritaire, c'est l'alternative qui se présente à notre pays dans moins d'un an .

Les communistes viennent d'adopter une " feuille de route " explicitée par Pierre Laurent dans la vidéo dont voici le lien :

http://www.pcf.fr/88646

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 18:23

Vidéo de France 2 ce matin aux " 4 vérités "

http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/droit-du-travail/les-4-verites-il-faut-continuer-les-mobilisations-contre-la-loi-travail-declare-pierre-laurent-pcf_1486215.html

Seul candidat, Pierre Laurent, invité des 4 Vérités ce lundi matin, a été réélu dimanche secrétaire national du Parti communiste avec 81% des voix. "Nous avons décidé hier de nous lancer dans l'organisation d'une grande votation citoyenne nationale en octobre pour faire émerger, dans une discussion populaire, un pacte d'engagement commun. Nous allons rencontrer 500 000 personnes dans le pays avec un questionnaire et nous rendrons compte de cette enquête à la Fête de l'Humanité en septembre", explique Pierre Laurent.

Pierre Laurent ne se formalise pas de la candidature de Jean-Luc Mélenchon : "Nous ne renonçons pas à faire converger des forces de toute la gauche qui ne veulent plus de la politique gouvernementale actuelle. Il faut essayer de le faire pour la présidentielle, comme pour les législatives ou les sénatoriales, car l'élimination possible de la gauche au deuxième tour des grandes échéances électorales est aujourd'hui une réalité et ce serait une catastrophe démocratique. Des socialistes ont conscience du risque de ce scénario de l'échec. Mais il faut qu'ils cessent d'hésiter et passer à des actes concrets de convergence".

"Grève festive et conviviale"

"Tant que la loi Travail est sur la table, il faut continuer les mobilisations, affirme Pierre Laurent. Nous allons entamer la discussion de la réforme au Sénat la semaine prochaine et nous savons que la droite va durcir le texte".

Pour lui, "si François Hollande veut la fin des grèves pour l'Euro de football, il n'a qu'à suspendre le débat parlementaire et retirer la loi de l'ordre du jour du Parlement. C'est le gouvernement et la présidence du Sénat qui ont fixé la date du débat pendant l'Euro, donc ce sont eux les responsables de cette situation".

Mais il assure que "les grèves ne vont pas perturber l'Euro". Le patron du PCF en a "assez de ce climat anxiogène sur l'Euro". Et de clamer : "Tout le monde va regarder les matchs, syndicalistes ou pas. Les grèves n'empêchent pas cela. La grève, ça peut être aussi très festif et convivial".

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 17:20
L'info qui ronge le cerveau

Cette semaine, le Point titre sur la CGT à l'origine du "malaise français", l'incapacité de la France de s'adapter au néo-libéralisme, et fait en une de Pétain "le père des anti-libéraux". Témoignage parmi d'autres de l'intensité de l'affrontement de classe actuel où les héritiers de cette bourgeoisie qui n'a jamais encaissé les conquêtes sociales du monde ouvrier tirent à boulet rouge sur tout ce qui résiste et défend encore des solutions de progrès social.

L'historien Michel Etiévent, spécialiste d'Ambroise Croizat, le dit très bien:

"Je n'espère qu'une chose:

que ceux qui déversent leur haine contre la CGT à longueur de médias, dans la rue ou partout, seront conséquents avec eux-mêmes et n'oseront pas cet été prendre leurs congés payés, ne se feront plus rembourser par la Sécu, ne prendront pas de retraite, travailleront jusqu'à 70 ans, n'oseront pas toucher les allocs, la prime prénatale, le congé maternité, n'oseront pas utiliser la médecine du travail, les heures supplémentaires, tous les acquis et avantages de leurs conventions collectives, etc...

C'est à dire tous les conquis (et non les acquis) que les copains de la CGT (vous savez ceux qui les prennent en otage!) leur ont obtenus au péril de leur vie parfois, pendant qu'eux se contentaient de regarder ou de faire la lèche aux patrons et aujourd'hui de les insulter, bises à ceux qui luttent".

Michel Etiévent

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 15:54
L’Union des syndicats régionaux de l’agroalimentaire répond à la FDSEA 29 et les JA 29

L’Union des syndicats régionaux de l’agroalimentaire répond à la FDSEA 29 et les JA 29

Beulin-Gattaz-Hollande-Valls: même combat. Jeunes Agriculteurs et FNSEA soutiennent la loi travail: communiqué de la CGT agro-alimentaire
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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 15:41


COLLECTIF DES RETRAITéS

DES UNIONS LOCALES CGT
DE SAINT-POL-DE-LEON ET DE MORLA
IX

L'activité sociale de cette période est toujours abondante, notamment
contre la loi "Travail". Les retraités "prennent leur part" dans les manifestations.
Mais, par ailleurs, ils ont des revendications plus spécifiques.


Dans ce cadre, nous vous proposons de participer au rassemblement,
organisé le jeudi 9 juin 2016, à 10h30, PLACE DE LA MAIRIE DE MORLAIX.

En ouvrant la pièce jointe, vous pourrez prendre connaissance du contenu précis de cette initiative.

Le collectif des retraités.

Collectifs des retraités CGT du pays de Morlaix et Saint Pol de Léon: rassemblement le 9 juin à 10h30 devant la mairie de Morlaix
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  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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