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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 09:26
Surenchère à droite sur la durée du travail: les esclavagistes sont de retour! (article Ouest-France, 4 octobre 2016)

15% de chômeurs en France, mais non, l'urgence, c'est de maximiser les profits des entreprises et de ne pas embaucher en faisant travailler les salariés 39h ou 48h... Et ce sont des privilégiés comme Alain Juppé, François Fillon ou Bruno Le Maire, qui n'ont jamais connu le monde du travail réel, qui gagnent plus de 10 000 euros par mois depuis des décennies pour poser leur cul sur des fauteuils en velours et pérorer sur les "devoirs" des autres, et qui friquotent avec la très grande bourgeoisie, qui le disent. Ne nous laissons pas faire!

La réduction du temps de travail, c'est un moyen de partager le travail, de réduire le chômage, de faire bénéficier aux salariés des bénéfices des gains de productivité, de réduire la plus-value des capitalistes sur les richesses contenues et produites par le travail.

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 13:33

Marie-France Beaufils et Christian Favier

Un budget 2017 qui fragilise encore plus les finances des collectivités

lundi 3 octobre 2016

Le Projet de Loi de Finances pour 2017 est marqué par la baisse de la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) aux collectivités territoriales à hauteur de 2,6 milliards d’euros ; portant à 9 milliards la baisse de la DGF en trois ans.

L’éternel argument gouvernemental de réduction des déficits n’est pourtant pas entendable, là où l’endettement des collectivités ne représente toujours que 10 % de la dette publique.

Ce sont les finances des départements qui sont principalement visées avec une baisse de plus de 11 % (1,1 milliard) de la DGF qui leur est allouée. Cette baisse mettra en danger une institution indispensable à la vie de la République, ainsi que des politiques territoriales, éducatives et de solidarités quotidiennes qui y sont liées.

Si les acteurs de la vie locale semblent en partie avoir été entendus à travers les premières annoncent d’une augmentation de la péréquation verticale via une hausse de la Dotation de Solidarité Urbaine ainsi que de la Dotation de la Solidarité Rurale, celles-ci ne sont malheureusement pas à hauteur des espérances et ne parviennent pas à pallier à la baisse chronique de la DGF. Nous resterons par ailleurs particulièrement attentifs aux modalités dans lesquelles la hausse de la DSU et de la DSR s’inscrira, ainsi qu’à une réforme de la DSU attendue par les associations d’élus.

Nous serons également particulièrement vigilants enfin, quant à la proposition de suppression de l’article 150 de la Loi de finances portant à une réforme de la DGF.

Le volet Collectivités Territoriales du PLF 2017 tel qu’annoncé par le gouvernement s’inscrit donc dans la continuité d’un désengagement de l’État dont les conséquences ont pesé sur le quotidien des populations.

Au-delà, ces baisses sont à l’origine d’une diminution chronique de l’investissement local à hauteur de 25 %, freinant le développement économique des territoires et empêchant de répondre aux besoins des citoyens.

À l’heure où la nation est plus que jamais fragilisée par les divisions et le repli sur soi, il est temps de changer de cap et de permettre aux collectivités territoriales, piliers de la République, d’être en capacité de mener à bien leurs missions de services publics. Lors des débats budgétaires à venir, nous continuerons, comme nous l’avons fait depuis cinq ans à appuyer les propositions des élus locaux. Ceux-ci appellent à sortir des processus dévastateurs de réduction de la dépense publique.

Cela passerait d’abord par une augmentation de la Dotation Globale de Fonctionnement en revenant au niveau de 2013, mais aussi par une réforme de la fiscalité locale, en s’appuyant sur la prise en compte des actifs financiers comme composante de la contribution économique territoriale. C’est pour nous, la première étape, du changement de cap tant attendu par de nombreux élus et acteurs de la vie locale, dont nous continuerons de nous faire les porte-paroles au Sénat.

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 09:06

Les sympathisants PS se détournent de Hollande, machine à perdre, mais il n'y a pas que l'hypothèse Montebourg qui se renforce (pour les primaires, sans doute, mais pour un premier tour, ne restera t-il pas identifié au bilan catastrophique du PS au pouvoir et à ses reniements? Inspirera t-il suffisamment confiance, lui qui a porté l'arrivée de Valls au gouvernement et a soutenu Hollande au deuxième tour des primaires en 2012, qui a porté d'abord les idées de 6ème République avant de se couler complètement dans la cinquième?).

Valls séduit de plus en plus, signe peut-être d'une forme de droitisation de l'électorat social-démocrate, qu'incarne aussi les intentions de vote très flatteuses pour Emmanuel Macron, l'homme du néo-libéralisme et du dépassement du clivage droite-gauche décomplexé, sorte d'héritier de Pompidou et de Chaban-Delmas, dont le "Mouvement en marche", porté par les médias au service des puissances d'argent, réunit sur le moment de nombreux soutiens citoyens...

Symptôme de repères politiques de plus en plus confus...

Article Ouest-France:

S'il devait participer à la primaire socialiste, François Hollande serait battu au second tour par Arnaud Montebourg selon un sondage BVA-Salesforce pour la Presse Régionale et Orange.

L'ancien ministre du Redressement productif serait en revanche battu par Manuel Valls si ce dernier se présentait à la primaire. La primaire socialiste passionne-t-elle autant que la primaire de droite ? Presque. Selon l'enquête BVA-Salesforce pour la Presse Régionale et Orange (1), près d’un Français sur trois (32 %) se dit intéressé par la primaire socialiste contre 35 % pour la primaire de la droite. Et c'est sans surprise chez les sympathisants socialistes que cet intérêt est le plus fort (67 %). Cet intérêt n'est toutefois pas synonyme de belle participation. 4 % seulement des électeurs interrogés ont en effet l’intention de voter au premier tour de cette primaire, soit environ 1,8 million de votants. Une mobilisation très en deçà des prévisions pour la primaire de la droite et du centre (8 % soit 3,5 millions d’électeurs potentiels). Loin aussi de la primaire socialiste de 2011 qui avait rassemblé 2,7 millions de Français. « Néanmoins, le scrutin reste encore flou dans ses modalités tout comme dans la liste des candidats en présence. Cette double incertitude n’est pas de nature à mobiliser », fait toutefois remarquer BVA.

Hollande en difficulté

Passons aux intentions de vote. L'enquête révèle un François Hollande en difficulté si le chef de l'État se présentait à la primaire. Dans l’hypothèse d’un scrutin l'opposant aux candidats actuellement déclarés ou pressentis, M. Hollande arriverait certes en tête du premier tour, avec 43 % des intentions de vote, mais serait en revanche battu au second tour par Arnaud Montebourg (52 % contre 48 %). L'ancien ministre du Redressement productif bénéficierait, selon l'étude, de bons reports de voix des électeurs de Benoît Hamon (56 %) et du vote des plus jeunes (65 % des moins de 35 ans).

Autre scénario avancé par les sondeurs : la candidature de Manuel Valls.

Le Premier ministre dans cette hypothèse sortirait vainqueur des deux tours de scrutin. Manuel Valls arriverait en tête du premier tour, avec 44 % des intentions de vote, devant Arnaud Montebourg (31 %) et Benoît Hamon (14 %). Il remporterait ensuite un second tour serré - 51 % des suffrages contre 49 % - qui l'opposerait à Arnaud Montebourg.

Au 1er tour, Alain Juppé est donné dans ce sondage à 36% - Marine Le Pen à 30% (+2 points) - et Jean-Luc Mélenchon à 12% (-1,5 points).

Primaire du PS: Hollande en difficulté s'il se porte candidat (Ouest-France, 2 octobre 2016)
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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 16:08
affiche "chasseur de syndicalistes" - Info Com CGT

affiche "chasseur de syndicalistes" - Info Com CGT

VIOLENCES & REPRESSIONS :
L'ONU MET LA FRANCE À L'AMENDE !

Un rapport du Comité contre la torture des Nations unies fustige l'usage "excessif" de la force employée par les représentants de l'ordre ces derniers mois… Un comble pour ce gouvernement qui prétend défendre les libertés individuelles et collectives !

http://www.lepoint.fr/…/violences-policieres-l-onu-met-la-f…

Cette violence instrumentalisée, est à l'image de celle lors du mouvement contre le CPE en 2006. M. Buisson vient d'ailleurs de rapporter des faits et des propos glaçants du Ministre de l'intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy : « On laissera (les casseurs) faire leurs courses chez Darty et à Go Sport. » Le ministre de l'Intérieur était ensuite apparu sur les lieux, « fier de montrer à quel point il maîtrisait la situation face à un Premier ministre englué dans un affrontement mortifère avec la jeunesse ».

http://www.lepoint.fr/…/patrick-buisson-tance-nicolas-sarko…

[LIRE, PARTAGER, TÉLÉCHARGER…]

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goo.gl/QMZD1l

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 06:46
Ruffin, photo Sud-Ouest

Ruffin, photo Sud-Ouest

Ce jeudi, sur le parking de Bigard, j’ai croisé mon député socialiste.
L’occasion, pensait-on, d’une discussion chaleureuse.
Mais on a failli assister à une noyade…

Ce jeudi, le groupe Bigard, le n°3 européen de la viande, annonçait aux 84 salariés la fermeture de son site d’Ailly-sur-Somme (voir notre tract ici). On se trouvait sur le parking, entre le thermos de café et les chasubles CGT quand on a repéré un bonhomme en costume.

« C’est pas le député, lui ?
- Si
si. »
Pascal Demarthe, élu PS de ma circo.
Suppléant de Pascale Boistard, entrée au gouvernement.
Je ne l’avais jamais vu en vrai, lui.
C’est toujours différent sur les photos.
On s’est approchés pour discuter : c’est notre parlementaire à nous aussi, après tout !

François Ruffin : Bonjour, Monsieur. (On est polis.) D’après nos données, le groupe Bigard a reçu des aides de l’Etat, l’an dernier, à hauteur de 32 millions d’euros. Dont 11 millions de Crédit Impôt Compétitivité Emploi. Et là, ils ferment le site d’Ailly…
Pascal Demarthe : Ce qu’on peut dénoncer, en effet, c’est qu’il ait reçu des subventions et qu’il ait investi ailleurs.
François Ruffin : Mais vous ne pouvez pas les reprendre, ces 32 millions ? C’était fait pour créer de l’emploi…
Pascal Demarthe : Non, c’était fait pour investir, et ils ont investi. Sur d’autres sites, mais ils ont investi. Les emplois, en théorie, doivent arriver après, c’est une conséquence.
François Ruffin : Quand même, dans « Crédit impôt compétitivité emploi », y a « emploi ». Là, ils suppriment des emplois. Vous n’allez pas reprendre les 32 millions ?
Pascal Demarthe : Ce n’est pas possible. Vous pointez là, à mon avis, une faille du système : il n’y a pas eu de fléchage.
François Ruffin : Pourquoi vous l’avez fait, alors ? Là, vous donnez 32 millions à un groupe qui est déjà bénéficiaire ? Sans la moindre condition ?
Pascal Demarthe : Vous avez raison, on l’a bien dit : il n’y a pas de conditions, et ça, en effet, on peut le regretter.

Je me pince.
Le plus étrange, dans cet échange, c’est que Pascal Demarthe parle de cette mesure comme si elle lui était étrangère. Comme si elle n’avait pas été voulue par un président socialiste, mise en œuvre par un gouvernement socialiste, votée par des députés socialistes – dont, à l’époque, Pascale Boistard.
Allons-y pour l’estocade.

François Ruffin : Le problème, avec vous, le PS, c’est que, ici, dans vos circos, vous venez dire « on est avec vous, on est de gauche », mais à Paris, vous votez des lois de droite, avec des dizaines de milliards pour le patronat, avec des contrats de travail précarisés…
Pascal Demarthe : Ah mais…

Silence.
Un long silence.
Un très long silence.
Avec des borborygmes au milieu : « nous… non… nous… mais… »
Je compte.
Un… deux… trois… quatre… cinq…
Je regrette de ne pas avoir un chronomètre, pour mesurer combien ça dure.
Dix secondes.
Quinze secondes.
Je regrette de ne pas avoir une caméra, un téléphone, pour enregistrer ça.
Car le type fait des gestes.
Agite ses bras.
Il se noie en direct.

Pascal Demarthe : Nous, on le constate… vous et moi… sur le terrain… je pense que, effectivement, y a une faille…
Xavier Riffaudeau (son attaché parlementaire) qui vient le sauver : Il y a une faille dans le dispositif, etc.
Pascal Demarthe, se ressaisit : Ce que je peux déplorer, vraiment, c’est que nous on demande, depuis deux ans, à être reçus dans l’entreprise, avec la maire, de pouvoir visiter, mais le groupe Bigard a toujours refusé. Il n’a même pas répondu !

À cet instant, vous voulez que je vous dise ce que j’éprouve pour ce député ?
De la pitié.
On ne veut pas être méchant.
Il a déjà l’air si fragile, si perdu.
Sinon, on lui aurait bien demandé pourquoi, alors, depuis deux ans, depuis quatre ans même, avec un président socialiste, un gouvernement socialiste, des députés socialistes, pourquoi ils ne votent pas des lois pour diminuer le pouvoir des actionnaires ? Pour qu’entrent dans les Conseils d’administration des salariés, des élus, des consommateurs ? Pour que la démocratie ne s’arrête pas à la porte de l’entreprise, qu’on donne plus de pouvoir aux employés, aux syndicats ? Pour que Bigard et les autres soient contraints d’ouvrir leurs portes et leurs comptes ?
Pourquoi, à l’inverse de tout ça, depuis ans, depuis quatre ans, Pascal Demarthe et ses collègues votent-ils des lois, CICE, Pacte de responsabilité, Loi Travail, qui renforcent le pouvoir des actionnaires ? Qui délivrent des dizaines de milliards aux financiers sans le moindre contrôle ? Qui flexibilisent l’emploi, cassent le CDI, pour nous ramener lentement à la féodalité, au bon vouloir des maîtres ?
J’allais l’interroger sur tout cela.
Mais j’ai eu peur que, à nouveau, il se noie.

Je me suis éloigné, donc, me souvenant de son incompétence affichée.
C’était au printemps dernier.
On l’avait invité à débattre avec nous, en public, où il le souhaitait, quand il le souhaitait, sur les questions d’industrie et d’emploi.
Il nous avait répondu une longue lettre, se défilant savamment. Sur l’industrie, sur l’emploi, Pascal Demarthe s’y déclarait incompétent.
On avait apprécié la franchise.
Et un peu dommage, quand même, pour un député qui compte la Zone industrielle sur la circonscription…
Enfin, c’est pas ça qui va sortir les 84 salariés, et leurs 84 familles, de la panade.

Voir en ligne : Mais qui est Monsieur Bigard ?

Pascal Demarthe, député PS de la Somme

Pascal Demarthe, député PS de la Somme

Fakir, septembre-octobre 2016

Fakir, septembre-octobre 2016

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 09:28
Exclusion du Secours Populaire à Hayange: le FN ou le visage de la Haine et de l'exclusion (PCF)

Hayange/Secours Populaire : le FN ou le visage de la Haine et de l'exclusion

Le maire Front National de la ville d'Hayange (Moselle) vient de décider d'exclure le secours Populaire Français des locaux que l'association occupait depuis une dizaine d'années dans cette ville, apportant aide et soutien à plus de 800 personnes, sous prétexte que le Secours Populaire développerait une idéologie politique et « pro-migrants ».

Dans cette région minée par le chômage et la désindustrialisation, le maire frontiste dévoile à nouveau son vrai visage qui est celui de son organisation politique : celui de la haine pour les associations qui travaillent dans l'indépendance et font vivre au quotidien les valeurs de solidarité et d'humanité. Celui du mépris pour toutes celles et ceux qui , privés de leur emploi sont aux prises aux pires difficultés pour vivre décemment, pour vivre tout simplement. Celui de l'exclusion, de la division, de la xénophobie.

Le PCF exprime sa totale solidarité envers le secours populaire français, envers les habitants d'Hayange et invite les associations, les élus, les progressistes, à se mobiliser pour empêcher ce coup de force et faire vivre les valeurs de solidarité, d'égalité, de fraternité qui sont ceux du secours populaire français, de toutes celles et ceux qui ont les valeurs de la République à coeur, et que ce maire et son organisation ne pourront pas fouler aux pieds impunément.

A Hayange, le maire FN ferme le Secours populaire jugé «pro-migrants»

30 SEPTEMBRE 2016 | PAR LA RÉDACTION DE MEDIAPART

Le maire FN d’Hayange a demandé au Secours populaire d’évacuer le local municipal qu’il occupait de longue date, reprochant à la présidente de l’association caritative de faire « de la propagande pro-migrants toute l’année ». « Le seul combat qu’on mène, c’est contre la misère », rétorque celle-ci. L'association refuse de rendre les clés.

maire FN d'Hayange (Moselle), Fabien Engelmann, a demandé au Secours populaire d'évacuer le local municipal qu'il occupait d'ici vendredi 30 septembre. Vendredi matin, un huissier de justice s'est présenté sur place mais l'association a refusé de rendre les clés, rapporte l'Agence France-Presse (AFP).

« Un huissier est venu, avec la directrice des services de la mairie, et nous a demandé de rendre les clefs. Nous avons dit "Non" », a expliqué à l'AFP Anne Duflot-Allievi, la présidente du comité local de l'association, qui aide plus de 750 personnes par mois. Le maire frontiste va lancer une procédure d'expulsion. Depuis une dizaine d’années, ces locaux étaient gracieusement mis à disposition du Secours populaire par la ville.

Dans un communiqué, vendredi, le maire assure qu'« il ne s’agit pas, comme certains veulent le faire croire, d’une action contre le Secours populaire français ». Le maire justifie sa décision en invoquant les opinions politiques de la présidente et du trésorier de l'association caritative, des militants du PC, qui font « de la propagande pro-migrants toute l'année » et « utilisent l'image du Secours populaire pour faire de la politique ». « Nous sommes les premiers à regretter que les directions nationale et départementale aient laissé l’antenne locale devenir ainsi une succursale du Parti communiste », écrit-il.

« On n'est pas dans la politique, le seul combat qu'on mène, c'est contre la misère », indique de son côté Anne Duflot-Allievi. « Le maire nous reproche d'aider les migrants, mais nous, on aide tout le monde. Ce qui me fait le plus mal au cœur, c'est que si on perd le local, on ne pourra plus aider les personnes dans la misère. Ce sera la mort du Secours populaire à Hayange », a déploré la présidente de l'antenne locale du Secours populaire.

Selon elle, le maire lui reproche des propos qu'elle a tenus à Libération en décembre 2015, à propos d'un goûter de Noël dont les enfants de migrants auraient été exclus sur décision de la municipalité. « Engelmann a décidé que seuls pourraient venir [à ce goûter] ceux dont les parents touchent les minima sociaux, donc exit les migrants ! », avait-elle alors déclaré au quotidien. Selon elle, le maire reproche également au Secours populaire d'avoir travaillé, lors d'un événement caritatif, avec l'association « Hayange, plus belle ma ville », opposante à la municipalité frontiste.

D'après l'AFP, l'association déplore également la baisse des subventions allouées par la Ville. Selon le Secours populaire, celles-ci s'élevaient à 1 700 euros par an du temps de l'ancienne municipalité socialiste – sauf la dernière année, où la subvention n'avait pas été demandée, un point souligné par M. Engelmann qui évoque une « mauvaise gestion ». Mais elle a ensuite été abaissée à 550 euros après la victoire du FN, puis supprimée cette année. Sur ce point, le maire affirme que l'association « n'a pas daigné déposer son dossier ». Ce que celle-ci conteste.

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 09:26
La fin des tracts électoraux bien à l'ordre du jour

La fin des tracts électoraux bien à l'ordre du jour

Malgré deux tentatives lors des projets de lois de finances de 2014 et 2015, le gouvernement persévère.

Faustine Loison, Graphiline: La fin des tracts électoraux bien à l'ordre du jour
http://www.graphiline.com/article/23994/fin-tracts-electoraux-bien-a-l-ordre-jour

C'est une économie de près de 170 millions d'euros qu'attend l'État de l'article 52 du projet du budget 2017 présenté mercredi 28 septembre. Le texte propose la dématérialisation de la propagande électorale,et ce, dès les élections présidentielle et législatives de 2017. L'envoi de ces documents aux citoyens serait remplacé par leur mise en ligne sur un site internet public et leur mise à disposition au sein des mairies, préfectures et sous-préfectures.

"Substituer à l'envoi des circulaires des candidats leur mise en ligne sur un site internet public devrait assurer un meilleur accès à la propagande, susceptible de favoriser une meilleure participation et de réduire l'impact environnemental", affirme le ministère de l'Économie et des Finances.

L'économie nette attendue de ce changement pour les élections de 2017 s'élève à 168,9 millions d'euros dont 68,3 millions pour les élections législatives et 100,6 millions pour la présidentielle. Ce montant tient compte de coûts des mesures d'accompagnement et la campagne d'information (estimés à 8 millions d'euros).

L'État prend en charge les frais liés à la mise sous pli de ces documents, leur affranchissement et rembourse le coût du papier et l'impression des circulaires et bulletins de vote aux listes de candidats ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés.

En Guyane, en Guadeloupe, en Martinique, à La Réunion, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, dans les îles Wallis-et-Futuna, à Mayotte, à Saint-Barthélemy, à Saint Martin et à Saint-Pierre-et-Miquelon, l'envoi et la distribution des circulaires imprimées aux électeurs serait maintenue.

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 11:44
Suppression des trains de nuit: André Chassaigne interpelle le gouvernement à l'assemblée nationale

vendredi 30 septembre 2016

M. André Chassaigne a interrogé, dans une question écrite à l’Assemblée nationale, le gouvernement sur la suppression des trains de nuit. Il dénonce l’annonce par le Gouvernement d’une probable réduction drastique des dessertes assurées par les trains d’équilibre du territoire (TET) conformément aux préconisations du rapport Duron. Cette perspective, partant du constat de vétusté du réseau, oublie sciemment la responsabilité de l’État dans cette situation. En effet, le choix exclusif de privilégier le développement du réseau TGV, en sacrifiant l’entretien des autres trafics tout en laissant courir la dette de la SNCF, conduit à l’abandon de nombreuses dessertes TET pour ne conserver que les plus rentables. Il note avec inquiétude que cette politique, qui organise aussi la quasi-disparition des trains de nuit, sacrifie un peu plus le service public et l’aménagement des territoires.

Il précise que les 6 lignes qui assurent des dessertes de nuit représentent pourtant annuellement 75 millions € de recettes et 1,2 millions de passagers. Alors que les émissions de gaz à effet de serre liées au transport routier repartent à la hausse, et après la loi Macron qui a amplifié le transport par autocar, le Gouvernement fait le choix de réduire encore le transport ferroviaire. M. le député dénonce l’incohérence de ces choix qui prennent le contre-pied des objectifs du Grenelle de l’environnement et des récents engagements de la COP 21.

Dans ces conditions, il souhaite clairement connaître les intentions du Gouvernement au sujet des trains de nuit et plus généralement les orientations en matière de transport ferroviaire assuré par les TET.

Suppression des trains de nuit - conséquences - politique ferroviaire

M. André Chassaigne interroge M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, chargé des transports, de la mer et de la pêche sur la suppression des trains de nuit. Il dénonce l’annonce par le Gouvernement d’une probable réduction drastique des dessertes assurées par les trains d’équilibre du territoire conformément aux préconisations du rapport Duron. Cette perspective, partant du constat de vétusté du réseau, oublie sciemment la responsabilité de l’État dans cette situation. En effet, le choix exclusif de privilégier le développement du réseau TGV, en sacrifiant l’entretien des autres trafics tout en laissant courir la dette de la SNCF, conduit à l’abandon de nombreuses dessertes TET pour ne conserver que les plus rentables. Il note avec inquiétude que cette politique, qui organise aussi la quasi-disparition des trains de nuit, sacrifie un peu plus le service public et l’aménagement des territoires. Il précise que les 6 lignes qui assurent des dessertes de nuit représentent pourtant annuellement 75 millions de recettes et 1,2 millions de passagers. Alors que les émissions de gaz à effet de serre liées au transport routier repartent à la hausse, et après la loi Macron qui a amplifié le transport par autocar, le Gouvernement fait le choix de réduire encore le transport ferroviaire. M. le député dénonce l’incohérence de ces choix qui prennent le contrepied des objectifs du Grenelle de l’environnement et des récents engagements de la COP 21. Dans ces conditions, il souhaite clairement connaître les intentions du Gouvernement au sujet des trains de nuit et plus généralement les orientations en matière de transport ferroviaire assuré par les TET.

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 07:47
«Voyage en barbarie » par Valentine Goby - lettre à mon père

Fête de l'Humanité

Mardi, 13 Septembre, 2016

L'Humanité

Par Valentine Goby écrivaine

Depuis le village provençal et les champs de fleurs de mon enfance, on ne tolérait les communistes que caricaturés par Thierry Le Luron et le Bébête show – tu te souviens papa ? Le rituel candidat PCF à la mairie de Grasse s’appelait Vassallo, hélas. 1981 sonnait comme une catastrophe, j’avais 7 ans, on s’était étonné que les chars russes n’entrent pas dans Paris. Georges Marchais parlait trop fort, les cheveux des communistes étaient longs et gras, les manifs sentaient la merguez – moi, j’étais fille de parfumeur, j’étais soûlée d’essences pures rapportées de l’usine et de pépiements d’oiseaux. Le Journal de Mickey m’était autorisé, avec ses porte-clés clignotant sous blister, Pif Gadget non, trop vulgaire, comme étaient trop vulgaires Coluche et Serge Gainsbourg. Ma tête de 19 ans, apparue un soir dans le JT de France 2 barrée d’un autocollant du syndicat étudiant AGE-Unef, a dû te faire l’effet d’une mauvaise blague, papa. Mes oncles, puisque ce sont les hommes qui chez nous parlaient politique, soutenaient qu’à Sciences-Po on me retournait le cerveau – repaire de gauchistes, entendais-je –, et ce n’était pas faux, ce qui dans leur langage signifiait bobos intellos ou ploucs sans culture, et plus d’une fois j’ai quitté mâchoires serrées le repas familial. J’imagine que « Fête de l’Huma » évoquait pour eux, pour toi peut-être, quelque chose d’un repère de barbares, version allégée de l’homme au couteau entre les dents. Des barbares, autrement dit des étrangers – disant ce mot, on oublie qu’on désigne aussi la norme qui nous retient.

C’est la littérature qui m’a conduite à La Courneuve. Les livres d’histoire de mon enfance m’avaient ouverte au roman social, naturaliste des Zola et Hugo, c’est dans leurs pas romantiques que j’ai voulu écrire pour être soulevée de terre. Je suis entrée à la Fête de l’Huma par le village du livre. Thomas est là aussi, mon ami d’enfance, son père et toi avez traversé 68 reclus dans votre chambre de la rue Champollion, après avoir assisté, te faisant passer pour un ouvrier, aux débats affligeants, dis-tu, de la Sorbonne. Vous êtes la frontière transgressée.

Tu avais raison, papa, la Fête de l’Huma est saturée de drapeaux rouges, de slogans radicaux anticapitalistes, des haut-parleurs scandent fort les chiffres des inégalités dans le monde, et des militants t’arrêtent aux carrefours : « Tu n’as pas encore ta carte ? » – au Parti bien sûr – ; non, je ne suis pas communiste. Ça sent la bière, la saucisse grillée, l’herbe à fumer, la sueur de milliers de corps debout depuis des heures sous le franc soleil après avoir dansé, chanté, peu dormi. Les musiques s’entrechoquent, te vrillent les tympans, ta voix casse pour les vaincre.

Toi qui as fait le tour de la Terre pour trouver des plantes à parfum, parcouru 70 pays en 40 ans, tu pourrais comme moi au village du monde traverser la planète le temps d’un repas et pour quelques sous : La Réunion et son rhum arrangé, la Chine du porc au caramel, la Palestine au goût de miel via le Marocet sa soupe harira. Sinon, tous les terroirs sont disponibles, leurs vins, leurs accents, huîtres, pâtés, homard grillé et pommes de terre sous la cendre, tartiflette, cacasse à cul nu et même, en cas de nostalgie, juré : un aïoli. Je pense avec tristesse à ces parcs de répliques miniatures à Las Vegas ou à Shenzhen, d’où on saisit d’un seul regard tour Eiffel, pyramides de Gizeh, Taj Mahal, Angkor Vat et chutes du Niagara habités par personne, pauvres de leur silence, de leur immobilité, de leur absence de sueur. Ici, à La Courneuve, on ne voit pas le monde en petit, papa, mais un pays en grand.

Il y a un cirque et une scène de contes pour enfants, des concerts rock et des matchs de rugby-fauteuil, du tir à l’arc, des boutiques éphémères de chapeaux, de vêtements africains, une agora géante pour les débats mais tous les stands en bruissent, basse continue et vivante, ça parle travail, écologie, culture, agriculture, éducation. Tu peux dormir sur des coussins fatboys, danser la samba, trouver une mutuelle, dialoguer avec des féministes d’OLF, des adeptes du naturisme, des libraires, des éditeurs d’art et delittérature, toucher un robot prototype d’aide à la personne, t’initier à l’espéranto, adhérer au Secours populaire, accompagner en photos le périple de réfugiés syriens, découvrir l’imprimerie de Tremblay et le rucher-école de Montreuil ou l’écrivain-aventurier Jack London – le bordel quoi, je t’entends déjà. Ce n’est pas la fête des barbares mais de la parole, le barbare étymologique c’est l’homme qui ne parle pas ta langue, ici elle circule et enfle, se heurte, vibrante, épuisante, refuse toute fatalité et c’est sa grandeur, même quand elle échoue ; c’est le vrai matériau de la Fête, le plus pauvre et le plus dense. Et toi la tchatche, papa, ça te connaît.

Tu aurais j’en suis sûre, comme moi, aimé les colliers d’Elsa Triolet exposés dans la halle Léo-Ferré, d’ordinaire conservés – le découvrir confère soudain à ce lieu éprouvé une grâce inattendue – par la ville de Saint-Étienne-du-Rouvray. Des colliers en cachets d’aspirine, paille et bandes de carton, perles de verre, cuir frangé, anneaux pour harnais de chevaux, pâte à papier enduite de nacre à défaut de coquillages réels, boules de cotillon en coton compressé, catadioptres de vélo recyclés, « ces joyaux faits de rien sous tes doigts orpailleurs / Ces cailloux qui semblaient des fleurs », écrivait Aragon, avec des mots qu’on poserait sur des cadeaux d’enfants pour la fête des Mères, et qui désignent ici des splendeurs prisées par les maisons Poiret et Schiaparelli – je pense, forcément, parce qu’ils ont peuplé un de mes romans, à ces bijoux faits de bois, de mie de pain et de pièces électriques volées aux usines Siemens par les déportées de Ravensbrück. Bijoux « impondérables », disait Elsa Triolet, parce qu’ils défient la pesanteur, tel ce collier en crin blanc, « de neige et de rêve ». Elle n’avait pas d’argent, et voulait les valises de bijoux légères aux bras d’Aragon, qui les vendait à l’autre bout de Paris, ou du monde. Matériaux pauvres et qui résistent, ce qui fait leur noblesse, se tordent, s’altèrent, exigent un travail qui les complexifie, les enrichit, deviennent beaux de ce travail.

On a fait ça, enfants, tu te souviens ? Maman gardait les boîtes de Vache qui rit, les cartons à chaussures, les bouts de laine cardée rescapés de son métier à tisser. La maison était belle, l’oliveraie immense. Mais nos palais étaient cabanes, notre piscine un jet d’eau. On ne trichait pas : on avait de l’imagination. On jouait aux alchimistes, aux orpailleurs, vous trouviez ça génial. C’est exactement ce que je comprends de cette Fête de l’Huma, papa, elle résiste, elle enchante à partir de rien, une chanson, un plat chaud, des paroles en suspension dans l’air dont on fait des poèmes et des armes, choses simples, gratuites et pourtant sans prix, dont naissent de la complexité, de la beauté ; comme de pétales de fleurs, de mousses et d’écorces naissent des parfums.

Peut-être bien que tu es un barbare.

http://www.humanite.fr/

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 06:01
887 usines fermées depuis 2012: les raisons d'une débâcle industrielle (L'Humanité, 28 septembre 2016)

887 usines fermées depuis 2012 : les raisons d’une débâcle industrielle

MERCREDI, 28 SEPTEMBRE, 2016

L'HUMANITÉ

Selon une étude de l’observatoire de l’investissement Trendeo, la désindustrialisation n’a pas cessé depuis 2009. Et la politique de l’offre, matraquée par le gouvernement Hollande-Valls, ne produit pas les effets escomptés. Lire la suite

Il en va de la désindustrialisation de la France comme de la cause humaine du dérèglement climatique. Étude après étude, le doute n’est plus permis sur sa réalité. Pis, les chiffres que nous publions du cabinet Trendeo, qui scrute l’évolution du nombre des usines en France, montrent que le tissu productif du pays continue de s’effilocher sans interruption ou presque depuis 2009 et la propagation de la crise mondiale. Compilées sur les durées respectives des mandats de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, les données font apparaître une véritable hécatombe, que l’action du président socialiste ces quatre dernières années n’a pas freinée. De l’été 2012 au printemps 2016, 887 sites industriels ont fermé leurs portes en France, contre 609 inaugurés durant la même période, soit une perte nette de 278 usines. Sur une période un peu plus courte – trois ans et demi –, de début 2009 à la mi-2012, le bilan du prédécesseur de Hollande à l’Élysée s’élevait à 329 usines de moins. Une érosion au rythme comparable si l’on excepte la terrible année 2009 et son printemps meurtrier. Autant dire, dans ce contexte, que les Alstom montés de Belfort et d’autres sites du groupe au siège de l’entreprise, hier, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) pour sauver l’usine franc-comtoise en réclamant d’autres choix industriels s’engagent dans une lutte dont l’enjeu est politique au sens noble. Lire la suite

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