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15 juillet 2022 5 15 /07 /juillet /2022 08:04
Homme du jour de l'Humanité, 15 juillet - Vincenzo Vecchi, menacé d'extradition vers l'Italie
Publié le Vendredi 15 Juillet 2022 - L'Humanité

Une pièce de plus dans le juke-box de la machine à broyer des militants… Jeudi matin, après deux décisions de justice favorables à Vincenzo Vecchi, condamné en Italie à douze ans de prison pour avoir simplement été présent lors d’émeutes contre le G8 de Gênes en 2001, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a validé le principe de son extradition vers l’Italie. Elle considère que la France n’avait pas de possibilité de s’opposer au mandat d’arrêt européen pris à son encontre. Dans un communiqué de presse détaillant l’arrêt rendu, la CJUE estime qu’ « une correspondance parfaite n’est pas requise entre les éléments constitutifs de l’infraction concernée dans l’État membre d’émission et dans l’État membre d’exécution » du mandat. En l’occurrence, après la cour d’appel de Rennes en 2019, celle d’Angers avait refusé, en novembre 2020, d’exécuter le mandat d’arrêt européen émis par l’Italie à l’encontre de Vincenzo Vecchi. Le motif étant que sa peine principale de dix ans de prison, encourue pour « dévastation et pillage » – un délit directement hérité du fascisme dans l’ordre juridique italien –, n’avait pas d’équivalent en France. Les défenseurs de Vincenzo Vecchi sont ulcérés. « C’est plus qu’un revers, ça veut dire que la Cour de justice, qui interprète les textes européens, vient de dire que les règles de collaboration européennes sont considérées comme supérieures aux principes fondamentaux du droit », dénonce son avocate, Me Catherine Glon. Arrêté à l’été 2019 dans le Morbihan où il s’était installé, il y a une dizaine d’années, Vincenzo Vecchi risque plus que jamais de croupir pendant de très longues années dans une prison italienne. Son comité de soutien refuse une telle perspective : « Nous n’acceptons pas une telle décision. Nous restons plus que jamais mobilisés pour défendre notre ami Vincenzo et, d’une manière générale, le droit de manifester et les libertés fondamentales. »

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15 juillet 2022 5 15 /07 /juillet /2022 08:02
La vie des pauvres durablement perturbée par la crise sanitaire - L'Humanité, Gérard Le Puill, 4 juillet 2022
La vie des pauvres durablement perturbée par la crise sanitaire

Selon une enquête de l’INSEE réalisée en novembre décembre 2021 et publiée le 28 juin 2022, les ménages à faible revenu qui ont recours à l’aide alimentaire ont vu leur situation économique et sociale, mais aussi leur état psychologique, se dégrader durablement depuis le début de la pandémie Covid-19. Une situation préoccupante alors que les contaminations repartent à la hausse en ce début d’été.

Publié le Lundi 4 Juillet 2022 - L'Humanité

En France, selon la note mensuelle diffusée à la fin du mois de juin par l’INSEE, « la part des ménages qui considèrent que le niveau de vie s’est amélioré au cours des douze derniers mois diminue. Le solde correspondant perd sept points et reste nettement au-dessous de sa moyenne de longue période. La part des ménages qui considèrent que le niveau de vie en France va s’améliorer au cours des douze prochains mois baisse également. Le solde correspondant perd quatre points et reste lui aussi nettement inférieur à sa moyenne ».

Voilà qui peut nous aider à mieux comprendre une autre note, celle qui porte le numéro « 1097 INSEE-Première » sur la situation des plus pauvres. Elle indique que « la crise sanitaire a accentué la précarité des bénéficiaires de l’aide alimentaire ». Publiée le 28 juin, elle indique que « les bénéficiaires de l’aide fin 2021, forment un public très hétérogène, dont le profil varie beaucoup selon le type d’aide distribuée. Les personnes fréquentant les distributions de repas sont principalement des hommes, vivant seuls et sans logement personnel. À l’inverse, les bénéficiaires des colis ou des épiceries sociales sont le plus souvent des familles vivant dans leur propre logement, avec une surreprésentation de femmes (72 %) dont près de 40 % élèvent seules un ou plusieurs enfants ».

52 % des bénéficiaires ont entre 25 et 49 ans

Concernant l’âge, l’INSEE indique que les personnes ayant les recours à l’aide alimentaire « sont relativement jeunes : 52 % ont entre 25 et 49 ans et 10 % ont 65 ans ou plus, contre respectivement 37 % et 26 % de le l’ensemble de la population de France métropolitaine âgée de 16 ans et plus (…) La structure du revenu du ménage des recourants est un indicateur de leur précarité : ils sont deux fois plus souvent allocataires des aides au logement et quatre fois plus souvent du revenu de solidarité active (RSA) que la moyenne des ménages résidant en logement ordinaire », selon l’INSEE.

Un graphique montre que 5 % des personnes ayant recours à l’aide alimentaire sont propriétaires de leur logement, tandis que 46 % sont locataires dans le parc social et 25 % dans le locatif privé, dont les loyers sont généralement plus élevés. Il faut ici se souvenir que les investisseurs dans ce type de logement ont bénéficié depuis plusieurs décennies d’importantes exonérations fiscales. Cela permettait aux gouvernements successifs de réduire chaque année le budget du logement. Mais la principale conséquence de cette politique fut un recul de la construction de logements HLM. De plus en plus de ménages éligibles au logement social ont ainsi été contraints de se loger dans le privé et ont vu la part du loyer mensuel augmenter dans leurs dépenses jusqu’à des niveaux insoutenables. De même, le manque de logements avec un loyer accessible pour les étudiants contribue au fait qu’ils sont environ 115 000 désormais à recourir à l’aide alimentaire en permanence.

La souffrance psychologique en forte hausse

L’étude note aussi qu’à « l’automne 2021, plus de la moitié des recourants bénéficiait d’aide alimentaire depuis moins de deux ans. En particulier, 43 % y ont eu recours pour la première fois après le début du premier confinement en mars 2020. Cette proportion est beaucoup plus élevée (83 %) chez les étudiants qui forment un public spécifique de l’aide alimentaire ». Dans un encadré consacré aux étudiants, la note de l’INSEE ajoute à ce propos :

« Au total un cinquième des étudiants recourants ont basculé dans l’aide alimentaire du fait de la crise sanitaire, soit deux fois plus que dans l’ensemble de la population recourante. Cela rejoint d’autres études indiquant une montée de la précarité étudiante du fait d’un fort impact de la crise sur les revenus du travail (perte de jobs étudiants dans l’hôtellerie-restauration ou les cours particuliers) et de la baisse des aides informelles du fait des restrictions de déplacement (impossibilité de revenir chez les parents par exemple) ».

Au final, selon cette étude de l’INSEE, « 44 % des recourants disent avoir constaté une baisse de leurs revenus entre le début de la crise sanitaire en mars 2020 et l’enquête en novembre décembre 2021, tandis que 50 % ont constaté une hausse de leurs dépenses ». La crise sanitaire a « également détérioré l’état de santé psychique de la moitié des recourants, ainsi que leur santé physique (31 %), les relations avec la famille, les amis, l’entourage (30 %), l’accès à l’alimentation (30 %), l’accès aux soins (26 %) et l’accès aux services d’aide sociale (24 %) ».

Une baguette par jour à partager en sept !

Alors que la hausse des prix réduit encore le pouvoir d’achat de ces ménages, le chèque alimentaire annuel de 100 € vaguement promis par le gouvernement d’ici l’automne pourrait être augmenté de 50 € par enfant à charge. Pour un couple avec un enfant, ce versement unique de 150 € correspondrait à une augmentation du revenu mensuel de 12,50 € en cette année d’inflation. Ça fait moins d’une baguette de pain tous les deux jours. Avec 350 € pour un couple ayant cinq enfants à charge, cela donnerait presque une baguette de pain par jour. Mais il faudrait la partager entre sept personnes !

À titre de comparaison, Emmanuel Macron avait empoché 1,4 million d’euros en 2011 à la banque Rothschild où son travail consistait à organiser des fusions-acquisitions entre firmes capitalistes. Dans le détail, cette année-là, il avait perçu 403 600 € de salaire fixe, 706 300 € de « bénéfices industriels » et 291 300 € provenant de « parts de dividendes dans les sociétés du groupe Rothschild ». Ajoutons qu’il était entré dans cette banque après avoir rédigé et rendu au président Sarkozy le rapport de la Commission Attali dont le gouvernement Fillon fera voter la Loi de Modernisation Économique en 2009. Elle sert depuis à faire baisser les prix agricoles afin de limiter les hausses des salaires dans le seul but de faire croître les profits. La vie difficile des ménages pauvres est aussi le résultat de cette politique menée sur la durée sous les présidences de Sarkozy, Hollande et Macron. Il reste à voir dans quelle mesure le nouveau gouvernement mis en place ce lundi va pouvoir continuer cette politique de plus en plus contestée dans le pays.

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15 juillet 2022 5 15 /07 /juillet /2022 05:17

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 juillet 2022 4 14 /07 /juillet /2022 05:17

 

 

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13 juillet 2022 3 13 /07 /juillet /2022 05:24
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13 juillet 2022 3 13 /07 /juillet /2022 05:16

 

 

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12 juillet 2022 2 12 /07 /juillet /2022 09:46
Conseil municipal de Brest: Jacqueline Héré (Maire adjointe de quartier PCF) présente un voeu pour la libération de Salah Hamouri, voté par la majorité de gauche
Conseil municipal du 28 juin 2022 - Prise de parole de Jacqueline Héré, adjointe au maire de la ville de Brest (élue PCF)
Vœu pour la libération de Salah Hamouri
Lien de l'intervention écrite sur le site internet : http://eluscommunistes-brestmetropole.fr/
 
"Vœu Pour la libération de Salah Hamouri
Présenté par le Groupe « Brest au Cœur et Écologiste » (Socialistes et Apparentés, Communistes et Citoyens, Écologistes - Europe Écologie-Les Verts et Apparentés, Élu.e.s de la Gauche Sociale et Écologique, Parti Radical de Gauche-Le Centre Gauche, Union Démocratique Bretonne)
 
Depuis le 7 mars 2022, Salah Hamouri, citoyen franco-palestinien, avocat défenseur des droits de l’homme et des droits des prisonniers politiques palestiniens, est de nouveau emprisonné sous le régime de la détention administrative. Aucun motif ne lui a été signifié lors de son arrestation.
Alors qu’il devait retrouver la liberté le 6 juin, sa détention administrative a été prolongée la veille de trois mois supplémentaires par le tribunal militaire israélien, sans jugement ni passage devant un juge. Le système de la détention administrative tel que pratiqué par les autorités israéliennes leur permet en effet d’incarcérer arbitrairement des personnes sans même qu’elles aient accès à leur dossier. Cet usage discrétionnaire de la détention administrative et son caractère renouvelable sans limite constituent à ce titre une atteinte aux droits humains et au droit international.
Par ailleurs, comme des centaines d’autres Palestiniens vivant à Jérusalem, Salah Hamouri est sous le coup d’une procédure de révocation de sa résidence. Pour tout démocrate, l’acharnement que subit Salah Hamouri depuis de nombreuses années est inacceptable. Tandis qu’aucune charge ne lui a été signifiée, que son dossier demeure secret, qu’il n’a pas le droit à l’assistance d’un avocat et qu’il est emprisonné sans jugement, Salah Hamouri doit pouvoir compter, comme pour tout citoyen français dans une telle situation, sur la mobilisation effective du président Emmanuel Macron et de la diplomatie française pour retrouver la liberté et enfin pouvoir mener une vie normale, avec sa famille, là où il le souhaite.
Le conseil municipal de la Ville de Brest, réuni le 28 juin 2022, demande donc au Président de la République et au Ministère des Affaires Etrangères d’engager de manière concrète les actions nécessaires pour obtenir au plus vite et sans condition la libération de notre compatriote Salah Hamouri."
 
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12 juillet 2022 2 12 /07 /juillet /2022 09:39
Interview de Fabien Roussel par le Journal La Montagne - 5 juillet 2022: Avancer sans excès et sans outrance
INTERVIEW DE FABIEN ROUSSEL PAR LE JOURNAL LA MONTAGNE (extrait)
La Montagne
 
Politique, mardi 5 juillet 2022
 
Fabien Roussel (PCF) :
« Je veux que la gauche puisse gouverner à nouveau en France »
Propos recueillis par Florence Chédotal
 
On reproche souvent au député du Nord et secrétaire national du Parti communiste français de faire cavalier seul. Lui préfère répondre qu'il œuvre pour la gauche.
 
Élisabeth Borne prononce mercredi son discours de politique générale. Quelles sont vos attentes ?
Il faut que le gouvernement s'engage véritablement dans des mesures fortes, pour la hausse des salaires, des retraites, le blocage des prix, et mette fin à la politique des petits chèques pratiquée ces deux dernières années, d'abord parce que ça coûte cher et ensuite parce que ça ne répond pas aux problèmes de fond.
 
Depuis le lancement de la Nupes, vous vous comportez en électron libre. Quel rôle les communistes souhaitent-ils endosser au cours de cette nouvelle législature ?
Le groupe élargi communistes et GDR (Gauche démocratique et républicaine, NDLR) a toujours été très respectueux du débat parlementaire.
Nous avons coutume de dire que nous ne sommes pas un groupe d'opposition, mais plutôt de proposition, ce qui nous a permis d'ailleurs, dans la précédente mandature, de réussir à obtenir la majorité sur la revalorisation des retraites agricoles.
Telle est notre démarche. Nous essaierons de construire des majorités avec tous les députés pour faire voter les mesures que nous pensons les plus justes pour les Français. Deux exemples : nous redéposerons le texte de loi visant à déconjugaliser l'allocation adulte handicapé, ainsi que celui destiné à faire baisser les taxes sur l'essence. Nous espérons, au regard de la nouvelle composition de l'Assemblée, pouvoir cette fois les faire passer.
 
La Nupes n'était-elle pas qu'un simple accord électoraliste pour vous ?
Moi, ce que je souhaite, c'est que la vie change fortement pour les Français. Mais aussi que l'union des forces de gauche et écologistes puisse l'emporter demain en étant majoritaire. Donc j'apporte mes contributions. Je salue ce qui nous a permis de gagner. Ce que nous avons construit lors des législatives est un socle pour aller plus loin.
Je souhaite élargir cette union à d'autres, convaincre les abstentionnistes et ceux qui votent pour le RN. Je fais donc des propositions à mes collègues pour nous permettre d'avancer et leur dire aussi ce qui a pu nous empêcher de gagner plus de députés.
Par exemple ? Nous avons des débats entre nous, des différences qui doivent être respectées, sur la question de l'emploi, de l'argent, de la souveraineté énergétique et alimentaire. Ces sujets sont centraux aujourd'hui.
Ce faisant, je souhaite qu'on puisse parler autant aux citoyens des grandes villes qu'à ceux qui vivent à la campagne, lesquels souffrent au même titre du système économique financiarisé, avec la disparition des services publics, les problèmes de mobilité et de logement...
Je souhaite que l'union de la gauche progresse dans ce sens, sans excès et sans outrance, dans les propos que nous pouvons tenir. Je veux que la gauche puisse gouverner à nouveau en France.
 
Le projet de loi sur le pouvoir d'achat arrive la semaine prochaine à l'Assemblée. Quelles solutions proposez-vous ?
Il faut revaloriser le travail, de nombreuses entreprises ont du mal à recruter. C'est une question de salaire, mais aussi de formation et de conditions de travail.
La hausse des salaires est une question incontournable. Coiffure, sécurité, restauration-hôtellerie... Dans 120 branches professionnelles sur 170, le salaire minimum est inférieur au Smic.
Nous avons demandé une revalorisation de 15 % du Smic dès le 1er juillet, avec un fonds de soutien aux TPE-PME pour les accompagner. Nous souhaitons aussi que le gouvernement convoque une conférence sociale sur les salaires. Dans la fonction publique, nous proposons une augmentation de 10 % du point d'indice.
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12 juillet 2022 2 12 /07 /juillet /2022 06:57
Fabien Roussel plaide pour une rentrée sociale ambitieuse - Naïm Sakhi, L'Humanité, 12 juillet 2022
Fabien Roussel plaide pour une rentrée sociale ambitieuse

Gauche Lors d’une conférence de presse, lundi, le secrétaire national du PCF a appelé à la mobilisation dès septembre, face au projet de régression sociale porté par Élisabeth Borne. Il partage l’idée d’une action nationale commune de la Nupes après l’été.

Publié le Mardi 12 Juillet 2022 - L'Humanité
 

Malgré les appels du pied d’Élisabeth Borne en direction des groupes d’opposition, le compte n’y est pas pour Fabien Roussel. Lors d’une conférence de presse, lundi 11 juillet, le secrétaire national du PCF a déploré un discours de politique générale « préoccupant et dangereux pour les travailleurs », prononcé le 6 juillet par la première ministre. Assurant qu’Emmanuel Macron n’avait « visiblement pas compris le message des Français qui l’ont privé d’une majorité » pour appliquer son programme libéral, le député du Nord regrette l’absence de hausse « de salaires dans le privé, mis à part des primes », dans le projet de loi sur le pouvoir d’achat. Et d’ajouter « la hausse de 3,5 % des salaires des fonctionnaires est non seulement en dessous de l’inflation mais ne concerne pas les employés des délégations de service public ».

À l’offensive, Fabien Roussel a rappelé sa volonté de travailler avec l’ensemble des forces de gauche sur « une réforme des retraites progressiste », en s’appuyant sur le projet porté par la Nupes aux législatives. « Nous avons bien noté la volonté du gouvernement d’allonger le temps de travail, souligne le député communiste, je propose un référendum pour trancher nos deux projets. » En outre, le secrétaire national du PCF a salué les journées de mobilisation syndicale des 22 et 29 septembre – « une bonne nouvelle », selon lui – et partage la proposition, émise par Jean-Luc Mélenchon, d’une action commune des forces politiques de gauche à la rentrée. « Je suis pour un appel le plus large possible, avec les organisations syndicales, assure le député, ils apporteront le marteau et nous, la faucille. »

En amont du vote de la motion de censure dans l’après-midi (lire aussi page 7), ce point presse s’est tenu à l’issue d’un comité de liaison de la Nupes. Cette réunion de travail réunissait Jean-Luc Mélenchon (FI), Julien Bayou (EELV), Olivier Faure (PS) et le secrétaire national du PCF. « La Nupes n’est ni un parti, ni un mouvement, mais une alliance électorale et un accord programmatique. Nous devrons écrire ensemble ce qu’elle sera demain pour entretenir l’espoir », mesure Fabien Roussel. Pour ce faire, les leaders des formations de gauche se sont accordés afin que les universités d’été des différentes formations contiennent un atelier réunissant des représentants des formations de la Nupes. « Nous avons besoin de nous parler, sans chichi et sans détour. Nous devons mettre en avant ce qui nous rassemble, mais aussi pointer nos limites », poursuit le parlementaire du Nord, élu dans l’une des quatorze circonscriptions où Marine Le Pen avait dépassé les 60 % face à Emmanuel Macron. Et d’ajouter  que « pour l’emporter demain, il nous faudra comprendre et analyser, ensemble, les raisons du vote en faveur de l’extrême droite ».

Par ailleurs, Fabien Roussel entreprendra un nouveau tour de France après l’été. «Je veux entendre ce que les Français ont à dire» assure-t-il. Un moyen pour le député communiste de continuer à marquer sa singularité tout en restant dans l’union.

Fabien Roussel plaide pour une rentrée sociale ambitieuse - Naïm Sakhi, L'Humanité, 12 juillet 2022
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12 juillet 2022 2 12 /07 /juillet /2022 06:50
Liberté pour Salah Hamouri ! - Fabien Gay, éditorial de L'Humanité - 7 juillet 2022
Liberté pour Salah Hamouri !
Publié le Jeudi 7 Juillet 2022

Depuis le 7 mars, notre concitoyen Salah Hamouri est à nouveau incarcéré dans les geôles israéliennes sous le régime de la détention administrative, régime d’exception arbitraire permettant d’enfermer sans procès, sans motif, sans limite un individu. Pour quel crime ? Défendre une terre, exiger l’application du droit international et le droit d’un peuple à vivre libre. Âgé de 37 ans, cet avocat franco-palestinien a d’ores et déjà passé près de dix années derrière les barreaux. Sans compter les intimidations, les restrictions de déplacement ou encore la séparation avec sa femme et ses deux enfants, interdits de séjour en Palestine.

Ce quotidien est celui de milliers de familles palestiniennes dont au moins un proche a déjà connu l’enfermement. Depuis 1967, près de 700 000 Palestiniens ont déjà connu l’enfermement, véritable machine du système colonial israélien utilisée pour briser les familles et la résistance palestiniennes. À cela s’ajoutent la brutalité et les humiliations quotidiennes aux check-points, les spoliations des maisons et des terres, la poursuite de la colonisation, le blocus inhumain de Gaza, et même les meurtres (76 depuis janvier, dont 6 enfants), comme celui de notre consœur Shireen Abu Akleh, assassinée en mai par l’armée israélienne dont une enquête de l’ONU a confirmé la culpabilité. Quelle désagréable sensation de voir le président de la République recevoir le premier ministre israélien, Yaïr Lapid, à l’Élysée, saluant un « ami fidèle », sans évoquer les mots « paix » et « droit international », renvoyant les Palestiniens au rang de figurants… Depuis 2017, le Quai d’Orsay a même reculé dans le soutien formel à Salah Hamouri.

Pour briser le mur du silence et de la honte, la mobilisation est plus que jamais déterminante. Le courant d’opinion grandit dans le pays et en Europe avec le comité Liberté pour Salah, soutenu par les associations de défense des droits humains, les progressistes et démocrates. L’Humanité se tiendra à leurs côtés. Rien ne justifie de laisser un concitoyen enfermé et de cautionner un deux poids deux mesures avec d’autres situations similaires vécues par des Français dans le monde. Salah doit être libéré immédiatement.

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