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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 17:42

Le comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix (CDHPPM), récemment créé en mai 2016, a organisé sa première initiative publique à la salle du Cheval blanc de Plourin lès Morlaix le vendredi 17 juin 2016.
27 personnes ont participé à ce premier débat, présenté par Martine Carn et Alain David, et
animé par Hélène Derrien, responsable de la « Coordination nationale des comités de défense
des hôpitaux et maternités de proximité ».
Après une introduction de Martine Carn, Hélène Derrien a rappelé à grands traits la création et les évolutions de la Sécurité sociale, puis la situation de la santé dans ce cadre.
Elle a évoqué les différentes réformes qui ont mis l'hôpital public sous le joug des logiques comptables du libéralisme avec toutes ses conséquences négatives (économies budgétaires, diminution du nombre de soignants et de salariés du secteur hospitalier en général, réduction du nombre de lits, concentration de l'offre de soins, éloignement des usagers des structures de soins).
Après la mise en place de la tarification à l'activité (T2A) et la loi HPST (loi Bachelot), la loi
Touraine, dite de « modernisation du système de santé » a inscrit dans son article 107 la création de « groupements hospitaliers de territoire » (GHT).
L'objectif est de réorganiser les structures de soins autour d'un établissement support (le CHRU de Brest pour le Nord Finistère et celui de Quimper pour le Sud Finistère), de « rationaliser les modes de gestion par une mise en commun de fonctions ou par transferts d'activités entre établissements ».
En clair cela signifie de possibles redéploiements des activités de soins autour de l'établissement pivot (Brest), une remise en cause du maillage territorial avec la disparition progressive en Pays de Morlaix de certaines spécialités que l’administration pourrait ne plus trouver assez rentables.
Ce que nous craignons, c’est la transformation des services hospitaliers en « usines à soins », avec comme conséquence la remise en cause de la notion de proximité domicile/lieu de soins pour les patients.
Ce que nous ne voulons pas, c’est l'obligation de devoir nous déplacer de plus en plus souvent et de plus en plus loin pour recevoir les soins dont nous avons besoin. Là ou l’administration prétend rationaliser l’offre de soins, nous voyons un surcoût et des risques accrus probables pour la sécurité des usagers.
Beaucoup de participants sont intervenus dans le débat pour constater qu'au fil des ans s'est mise en place une logique comptable au lieu d'une logique de soins autour du patient, un recul des moyens de l'hôpital public, la remise en cause de services, avec aujourd'hui une grande inquiétude sur le secteur psychiatrique au CH de Morlaix.
Tous ont convenu qu'il y avait nécessité de s'adresser largement à la population et aux usagers,
et de susciter leur intervention pour le maintien et le développement de l'hospitalisation publique sur le Pays de Morlaix.
D'où la nécessité d'organiser le plus grand nombre possible d’usagers dans le comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix (CDHPPM).
Plusieurs pistes d'initiatives ont été envisagées :
- permettre l’expression des usagers par des témoignages et favoriser leur implication ; pour
cela intervenir régulièrement sur les marchés, devant les hôpitaux, décentraliser les réunions,
etc...
- engager la discussion avec les associations de malades, les familles des EHPAD, les médecins... ;
- envisager des initiatives d'action : pétition spécifique au Pays de Morlaix, agir en direction
des élus, propositions de voeux à soumettre aux conseils des communes ou de la communauté
d'agglomération...
- mettre en place un plan d'action en matière de communication (boîte mail, Facebook, blog,
etc...).
Au terme de cette réunion-débat, dynamique, qui aura duré plus de deux heures et demi, plusieurs participants ont adhéré à l'association, portant à 40 le nombre de personnes ayant adhéré et acquitté leur cotisation à ce jour.

Un très bon départ de bon augure pour l'avenir.

Une réunion du CA du comité de défense aura lieu mardi 28 juin à 18 h. Elle est ouverte à tous les adhérents qui le souhaitent.

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 06:06

Communiqué des Citoyens Indignés

Samedi 18 juin, un air de résistance : le tocsin

Curieuse justice dans notre République que celle des procureurs décidément très en phase avec nos gouvernants ! Les casseurs à barre de fer qui détruisent biens privés et biens publics dans les rues de
Rennes passent immédiatement aux Tribunaux et sont condamnés. Ce n’est que justice. Les casseurs en tracteurs de biens publics et privés à Morlaix et en rase-campagne n’ont pas droit à cette juste sévérité. A quand le procès des auteurs de la casse de l’Hôtel des Impôts ? Monsieur le Ministre de la Justice, qui en d’autres temps, dans sa bonne ville de Quimper, a eu à déplorer la dégradation de biens publics, n’est visiblement pas pressé d’être juste et sévère avec les casseurs en tracteurs… Dans son inaction, il peut compter sur ces élus amis, de droite, comme de « gauche », qui pourfendent les voyous des villes mais trouvent toutes les excuses aux voyous des campagnes. Ils sont aussi muets contre les condamnations de manifestants vite assimilés à des casseurs.
Pour que de telles injustices ne nourrissent pas ressentiment, haine et violence, il faut un procès contre les auteurs de la casse de l’Hôtel des Impôts de Morlaix et des ronds-points. Nous citoyens responsables, nous sonnerons le tocsin pour que justice soit faite en ville comme en campagne, et indifféremment de l’origine des casseurs. Samedi 18 juin, nous lancerons un appel aux autorités de notre pays pour qu’elles ouvrent enfin un procès contre ces casseurs en tracteurs. Samedi 18 juin, sur le parvis de la mairie, le tocsin dira non à la lâcheté, à la démission et aux compromissions des gouvernants et des procureurs qui leur sont inféodés. Samedi 18 juin la résistance continue.
Toutes et tous sur le parvis de la mairie de Morlaix à midi, munis de tout engin très sonore, appelons au rétablissement de la justice dans notre société.

Comité des Citoyens Indignés

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 14:33
Morlaix. Quel avenir pour la santé dans le pays de Morlaix ? Réunion publique ce soir (Ouest-France)

Sarah MAQUET

Une réunion publique a lieu ce vendredi 17 juin à Plourin-lès-Morlaix. Il s'agit de la première action du nouveau comité de défense du service hospitalier en Pays de Morlaix, créé il y a un mois. L'initiative Sur les tracts distribués ces derniers jours par Roger Here, Martine Carn ou Alain David, le slogan est précis : « Casse de l'hôpital, ne pas faire silence ». Derrière la phrase d'accroche, les trois membres (sur une vingtaine au total) du comité de défense du service hospitalier en pays de Morlaix expliquent la démarche.

« La vocation, commence Roger Here, c'est de créer un comité d'usagers des services de santé. » Martine Carn, infirmière à la retraite, poursuit : « On veut que les citoyens puissent de nouveau agir sur les droits à la santé. »

Alain David précise : « Depuis les lois Bachelot et Touraine, donc depuis les années 2000, on est passé d'un financement global des hôpitaux à une rétribution selon les actes effectués. Les établissements ont donc tendance à ne vouloir que de la chirurgie pour délaisser par exemple la gériatrie, c'est très grave. »

La parole aux citoyens

Ce soir, la rencontre débutera par l'intervention d'Hélène Derrien, présidente de la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité. « Le problème c'est que par rapport à la loi Santé, il y a eu beaucoup d'informations sur la généralisation du tiers payant mais rien sur les groupements hospitaliers de territoire, explique l'invitée de la soirée. Alors qu'on va de plus en plus vers de grands territoires de santé avec un seul établissement ressource, c'est la fin de la médecine de proximité. »

Hélène Derrien salue la création du comité en pays de Morlaix, rappelant les exemples précédents à Douanernez et Concarneau. « On assiste à une recrudescence de la mobilisation, explique-t-elle, c'est encourageant car il y a un vrai combat à mener, il suffit de penser aux 20 milliards d'économies prévus d'ici trois ans par le gouvernement sur le budget de la sécurité sociale ou aux 20 000 postes qui pourraient être supprimés d'ici à 2017 dans les hôpitaux. »

Plus localement, la crainte d'un démantèlement progressif de l'offre de soins en pays de Morlaix a motivé la création du comité. Un exemple actuel : la restructuration en cours du secteur psychiatrique du centre hospitalier, avec la fermeture prochaine de Roz Avel et la fusion des services des Cormorans et de Ty Dour. Vingt-trois à vingt-quatre lits sur 241 seraient ainsi supprimés en psychiatrie d'ici deux à trois ans. « De la maltraitance institutionnelle, conclut Martine Carn, voilà ce qu'on vit à l'heure actuelle, il faut que ça cesse. » Ce vendredi 17 juin, réunion publique à 20 h, salle du Cheval Blanc à Plourin-lès-Morlaix. Renseignements, témoignages : m.carn@orange.fr

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 06:22
Manif du 27 mai contre la loi travail à Morlaix

Manif du 27 mai contre la loi travail à Morlaix

Dans le cadre de la nouvelle journée de mobilisation prévue le jeudi 23 juin contre la loi El Khomri, un rassemblement est organisé à Morlaix à 12 h, place de la mairie.

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 06:14
photo Ouest-France

photo Ouest-France


Morlaix. « On sourit, on pleure, on danse et on avance »
http://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-sourit-pleure-danse-et-avance-4303003

Le jumelage entre le Théâtre du Pays de Morlaix et le collège de Perharidy a valu, à ses partenaires, une sélection pour le Prix de l'Audace artistique et une réception à l'Élysée.

«C'est une vraie récompense, une réussite collective », et une reconnaissance qui fait avancer chaque participant de manière individuelle.Ces participants sont la quarantaine d'élèves du collège de Perharidy à Roscoff qui ont bénéficié, pendant trois ans, d'un jumelage avec le Théâtre du Pays de Morlaix, grâce au soutien du conseil départemental du Finistère et de la Drac Bretagne.


Trois ans au cours desquels les adolescents qui souffrent de troubles alimentaires (boulimie, anorexie) ont appris à ne plus se dévaloriser, à retrouver confiance en eux, à oser. Oser parler en public, bouger, danser, chanter, oser aller vers l'autre, dans un monde qui leur est, pour la plupart, inconnu : le milieu artistique, en l'occurrence celui de la création théâtrale.

« Nous leur proposons un temps fort, chaque trimestre, un travail avec un artiste qui fait une résidence dans l'établissement, des spectacles, des rencontres », explique Alexandra Ollivier, chargée de la médiation culturelle au Théâtre.

« C'est une semaine banalisée, à laquelle est associée toute l'équipe enseignante, complète Florence Joué, professeur de français. Le thème cette année était « écrire avec tout sauf avec un crayon ». CesArtigraphes en scèneont suivi différentes pratiques artistiques. » Des pratiques qui « ouvrent des fenêtres » vers tous les possibles et qui ont conduit les représentants des trois structures partenaires à l'Élysée, le 10 juin dernier.

L'ambitieux projet pédagogique est en effet parmi les quinze finalistes du prix de l'Audace artistique et culturelle, lancé il y a quatre ans par le ministère de l'Education nationale, le ministère de la Culture, en partenariat avec la Fondation culture et diversité.

Un prix qui a pour mission de favoriser l'accès aux arts et à la culture pour les jeunes de l'éducation prioritaire. C'est la fin d'une belle histoire qui aura permis aux jeunes de se découvrir. Car l'essentiel n'est-il pas qu'ils se sentent mieux dans leur peau, tout en faisant leurs premiers pas dans la culture ?

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 07:33
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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 06:11
Bel hommage d'Olivier Pauly dans le Ouest-France, les obsèques de René hier à St Pol de Léon et Roscoff étaient belles et émouvantes, avec de multiples témoignages de l'importance de ce qu'a fait René dans sa vie et de sympathie pour la personne

Bel hommage d'Olivier Pauly dans le Ouest-France, les obsèques de René hier à St Pol de Léon et Roscoff étaient belles et émouvantes, avec de multiples témoignages de l'importance de ce qu'a fait René dans sa vie et de sympathie pour la personne

René Le Bars, un enseignant de la République
http://www.ouest-france.fr/bretagne/roscoff-29680/rene-le-bars-un-enseignant-de-la-republique-4290516

Notre camarade René Le Bars, pilier de la section PCF de Roscoff, ancien instituteur et directeur d'école publique à Roscoff, un homme chaleureux, drôle et dévoué, est décédé hier, lundi 6 juin, après plusieurs semaines d'hospitalisation à Morlaix.

Nous lui rendons un hommage ému au nom de la fédération du Parti Communiste du Finistère.

Nous saluons aussi avec chaleur son épouse, Yvette Le Bars, et tous ses amis de Roscoff.

René a adhéré au Parti Communiste à la fin de la guerre d'Indochine alors qu'il préparait le bac Mat Elem à l'école Normale de Rennes. Il collait alors des affiches contre la guerre, protestait contre l'interdiction du journal communiste breton Ouest-Matin en diffusant l'Huma. Il venait de Goulien, dans le cap Sizun, près d'Audierne.

Il a rencontré Yvette, institutrice à Sizun originaire de Landerneau qui a découvert toute petite le combat à gauche sur les épaules de son papa pendant les manifs du Front Populaire, alors qu'il enseignait lui-même la gymnastique, la musique, la géographie, sur un poste dans le secondaire à Sizun.

Dans le coin, tous deux étaient les uniques lecteurs de Ouest-Matin, le journal régional communiste.

C'est comme ça qu'ils se sont rencontrés en 1955, quand René n'a pas pu acheter son journal le matin parce qu'une jeune institutrice l'avait devancé et que le commerçant lui a désignée la « camarade » inconnue jusqu'ici.

René et Yvette se sont mariés en 1956 et ont formé depuis un couple uni et complice.

Puis René a dû faire son service militaire. On lui a dit tout de suite de se tenir à carreau car son « dossier (de communiste) était marqué en rouge ». Il a dû partir en Algérie malgré des problèmes de santé et a contracté l’hépatite suite à des conditions de vaccination douteuses.

De retour d'Algérie, il avait perdu son poste à Sizun et René et Yvette ont dû partir pour Roscoff qui n'était pas alors une destination de rêve : petite école, logement de fonction délabré.

Depuis 1959, ils y vivent et se sont forgés tout un réseau de sociabilité et d'amitié.

René a été très investi à l'Amicale Laïque, à la Section du Parti Communiste, au SNI (syndicat national des instituteurs). Il a enseigné en cours élémentaire, en CP, en cours moyen, est devenu directeur d'école, a organisé des échanges avec l'Angleterre pour les enfants, et aussi des semaines de sports d'hiver, participait aux sorties voile, aux kermesses...

Même s'il était bien investi au niveau du Parti, sa fonction d'instituteur l'a bloqué pendant longtemps pour rentrer au Comité fédéral car il y avait déjà trop d'instituteurs, et qu'il fallait une diversité sociologique. Du coup, il servait de chauffeur Dédé Moat, la documentaliste de Perharidy, un puits de science, pour ces comités fédéraux.

Il n'a finalement intégré le comité fédéral que sur le tard, comme Yvette Le Bars du reste, sur proposition de Robert Doré, au début des années 2000.

René a été plusieurs fois candidat sur des listes aux Municipales à Roscoff, mais aussi candidat du PCF en terres de mission, comme dans le canton de Plouzévédé où les voix se comptaient sur les dos de la main dans les communes, ce qui montre bien quel était son dévouement.

Nous garderons un très bon souvenir de toi René, de ta gentillesse, de ton franc-parler, de ta malice, de tes anecdotes, de tes digressions , de ta culture et de ton expérience étendues affluant en bouillon dans la conversation ces dernières années.

Pour ma part, même si des soucis de santé t'avaient déjà fait diminuer un peu, j'ai eu l'occasion de faire ta connaissance plus amplement quand j'ai été candidat aux Départementales dans le Canton de Roscoff en 2011 avec Yvette Le Bars. Une expérience dont je garde un bon souvenir.

La Fédération du Parti Communiste du Finistère te remercie pour ton engagement au service de nos idées communes pendant plus de 70 ans !

Courage à ceux qui restent et qui te regrettent.

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF.

Les obsèques de René Le Bars auront lieu en trois temps le jeudi 9 juin:

A 9h30 aura lieu une cérémonie d'hommage au Centre Funéraire du Gouriou à Saint Pol de Léon (ZA de Kervent, impasse Keraudel): une cérémonie d'hommage aura lieu avec des textes retraçant sa vie et ses qualités lus par Yvette et ses amis du Parti Communiste, de l'Amicale Laïque.

A 12h, aura lieu à la crémation à Saint Thégonnec.

A 15h30, les cendres de René seront déposées au cimetière de Roscoff, la ville à laquelle il était tant attaché.

Il est possible de rendre visite à la chambre mortuaire le mercredi 8 juin, de 15h à 20h, à Saint Pol de Léon.

cf. l'hommage de camarades du PCF du Finistère qui ont connu René:

J'ai beaucoup de chagrin en apprenant cette nouvelle ; je connaissais bien René (et Yvette) par le Parti ,et aussi parce que je suis né dans son village Goulien en 42 : mon père y était directeur d'école primaire en 1941/44 (ma mère adjointe)-la clandestinité l'été 44- et a eu René comme élève en CM 1/CM2 et ma mère l'a eu en cours élementaire!

C'était à chaque rencontre un plaisir pour eux de se revoir , par ex. dans les manifs ou à la fête fédérale de Penfeld , à Brest, tous les ans début décembre pendant des années.

Mon père-décédé en 1998) ,responsable des résistants du secteur Goulien et communes voisines,puis lieutenant FFI/FTP et vice-président du CDL (comité départemental de Libération) est devenu permanent du Pcf en 44 ,à ,jusqu'en 47 , puis est revenu dans le cap Sizun (Plogoff) , et son ancien élève est devenu aussi instit ;l'essentiel de sa carrière à Roscoff...

Jean-Claude Cariou, section de Brest

" Pour moi, au CD René et Yvette restent une chaleureuse photo...et tellement de fraternité d'humilité dans leurs observations... Quand Charles Sylvestre est venu parler de JAURES, il avait été très ému de l'accueil spontané et improvisé chez-eux".

Jeanne Henry, section Audierne- Cap Sizun

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 06:11
Une centaine de personnes à la manif des retraités du jeudi 9 juin à Morlaix (photos Pierre-Yvon Boisnard)

L'album photo de Pierre-Yvon Boisnard:


https://www.flickr.com/photos/pyb29/albums/72157669048398992

Morlaix. Une centaine de retraités manifestent contre la loi Travail
http://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-une-centaine-de-retraites-manifestent-contre-la-loi-travail-4286841

Et sur le site de France 3 régions:

Nouvelle journée de mobilisation contre la loi Travail
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/nouvelle-journee-de-mobilisation-contre-la-loi-travail-1019339.html

Une centaine de personnes à la manif des retraités du jeudi 9 juin à Morlaix (photos Pierre-Yvon Boisnard)
Jeannine Sorholus, Jean-Claude David et Monique David

Jeannine Sorholus, Jean-Claude David et Monique David

Alain David et Paulette Peron

Alain David et Paulette Peron

Jean-Yvon Ollivier en grande conversation

Jean-Yvon Ollivier en grande conversation

Marc Corbel répond au journaliste

Marc Corbel répond au journaliste

Une centaine de personnes à la manif des retraités du jeudi 9 juin à Morlaix (photos Pierre-Yvon Boisnard)
René Le Saout

René Le Saout

Une centaine de personnes à la manif des retraités du jeudi 9 juin à Morlaix (photos Pierre-Yvon Boisnard)
Une centaine de personnes à la manif des retraités du jeudi 9 juin à Morlaix (photos Pierre-Yvon Boisnard)
Une centaine de personnes à la manif des retraités du jeudi 9 juin à Morlaix (photos Pierre-Yvon Boisnard)
Une centaine de personnes à la manif des retraités du jeudi 9 juin à Morlaix (photos Pierre-Yvon Boisnard)
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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 06:33

Morlaix Libertés avec le soutien du groupe morlaisien des nuits debout invite les citoyen(ne)s à refuser le sort réservé aux mineurs étrangers isolés qui se voient refuser une prise en charge par l'aide sociale à l'enfance.

LE VENDREDI 10 JUIN A PARTIR DE 19 HEURES UN CAMPEMENT SERA ORGANISE DEVANT L' HOTEL DE VILLE DE MORLAIX

En solidarité aux deux jeunes morlaisiens d'origine étrangère qui se sont vu signifier la fin de leur prise en charge dans le cadre de la protection de l'enfance suite à des tests osseux . Tous les morlaisiens qui le souhaitent sont invités à se joindre à ce mouvement pacifique de protestation. La place est grande, il y aura de la place pour installer de nombreuses tentes.

Ci joint, une déclaration de Morlaix Libertés:

STOP A L'ABANDON PAR L'AIDE SOCIALE A L'ENFANCE DES MINEURS ISOLES ETRANGERS

Ils arrivent d'Afrique, du Moyen -Orient , d'Afghanistan ….

Ils ont fui des zones de combat, la misère, la dictature, l'enrôlement forcé... Ils ont parfois voyagé dans des conditions effrayantes. Ils sont mineurs, ils sont seuls. Ils veulent vivre dans un pays en paix. Ils veulent aller à l'école et se former.

En France, comme dans la plupart des pays qui ont signé la convention internationale des droits de l'enfant, ils ont le droit à la protection (article 221-1 du code de la famille) car ils sont en danger du fait de leur isolement.

Et pourtant le statut de mineur est contesté pour un grand nombre d'entre eux.

A Morlaix deux jeunes en font la terrible expérience. Sans vérification de leur état civil et après un entretien mené à charge, la cellule « d'accueil » de l'aide sociale à l'enfance les a soupçonnés de mentir sur leur âge.

L'aide sociale a transmis un dossier au procureur indiquant qu'il y avait un soupçon de majorité.

Au vu du dossier fourni par l'aide sociale à l'enfance, le procureur a eu recours à une expertise médico légale( tests osseux , examen dentaire et pubertaire) .

Il n'a nullement pris en compte le fait que l'Académie de médecine et le Défenseur des Droits contestent ces tests tant du point de vue scientifique que du point de vue éthique.

Les jeunes ne furent pas informés qu'ils pouvaient refuser les tests.

Mais en cas de refus , il y a fort à parier que leur refus aurait été interprété comme la preuve de leur mauvaise foi.

Au final , le procureur a déclaré que les jeunes étaient majeurs.

Du jour au lendemain l'aide sociale à l'enfance les a abandonnés. Et pourtant,ils sont mineurs leurs papiers l'attestent.

Ni reconnus mineurs par les uns, ni reconnus majeurs par les autres , ils ne bénéficient pas des mesures de protection qui leur sont dues . Ils ne peuvent pas agir comme majeurs Ils sont des sans droits . Ils ne leur reste que le soutien d'associations et de citoyens qui refusent de les voir privés des droits élémentaires. Ils veulent poursuivre leurs études, vivre sans la peur du lendemain et créer des liens d'amitié avec des personnes dignes de confiance.

ILS ONT BESOIN DE VOTRE SOUTIEN POUR QUE LEURS DROITS SOIENT RECONNUS .

morlaix.libertés29@gmail.com

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 10:55

Notre camarade René Le Bars, pilier de la section PCF de Roscoff, ancien instituteur et directeur d'école publique à Roscoff, un homme chaleureux, drôle et dévoué, est décédé hier, lundi 6 juin, après plusieurs semaines d'hospitalisation à Morlaix.

Nous lui rendons un hommage ému au nom de la fédération du Parti Communiste du Finistère.

Nous saluons aussi avec chaleur son épouse, Yvette Le Bars, et tous ses amis de Roscoff.

René a adhéré au Parti Communiste à la fin de la guerre d'Indochine alors qu'il préparait le bac Mat Elem à l'école Normale de Rennes. Il collait alors des affiches contre la guerre, protestait contre l'interdiction du journal communiste breton Ouest-Matin en diffusant l'Huma. Il venait de Goulien, dans le cap Sizun, près d'Audierne.

Il a rencontré Yvette, institutrice à Sizun originaire de Landerneau qui a découvert toute petite le combat à gauche sur les épaules de son papa pendant les manifs du Front Populaire, alors qu'il enseignait lui-même la gymnastique, la musique, la géographie, sur un poste dans le secondaire à Sizun.

Dans le coin, tous deux étaient les uniques lecteurs de Ouest-Matin, le journal régional communiste.

C'est comme ça qu'ils se sont rencontrés en 1955, quand René n'a pas pu acheter son journal le matin parce qu'une jeune institutrice l'avait devancé et que le commerçant lui a désignée la « camarade » inconnue jusqu'ici.

René et Yvette se sont mariés en 1956 et ont formé depuis un couple uni et complice.

Puis René a dû faire son service militaire. On lui a dit tout de suite de se tenir à carreau car son « dossier (de communiste) était marqué en rouge ». Il a dû partir en Algérie malgré des problèmes de santé et a contracté l’hépatite suite à des conditions de vaccination douteuses.

De retour d'Algérie, il avait perdu son poste à Sizun et René et Yvette ont dû partir pour Roscoff qui n'était pas alors une destination de rêve : petite école, logement de fonction délabré.

Depuis 1959, ils y vivent et se sont forgés tout un réseau de sociabilité et d'amitié.

René a été très investi à l'Amicale Laïque, à la Section du Parti Communiste, au SNI (syndicat national des instituteurs). Il a enseigné en cours élémentaire, en CP, en cours moyen, est devenu directeur d'école, a organisé des échanges avec l'Angleterre pour les enfants, et aussi des semaines de sports d'hiver, participait aux sorties voile, aux kermesses...

Même s'il était bien investi au niveau du Parti, sa fonction d'instituteur l'a bloqué pendant longtemps pour rentrer au Comité fédéral car il y avait déjà trop d'instituteurs, et qu'il fallait une diversité sociologique. Du coup, il servait de chauffeur Dédé Moat, la documentaliste de Perharidy, un puits de science, pour ces comités fédéraux.

Il n'a finalement intégré le comité fédéral que sur le tard, comme Yvette Le Bars du reste, sur proposition de Robert Doré, au début des années 2000.

René a été plusieurs fois candidat sur des listes aux Municipales à Roscoff, mais aussi candidat du PCF en terres de mission, comme dans le canton de Plouzévédé où les voix se comptaient sur les dos de la main dans les communes, ce qui montre bien quel était son dévouement.

Nous garderons un très bon souvenir de toi René, de ta gentillesse, de ton franc-parler, de ta malice, de tes anecdotes, de tes digressions , de ta culture et de ton expérience étendues affluant en bouillon dans la conversation ces dernières années.

Pour ma part, même si des soucis de santé t'avaient déjà fait diminuer un peu, j'ai eu l'occasion de faire ta connaissance plus amplement quand j'ai été candidat aux Départementales dans le Canton de Roscoff en 2011 avec Yvette Le Bars. Une expérience dont je garde un bon souvenir.

La Fédération du Parti Communiste du Finistère te remercie pour ton engagement au service de nos idées communes pendant plus de 70 ans !

Courage à ceux qui restent et qui te regrettent.

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF.

Les obsèques de René Le Bars auront lieu en trois temps le jeudi 9 juin:

A 9h30 aura lieu une cérémonie d'hommage au Centre Funéraire du Gouriou à Saint Pol de Léon (ZA de Kervent, impasse Keraudel): une cérémonie d'hommage aura lieu avec des textes retraçant sa vie et ses qualités lus par Yvette et ses amis du Parti Communiste, de l'Amicale Laïque.

A 12h, aura lieu à la crémation à Saint Thégonnec.

A 15h30, les cendres de René seront déposées au cimetière de Roscoff, la ville à laquelle il était tant attaché.

Il est possible de rendre visite à la chambre mortuaire le mercredi 8 juin, de 15h à 20h, à Saint Pol de Léon.

cf. l'hommage de camarades du PCF du Finistère qui ont connu René:

J'ai beaucoup de chagrin en apprenant cette nouvelle ; je connaissais bien René (et Yvette) par le Parti ,et aussi parce que je suis né dans son village Goulien en 42 : mon père y était directeur d'école primaire en 1941/44 (ma mère adjointe)-la clandestinité l'été 44- et a eu René comme élève en CM 1/CM2 et ma mère l'a eu en cours élementaire!

C'était à chaque rencontre un plaisir pour eux de se revoir , par ex. dans les manifs ou à la fête fédérale de Penfeld , à Brest, tous les ans début décembre pendant des années.

Mon père-décédé en 1998) ,responsable des résistants du secteur Goulien et communes voisines,puis lieutenant FFI/FTP et vice-président du CDL (comité départemental de Libération) est devenu permanent du Pcf en 44 ,à ,jusqu'en 47 , puis est revenu dans le cap Sizun (Plogoff) , et son ancien élève est devenu aussi instit ;l'essentiel de sa carrière à Roscoff...

Jean-Claude Cariou, section de Brest

" Pour moi, au CD René et Yvette restent une chaleureuse photo...et tellement de fraternité d'humilité dans leurs observations... Quand Charles Sylvestre est venu parler de JAURES, il avait été très ému de l'accueil spontané et improvisé chez-eux".

Jeanne Henry, section Audierne- Cap Sizun

Hommage à notre camarade René Le Bars de Roscoff, décédé lundi 6 juin
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