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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 18:51
A ne pas manquer à la Salamandre: ciné-débat avec le nouveau film documentaire engagé de Gilles Perret "La Sociale" à Morlaix le jeudi 29 Septembre à 20h!

Résumé

Il y a 70 ans, les ordonnances promulguant les champs d’application de la Sécurité sociale étaient votées par le Gouvernement provisoire de la République.
Un vieux rêve séculaire émanant des peuples — vouloir vivre sans l’angoisse du lendemain — voyait enfin le jour.
Le principal bâtisseur de cet édifice des plus humanistes qui soit se nommait Ambroise Croizat. Qui le connaît aujourd’hui ?
Il est temps de raconter cette belle histoire de « la Sécu » : d’où elle vient, comment elle a pu devenir possible, quels sont ses principes de base, quels en furent les bâtisseurs et ce qu’elle est devenue au fil des décennies.
« La Sociale » retrace l’histoire d’une longue lutte vers la dignité tout en dressant, en parallèle, le portrait d’un homme et celui d’une institution incarnée par ses acteurs du quotidien.

  • Le réalisateur Gilles Perret
  • Gilles Perret a réalisé 12 documentaires. Ses films ont pour lien ce pays qui est le sien, les Alpes. A s’attarder chez ses voisins de vallée, il aborde la réalité du monde politique, économique et social. Partir du local pour raconter le global. C’est ce regard singulier qui a fait le succès de ses derniers films sortis en salle comme « Ma Mondialisation », « Walter, retour en résistance », « De mémoires d’ouvriers » ou dernièrement en 2014, « Les jours Heureux ». Aujourd’hui, il nous raconte l’histoire de la Sécurité Sociale, d’où elle vient, ce qu’elle est devenue et ce qu’elle pourrait devenir. Une Histoire peu ou pas racontée jusqu’à ce jourmême si elle nous concerne tous. L’histoire d’une lutte qui n’est jamais finie.
  • Les principaux protagonistes :
  • Jolfred Frégonara

    96 ans, militant CGT, chargé de la mise en place des caisses de sécurité sociale en 1946 en Haute-Savoie.

  • Colette Bec

    Sociologue, professeur à Paris Descartes

  • Michel Etievent

    Historien, biographe d’Ambroise Croizat
    en savoir plus

  • Frédéric Pierru

    Sociologue, spécialiste des questions de santé
    en savoir plus

  • Bernard Friot

    Economiste, Réseau Salariat
    en savoir plus

  • Anne Gervais

    Médecin hépatologue, hôpital Bichat (Paris)

Le 29 septembre à Morlaix (La Salamandre, 20h), et à Brest (cinéma Les Studios) le 20 octobre à 20h en présence de Gilles Perret

www.lasociale.fr/

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 18:02

SYNTHESE

DES ARGUMENTS PRESENTES

PAR LA CGT AU SOUS-PREFET DE MORLAIX

POUR LE MAINTIEN ET LE DEVELOPPEMENT

DE LA LIGNE FERROVIAIRE MORLAIX ROSCOFF

05 AOUT 2016

- Mise en place rapide d'une véritable table ronde sur l'avenir de la ligne, pourquoi pas pilotée par le conseil régional.

- Augmentation de la vitesse à 100km/h pour mettre Roscoff à 20 min de Morlaix et à moins de 3h de Paris.

- Augmenter le cadencement en priorisant les trajets domicile travail ainsi que les élèves. 4 cars partent de Roscoff tous les jours.

- Etudier la possibilité d'un affrètement permanent d'un autorail sur la ligne.

- Si plus de correspondances par rail, il y aura des gains de places sur les parkings de Morlaix car plus de voitures ventouses.

- Le rail autorise mieux le transport de vélos et de fauteuils.

- On peut imaginer des trains spéciaux tourisme en forte saison, circulant à faible allure avec des arrêts aux points de vue.

- Si véritable réfection de la ligne, on repart pour 50 ans.

- Recherche de nouveaux marchés avec l'aide des collectivités locales, pourquoi pas renouveler l'opération 1000 tickets pour la plage.

- Etudier pour certains trains des arrêts à Plouénan, Taulé, PN 24 bis, Henvic.

- L'arrivée sur le même quai que le TGV à Morlaix est un atout.

- Si on maintien la ligne c'est tout un patrimoine qu'on conserve.

- Des taxes sont payées par la ligne aux collectivités.

- Il faut une vérité sur les coûts.

- Pourquoi ne pas imaginer la mise en place d'un laboratoire ferroviaire (tester des nouveaux engins).

- On peu imaginer la création de Projets d'actions éducatifs avec des établissements scolaires (faire découvrir le train, le bus, le bateau).

- Création d'un petit musée du chemin de fer afin d'étoffer l'offre touristique.

- Location de vélos sous la marquise de Roscoff l'été avec pourquoi pas la création d'emploi saisonnier.

- Quel sera l'avenir d'à fer et à flots si fermeture ?
- 2017, Conseil régional, seul organisateur des transports collectifs.

- Le maintien de la ligne, c’est le renforcement des emplois locaux.

- La plate-forme pourrait-elle intégrer un cheminement piétons et vélos ?

- La plate-forme pourrait servir pour le transport de l’énergie et des communications.

La CGT continue à se battre pour la rénovation de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff: signez et faites signer la pétition!
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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 15:03
Festival des Utopies: un millier de visiteurs (Le Télégramme)

Hier après-midi, le temps d'un festival des Utopies, l'agglomération était réservée aux piétons. C'est en toute détente et décontraction que le public a pu déambuler dans les rues sans le moindre risque. Si quelques averses sont venues contrarier la fête le matin, l'après-midi, les éclaircies ont été légion et les rayons du soleil sont venus réchauffer une ambiance bon enfant. D'un stand à l'autre, d'une scène à l'autre, petits et grands ont trouvé leur bonheur. Pour une première, les organisateurs peuvent être satisfaits, le cap du millier de visiteurs a été dépassé et, le soir, ils allaient sans doute être aussi nombreux au concert donné stade municipal sur les hauteurs de la commune. Les Utopistes en Action ont réalisé un joli coup, les exposants comme les visiteurs ont apprécié cette journée et ils ne demandent qu'à ce qu'elle soit reconduite.

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 06:19
Locquénolé: le cèdre de la paix vandalisé: rassemblement ce samedi 17 septembre à 11h dans le parc Saint-Guénolé

Un cèdre comme symbole de liberté et de paix avait été planté par l'association de jumelage Morlaix Wavel, dans le parc Saint-Guénolé. C'était en 2013. Il a été vandalisé, il y a quelques jours.

Voilà bien trois ans que le cèdre du Liban, planté par l’association de jumelage Morlaix Wavel, symbolisait la paix en toute quiétude dans le parc Saint-Guénolé.

Le 30 mars 2013, il avait été ramené de la plaine de la Bekaa, lors d’un voyage au Liban et à la suite d’une rencontre avec des Palestiniens du camp de Wavel, près de la frontière syrienne (qui accueille aujourd’hui des réfugiés syriens).

Pourtant, il y a quelques jours, cet arbre semble être devenu dérangeant pour certains. En témoigne l'acte de vandalisme dont il a été l'objet. Il y a quelques jours, on a tenté de la déterrer et il a été étêté. Selon Jean-Marc Nayet, président de l’association de jumelage : « Ce cèdre, symbole de paix, a été planté, lors de la journée de la terre, en l’honneur de ces réfugiés palestiniens de Wavel avec lesquels nous coopérons depuis 2008. Nous envoyons des fournitures scolaires pour les élèves du camp. Un bel arbre pour la vie et la liberté de tous les peuples ! »

Le cèdre a reçu les soins d’un horticulteur et devrait être sauvé.

Les membres de l’association proposent de se retrouver auprès du cèdre, lors de la pose d’une nouvelle plaque, le samedi 17 septembre, à 11 h, dans le parc de Locquénolé.

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 11:50
Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez

Manifestation contre la loi travail, 15 septembre à Morlaix.

Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez.

Défilé rétrospectif des images de cette mobilisation, qui a rassemblé 150 personnes environ à Morlaix, décidés à continuer à mettre la pression sur le gouvernement et à dire leur colère face au passage en force sur une loi refusée par deux tiers des français et adoptée sans vote ni débat au Parlement.

Hollande-Valls le paieront cher! Les députés socialistes qui ont laissé faire aussi.

Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
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Manifestation pour le retrait de la loi travail à Morlaix: on lâche rien! Photos de Jean-Luc Le Calvez
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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 07:16
L'intersyndicale appelle à manifester pour l'abrogation de la loi Travail. | anaig dantec

L'intersyndicale appelle à manifester pour l'abrogation de la loi Travail. | anaig dantec

Morlaix. Loi Travail : l'intersyndicale appelle à manifester jeudi

Morlaix - Publié le 13/09/2016 à 14:08

Les opposants à la loi Travail ne désarment pas. Dans les secteurs, les syndicats s'inquiètent pour l'Ehpad, Tilly-Sabco et l'hôpital.

L'intersyndicale morlaisienne (CGT, FO, Sud, FSU et FIDL) appelle à manifester pour l'abrogation de la « loi Travail ». « Cet appel à manifester fait suite au mouvement commencé en février jusqu'à mi-juillet. Nous avons laissé passer les vacances et nous reprenons jeudi, explique Julien Tanguy, secrétaire CGT. Les salariés sont inquiets car les directions commencent à en parler. »

« La jeunesse est directement visée »

« Le secteur public comme le secteur privé sont concernés, explique l'intersyndicale. On va supprimer trois postes à l'Ehpad de Morlaix. Les finances publiques commencent à parler de supprimer des journées d'accueil. » Tilly-Sabco et l'hôpital de Morlaix sont aussi au cœur des préoccupations.

« La jeunesse est directement visée par cette loi. McDo est le premier employeur de jeunes dans le secteur, explique à son tour Glenn, de FIDL, la Fédération indépendante et démocratique lycéenne. On va enchaîner les contrats précaires. Les Viviers de la Méloine était un super-réseau, des lycéens plougasnistes y travaillaient l'été, sans avoir besoin du permis. »

Jeudi 15 septembre, mobilisation place des Otages, à 11 h 30.

http://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-loi-travail-lintersyndicale-appelle-manifester-jeudi-4471367

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 06:16

CEDRE DU LIBAN PARC SAINT GUENOLE (LOCQUENOLE)

Le 30 mars 2013, l’association de jumelage Morlaix Wavel a planté un cèdre du Liban, ramené de la plaine de la Bekaa, lors d’un voyage au Liban et d’une rencontre avec des palestiniens du camp de Wavel près de la frontière syrienne (qui accueille aujourd’hui des réfugiés syriens).

Un ami a découvert que ce bel arbre avait été vandalisé (on a tenté de le déterrer et il a été étêté).

C’est un acte qui fleure bon une odeur nauséabonde bien d’actualité !

Ce cèdre, symbole de paix, a été planté (journée de la terre) en l’honneur de ces réfugiés palestiniens de Wavel avec lesquels nous nous coopérons depuis 2008 (achats de fournitures scolaires pour les élèves du camp).

A la prise de parole lors de la cérémonie de mars 2003, nous appelions à développer l’aide matérielle et la solidarité avec les camps de réfugiés.

Nous défendions aussi l’idée, que dans cette région du monde, il doit y avoir deux états, Israël et la Palestine, vivant en paix.

Avec l’arbre de la Liberté et celui de la Paix, nous ferions dans notre village une belle œuvre pour la destinée humaine, un bel arbre pour la vie et la liberté de tous les peuples !

Plus que jamais nous continuerons à agir pour un règlement juste, pacifique et négocié dans cette partie du Proche Orient.

Nous vous proposons de nous retrouver auprès du cèdre, lors de la pose d’une nouvelle plaque, le samedi 17 septembre à 11h dans le parc de Locquénolé.

Le 13 septembre 2016 Le président JM Nayet

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 12:35
photo Pierre Yvon Boisnard, 12 septembre 2016: Jean-Paul Vermot, Ismaël Dupont et Sarah Noll

photo Pierre Yvon Boisnard, 12 septembre 2016: Jean-Paul Vermot, Ismaël Dupont et Sarah Noll

Article de Delphine Van Hauwaert dans le Ouest-France du jour (page Morlaix) sur le Conseil Communautaire du 12 septembre 2016:

Egalement au programme de ce conseil communautaire de rentrée, la création de deux postes de vice-présidents et la préparation du transfert de la compétence eau et assainissement.

Trop de vice-présidents?

"Je m'étonne de la légitimité de cette augmentation dans un contexte d'austérité, ressenti notamment par les associations."

Cette remarque est signée Ismaël Dupont, élu de Morlaix (Front de gauche), en réaction à l'annonce faite, par Jean-Luc Fichet (PS), président de Morlaix communauté, de la création de deux nouveaux postes de vice-présidents. Le maire de Lanmeur la justifie par "la nouvelle réorganisation, avec le transfert des compétences droit des sols (plan local d'urbanisme en mars 2017) et eau et assainissement (au 1er janvier prochain)". Il a proposé d'installer les deux conseillers délégués en place: Claude Poder (1er adjoint à Plourin-les-Morlaix) à l'aménagement, et Nathalie Bernard (maire de Plougasnou) à l'environnement. A l'issue d'un vote à bulletins secrets, cette proposition est validée. Le nombre de vice-présidents passe donc de neuf à onze.

Eau et assainissement, bis

"Face à la tâche extrêmement importante que représente le transfert", comme l'indique Jean-Luc Fichet, une mission de préfiguration pour la compétence eau et assainissement a été votée. Quatre agents seront chargés, durant trois mois, "d'identifier les coûts et de gérer les ressources humaines, pour qu'il y ait de moins de bugs possibles".

"Armée mexicaine"

La création d'un deuxième poste de directeur général adjoint a été l'occasion d'une nouvelle remarque d'Ismaël Dupont. Elle lui fait en effet craindre la mise en place "d'une armée mexicaine, avec plus de cadres que d'agents pour assurer les fonctions sur le terrain". "C'est une promotion interne" lui répond Guy Pouliquen, maire de Locquénolé et vice-président au personnel.

Collège des Monts-d'Arrée

"C'est une opération importante. Et qui fait beaucoup d'envieux". Jean-Luc Fichet se réjouit de la création, à Plounéour-Ménez, d'un collège (le regroupement sur un même lieu de différents bâtiments). Une convention de financement des abords a été approuvée en conseil. Elle prévoit que Morlaix-Communauté participe à hauteur de 120 000€.

Demandeurs d'asile

"Comment faire en sorte que les demandeurs d'asile et leurs familles ne dorment pas dans la rue sur le territoire de Morlaix Communauté?". Une question orale posée par Ismaël Dupont, qui fait écho à une famille albanaise en attente de logement. Comme nous le révélions dans notre édition de samedi, Jean-Luc Fichet lui a répondu en confirmant la création prochaine d'un Centre provisoire d'hébergement (CPH) décentralisé de 50 places, en lien avec l'association Coallia. "Reste à savoir si les communes sont d'accord pour mettre à disposition leurs logements (destinés à des réfugiés, et libres). Certaines se sont déjà positionnées".

Delphine Van Hauwaert

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 12:30
Intervention de Ismaël Dupont, encadré par Jean-Paul Vermot et Sarah Noll - Photo Pierre-Yvon Boisnard

Intervention de Ismaël Dupont, encadré par Jean-Paul Vermot et Sarah Noll - Photo Pierre-Yvon Boisnard

Intervention de Sarah Noll - photo Pierre Yvon Boisnard

Intervention de Sarah Noll - photo Pierre Yvon Boisnard

Intervention de Solange Creignou, photo Pierre-Yvon Boisnard

Intervention de Solange Creignou, photo Pierre-Yvon Boisnard

Intervention de Jean-Michel Parcheminal- photo Pierre Yvon Boisnard

Intervention de Jean-Michel Parcheminal- photo Pierre Yvon Boisnard

Agnès Le Brun polémique avec la direction PS de Morlaix Communauté et les conseillers généraux PS, photo Pierre-Yvon Boisnard

Agnès Le Brun polémique avec la direction PS de Morlaix Communauté et les conseillers généraux PS, photo Pierre-Yvon Boisnard

Compte rendu partiel du Conseil Communautaire du 12 septembre

Par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche : compte rendu personnel prenant en compte surtout mes interventions, et assorti de quelques commentaires.

La première question à faire débat lors de ce conseil communautaire a été la création de deux nouveaux postes de vice-président qui, au moment où on en délibérait, n'étaient connus ni dans leurs attributions, ni quant aux élus qui étaient présentés pour les occuper.

Sarah Noll a regretté un manque d'information en amont, et a fait état d'un besoin de justification de ces nouveaux postes de vice-présidents. En approuvant les propos de Sarah, j'ai exprimé d'autres interrogations et réserves sur la création de ces nouveaux postes de vice-présidents en mettant en avant trois arguments :

- Certes, les vice-présidents actuels travaillent souvent beaucoup, mais plutôt que de décomposer des commissions on pourrait imaginer de travailler plus collectivement à l'intérieur des commissions en rendant les élus acteurs, plutôt que de laisser les vice-présidents en première ligne avec les services, les élus étant alors malheureusement cantonnés à voter sur des projets qu'ils n'ont pu véritablement étudié et construire collectivement en amont. Cela interroge la place du simple élu communautaire, ou du conseil municipal membre d'une commission communautaire, dans le travail de la communauté, et celle de l'exécutif et des services.

- N'y a t-il pas peut-être tout autant qu'une réponse à un besoin technique de travail et de division des tâches une manière de "récompenser" ou "servir" des amis politiques en attribuant des indemnités supérieures à certains en fonction d'une logique politicienne, avec tout ce que ça peut générer en terme de cumul des mandats préjudiciable au bon exercice des fonctions?

- Le citoyen-usager va regarder cette augmentation des dépenses de Morlaix-Communauté pour les indemnités d'élus de manière d'autant plus critique que parallèlement, on pratique la restriction financière pour les subventions aux associations, que l'on dit que l'on n'a pas d'argent pour attribuer un local à SUD pour ses activités syndicales, ...etc. Apparemment, la sobriété budgétaire ne s'applique pas partout…ni pour tous!

Jean-Luc Fichet a répondu que les nouvelles prises de compétence de Morlaix Communauté (droits des sols, PLU, eau et assainissement, avec une trentaine de postes transférés) exigeaient de créer de nouveaux postes de vice-présidents, que c'était une nécessité et une garantie d'efficacité.

Le vote a donné : 1 voix contre (Annie Piriou à Morlaix), 7 abstentions, dont la mienne et celles d'élus de droite. Il faut dire que Bernard Guilcher ambitionnait semble t-il d'avoir un statut de vice-président et qu'il aurait été très remonté de ne pas l'obtenir, et que ces deux postes de vice-présidents échoient à deux élus PS qui s'avèrent être finalement Claude Poder, et Nathalie Bernard.

Claude Poder, qui était conseiller délégué, devient vice-président à la Commission aménagement du territoire. Nathalie Bernard, qui était conseillère déléguée à l’Économie Sociale et Solidaire, tout en gardant ses attributions (Sarah Noll s'est d'ailleurs inquiétée du devenir de l'ESS dans l'organigramme de Morlaix Communauté), devient en charge de la commission Mobilité/ transports/ plan climat-énergie. *

Y aurait-il derrière la division de la Commission Environnement – Transports- Déchets en deux commissions une question politique : par exemple une différence d'appréciation sur le devenir de la DSP transports et l'opportunité d'un passage en gestion publique directe ? C'est une hypothèse parmi d'autres. On sera vite arrêté sur le sujet en voyant ce que défendent les uns et les autres au moment du choix.

Jusqu'à présent, les élus communautaires ne sont pas associés, du moins en commission, à la réflexion sur le concret du schéma transports et sur les différents modes de gestion. A un mois de la décision, on ne savait pas quelles options privilégie l'exécutif de Morlaix Communauté sur la seconde question. Une commission Environnement ce 13 septembre à laquelle j'ai participé laisse comprendre que le schéma de mobilité transports qui a été présenté aux élus municipaux la semaine dernière dans sa phase initiale de projet construit avec un comité de pilotage très resserré (services+ exécutif) sur la base des services d'un bureau d'étude allemand prévoit:

- de ne pas augmenter, de ne pas diminuer le budget transport (6,5 millions de fonctionnement - 4,3 millions versés aux transporteurs: Kéolis et les entreprises en contrat d'affermage, 600 000€ de recettes usagers, dont la moitié part directement au délégataire, 2,2 millions d'euros de versement transport, 1,7 millions d'euros de subventions d'équilibre à partir du budget général). - dans ces conditions de ne pas augmenter le nombre de lignes et de liaisons sur le réseau péri-urbain comme moi et le Front de Gauche le demandaient et en avaient fait le projet. De supprimer même certaines heures de desserte au profit de l'efficacité sur des liaisons à plus fort potentiel. En dehors de la ligne Morlaix-Carantec, Morlaix-Plouigneau, le transport péri-urbain sera essentiellement d'ordre scolaire, avec une option pour arrêter la desserte au porte-à-porte, réduire les nombres d'arrêts du car.

- De fusionner les réseaux urbains et péri-urbains.

- De renforcer la ligne 1 et 2 sur le pôle urbain sans créer forcement de nouvelles dessertes.

- D'expérimenter le bus le dimanche, de réduire peut-être les fréquences sur les heures creuses.

- De développer la billetique unifiée, l'intermodalité.

L'option de gestion publique directe ne semble pas privilégiée par l'exécutif de Morlaix-Liberté, à mon grand regret, mais le débat public reste encore à organiser et un vote aura lieu engageant la responsabilité de chacun, à partir de données comparatives qui seront présentées. Le vote sur le mode de gestion aura lieu en Conseil de Communauté sans doute le 14 novembre, le vote sur le schéma de transports aura lieu le 3 octobre.

Le vote sur les vice-présidents avait lieu à bulletin secret.

Nathalie Bernard a récupéré 46 voix sur 51 exprimées, il y a eu 6 bulletins blancs (j'ai voté blanc) et 5 votes pour Bernard Guilcher, qui n'était pas officiellement candidat.

Claude Poder a été élu avec 45 voix de suffrages exprimés, 5 bulletins blancs (dont le mien), et 6 voix pour Bernard Guilcher, qui n'était pas candidat.

Mes votes blancs ne sont pas une défiance par rapport aux personnes et leurs qualités, mais expriment une forte réserve sur la nécessité de créer ces deux nouveaux postes de vice-présidents, des doutes sur les intentions de cette création, et un certain agacement par rapport au manque d'information préalable (appel à candidature, connaissance des commissions concernées…). Je suis aussi perplexe sur la capacité de certains à cumuler les mandats en gardant la même efficacité dans leurs rôles. Il est vrai que le cumul des indemnités a aussi de quoi attirer. La droite n'a pas été oubliée car Marlène Tilly, adjointe à l'habitat à Morlaix, hérite d'un poste de conseiller déléguée en lien avec ses fonctions à Morlaix Communauté. Véronique Pereira, la maire du cloître St Thégonnec, de sensibilité écologiste, aura aussi un poste de conseiller déléguée. Ces attributions de fonction de conseillers délégués ont fait l'objet d'une information et non d'un vote.

Ce renforcement de l'exécutif de Morlaix-Communauté devrait coûter selon des estimations à la louche autour de 22 000 € par an. Ce n'est pas rien non plus…

Sarah Noll a fait remarqué à juste titre que nous n'avions pas une vue très nette du nouvel organigramme des commissions de Morlaix Communauté et des attributions des élus vice-présidents et conseillers délégués dont certaines avaient bougé. Jean-Luc Fichet a cherché à présenter tout ça mais, à l'oral, c'était assez difficile à suivre et surtout la logique de l'organisation et des attributions associées l'une à l'autre était difficile à percevoir. Le nouvel organigramme de l'exécutif de Morlaix Communauté est en pièce jointe.

On peut aussi se demander si des élus qui comme moi participent à une Commission vont être obligés de choisir entre les deux « parties » de la Commission qui auront été séparées, car beaucoup de réunions de commission ont malheureusement lieu le même jour. Les réunions de commission seront alors sans doute moins longues, moins lourdes, mais la capacité d'intervention des simples élus communautaires ou conseillers municipaux et adjoints membres de commissions communautaires sera réduite.

Il y a eu ensuite un débat sur les taux de la TEOM qui avaient augmenté de 2 % en 2016 lors du vote du budget. Agnès Le Brun a regretté une augmentation de 40 % des taxes sur les ordures ménagères avec une qualité du service qui laissait à désirer selon elle, notamment pour les sacs jaunes, la collecte des encombrants. Elle n'avait pas voté contre l'augmentation de la TEOM au moment du vote du budget, contrairement à moi. Les échanges entre Agnès Le Brun, Jean-Luc Fichet, Guy Pennec, ont été plutôt aigres, à l'image de la suite du Conseil Communautaire, Guy Pennec refusant de voir le travail des agents et du service remis en cause par des propos désinvoltes. Il y a eu 8 abstentions sur cette délibération qui concernait en réalité l'unification des tarifs de la TEOM entre Loc-Eguiner St Thégonnec et Saint Thégonnec : je me suis abstenu dans la mesure où, seul dans le Conseil de Communauté, j'avais voté contre l'augmentation de la TEOM en mettant en avant les 10 millions d'euros retirer par l’État à Morlaix Communauté dans le cadre de l'austérité imposée aux collectivités locales .

Pour ma part, je suis intervenu sur la question de la création d'un deuxième poste de directeur général adjoint après la création de plusieurs postes de directeurs de pôle catégorie A en disant que Morlaix Communauté était en train de devenir une armée mexicaine où il y aurait bientôt plus de chefs que d'agents présents sur le terrain, ce qui pose, outre la question des priorités en terme d'économie budgétaire, celle des rôles respectifs que l'on attribue aux élus, représentants des citoyens, pouvant et devant exprimer leurs besoins, leurs attentes, ayant le souci de s'impliquer dans la construction de projets politiques et pas simplement d'avoir à voter des projets, des décisions de dépense clefs en main, et des services, toutes les collectivités, principalement avec les phénomènes de concentration, de réduction des compétences pour les petites communes, de métropolisation ou de grossissement des structures communautaires, mais aussi le conseil général et le conseil régional , ayant tendance à devenir des instances technocratiques où le rôle des élus est minoré et le lien aux citoyens réduit au profit d'une administration qui conçoit, exécute, gère, sous la direction de quelques élus influents seulement, et avec une approche souvent gestionnaire et "économique" des choses (on parle optimisation, rendement, plus que missions de service public). J'ai dit que tout en étant un défenseur de l'emploi public pour servir les missions d'intérêt public et social avec efficacité et qualité, je m'inquiétais face aux dessaisissements des responsabilités des élus au profit d'une délégation de pouvoir et d'une administration qui gère avec des bureaux d'étude, enlevant ainsi de la consistance et du sens à la fonction politique.

Guy Pouliquen a fait remarquer que ce poste correspondait à une promotion interne (d'un directeur de pôle sans doute) et qu'il n'aurait pas un impact financier très fort.

Quand on lit l'intitulé du poste de directeur général adjoint, on voit qu'il s'inscrit parfaitement par ailleurs dans une certaine conception du service public qui doit épouser les règles du privé : « un outil de management permettant de mobiliser les agents de Morlaix Communauté pour assurer la bonne mise en œuvre des politiques publiques », « renforcer la culture de gestion au sein des services »…

Il y a eu deux abstentions sur cette délibération: Sarah Noll et moi.

Je suis intervenu ensuite sur l'attribution d'une subvention à l'association AADI, notamment pour l'organisation du festival Armor India, en disant que la subvention proposée, de 3000€ pour 5000€ demandée, était trop parcimonieuse au regard de l'inscription du projet d'institut franco-indien (en partenariat avec Lorient) dans le projet de territoire de Morlaix-Communauté jusqu'en 2025, projet dont j'ai vanté les mérites en termes économiques et culturels. Il faut savoir que le différentiel entre les recettes et les dépenses de AADI est de 11400€ et que beaucoup de dépenses qui enrichissent culturellement le territoire et ses habitants (spectacles culturels indiens, expositions, conférences, échanges universitaires et scolaires) sont donc financés sur fond privé, ce qui n'est pas tout à fait logique, d'autant que ces événements culturels servent l'animation du Théâtre, du Roudour, de la Manu (street art, fresques d'adolescents sur les attentats de Bombay) et que l'avance prise par la région de Morlaix dans la coopération avec l'Inde, grâce à l'association AADI, est un atout formidable pour les années à venir si on sait transformer l'essai, car l'Inde devient une grande puissance économique, culturelle avec laquelle il faudra compter dans la mondialisation.

Il y a eu ensuite un échange très polémique entre Agnès Le Brun, Jean-Luc Fichet, Joëlle Huon, Jean-Paul Vermot, Solange Creignou, Agnès Le Brun, peu inspirée hier soir, remettant en cause l'ampleur de l'investissement du département du Finistère sur le financement des aménagements des abords du nouveau collège de Plounéour Menez alors que le département a mis 8 millions d'euros dans ce nouveau collège en tout, un collège, qui, a rappelé Jean-Michel Parcheminal, le maire de Plounéour, va accueillir davantage d'élèves venus de l' « autre côté de la montagne » du fait de la suppression par le Conseil Général du collège de Commana, ce qui induit aussi un effort de coordination à réaliser sur les transports scolaires.

Je suis intervenu après sur la convention de partenariat qui devrait être signée entre Morlaix Communauté et la CCI de Morlaix, qui entérine un certain nombre de DSP, et qui présente selon moi, et c'est ce que j'ai dit haut et fort, le grand tort de ne contenir aucune disposition concernant la sauvegarde des emplois par rapport aux entreprises aidées, ni sur les conditions de travail, le niveau de précarité dans l'entreprise (recours aux CDD, travail intérimaire…), ni sur le pouvoir d'intervention des salariés. J'ai commenté un passage du projet de Convention écrit par la CCI et Morlaix-Communauté (les cadres des services, vice-présidents concernés) parlant de « mettre en place un suivi partagé des entreprises en création/ reprise/ développement dans le respect des règles de confidentialité et sous réserve d'un accord des entreprises concernées, notamment lorsqu'il y a soutien technique ou financier de la Communauté ». J'ai dit combien cela me rappelait le débat que nous avions eu il y a quelques mois sur l'avenir de Tilly Sabco quand Jean-Luc Fichet m'avait dit, et à travers sa réponse à l'interpellation du PCF, avait dit aux salariés: faites confiance aux repreneurs, à la CCI, à Monsieur Sauvaget, tout va bien se passer... alors qu'il y avait déjà des sérieux doutes sur le sérieux des offres de reprise et des repreneurs, sur la sauvegarde de l'activité et des emplois, et que les salariés étaient privés de toute information, de toute réponse véritable des décideurs. Le rôle de Morlaix-Communauté n'est-il pas plutôt de demander des comptes et d'exiger le respect du droit à l'information et au contrôle des salariés quand des entreprises ont fait l'objet d'aides publiques? J'ai aussi cité un des axes opérationnels de la CCI de Morlaix publié dans une charte livrée en annexe de la convention disant qu"elle a vocation à faire du lobbying en matière énergétique, ce dont on s'est bien aperçu avec tous les mensonges qu'elle a pu servir dans la presse pour justifier les 20 millions de rente annuelles de Direct Energie pour l'hypothétique future Centrale à Gaz de Landivisiau. Là, Jean-Luc Fichet m'a arrêté en disant que je dérivais... Mais cet exemple montre bien que la CCI est souvent d'abord et avant tout un lobby patronal portant une certaine vision de la société et que la convention avec une communauté d'agglo, si elle peut à la rigueur ce concevoir au nom de la synergie pour œuvrer au développement économique, doit aussi fixer des bornes et ne pas rentrer dans une vision libérale et patronale du développement.

Enfin, en fin de Conseil Communautaire, Jean-Luc Fichet m'a laissé posé une question orale travaillée avec des associations et citoyens engagés dans la solidarité sur l'accueil des réfugiés et migrants en pays de Morlaix sans toutefois autoriser qu'elle donne lieu à un débat.

Question orale présentée au Conseil de Communauté de Morlaix Communauté le 12 septembre 2016 par Ismaël Dupont, conseiller communautaire de Morlaix.

« Comment faire en sorte que les demandeurs d'asile et leurs familles ne dorment pas à la rue sur le territoire de Morlaix-Communauté ? »

Depuis plusieurs mois, des particuliers et des associations travaillent dans des conditions difficiles, avec beaucoup d'investissement personnel et financier, à trouver des solutions d'hébergement provisoires et insuffisantes pour des migrants, réfugiés , dont certains avec des enfants, qui arrivent dans le Pays de Morlaix démunis de tout.

Dans la foulée de l'émoi public considérable suscité par les images atroces du petit Aylan retrouvé noyé sur une plage de Turquie il y a un an, et des appels du gouvernement à la participation des communes pour l'hébergement de réfugiés irakiens et syriens, qui finalement, tardent à obtenir leur visa, ou de réfugiés acceptant de quitter Calais, plusieurs communes ont annoncé publiquement leur intention de mettre des logements à disposition de réfugiés et certaines ont effectivement des hébergements en attente.

La création du CAO de Pleyber-Christ s'est accompagné d'un grand volontarisme des élus et d'un élan de solidarité de beaucoup de citoyens pour accueillir ces réfugiés dans les meilleures conditions.

Cependant, si les demandeurs d'asile qui viennent de la jungle de Calais et sont reçus en CAO sont régulièrement et assez rapidement orientés en CADA ou en UDAH, il n'est pas de même de tous les autres demandeurs d'asile qui sont, eux, avertis par écrit par Coallia, la Pada (plateforme des demandeurs d 'asile) du Finistère Nord qu'ils ne trouveront aucun logement dans le Finistère. Et effectivement, nombre de demandeurs d'asile dans le Finistère comme ailleurs se retrouvent sans logement, à la rue ou dans des squats indignes alors que les textes de loi prévoient que tout demandeur d'asile a droit à un hébergement dès son inscription en préfecture.

Or, l'accès effectif aux logements normalement destinés par certaines communes de Morlaix-Communauté à des demandeurs d'asile pose problème dès que les associations essaient d'y faire accéder des migrants qu'elles accompagnent dans leur demande d'asile. Les communes, du moins pour celles qui se sont engagés dans la mise à disposition de logements pour des réfugiés, préfèrent visiblement bénéficier d'une convention avec l’État et d'un dédommagement de celui-ci dans le cadre d'une sollicitation préfectorale.

Certes, les logements recensés le sont dans le cadre de la relocalisation et sont destinés principalement à des demandeurs d'asile syriens ou irakiens. Cependant les communes et les particuliers restent les seuls maîtres de leurs choix et ils peuvent s'ils le souhaitent proposer ces mêmes hébergements pour d'autres personnes migrantes, et cela sans l'aval de la préfecture. De plus, les collectifs et associations qui ont fait une demande de rencontre avec Morlaix-Communauté aimeraient avoir accès à la liste des propositions de logements de communes ou de particuliers qui n'ont pas été retenues comme intéressantes par la préfecture. C'est le sous-préfet lui-même qui lors d'une première rencontre au printemps avait suggéré au collectif d'aide aux migrants et réfugiés du pays de Morlaix de se rapprocher des services de Morlaix Communauté pour recenser les adresses de logements potentiellement disponibles.

De fait, pour certains migrants, les associations se retrouvent à payer plusieurs centaines d'euros de nuits à l'auberge de jeunesse pour que des familles ne se retrouvent pas dans la rue. Les services de l’État n'assurent pas leur responsabilité de mise à l'abri des enfants et des demandeurs d'asile faute de moyens budgétaires et de volonté. Les communes ont peur de se mettre des charges nouvelles sur le dos et estiment n'avoir pas cette compétence.

Comment sortir de cette situation inextricable ?

Même si c'est à l’État de faire en sorte de veiller à l'accueil et à l'accompagnement des demandeurs d'asile dans des conditions dignes d'un pays civilisé qui ne laisserait pas à la rue ou dans des taudis les déshérités cherchant à fuir la misère, la dictature ou la guerre, nous pensons aussi que nos collectivités locales peuvent faire quelque chose pour l'accueil des réfugiés et des migrants et que ce n'est pas à des associations et des particuliers aux maigres moyens de se retrouver constamment en première ligne, sans soutien.

De fait, il serait souhaitable de pouvoir créer un CHP décentralisé pour les migrants sur plusieurs communes du pays de Morlaix (un appel d'offre semble avoir été lancé) ou/et un CADA pour offrir une vraie solution d'accueil et d'accompagnement aux migrants en attente de régularisation. Les communes et Morlaix-Communauté peuvent se manifester en ce sens auprès de l’État. Cela s'est fait par le passé, cela se fait ailleurs, comme à Avranches, dernièrement, avec très souvent le déploiement d'une très grande solidarité citoyenne.

Ne peut-on pas envisager aussi la mise à disposition réelle et opérationnelle très vite de logements d'urgence d'accueil pour les migrants et réfugiés, particulièrement les familles?

***

La réponse de Jean-Luc Fichet a été: l'accueil des demandeurs d'asile est bien du ressort de l'Etat, je ne conseille pas aux communes, qui font ce qu"elles veulent, c'est vrai, d'accueillir sans cadrage, encouragement, et financement de l'Etat. On risque vite d'être débordé à ce compte: séjours provisoires qui s'éternisent... Monsieur Fichet n'a pas répondu sur la demande d'un CADA ni sur les possibilités de contractualisation avec les propriétaires mettant à disposition des logements pour les migrants.

Sarah Noll est intervenue vigoureusement pour soutenir les propositions et demandes de la question orale et défendre l'idée que oui, si elles le voulaient vraiment, les communes pouvaient, empêcher des situations humainement et moralement inacceptables.

Yvon Hervé a demandé des renseignements complémentaires pour mettre à disposition de réfugiés une maison à Sainte-Sève en demandant s'il fallait répondre favorablement à une sollicitation de Coallia concernant un hébergement communal disponible.

Il n'y a pas pu y avoir d'autres interventions sur ce sujet.

Les difficultés et les situations humanitaires limites des migrants et réfugiés sans abri ne sont donc pas prêtes d'être résolus, sinon par la bataille sans cesse recommencée des associations, le rapport de persuasion et de force avec les élus, la préfecture...

Ismaël Dupont, le 13 septembre 2016.

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 12:22
Jean-Luc Fichet, président de Morlaix communauté, et Jean-Paul Chapalain, président de la CCI, ont signé une convention qui encadre le travail que réalisent les deux structures au niveau économique sur le territoire.

Jean-Luc Fichet, président de Morlaix communauté, et Jean-Paul Chapalain, président de la CCI, ont signé une convention qui encadre le travail que réalisent les deux structures au niveau économique sur le territoire.

Pour leur rentrée, les élus de Morlaix Communauté ont voté une nouvelle organisation, liée au transfert de nouvelles compétences. Une convention avec les CCI a également été validée. La question des migrants a aussi été abordée, en fin de séance, lundi.

Pierre Le Goff, nouveau conseiller communautaire. À la suite de la démission de Georges Lostanlen, ancien maire de Guimaëc, c'est son successeur, Pierre Le Goff, qui le remplace au conseil communautaire.

Deux nouveaux vice-présidents. Morlaix Communauté ne compte plus neuf mais onze vice-présidents. « Une réorganisation qui s'impose avec l'arrivée de nouvelles compétences au 1e r janvier 2017 (PLUi, eau et assainissement) », explique Jean-Luc Fichet. Ainsi, Claude Poder, élu à Plourin-lès-Morlaix, devient vice-président dans la commission aménagement et Nathalie Bernard, maire de Plougasnou, vice-présidente au sein de la commission environnement et mobilité. Deux conseillers délégués ont également été désignés : Marlène Tilly, élue à Morlaix, pour l'aménagement du quartier de la Manufacture et Véronique Péreira, maire du Cloître-Saint-Thégonnec, devient conseillère déléguée au développement durable.

Accueil des demandeurs d'asile : les communes ayant des logements disponibles peuvent se signaler. Le sujet n'était pas à l'ordre du jour mais Ismaël Dupont a souhaité l'évoquer dans une question orale. L'élu Front de gauche a pointé le fait que, dans la région de Morlaix, de nombreux demandeurs d'asiles, parfois des familles avec de jeunes enfants, se trouvent sans solution de logement. Il a évoqué le parcours du combattant auquel sont confrontés les particuliers et les associations souhaitant venir en aide à ces personnes. Il a émis le souhait de « pouvoir créer un centre d'hébergement provisoire (CHP) décentralisé sur plusieurs communes du pays de Morlaix ». Le président Jean-Luc Fichet a rappelé que les collectivités seules ne peuvent pas prendre l'initiative de l'accueil de ces migrants sans une convention avec l'État et a posé la question de « l'après » et comment accompagner ces personnes. Il a confirmé la création d'un CHP de 50 places dans le secteur par Coallia, qui gère l'accueil des migrants dans le Nord-Finistère. Les communes intéressées et ayant des logements disponibles peuvent se faire connaître auprès de l'association.

Une convention avec la CCI de Morlaix. Morlaix Communauté et la Chambre de commerce et d'industrie travaillent ensemble depuis longtemps pour le développement économique du territoire. Aujourd'hui, les deux entités sont liées par une convention. Le but : davantage d'échanges, une complémentarité et une définition claire des champs d'intervention et de compétence respectifs. En clair, « éviter les doublons », explique Jean-Luc Fichet qui insiste sur cette première. Jean-Paul Chapalain, président de la CCI, avoue que « vu les restrictions budgétaires, il n'y a plus les moyens de ne pas se parler ». Il compte signer ce type de convention avec d'autres collectivités.

http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/morlaix-communaute-questions-d-organisation-14-09-2016-11216583.php

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