Cette occasion ayant été manquée, nous tenons néanmoins à souligner l'importance du maintien au centre-ville de la bibliohèque-médiathèque et de la MJC. Nous vous suggérons d'explorer toutes les pistes possibles pour héberger ces structures en préservant la convivialité et le dynamisme du cœur de ville. Si leur maintien à leur emplacement actuel n'est pas possible, les locaux vacants de la rue de Paris ne peuvent-ils représenter une opportunité intéressante ?
Question orale déposée par Ismael Dupont, Valérie Scattolin, Jean-Philippe Bapceres, Sarah Noll, Jean-Pierre Cloarec, Elisabeth Binaisse, Hervé Gouedard et Jean-Paul Vermot
2 conseils municipaux plus tard, nous revenons une nouvelle fois sur notre demande de diffusion et de débat sur le bilan social du personnel de la Municipalité.
Après les débrayages d’une partie des agents, .des informations sur des tensions palpables au sein du personnel nous parviennent au coup par coup.
Comme nous l’avions souligné, l’opposition ne participe plus ni au Comité Technique, ni au CHSCT, instance de dialogue avec le personnel, et seules des informations de cas individuels nous parviennent.
Afin d’éclairer la situation, Allez-vous enfin programme la présentation en conseil municipal du bilan social afin d’ouvrir un dialogue éclairé sur l’état du personnel ?
Question orale déposée par les élus d'opposition: Jean-Philippe Bapcérès, Elisabeth Binaisse, Jean-Pierre Cloarec, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Sarah Noll, Valérie Scattolin, Jean-Paul Vermot
Quelle attention économique pour le centre ville?
Lors du conseil municipal du 27/09, madame le Maire évoquait l'attractivité du centre-ville en mentionnant un taux de vacance commerciale très comparable à ceux de Pont l'abbé et de Quimper, respectivement 14 et 13,5%. Mais regarder les difficultés des autres ne devrait pas nous dispenser de réagir face aux nôtres. Selon le rapport de l'Inspection Générale des Finances sur « la revitalisation commerciale des centres-villes » (juillet 2016), lorsque le taux de vacance s'établit entre 10 et 15 %, « la vacance devient structurelle et marque un déclin de la commercialité ». Morlaix s'inscrit dans cette fourchette et, en novembre 2016, on compte 124 fonds de commerce vacants, désaffectés, en vente ou à louer, ce qui est à l'évidence préoccupant.
La plupart des caractéristiques citées par l'IGF comme étant associées à une forte vacance
commerciale sont présentes chez nous : taux de chômage élevé, taux de pauvreté élevé, taux de vacance des logements élevé, taux de la taxe foncière élevé, perte de population, surface commerciale en périphérie très supérieure à celle en centre-ville. S'agissant de ce denier point, la création prochaine de la galerie marchande au centre commercial Géant avec 15 enseignes, l'extension du centre Leclerc, la modernisation du centre Intermarché à Saint Martin, l'ouverture récente de plusieurs dépôts « drive », sont autant d'éléments qui vont encore aggraver le processus, et on peut craindre un détournement massif de clientèle au profit de la périphérie.
D'autres aspects du problème sont à prendre en compte : certains propriétaires pratiquent des loyers dissuasifs et beaucoup ont supprimé l'accès extérieur à l'étage (réserves du magasin) ce qui conduit à une rentabilité axée essentiellement sur le bail commercial ; le parking est payant en ville, gratuit sur les zones marchandes périphériques ; l'offre est insuffisamment diversifiée en coeur de ville (banques, assurances, magasins de vêtements et de chaussures, salons de coiffure, bars et restaurants principalement).
Face à cette situation, il appartient aux élus de définir des lignes d'action. La compétence
économique relève de la communauté, mais laisser le centre dépérir sans rien faire n'est pas
acceptable, et la ville a clairement un rôle à jouer dans l'attractivité, en partenariat avec Morlaix communauté.
Quels sont les projets de la majorité municipale pour la revitalisation commerciale de notre ville ?