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8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 06:35
Rassemblement à Morlaix pour les migrants - 7 avril 2018 (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Rassemblement à Morlaix pour les migrants - 7 avril 2018 (photo Pierre-Yvon Boisnard)

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard - les défenseurs du droit d'asile interpellent la députée macroniste Sandrine Le Feur sur les aspects repressifs, liberticides, xénophobes de la loi asile immigration de Gérard Collomb, leur ministre

photo Pierre-Yvon Boisnard - les défenseurs du droit d'asile interpellent la députée macroniste Sandrine Le Feur sur les aspects repressifs, liberticides, xénophobes de la loi asile immigration de Gérard Collomb, leur ministre

photo Pierre Yvon Boisnard- les défenseurs du droit d'asile interpellent la députée macroniste Sandrine Le Feur sur les aspects repressifs, liberticides, xénophobes de la loi asile immigration de Gérard Collomb, leur ministre

photo Pierre Yvon Boisnard- les défenseurs du droit d'asile interpellent la députée macroniste Sandrine Le Feur sur les aspects repressifs, liberticides, xénophobes de la loi asile immigration de Gérard Collomb, leur ministre

Le Télégramme, 8 avril 2018, Gwendal Hameury

 

C’est ce qu‘on appelle un télescopage. Ce samedi matin, place des Otages, à Morlaix, militants locaux de LREM et soutiens des sans-papiers réunis sous la bannière Morlaix Libertés, se sont fait face pendant de longues minutes, en plein marché. Les premiers, juchés sur le kiosque, décoré de drapeaux français et européens, lançaient leur "Grande Marche pour l'Europe". Une démarche citoyenne dont l'objectif est d'aller à la rencontre des Français pour leur demander leur opinion sur l'Europe. Les autres, réunis au pied de l'édifice et derrière leur banderole "Des papiers pour tous", avaient prévu, comme ils en ont l'habitude, une action de sensibilisation au sort des demandeurs d'asile et de dénonciation de la loi Colomb sur l'immigration. 

Les policiers municipaux interviennent

La rencontre n'était pas prévue. Et comme on pouvait s'y attendre, elle s'est rapidement tendue, certains noms d'oiseaux fusant des rangs de la "France d'en bas" à l'endroit d'une "France d'en Haut" un brin surprise. Puis carrément déconcertée lorsque, scène surréaliste, les policiers municipaux ont demandé aux militants LREM, dont la députée Sandrine Le Feur, de quitter les lieux en ôtant immédiatement les drapeaux du kiosque. Sous les applaudissements du collectif Morlaix Libertés, il va sans dire... La raison ? Pas un trouble à l'ordre public, mais l'interdiction formelle de faire de la publicité sur un Monument historique ! S'en est suivi un face-à-face entre Sandrine Le Feur et les soutiens aux sans-papiers, la première refusant de signer la pétition des seconds mais les invitant néanmoins à passer à sa permanence pour discuter du sujet.

Rassemblement pour l'égalité le 7 avril au Kiosque de Morlaix, à 11h: quand les défenseurs du droit d'asile interpellent le fan club d'Emmanuel Macron et de l'Europe libérale pour les capitaux et les travailleurs, forteresse pour les migrants
Rassemblement pour l'égalité le 7 avril au Kiosque de Morlaix, à 11h: quand les défenseurs du droit d'asile interpellent le fan club d'Emmanuel Macron et de l'Europe libérale pour les capitaux et les travailleurs, forteresse pour les migrants
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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 06:10
A Morlaix, pourquoi maltraite t-on autant les associations, Mme Le Brun ?
Le président du club cycliste loisirs de Morlaix (Club cycliste morlaisien: existant depuis 70 ans, 95 licenciés) nous a exposé dernièrement comment les élus de la majorité municipale veulent leur retirer un local dont ils jouissaient au pavillon du Poulliet, un local retiré séance tenante sans explication satisfaisante comme à d'autres autres assos (Cyclisme de compétition, Anciens Combattants, boulistes, Amnesty International, Association pour le Droit de Mourir dans la dignité ...).
 
Se voir retirer son local, être déplacé ou délogé sous des mauvais prétextes et sans explication valable et franche, se voir confisqué la clef de son local n'a rien d'agréable.  
 
Pour le CCM, on leur a retiré la clef pour l'état des lieux soi-disant mais sans la rendre: heureusement que le président avait faire refaire ses clefs.
On leur a expliqué tantôt que le bâtiment n'était pas aux normes sécurité, tantôt qu'il allait  être loué pour avoir un gain de recettes supplémentaires pour la mairie, et on a appris dernièrement par voie de presse que la majorité envisageait de confier le local à une autre association: KLT? 
 
L'adjointe aux sports, Charlotte Julie, n'a pas accordé 5 minutes d'entretien au président du Club cycliste morlaisien, après plusieurs demandes de rendez-vous réitérés de sa part... 
 
Le club ne payait pas de loyer pour le local, mais ne recevait pas de subvention non plus. Depuis l'article de presse paru le 29 mars, Agnès Le Brun envisage de dénoncer la convention avec le CCM. 
 
"Le bâton, le bâton". Tu causes un peu trop, tu ne te résignes pas, je te menace! 
 
Le club de foot aurait aussi été menacé de se voir retirer sa subvention s'il partait à Plourin-les-Morlaix pour organiser les internationaux de jeunes en avril. 
 
Cela fait plusieurs années que les clubs de foot et de rugby alertent sur l'état des équipements et des installations qui ne leur permettent pas de se développer et de fonctionner normalement. Rien n'a été fait... 
 
On relogerait le CCM et l'UCPM (Union cycliste du pays de Morlaix) face au services des sports à Aurégan dans un local plus petit, actuellement délabré, qui pour être atteint nécessiterait aux cyclistes du CCM, souvent retraités, de monter une grande côte alors qu'ils auront déjà fait 120 à 150 kilomètres auparavant. Ils n'en ont pas envie. Et ça se comprend! 
 
Le rapport aux associations d'Agnès Le Brun, de Charlotte Julie (adjointe aux sports) est vraiment maltraitant en ce moment.
 
Le mandat de trop quand une équipe municipale n'a plus envie de travailler dans la concertation, l'écoute, le dialogue et le respect a priori des acteurs de la vie associative morlaisienne ?
 
Le discours que nous entendons est trop souvent celui de la suspicion, de la défiance. 
 
Pour les associations, rien n'est de droit, rien n'est acquis: il faut montrer patte blanche pour justifier l'accès au local, à la subvention, aux salles de réunion.   
 
Pour Amnesty, on leur propose le Mille Club pour leurs réunions ponctuelles en lieu et place d'un local où ils ont du matériel.
 
Morlaix-Wurselen s'est vu retiré sa boîte aux lettres en mairie pour le courrier de l'association de jumelage avec l'Allemagne. 
 
Les projets de solidarité des deux associations qui parrainent des associations de réfugiés palestiniens en Cisjordanie et au Liban, l'AFPS, et l'association de jumelage Morlaix-Wawel, sont privées de subventions depuis des années.  Ce qui n'est pas le cas évidemment de "MJ pour l'enfance", l'association de Michel Jestin, patron de l'agro-alimentaire et président du comité de soutien d'Agnès Le Brun lors de sa dernière campagne, qui bénéficie de financements importants alors que son siège est à St Martin des Champs.   
 
La FSU a perdu son local à Kernéguès sans sommation il y a quelques mois. 
 
Les Bab Singers, qui organisaient un concert avec censément mise à disposition gratuite de Langolvas, pour leur dernière représentation, se voit sommés de payer rétrospectivement une facture tout à fait imprévue de plusieurs milliers d'euros pour mise à disposition de matériels, alors qu'ils avaient bouclé les comptes d'une association dont c'était la dernière apparition.     
 
Ce n'est là que quelques exemples. La liste est longue... 
 
D'autant que l'accès aux salles de réunions est devenu un vrai problème pour les associations. 
 
Bref, Morlaix, malgré son extraordinaire richesse et vitalité associative et sociale, n'est plus le paradis des associations qui sont pourtant notre atout n°1!
 
 
Ismaël Dupont - élu d'opposition PCF-FRONT DE GAUCHE 
 
(dupont.ismael@yahoo.fr - 06 20 90 10 52 )
 
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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 05:31
Le Télégramme, pages France, 6 avril 2018: dossier "PS Breton: comment sortir de l'ornière"

Le Télégramme, pages France, 6 avril 2018: dossier "PS Breton: comment sortir de l'ornière"

Le Morlaisien Glenn Le Saout, jeune militant, fait partie de ceux qui ont quitté le Parti socialiste. « Je suis parti parce que j'ai eu l'impression que, quand on est militant, on est juste bon à aller coller des affiches. J'en avais marre de me faire rembarrer, quand je voulais ouvrir la bouche, par des permanents qui n'ont pas compris que le monde évolue, qu'il faut penser autrement pour faire bouger les choses ». Plutôt en colère, Glenn Le Saout, à la hauteur de la fougue et de l'enthousiasme de ses 19 ans. Un enthousiasme et des convictions qu'il a mis, sans compter, quand il était lycéen, au service de la Fidl, puis du Mouvement des jeunes socialistes.

« Ils nous ont lâchés »

 

Le PS, il le vivait à 200 %. Jusqu'à la « déculottée » de la présidentielle en 2017 : « Je n'ai pas compris pourquoi les élus socialistes ne se sont pas posé les bonnes questions à ce moment-là », confie Glenn. Le jeune militant se dit également dégoûté quand il a vu que le premier secrétaire du PS du Finistère (*) n'était pas éjecté « alors qu'on savait très bien qu'il allait rejoindre LREM ». Pour autant, point d'amertume ni de dépit. Le jeune Finistérien rend ainsi hommage aux élus locaux qu'il « respecte : j'ai beaucoup appris avec Marylise Lebranchu, mais aussi avec Gwenegan Bui, avec qui on s'est mobilisés sur le terrain, pour sauver des écoles, par exemple. En fait, j'en veux surtout aux grandes têtes du parti qui nous ont lâchés et torpillés de l'intérieur... »

Attiré par le PC

Glenn a donc décidé de faire une petite pause dans son engagement politique. Avant de rejoindre Génération- s de Benoît Hamon ? « Non, car je lui reproche d'avoir quitté le PS sans avoir persévéré à faire bouger les choses ». Le jeune homme envisage plutôt de se tourner vers le Parti communiste : « Il y a une centaine de militants dans le secteur de Morlaix qui sont très actifs et présents sur le terrain. Je suis tenté de les rejoindre car cela correspond à mon engagement pour les valeurs de gauche ».

 

* Marc Coatanéa.

 

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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 05:00
Les dirigeants des clubs de foot et de rugby morlaisiens ont le blues face à l’état des installations sportives de la ville

Les dirigeants des clubs de foot et de rugby morlaisiens ont le blues face à l’état des installations sportives de la ville

Ils n’en peuvent plus. Malmenés depuis le début de l’hiver, footballeurs et rugbymen morlaisiens pointent l’état des installations de la ville, « impraticables, vétustes, dangereuses et éparpillées ». En s’appuyant sur un réservoir d’environ 600 licenciés, jeunes en majorité, ils réclament la réalisation d’un complexe de cinq à six terrains sur un même site.

 

C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. La décision qui les a poussés à monter au créneau. Il y a quinze jours, impuissante devant les terrains gorgés d’eau, l’équipe organisatrice des Internationaux de football était contrainte de reporter le tournoi disputé traditionnellement à Pâques. Une première en 40 éditions, dont se sont saisis les footballeurs et les rugbymen de la Cité du viaduc pour faire part de leur lassitude.

 

« La situation est inquiétante, pour ne pas dire catastrophique. Quel est l’avenir des sports extérieurs sur Morlaix ? », s’interrogent les dirigeants du Sporting-club morlaisien (SCM), qui revendique 350 licenciés, du Rugby-club du pays de Morlaix (RCPM, 200), de l’Union sportive morlaisienne (USM, 50) et des Vétérans morlaisiens (25). « Ça représente quand même 625 joueurs, dont 450 ont moins de 18 ans. On joue un rôle éducatif et social. Quand les jeunes sont avec nous, ils ne traînent pas ailleurs », font-ils remarquer.

 

« On n’a pas joué à domicile depuis mi-novembre »

 

C’est tout d’abord l’état des pelouses, et en premier lieu celles de Keranroux, qui est dans leur viseur. Alors, bien sûr, ils reconnaissent que la météo désastreuse de ces dernières semaines a amplifié leur détérioration. « Dans d’autres communes aussi, la situation des terrains est compliquée. Mais à Morlaix, c’est particulièrement difficile de jouer en hiver. Et c’est récurrent », constate Philippe Quiviger, le secrétaire de l’USM. « À Elliant, dans le Sud-Finistère, un tournoi de jeunes a pu se dérouler le week-end de Pâques. Ici, c’était inenvisageable. Il y a un déficit de drainage », déplore Jean-Marc Carnot, manager du SCM.

Conséquence, de nombreux matchs ont été reportés, inversés, voire annulés. « On n’a pas joué à domicile depuis mi-novembre », souffle Michel Le Roux, des Vétérans morlaisiens.

 

« On a été contraint de s’exiler à Ploujean, à Saint-Martin, à Garlan ou encore à la Maison familiale rurale de Kérozar où 80 enfants se sont parfois retrouvés à s’entraîner en salle », explique Benjamin Le Ven, co-président du RCPM.

« Parents découragés »

 

« Vestiaires délabrés, mains courantes dangereuses, tableaux électriques vandalisés… » : au-delà des terrains difficilement praticables, la vétusté des installations est également pointée du doigt. Tout comme « l’absence d’éclairage à certains endroits et des parkings trop petits ou en piteux état ». Mais aussi, et surtout, la dispersion des différents terrains.

« On prend des risques. Ça pose des problèmes de sécurité. Sur le plan juridique, on est inquiet. On s’interroge sur nos responsabilités pénales », confie Jacques Corre, l’autre co-président du RCPM. « Avec ces entraînements annulés et ces déplacements d’un lieu à l’autre, les parents s’épuisent et sont parfois découragés. Ils nous disent qu’ils courent partout et qu’au final, ils ne connaissent personne, ils n’ont même pas un endroit pour boire un café », remontent les dirigeants des clubs.

 

Un complexe à Langolvas ?

 

« Tous ces terrains éparpillés et l’entretien qui va avec, ça coûte cher à la ville », imagine Lionel Scanff, vice-président du SCM qui, à la demande de la municipalité, en lien avec les autres clubs et l’office municipal des sports (OMS), a mené une réflexion sur la situation des sports extérieurs. Conclusions ? « L’idéal, ce serait un complexe de cinq à six terrains, dont un synthétique, sur un lieu unique afin de mutualiser nos moyens. Sachant qu’aucun des sites actuels n’aurait la capacité de l’absorber ».

« On connaît la difficulté du foncier à Morlaix. Mais la mairie nous a parlé de Langolvas, près de l’hippodrome », indiquent les footballeurs et les rugbymen, qui n’ont rien chiffré pour l’heure. « À quoi bon, si c’est retoqué… ».

 

 

 

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 19:57
Au marché de St Pol de Léon le mardi 3 avril: Distribution de tract pour le rassemblement  du vendredi 6 avril à Rennes (10h30 devant l'ARS) du comité de défense de l'hôpital de Morlaix

Au marché de St Pol de Léon le mardi 3 avril: Distribution de tract pour le rassemblement du vendredi 6 avril à Rennes (10h30 devant l'ARS) du comité de défense de l'hôpital de Morlaix

Au dernières nouvelles, 8 morlaisiens du comité de défense de l'hôpital sont déjà prévus au co-voiturage pour se rendre à Rennes pour la manifestation régionale de défense de l'hôpital devant l'ARS. 

Un covoiturage est proposé, au départ du parking de Géant (côté Citroën) à 8 h.

Les membres du Comité de défense du CHPM ont procédé, hier matin, à une distribution de tracts invitant la population à se mobiliser pour la défense de l’hôpital public.

Les membres du Comité de défense du CHPM ont procédé, hier matin, à une distribution de tracts invitant la population à se mobiliser pour la défense de l’hôpital public.

Une opération de distribution de tracts, symbolisant une « scène de crime », a eu lieu hier matin sur le parvis de l’Hôtel de ville, organisée par le comité de défense du Centre hospitalier des Pays de Morlaix (CHPM). Il s’agissait, pour les militants, de communiquer sur le mouvement national de défense contre « la tentative de meurtre sur l’hôpital public et sur la Sécurité Sociale » et sur le rassemblement régional qui aura lieu à Rennes le vendredi 6 avril, à 10 h 30, place des Colombes.

 

Un covoiturage

 

Martine Carn, responsable du comité explique : « Face à la catastrophe sanitaire annoncée, c’est une grande première en Bretagne avec la participation de nombreux comités de défense des hôpitaux qui manifesteront devant l’ARS à Rennes ». Le comité appelle le public à s’associer à cette action et à exprimer sa volonté d’une politique de santé qui réponde aux besoins et pour l’accès aux soins pour tous.

Un covoiturage est proposé, au départ du parking de Géant (côté Citroën) à 8 h.

Inscriptions sur cdhchpm@gmail.com ou m.carn@orange.fr

 

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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 11:58
photo Glenn Le Saout

photo Glenn Le Saout

photo Glenn Le Saout

photo Glenn Le Saout

De 5h à 19h ce mardi 3 avril 2018, la grève des agents de collecte des ordures ménagères de Morlaix-Communauté: 95% de grévistes, de nombreuses revendications satisfaites
De 5h à 19h ce mardi 3 avril 2018, la grève des agents de collecte des ordures ménagères de Morlaix-Communauté: 95% de grévistes, de nombreuses revendications satisfaites
De 5h à 19h ce mardi 3 avril 2018, la grève des agents de collecte des ordures ménagères de Morlaix-Communauté: 95% de grévistes, de nombreuses revendications satisfaites

Quand la détermination et le nombre sont là, que la cause est légitime, les mobilisations sont payantes. 

En témoigne l'issue de la grève d'hier au service Environnement de Morlaix Communauté, suivie par 95% des agents de déchetteries titulaires et des agents de collecte au ramassage des ordures, et animée par la CGT et notamment son délégué du personnel et porte-parole sur Morlaix-Communauté, Marc Corbel.

Une grève commencée à 5 heures du matin, clôturée à 19h, menée dans la bonne humeur, la résolution, les agents concernés ayant envisagé un mouvement prolongé si leurs revendications étaient ignorées, comme en 2010, où, après 10 jours de grève, il avait obtenu satisfaction, du moins à titre de promesse, d'un certain nombre d'exigences. 

Là, une première discussion a eu lieu le matin avec Thierry Piriou, le président de Morlaix-Communauté, et Guy Pennec, le vice-président Transport, et Guy Pouliquen, le vice-président au personnel, puis une autre en fin d'après-midi. 

22 points des grévistes ont été examinés sérieusement les uns après les autres: problème d'encadrement avec une rupture de confiance et de dialogue avec un cadre, besoin que les agents soient associés à la réflexion sur les réorganisations de tournée, création d'un poste, titularisation des contractuels, temps de travail, CHSCT, accès au document de l'audit flash en 2017.... 

Tout a été mis sur la table et finalement, du fait des engagements du président et des vice-présidents de Morlaix-Communauté à se pencher sérieusement sur un certain nombre de questions, les agents grévistes ont décidé de mettre fin à la grève.

Glenn Le Saout (FIDL et PCF) , Patrick Le Goas (FO), et Ismaël Dupont (élu communautaire PCF, membre de la commission environnement) étaient venus rencontrer et soutenir les grévistes du service collecte de Morlaix-Communauté et écouter ce qu'ils avaient à formuler sur leurs conditions de travail et leurs revendications.     

Ouest-France
Morlaix communauté. La grève levée, la collecte des ordures reprend

Publié le 03/04/2018

 

Piquet de grève devant le service environnement, à la Boissière. | Photo Ouest-France

La CGT indique avoir obtenu des engagements concernant plusieurs revendications. Le blocage du dépôt des camions de collecte est levé, la collecte des ordures reprendra ce mercredi.

Mardi, aucun camion n’a pu quitter de dépôt, à la Boissière. Un blocage était en place, pour « faire entendre nos revendications auprès de Morlaix communauté », indiquait Marc Corbel, délégué CGT. En conséquence, la collecte des ordures n’a pas pu se tenir dans le territoire de l’Agglo.

La grève est levée, fait savoir Marc Corbel mardi soir. « On a été reçus pendant plus d’une heure par le président, Thierry Piriou, et deux vice-présidents. On a obtenu plusieurs engagements avec un planning, concernant la prise en compte des risques psychosociaux, la constitution de groupes de travail pour le régime indemnitaire. »

Il salue aussi « un engagement fort qui valorisera les agents : ils seront associés à la réorganisation des tournées de collecte, qui doit entrer en vigueur début juin ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-communaute-la-greve-levee-la-collecte-des-ordures-reprend-5670756

Le Télégramme, 4 avril 2018

Le Télégramme, 4 avril 2018

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 09:12
Fête du Viaduc 2012

Fête du Viaduc 2012

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Fête du Viaduc 2013

Fête du Viaduc 2013

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fête du Viaduc 2014

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fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

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fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

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fête du Viaduc 2014

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fête du Viaduc 2015

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Fête du Viaduc 2015

Fête du Viaduc 2015

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fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

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fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

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fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

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fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

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fête du Viaduc 2017

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fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

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fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

54 ANS DE COMBAT COMMUN

 

DES LIENS FORTS AVEC LA POPULATION

 

Cette année nous tenons la 54 ème Fête du Viaduc du nom du journal de la section PCF du pays de Morlaix.

Cette durée en dit long sur la qualité des liens que les communistes et leurs amis (car ils ont toujours été présents sur la Fête) ont su tisser avec la population. En témoigne aussi la fidélité des annonceurs qui sont pour beaucoup dans le succès financier.

 

UNE FETE NOMADE

 

Le souci de rencontrer la population et différentes contraintes ont conduit à chercher des implantations diverses. La première fête s’est déroulée le 5 septembre 1965 à Kernéguès. Mais très rapidement le 1er mai, la fête des travailleurs, devint le rendez-vous incontournable des communistes avec la population du pays de Morlaix. Jusqu’en 1978 elle se déroula autour du terrain de foot de la Madeleine ; terrain où se déroulait une rencontre corpo très suivie. En 1979 la fête s’installa aux Jacobins pour une mémorable édition, très riche artistiquement… mais qui ne dégagea pas beaucoup de bénéfices. A partir de 1980 s’ouvre une longue période dans la vallée de Ty-Dour. Elle va durer jusqu’en 2004 à ce carrefour du quartier du plateau nord-est. Je fus à l’origine de son départ en décidant, en tant qu’adjoint à l’urbanisme, de la construction de la résidence étudiante sur le terrain qui servait de parking. S’en suivirent 2 ans à Ploujean où la salle mettait les stands à l’abri des intempéries puis le déplacement, par souci de visibilité, place Allende pendant 3 années. Un essai fut fait en 2010 à la Boissière, Place de la Commune de Paris, dont le nom nous plaisait évidemment. Mais l’année suivante nous rejoignîmes la place Allende.

 

POLITIQUE, CULTURE ET CONVIVIALITE

 

Organisée par le PCF, la Fête du Viaduc n’est évidemment pas une simple kermesse. La politique y tient une grande place. Par l’intervention politique assurée par un dirigeant national, départemental ou local, par un élu ou un candidat. Nous lui avons substitué depuis plusieurs années un débat avec les participants à la fête qui peuvent ainsi échanger avec le dirigeant présent et les militants. Mais la politique est aussi présente par les affiches , les livres, la presse, les revues, les pétitions, les expos… et les discussions informelles toujours passionnées. S’y ajoute la présence d’associations amies et de nos partenaires. Tous les ans, nous y enregistrons plusieurs adhésions.

 

La culture a toujours été présente à la fête du Viaduc. Expositions de peinture, dessins, photos avec toujours la diversité, la qualité…et le contenu. Spectacles : chansons françaises, rock, chants de marins ; musique, jazz, musique et danse bretonnes, fanfare, musique baroque, percussions, spectacle de magie, théâtre, littérature…sans oublier la dimension sportive.

 

La fête est aussi un moment de rencontre et de convivialité. Aux jeux, stands, loteries, concours s’ajoute bien évidemment la restauration. Aux casse-croûtes et grillades des premières années se sont ajoutés la crêperie et le restaurant où militant-e-s et ami-e-s font tous les ans merveille permettant ainsi d’ajouter aux plaisir des papilles ceux des retrouvailles et des discussions.

 

LA SOLIDARITE EN ACTION

 

Beaucoup de partis politiques ont organisé des fêtes …qui parfois ont disparu. Nous ne sommes pas peu fiers de tenir cette année la cinquantième fête du Viaduc. Ce n’est possible que grâce à l’investissement des militants et des amis qui d’année en année y mettent toute leur énergie dans les différentes tâches à assurer. Que grâce aussi à toutes celles et à tous ceux qui y participent chaque année.

 

Longue vie à la Fête du Viaduc et succès à tous les combats que nous mènerons ensemble !

Alain David (édito du Viaduc pour l'annonce de la 50 ème fête du Viaduc légèrement remanié) 

 

 

A partir de ce travail de restitution d'archives de Jean-Luc Le Calvez, et du dépouillement de quelques exemplaires du Journal du PCF, on peut restituer quelques moments forts de l'histoire de la section PCF de Morlaix ces 50 dernières années, tour à tour dirigée par Michel Derrien, Alain David, Jean-Yvon Ollivier, Stephane Mayer, François Bourven, Daniel Ravasio. 

 

La Fête du Viaduc est née non pas le 1er Mai mais en septembre 1964.

Elle avait lieu d'abord au Stade de Kernéguès et était déjà une grande fête populaire. L'entrée était payante (2 francs). Il n'y avait pas encore de partie musicale et artistique mais on pouvait y entendre l'allocution d'un membre du comité fédéral du PCF (Gabriel Paul en 1965), y participer ou y assister à des tournois de foot (entre des équipes coporatives: Ameublement, Renault, Hôpital...), des concours de Palais, de Luttes Bretonnes.

Plus tard,  à la fin des années 1960 et jusqu'en 1978, la Fête du Viaduc s'est déplacée au Terrain de la Madeleine. La Musique s'est invitée, comme le Radio-Crochet, la Course à l'Oeuf, la Course Humoristique, les Floralies, les Concours de Dominos.    

Dans les années 1980 et jusqu'en 2004, la Fête du Viaduc avait lieu dans la Vallée du Ty-Dour. Puis à Ploujean en 2005 et 2006, place Allende de 2007 à 2009, place de la Commune en 2010 à La Boissière, puis à nouveau place Allende.      

 

La naissance de cette fête du Viaduc témoigne d'un renforcement et d'une ambition nouvelle du PCF dans le Pays de Morlaix et coïncide avec la création du journal Le Viaduc, organe de la section du Parti Communiste de Morlaix.

Ce journal naît fin 1963 avec pour directeur de publication Louis Ollivier. On y lit aussi des articles de Michel Derrien, le secrétaire de section du PCF Morlaix, qui sera adjoint au maire pendant plusieurs mandats, et de François Paugam, le très estimé dirigeant de la CGT des Cheminots, responsable à l'organisation du PCF.

Alain David, qui sera secrétaire de section du PCF Morlaix de 1968 à 1976, devient à la fin des années 1960 et pour plusieurs décennies le directeur de publication et la plus brillante plume duViaduc.

 

Le premier éditorial du Viaduc commence ainsi, donnant le ton à la fois populaire, impertinent et bien senti du journal :

 

"Travailleurs morlaisiens, vivez-vous au dessus de vos moyens? C'est du moins l'avis de notre Ministre des finances qui entend ajouter un cran à votre ceinture. Toute la propagande gaulliste de la presse, de la radio et de la télévision, est insuffisante pour démontrer que les vessies sont des lanternes. En effet, depuis 1958, les prix ont augmenté de 42,50%, les taxes de vie chère de 78% et les profits des grosses sociétés de 85%. Mais depuis 5 ans, bien des yeux se sont ouverts sur la nature du pouvoir des financiers dont les méfaits pèsent de plus en plus sur la population laborieuse de notre ville.

- Les salaires et traitements sont en retard sur les prix

- Les vieux vivent dans la misère

- Les logements neufs sont inabordables

- Notre zone n'a d'industriel que le nom. Pourquoi?

La main d'oeuvre qualifiée manque, mais le pouvoir et la municipalité laissent dormir dans les cartons le projet de collège technique...

Nous voulons combattre avec vous sur tous les plans la politique néfaste du gaullisme, du patronat et de leurs représentants à la municipalité".

 

Au delà de ces déclarations politiques générales, le 1er Viaduc fait aussi la part belle aux revendications locales: mieux équiper pour les besoins des sportifs la salle du Poulliet, datant d'un an, et que l'on détruit cette année, 50 ans après, prévoir une école pour le quartier Saint Augustin, dont la population a cru avec les nouveaux immeubles de la Rape Saint Augustin.

 

L'édito du Viaduc n°2, publié en janvier 1964, a un titre et des propositions que l'on ne renierait pas aujourd'hui:

 

" Pour une démocratie véritable.

Le remplacement du pouvoir gaulliste par une république démocratique est à l'ordre du jour. De part, la constitution actuelle, le pouvoir sert les banquiers, les marchands de pétrole, les trusts: il faut que ça cesse. Il faut remplacer le pouvoir d'un seul homme par celui de tout le peuple et non par celui d'un autre homme. Le PCF propose à tous les démocrates comme base d'un programme commun:

- élection à la proportionnelle d'une assemblée constituante qui dotera le pays d'une constitution démocratique.

- par l'intermédiaire de l'Assemblée Nationale, le gouvernement doit être l'émanation de la volonté populaire.

- transfert du pouvoir des Préfets aux conseils généraux élus à la proportionnelle

- laïcité de l'Etat et de l'Ecole et réforme démocratique de l'enseignement

- réforme de la fiscalité permettant de faire payer les grosses sociétés

- nationalisation des monopoles pour permettre une véritable politique sociale

- abandon de la force de frappe, signature des accords de Moscou et politique de désarmement" 

 

Suite une présentation de François Paugam, "sympathiquement connu de notre population", candidat du Parti aux Cantonales. 

 

Au verso du journal qui ne compte que feuille A4 recto verso jusqu'en 1970, on trouve des articles locaux truculents sur la nécessité de nettoyer les abords de l'école du Calvaire - en l'occurence la promenade ombragée par les peupliers qui offre un magnifique panorama sur la ville mais où s'entassent les boîtes de conserve qui servent aux jeux de "foot boîtes" des enfants. On demande à brancher les eaux de ruissellement de future école Corentin Caer au tout-à-l'égoût et à installer des bancs en contrebas sur la promenade. On apprend que les crédits pédagogiques dont bénéficient les écoles publiques morlaisiennes sont insuffisants, comme leurs systèmes de chauffage sont défaillants. A l'inverse, on nous présente une école maternelle et primaire modèle de Moscou où le taux d'encadrement et les conditions pédagogiques sont optimales: "dans l'Etat socialiste, l'ENFANT EST ROI". 

 

Viaduc n°3 - Mars 1964 - sous le titre ironique "Les arguments frappants des patrons", une charge contre Tilly qui fait tabasser les militants de la CGT à Guerlesquin: "La direction "TILLY" à GUERLESQUIN, n'aime pas les défenseurs des ouvriers. F. PAUGAM, responsable CGT en a fait l'expérience. Aux tracts qu'il distribuait à GUERLESQUIN pour dénoncer l'exploitation dont sont victimes les ouvriers de cette entreprise, le beau-frère de Mr Tilly a opposé les coups de poing. La classe ouvrière ne peut tolérer de telles méthodes. Pour parer cette méthode fasciste dont notre camarade F.PAUGAM a déjà été victime, tous les travailleurs doivent faire preuve d'une vigilante solidarité à l'égard de leurs responsables, prévoir et assurer leur défense dans tous leurs déplacements intéressant leur travail de militant".

 

Sur le plan local, diatribe contre les voitures qui encombrent l'allée du Poan Ben, jadis "réservée aux jeunes enfants et aux vieillards qui y trouvaient une paisible retraite, loin de l'agitation de la ville": "leur gaz d'échappement n'a rien de comparable avec l'air pur des sommets" et la mairie ne finance pas de classe de neige pour les enfants, "la pétarade des moteurs crée dans les classes une ambiance défavorable aux études et sensibilise des organismes déjà fortement éprouvés par les trépidations de la vie moderne".

Cette attaque contre l'invasion de l'allée du Poan Ben par la voiture ne s'arrête pas là: "Le moins dangereux n'est pas le gymkana des voitures parmi les enfants aux heures d'entrée et de sortie des écoles. Attend-on un accident grave pour remédier à cet état de chose? Qu'a cela ne tienne des mesures sont envisagées: un agrandissement du parking par la couverture de la rivière! pas moins...

Ce qui, parait-il coûterait plus cher que la couverture du bassin. Ce serait, avouez-le, porter beaucoup d'estime aux quatres roues et bien peu à nos enfants qui n'ont, il est vrai, que deux jambes à garer. Pourquoi ne pas transformer les cours d'écoles en parking? ..."

 

Toujours dans ce Viaduc n°3, le PCF, dans son programme pour les cantonales, plaide pour le rattachement de Morlaix à St Martin des Champs, précise sa conception du soutien public au développement économique du territoire: "l'expansion économique ne signifie pas pour nous, des cadeaux aux capitalistes sous forme de terrains et d'installations gratuites (zone de Kerivin aménagée aux frais du contribuable)".

 

En fin, au bas de la page 2, ce qui deviendra une tradition dans le journal des communistes morlaisiens, on peut lire une mise en cause du Télégramme:

 

"LES SILENCES ... DU TELEGRAMME"

Le télégramme a omis d'informer ses lecteurs des raisons pour lesquelles il n'a pu paraitre vendredi 21 février:

Les linotypistes ont fait grève pour soutenir un de leur camarade mis à pied injustement. Bravo pour cet exemple

LOUABLE DE SOLIDARITE OUVRIERE!".

 

Dans le Viaduc N°4 (juin 1964), les rédacteurs qui militent pour l'installation d'un centre médico-pédagogique à Morlaix s'offusquent que la Salle Omnisports de Morlaix soit retenue pour la célébration du messe à l'occasion de la fête Diau tandis que le 7 juin, le stade de Kernéguez est également retenu pour la célébration d'une messe: "Décidément le pouvoir encourage au maximum le clergé et celui-ci en profite. Après la radio et la télé, la réaction monopolise les installations sportives".   

 

Dans Le Viaduc n°6 (novembre 1964), le PCFMorlaix justifie la constitution d'une liste indépendante au 1er tour des élections Municipales tout en se montrant partisan d'une union avec les socialistes au second tour sur la base d'un programme commun. "Une liste d'union au 1er tour consisterait à passer sous silence les grandes réalisations des élus communistes, notamment à SCAER, LEUHAN, SCRIGNAC, HUELGOAT etc... où ils détiennent la municipalité depuis 20 ans... En présentant une liste d'union au 1er tour comme en 1959 nous créerons la confusion et faciliterons ainsi l'élection des représentants du pouvoir... Notre Parti, qui arrive en tête des partis de gauche à MORLAIX, ne peut accepter  d'être une force d'appoint. Pour avoir la confiance des travailleurs, il faut que chaque Parti détermine le niveau de ses forces...

Quand nous aurons mis en échec les défenseurs du Pouvoir Gaulliste, au soir du 1er tour, les Communistes feront tout, à Morlaix, pour former une liste d'union pour le 2e tour; sur la base d'un programme commun et compte-tenu des forces de chaque organisation.

Les Communistes ont prouvé leur discipline républicaine en votant en masse pour élire les camarades PRAT et TANGUY PRIGENT. Il est temps de cesser la polémique et de passer au travail de masse, c'est à dire à l'explication aux électeurs des malfaisances du régime gaulliste et de l'équipe du docteur Le Duc".

 

Lors des Municipales de 1965, les communistes affirment le caractère politique des élections locales:

"Nous proclamons que les élections municipales ont un caractère politique.

Pour qui réalise t-on?

Qui paie?

Répondre à ces deux questions, c'est faire un choix politique.

Nous, Communistes, avons choisi. Nous voulons réaliser pour les travailleurs, pour les classes les plus deshéritées; nous voulons faire payer les riches et avant tout les gros patrons.

Toutes les municipalités communistes ont toujours appliqué ces deux principes.

Le rôle d'une municipalité ouvrière est de réaliser avant tout pour alléger la peine des travailleurs, de défendre l'enfance, d'organiser les loisirs de la jeunesse, d'aider les vieux".

Pour les enfants, le PCF de Morlaix propose la création de trois nouveaux patronages laïques (Madeleine, centre-ville, Rampe Saint Augustin) et le soutien au départ en vacances en colonies des enfants de famille modeste. Pour les mères qui travaillent à la Manufacture, à l'hôpital, aux PTT, il propose une crèche municipale. Pour les vieux, la création d'un Foyer, la création d'une aide aux travailleurs. La création aussi d'un office municipal d'HLM et l'achat par la ville des terrains nécessaires à la construction de logements accessibles aux bourses modestes. Le gros chantier du mandat parait-être celui de l'aissinissement: "le docteur Le Duc, maire de Morlaix depuis 18 années, écrit: "il convient d'améliorer les conditions d'hygiène et de ne plus utiliser la rivière comme exutoire naturel". Bravo, Monsieur le Maire, il eut fallu penser plus tôt et commencer par construire un épurateur et un collecteur central et ensuite étendre à toute la ville le tout-à-l'égout".    

 

Dans le Viaduc de juin 1965, c'est une pétition pour demander l'implantation d'un STOP à l'intersection de la Bellevue de la Madeleine et de la Venelle de la Madeleine à cause des collisions de voitures à répétition. "Attend t-on un autre accident, peut-être mortel, celui-là? La vie d'un homme vaut-elle moins qu'un panneau? Les habitants du quartier de la Madeleine, lorsqu'ils entendront un crissement strident et si un malheur arrivait sauront accuser les responsables de cette négligence que l'on pourra qualifier de criminelle".   

 

Après une interruption,  en 1970, Le Viaduc, qui a a désormais comme directeur de publication Alain David, secrétaire de section du PCF Morlaix depuis quelques mois, s'étoffe, gagne en quantité d'articles, à qualité de mise en page, et en ambition: notamment celle d'établir un dialogue avec les lecteurs. Il parait toujours tous les deux mois.

En novembre 70, le journal qui coûte 30 centimes, auquel on s'abonne, a

Pourquoi ce journal?

 

AMIS LECTEURS, 

 

En France, l'écrasante majorité des journaux appartient à un petit nombre de groupes financiers. Quant à la radio-télévision, elle demeure un instrument de propagande au service du gouvernement. Et ce n'est pas parce qu'un dirigeant communiste ou syndical peut faire de temps à autre une apparition sur le petit écran que cela change quelque chose à l'essentiel. L'information est unilatérale, dirigée, partiale. 

C'est pourquoi la section de Morlaix du PCF a décidé de publier un journal local afin de faire connaître à la population de Morlaix et de ses environs le point de vue des communistes sur quelques questions internationales, nationales et locales. 

Il est évident que, dans une publication modeste comme la nôtre, il nous sera impossible d'aborder ou de développer tous les problèmes de l'actualité. D'autre part, les auteurs des différents articles de ce journal sont des militants de base de la section de Morlaix du Parti Communiste, ce sont des ouvriers, des paysans, des artisans, des enseignants et ils n'ont pas, pour rédiger, la facilité des journalistes professionnels.

Nous espérons cependant que vous lirez avec intérêt ce journal que vous recevrez tous les deux mois.

C'est avec plaisir que nous accepterions de dialoguer avec vous en répondant, dans nos prochains numéros, aux questions que vous nous auriez posées en écrivant au siège de notre parti, situé 5, rue Haute à Morlaix.

Le Comité de rédaction".

 

Signent leurs articles dans ce journal Renée Deroux (la place de l'EPS dans l'éducation nationale), François Paugam (luttes sociales aux Combustibles Morlaisiens), Daniel Crassin (Regards sur la RDA: réaction argumentée à un article du Télégramme), Janine Tardivel qui fait le compte rendu d'une conférence où Alain David et Louis Le Roux, membre du Comité Cental du PCF, ont parlé de la situation prometteuse du Chili.

 

En juin 1971, Le Viaduc relate une conférence débat avec le grand résistant communiste ROL-Tanguy, né en gare de Morlaix, ouvrier metallurgiste, ancien des Brigades Internationales et libérateur de Paris. "150 personnes étaient venues assister à la conférence-débat que donnait Rol-Tanguy dans la salle des conférences de la mairie de Morlaix. Aux côtés de Rol-Tanguy avaient pris place au bureau les camarades Alain David, secrétaire de section, Louis Aminot, membre du comité fédéral et Le Nagar de Plougonven". 

 

En mai-juin 1972, il est question de la 8e fête du Viaduc. Louis Ollivier commente: "Le 1er mai 1972, malgré son temps incertain, a apporté sur le terrain de la Madeleine, un millier de personnes. Notre "Fête du Viaduc" devient la kermesse la plus importante de notre ville. En effet, le grand nombre de stands, leur décoration, leur qualité et surtout le match de football ont contribué à son succès en créant une ambiance gaie, joyeuse et sportive". Alain David écrit un article anti-colonialiste de circonstance:

Halte à l'agression américaine au Vietnam:

 "Depuis plus d'un quart de siècle, les peuples d'Indochine sont contraints à défendre leur existence et leur dignité, leur indépendance et leur liberté. En minant les ports de la République Démocratique du Vietnam, en reprenant les bombardements intensifs sur les objectifs civils, le gouvernement américain fait un pas de plus dans l'escalade de la guerre. Il faut en finir avec cette "sale guerre". Comme tous les peuples du monde, les peuples indochinois ont un droit imprescriptible: le droit à la paix. Cette paix ne pourra voir le jour tant que l'envahisseur américain occupera l'Indochine"...

Comme d'habitude François Paugam se fait écho des luttes sociales dans la région de Morlaix, aux PTT et aux Imprimeries. Michel Derrien écrit sur les implantations d'école à La Vierge Noire et à La Boissière, et sur le manque d'espaces de vie collective dans le nouveau quartier HLM de La Vierge Noire. Son texte, toujours d'actualité, mérite d'être cité:

"Le vendredi 19 mai, la première chaîne de télévision présentait une dramatique: "Un dimanche volé". C'est le drame réel d'un ouvrier vaincu par la fatigue du travail, les bruits de la rue et de l'immeuble filtrant à travers les cloisons et les fenêtres de l'appartement, le manque de sommeil accumulé. Au-delà de cette existence, on peut trouver une condamnation des logements construits au rabais, véritables usines à névroses, des cadences de travail, de l'absence de terrains de jeux pour les enfants des HLM, condamnés à jouer au milieu des voitures ou dans les escaliers. Allez vous promener dans la rue de La Vierge Noire à Morlaix. Voyez ces clapiers humains qui montent, les espaces libres sont chichement mesurés. Dans quelques années, des centaines d'enfants y habiteront. Ce décor de béton vous fera immanquablement penser au film de Gérard Chouchan. Existe t-il une solution? Certes oui. Les constructions de ce quartier sont en place, on n'y peut plus rien. Mais il existe encore, tout à côté, du terrain. Il faut d'urgence que la ville de Morlaix achète, si ce n'est déjà fait, le "petit bois de Coat Serho", ainsi que les prés et les terrains qui bordent la route de Lanmeur. A cet endroit, il est possible, sans de trop grandes dépenses, d'aménager une part de promenade et de loisir. L'aménagement d'un bassin ne pose aucune difficulté. En outre, il faut des terrains de jeux pour les enfants. Ne serait-il pas possible de prévoir un tel espace entre la Boissière et la Vierge Noire? L'erreur serait d'attendre que les constructions soient terminées pour penser à un tel problème..."    

 

En décembre 1972, Le Viaduc s'ouvre sur un article d'Alain David sur le Programme Commun:

 

"Le programme... c'est le vôtre.

Le programme commun signé par le Parti Communiste, le Parti Socialiste, et les Radicaux de Gauche ouvre au peuple des perspectives nouvelles.  

Ce programme n'est pas un simple accord électoral conclu entre les dirigeants des trois partis; ce programme commun que les travailleurs ont attendu si longtemps c'est une arme que nous mettons entre leurs mains pour qu'ils puissent se libérer des quelques monopoles parasites qui sucent le fruit du travail de tout un pays.

Le programme commun est le programme de tous ceux qui ont intérêt à l'avènement d'une démocratie véritable. C'est le programme des ouvriers dont l'exploitation est sans cesse accrue, des employés et des fonctionnaires dont le pouvoir d'achat est sans cesse menacé par la hausse des prix, des artisans et des commerçants de plus en plus victimes du secteur monopoliste, des paysans que l'on force à quitter la terre pour grossir les rangs des chômeurs ou des O.S, des femmes surexploitées qui bouclent de plus en plus difficilement leur budget, des jeunes à qui ce régime n'offre aucun espoir et des personnes âgées qu'il oblige à vivre dans la misère.

En un mot le programme commun que nous vous appelons à acheter, à étudier, à populariser et à soutenir, c'est le VOTRE.

A.DAVID"     

 

(Suite au prochain numéro...)

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 09:00
Pol Houellou (Bourric-2010)

Pol Houellou (Bourric-2010)

Gilles Le Bigot

Gilles Le Bigot

POL HUELLOU (chant, flûtes, sanza)

GILLES LE BIGOT (guitare)

 

Pol Huellou, originaire du Finistère est connu pour sa participation à de nombreuses aventures musicales, The Roving Laddies, Escale-Dédale, etc.

Gilles Le Bigot, (ex- l’Héritage des Celtes, Barzaz) s’est produit avec des artistes tels que Yann Fanch Kemener, Marthe Vassalo, Denez Prigent, Gilles Servat… Compositeur et arrangeur, il est l’auteur de  récentes créations sous le titre « Empreintes »

 

Ensemble, ce duo s’est régulièrement produit depuis les années 90, en Bretagne, Irlande, Allemagne et  se sont également retrouvés sur de nombreux projets tel Elixir, Hommages Vagabonds, etc.

On les retrouvent tout dernièrement sur le nouveau CD de Pol Huellou & Friends : The Lost Agenda,  et nous aurons  le plaisir de les retrouver sur un certain nombre de titres extraits de ce dernier opus.

www.gilleslebigot.com

Pol Huellou

Pol Huellou

Gilles Le Bigot

Gilles Le Bigot

Pol Huellou et Gilles le Bigot

Pol Huellou et Gilles le Bigot

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1 avril 2018 7 01 /04 /avril /2018 11:43
Auguste Blanqui

Auguste Blanqui

Blanqui l’Insurgé, l’Enfermé Conférence - Diaporama de Philippe FRECHET

Mercredi 18 avril 2018

– 15h00 - Maison du peuple

– 1 impasse Tréguier – 29600 Morlaix

Entrée gratuite

Cette conférence-diaporama dresse le portrait d’Auguste Blanqui (1805- 1881), inclassable et irréductible révolutionnaire qui passa plus de 33 ans en prison pour ses idées. Avec le support d’un diaporama illustré d’une riche iconographie et de tableaux didactiques, Philippe Fréchet retracera d’abord la vie du révolutionnaire ; il donnera lecture de quelques portraits de Blanqui (tracés par ses amis ou ses ennemis) ; enfin, un rapide panorama des idées sociopolitiques de l’époque tentera de situer l’insaisissable Blanqui (et ses émules, les « Blanquistes ») dans ce fouillis idéologique.

« Lorsque je travaillais sur des sujets touchant à l’histoire politique du XIXe siècle (que ce soit pour ma conférence sur Louise Michel, pour celle sur Élisée Reclus ou celle sur Jean Jaurès), chaque fois, j’ai rencontré des mots qui revenaient tel un refrain : « Blanqui », « le blanquisme », « les Blanquistes »... avec, toujours, une sorte d’aura de mystère autour de ces termes, sans que jamais les choses soient très claires... Blanqui et les Blanquistes étaient-ils socialistes, communistes, anarchistes, autre chose ? Pourquoi ce personnage récurrent fut-il, sur la scène politique, à la fois aussi présent et, en même temps, aussi absent (du fait, bien sûr, de ses nombreux et longs séjours en prison) ?

Qui était Auguste Blanqui ?

Que voulait-il exactement ?

Comment comptait-il l’obtenir ?

Cette conférence tente de répondre à toutes ces questions. », dit le conférencier.

Philippe FRECHET est un ancien enseignant. Conférence à l’initiative du Comité Trégor-Argoat des Amies et amis de la Commune de Paris 1871

http://commune-1871-tregor.monsite-orange.fr

Blanqui, "l'Enfermé" au Château du Taureau pendant la Commune de Paris en 1871

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1 avril 2018 7 01 /04 /avril /2018 09:17
Article du Télégramme, pages Morlaix, sur la conférence de Greg Oxley sur la Révolution Française (1789-1794) le mardi 26 mars, en présence de 34 personnes, dont 15 non communistes: "Parti Communiste, la Révolution au programme".

Article du Télégramme, pages Morlaix, sur la conférence de Greg Oxley sur la Révolution Française (1789-1794) le mardi 26 mars, en présence de 34 personnes, dont 15 non communistes: "Parti Communiste, la Révolution au programme".

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