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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 12:09
L'expérience - Un spectacle bouleversant mardi 24 avril à la MJC, sur les ravages du nucléaire militaire - avec Joël Cudennec
L’EXPÉRIENCE


avec Joël CUDENNEC
mise en scène de Dominique DIÉTERLÉ

MARDI 24 AVRIL - 20H30
MJC de MORLAIX

Un texte bouleversant d'après le roman de Christophe Bataille qui aborde la question du nucléaire militaire.

" L'Etat se tait, mais il parlera. Je vous le garantis..."
Un homme vient témoigner publiquement d'un passé douloureux, enfoui sous le secret d'État. Appelé durant la guerre d'Algérie il fut un "cobaye" exposé avec ses hommes aux explosions nucléaires atmosphériques dans le Sahara. Cet homme n'a pas de nom, pas de dossier, pas de haine non plus, juste le souvenir d'un éclair blanc...
Douleur, révolte, incompréhension, son récit poignant déroule ce terrible parcours d'une vie fracassée par la lumière aveuglante de Reggane.
Paru aux éditions Grasset en janvier 2015, ce court roman aujourd’hui adapté pour la scène par Joël Cudennec, se présente comme le témoignage d’un simple appelé du contingent obligé d’être cobaye lors du dernier essai nucléaire atmosphérique à Reggane en Algérie le 25 avril 1961.

Tarifs : 8 € et 5 € (adhérents MJC, étudiants, demandeurs d'emploi)
Réservations à la MJC (02 98 88 09 94)

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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 12:08
Mauvaise nouvelle ! L'unité de soins intensifs de cardiologie de l'hôpital de Morlaix va fermer à la fin du mois d'avril.
 
C'est ce qu'a annoncé aujourd'hui la direction de l'hôpital aux représentants syndicaux du CHSCT.
 
D'aucuns (la presse locale notamment qui a boycotté nos communiqués) avaient considéré que les alertes lancées par notre comité ces dernières semaines noircissaient le tableau, et que nous étions probablement des oiseaux de mauvais augure. Au cours de ces quinze derniers jours, aucun des communiqués ou expressions en direction de la presse locale, alertant de l'imminence de la fermeture probable de l'USIC,  n'a été publié par l'organe central de la pensée unique en Finistère.
 
Malheureusement nos craintes n'étaient que trop fondées !
 
Du coup notre rencontre avec la direction de lundi prochain 23 avril avec la direction prend une autre tournure.
 
On propose aux adhérents et aux usagers de se retrouver nombreux lundi prochain 23 avril à 11 h devant la direction de l'hôpital en appui à la délégation. 
 
Une riposte de plus grande ampleur s'impose pour la semaine prochaine, en lien avec les organisations syndicales si possible.
 
Raison de plus pour que chacun des adhérents et sympathisants du comité de défense participe au rassemblement devant l'hôpital,  lundi 23 avril à 11h, pendant qu'une délégation du comité sera reçue par la directrice de l'hôpital.
 
 
Roger Héré pour le Comité de défense du centre hospitalier du pays de Morlaix 
 
Manif pour l'hôpital de Morlaix et le maintien du service de chirurgie en cardiologie le 2 décembre dernier, avec plus de 2000 participants à la manif!

Manif pour l'hôpital de Morlaix et le maintien du service de chirurgie en cardiologie le 2 décembre dernier, avec plus de 2000 participants à la manif!

Vers une fermeture imminente du service de soins intensifs de l'unité de cardiologie de l'hôpital de Morlaix? Courrier de Martine Carn à la directrice de l'hôpital

 

Nous avons appris le 10 avril dernier, selon des sources officieuses, que la fermeture de l'unité de soins de cardiologie de l'hôpital de Morlaix était imminente.
 
Dès la connaissance de cette information Martine Carn, notre présidente, a adressé un courrier à la directrice de l'hôpital de Morlaix pour lui demander une entrevue en urgence.
 
En effet, une telle situation aurait de graves conséquences sur l'ensemble de l'édifice que constitue l'hôpital de Morlaix.

Voici le courrier que Martine Carn, pour le comité de défense du centre hospitalier public de Morlaix vient d'adresser à la directrice de l'Hôpital, Madame Bénard, pour demander une entrevue. 

La mobilisation ne fait que (re-) commencer et aura besoin d'être de grande ampleur!!!

 

***

 

Comité de défense de l'hôpital public

en Pays de Morlaix                                                                           Le 10 avril 2018

cdhchpm@gmail.com

 

La présidente

 Martine CARN                                                                                        à

                                                                                       

                                                           Madame Bénard, directrice du

Centre hospitalier du Pays de Morlaix

Madame la Directrice,

Selon des informations qui viennent de nous parvenir, nous apprenons que de graves menaces pèsent sur lunité de soins intensifs de cardiologie.

Selon ces informations alarmantes, lUSIC de lhôpital de Morlaix fermerait définitivement, de façon imminente.

Cette situation, si elle était confirmée, serait extrêmement grave par elle-même. Elle ne serait pas non plus sans conséquences sur les autres services de lhôpital, et en particulier le service de réanimation dans un premier temps.
Plus largement cest tout l’édifice de la structure hospitalière qui se trouverait impacté par des réactions en chaîne.

Cette situation est inacceptable.

Ce service ne doit pas fermer, et lhôpital de Morlaix doit être maintenu dans lintégralité de ses missions sans aucune exception.

Compte tenu de la gravité de la situation nous vous demandons une entrevue en toute urgence

Je vous prie dagréer, Madame la directrice, lassurance de ma considération distinguée.

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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 11:59
photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

Sur le marché de Morlaix, ce matin, distribution de "Rouge Finistère n°2" (avril 2018), le journal du PCF, et beaucoup de discussions sous un soleil rayonnant.

Photos de Pierre-Yvon Boisnard.

Les militants communistes sur le marché de Morlaix ce 21 avril pour la distribution de Rouge Finistère, le journal départemental du PCF
Les militants communistes sur le marché de Morlaix ce 21 avril pour la distribution de Rouge Finistère, le journal départemental du PCF
Les militants communistes sur le marché de Morlaix ce 21 avril pour la distribution de Rouge Finistère, le journal départemental du PCF
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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 07:20
Communistes et cégétistes: des terroristes, des preneurs d'otage, des privilégiés: C'est Clerc comme de l'eau de roche. Quand le Télégramme marche dans les pas du Figaro et de Valeurs actuelles

La bêtise de Christine Clerc n'est pas insondable, elle est limpide, elle saute aux yeux. 

Clerc comme de l'eau de roche...  

Dans son petit monde permanenté, de mamies à toutou, un spectre hante les beaux quartiers: le rouge, le syndicaliste furibard, le communiste au couteau entre les dents. 

Tous les samedi, Madame Clerc, ancienne de "L'express", du "Point", de "Elle"', de "Valeurs actuelles", qui a fait sa scolarité chez les Dominicaines du Havre avant de faire Sciences Po, nous fait la messe. 

Non, ma fille, tu n'épouseras pas un communiste: ils puent, ils sont dangereux, malpolis, et ils troublent le sommeil des bourgeois. 

Oh, rassurez-vous, elle n'est pas seule au "Télégramme de Brest", qui retrouve dans ses pages nationales les belles couleurs pétainistes qu'il avait aux temps de l'occupation, à qualifier les rouges de terroristes, de preneurs d'otage, d'empêcheurs de "Travail, famille, patrie" en rond: Hubert Coudurier et Henry Lauret, Anna Cabana font le job, avec avec peut-être moins de délicieuse bonne conscience de bourgeoise versaillaise envoyant les pétroleuses au bagne ou au poteau que mamie Clerc, qui a 76 ans pourrait raccrocher avec l'analyse politique, ce ne serait pas une perte irréparable pour le journalisme. 

C'est vrai qu'il y a sans doute pire que "Le Télégramme de Brest" dans la presse régionale.

Il y a plus indigent, plus décalqué des dépêches AFP, plus propre à alimenter le vote FN.  

Ce journal a encore un traitement sérieux de l'actualité locale, l'actualité régionale étant malheureusement sous la coupe des lobbies du patronat et de la FNSEA, de l'institut de Locarn et des petits amis d'Hubert Coudurier: un journal où l'on laisse à un des banquiers les mieux payés de France, Jean-Pierre Denis, le patron du Crédit Mutuel Arkéa (1,6 millions d'euros par an), le soin, non seulement de rédiger les pages économiques sur la crise au Crédit Mutuel, en empêchant que s'exprime toute voix divergente, mais aussi celui de commenter en mode hagiographique le discours de Macron sur le lien abîmé entre l'Eglise et l'Etat.

Nous avons envoyé deux rappels pour un droit de réponse au brûlot de Thierry Wolton et Christine Clerc associant dans un lien de filiation les deux figures du mal absolu de l'éditorialiste et de l'essayiste révisionniste* de droite, Thierry Wolton: le communisme et l'islamisme.  

Voir le Chiffon Rouge, car vous n'aurez pas pu lire cette tribune en forme de droit de réponse dans le "Télégramme".

Ils calomnient, ils insultent, ils falsifient la vérité, mais il est hors de question de donner la parole à l'adversaire.   

Le communisme a fait le lit de l'islamisme - quand le Télégramme relaie l'hystérie anti-communiste de Monsieur Thierry Wolton (12 avril 2018)

Deux jours après, Christine Clerc récidive avec un édito au titre charmant "Dany, réveille-toi!". Christine Clerc crédite Daniel Cohn-Bendit, l'ancien gauchiste, d'une certaine continuité dans sa mutation libérale qui le pousse à soutenir aujourd'hui Emmanuel Macron, la haine des "crapules staliniennes". 

Je veux donner la parole à Christine, c'est savoureux, et le militant communiste apprend qu'il a décidément beaucoup d'amis, tous ceux qui résistent aux politiques capitalistes, de dérégulation:

"Seulement, on l'a oublié: tout autant qu'au pouvoir gaulliste, Dany s'attaquait à ce qu'il appelait les "crapules staliniennes". Celles-ci auraient-elles disparu? A la SNCF, où la CGT joue sa dernière carte (Ben voyons, le premier syndicat de France, le seul qui permet de tenir la dragée haute aux politiques de droite des gouvernements UMP, socialistes, macronistes, serait aux bords de l'agonie...), comme à Tolbiac où des militants veulent, par la violence, "se réapproprier la fac et les moyen,s de production de l'éducation", on dirait qu'elles cherchent à nouveau à imposer leur loi. On attend un nouveau Dany pour leur répliquer d'une voix forte".       

Un Dany du côté des patrons et des CRS, mais qui aurait 18 ans plutôt que l'âge de Christine Clerc. Une pop star étudiante de droite, en somme... Et bien, cherche bien Christine...

Aujourd'hui, 21 avril 2018, Christine aurait pu écrire sur le triste anniversaire des 16 ans de la première accession du FN au second tour des Présidentielles, 57 ans après la chute du régime de Vichy, qui coïncide avec une manifestation néo-nazie autorisée par l'Etat à Scrignac, un haut lieu de la Résistance (1943-1944). 

Mais notre grande prêcheuse des beaux quartiers a d'autres priorités. L'ennemi, cela reste la CGT et les communistes, auteurs de "dénis de démocratie", contrairement à Macron qui gouverne par ordonnances, muselle le Parlement, et élu par 17% des français au premier tour, impose une politique ultra-libérale rejetée par une majorité de la population. 

Où l'on apprend, c'est savoureux, que les cocos ont eu aussi leurs milliardaires, décidés à bloquer le pays contrairement à ceux, bien plus philanthropes, que fréquente Christine Clerc. 

"Avec 10% d'encartés à la SNCF et EDF" se vantait le "milliardaire communiste" Jean-Baptiste Doumeng, "je bloque le pays"! C'était dans les années Mitterrand, quand le président socialiste semblait pourtant avoir réussi son pari: "Plumer la volaille communiste". Un tel cynisme semble se perpétuer au terme de la première année de Macron". 

Le cynisme de Mitterrand, le cynisme de Macron? Pensez-vous, non ! Le cynisme des grévistes, des gens qui font exprès de perdre leurs journées de salaire ou d'études pour troubler les nuits de notre bon président des riches. 

"... des minorités prétendent, à la SNCF et dans les universités, comme à la Zad de Nantes, imposer leur loi. Engagée dans un ultime et féroce combat pour conserver son pouvoir (et son financement) dans ses bastions traditionnels, la CGT n'hésite pas à prendre en otage les usagers, dont beaucoup, travailleurs indépendants ou salariés des petites entreprises, sont loin de bénéficier des salaires et avantages sociaux des employés de la SNCF ou d'Air France".  

Tous les poncifs de la propagande patronale y sont: les grévistes de la CGT, des privilégiés, des fainéants qui empêchent les vrais travailleurs de bosser, des enragés qui prennent le pays en otage. 

C'est rigolo, en même temps que des plumitifs comme Christine Clerc prétendent effacer la lutte des classes, ils ont tellement de zèle pour chercher à déconsidérer les défenseurs de la classe ouvrière qu'ils ressuscitent malgré eux cette lutte des classes et en révèlent de manière éclatante la vigueur, et la haine profonde que les possédants ont des communistes, des syndicalistes, et de tous ceux qui résistent à la dictature du capital. 

"Comme en mai 1968, et bien que le rapport de force se soit inversé depuis au sein de la gauche, on assiste, en outre, à une surenchère entre les héritiers de l'ancienne puissance communiste-cégétiste et les gauchistes de Sud Rail ou les étudiants de Tolbiac, baptisés non plus "Les enragés" comme au temps de "Dany le rouge" (Daniel Cohn-Bendit) à Nanterre, mais "Les Bloqueurs". 

"La majorité silencieuse (tiens, les concepts du FN...) va t-elle comme un certain 30 mai 68 de manifestation gaulliste sur les Champs-Elysée protester que les élections présidentielle et législatives de 2017 ont fait d'elle une majorité incontestable? Ou bien, inquiète des conséquences de la mondialisation et de l'ouverture à la concurrence, va t-elle freiner Macron dans son élan réformateur?"

"Freiner Macron dans son élan réformateur?"...

Où l'on voit que les plus furieux partisans du pouvoir absolu de la bourgeoisie ont trouvé leur maître et serviteur. 

Ismaël Dupont 

 

* Dans "Le Grand recrutement" (1993), Thierry Wolton, dont le grand combat est la lutte contre le communisme, a fait de Jean Moulin un agent de l'URSS: Pierre Vidal-Naquet et François Bédarida ont démontré l'imposture révisionniste et idéologique de ce pseudo-historien.  

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 05:30
Dès 9 h, ce jeudi matin 19 avril, les postiers étaient mobilisés, à Morlaix. À 11 h, ils vont rejoindre le cortège de manifestants en ville.

Dès 9 h, ce jeudi matin 19 avril, les postiers étaient mobilisés, à Morlaix. À 11 h, ils vont rejoindre le cortège de manifestants en ville.

Les facteurs de Morlaix ont déposé un préavis de grève illimité qui démarre ce jeudi 19 avril. Ils protestent contre la nouvelle organisation mise en place qui augmente leur charge de travail.

Une quinzaine de facteurs était réunie, ce jeudi 19 avril, à 9 h, devant le centre de courrier, à Morlaix. Drapeaux et banderoles étaient de sortie pour ceux qui ont répondu à l’appel de la CGT et Sud pour le premier jour d’une grève illimitée. « Tout le monde n’est pas là. Il y a ceux qui ont décidé de rester chez eux et les facteurs qui vont s’en tenir strictement aux horaires, quitte à ne pas finir leur tournée », explique deux représentants de la CGT et Sud.

 

Six tournées en moins

 

Dans leur viseur : la nouvelle organisation des équipes, mise en place depuis mardi. « Il y a aujourd’hui, à Morlaix, 43 positions de travail réparties entre les facteurs, les courses spéciales, le tri… On en a perdu sept : des départs à la retraite pas remplacés, des CDD pas renouvelés, de l’intérim en moins… », expliquent Olivier Fouquet, de Sud, et Raphaël Prigent, de la CGT.

Concrètement, six tournées sont supprimées et les postiers ont vu leurs horaires réorganisés avec, notamment, une pause méridienne obligatoire de quarante-cinq minutes. « Nous avons perdu notre prime collation qui équivalait quand même à 40 euros par mois », regrette Raphaël Prigent. Olivier Fouquet dénonce les « sous-effectifs permanents. Il faudrait sept à huit recrutements ».

 

 

Fermeture annoncée des bureaux de poste du Leclerc et de Taulé

 

« La direction de La Poste se base sur la baisse du volume de courrier mais il y a plus de colis à livrer avec le commerce sur internet et tous les nouveaux services qui se sont rajoutés. Au final, ceux qui en pâtissent, ce sont les usagers. À commencer par les entreprises, qui ont leur boîte postale disponible non plus à 8 h mais à 8 h 40. Et les particuliers, dont la distribution du courrier peut être perturbée ! », lancent les deux syndicalistes.

« Pour le moment, c’est au niveau du courrier que ça coince. Mais les agences vont aussi être impactées », prévient Olivier Fouquet. Dans les tuyaux pour septembre : la fermeture des bureaux de poste du Leclerc, à Morlaix, et celui de Taulé. « C’est encore du service public en moins… ».

À ce sujet, La Poste précise que le bureau de Taulé « reste un bureau de plein exercice avec des horaires qui seront prochainement adaptés à son activité réelle ». Quant à celui de La Boissière, dans la galerie du Leclerc, « une réflexion est actuellement menée par la direction ». Qui tient à rappeler que « même si la forme de sa présence évolue localement dans le cadre de partenariats (agence postale communale ou relais commerçants), l’accessibilité à ses services demeure ».


Le Télégramme, 20 avril 2018 

manif Pierre-Yvon Boisnard

manif Pierre-Yvon Boisnard

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 05:29
Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photos de la manifestation du 19 avril 2018 à Morlaix (Jean-Luc Le Calvez et Pierre-Yvon Boisnard)
Photos de la manifestation du 19 avril 2018 à Morlaix (Jean-Luc Le Calvez et Pierre-Yvon Boisnard)
photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Jean-Luc le Calvez

photo Jean-Luc le Calvez

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Jean-Luc Le Calvez

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 11:48
photos I Dupont

photos I Dupont

Rouge Finistère distribué au lycée, en manif et au marché - fête du Viaduc: les militants du PCF Morlaix sur le pont!
Rouge Finistère distribué au lycée, en manif et au marché - fête du Viaduc: les militants du PCF Morlaix sur le pont!
Rouge Finistère distribué au lycée, en manif et au marché - fête du Viaduc: les militants du PCF Morlaix sur le pont!

Distribution de journaux Rouge Finistère (journal départemental du PCF) chaleureuse ce midi, Lucienne et moi, sous un soleil rayonnant devant le lycée Tristan Corbière.

Près de 350 journaux partagés avec les lycéens et leurs professeurs à la sortie des cours. 

La prochaine distribution sur le marché de Morlaix sera le samedi 21 avril, de 10h à 12h, et bien sûr dans la manif à Morlaix demain, 19 avril.  

Bien sûr, c'est le moment d'agir, partout ça craque!

En revenant petite séance collage des belles affiches de la fête du 1er mai du PCF à Morlaix (merci Anne et Chris!) au dessus du travail d'embellissement de la ville de Morlaix réalisé par Glenn.

Le PCF Morlaix, c'est une équipe de choc, toujours sur la brèche!

I Dupont

Rouge Finistère distribué au lycée, en manif et au marché - fête du Viaduc: les militants du PCF Morlaix sur le pont!
Rouge Finistère distribué au lycée, en manif et au marché - fête du Viaduc: les militants du PCF Morlaix sur le pont!
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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 07:16
photos Ismaël Dupont

photos Ismaël Dupont

Maha Hassan raconte la révolution de 2011, la guerre en Syrie, son enfance de fille de communiste dans le pays de Big Brother, le président éternel, la place des kurdes dans la société et la situation syrienne, sa naissance à la vocation d'écrivain ce mardi 17 avril au local du PCF à Morlaix
Maha Hassan raconte la révolution de 2011, la guerre en Syrie, son enfance de fille de communiste dans le pays de Big Brother, le président éternel, la place des kurdes dans la société et la situation syrienne, sa naissance à la vocation d'écrivain ce mardi 17 avril au local du PCF à Morlaix
Maha Hassan raconte la révolution de 2011, la guerre en Syrie, son enfance de fille de communiste dans le pays de Big Brother, le président éternel, la place des kurdes dans la société et la situation syrienne, sa naissance à la vocation d'écrivain ce mardi 17 avril au local du PCF à Morlaix
Maha Hassan raconte la révolution de 2011, la guerre en Syrie, son enfance de fille de communiste dans le pays de Big Brother, le président éternel, la place des kurdes dans la société et la situation syrienne, sa naissance à la vocation d'écrivain ce mardi 17 avril au local du PCF à Morlaix

 

C'était hier, le 17 avril, le jour de la fête nationale syrienne, commémoration de son indépendance vis-à-vis de la France en 1945.

Et ce fut un moment extraordinaire pour les chanceux qui ont pu participer au local du PCF Morlaix avec Maha Hassan à cette rencontre passionnante et très chaleureuse qui a duré deux heures et quart ce mardi 17 avril 2018.
 

L'écrivaine Maha Hassan (11 romans publiés), originaire d'Alep, réfugiée politique en France depuis 2004 et le contexte de la répression contre le printemps kurde (ses livres étaient interdits de publication en Syrie et la pression des moukharabat se resserrait contre elle), Morlaisienne depuis 2 ans et demi, nous a raconté hier à l'occasion des "Mardi de l'éducation populaire" de la section PCF du pays de Morlaix:

- " Le grand rêve qui a animé le début de la révolution syrienne, un rêve de liberté, d'égalité, de fraternité, un rêve qui s'est abîmé avec la réussite du scénario machiavélique imaginé par Bachar al-Assad et son régime qui considère les Syriens révoltés comme des microbes, un virus: islamiser et militariser la rébellion pour la délégitimer et l'empêcher de porter une vraie alternative pour le peuple syrien. Daech est une invention de Bachar-al-Assad et le complice de son régime: c'est lui qui a gagné. Aujourd'hui, en Syrie, après 400 000 ou 500 000 morts, 5 à 6 millions d'exilés à l'étranger, le lâchage de la communauté internationale, l'internationalisation du conflit et sa transformation en conflit sectaire et communautaire, la mentalité est abîmée, la haine très présente entre les gens, la peur omniprésente. La révolution a échoué et le peuple syrien se retrouve prisonnier d'un monstre, d'un sauvage, qui considère la Syrie comme sa ferme privée et les syriens comme du bétail, ses esclaves, un type médiocre qui n'était pas programmé pour gouverner, qui a hérité de son peuple et de son pays comme dans une monarchie. Les Syriens en 2011 n'avaient pas l'expérience pour exercer l'action politique, pas de guide, de modèle, de précédent pour leur révolution, il s'organisait en coordinations locales et en fédération de coordinations locales. Le rêve des Syriens, cela a été la crainte des pays arabes voisins: un projet progressiste et de nation libre réunissant alaouites, kurdes, sunnites, chrétiens, ..., c'était insupportable pour les pays du pétrole qui ont joué un mauvais rôle en finançant des groupes armés franchisés islamisés à leur solde dans l'armée libre, avec un agenda à leur main. C'est aussi le pouvoir économique du Qatar, de l'Arabie Saoudite, en même temps que la perversité de Bachar al-Assad qui a libéré les islamistes les plus dangereux pour qu'ils créent Al-Nosra puis Daech, qui ont dénaturé la révolution. La révolution était très claire, on savait ce qu'on voulait, les laïcs, les progressistes, les communistes, les kurdes, les druzes, les intellectuels de gauche, les femmes activistes étaient engagés dans cette révolution mais Bachar-al-Assad, avec ses renseignements, son régime très fort et terroriste, l'expérience de la répression de ses services de sécurité, a réussi à pervertir et dénaturer ce conflit de la liberté. Bachar n'a jamais affronté Daech comme on le croit, et l'inverse est vrai aussi, Daech combattait l'Armée Libre, pas Bachar : à vrai dire, ce conflit n'est pas entre Bachar et l'Etat Islamique mais contre l'intérêt du peuple syrien, entre Iraniens, Russes, Américains, Turcs, Arabes du Qatar et d'Arabie Saoudite, qui instrumentalisent et manipulent les parties en présence. L'opposition syrienne est exil est complètement contrôlée par les Frères Musulmans, une force réactionnaire".

- "J'ai grandi dans le pays de Big Brother: on avait peur des voisins, des murs, de nous-mêmes. La Syrie de Hafez-al-Assad, qui est arrivé au pouvoir en 72, 5 ans après ma naissance, c'était un Etat policier: il y avait peut-être un employé de la police secrète pour 5 civils. Un régime politique mafieux. Mon père était communiste, il m'appelait camarade quand j'étais petite et cela me faisait tellement plaisir, mais je n'ai jamais connu des activités communistes légales. Les copains de mon père étaient inquiétés par les services de sécurité, arrêtés, emprisonnés. Mon premier article à 14 ans, non signé par crainte des représailles, était dans une revue communiste clandestine. Mon père qui était analphabète comme ma mère, et ouvrier du textile, et ses camarades plus instruits souvent, ont orienté mes savoirs. Mes premières lectures sérieuses, ce n'était pas le Coran, mais la vie de Lénine, les abécédaires du marxisme. Plusieurs parrains m'ont permis en tant que fille d'avoir de l'ambition et de l'ambition intellectuelle dans une société patriarcale où la place des filles est au foyer, où leur liberté est perçue comme une menace pour l'honneur de la famille. Mon père parfois m'a écrasé, mes voisins qui voulaient que je porte le voile, faisaient pression sur mon père, athée: mais moi je rêvais de faire des études en URSS, comme les filles de mes amies, puis de faire du théâtre, j'ai grandi intellectuellement avec la littérature européenne, l'existentialisme. J'ai finalement fait des études de droit, la seule du quartier (un quartier populaire et conservateur des faubourgs d'Alep) de ma génération inscrite à la fac. Je ne suis devenue écrivain pendant mes études de droit tout en travaillant, en publiant d'abord au Liban, puis en Syrie, puis de nouveau au Liban quand mes livres ont été interdits".

- "Un seul de mes six frères et soeurs est resté en Syrie, à Alep, les 5 autres sont en Suède en Finlande, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Turquie. Mon père est mort avant la guerre, après mon départ pour la France, ma mère est morte des suites d'un bombardement sur sa maison à Alep. Elle n'avait plus de raison de vivre, elle est morte une semaine après: elle ne voulait pas lâcher sa machine à laver, sa télévision, son canapé, qu'elle avait mis des années à obtenir. Elle a perdu la raison de son existence. Ma mère racontait magnifiquement les histoires: je l'appelais souvent depuis la France, elle mettait le speaker pour les voisins sinistrés par la guerre qu'elle accueillait, je l'ai appris très tard. Elle ne voulait pas quitter son quartier, sa maison, qui aurait été confisquée au profit d'autres réfugiés".

- "les voisins d'Alep me racontaient par téléphone qu'ils pouvaient mourir pour aller chercher une bouteille d'eau, des carottes ou un kilo de tomate. Le rapport à la mort, même de ma mère, était devenu complètement différent. On vivait pour la survie, on s'étonnait chaque jour d'être toujours en vie, la mort des autres était devenue banale. Aujourd'hui, les réfugiés contraints vivent avec leur défaite, leurs cauchemars, les horreurs qu'ils ont vécu, ils n'ont plus de métier, plus de raison sociale, plus de rêve, ils ne trouvent pas le sommeil parce qu'ils n'entendent plus les bombardements. Par les réfugiés en Europe, il y a aussi des partisans de Bachar, des chabiha, des gens dont la guerre et l'islamisme ont influencé la conscience. Des problèmes de conflits identitaires et culturels en Europe sont à prévoir pour l'avenir: on ne peut pas sortir d'une guerre aussi atroce indemnes. Et leur exil n'est pas choisi".

Maha est réfugiée politique à Paris après la répression du printemps kurde en 2004, Maha Hassan. C'est la petite-fille d'une rescapée arménienne du génocide des Arméniens adoptée en Syrie alors qu'elle n'avait pas quatre ans. Elle a obtenu le prix Hellman-Hammet d'Human Rights Watch en 2005, un prix créé au départ pour s'opposer aux persécutions du maccarthysme aux Etats-Unis contre les intellectuels de gauche. Cela lui vaudra une résidence d'écrivain de six mois dans la maison d'Anne Frank à Amsterdam où elle affrontera les démons de son exil et des histoires douloureuses qu'elle porte avec elle.

Maha Hassan qualifie elle-même son écriture de "littérature bâtarde". Ce n'est pas de la littérature kurde car elle écrit en arabe. Ce n'est pas de la littérature arabe "pure" parce qu'elle porte une mémoire collective kurde contractée avant même qu'elle ait appris à parler. La littérature et la philosophie européenne, l'existentialisme notamment, ont été constitutives aussi de son projet d'écriture s'affrontant aux tabous d'un Islam conservateur: l'oppression et la sexualité des femmes, leur volonté d'émancipation, l'athéisme.

Comme bon nombre d'intellectuels laïcs et progressistes, dont beaucoup ont connu la prison et la torture du régime, elle a soutenu la révolution citoyenne en Syrie. Maha Hassan porte aujourd'hui un regard aigu sur la répression d'une férocité inouïe de la révolte populaire, d'abord pacifique, par les sbires de Bachar-al-Assad, comme sur les dangers de l'islamisme djihadiste qui a fait une OPA sur la rébellion avec la complicité du régime lui-même, des états du Moyen-Orient et de Turquie. Les pays occidentaux et la communauté internationale ont aussi leur part de responsabilité, qui ont laissé Bachar massacrer son peuple. Même en France, avec ses parents coincés à Alep, ses amis pris dans la tourmente de la guerre, et jusqu'à aujourd'hui sa famille et ses amis bombardés dans l'enclave d'Afrin, Maha Hassan a vécu la guerre de manière extrêmement cruelle, avec d'autant plus d'envie de raconter un pays et une culture qui n'existeront plus jamais comme avant, mais aussi de comprendre les racines du mal et de la violence.

Romans de Maha Hassan publiés au Liban ou en Syrie :

Titres traduits de l'arabe:
- Métro d'Alep
- Bonjour la guerre
- Les Tambours de l’Amour, éditions El-Rayyes, Beyrouth, Liban, 2012.
- Les filles de prairies (roman), éditions El- Rayyes, Beyrouth, Liban, 2011.
- Cordon ombilical, éditions El- Rayyes, Beyrouth, Liban, 2010. (sélectionné sur la liste du prix du roman arabe «Booker»).
- Chants du néant, éditions El- Rayyes, Beyrouth, Liban, 2009.
- Le tableau de la couverture. Les murs de déception sont plus hauts, éditions Nashiron, Syrie, 2002.
- L’infini- récit de l’autre, éditions Al-Hiwar, Syrie, 1995

Un premier roman de Maha Hassan a été traduit en italien en 2017. Deux livres écrits en français sont en préparation pour 2018.

 

Prochains mardi de l'éducation populaire: 

 

Le Mardi 29 mai: à Lanmeur avec Gérard Le Puill, journaliste à l'Humanité, 20h: Quelle transition écologique pour la planète?

Le Mardi 12 juin, local du PCF Morlaix avec Yann Le Pollotec, membre de la direction nationale du PCF, animateur des commissions Révolution Numérique, Industrie, 18h-20h30: 

"Chair à Gaffa? Révolution numérique et révolution du travail, des relations sociales, de la vie quotidienne: comment maîtriser notre avenir face aux enjeux de renforcement de l'emprise capitaliste sur nos vies".  

 

 

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 06:19
Le 22 mars, 1200 personnes étaient dans la rue pour défendre la fonction publique. | Archives photo Ouest-France

Le 22 mars, 1200 personnes étaient dans la rue pour défendre la fonction publique. | Archives photo Ouest-France

Ouest-France
Morlaix. Jeudi, c’est « convergence des luttes », place des Otages

Publié le 17 avril 2018

 

Les syndicats appellent à une journée de mobilisation regroupant tous corps de métiers et statuts. Ils dénoncent les réformes du gouvernement.

Les organisations syndicales morlaisiennes CGT, FSU, Solidaires et FO appellent « à une journée de convergences revendicatives et de luttes interprofessionnelles », jeudi 19 avril, à partir de 11 h, place des Otages.

Citant les deux dernières manifestations en ville (qui ont réuni plus d’un millier de personnes chacune), elles soulignent : « Toutes ces actions montrent que les salariés, les retraités, les jeunes ne s’en laissent pas conter. Ils exigent une autre action politique du gouvernement et que le patronat réponde à leurs revendications dans les entreprises. »

Le PCF, qui dénonce « une grande violence » à l’égard de ces personnes, avec notamment « la hausse de la CSG et la baisse des APL, la casse de l’hôpital public, du code du travail », ou encore le « tri social des étudiants à l’entrée de l’université », appelle également à la mobilisation.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-jeudi-c-est-convergence-des-luttes-place-des-otages-5702398

Communiqué de presse de la section PCF du pays de Morlaix

 

Face à la casse sociale et au mépris, unissons-nous !

Toutes et tous jeudi 19 avril à 11h place des Otages à Morlaix à l’appel des syndicats.

 

La politique d’Emmanuel Macron, c’est toujours plus de cadeaux aux très riches et aux multinationales, et une grande violence à l’égard des salariés, des retraités, des précaires, des jeunes comme des anciens, des familles, des personnels et usagers des services publics : hausse de la CSG et baisse des APL, casse du logement social, de l’hôpital public, du code du travail, privatisation de la SNCF et casse du statut de ses personnels, tri social des étudiants à l’entrée de l’Université, suppression du service d’information et d’orientation de l’Éducation Nationale, amputation des budgets publics et du nombre d’agents au service de la population, braderie au privé de ce qui est notre propriété commune.

Et à la casse sociale s’ajoutent le mépris et la surdité vis-à-vis des souffrances et des colères.

Ces choix creusent les inégalités sociales, territoriales, augmentent la pauvreté et la précarité, piétinent les valeurs qui fondent notre vie commune, tournent le dos au progrès social comme aux engagements pris sur le climat, fracturent notre société, rabaissent notre pays.

À l’opposé, les luttes actuelles des cheminots, des personnels des hôpitaux et des Ehpad, des postiers, et de tous les personnels et usagers des services publics, celles des salariés mobilisés pour leur emploi, leurs conditions de travail, leurs salaires, celles des étudiants, des citoyens engagés pour les droits humains et la solidarité, portent l’intérêt général.

Jeudi 19 avril une première journée de convergence des luttes est organisée par les syndicats.

Les communistes lui apportent tout leur soutien et appellent toutes et tous à se joindre au rassemblement prévu jeudi à 11h à Morlaix place des Otages 

Unissons-nous contre la politique de Macron et pour des propositions alternatives progressistes, pour une société d’égalité, de solidarité, d’émancipation humaine, pour la sécurisation de l’emploi et de la formation, le développement des services publics et de la protection sociale, l’accès de chacun-e aux droits fondamentaux et aux biens communs.

Morlaix, le 16 avril 2018

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17 avril 2018 2 17 /04 /avril /2018 05:39
Maha Hassan

Maha Hassan

La prochaine conférence-débat des Mardi de l'éducation populaire de la section PCF du pays de Morlaix aura lieu le mardi 17 avril de 18h à 20h. 

Réunion publique ouverte à tous, au local du PCF, 2 petite rue de Callac

 

Témoignage exceptionnel - 

Rencontre avec l'écrivaine, Maha Hassan, originaire d'Alep, réfugiée en France depuis 2004 et d'origine kurde, vivant à Morlaix depuis deux ans.  

Les thèmes de cette intervention:

L'écriture de l'identité, la mémoire, de la dictature et de la guerre, de l'exil et de la condition féminine  

Le combat des femmes pour la liberté dans une société traditionaliste et musulmane

La révolution et la guerre en Syrie

Les Kurdes syriens: quelle histoire? quelles réponses possibles à l'agression d'Erdogan et des islamistes?  

La place du communisme et des idées progressistes dans l'histoire syrienne contemporaine

 

Le 17 avril, la section PCF de Morlaix organise une réunion publique avec l'écrivaine syrienne Maha Hassan; Celle-ci est réfugiée en France depuis 2004 et vit depuis deux ans dans le Finistère. Après avoir écrit sa première nouvelle publiée dans un grand magazine libanais sur la sexualité féminine à 18 ans, elle est l'auteur de huit romans écrits en langue arabe qui lui ont valu deux nominations sur la short list de la plus haute distinction littéraire arabe. Elle présentera au local du PCF Morlaix (2, petite rue de Callac à 18h) son témoignage sur la guerre en Syrie, la cruauté et le cynisme du régime des Al-Assad et du Baas, la condition des femmes, le long combat des Kurdes pour le droit à la dignité, l'écriture de la mémoire, de l'identité et de l'exil. 
 
Maha est réfugiée politique à Paris après la répression du printemps kurde en 2004, Maha Hassan. C'est la petite-fille d'une rescapée arménienne du génocide des Arméniens adoptée en Syrie alors qu'elle n'avait pas quatre ans. Elle a obtenu le prix Hellman-Hammet d'Human Rights Watch en 2005, un prix créé au départ pour s'opposer aux persécutions du maccarthysme aux Etats-Unis contre les intellectuels de gauche. Cela lui vaudra une résidence d'écrivain de six mois dans la maison d'Anne Frank à Amsterdam où elle affrontera les démons de son exil et des histoires douloureuses qu'elle porte avec elle. 
 
Maha Hassan qualifie elle-même son écriture de "littérature bâtarde". Ce n'est pas de la littérature kurde car elle écrit en arabe. Ce n'est pas de la littérature arabe "pure" parce qu'elle porte une mémoire collective kurde contractée avant même qu'elle ait appris à parler. La littérature et la philosophie européenne, l'existentialisme notamment, ont été constitutives aussi de son projet d'écriture s'affrontant aux tabous d'un Islam conservateur: l'oppression et la sexualité des femmes, leur volonté d'émancipation, l'athéisme.  
 
Comme bon nombre d'intellectuels laïcs et progressistes, dont beaucoup ont connu la prison et la torture du régime, elle a soutenu la révolution citoyenne en Syrie. Maha Hassan porte aujourd'hui un regard aigu sur la répression d'une férocité inouïe de la révolte populaire, d'abord pacifique, par les sbires de Bachar-al-Assad, comme sur les dangers de l'islamisme djihadiste qui a fait une OPA sur la rébellion avec la complicité du régime lui-même, des états du Moyen-Orient et de Turquie. Les pays occidentaux et la communauté internationale ont aussi leur part de responsabilité, qui ont laissé Bachar massacrer son peuple. Même en France, avec ses parents coincés à Alep, ses amis pris dans la tourmente de la guerre, et jusqu'à aujourd'hui sa famille et ses amis bombardés dans l'enclave d'Afrin, Maha Hassan a vécu la guerre de manière extrêmement cruelle, avec d'autant plus d'envie de raconter un pays et une culture qui n'existeront plus jamais comme avant, mais aussi de comprendre les racines du mal et de la violence.   

Romans de Maha Hassan publiés au Liban ou en Syrie :

Titres traduits de l'arabe:

- Métro d'Alep

- Bonjour la guerre

- Les Tambours de l’Amour, éditions El-Rayyes, Beyrouth, Liban, 2012.
Les filles de prairies (roman), éditions El- Rayyes, Beyrouth, Liban, 2011.
Cordon ombilical, éditions El- Rayyes, Beyrouth, Liban, 2010. (sélectionné sur la liste du prix du roman arabe «Booker»).
Chants du néant, éditions El- Rayyes, Beyrouth, Liban, 2009.
Le tableau de la couverture. Les murs de déception sont plus hauts, éditions Nashiron, Syrie, 2002.
L’infini- récit de l’autre, éditions Al-Hiwar, Syrie, 1995

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