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30 mars 2018 5 30 /03 /mars /2018 06:19
Les dirigeants du Club cycliste morlaisien, Gérard Lemesle (secrétaire), Hervé Traon (vice-président) et Jean-Jacques Guillerm (président), regrettent de devoir quitter leur local situé au pavillon du Pouliet.

Les dirigeants du Club cycliste morlaisien, Gérard Lemesle (secrétaire), Hervé Traon (vice-président) et Jean-Jacques Guillerm (président), regrettent de devoir quitter leur local situé au pavillon du Pouliet.

Dans le cadre d’une remise à plat de l’utilisation de ses locaux par les associations, la municipalité de Morlaix entend réattribuer le pavillon du Pouliet. Au grand dam des cyclistes, qui refusent d’être relogés à Aurégan, sur les hauteurs de la ville.

« Bienvenue dans notre local de 10,73 m2, qu’on utilise pour se changer et boire un verre, après nos sorties du mercredi et du dimanche ». Réunis dans la salle qui leur est dévolue, depuis une douzaine d’années, à l’intérieur du pavillon du Pouliet, les dirigeants du Club cycliste morlaisien (CCM) ont vite fait le tour du propriétaire.

« C’est petit, mais ça nous suffit », résume le président, Jean-Jacques Guillerm, dont l’association utilise également, de temps à autre, l’espace de réunion situé à l’étage.

« Grimper jusqu’à là-haut après une sortie de 100 km… »

Seulement voilà, la municipalité a demandé au CCM, mais aussi aux autres structures hébergées au Pouliet (Amnesty international, Association pour le droit de mourir dans la dignité…) de quitter les lieux. En proposant aux cyclistes une salle à l’entrée du stade Aurégan. « On nous dit qu’ici ce n’est pas aux normes. Mais là-bas, c’est pire », fustigent les dirigeants du club, qui compte une centaine de licenciés loisirs.

Mais c’est surtout la situation géographique qui les rebute. « Grimper jusqu’à là-haut, après une sortie de 100 km, ça va en dissuader plusieurs. Sans compter que la descente depuis Kernéguès est très dangereuse ».

 " On ne va quand même pas revenir 20 ans en arrière, quand notre siège était situé au bar chez Bourlès "

« On ne va quand même pas revenir 20 ans en arrière, lorsque notre siège était situé au bar chez Bourlès, place des Jacobins », lance Jean-Jacques Guillerm, en précisant que le CCM ne demande pas la moindre subvention à la ville.

« On ne les met pas dehors »

« Quand ils partent du Pouliet vers la route de Paris, ils doivent aussi monter, non ? », rétorque Agnès Le Brun, en soulignant que « les salles, mises à disposition gratuitement, ne sont pas forcément attribuées à vie ». « 70 associations ont un local exclusif. On veut remettre à plat l’utilisation de ces salles, rationaliser et mutualiser », explique le maire, en précisant vouloir réattribuer le pavillon du Pouliet à « une association qui se développe et qui a besoin de place ». Sans divulguer laquelle. « Les cyclistes nous disent qu’on les met dehors, mais c’est faux. En plus d’Aurégan, on leur a proposé un local à Coat-Congar », prolonge l’adjointe aux sports, Charlotte Julie.

L’UCPM dans le même cas

« Dans un préfabriqué qui sert de toilettes, ce n’est même pas pensable », ironise Jean-Jacques Guillerm, sur la même longueur d’onde que l’autre club cycliste de la ville, lui aussi contraint de quitter le Pouliet. « J’attends une nouvelle proposition de la municipalité, indique Fabrice Manchec, le président de l’Union cycliste du pays de Morlaix (UCPM), qui ne veut pas polémiquer. Mais ce qui est certain, c’est qu’on n’ira pas à Aurégan. Vous voyez des gamins de dix ans remonter là-haut par la rocade ou par la rue des Brebis ? ».

http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/pavillon-du-pouliet-reattribue-l-amertume-des-cyclistes-29-03-2018-11906547.php

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30 mars 2018 5 30 /03 /mars /2018 06:14
Plougasnou. 15 licenciements chez Global Seafood (Monique Keromnès, Le Télégramme, 29 mars 2018)

Plougasnou. 15 licenciements chez Global Seafood

Publié le 29 mars 2018 Monique Kéromnès (Le Télégramme) 

 

Avant la reprise, en décembre 2016, les Viviers de la Méloine employaient 34 personnes. Global Seafood avait relancé l’activité avec 23 salariés.

En redressement depuis fin janvier, la société Global Seafood, à Plougasnou, va licencier 15 de ses 23 salariés. Une décision qui intervient moins d’un an et demi après la reprise des Viviers de la Méloine, en décembre 2016.

Dans quelques jours, quinze salariés sur les 23 que compte l’entreprise Global Seafood, au port du Diben, à Plougasnou, vont recevoir leur notification de licenciement. « C’est l’une des mesures de notre plan de continuation. On veut alléger la structure, et notamment la masse salariale », explique le cogérant de l’entreprise, Pierre-Yves Bizien. Surtout des postes de production. Pour rappel, Global Seafood, spécialisée dans le commerce de gros de poissons, mollusques et crustacés, a été placée en redressement judiciaire fin janvier. Depuis, 19 des 23 salariés sont au chômage technique. Le tribunal avait octroyé une période d’un mois d’observation avant de la prolonger de deux mois, le 27 février. La société avait repris lesViviers de la Méloine, qui appartenaient à Capitaine Houat (groupe Intermarché), en décembre 2016.
« Le but est de retrouver l’équilibre en se concentrant sur notre activité de base », ajoute Pierre-Yves Bizien, avant d’indiquer que l’essentiel des postes supprimés sont ceux de la production. « Ce qui n’empêche pas de garder les mêmes objectifs que l’an dernier, à savoir 800 tonnes de crustacés vendus sur une année, et le même niveau de chiffre d’affaires. En revanche, on arrête l’activité coquillages. C’est elle qui était la plus consommatrice de main-d’œuvre », détaille le chef d’entreprise. « Ce n’est pas évident d’en arriver là. Quand on a repris, notre souhait était vraiment de sauver les emplois… »

Embargo chinois et contrat non honoré

Comment Global Seafood en est-elle arrivée là, moins d’un an et demi après la reprise ? « Il y a d’abord eu la perte de notre marché principal, la Chine, qui a mis en place un embargo, trois mois après la reprise. On ne pouvait pas le voir venir. L’autre raison, c’est l’accord qui nous liait au groupe Intermarché qui n’a pas fonctionné, aussi bien de notre côté que du leur ».

À lire sur le sujet En redressement depuis janvier

Pour s’en sortir, l’entreprise vise désormais des marchés en Asie du Sud-Est, du côté de Hong Kong, Singapour ou la Malaisie. « Nous continuerons aussi à travailler avec Intermarché et Le Saint, mais sans contrat. En fonction de leurs besoins et des nôtres ».

L’amertume des salariés

Chez les salariés, c’est l’amertume qui règne. « Et on les comprend. Les conditions de départ vont être moins bonnes que s’ils avaient quitté l’entreprise il y a un an et demi, notamment au niveau des indemnisations. Bien sûr, ils ont travaillé entre-temps mais il y a eu de la souffrance et à chaque mise en redressement, c’est un traumatisme », regrette Frédéric Huon, responsable départemental de la CFDT. Un cabinet a été désigné pour accompagner les quinze licenciés. Le plan de continuation sera présenté le 24 avril au tribunal de commerce.

http://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/plougasnou-15-licenciements-chez-global-seafood-29-03-2018-11906482.php 

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 12:07
Photos de la conférence de Greg Oxley - Ismaël Dupont

Photos de la conférence de Greg Oxley - Ismaël Dupont

Une conférence passionnante de Greg Oxley sur la Révolution Française au local du PCF devant 32 personnes ce mardi 27 mars 2018
Une conférence passionnante de Greg Oxley sur la Révolution Française au local du PCF devant 32 personnes ce mardi 27 mars 2018
Une conférence passionnante de Greg Oxley sur la Révolution Française au local du PCF devant 32 personnes ce mardi 27 mars 2018
Une conférence passionnante de Greg Oxley sur la Révolution Française au local du PCF devant 32 personnes ce mardi 27 mars 2018
Une conférence passionnante de Greg Oxley sur la Révolution Française au local du PCF devant 32 personnes ce mardi 27 mars 2018
Une conférence passionnante de Greg Oxley sur la Révolution Française au local du PCF devant 32 personnes ce mardi 27 mars 2018
Une conférence passionnante de Greg Oxley sur la Révolution Française au local du PCF devant 32 personnes ce mardi 27 mars 2018

Greg Oxley, animateur du journal La Riposte, militant communiste parisien, guide conférencier pour des voyages culturels à Paris et en Europe, a animé une conférence d'une très grande richesse et clarté sur la Révolution Française (1789-1794) qui a vivement intéressé les participants de cette fin d'après-midi d'éducation populaire, hier soir, entre 18h-20h. 

32 personnes étaient présentes, dont 15 qui n'étaient pas membres du PCF, ce que nous considérons comme encourageant (d'autant que de nombreuses autres personnes invitées et intéressées s'étaient excusées, car non disponibles) et elles n'ont pas regretté leur présence tant l'introduction à la Révolution Française de Greg Oxley était limpide et stimulante, ouvrant des perspectives sur le présent, des analogies historiques, et résumant avec un sens de la perspective politique et de la synthèse cette succession d'événements très touffue et si importante pour l'histoire moderne de l'Humanité, avec des thèses fortes de Greg Oxley que nous allons retranscrire.

La prochaine conférence-débat des Mardi de l'éducation populaire de la section PCF du pays de Morlaix aura lieu le mardi 17 avril de 18h à 20h. 

Réunion publique ouverte à tous, au local du PCF, 2 petite rue de Callac

Ses thèmes:

Le combat des femmes pour la liberté dans une société traditionnelle et musulmane, la révolution et la guerre en Syrie, les Kurdes syriens, la complexité de cette société et de ces identités enchâssées, la gauche intellectuelle en Syrie et dans le Proche-Orient, l'écriture de la mémoire et de la guerre  

Témoignage - Rencontre avec l'écrivaine, Maha Hassan, originaire d'Alep, réfugiée en France depuis 2004 et d'origine kurde, vivant à Morlaix depuis deux ans.  

 

Morceaux choisis de la:

Conférence de Greg Oxley sur la Révolution Française

Morlaix, 27 mars 2018  

 

L'actualité encore vivante de la Révolution Française, si elle continue à nous parler, c'est d'abord par le caractère inabouti des promesses révolutionnaires de liberté, d'égalité, de pouvoir par et pour le peuple. Aujourd'hui, il y a sans doute une plus grande concentration de richesses entre les mains d'une minorité que pendant l'Ancien Régime. Les questions qu'a posé la Révolution sont toujours d'actualité. La Révolution Française est aussi un enjeu politique actuel puisque une série d'historiens depuis les années 90 pratiquent une forme de révisionnisme en pensant la révolution sans le peuple, comme si ce n'était pas l'acte et l'accomplissement de la population opprimée. 

Comme n'importe dans quelle révolution profonde et sérieuse, le peuple s'est cherché pendant les événements révolutionnaires. Ceux-ci ont comporté deux temporalités différentes, divisés par une période de contre-révolution et dont l'alternance coïncide aussi avec le déclenchement de la guerre européenne. La révolution française n'est pas une montée linéaire, c'est une longue série de soulèvements, de mouvements insurrectionnels,  plus ou moins progressistes dans leur manifestation, se déroulant sur de longues années. 

Les masses sont ordinairement passives. Pour la plupart des gens, de manière accoutumée, la politique, c'est l'affaire des puissants. La Révolution Française a été un de ces moments rares où les masses ont pris en main leurs propres destinées, sans toujours bien distinguer au départ vrais amis et faux amis. Une révolution est en même temps un apprentissage. 

Dans la première phase de la Révolution, orientée par la bourgeoisie mais stimulée par le peuple, le peuple imaginait qu'il avait conquis la liberté et qu'il y avait un compromis possible avec la monarchie. A suivi une phase de rempli révolutionnaire après la première poussée en avant entre juillet et octobre 1789, puis est venue une deuxième phase avec la fuite en Belgique de la famille royale fin 1791 et le début de la guerre révolutionnaire en 1792. 

La Révolution Française n'a pas une valeur essentiellement nationale, fondatrice de notre nation, les révolutionnaires ont voulu immédiatement lui donner une portée internationale, universelle, et les ferments de révolution étaient présents aussi dans d'autres pays. Le but de la constitution de 1793 est l'émancipation de l'humanité, la liberté universelle. Les masses étaient de 1789 à 1793 imprégnées de l'idée qu'elles luttaient pour toute l'humanité. C'était une menace pour les puissances européennes de l'époque. 

Le contexte: la France à l'époque pré-révolutionnaire. 

Entre fin XVIIe et fin XVIIIe siècle, une période de forte expansion économique. Le commerce et la croissance multipliés par cinq, sous la monarchie absolutiste qui n'est déjà plus féodale mais qui utilise aussi l'ascension économique et sociale d'une bourgeoisie commerçante, administrative et juridique, classe émergente, sous un état centralisé. 85% de la population vivait à la campagne. Sur les 28 millions de Français, 1 million de mendiants peut-être, des milliers de glaneurs, quelques vestiges de l'époque féodale dans le statut de certains paysans pauvre, une terre très inéquitablement répartie et utilisée. La bourgeoisie est déjà la classe dirigeante pour une grande part au sein de la société avant 1789, elle a de l'influence politique au niveau des Parlements. C'est aussi à ses calculs politiques et économiques qu'on doit l'intervention du royaume de France au côté des Américains lors de leur guerre d'indépendance dans les années 1770.

Beaucoup disent que la révolution française est une révolution de la prospérité plutôt que de la souffrance. La révolution aurait eu lieu parce que les gens allaient trop bien, en somme. C'est à mieux vrai, la révolution est rarement le fait de couches de la population trop enfoncées dans la misère, le désespoir, l'incertitude du lendemain mais il y avait des gagnants et des perdants du développement économique, des écarts entre les riches et les plus pauvres qui augmentaient. Arthur Young dans son tour de France de 1788 dont les observations ont été consignées dans Voyage en France remarque que littéralement, les pauvres tombent comme des mouches, hommes, femmes et enfants dans certaines régions. 

La Révolution politique est également précédée par une révolution d'idée: les certitudes de l'ordre idéologique dominé par l'église et la religion s'érodent, le royaume de France persécute les penseurs des lumières, les menace, les emprisonne, les force à l'exil, mais, pays de la répression et de l'obscurantisme, la France produit aussi des penseurs remarquables - Voltaire, Rousseau, d'Holbach, Diderot, d'Alembert, et leur projet encyclopédique. 

Dans cette effervescence idéologique, politique et sociale, l'élément déclencheur de la révolution va être une situation de quasi faillite pour l'état due aux pensions de la haute noblesse et au train de vie de la Cour, à la mauvaise répartition de l'impôt, avant même les dépenses de la guerre d'indépendance américaine. La France n'a pas eu les retours très importants escomptés sur ses investissements pour la guerre des Etats-Unis contre l'Angleterre. Turgot, Necker, Calonne, ont tenté sans succès d'imposer des réformes fiscales étendant l'impôt aux ordres privilégiés. 

En 1781, la première fois qu'il était ministre, Necker a fait un appel à l'opinion publique en publiant les comptes de l'Etat. Cela a fait l'effet d'une bombe. Le livre a été distribué clandestinement pour une part et reproduit à des centaines de milliers d'exemplaires: il montrait bien l'arnaque des comptes de l'Etat au profit des plus riches. L'élément déclencheur de la révolution française a été la nécessité de trouver de l'argent. Et, sur cette nécessité, s'est greffé, comme souvent à l'origine des révolutions, une lutte entre deux fractions de la classe dirigeante, en l'occurrence d'abord un conflit entre la cour et la noblesse. Le roi voulait taxer la noblesse pour combler le déficit de l'Etat. La noblesse a un temps mené campagne contre le roi en essayant d'exciter et d'ameuter le peuple pour défendre ses privilèges. 

C'est un climat d'agitation sociale et de comptes déficitaires de l'Etat qui a conduit à la convocation des états généraux. Le roi a essayé de manœuvrer, de faire payer la note en grande partie à la noblesse en s'appuyant sur la bourgeoisie. Mais qui était le roi, sinon le plus grand des aristocrates? 

L'emballement

Le 11 juillet 89, le roi demande à la troupe d'entourer la capitale. Il voudrait retrouver le statut quo ante d'avant les états généraux. Il est débordé par des éléments qu'il a lui-même mis en branle. Mais le prend les Invalides et ses deux cent mille fusils cachés dans les caves, et prend la Bastille. Le 14 juillet 1789 n'est que l'acte d'ouverture de la révolution. Une insurrection victorieuse dans la capitale qui a contraint le roi a composer avec la bourgeoisie représentée aux Etats généraux. Le 14 juillet a donné naissance à la Grande Peur dans les campagnes par crainte de la réaction aristocratique. La nuit du 4 août est un épisode de la révolution française sur lequel on raconte beaucoup de bobards. On sentait surtout le besoin de dire quelque chose pour calmer les campagnes. Les droits féodaux ont été abolis officiellement, mais beaucoup n'avaient plus cours, et surtout une loi de 1790 annonçait bien qu'il s'agissait pour le peuple de racheter les droits féodaux. L'Assemblée Nationale était à Versailles. Le 5 et 6 octobre 1789, la marche du pain sur Versailles, avec 30 000 femmes et beaucoup plus d'hommes, des gardes nationaux conduits par La Fayette, ramène la famille royale et l'Assemblée Nationale à Paris. Là où il y a le roi, il y a plus d'argent, plus de nourriture.

La volonté de terminer la révolution sur un ordre bourgeois monarchique  

Pour la bourgeoisie, la révolution aurait dû s'arrêter là, le peuple était à sa place, c'est à dire en bas. Les caractéristiques du projet de la nouvelle Assemblée Constituante sont le maintien de la monarchie, de l'esclavage, de la distinction entre citoyens actifs, et citoyens passifs, les producteurs précisément. Seuls les citoyens actifs avaient le droit de vote, et encore que les hommes. Les biens de l'église n'ont pas été vraiment nationalisés pour la répartition de la terre et le profit de tous, ils ont été vendus au plus offrant, aux propriétaires terriens, aristocrates, bourgeois. S'en est suivit une phase de déception, d"abattement, de démoralisation, de retrait de la population de la vie politique. 

Le complot contre-révolutionnaire

En dépit des réhabilitations contemporaines ou de sa présentation en coquette malheureuse, frivole et perdue, Marie-Antoinette n'avait rien d'une innocente. Il n'y a qu'à lire ses correspondances pour voir que c'était une femme sanguinaire qui félicitait un officier d'avoir infligé le supplice de la roue à des mutins, qui voulaient un bain de sang, faire pendre jusqu'au dernier les démocrates. Toute la famille royale a passé la révolution à conspirer. En juin 1791, quand elle est arrêtée à Varennes, elle cherche à faire jonction avec les armées contre-révolutionnaires afin d'organiser une attaque sur Paris avec les Prussiens, les Autrichiens, et de rétablir les droits de la monarchie par la violence. La monarchie a tenu encore 14 mois après cette trahison. L'Assemblée Nationale a protégé le roi. Le roi a été placé sous sa protection. Au Champ de Mars, La Fayette fait ouvrir le feu sur les éléments du peuple qui accusent le roi de trahison. La bourgeoisie voulait maintenir le compromis avec l'aristocratie et la monarchie. Dans l'Assemblée Législative, les députés monarchistes sont majoritaires. Cette Assemblée est assez conservatrice. Son but est de contenir le mouvement populaire, de conserver le compromis avec la monarchie, de contenir la menace militaire et de s'en servir pour donner un dérivatif aux colères et pressions populaires. Le Mouvement des Girondins a été important dans l'Assemblée Législative: c'était une mouvance qui représentait essentiellement les intérêts de la bourgeoisie maritime et qui voulait que la révolution s'arrête. Les Brissotins s'orientaient vers une politique de guerre pour écarter cette menace étrangère et établir la stabilité intérieure. Ils ont créer une agitation pour accommoder la population à l'idée d'une guerre. En avril 1792, le roi lui-même a fait la déclaration de guerre contre ses parents et cousins. Le calcul de la Cour était de faire sortir la masse révolutionnaire de Paris, de la placer sous le commandement des aristocrates favorables à l'Ancien Régime, de parier sur un retournement des officiers de l'armée française à la jonction avec les armées ennemies. Cette guerre représentée comme une guerre de défense contre la menace des monarchies, une guerre du droit et de la démocratie, avait en réalité pour une grande part des objectifs contre-révolutionnaires avec une alliance de fait des Brissotins et de la Cour. Un seul homme ou presque s'est opposé à ce complot et à cette politique de guerre: Maximilien de Robespierre, qui a résisté à cette vague patriotique puissante, en disant, sans être guère entendu: si vous vous lancez dans cette guerre, dans ces conditions, vous serez trahis, et cela se retournera contre la révolution. Ne laissez pas l'ennemi, les Tuileries, dans votre dos.  Mais Rosa Luxembourg a montré et vu à ses dépens que quand l'idée de guerre prend chez un peuple, il est impossible d'arrêter la machine. Le 20 avril 1792, la moitié des officiers sont passés à l'ennemi, dont La Fayette. Tous les avertissements de Robespierre étaient vérifiés. 

Le roi avait constitué un gouvernement de Girondins, avec des ministres des Feuillants, le parti monarchiste, quand les officiers passés à l'ennemi déboulaient sur Paris. Il y avait une menace mortelle pour la révolution. Chacun dans le camp révolutionnaire savait que qui défiait un roi, questionnait son autorité, s'il avait le malheur de perdre, était mort. En juin et juillet 1792, des ministères contre-révolutionnaires sont installés. Mais souvent, dans les épisodes révolutionnaires, on a eu besoin d'une menace contre-révolutionnaire pour ranimer la révolution elle-même. Les sections, clubs politiques et de pensée bourgeois, les 48 sections parisiennes, ont ouvert leurs portes aux citoyens passifs, intégré le petit peuple. La milice révolutionnaire aussi s'est ouverte au petit peuple. 

Le moment de la révolution avancée: les sans-culottes et Robespierre

Le 9 août 1792, la municipalité parisienne se transforme en commune insurrectionnelle. Le peuple n'écoutait plus l'assemblée législative; la commune insurrectionnelle repose sur les sections révolutionnaires, le petit peuple. Le 10 août, les Tuileries sont prises d'assaut et la monarchie renversée de fait. Les girondins se voient sur le dos d'une bête féroce qui veut renverser la monarchie. Ils vont tenter de composer. La deuxième phase de la révolution est une phase de révolution sociale animée par le petit peuple et des hommes comme Marat, Robespierre, Danton, St Just, partisans d'une démocratie plus radicale. Robespierre était le grand penseur de la révolution. Le peuple appelle de ses vieux la dictature révolutionnaire, c'est à dire le pouvoir du peuple lui-même, des mesures sérieuses pour les pauvres, des avancées sociales, faire échec aux contre-révolutionnaires. Il prend l'aristocratie et la bourgeoisie par la gorge, impose une économie de guerre, l'émancipation politique et sociale. La victoire de Valmy, celle d'une armée de volontaires quatre fois plus petite, moins organisée et armée, sur les Autrichiens et les Prussiens, a une résonance énorme. La victoire de Jemmapes suit rapidement. La Convention abolit l'esclavage, la monarchie: en janvier 93, Louis XVI est décapité, en octobre 93, c'est le tour de Marie-Antoinette: c'était des symboles de l'oppression et des points de ralliement pour la contre-révolution. 

Dans cette guerre civile nationale et internationale: c'était eux ou nous. La violence révolutionnaire était un mal nécessaire. En même temps, au final, après la bataille de Fleurus, la sécurisation des frontières correspond à une phase de repli du peuple révolutionnaire agissant. Robespierre perd sa base, attaque à droite et à gauche pour maintenir la révolution sur les rails. Un coup d'Etat a lieu contre lui le 27 janvier 1794 et il est exécuté le lendemain. Le danger contre-révolutionnaire écarté, les révolutionnaires d'avant-garde sont bousculés par les conséquences de leurs propres victoires. La Terreur n'avait été qu'une facette de cet immense effort révolutionnaire sans lequel la révolution eut été vaincue. 

Suit une longue période de désillusion, de terreur blanche qui a tué beaucoup plus de gens que la terreur rouge, de contre-révolutions finissant avec Napoléon et ses guerres impérialistes, la restauration en deux temps de la monarchie. Les masses qui ont accompli la révolution sont celles qui ont le moins gagné dans l'immédiat. Un siècle de monarchie va suivre la révolution.       

(...)                

Morceaux 

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 12:05
Les élus de Plourin-les-Morlaix étaient présents nombreux au conseil pour protester contre la décision de la Commission départementale d'aménagement comptant des élus de Morlaix-Communauté ayant prévu de stopper l'aménagement et l'affection de lots à St Fiacre pour des commerces alors que l'extension commerciale avait été votée dans une délibération de Morlaix-Communauté il y a quelques mois

Les élus de Plourin-les-Morlaix étaient présents nombreux au conseil pour protester contre la décision de la Commission départementale d'aménagement comptant des élus de Morlaix-Communauté ayant prévu de stopper l'aménagement et l'affection de lots à St Fiacre pour des commerces alors que l'extension commerciale avait été votée dans une délibération de Morlaix-Communauté il y a quelques mois

Conseil communautaire du 26 mars 2018: photos de Pierre-Yvon Boisnard et interventions d'Ismaël Dupont
Conseil communautaire du 26 mars 2018: photos de Pierre-Yvon Boisnard et interventions d'Ismaël Dupont
Loïc et Sandrine des Utopistes en action présents au Conseil pour continuer à interpeller sur la situation des jeunes migrants et l'absence d'hébergement piour certains d'entre eux, et de local adapté pour les utopistes en action

Loïc et Sandrine des Utopistes en action présents au Conseil pour continuer à interpeller sur la situation des jeunes migrants et l'absence d'hébergement piour certains d'entre eux, et de local adapté pour les utopistes en action

Conseil communautaire du 26 mars 2018: photos de Pierre-Yvon Boisnard et interventions d'Ismaël Dupont
Conseil communautaire du 26 mars 2018: photos de Pierre-Yvon Boisnard et interventions d'Ismaël Dupont
Conseil communautaire du 26 mars 2018: photos de Pierre-Yvon Boisnard et interventions d'Ismaël Dupont
Guy Pennec, maire de Plourin les Morlaix et vice-président Environnement

Guy Pennec, maire de Plourin les Morlaix et vice-président Environnement

Jean-Michel Parcheminal, maire de Plounéour-Menez

Jean-Michel Parcheminal, maire de Plounéour-Menez

Lors du Conseil Communautaire d'hier soir, lundi 26 mars, les élus du Conseil Municipal de Plourin, adjoints et conseillers municipaux, sont venus nombreux dire leur incompréhension par rapport à la décision du Conseil départemental d'aménagement, et des élus communautaires de Morlaix représentés, de bloquer le projet d'extension de l'aménagement de la zone de St Fiacre auprès d'Intermarché qui avait pourtant fait l'objet d'un accord préalable en conseil communautaire.

 

Hormis une allusion de Guy Pennec, le maire de Plourin-les-Morlaix, et vice-président de la Communauté d'Agglo (à l'Environnement, Eau et Gestion des Déchets), qui avait manifesté préalablement son incompréhension par rapport à cette décision, il n'y a pas eu de prise de parole sur ce sujet en Conseil.

 

Le Conseil s'est déroulé dans un bon climat mais il n'y a pas eu énormément de débats, malgré les sujets importants (budget primitif, espace des sciences, Tilly Sabco et la station d'épuration, …) à part sur la taxe d'enlèvement des ordures ménagères et l'installation possible d'une redevance, voire d'une redevance incitative en lieu et place de cette REOM.

 

La droite, et Agnès Le Brun et les élus de la majorité morlaisienne en tête, ont voté le budget primitif 2018 de Morlaix Communauté, tandis que Agnès Le Brun et quelques élus de droite à Morlaix avaient voté contre l'année dernière, en 2017, malgré le fait que le maire de Morlaix et certains des élus communautaires de la majorité morlaisienne étaient dans l'exécutif comme vice-président ou conseillers délégués.

 

En 2018, j'ai été le seul à m'abstenir sur le Budget Primitif 2018, pour des raisons que j'avais pu faire valoir, en partie, lors du débat d'orientation budgétaire, et dans la continuité de mon vote des années précédentes.

 

Tous les autres élus ont voté pour.

 

Mes interventions :

 

- Pour un soutien à l'ORPAM :

 

Sur le vote du Compte administratif 2017, commentant l'excédent 2017 provisionné pour l'auto-financement sur les années à venir et les investissements 2018, un excédent global de 3,83 millions d'euros, je suis intervenu que s'il était vrai qu'il y allait avoir des investissements importants à financer dans les années à venir, notamment pour les déchetteries, le Service Environnement, cet excédent budgétaire montrait aussi que la Communauté aurait pu être plus généreuse avec des associations comme l'ORPAM, l'office des retraités et personnes âgées de Morlaix, dont 50 % des adhérents environ viennent de l'extérieur de Morlaix, et qui se voit, malgré une augmentation significative de son nombre d'adhérents et d'usagers ces dernières années, en difficulté pour financer le cœur de ses missions de prévention, d'éducation populaire, de lutte contre l'isolement et pour le bien-être des personnes âgées, et pour financer sur la durée son poste de salarié. L'ORPAM alerte depuis quatre ans au moins sur sa trésorerie en tension et ces cris d'alarme et appels à la responsabilité des élus des collectivités de référence ne sont pas réellement pris en compte jusqu'à présent. Thierry Piriou, le président a promis à la fois de « rester vigilant pour veiller à ne pas augmenter les dépenses de fonctionnement » inconsidérément, et de se pencher sur le sujet de l'ORPAM et de l'aide communautaire, quasi nulle actuellement. Affaire à suivre…

 

- Sur la Taxe d'enlèvement des Ordures Ménagères :

 

L'an passé, j'avais été le seul élu à voter contre son augmentation. Le maire de St Martin des Champs, François Hamon, a affirmé que, même avec le zonage qui définit différemment les taux de TEOM en fonction des territoires pour contrebalancer la différence des bases locatives sur lesquelles sont indexés les niveaux de contributions des taxes sur les ordures ménagères (sans quoi l'habitant de Morlaix, St Martin des Champs, ou Carantec paraît beaucoup plus que l'habitant de Plouégat-Guérand ou Plouégat-Moysan, par exemple), la Taxe d'enlèvement des ordures ménagères était selon lui inéquitable et obsolète, certains foyers payant selon lui 40 % de plus de TEOM selon leurs communes que d'autres. François Hamon a demandé une mise en route rapide du passage à la redevance incitative, la TEOM avec zonage était selon lui un outil du passé. Agnès Le Brun et Christian Le Manach (Plouégat Moysan) ont mis l'accent sur la qualité du service au regard du coût, regrettant l'arrêt de la collecte bi-annuelle des encombrants à domicile, mettant en avant les difficultés d'accès aux conteneurs pour certains publics (personnes âgées, ruraux).

Guy Pennec a redit que le passage à la redevance posait de vrais problématiques techniques (besoin d'étoffer un service comptable, d'équilibrer le budget, d'harmoniser les services de collecte). Il a laissé entendre que le passage à une redevance ne se traduirait pas par une baisse de la facture pour l'usager.

Pour ma part, j'ai défendu une vision des fondements du service public : « chacun reçoit selon ses besoins et paie selon ses moyens » plus comptable à mon sens avec la TEOM qu'avec la redevance incitative. J'ai dit aussi qu'actuellement les familles qui vivaient dans des logements bon marché avec plusieurs enfants payaient proportionnellement moins que des ménages plus aisés sans enfants à charge vivant dans des maisons aux bases locatives plus fortes : faut-il relever le niveau de leur contribution aux services déchets sous prétexte qu'elles produisent plus de déchets, qu'elles bénéficient plus du service ? C'est une vraie question, mais il serait préjudiciable que beaucoup de familles aux revenus peu importants voient leur contribution augmenter de manière significative. Par ailleurs, j'ai rappelé que j'avais fait partie du groupe de travail sur la tarification dans la commission environnement et que l'hypothèse d'un passage à la redevance incitative présentait plusieurs inconvénients : outre des frais de gestion interne qui augmentent, la nécessité d'investir des millions dans du nouveau matériel : conteneurs enterrés avec pesée, camions poubelle avec pesée, etc. Pour quel bénéfice pour l'usager ? Par ailleurs, et presque de manière contradictoire, cela suppose d'équilibrer le service déchets qui ne pourra plus être relié au budget général, ce qui implique des efforts supplémentaires demandés au personnel, peut-être des réductions d'effectifs, des « gains de productivité »… Un argument qui pourrait aussi être invoqué est en cas de redevance incitative concerne les risques de dépôts sauvages. Le débat a été engagé en tout de manière intéressante lors de ce conseil communautaire mais méritera d'être approfondi ensuite, avec des éléments étayés pour argumenter chaque hypothèse et un choix ouvert.

 

- Budget primitif : une école de musique inter-communale à gestion publique ?

 

- Lors du petit débat sur le budget primitif, j'ai demandé des précisions sur une baisse des investissements dans le domaine agro-alimentaire et économique prévus en 2018 (j'ai obtenu une réponse),  j'ai souligné qu'à mon sens le rapport sur le budget primitif aurait dû comporter davantage d'éclaircissements de type qualitatif sur les choix, les priorités, les investissements préférentiels, en lien avec le projet de territoire car là, nous n'avions qu'un document avant tout comptable exprimant des options politiques que l'on ne voyait pas nettement ressortir. J'ai aussi alerté sur l'intérêt qu'il y a à avoir une réflexion sur une prise de compétence de Morlaix Communauté en matière de gestion d'une école artistique et musicale intercommunale, l'association du Patio, avec un nombre d'adhérents qui se maintient et une équipe qui fait du bon travail, étant en situation de fragilité structurelle du fait de sa dimension associative, du nombre réduit de personnels administratifs, de la part très importante des versements des adhérents et usagers sur le financement des cours et frais de gestion de l'école de musique et d'art, et des locaux peu adaptés qui empêchent d'envisager une augmentation des pratiquants et qui ne valorisent pas assez les pratiques, au regard de leur coût, qui est assez important pour les élèves et familles qui ne bénéficient pas des bourses liées au coefficient familial (à Saint-Martin-des-Champs et Morlaix). Un élargissement des pratiques artistiques et musicales sur le pays de Morlaix, et une montée en puissance de l'école de musique, supposerait un changement de statut et une structure communautaire comme dans la plupart des écoles de musique actuellement sur le Finistère et en Bretagne. La mise en réseau des écoles de musique la prépare, comme la montée en puissance du soutien de Morlaix-Communauté.

Françoise Raoult, la vice-présidente à la culture, a répondu à mon intervention en disant qu'il y avait actuellement, dans le cadre du diagnostic sur la place et l'avenir de la culture dans le territoire, une réflexion approfondie sur l'avenir du Patio et des autres écoles de musique, dans laquelle une prise de compétence communautaire était un scénario envisagé.

 

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 12:04
Ouest-France, compte rendu du Conseil Communautaire du 26 mars 2018 par Jennifer Pinel

Ouest-France, compte rendu du Conseil Communautaire du 26 mars 2018 par Jennifer Pinel

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 12:03

Les élus de Morlaix Communauté ont voté, lundi 26 mars, le budget primitif de l’intercommunalité. Sans surprise par rapport au débat qui a eu lieu en février.

1. Un résultat 2017 conforme aux prévisions. Avec un résultat de 8 365 000 € en 2017, Morlaix Communauté reste « conforme à sa trajectoire définie dans le projet de territoire », rappelle le président, Thierry Piriou. Avec un niveau d’autofinancement (17,14 %) qui permet de limiter le recours à l’emprunt et un niveau d’endettement mesuré (capacité de désendettement d’un peu plus d’une année), « les indicateurs financiers sont au vert », se félicite Thierry Piriou qui rappelle que les objectifs d’investissement sont atteints : 13 millions d’euros par an depuis 2014

2. Un budget 2018 de 143 millions d’euros. L’ensemble des élus (sauf abstention d’Ismaël Dupont) a voté un budget pour 2018 qui est dans la droite ligne du Rapport d’orientation budgétaire (Rob), validé en février. Il s’élève à 143 millions d’euros (tous budgets confondus) et prévoit 72 M€, en fonctionnement, et 71 M€ d’investissements. Agnès Le Brun a insisté sur la nécessité d’investir, rappelant qu’on « n’est pas là pour faire des économies. Qui n’investit pas s’appauvrit ». Dans la même veine, Ismaël Dupont a invité, lui, à « ne pas être trop chiche sur les dépenses ». « Mais on investit ! », a rétorqué Thierry Piriou. Pour 2018, ce sont 13 à 14 millions (du budget principal) qui y seront, en effet, consacrés.

A lire sur le sujet

Le débat du Rob en février

3. Pas de hausse de la fiscalité, la TEOM ne bouge pas. « La fiscalité n’augmentera pas en 2018 », assure le président. Seule exception : la taxe Gemapi (pour la compétence Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations), obligatoire depuis le 1er janvier. La TEOM (taxe d’enlèvement des ordures ménagères), qui avait augmenté de 4 % l’an dernier, reste inchangée, cette année. Ce qui n’a pas empêché certains élus, à commencer par François Hamon, de Saint-Martin, de rappeler son côté « inéquitable ». En effet, son taux va de 7,81 % à 11,49 %, selon un zonage établi pour dix ans. Ismaël Dupont a, lui, mis en garde contre une « redevance qui peut elle aussi être inéquitable », alors qu’Agnès Le Brun a jugé « pas satisfaisant le service rendu en zone urbaine ». Même constat pour Christian Le Manac’h, de Plouégat-Guérand, en zone rurale. Une étude est en cours sur le coût et l’efficacité du service.

4. Des charges supplémentaires prises en compte. Le budget 2018 intègre les charges de personnel supplémentaires (dues aux compétences nouvelles et au renfort de certains services), le transfert de la compétence ZAE (zones d’activité économique), qui pèse 5 M€, et les nouveaux équipements (le Pem mais aussi la Manufacture des tabacs). Le vote a été l’occasion pour certains élus d’exprimer souhaits et frustrations. Solange Creignou voudrait, en effet, la création d’une compétence « petite enfance ». Elle regrette, par ailleurs, l’absence du breton dans ce budget. Christian Le Manac’h, lui, a estimé plus urgent de renforcer les équipes sur le terrain, dénonçant les délais d’attente pour les communes quand il s’agit d’obtenir un chiffrage des travaux de voirie.


http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/morlaix-communaute-le-budget-2018-valide-28-03-2018-11903519.php

 

Citoyens et élus de Plourin-lès-Morlaix ont brandi des pancartes pour interpeller sur la décision de la CDAC de refuser le projet commercial à Saint-Fiacre.

 

Un mot pour Tilly Sabco International et Global Sea Food. L’entreprise de Guerlesquin Tilly Sabco International (64 salariés) et Global Sea Food, 23 salariés à Plougasnou sont toutes les deux en redressement judiciaire. Leur situation a été évoquée, lundi 23 mars, lors du conseil communautaire. Gildas Juiff, le maire de Guerlesquin, n’a pas caché son inquiétude quant à la survie de l’entreprise phare de la commune. « On voit que c’est compliqué pour la filière avicole en Bretagne. Ce qui se passe est dramatique ». Yves Moisan, vice-président à l’économie a assuré qu’une « attention particulière sera portée aux salariés des deux entreprises ». Selon l’issue des deux dossiers, ils bénéficieront d’un « accompagnement spécifique ». Morlaix Communauté est également en lien avec le sous-préfet, pour la question du devenir des sites de ces deux entreprises historiques du pays de Morlaix.

Élus et citoyens plourinois dans le public. En début de séance, des élus du conseil municipal de Plourin ainsi que des citoyens ont brandi des pancartes indiquant « CDAC ? ! », en référence au projet commercial de la zone commerciale, récemment retoqué par la commission départementale. Sans prise de parole et sans que le sujet n’ait été évoqué par les élus, le groupe a quitté la salle après le vote du budget.

Les subventions. Espace des sciences de Rennes (216 000 €), animations Les Rues en Scène 2018 (76 500 €), école de musique associative le Patio (213 245 €), Ti an Oll à Plourin-lès-Morlaix (5 100 €), Lez’Arts Joyeux à Taulé (4 000 €), association artistique de Carantec (6 200 €), Crescen’do à Saint-Jean-du-Doigt-Plougasnou (6 000 €), bagad Sonerien Bro Montroulez (3 000 €), Théâtre du Pays de Morlaix (130 000 €), Pôle culturel du Roudour à Saint-Martin-des-Champs (28 000 €), Trock’Son/MJC de Morlaix (20 000 €), association Wart pour le festival Panoramas (44 000 €) et pour la programmation à l’année (10 000 €), Centre nautique morlaisien (20 640 €).


http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/la-seance-en-bref-28-03-2018-11903524.php

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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 13:07
Tilly Sabco International dépose le bilan (Ouest-France, mardi 27 mars 2018)

L’entreprise Tilly Sabco International a été placée en redressement judiciaire, ce mardi 27 mars, par le tribunal de commerce de Brest. Elle est placée en période d'observation pour deux mois avant une nouvelle audience, le 22 mai. Un nouveau coup dur pour les 64 salariés.

La société néerlandaise Wegdam Food Link qui a repris Tilly Sabco International, en janvier 2017, a déposé le bilan de l’entreprise (qui emploie 64 personnes et confectionne des saucisses de poulet, à Guerlesquin), ce mardi matin, au tribunal de commerce de Brest.

Au terme de l’audience, qui s’est tenue à huis clos, l’avocate de la société, Valérie Léger, a indiqué qu’une procédure de redressement judiciaire avait été ouverte. Tilly-Sabco International a été placée en période d’observation pour deux mois. Une nouvelle audience est prévue le 22 mai.

« Un moment douloureux pour toute l’équipe »

« C’est une décision que nous avons demandée mais c’est une décision difficile parce que ce n’était pas du tout ce qui était projeté au départ. C’est un moment douloureux pour toute l’équipe de Tilly-Sabco tant pour les dirigeants que les salariés », a souligné Me Léger, évoquant un marché « extrêmement difficile » et une « concurrence très rude ».

Recherche de repreneur ?

Interrogée pour savoir si l’entreprise, qui produit des saucisses de poulet à Guerlesquin (Finistère), allait rechercher un repreneur, Me Léger a simplement indiqué : « Ca fait partie des options possibles ».

Wegdam Food Link avait repris en décembre 2016 l’usine, à l’époque Tilly-Sabco Bretagne, laissant 134 salariés sur le carreau sur les près de 200 qu’elle comptait à l’époque.

Wegdam est spécialisé dans la production et la distribution de produits congelés alimentaires.

Trois plans sociaux en quatre ans

Pour rappel, l’ancien abattoir de poulets de Guerlesquin a déjà été sauvé de la faillite, en décembre 2014, par trois investisseurs : la CCI de Morlaix, le britannique MS Foods et un fonds d’investissement, le Breizh Algae Invest, lancé par le groupe Olmix spécialisé dans les biotechnologies.

 

Ce rachat avait permis la sauvegarde de près de 200 emplois sur les plus de 320 que comptait l’entreprise.

« Nous en sommes à trois plans sociaux en quatre ans », a souligné Nadine Le Guen, déléguée CGT de l’usine de saucisses, au terme de l’audience.

Chômage technique et « ras-le-bol »

« Les salariés sont fatigués et en ont ras-le-bol », a-t-elle ajouté, précisant qu’une partie d’entre-eux était au chômage technique partiel depuis trois semaines.

 

La semaine dernière, après une réunion à l’issue d’un comité d’entreprise, ces derniers confiaient ne plus avoir d’espoir.

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25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 12:39
Samedi 14 avril, 16h-22h à Plourin-les-Morlaix: 6 heures pour la Palestine à Morlaix, débat avec Claude Léostic, présidente de la plateforme des ONG pour la Palestine, et Jean-François Chevallier, d'Amnesty International

Un message du collectif "Liberté pour Salah" du Pays de Morlaix
TOUS ET TOUTES A PLOURIN LES MORLAIX LE SAMEDI 14 AVRIL 
à PARTIR DE 16 H

Après la prolongation de la détention administrative de Salah Hamouri, la condamnation de Ahed et Nariman Tamimi à 8 mois de prison, celle de Munther Amira à 6 mois, avec les arrestations quotidiennes en Palestine et la répression coloniale qui s'abat violemment sur le peuple palestinien et en particulier sa jeunesse, plus que jamais notre engagement solidaire est indispensable et utile.
Partout en France, cette solidarité doit s'exprimer et exiger du gouvernement français qu'il agisse fermement pour faire sortir Salah Hamouri de prison et intervenir auprès des israéliens pour que cesse la répression.

(et surtout n'oubliez de réserver pour le repas- merci)

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25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 12:14

Hommage à Gabriel CLECH, lors de ses obsèques le jeudi 22 mars au Foyer rural de Plouigneau

Intervention de Roger Héré, conseiller municipal,

accompagné de Jean-François Huon et de Michel Prigent.

 

Gaby, cher ami, cher camarade,

A toi, Gaby, ces quelques mots d’adieu, et cet hommage de la part de tes compagnons de lutte Ignaciens, attristés et profondément peinés de ta disparition et du vide que tu leur laisses.

Tes camarades n’oublieront jamais rien de tes combats, ni du sens que tu leur donnais.

Des valeurs de justice, d’égalité et de solidarité que tu avais chevillées bien au corps, et pour lesquelles tu n’as cessé d’oeuvrer tout au long de ta longue vie militante.

L’honnêteté et la droiture dont tu as toujours fait preuve dans la conduite de tes activités n’avaient d’égales que ton engagement désintéressé, ton obstination à vouloir mener à bien tout ce que tu estimais utile et ce que tu croyais juste, avec toujours pour boussole le sens de l’intérêt général.

Ce fut bien sûr le sens de tes engagements pour la défense des services publics à Plouigneau, et les services de la Poste en particulier. Ce sens aigu du service public s’est aussi sans doute construit chez toi, durant ta carrière professionnelle, où tu fus un artisan chevronné du service public de l’énergie (EDF-GDF).

Des valeurs de gauche, donc, comme moteur de tes engagements, même si aujourd’hui d’aucuns voudraient indiquer que cette qualification n’aurait plus de sens. Mais elle en a toujours eu pour toi, et ce de façon indéfectible.

C’est d’ailleurs pour cette raison que tu as été, Gaby, l’un des constructeurs de l’association Ensemble à gauche à Plouigneau avec Chantal O’Callaghan et François-Xavier Berthou. Il s’agissait par-là, pour toi et ces camarades, non de nier les identités, mais au contraire de fédérer sincèrement les énergies et de rassembler les forces progressistes de Plouigneau.

Ce fut aussi le sens de ton engagement lors du mandat municipal que tu as assumé de 1995 à 2001, avec constance, assiduité, dévouement, et avec la rigueur dont tu ne te départais jamais dans toutes les actions que tu entreprenais.

Tu aurais dû t’engager dans un nouveau mandat en 2001, mais la survenance de la terrible maladie à ce moment-là t’a amené à y renoncer.

Cependant, cela ne t’a pas empêché de poursuivre tes engagements et tes combats avec cette même vigueur, cette même énergie et cette même détermination. Jusqu’au dernier moment, même dans les instants de grande souffrance que tu traversais, tu as manifesté ton vif attachement à ces valeurs.

Car tu étais un lutteur, un combattant, ce que tu as largement démontré.

Reçois, Gaby, cet hommage de la part de tes camarades qui viennent une dernière fois te témoigner toute leur estime pour tout ce travail effectué et leur amitié pour ces moments partagés qu’ils n’oublieront jamais.

Sache, Gaby, qu’ils entendent poursuivre et prolonger ton action dans le sens que tu entendais lui donner.

Adieu l’ami, adieu cher camarade, salut Gaby

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25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 10:39
Roger Héré et Marie-Hélène Le Guen - photo Ismaël Dupont

Roger Héré et Marie-Hélène Le Guen - photo Ismaël Dupont

Olivier Le Sann, Roger Héré, Serge Bazin, et Marie-Hélène Le Guen - photo Ismaël Dupont

Olivier Le Sann, Roger Héré, Serge Bazin, et Marie-Hélène Le Guen - photo Ismaël Dupont

photo Marie-Hélène Le Guen

photo Marie-Hélène Le Guen

photo Marie-Hélène Le Guen

photo Marie-Hélène Le Guen

Marché de Morlaix devant la mairie ce samedi 24 mars.
 
Roger Héré, Serge Bazin, Marie-Hélène Le Guen, Ismaël Dupont, rejoints par Olivier Le Sann et Lucienne Nayet, ont distribué des tracts du PCF sur la nécessité de se rassembler pour résister à Macron et le décryptage de sa politique de casse des fondements de la République sociale, avec nos propositions alternatives, ainsi que la lettre des Parlementaires communistes sur la défense des hôpitaux publics. Déjà, mercredi, nous étions aussi à l'hôpital de Morlaix pour distribuer cette lettre, et jeudi, dans la manif pour la Défense de la Fonction publique bien sûr. Nous avons eu des échanges très riches avec les citoyens:
 
- un usager de l'hôpital qui nous apprend comment après une opération des calculs, 1h de réveil, 1 heure passée en chambre, on le renvoie chez lui
 
- le président du club cycliste loisirs de Morlaix (Club cycliste morlaisien: existant depuis 70 ans, 95 licenciés) qui nous expose comment les élus de la majorité municipale veulent leur retirer le local dont ils jouissaient à la maison des assos du Poulliet, comme aux autres assos (Anciens Combattants, boulistes, ...) sous des mauvais prétextes et sans explication valable et franche (tantôt on leur retire la clef pour l'état des lieux soi-disant mais sans la rendre, tantôt on leur explique que le bâtiment va être loué pour avoir un gain de recettes supplémentaires pour la mairie - le club ne payait pas le local, mais ne recevait pas de subvention non plus...), tantôt on leur dit que que le local n'est pas aux normes sécurité. On les relogerait face aux services des sports à Aurégan dans un local plus petit, délabré, à partager avec l'UCPM (le club de cyclisme compétition), qui pour être atteint nécessite de monter une grande côte alors que les cyclistes, déjà retraités souvent, auront déjà fait 120 à 150 kilomètres auparavant.
 
- j'ai aussi échangé avec un membre du SC Morlaix longuement sur les possibilités de drainage de Keranroux et d'installation de terrains synthétiques (entre 700 000€ et 2 millions, selon le nombre de terrains) pour permettre aux équipes du club de s'entraîner, de jouer en toute saison, et de se développer, avec un coût d'entretien moindre ensuite, et sur les conditions ayant présidé à l'annulation des Internationaux de foot en avril.
 
- mais aussi avec des citoyens revenant sur les grèves et manifs des dernières semaines
 
- avec des militants qui défendent les droits des migrants. Comment on peut renvoyer chez lui un Afghan qui a quitté son pays parce qu'il était garagiste et a refusé de faire un plasticage pour le compte des Talibans, ce qui le condamnait à mort...?
 
C'est ça la politique au sens noble, c'est ça qu'on veut porter au Parti Communiste, le faire ensemble, créer du débat public, être à l'écoute des citoyens. *
 
Ismaël Dupont.
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