Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
31 janvier 2025 5 31 /01 /janvier /2025 07:32
Thomas Deltombe - L'Afrique d'abord, Quand François Mitterrand voulait sauver l'Empire français - La Découverte, 2024, 22€

Thomas Deltombe - L'Afrique d'abord, Quand François Mitterrand voulait sauver l'Empire français - La Découverte, 2024, 22€

"L'Algérie, c'est la France. Et qui d'entre vous, Mesdames, Messieurs, hésiteraient à employer tous les moyens pour préserver la France" - François Mitterrand à l'Assemblée Nationale, 12 novembre 1954.

Ministre de l'intérieur, Mitterrand organise la répression dans les Aurès, épicentre de l'insurrection, en novembre 1954. Dès novembre 1954, la torture s'exerce à plein en Algérie contre les suspects qui sont raflés, et les exactions se multiplient en Kabylie.

Après l'insurrection lancée par le FLN dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1954, une soixantaine d'attentats faisant 8 morts, François Mitterrand va se faire le chantre d'une politique de répression implacable en Algérie contre les séparatistes. Le 6 novembre, le MTLD de Messali Hadj est dissous, ses militants arrêtés en masse. "Même les moins radicaux, à l'exemple d'Abderrahmane Kiouame, adjoint au maire d'Alger, et pourfendeur du "néo-colonialisme" mitterrandien, sont jetés en prison. Des centaines de "suspects" se retrouvent ainsi embastillés, sans, pour la plupart, avoir aucun lien avec les actions de la Toussaint rouge organisée par une faction dissidente du mouvement nationaliste. Ce qui ne fera qu'alimenter le vivier du FLN". 

Après la chute du gouvernement Mendès France, Mitterrand soutient la politique d'"intégration" de Jacques Soustelle en Algérie, contre toute idée d'autonomie ou d'indépendance de l'Algérie. En 1956, François Mitterrand redevient ministre pendant la guerre d'Algérie, de la Justice cette fois-ci, dans le gouvernement de Guy Mollet. Mitterrand se montre un partisan des "pouvoirs spéciaux" pour l'armée. Il signe les décrets les plus attentatoires aux droits fondamentaux. Les condamnations à mort de militants FLN recoivent leur décret d'application et c'est suite à l'exécution de Abdelkader Ben Moussa et de Ahmed Zabana avec la bénédiction de Mitterrand à la prison Barberousse d'Alger le 19 juin 1956, puis à l'attentat commis par les "ultras" de l'Algérie française rue de Thèbes et à l'incendie de la Casbah que la direction du FLN à Alger décide de répliquer en ciblant les colons civils (attentats du Milk Bar, à l'angle de la rue d'Isly et de la place Bugeaud et de la cafétéria en face de l'université d'Alger, exécutés par Zohra Drif et Samia Lakhdari, deux filles de notables algériens, descendantes de grandes familles). Sur 45 dossiers d'exécutés lors de son passage au ministère de la justice, Mitterrand ne donnera que huit avis favorables à la grâce. Dans 80% des cas, il choisit la mort pour les militants indépendantistes algériens avant la décision finale du président René Coty. C'est le cas notamment pour Fernand Iveton, communiste algérien, dont la bombe placée dans son usine à gaz n'a pas explosé et n'était pas destiné à faire de victimes. Condamné à mort par un tribunal militaire le 24 novembre 1956, il est guillotiné à la prison de Barberousse le 11 février 1957. Là aussi, Mitterrand a voté la mort. De même qu'il prête publiquement appui à Robert Lacoste pour justifier la torture contre les militants algériens. 

Solidaire de l'agression de l’Égypte et de l'intervention militaire de Suez en octobre 1956, Mitterrand ne trouve rien à dire aux pouvoirs de police exorbitants donnés à Massu et ses paras pendant "la bataille d'Alger". 

En mars 1958, Mitterrand écrit que "l'abandon de l'Algérie serait un crime".

Bien plus tard, après 1995, beaucoup ont été effarés par la responsabilité du président Mitterrand, dans le soutien au régime génocidaire rwandais, au nom d'une vision de la défense des intérêts français en Afrique qui transforme la vie des peuples en simple pions dans un jeu impérialiste.

Ce livre de Thomas Deltombe éclaire la préhistoire oubliée de cet animal politique, non pas celle de Vichy et de son passé d'extrême-droite, comme l'avait fait Pierre Péan, encore que Thomas Deltombe revient aussi sur cette histoire et sur les liens qu'a gardé tout au long de sa vie François Mitterrand avec des hauts fonctionnaires, Bousquet et ses proches (Jean-Paul Martin, Jacques Saulnier, Yves Cazaux), impliqués dans les rafles et la déportation des Juifs de France et la répression de la Résistance, mais sur celle de François Mitterrand l'ambitieux député et ministre de la IVe République, engagé dans un parti centriste et anticommuniste pivot pour constituer des majorités à l'Assemblée et des gouvernements en période de guerre froide, avec souvent la droite et les socialistes, pour qui l'Afrique va vite devenir un ressort d'ascension politique, et un domaine d'expertise qui lui donnera une stature d'homme d’État, avec une ligne directrice: celle de la grandeur impériale de la France et du maintien du lien "paternaliste" de tutelle de la France sur les peuples d'Afrique du Nord et de l'Ouest.

"Mitterrand l'Africain", s'il y a une dimension de socle idéologique chez Mitterrand, dont par ailleurs les idées professées épousent les intérêts de circonstances, en bon opportuniste soucieux essentiellement d'arrivisme, c'est celui d'un certain nationalisme rêvant la gloire de la France et passant par la défense du colonialisme ou du néo-colonialisme au nom des intérêts de la France et de son rôle civilisateur. 

Thomas Deltombe éclaire dans cet essai très documenté, à l'écriture alerte et plaisante, sa défense farouche, dans les années 1950, de la présence française en Afrique.

François Mitterrand fait son entrée dans la vie politique française en 1946, élu député de la Nièvre par un électorat conservateur et sur un programme anticommuniste: il devient le benjamin de l'Assemblée Nationale. Il se rapproche de l'Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR), parti centriste anticommuniste qui sert d'appoint stratégique dans les coalitions précaires de la IVe République. 

"A seulement 30 ans, François Mitterrand intègre le premier gouvernement de la IVe République, formé par Paul Ramadier, comme ministre des Anciens combattants et des Victimes de guerre. (...) Il conservera son maroquin dans le cabinet de Robert Schuman, avant d'être nommé secrétaire d'Etat à la présidence du Conseil dans les trois gouvernements suivants, au sein desquels il est chargé du porte-parolat gouvernemental et de la tutelle des organes d'information".

On est à l'époque du début de la guerre froide, de la guerre d'Indochine, et de la répression sanglante de la révolte de Madagascar, qui fera des dizaines de milliers de victimes. "François Mitterrand, porte-parole du gouvernement, se montre particulièrement véhément à l'égard du PCF et de la CGT, ce qui lui attire des critiques acides dans la presse communiste. "Ce sous-ministre aux airs de jeune premier fut l'un des premiers vichystes de France, ce qui lui valut de figurer sur la liste des dignitaires de la francisque (...). M. Mitterrand n'est pas un parjure, fidèle à son serment, il est toujours dans la tradition vichyste", lit-on par exemple dans "L'Humanité-Dimanche" le 14 novembre 1948" (L'Afrique d'abord! Quand François Mitterrand voulait sauver l'Empire français - Thomas Deltombe, p.50). 

En 1947, Mitterrand défend en Algérie le maintien des deux collèges électoraux dans le cadre de la départementalisation, synonyme de marginalisation politique des Algériens "musulmans": "un premier collège représente cet élément européen auquel s'ajoute une infime minorité de musulmans qui ont obtenu leur droit de vote, en mars 1944, en raison de leur "mérite" (fonctionnaires, titulaires de certains diplômes, d'une médaille militaire, etc). Un second collège, disposant du même nombre de sièges, est censé représenter une population huit fois plus nombreuse: la masse des musulmans jugés indignes de mélanger leurs votes aux précédents".

"Lors de son séjour en Algérie, en septembre 1947, le jeune ministre des Anciens combattants est logiquement accueilli avec les honneurs par les autorités officielles dans toutes les localités où il se rend: Alger, Tizi Ouzou, Constantine, etc. Mais cet enthousiasme n'est pas partagé par tout le monde. Le lendemain de son arrivée à l'aérodrome de Maison-Blanche à Alger, le journal d'obédience communiste "Alger-Républicain" publie la tribune acerbe d'un instituteur européen à la retraite, "ancien combattant" et "victime des lois de Vichy". Évoquant le statut de l'Algérie, il s'adresse directement aux anciens combattants algériens: "M. Mitterand (sic) était d'accord avec le projet gouvernemental qui vous éliminait des listes du premier collège, pour satisfaire aux exigences colonialistes imposant "pureté" des deux collèges électoraux algériens". Quant à "l'égalité des pensions proportionnelles et d'ancienneté, le ministre ne s'en préoccupe point, poursuit-il. Et l'on voit ainsi dans de nombreuses villes d'Algérie, le spectacle lamentable et poignant d'anciens combattants réduits à la mendicité".  (P.52-53)

François Mitterrand donne aussi un cycle de conférences en Afrique de l'Ouest en janvier-février 1950 à l'invitation de l'Alliance Française. Son journal de voyage montre son intérêt extrême pour la chasse de la grande faune sauvage africaine (chasseurs d'éléphants, d'hippopotames, chasseur de baleines dans le golfe du Gabon). Mais "l'aspect le plus frappant de ce journal est la quasi-absence des Africains. Alors que les femmes blanches sont décrites avec une violente minutie, les "noirs" apparaissent essentiellement comme un décor, au même titre que les arbres ou les animaux, comme une masse anonyme et informe". Dans sa tournée africaine, Mitterrand se désintéresse totalement de la répression par l'armée et l'administration coloniale du RDA en Côte d'Ivoire, le Rassemblement démocratique africain, mouvement panafricain autonomiste auquel se relient sept parlementaires africains de l'Assemblée nationale dont Houphouët- Boigny, alors associés au groupe parlementaire du Parti communiste, le PCF étant le seul parti à avoir soutenu le congrès de Bamako du RDA et à y avoir envoyé une délégation, les deux formations prônant "la sortie du colonialisme par l'accession à l'égalité des droits plutôt par l'octroi de l'indépendance".   

Thomas Deltombe rappelle qu'à la même époque, René Vautier, le cinéaste finistérien communiste, 22 ans, ancien résistant, missionné par la Ligue de l'enseignement, arrivé à l'été 49 en Afrique et resté 6 mois en AOF, en compagnie d'un autre cinéaste, Raymond Vogel, montre "une réalité que Mitterrand ne veut pas voir". C'est "Afrique 50", "le premier film anticolonialiste français". "Les deux cinéastes capturent les images de la répression en Côte d'Ivoire. "Nous avons vu, constaté et même filmé des atrocités dignes des plus hauts sommets de l'hitlérisme, dont peu de gens se doutent parce que l'administration cherche à les étouffer et sciemment, nous avons des preuves formelles", écrit Vogel dans un courrier rédigé d'Abidjan en décembre 1949. (...) Sur place, les deux cinéastes sont rapidement traqués par les autorités".

Entre 1950 et 1951, Vincent Auriol va débaucher Houphouët-Boigny, et à le séparer notamment de Gabriel d'Arboussier, de manière à ce que le RDA abandonne son alliance parlementaire avec le PCF, et sa ligne anticolonialiste, pour rejoindre l'UDSR, et une ligne d'affirmation néo-coloniale, de l'avenir de l'Afrique sous l'égide "bienveillante" du patron français.  Grand capitaliste et planteur lui-même, Houphouët-Boigny "a négocié le ralliement politique du RDA, dont il est le président, en échange d'un soutien économique aux planteurs africains de Côte d'Ivoire, dont il est le principal représentant".

Après le désapparentement de Houphouët et du RDA du PCF, Mitterrand deviendra un grand ami d'Houphouët-Boigny, qui sera un soutien indéfectible de la politique colonialiste française, en Algérie, au Maroc, en Tunisie, et en Afrique de l'ouest. "Ce qui scelle l'Alliance entre les deux hommes, c'est finalement leur combat contre leurs ennemis communs: les communistes et les nationalistes africains". Dans les années 50, Mitterrand deviendra une sorte de référent et de parrain des élus africains alignés sur les positions colonialistes du gouvernement, dans une version libérale et réformatrice visant à perfectionner le système colonial, à développer l'outre-Mer, quitte à remettre en cause certains privilèges des colons et l'étroitesse de leur racisme ségrégationniste. Il s'agit bien de "moderniser le colonialisme": "Alger, Dakar et Brazaville séparés de Paris, c'est un attentat contre la France" écrit Mitterrand dans Le Monde en octobre 1953, citation que Thomas Deltombe reprend en exergue de sa troisième partie. 

" La France du XXIe siècle sera africaine ou ne sera pas ", écrivait-il en 1952.
Trois décennies avant de devenir chef de l'État, François Mitterrand fut une brillante étoile de la IVe République

Ministre de la France d'outre-mer en 1950-1951, de l'Intérieur en 1954-1955, de la Justice en 1956-1957, le jeune politicien se passionna pour le continent africain. Avec toujours un préjugé de supériorité bien consubstantiel au colonialisme français et au racisme de ses élites politiques, économiques et administratives. 

Cherchant à moderniser les relations coloniales et à solidifier ainsi l'édifice impérial, l'ambitieux ministre plaça les questions subsaharienne, tunisienne et algérienne au cœur de ses stratégies politiques.
Loin d'avoir milité pour la " décolonisation ", comme il l'a prétendu par la suite, et loin d'avoir défendu l'" indépendance " des colonies, comme ses biographes et ses admirateurs l'ont longtemps cru, François Mitterrand fut au contraire l'un des précurseurs du néocolonialisme français.
S'appuyant sur des archives inédites, et un travail aussi sur la presse militante de la Nièvre, Thomas Deltombe raconte les brûlantes années africaines du futur président de la République et montre comment ce dernier a misé sur la sauvegarde de l'Empire français dans l'espoir de se hisser au sommet du pouvoir.

Voilà une histoire qui éclaire d'un nouveau jour la genèse de la Françafrique, ce néo-colonialisme français lié à une indépendance des anciens colonisés africains en trompe l’œil que Mitterrand a théorisé avec Houphouët-Boigny notamment, tout autant que De Gaulle, son ennemi intime, qui ira plus loin que lui dans l'audace en coupant plus tôt et plus lucidement que Mitterrand le lien avec le rêve de la préservation de l'empire colonial, sans évidemment renoncer aux moyens de la puissance, , par le contrôle économique, militaire et diplomatique des anciens peuples colonisés, au moins en Afrique de l'Ouest.

Ismaël Dupont, 31 janvier 2025

Partager cet article
Repost0
25 janvier 2025 6 25 /01 /janvier /2025 08:05
Rencontre avec Sandrine Collette à la MJC de Morlaix ce 23 janvier 2025

Très belle rencontre avec Sandrine Collette jeudi 23 janvier à la MJC de Morlaix en présence de 70 personnes avec Lenaïg Jezequel de la Librairie Les Déferlantes, organisatrice du rendez-vous, pour animer cette rencontre pleine de profondeur et de grâce avec l'écrivaine Sandrine Collette, prix Goncourt des lycéens 2024 et prix Goncourt des détenus 2024, pour "Madeleine avant l'aube", un livre fort sur la révolte face à l'injustice.

Auteure d'une dizaine de livres puissants en dix ans, venue du Morvan, où elle réside en pleine nature, au milieu des bois, avec ses chevaux, Sandrine Collette, toute en naturel, en simplicité et en humour, a donné envie de rentrer dans son univers romanesque explorant la noirceur de la nature et de l'âme humaine dans une écriture forte et poétique.

Ismaël Dupont

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2024 7 17 /11 /novembre /2024 09:25
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux

Les rendez-vous de l'éducation populaire et de la culture du PCF Finistère

Passionnante visite collective et guidée de l'exposition Cartier Bresson à Landerneau avec ce samedi 16 novembre avec le PCF 29 et le guide du FHEL, Mehdi. C'était de 10h à 12h en présence de 30 camarades et invités du PCF Finistère.

Un moment suivi par une conférence au Mille-Club de Landerneau de 12h à 14h15 d'une richesse extraordinaire comme d'habitude de l'historien et critique d'art, et commissaire d'exposition, Renaud Faroux, par ailleurs professeur à l'université de Lille, auteur des livres  "Libres comme l'art" et "Le Pop art en Europe" sur la force esthétique et l'originalité de Cartier-Bresson dans son contexte artistique, culturel, politique et historique.

Superbe exposition Henri Cartier-Bresson aux Capucins à Landerneau. Né en 1908, fils d'une famille de riches industriels du textile du nord de la France, le jeune Henri boude la carrière capitaliste qui lui est promise et devient artiste et voyageur, photographe surréaliste, dilettante d'abord, attiré par le formalisme, puis engagé avec les communistes, photo-journaliste pour "Regards" et le le journal "Ce soir" dirigé par Aragon et financé par le PCF pendant le Front populaire, collaborateur de Jean Renoir (notamment sur le film "La vie est à nous" commandé par le parti communiste, et sur "Une partie de calmpagne"), engagé pendant la guerre d'Espagne pour témoigner de la lutte des Républicains espagnols, puis au service photographique des armées face à l'Allemagne nazie, prisonnier de guerre pendant 3 ans, évadé, témoin des jours de la Libération à Paris et en Allemagne, de la libération des camps et des stalags, fondateur de l'agence Magnum avec Robert Capa, aux premières loges pour suivre l'histoire en mouvement: la mort de Gandhi, la partition de l'Inde et sa guerre civile, la victoire des communistes en Chine, l'URSS post-stalinienne, le Mexique, les USA, l'Arménie, la révolution castriste à Cuba, mai 68. Entre formalisme et humanisme, art et témoignage engagé, la photographie de Cartier-Bresson nous fait revivre l'histoire du 20e siècle tout en affirmant l'autonomie artistique de la photographie.

Photos Jean-Luc Le Calvez, Ismaël Dupont et Roberte Saint-jalmes - Samedi 16 novembre 2024 au Fond Hélène et Edouard Leclerc aux Capucins à Landerneau et au Mille Club de Landerneau rue du Calvaire.

Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Partager cet article
Repost0
13 octobre 2024 7 13 /10 /octobre /2024 19:03
Morgan Large invitée des Mardis de l'éducation populaire le mardi 15 octobre : Algues vertes, le ressenti d'une journaliste
Partager cet article
Repost0
3 octobre 2024 4 03 /10 /octobre /2024 05:30
Ce Jeudi 3 octobre à Quimper, 18h: un film sur la résistante communiste juive FTP MOI Eva Golgevit, par Jean Barat: "La résistante et l'enfant" (Médiathèque Alain Gérard)
Ce Jeudi 3 octobre à Quimper, 18h: un film sur la résistante communiste juive FTP MOI Eva Golgevit, par Jean Barat: "La résistante et l'enfant" (Médiathèque Alain Gérard)
C'est ce soir, jeudi 3 octobre, à la médiathèque de Quimper, à 18h: le film sur la résistante juive agent de liaison du mouvement de résistance communiste FTP MOI Eva Golgevit, rescapée de la rafle du Vel d'Hiv avec son fils: "La résistante et l'enfant", par Jean Barat.
 
CINEMA DOCUMENTAIRE ET TEMOIGNAGE
 
     Médiathèque Alain-Gérard - esplanade Julien Gracq à Quimper
« La résistante et l’enfant »
 
Film de Jean Barat, France, 80 min, 2024
Jeudi 3 octobre à 18h séance tout public 
En présence de Jean Golgevit
La résistante, c’est Eva Golgevit, du groupe Solidarité de la section juive de la M.O.I (Main-d’œuvre Immigrée), mouvement de résistance communiste - l’enfant, c’est Jean, son fils qu’elle cache après avoir réchappé à la Rafle du Vel d’Hiv. Pilier de la Chorale populaire juive, la poésie et le chant étaient pour Eva Golgevit l’expression de sa lutte contre la barbarie et de l’espoir dans un monde meilleur. À Auschwitz, elle chantait pour ses camarades. Ce film entrecroise le témoignage filmé dans les années 2000 d’Eva qui livre un récit passionnant sur l’avant-guerre de Varsovie à Paris, la Résistance, son arrestation, Auschwitz, le Block 10, Birkenau… avec celui de son fils, Jean, qui raconte aujourd’hui, la séparation, sa survie, les retrouvailles et un lien indéfectible qui l’unissait à sa mère : le chant yiddish.
Projection du film et discussions
85 places 
Entrée libre et gratuite sans inscription - dans la limite des places disponibles
 
Bande annonce:
 
***
 
***
Eva Golgevit, rescapée des camps nazis, Eva Golgevit, est décédée en mai 2017, à l'âge de 104 ans. Eva Golgevit est née en Pologne le 16 juin 1912 dans une famille juive pratiquante. Elle s'installe à Paris en 1934 et y épouse Charles Goldgewicht en 1937. Engagé volontaire étranger, Charles est fait prisonnier en juin 1940. En mai, Eva s’engage quant à elle dans le groupe Solidarité, section juive du mouvement de résistance communiste de la MOI (Main-d’Œuvre Immigrée). Elle y porte assistance aux familles démunies et cherche des familles d'accueil pour les enfants juifs en danger.
Arrêtée sur dénonciation au printemps 1943, elle est emprisonnée puis déportée, comme la majorité de son réseau, par le convoi 58, le 31 juillet 1943. À son arrivée à Auschwitz, Eva est internée dans le Block 10, celui des "expériences médicales". Durant dix mois, elle parvient à échapper au pire, notamment grâce à la solidarité de ses camarades.
Elle est ensuite transférée à Birkenau puis au camp annexe à Rajsko, une ferme agricole expérimentale où les conditions sont un peu moins dures. Elle survivra encore à trois "marches de la mort" qui la mèneront aux camps de Ravensbrück et de Malchof. Le 1er mai 1945, elle est libérée par les troupes soviétiques au nord de Berlin.
De retour à Paris, elle retrouvera son mari puis son fils, Jean. En 1952, Eva donnera naissance à un second enfant, Elie. Elle ne se départira jamais de l'esprit de solidarité et de cette foi en la vie qui la caractérisait.
Témoin d'un monde yiddish en grande partie disparu dans la Shoah, Eva n'a cessé de chanter les airs populaires de sa jeunesse polonaise. Ces derniers ont fait l'objet d'un enregistrement et d'un CD sorti en 2013. Elle avait livré son témoignage dans un ouvrage intitulé Ne pleurez pas, mes fils... (Le Manuscrit / Fondation pour la Mémoire de la Shoah, 2010).
 
Source: Fondation pour la Mémoire de la Shoah
 
Partager cet article
Repost0
3 octobre 2024 4 03 /10 /octobre /2024 05:21

Superbe exposition Henri Cartier-Bresson aux Capucins à Landerneau. Né en 1908, fils d'une famille de riches industriels du textile du nord de la France, le jeune Henri boude la carrière capitaliste qui lui est promise et devient artiste et voyageur, photographe surréaliste, dilettante d'abord, attiré par le formalisme, puis engagé avec les communistes, photo-journaliste pour le journal "Ce soir" dirigé par Aragon et contrôlé par le PCF pendant le Front populaire, collaborateur de Jean Renoir (notamment sur le film "La vie est à nous" commandé par le parti communiste), engagé pendant la guerre d'Espagne pour témoigner de la lutte des Républicains espagnols, puis au service photographique des armées face à l'Allemagne nazie, prisonnier de guerre pendant 3 ans, évadé, témoin des jours de la Libération à Paris et en Allemagne, de la libération des camps et des stalags, fondateur de l'agence Magnum avec Robert Capa, aux premières loges pour suivre l'histoire en mouvement: la mort de Gandhi, la partition de l'Inde et sa guerre civile, la victoire des communistes en Chine, l'URSS post-stalinienne, le Mexique, les USA, l'Arménie, la révolution castriste à Cuba, mai 68. Entre formalisme et humanisme, art et témoignage engagé, la photographie de Cartier-Bresson nous fait revivre l'histoire du 20e siècle tout en affirmant l'autonomie artistique de la photographie.

Ismaël Dupont, 3 octobre 2024

***

La fédération du Finistère du Parti communiste organise une visite collective de l'exposition Cartier-Bresson le samedi 16 novembre, suivie d'une conférence de l'historien et critique d'art Renaud Faroux à Landerneau:

 

Première rétrospective de l’artiste Henri Cartier-Bresson en Bretagne

La fédération PCF du Finistère vous propose une visite guidée

le 16 novembre 2024 à Landerneau.

L’exposition se tient au Fond Hélène et Edouard Leclerc pour la culture aux Capucins. L’entrée est à 7€ par personne.

  • La visite commencera à 10h15 et sera suivie d’une conférence animée par Renaud Faroux :

« Image à la sauvette ou l’image décisive ».

  • Le rendez-vous est fixé à 10h devant les capucins.

Une pause repas est prévue, apportez votre pique-nique.

  • La visite guidée est limitée à 35 personnes. Merci de vous inscrire auprès de Marion à la fédération soit par mail federation@29.pcf.fr soit par téléphone au 02 98 43 47 78


 

« Un parcours de près de 300 œuvres des plus célèbres aux moins montrées. À travers l’histoire de cet œil multifacette, cette grande rétrospective retrace aussi celle du XXe siècle. »

 

A ne pas manquer: exposition Cartier-Bresson aux Capucins à Landerneau
A ne pas manquer: exposition Cartier-Bresson aux Capucins à Landerneau
A ne pas manquer: exposition Cartier-Bresson aux Capucins à Landerneau
A ne pas manquer: exposition Cartier-Bresson aux Capucins à Landerneau
A ne pas manquer: exposition Cartier-Bresson aux Capucins à Landerneau
A ne pas manquer: exposition Cartier-Bresson aux Capucins à Landerneau
A ne pas manquer: exposition Cartier-Bresson aux Capucins à Landerneau
A ne pas manquer: exposition Cartier-Bresson aux Capucins à Landerneau
A ne pas manquer: exposition Cartier-Bresson aux Capucins à Landerneau
A ne pas manquer: exposition Cartier-Bresson aux Capucins à Landerneau
A ne pas manquer: exposition Cartier-Bresson aux Capucins à Landerneau
A ne pas manquer: exposition Cartier-Bresson aux Capucins à Landerneau
A ne pas manquer: exposition Cartier-Bresson aux Capucins à Landerneau
A ne pas manquer: exposition Cartier-Bresson aux Capucins à Landerneau
A ne pas manquer: exposition Cartier-Bresson aux Capucins à Landerneau
A ne pas manquer: exposition Cartier-Bresson aux Capucins à Landerneau
Partager cet article
Repost0
3 octobre 2024 4 03 /10 /octobre /2024 05:12
80 ans de la Libération en mairie de Quimper - Exposition sur Madeleine Riffaud, les résistants étrangers du groupe Manouchian FTP-MOI, et femmes résistantes quimpéroires,
80 ans de la Libération en mairie de Quimper - Exposition sur Madeleine Riffaud, les résistants étrangers du groupe Manouchian FTP-MOI, et femmes résistantes quimpéroires,
80 ans de la Libération en mairie de Quimper - Exposition sur Madeleine Riffaud, les résistants étrangers du groupe Manouchian FTP-MOI, et femmes résistantes quimpéroires,
80 ans de la Libération en mairie de Quimper - Exposition sur Madeleine Riffaud, les résistants étrangers du groupe Manouchian FTP-MOI, et femmes résistantes quimpéroires,
80 ans de la Libération en mairie de Quimper - Exposition sur Madeleine Riffaud, les résistants étrangers du groupe Manouchian FTP-MOI, et femmes résistantes quimpéroires,
80 ans de la Libération en mairie de Quimper - Exposition sur Madeleine Riffaud, les résistants étrangers du groupe Manouchian FTP-MOI, et femmes résistantes quimpéroires,
80 ans de la Libération en mairie de Quimper - Exposition sur Madeleine Riffaud, les résistants étrangers du groupe Manouchian FTP-MOI, et femmes résistantes quimpéroires,
80 ans de la Libération en mairie de Quimper - Exposition sur Madeleine Riffaud, les résistants étrangers du groupe Manouchian FTP-MOI, et femmes résistantes quimpéroires,
80 ans de la Libération en mairie de Quimper - Exposition sur Madeleine Riffaud, les résistants étrangers du groupe Manouchian FTP-MOI, et femmes résistantes quimpéroires,
80 ans de la Libération en mairie de Quimper - Exposition sur Madeleine Riffaud, les résistants étrangers du groupe Manouchian FTP-MOI, et femmes résistantes quimpéroires,
80 ans de la Libération en mairie de Quimper - Exposition sur Madeleine Riffaud, les résistants étrangers du groupe Manouchian FTP-MOI, et femmes résistantes quimpéroires,
80 ans de la Libération en mairie de Quimper - Exposition sur Madeleine Riffaud, les résistants étrangers du groupe Manouchian FTP-MOI, et femmes résistantes quimpéroires,

Un vrai bonheur de découvrir en mairie de Quimper les magnifiques expositions installée à l'occasion de la commémoration des 80 ans de la Libération: sur les résistantes quimpéroises, dont notre camarade Denise Larzul, sur la résistante centenaire Madeleine Riffaud, militante du parti communiste pendant des décennies, anticolonialiste, poète, journaliste à l'humanité et au journal d'Aragon, "Ce soir", amie de la révolution et de la résistance vietnamienne, surtout, avec une formidable exposition basée sur la Bande dessinée de Jean-Dominique Morvan, scénariste, et Bertail, dessinateur, dont le 3e tome, tout aussi beau que les 2 premiers, vient d'être publié, et enfin le groupe Manouchian FTP MOI de l'Affiche Rouge, avec de nouveau à l'appui une BD de JD Morvan soutenue par le musée de la Résistance Nationale.

Merci et bravo à la mairie de Quimper pour ce travail de transmission de la mémoire de la Résistance!

Ismaël Dupont

80 ans de la Libération en mairie de Quimper - Exposition sur Madeleine Riffaud, les résistants étrangers du groupe Manouchian FTP-MOI, et femmes résistantes quimpéroires,
Partager cet article
Repost0
3 octobre 2024 4 03 /10 /octobre /2024 04:01
Un film à découvrir: Mémoires de Palestine - Entretien de Serge Le Peron avec Leïla Shahid et plongée dans 100 ans d'histoire de la Palestine
Un film à découvrir: Mémoires de Palestine - Entretien de Serge Le Peron avec Leïla Shahid et plongée dans 100 ans d'histoire de la Palestine
Shirine Hussaini Shahid et son père (Mémoires de Palestine)

Shirine Hussaini Shahid et son père (Mémoires de Palestine)

J'ai eu la chance de découvrir aux Studios à Brest lundi 30 septembre grâce à une soirée organisée par le groupe AFPS de Brest (la salle était comble) le très beau et émouvant film "Mémoires de Palestine" de Serge Le Peron, un dialogue avec Leïla Shahid, représentante de l'OLP en France et en Europe dans les années 1990-2000, qui fut la voix de la Palestine en France, pendant Oslo, la seconde Intifada, et une voix magnifique de courage, de liberté, de force de conviction. Le film de son ami Serge Le Peron, breton et finistérien, parcourt l'histoire de la Palestine entre 1920 et 2020 à partir d'images d'archives et du parcours de la famille de Leïla Shahid, retracée par la mère de Leïla, Shirine Hussaini Shahid, une autre femme puissante, l'inspiratrice de Leïla, émigrée au Liban et à Beyrouth quand son mari, le grand-père, ancien maire de Jérusalem, dirigeant nationaliste palestinien, est emprisonné par les britanniques au milieu des années 30. Une famille dévouée à l'idéal d'indépendance et de souveraineté des Palestiniens, pour la vie et la liberté de son peuple, au combat contre l'occupation coloniale britannique et israélienne, ce qui n'a jamais empêché Leïla Shahid de tenir un discours d'amour de la vie, du dialogue entre les cultures et les peuples, de paix, de respect, de laïcité. Leïla raconte dans ce film aussi comment elle a accompagné Jean Genet dans les camps de réfugiés palestiniens du Liban, expérience matricielle du dernier chef d’œuvre de Jean Genet, "Un captif amoureux", ou encore Jacques Chirac à Ramallah quand ce dernier a déjoué avec autorité les provocations des forces de sécurité israélienne pour pouvoir saluer les commerçants palestiniens autour de lui.

Ismaël Dupont

Partager cet article
Repost0
28 septembre 2024 6 28 /09 /septembre /2024 15:54
Exposition Cartier-Bresson. La fédération PCF du Finistère organise une visite collective le samedi 16 novembre et conférence de Renaud Faroux

Exposition Cartier-Bresson. La fédération PCF du Finistère organise une visite collective pour ses adhérents et sympathisants aux capucins à Landerneau le samedi 16 novembre et invite à une conférence de notre historien d'art préféré Renaud Faroux pour présenter l'œuvre de Cartier-Bresson dans son contexte artistique, son originalité, ses intentions. Venez nombreux!

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2024 5 27 /09 /septembre /2024 05:23
Depuis la sortie du tome 1 de "Madeleine, Résistante", nous proposons une exposition qui retrace mon parcours de vie. Elle est composée de 20 à 23 panneaux (ici, il y en a 4), peut être agrémentée d'objets, de documents annexes. Elle a été crée pour être affichée sur les grilles des Buttes-Chaumont, elle s'est ensuite promenée au CHRD du Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon à la Bibliothèque Louis Aragon d'Amiens, en passant par la Méca de Bordeaux, l'hôtel le Vergeur à Reims, Limoges, Les Lilas... Elle est en ce moment en exposition à Quimper et à Châteauroux.

Depuis la sortie du tome 1 de "Madeleine, Résistante", nous proposons une exposition qui retrace mon parcours de vie. Elle est composée de 20 à 23 panneaux (ici, il y en a 4), peut être agrémentée d'objets, de documents annexes. Elle a été crée pour être affichée sur les grilles des Buttes-Chaumont, elle s'est ensuite promenée au CHRD du Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon à la Bibliothèque Louis Aragon d'Amiens, en passant par la Méca de Bordeaux, l'hôtel le Vergeur à Reims, Limoges, Les Lilas... Elle est en ce moment en exposition à Quimper et à Châteauroux.

ATTENTION, DERNIERS JOURS !

Les expositions organisées par la ville de Quimper dans le cadre du 80ème anniversaire de la Libération se terminent le 30 septembre.

Elles honorent la résistance communiste   :

  • dans le hall de la mairie, double exposition Madeleine Riffaud, notre camarade résistante et journaliste de l'Huma, notamment correspondante de guerre au Vietnam, qui a fêté cet été ses 100 ans, et Missak Manouchian
  • à la mairie et à la médiathèque parmi les femmes résistantes de la région quimpéroise notre camarade Denise Larzul, qui fut adhérente de la section de Quimper jusqu'à son décès

A noter aussi jeudi 3 octobre à 18h à la médiathèque de Quimper le film "La résistante et l'enfant" consacré à Eva Golgevit, résistante communiste de la section juive de la MOI, déportée à Auschwitz et qui en revint, en présence de son fils Jean Golgevit, bien connu dans notre région où il a dirigé à plusieurs reprises le Canto General de Pablo Neruda mis en musique par Mikis Théodorakis. Une femme extraordinaire !

Yvonne Rainero, co-secrétaire de la section du PCF Quimper

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011