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Superbe exposition Henri Cartier-Bresson aux Capucins à Landerneau. Né en 1908, fils d'une famille de riches industriels du textile du nord de la France, le jeune Henri boude la carrière capitaliste qui lui est promise et devient artiste et voyageur, photographe surréaliste, dilettante d'abord, attiré par le formalisme, puis engagé avec les communistes, photo-journaliste pour le journal "Ce soir" dirigé par Aragon et contrôlé par le PCF pendant le Front populaire, collaborateur de Jean Renoir (notamment sur le film "La vie est à nous" commandé par le parti communiste), engagé pendant la guerre d'Espagne pour témoigner de la lutte des Républicains espagnols, puis au service photographique des armées face à l'Allemagne nazie, prisonnier de guerre pendant 3 ans, évadé, témoin des jours de la Libération à Paris et en Allemagne, de la libération des camps et des stalags, fondateur de l'agence Magnum avec Robert Capa, aux premières loges pour suivre l'histoire en mouvement: la mort de Gandhi, la partition de l'Inde et sa guerre civile, la victoire des communistes en Chine, l'URSS post-stalinienne, le Mexique, les USA, l'Arménie, la révolution castriste à Cuba, mai 68. Entre formalisme et humanisme, art et témoignage engagé, la photographie de Cartier-Bresson nous fait revivre l'histoire du 20e siècle tout en affirmant l'autonomie artistique de la photographie.
Ismaël Dupont, 3 octobre 2024
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La fédération du Finistère du Parti communiste organise une visite collective de l'exposition Cartier-Bresson le samedi 16 novembre, suivie d'une conférence de l'historien et critique d'art Renaud Faroux à Landerneau:
Première rétrospective de l’artiste Henri Cartier-Bresson en Bretagne
La fédération PCF du Finistère vous propose une visite guidée
le 16 novembre 2024 à Landerneau.
L’exposition se tient au Fond Hélène et Edouard Leclerc pour la culture aux Capucins. L’entrée est à 7€ par personne.
La visite commencera à 10h15 et sera suivie d’une conférence animée par Renaud Faroux :
« Image à la sauvette ou l’image décisive ».
Le rendez-vous est fixé à 10h devant les capucins.
Une pause repas est prévue, apportez votre pique-nique.
La visite guidée est limitée à 35 personnes. Merci de vous inscrire auprès de Marion à la fédération soit par mail federation@29.pcf.fr soit par téléphone au 02 98 43 47 78
« Un parcours de près de 300 œuvres des plus célèbres aux moins montrées. À travers l’histoire de cet œil multifacette, cette grande rétrospective retrace aussi celle du XXe siècle. »
Un vrai bonheur de découvrir en mairie de Quimper les magnifiques expositions installée à l'occasion de la commémoration des 80 ans de la Libération: sur les résistantes quimpéroises, dont notre camarade Denise Larzul, sur la résistante centenaire Madeleine Riffaud, militante du parti communiste pendant des décennies, anticolonialiste, poète, journaliste à l'humanité et au journal d'Aragon, "Ce soir", amie de la révolution et de la résistance vietnamienne, surtout, avec une formidable exposition basée sur la Bande dessinée de Jean-Dominique Morvan, scénariste, et Bertail, dessinateur, dont le 3e tome, tout aussi beau que les 2 premiers, vient d'être publié, et enfin le groupe Manouchian FTP MOI de l'Affiche Rouge, avec de nouveau à l'appui une BD de JD Morvan soutenue par le musée de la Résistance Nationale.
Merci et bravo à la mairie de Quimper pour ce travail de transmission de la mémoire de la Résistance!
Ismaël Dupont
J'ai eu la chance de découvrir aux Studios à Brest lundi 30 septembre grâce à une soirée organisée par le groupe AFPS de Brest (la salle était comble) le très beau et émouvant film "Mémoires de Palestine" de Serge Le Peron, un dialogue avec Leïla Shahid, représentante de l'OLP en France et en Europe dans les années 1990-2000, qui fut la voix de la Palestine en France, pendant Oslo, la seconde Intifada, et une voix magnifique de courage, de liberté, de force de conviction. Le film de son ami Serge Le Peron, breton et finistérien, parcourt l'histoire de la Palestine entre 1920 et 2020 à partir d'images d'archives et du parcours de la famille de Leïla Shahid, retracée par la mère de Leïla, Shirine Hussaini Shahid, une autre femme puissante, l'inspiratrice de Leïla, émigrée au Liban et à Beyrouth quand son mari, le grand-père, ancien maire de Jérusalem, dirigeant nationaliste palestinien, est emprisonné par les britanniques au milieu des années 30. Une famille dévouée à l'idéal d'indépendance et de souveraineté des Palestiniens, pour la vie et la liberté de son peuple, au combat contre l'occupation coloniale britannique et israélienne, ce qui n'a jamais empêché Leïla Shahid de tenir un discours d'amour de la vie, du dialogue entre les cultures et les peuples, de paix, de respect, de laïcité. Leïla raconte dans ce film aussi comment elle a accompagné Jean Genet dans les camps de réfugiés palestiniens du Liban, expérience matricielle du dernier chef d’œuvre de Jean Genet, "Un captif amoureux", ou encore Jacques Chirac à Ramallah quand ce dernier a déjoué avec autorité les provocations des forces de sécurité israélienne pour pouvoir saluer les commerçants palestiniens autour de lui.
Ismaël Dupont
Exposition Cartier-Bresson. La fédération PCF du Finistère organise une visite collective pour ses adhérents et sympathisants aux capucins à Landerneau le samedi 16 novembre et invite à une conférence de notre historien d'art préféré Renaud Faroux pour présenter l'œuvre de Cartier-Bresson dans son contexte artistique, son originalité, ses intentions. Venez nombreux!
Depuis la sortie du tome 1 de "Madeleine, Résistante", nous proposons une exposition qui retrace mon parcours de vie. Elle est composée de 20 à 23 panneaux (ici, il y en a 4), peut être agrémentée d'objets, de documents annexes. Elle a été crée pour être affichée sur les grilles des Buttes-Chaumont, elle s'est ensuite promenée au CHRD du Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon à la Bibliothèque Louis Aragon d'Amiens, en passant par la Méca de Bordeaux, l'hôtel le Vergeur à Reims, Limoges, Les Lilas... Elle est en ce moment en exposition à Quimper et à Châteauroux.
ATTENTION, DERNIERS JOURS !
Les expositions organisées par la ville de Quimper dans le cadre du 80ème anniversaire de la Libération se terminent le 30 septembre.
Elles honorent la résistance communiste :
A noter aussi jeudi 3 octobre à 18h à la médiathèque de Quimper le film "La résistante et l'enfant" consacré à Eva Golgevit, résistante communiste de la section juive de la MOI, déportée à Auschwitz et qui en revint, en présence de son fils Jean Golgevit, bien connu dans notre région où il a dirigé à plusieurs reprises le Canto General de Pablo Neruda mis en musique par Mikis Théodorakis. Une femme extraordinaire !
Yvonne Rainero, co-secrétaire de la section du PCF Quimper
Jean-François Téaldi, journaliste, membre du CN du PCF 2008-2016.
Publié le 19 septembre 2024
Le 30 mai, dans le cadre de la niche parlementaire du groupe GDR, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi rapportée par Steve Chailloux, « pour une meilleure réussite scolaire des jeunes Ultramarins grâce à l’apprentissage des langues régionales » (82 voix pour, zéro contre).
« Dans les académies d’outre-mer, les langues régionales sont une matière enseignée dans tous les établissements scolaires tout au long de la scolarité. » En commission des Affaires culturelles, le député GDR Frédéric Maillot avait rappelé, « réfléchir dans la culture de l’autre, on sera toujours l’idiot, les décrocheurs. Chaque décrocheur est potentiellement raccrocheur, nos langues créoles peuvent être ce raccrocheur ».
De Cachin en 1938 à aujourd’hui, il faut rappeler le combat du PCF pour les langues régionales. Ainsi, dès 1930, les communistes réclamaient le bilinguisme en Corse. En 1938, à Pont-l’Abbé, fête du Parti communiste, 10 000 Bretons et Cachin avaient entonné l’Internationale… en breton.
Les parlementaires communistes ont été en permanence au combat. En 1948, le député communiste André Tourné déposait deux propositions de loi reconnaissant la valeur des langues régionales, organisant leur enseignement, aboutissant en 1951 à la loi Deixonne : « Instructions adressées aux recteurs pour autoriser les maîtres à recourir aux parlers locaux dans les écoles primaires et maternelles. »
En Corse, en 1985, les communistes revendiquaient la co-officialité des deux langues. En 1986 et 1988, Guy Hermier, député communiste des Bouches-du-Rhône, déposait deux propositions de loi, jamais examinées.
En 2008, à l’Assemblée, Michel Vaxès, député PCF des Bouches-du-Rhône, réclamait « une loi qui donne aux langues de France un statut et leur promotion. Les parlementaires communistes soutiennent des propositions élaborées avec les associations pour la prise en compte de la diversité linguistique et culturelle dans notre patrimoine national ».
En 1995, la France signait la Charte européenne des langues régionales. Encore fallait-il la ratifier ! Lors de la présidentielle de 2012, les communistes se sont prononcés pour que soit mise à jour la loi Deixonne et que la Constitution soit révisée pour permettre la ratification. En 2013, Marie-George Buffet rappelait cet engagement. Le 21 janvier 2014, dans une déclaration nationale, « Oui à la ratification de la Charte européenne des langues régionales », le PCF rappelait que « les langues et cultures de France sont une composante de notre patrimoine national. Le reconnaître officiellement est un impératif démocratique ».
Le Conseil des ministres décidait de soumettre cette décision au Parlement, basée sur un texte adopté le 28 janvier 2014 par l’Assemblée. Les 11 députés communistes votaient favorablement. Le député du Puy-de-Dôme André Chassaigne l’a rappelé : « Ces langues doivent prendre davantage de place dans l’espace public, sinon elles disparaîtront. Il faut faire avancer notre législation et s’appuyer sur cette charte. » En 2015, le Conseil d’État s’y opposait, « en y adhérant, la France méconnaîtrait les principes constitutionnels d’indivisibilité de la République, d’égalité devant la loi, d’unicité du peuple français et d’usage officiel de la langue française ».
Le 17 mai 2013, l’Assemblée de Corse, présidée par le communiste Dominique Bucchini, adoptait le projet de statut de co-officialité de la langue corse. « Nous pourrons édifier une société bilingue, dans laquelle les institutions, l’enseignement, les entreprises, les médias utiliseront paritairement les deux langues. Les citoyens pourront les employer indistinctement et sans discrimination dans toutes leurs activités. » Il garantissait l’emploi officiel du français et du corse à parité sur le territoire insulaire, l’accès à la connaissance et à la pratique du corse, les pouvoirs publics ayant le devoir de le faire respecter. Le combat continue.
Festival International du Film de Bretagne
" LE RÊVE DE FANNY " de Jean-Christophe Yu
Un film sur l'esprit de résistance et de solidarité inspiré par la vie d'un couple de militants communistes du XXe siècle
Meilleur Film Documentaire dans la catégorie "Films d'Europe"
à la disposition des cinémas, ciné-clubs et associations culturelles de France
Le Groupe "Le Rêve de Fanny"
https://www.facebook.com/groups/847211420137717
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"Tout de suite après s’être rendue à Paris pour assister aux cours du Docteur Lamaze à la maternité de la CGT-Métallurgie (Les Bluets), Jeanne, ma grand-mère maternelle, devint, en Belgique, aux côtés du Docteur Peers, l’une des pionnières militantes de l’accouchement sans douleur. Une révolution alors !
C’est adjoint d’un prêtre et d’un gendarme que Paul dirigea la résistance armée (FI-PA) dans la province du Luxembourg pendant la seconde guerre mondiale. Avant de redevenir militant, Échevin des Beaux-arts, puis de nouveau artiste, 30 ans après cette période où, aux côté d’Aragon, il avait participé à la création des Artistes et des Écrivains Révolutionnaires. Jeanne, Paul, deux protagonistes de mon dernier film « Le Rêve de Fanny », militants pour la résistance, la paix et la fraternité.
Et puis il y a moi, jeune militant participant activement, en 1983, à l'une des plus grandes manifestations pour la paix organisée en Belgique ! Soit, une longue histoire mouvementée, grave, triste, drôle, poétique, le tout en un. Une véritable épopée ! Un film (professionnel/coproduction RTBF) qui évoque l’engagement et les combats, politiques, sociaux ou culturels, de deux personnalités "ordinaires" à travers le 20e siècle, entre France et Belgique. Un film à vocation universelle et tout à fait intemporel !"
Jean-Christophe Yu, le réalisateur