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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 12:43
Le cortège du MJCF à Rennes: 25 000 manifestants, plus que le 5 décembre

Le cortège du MJCF à Rennes: 25 000 manifestants, plus que le 5 décembre

à Brest: 20 000 manifestants, plus que le 5 décembre

à Brest: 20 000 manifestants, plus que le 5 décembre

A St Brieuc un cortège très important de 10 000 manifestants - ici le Parti Communiste avec ses élus

A St Brieuc un cortège très important de 10 000 manifestants - ici le Parti Communiste avec ses élus

A Quimper, autour de 10 000 manifestants

A Quimper, autour de 10 000 manifestants

17 décembre... Un raz-de-marée de manifestants ultra-résolus à obtenir le retrait de la réforme des retraites de Macron et à faire échec à sa politique de casse sociale généralisée. La CGT déclare 1,8 millions de manifestants dans toute la France, plus que le 5 décembre.

plus de 15 000 manifestants à Brest, plus que le 5 décembre

8000 à 10 000 manifestants à Quimper

3000 manifestants à Morlaix

800 à 1000 manifestants à Carhaix

1500 manifestants à Quimperlé

30 000 dans le Finistère en tout

10 000 manifestants à Saint-Brieuc

2000 manifestants à Lannion

6000 manifestants à Lorient

Plus de 3000 manifestants à Vannes

20 000 à 25 000 manifestants à Rennes, plus que le 5 décembre

20 000 manifestants à Tours (la plus grande manifestation de ses 25 dernières années, dit-on)

12 000 au Mans

10 000 manifestants à Saint-Nazaire

30 000 à Nantes

850 à Ancenis et 500 à Châteaubriant

10 000 à Poitiers

12 000 à Albi

45 000 à 60 000 à Toulouse, plus que le 5 décembre

40 000 à Lyon

12 000 à Valence

10 000 à Strasbourg

15 000 à Nancy

15 000 à Nîmes, plus que le 5

9000 à Rodez, plus que le 5

4000 à Brive, 2000 à Tulle, 600 à Ussel

5000 à Epinal

3000 à Saint Quentin (Aisne)

70 000 à Bordeaux

18 000 au Mans

200 000 manifestants à Marseille

22 000 manifestants à Nîmes, plus que le 5 décembre

15 000 manifestants à Toulon, 700 à Brignoles, 1500 à Draguignan

13 000 manifestants à Orléans

10 à 12 000 à Tarbes

6 500 à Besançon

Chiffres et photos communiqués par les sections et fédérations du Parti communiste

 

Le ministère de l’intérieur minimise l’ampleur de la mobilisation
Mercredi, 18 Décembre, 2019 - L'Humanité

Alors que la mobilisation d’hier a mis un nombre record de manifestants dans la rue, avec 1,8 million de personnes dans toute la France selon la CGT, et que tous les syndicats s’accordent sur le succès de la journée d’action, comme à son habitude, le ministère de l’Intérieur persiste à minimiser l’ampleur de la contestation

 

Alors que la mobilisation d’hier a mis un nombre record de manifestants dans la rue, avec 1,8 million de personnes dans toute la France selon la CGT, et que tous les syndicats s’accordent sur le succès de la journée d’action, comme à son habitude, le ministère de l’Intérieur persiste à minimiser l’ampleur de la contestation. Selon les chiffres officiels, seules 615 000 personnes auraient défilé dans le pays, dont 76 000 à Paris, soit un résultat en deçà de celui de la mobilisation monstre du 5 décembre, selon le ministère… Quant au cabinet Occurrence, réalisant le comptage pour certains médias, il réussit l’exploit de recenser encore moins de manifestants que la préfecture, avec 72 500 personnes à Paris, quand la CGT en dénombre 350 000. Partout dans le pays, le constat d’une mobilisation grandissante est partagé par les organisations syndicales. La CGT ainsi que Solidaires, qui évoque « une grande réussite », recensent sensiblement les mêmes chiffres : 200 000 personnes à Marseille, 120 000 à Toulouse, 60 000 à Bordeaux, 35 000 à Rouen, 30 000 à Nantes et Lille, 20 000 à Montpellier, Clermont-Ferrand, Brest et Caen, 18 000 à Rennes, 12 000 à Nice et Quimper, 10 000 à Cherbourg…

 

La vraie raison de l'assaut contre les retraites - par Patrick Le Hyaric, L'Humanité, 18 décembre

Plus la lumière se fait sur la nature du projet de liquidation du système de retraites solidaire, plus le gouvernement patauge dans ses propres mensonges et contradictions. Le plan de communication patiemment huilé pour faire accepter ce recul de civilisation majeur, assaisonné des mots flétris « égalité », « universalité » ou « solidarité », s’enraye face à la clairvoyance d’une majorité de nos concitoyens qui continue de soutenir le mouvement grève lancé par les syndicats.

L’universalité prétendue du système par points apparaît désormais pour ce qu’elle est : une promesse de pension croupionne, nivelée vers le bas pour tous les salariés quel que soit leur statut, et qui rendra indispensable la recherche de gains pour financer ses vieux jours. « Au travail ! » pour les classes populaires qui n’auront d’autre choix que d’accumuler de nouveaux points après l’âge pivot, et « à la bourse ! » pour ceux qui auront les moyens de contracter une retraite par capitalisation : voilà le vrai « projet de société » vanté par M. Macron.

Comme l’y enjoint fermement l’Union européenne, le gouvernement s’acharne avec ce projet mortifère à doper la financiarisation de l’épargne retraite. Elle représente « seulement » 230 milliards d’euros d’encours, un niveau très faible comparé aux autres pays européens, et aux plus de 1.700 milliards d’assurances vie. Or l’Union européenne exige que les retraites servent de « galop d’essai » à l’unification des marchés de capitaux sur le continent.

Ce faible attrait pour l’épargne retraite serait dû selon la communication gouvernementale à la complexité des produits proposés. D’où la création d’un nouveau produit d’épargne retraite dans la loi Pacte, effectivement plus accessible mais aux standards de ce qui se fait de plus vorace et juteux sur les marchés financiers, avec les risques accessoires. Ce désintérêt est dû, en réalité, à l’incroyable succès du système de retraite français qui garantit un niveau élevé des pensions nous permettant d’afficher un taux de pauvreté chez les retraités parmi les plus bas du monde. Démonstration est ainsi faite qu’il n’y a nul besoin de s’enchaîner au capital et à ses profits arrachés à la sueur des travailleurs pour présenter un des systèmes les plus efficaces socialement au monde, financé par les richesses produites et redistribuées sans parasitisme actionnarial, et dont le déficit – opportunément exagéré par tous les gouvernements depuis 30 ans – s’avère purement artificiel et serait aisément corrigé par des mesures volontaristes pour sécuriser le travail et l’emploi, l’égalité salariale entre les hommes et les femmes et le retour au niveau antérieur de la cotisation employeur, tout en mettant à contribution les actifs financiers des entreprises et des banques.

Voilà le véritable scandale pour les capitalistes, et la véritable raison de l’assaut contre les retraites. Et le gouvernement peine à s’en cacher. « L’épargne retraite doit devenir un produit phare de l’épargne des Français », s’exclamait Bruno Le Maire le 1er octobre dernier, dès qu’eut séchée l’encre de son stylo au bas du décret d’application du nouveau Plan d’épargne retraite, défiscalisé comme il se doit. Que ce produit financier ait été lancé juste avant l’offensive contre notre système de retraites ne doit rien au hasard : il fallait coûte que coûte pour le pouvoir donner un « signal » de confiance aux assureurs et autres fonds de pensions comme aux potentiels épargnants pour garantir au nouveau produit financier un départ en fanfare. C’est ce dont témoigne la connivence du gouvernement et du Président avec le fonds Black Rock, ce mastodonte nord-américain de la finance qui rêve de mettre la main sur l’épargne française et une partie de la dette publique.

Exiger le retrait de ce projet, c’est empêcher les fonds vautours de s’attaquer aux richesses produites par les travailleurs et, du même coup, mettre un frein décisif à l’entreprise macronienne de saccage de la solidarité nationale et de mise à disposition du capital financier et mondialisé des richesses du pays.

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17 décembre 2019 2 17 /12 /décembre /2019 14:01
Vœu  voté à l'unanimité à Brest - Pour un référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris

Présenté par les élu.e.s communistes à Brest au groupe majoritaire de gauche, et porté par celui-ci, un voeu pour le référendum sur la privatisation des aéroports de Paris a été voté à l'unanimité à Brest le 12 décembre au conseil municipal. Bravo aux élus brestois!

 

Vœu

Pour un référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris


Présenté par le Groupe « Ensemble pour Brest, tenons le cap » (Socialistes et apparentés, Communistes et Citoyens, Brest Nouvelle Citoyenneté, Europe Ecologie Les Verts, Union Démocratique Bretonne, PRG – Le centre gauche, les Radicaux de Gauche)

 

Considérant qu’après la transformation d’Aéroports De Paris en société de droit privé en 2005, puis l’ouverture de son capital en 2006, le gouvernement entend céder tout ou partie des participations de l’Etat, actionnaire majoritaire du groupe ADP (50,6% du capital), avec la cession de la concession aéroportuaire aux intérêts privés pour 70 années ;

Considérant que l’Etat, en cas de privatisation, devra dédommager les actionnaires minoritaires pour un coût estimé entre 1 à 2 milliards d’euros ;

Considérant qu’ADP assume une mission d'intérêt général en œuvrant aux côtés de l'État aux actions de sécurité, de sûreté, d'environnement et d'aménagement du territoire ;

Considérant que le développement d’ADP, premier exploitant mondial d’aéroports, génère pour l’État 175 millions d’euros de dividendes par an, dividendes auxquels il devra renoncer demain en cas de privatisation ;

Considérant l’observation de la Cour des comptes selon laquelle : « L’État ne peut faire l’économie d’une définition précise des intérêts qu’il entend préserver et d’une stratégie globale, face à certains investisseurs étatiques étrangers. La définition d’un tel cadre par les instances récemment créées en matière de défense économique devrait être un préalable nécessaire à toute nouvelle cession d’actifs stratégiques » ;

Considérant que la privatisation d’ADP entraînerait une augmentation des tarifs pour les usagers, une fragilisation de la compagnie nationale Air France, un manque à gagner certain pour le budget de l’Etat 

Considérant qu’en avril 2019, une proposition de loi référendaire visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris a été présentée en application de l'article 11 de la Constitution, par 248 député.e.s et sénateurs.trices de différentes sensibilités, de droite, du centre, de gauche et écologistes.

Considérant que le Conseil constitutionnel a validé la procédure qui peut conduire à l’organisation d'un « Référendum d'Initiative Partagé » donnant la possibilité au peuple français de se prononcer sur la privatisation d’ADP, à condition que soient recueillies pour le 12 mars 2020 à minuit les 4 717 396 signatures (10% du corps électoral) nécessaires ;

Considérant l’opposition grandissante à la privatisation d’ADP dont témoignent les débats parlementaires ainsi que le succès démocratique de cette proposition de loi référendaire ayant recueillie à ce jour un million de soutiens ;

Considérant qu’il est essentiel de conserver le contrôle public d’ADP comme gestionnaire et outil d’aménagement et de politiques publiques ;

Considérant les enjeux sociaux, environnementaux et d’emplois liés à cette question ;

Le conseil municipal de Brest, réuni en séance le 12/12/2019 :

-          S’oppose à toute privatisation par l’Etat du groupe ADP, entreprise gestionnaire des aéroports franciliens.

-          Emet le souhait qu’un référendum d’initiative partagée puisse se tenir afin de permettre à nos concitoyens de décider du devenir d’ADP.

 

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 18:22
Santé : une manifestation finistérienne unitaire, à Brest, mardi 17
photo cfdt, cgt, sud, unsa, fse-cgc et inter-urgences           appellent à manifester mardi 17, à 13 h, à brest. ©           ouest-france

CFDT, CGT, Sud, Unsa, FSE-CGC et inter-urgences appellent à manifester mardi 17, à 13 h, à Brest.© OUEST-FRANCE

Brest connaîtra deux manifestations mardi 17 décembre 2019: à 11 h, contre la réforme des retraites, à 13h, pour la défense du système de santé. Ce deuxième mouvement, d’ampleur finistérienne, réunira privé et public, hôpitaux et Ehpad, secteurs sociaux et sanitaires, etc.

Après la mobilisation de 14 novembre, le gouvernement a « lâché du lest ». Mais, selon les syndicats, c’est insuffisant. Le 3 décembre, la loi du financement de la sécurité sociale a été votée « en toute discrétion » au parlement. « Les députés n’ont voté qu’une hausse de 2,5 % du budget. Il faudrait 5 % ! »

Mardi 17 décembre 2019, dans le cadre d’un appel national, c’est à Brest que les défenseurs du système de santé du Finistère sont appelés à défiler. Ce sera la seule manifestation du département. Initiée par une intersyndicale (CFDT, CGT, Sud, Unsa, CFE-CGC et inter-urgences), elle a été décidée il y a plus de quinze jours. Elle réunira privé et public, hôpitaux et Ehpad, secteurs sanitaires et médico-sociaux, maintien à domicile, etc.

Elle est maintenue malgré la manifestation contre la réforme des retraites. « Celle pour les retraites commencera à 11 h et se terminera devant l’hôpital Morvan. Celle pour le système de santé, commencera à 13 h, devant le même hôpital »

Mardi 17 décembre 2019 est, depuis plusieurs semaines, une journée nationale de mobilisation de la fédération Santé, Action-Sociale concernant le plan de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2020 qui met à mal le financement des hôpitaux en France.
Dès lors, dans le Finistère il a été acté une mobilisation spécifique « Secteur Santé » à Brest afin de faire « effet masse » devant l’Hôpital MORVAN.

En parallèle, le mouvement contre la réforme des retraites du Gouvernement s’intensifie depuis le 5 décembre dernier et la mobilisation reconductible, interprofessionnelle et intersyndicale prends beaucoup d’ampleur.

La réforme des retraites du gouvernement est un des axes de la destruction de notre protection sociale.
Le gouvernement veut avoir la main sur les montants des pensions et plus largement sur le budget global de la sécurité sociale en éloignant la gestion populaire actuelle par cotisations sociales.
Le financement de l’Hôpital Public sera d’avantage mis à mal et par voie de conséquence les conditions de travail des agents.

C’est pourquoi, pour des facilités d’organisation et une participation optimale à ces 2 mouvements liés, la CGT du CHIC appellent ses syndiqués et l’ensemble des agents du CHIC à se mobiliser massivement pour une Convergence pour la Protection Sociale !
Mardi 17 décembre directement à Brest à 11h00 pour le mouvement des retraites qui enchainera sur le mouvement de la Santé à 13h30 devant l’Hôpital Morvan.
Pour l’occasion, nous allons affréter un transport collectif jusqu’à Brest et permettre ainsi à chacun de pouvoir s’y rendre. Pour cela, il est impératif de nous faire retour de votre présence afin de vous réserver un siège.

Ces deux mobilisations sont clairement liées !
Le Gouvernement est bien « en marche … de destruction » de notre système de protection sociale qui demande à être amélioré et non à être littéralement détruite au bénéfice des plus aisés et surtout au grand damne des plus modestes… !

Le gouvernement fait face à un grand rapport de force.
« La Rue » et « la Durée » les fera « plier » !
Il faut maintenir la pression et faire valoir notre choix d’une société juste et solidaire !!

 

 
 
 
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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 07:35
Fête du Viaduc 2019

Fête du Viaduc 2019

Fête du Viaduc 2019

Fête du Viaduc 2019

Comme chaque année depuis les années 60, les communistes du Pays de Morlaix organisent leur fête du Viaduc le vendredi 1er mai 2020.
Une « mini-fête de l’Huma » dont la 56e édition devrait attirer à nouveau plusieurs centaines de personnes qui devrait avoir lieu cette année encore place Allende.
 
Hier, vendredi 13 décembre, avec 35 camarades engagés comme bénévoles sur la fête de l'an passé (une partie des militants bénévoles simplement avait pu se libérer), nous avons fait un repas fraternel au local de notre section de Morlaix et nous avons décider de la Programmation de la fête: 
 
- Avec pour le discours Politique à 15h30, Guillaume Roubaud-Quashié, un des jeunes dirigeants nationaux de notre parti, historien, président de la commémoration des 100 ans du Parti Communiste Français, président de la maison Elsa Triolet et Aragon, animateur de la revue du PCF "Cause Commune"
 
Une exposition devrait être présentée sur 100 ans d'histoire du Parti Communiste.  
 
- Et pour la partie concert, comme premier invité connu, l'excellent chanteur douarneniste Claude Couamme: chanson française, répertoire des Aragon, Ferrat, Ferré. 
 
Nous les en remercions chaleureusement!
 
Les deux invités nous ont donné une réponse positive immédiate.
 
 
La fête du Viaduc 2020 s'annonce très belle!!!
 
Guillaume Roubaud-Quashié

Guillaume Roubaud-Quashié

Claude Couamme

Claude Couamme

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 06:32
Soutien à Vincenzo Vecchi - Pierre Dharréville et Pierre Laurent s'engagent au côté du militant altermondialiste italien réfugié politique en Bretagne
SOUTIEN A VINCENZO VECCHI

Vendredi 15 novembre dernier, plus de trois mois après son arrestation, Vincenzo VECCHI a été libéré du centre pénitentiaire de Renne Vezin. Malgré la décision de la cour, le parquet, qui possède la mission générale de veiller à l’application de la loi au nom du respect des intérêts fondamentaux de la société se pourvoit en cassation.
Vincenzo VECCHI est un ressortissant italien qui vit en Bretagne depuis plus de 8 ans. Il avait été condamné en Italie à 12 ans d’emprisonnement avec comme chef d’accusation « dévastation et saccage ». Les griefs qui lui étaient reprochés étaient la participation à la manifestation contre le G8 à Gênes en 2001 et à une manifestation anti-fasciste, non autorisée, à Milan en mars 2006. [POUR EN SAVOIR PLUS]

Pierre LAURENT, sénateur de Paris, a envoyé une lettre à la ministre de la Justice pour une demande de renseignements sur les raisons de cette décision et pour s'assurer que les droits fondamentaux de Vincenzo VECCHI soient garantis. De son côté, Pierre DHARREVILLE, député des Bouches du Rhône, s'étonne auprès de la ministre de la décision du parquet de se pourvoir en cassation et précise que cette situation a une signification politique inquiétante

 

Victoire !

Par le délibéré du vendredi 15 novembre, Vincenzo est enfin libéré du centre pénitentiaire de Rennes Vezin.

Il est maintenant parmi nous à Rochefort-en-Terre, comme il l’est depuis 8 ans.

Ce fut une joie de fêter tous ensemble et avec lui cette victoire.

Pour rappel, Vincenzo a participé en 2001 au contre-sommet du G8 à Gênes où la répression policière fut très violente, et en 2006 à un rassemblement antifasciste à Milan.

Il a été condamné à 12 ans et 6 mois de prison, sous le chef d’inculpation de « Dévastation et pillage », délit issu du code Rocco introduit par le régime fasciste en 1930. C’est la première fois, 70 ans après, qu’il est utilisé à l’encontre de manifestant.e.s. Demeurant en France depuis 2011, Vincenzo a été arrêté le 8 août dernier, sous le coup de deux mandats d’arrêts européens.

Vendredi 15 novembre dernier, plus de trois mois après son arrestation, la cour a jugé que :

  • Le mandat d’arrêt européen concernant Milan est sans objet, validant clairement que ce mandat est mensonger. La déloyauté de L’Italie envers la France et par extension envers les autres pays européens est bien réelle : l’Italie a produit un faux puisque Vincenzo a déjà purgé sa peine !
  • Le mandat d’arrêt européen concernant Gênes est irrecevable. Principale cause :  une erreur de procédure de la part de l’autorité judiciaire française. Il s’agit de l’omission de la transmission de la demande de Vincenzo relative à l’assistance d’un avocat en Italie, pays émetteur par l’autorité judiciaire de la France, l’État d’exécution. C’est l’article 695-27 du code de procédure pénal qui, s’il n’est pas respecté, a pour conséquence la nullité de la procédure. En effet, cette omission porte nécessairement atteinte aux droits de la défense. C’est imparable, il y a plusieurs précédents.

Victoire fragile…

Nous nous réveillons au lendemain de cette fête avec un goût amer car encore pleins d’incertitudes par rapport au maintien en liberté de Vincenzo, à court, moyen et long terme.

Malgré la décision de la cour, le parquet, qui possède la mission générale de veiller à l’application de la loi au nom du respect des intérêts fondamentaux de la société se pourvoi en cassation.

Ce qui est rageant, c’est que le délibéré de la cour peut faire croire que seules les autorités judiciaires françaises sont mises en cause par leur erreur de procédure. Ce délibéré peut laisser penser que sans cette erreur le mandat d’arrêt européen concernant Gênes émis par l’Italie pourrait être recevable… Or il n’en est rien !

Dans le fond comme dans la forme, Vincenzo, ses avocats et tout le comité ont apporté énormément de contenu et de nombreux arguments démontrant tout le contraire :

  • Le délit de dévastation et pillage issu du code Rocco mis en œuvre à l’époque fasciste et l’énormité de la peine encourue que ce délit entraine : Vincenzo risque une peine de 13 ans de prison soit une peine équivalente à un crime de sang.
  • La notion de « concours moral » inclut dans ce délit de dévastation et pillage : il n’est pas besoin d’avoir des preuves du délit, la simple présence sur les lieux suffit à rendre la personne complice et donc coupable : dans le dossier du procès de Vincenzo, il n’y a aucune preuve tangible.
  • La disproportion des peines entre les manifestants et les carabiniers incriminés : l’équivalent de 100 ans de prison prononcés à l’encontre de 10 manifestants contre 0 jour de prison réalisé par les carabiniers qui ont tabassé, humilié et torturé des centaines de manifestants de façon systématique et coordonnée lors du contre-sommet du G8 de Gênes. Rappelons que la Cour Européenne des Droits de l’Homme a condamné (en 2017) l’Italie pour actes de torture.
  • La disproportion de la peine prononcée à l’encontre de Vincenzo en Italie par rapport au droit français.
  • La déloyauté des autorités italiennes envers la France, qui ont tenté de prime abord de charger le dossier de Vincenzo en éditant un faux mandat d’arrêt pour Milan. Pour les faits de Gênes, ils n’ont pas transmis le dernier jugement du procès de 2012 mais l’avant dernier qui était plus à charge encore avec une peine à purger plus lourde.
  • La crainte quant à ses conditions de détention s’il était renvoyé en Italie, pays qui ne respecte pas les exigences de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.
  • La date à laquelle les faits reprochés se sont produits soit en 2001 ne peuvent pas donner lieu aujourd’hui à un Mandat d’arrêt européen car à l’époque, cette procédure n’était pas actée en Italie. Elle aurait dû avoir recours à une procédure d’extradition qui aurait permis aux avocats de revenir sur le fond du dossier et d’aborder le côté éminemment politique du procès de Gênes.

Ce n’est pas rien et nous sommes toujours très confiants sur la valeur de tous ces arguments.

Ils n’ont pas été mentionné dans le délibéré de la cour qui s’est prononcée sur un élément formel, une erreur de procédure commise par la France, même si elle sous-entend quand-même que les droits à la défense de Vincenzo en Italie ne sont pas assurés.

Qu’en est-il pour Vincenzo aujourd’hui ?

Il est libre en France, mais pas ailleurs en Europe et surtout pas en Italie. Et si le mandat d’arrêt européen est accepté de fait par tous les pays d’Europe lors de son émission, sa nullité n’est acquise que par le pays qui le casse.

Restera-t-il libre au moins jusqu’à la décision de la cour de cassation ?

Impossible d’avoir une réponse claire dans les méandres des procédures.

Que se passera-t-il si le pourvoi en cassation renforce la décision de la cour et maintient l’irrecevabilité du mandat européen concernant Gênes ?

Nous pensions que l’Italie ne pourrait pas émettre un second mandat pour les mêmes faits si le premier a été cassé. En fait, personne ne peut nous le certifier.

Et si la cour de cassation remet en cause la décision du tribunal ?

On recommence tout avec une nouvelle composition de la cour !

Dans ce marasme, comment ne pas être d’abord hébété, sans voix ?

Où se situe la violence ?

Vincenzo est libéré mais n’est pas encore libre. 

L’Italie fait preuve de violence à son égard par son acharnement à le récupérer.

Quelle peur transmet-elle aux personnes manifestant leurs idées qu’elle ne partage pas ? 

L’Italie s’est acharnée sur les manifestants lors du contre-sommet du G8 à Gênes en 2001.

L’Italie s’acharne sur Vincenzo en France en s’exonérant de toute loi :

  • Elle veut le récupérer pour l’exemple 18 ans après pour des faits non prouvés.
  • Elle le fait passer pour un dangereux criminel aux yeux de la justice française en lui mentant
  • Elle émet des mandats d’arrêts européens non recevables pensant que cela passerait comme une lettre à la poste. Et on peut penser que Vincenzo serait déjà remis à l’Italie sans l’énorme mobilisation qui s’est créée juste après son arrestation.

L’Italie s’acharne contre Vincenzo en Italie en inquiétant Viviana, son ex-compagne, mère de sa fille : des policiers ont perquisitionné son domicile le lendemain de l’arrestation de Vincenzo, sans aucun mandat de perquisition, faisant fi de toute loi. Malgré l’irrégularité de la perquisition, elle n’a pas encore pu récupérer les nombreux objets confisqués. Une enquête pèse sur elle en vue d’un futur procès.

Et le gouvernement français, par l’intermédiaire du procureur général, va dans le même sens que l’Italie. La France prend maintenant la même direction avec le pourvoi en cassation du parquet qui remet en cause une erreur de procédure qu’il a lui-même produite ! C’est ahurissant !

L’Italie est très énervée de la décision de la justice française.

La France veut-elle préserver ses rapports avec l’Italie avec ce pourvoi en cassation, se fichant complètement de ce qu’un être humain puisse subir depuis 18 ans ? Et dans ce cas « les intérêts fondamentaux de la société » que le parquet protège sont-ils alors contraires aux droits fondamentaux de chaque être humain qui compose cette société ?

C’est une violence sournoise mais bien réelle qui s’installe progressivement en France et en Europe. L’histoire de Vincenzo en est un exemple parmi tant d’autres.

A l’heure où gouvernements, médias et par extension l’opinion publique condamnent facilement les violences des manifestants sur du matériel, nous condamnons avant tout la violence autoritaire, répressive et judiciaire des États européens qui saccagent les droits fondamentaux et pillent le principe de liberté dont chaque personne devrait jouir.

Nous, comité de soutien à Vincenzo, continuons à nous mobiliser pour que sa libération soit pérenne et assurée.

La Liberté pour Vincenzo, c’est le principe de liberté défendu pour tous !


Un comité de soutien pourquoi ?

Pour de multiples raisons :

Parce qu’avant tout Vincenzo est notre ami, notre voisin, notre camarade.

1/ La légitimité de la condamnation à 2 niveaux :

– Par rapport à la manifestation de Gênes, la répression policière a été condamnée par différentes instances internationales, dont l’une des dernières en 2015 par la Cour Européenne des droits de l’homme. L’Italie a été condamnée pour n’avoir jamais poursuivi en justice, ni même identifié, les auteurs de violences policières contre des militants altermondialistes, en marge du sommet du G8 à Gênes en 2001. Des mauvais traitements pourtant assimilables à des « actes de torture » selon la CEDH.  Ce qui bien évidemment peut questionner la légitimité du jugement.

– Le chef d’accusation sur lequel est basé le jugement « Dévastation et saccage », considéré comme un crime contre l’ordre public. Ce crime a été introduit par le code Rocco de 1930 (donc en période fascisante) et est encore en vigueur aujourd’hui pour réprimer les révoltes de rue. Ce code permet de condamner à des peines de prison de 8 à 15 ans, sans avoir à prouver la culpabilité des inculpés. Il est suffisant de se trouver à un endroit où a lieu le désordre… Le contexte de création de ce chef d’inculpation questionne là-encore la légitimité de cette condamnation.

2/ Le caractère éminemment politique de cette arrestation et extradition.

En effet, l’extrême droite participe de plus en plus fortement au gouvernement italien. Vincenzo ayant été fortement engagé dans la lutte antifasciste, et les accusations prononcées contre lui étant liées à des actions anti-fascistes,  il semble plus qu’évident qu’il servira d’exemple dans cette affaire.

Un comité de soutien pour quoi faire concrètement

Notre 1er objectif est de bloquer la procédure d’extradition, ou au moins la retarder au maximum, afin de donner le temps pour assurer une vraie défense.

Nous espérons qu’il reste en France et ne soit pas « livré » à la justice italienne.

Si vous voulez vous joindre ou soutenir, différents moyens possibles :

  • Vous informer sur les actions en cours via le site www.comite-soutien-vincenzo.org / page Facebook @soutienvincenzo,
  • Nous contacter pour participer au comité de soutien : comite.soutien.vincenzo@gmail.com
  • Soutenir financièrement les frais inhérents pour assurer une défense digne de ce nom.
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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 08:06
Instant T, Tébéo, ce 10 décembre 2019

Instant T, Tébéo, ce 10 décembre 2019

Sur le plateau de la chaîne de télévision régionale dépendant du groupe Le Télégramme, Tebeo, ce mardi 10 décembre à Brest, interrogé sur la réforme des retraites, les mobilisations en cours, et les municipales par Julie Sicot. Émission Instant T diffusée a 19h15 le mardi 10 décembre que l'on peut revoir en Replay sur le site internet de Tebeo: 

Le replay https://www.tebeo.bzh/video/228323

Cet interview de 5 minutes m'a permis d'exprimer rapidement les positions du Parti communiste sur la réforme des retraites, le mouvement social en cours, et les municipales, notamment à Morlaix et Brest.

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11 décembre 2019 3 11 /12 /décembre /2019 09:07
Photo CGT - 10 décembre: Anne-Véronique Roudaut. 14 000 personnes à manifester dans les rues du Finistère - ici c'est Brest

Photo CGT - 10 décembre: Anne-Véronique Roudaut. 14 000 personnes à manifester dans les rues du Finistère - ici c'est Brest

Photo CGT - 10 décembre: Anne-Véronique Roudaut. 14 000 personnes à manifester dans les rues du Finistère - ici c'est Quimper

Photo CGT - 10 décembre: Anne-Véronique Roudaut. 14 000 personnes à manifester dans les rues du Finistère - ici c'est Quimper

Nous étions 14 000 manifestants aujourd’hui dans le Finistère. Le mouvement continue d’être massif.

L’intersyndicale CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES du Finistère après la journée de mobilisation d’aujourd’hui 10 décembre appellent l’ensemble des travailleuses et travailleurs du Finistère à élargir la mobilisation, à reconduire et faire grève contre le plan Macron sur les retraites.
Les déclarations du premier ministre, lors d’une réunion avec députés LREM, aujourd’hui sont très claires : “il n’y aura pas d’annonces magiques”.

Autrement dit, il reconnaît que le mouvement est installé et qu’il s’élargit.

L’intersyndicale du Finistère appelle à faire grève et manifester le jeudi 12 décembre 2019 à:

– Brest: 11h Place de la Liberté, une AG suivra à 14h à la Maison du Peuple;
– Quimper: 11h Place de la Résistance;
– Morlaix: 11h Place des Otages;
– Carhaix: 11h Champs de Foire;
– Quimperlé: 10h30 Coat Kaër.

 

Mercredi 11 décembre à 12h30, un pique-nique est organisé à Brest devant la permanence LREM (28 bvd Gambetta).
Venez nombreux.ses!

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11 décembre 2019 3 11 /12 /décembre /2019 09:00

La responsabilité du préfet Lelarge est en cause, comme celle du gouvernement et des élus macronistes. Depuis quelques années, les jeunes, étudiants, lycéens, jeunes travailleurs, en lutte contre la domination néo libérale et les représentants politiques du monde financier sont l'objet de violences d'état immédiates et inacceptables, visant à étouffer dans l’œuf, en cassant les jeunes et les meneurs, la révolte de la jeunesse.

Les communistes du Pays de Brest et du Finistère sont choqués par le choix de la violence effectué par l'autorité préfectorale. En faisant intervenir violemment les forces de l'ordre au sein de la bibliothèque universitaire en dehors de toute demande effectuée par la présidence de l'université la préfecture se situe dans l'illégalité.
Nous tenons à apporter aux personnels universitaires , aux étudiants et à leurs élus et organisations syndicales toute notre solidarité.Ce choix de bafouer les franchises universitaires montre la volonté du gouvernement de refuser le débat démocratique.

Brest. Le président de l’université « estomaqué » après l’intervention musclée des CRS

En dehors de situations d’urgence absolue, et cela depuis presque 800 ans, les forces de l’ordre ne peuvent intervenir sur un site universitaire que sur réquisition du président, rappelle Matthieu Gallou, président de l’Université de Bretagne occidentale, après l’intervention musclée de ce mardi matin, à Brest (Finistère).

Dans un communiqué de presse, adressé mardi en fin de matinée aux rédactions, l’association étudiante Une Alternative pour l’UBO réagit « à l’intervention de CRS au sein de la bibliothèque universitaire (BU) et au matraquage d’étudiants ».

« Ce matin, à la suite d’une action pacifiste contre la réforme des retraites, un groupe d’étudiants a été poursuivi par un groupe de CRS jusque dans la bibliothèque universitaire, relate l’association. Ils se sont fait matraquer devant un personnel choqué qui a dû intervenir pour protéger les étudiants. »

« Cette intervention des forces de l’ordre s’apparente davantage à une opération de répression politique du mouvement social », estime l’association. Considérant qu’elle est « intervenue en dehors de toute autorisation du président de l’UBO », elledemande « que toute la lumière soit faite sur cet événement et que le président de l’UBO réaffirme son autorité au sein des murs de l’UBO en y interdisant les interventions de ce type ».

La « vive émotion » du président de l’université

Matthieu Gallou, président de l’université de Bretagne occidentale (UBO), n’a pas tardé, lui non plus, à réagir. Dans un courrier adressé à ses collègues, il confie « avoir appris avec une vive émotion l’intervention policière musclée qui a eu lieu ce mardi matin dans le hall de la BU Lettres de Brest. »

« Je tiens tout d’abord à exprimer ma profonde sympathie à l’égard des personnels et usagers de la BU, particulièrement choqués par cette intervention, poursuit le président de l’UBO. J’ai immédiatement saisi le sous-préfet de Brest pour lui demander des explications, afin de faire la lumière sur ces faits qui ne correspondent pas à des usages remontant à presque 800 ans. Ceux-ci prévoient qu’en dehors de situations d’urgence absolue, les forces de l’ordre ne peuvent intervenir sur un site universitaire que sur réquisition du président. »

« Le maintien de l’ordre universitaire est une lourde responsabilité, mais je tiens, sous le contrôle de la loi et de nos instances, à l’exercer pleinement, et à garantir ainsi le plein exercice des libertés académiques. »

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8 décembre 2019 7 08 /12 /décembre /2019 19:00
100 ans, le bel âge! Le Parti communiste français se renforce et connaît un regain d'adhésions... notamment dans le Finistère
100 ans, le bel âge! Le Parti communiste français se renforce et connaît un regain d'adhésions... notamment dans le Finistère

Le Parti communiste français se renforce, en particulier dans la fédération du Finistère où, avec 60 nouvelles adhésions cette année 2019 au 8 décembre, et 14 mutations pour notre département (contre 2 départs), nous comptons 72 nouveaux adhérents dans notre fédération cette année (sans compter les adhésions à la JC).

Une dynamique d'adhésion inédite depuis des années (l'année passée avait déjà été bonne de ce point de vue avec 40 nouvelles adhésions), portée par un travail collectif des sections et groupes de travail, mais renforcée par un contexte de montée des luttes et du sentiment de responsabilité personnelle face à l'ampleur des désastres en cours, du besoin de se sentir utile et de construire dans des collectifs fraternels!

Avec 900 adhérents tout juste, le Parti communiste, qui s'appuie aussi sur la fidélité indédéfectible de ses militants plus anciens,  est dans le Finistère très certainement la première force politique en nombre d'adhérents et de militants.

C'est un point d'appui essentiel pour renforcer notre audience et construire les batailles à venir. Merci à tous ces nouveaux adhérents d'avoir fait le choix de l'adhésion dans notre parti, qui compte 100 ans de lutte pour le progrès humain et social, la dignité et le bonheur des travailleurs, la solidarité internationale et la paix. Continuons à travailler nos contacts avec la société, nos sympathisants, pour prouver l'intérêt d'une adhésion au PCF comme point d'appui d'une gauche debout.

100 ans, le bel âge! Le Parti communiste français se renforce et connaît un regain d'adhésions... notamment dans le Finistère
100 ans, le bel âge! Le Parti communiste français se renforce et connaît un regain d'adhésions... notamment dans le Finistère
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8 décembre 2019 7 08 /12 /décembre /2019 18:07
Quimper. Distribution du courrier perturbée : le PCF sonne l’alerte (Ouest-France, Ouest-France, 7 décembre )
Quimper. Distribution du courrier perturbée : le PCF sonne l’alerte

Nelly Cloarec, Ouest-France, 7 décembre

« La responsabilité de La Poste est totale. » Les militants communistes de Quimper font référence à la pagaille qui règne dans les boîtes aux lettres depuis fin octobre. Ils lancent l’alerte pour que la société applique ses obligations de service public.

Des paiements qui ne parviennent pas à leurs destinataires, des quotidiens glissés dans la boîte aux lettres trois ou quatre jours après parution, des codes d’accès aux élections professionnelles envoyés fin octobre et reçus le jeudi 5 décembre, bien après la clôture du vote…

La distribution du courrier, perturbée depuis la fin octobre à Quimper (Finistère) ne s’améliore pas. Depuis la réorganisation décidée par la direction de La Poste et mise en œuvre le 28 octobre, les dysfonctionnements se multiplient. Le PCF quimpérois sonne l’alerte ce vendredi 6 décembre 2019 lors d’un point presse. Il s’en explique.

1. « De la Cornouaille à toute la Bretagne »

La réorganisation a débuté en mai dans le Pays Bigouden. Elle a été mise en œuvre à Quimper fin octobre : « L’objectif ensuite, c’est la Cornouaille, le Finistère, la Bretagne », prévient Yvonne Rainero, secrétaire de la section PCF du pays de Cornouaille. « La direction n’a pas écouté les agents, les organisations syndicales qui l’avaient alertée. Et c’est une catastrophe », souligne-t-elle, affirmant au passage son soutien aux agents. Et martelant : « La responsabilité de La Poste est totale. »

2. « J + 1… On en est loin »

Société par actions depuis 2010, La Poste conserve des obligations de service public, comme celle d’assurer la distribution quotidienne du courrier, 6 jours sur 7, en tout point du territoire. « On en est loin, dénonce Yvonne Rainero qui rappelle que la société (« 800 millions de bénéfices en 2018 ») perçoit, entre autres, une aide de l’État de 100 millions d’euros pour la distribution de la presse.

Ronan Sinquin, membre du PC et militant syndical, observe d’un œil noir « l’alliance capitalistique », en cours, entre La Poste et la Caisse des dépôts et des consignations, synonyme pour lui de « l’abandon total des branches courrier et emploi au profit de tout ce qui rapporte : assurance-vie… »

3. « Un mépris des usagers et du personnel »

Les communistes dénoncent les fermetures de bureaux dans les quartiers, définitives (Le Rouillen à Ergué-Gabéric, rue Saint-Mathieu à Quimper) ou sporadiques : « Un agent qui est en formation, en RTT ou malade n’est pas remplacé. Le bureau est fermé. » Ils compilent les témoignages d’agents en souffrance au travail : « Un facteur qui tri du courrier sur un banc public à Quimper, une factrice qui doit prendre sa voiture personnelle pour livrer du courrier en souffrance à un usager… »

4. « On sonne le tocsin »

Après avoir adressé un courrier au directeur régional resté sans réponse, les militants « sonnent le tocsin » et vont interpeller le préfet, l’Autorité de régulation (l’Arcep), les députés. Ils appellent par ailleurs les maires des communes de Cornouaille « à se faire entendre ».

 
 

 

Yvonne Rainero, secrétaire de la section du PCF du pays de Cornouaille, Jean Guyomarch, ancien postier, Ronan Sinquin, membre du PCF, Chantal Le Coz, sympathisante. | OUEST-FRANCE

Yvonne Rainero, secrétaire de la section du PCF du pays de Cornouaille, Jean Guyomarch, ancien postier, Ronan Sinquin, membre du PCF, Chantal Le Coz, sympathisante. | OUEST-FRANCE

Voir aussi Penhars Info:

http://www.penhars-infos.com/2019/12/la-poste-meprise-les-usagers-et-le-personnel-s-indigne-la-section-du-pcf-de-cornouaille.html

Depuis la mise en place de la réorganisation de la Poste, le 28 octobre, la distribution du courrier à Quimper est devenue complètement anarchique. Le Parti communiste qui dénonce " le mépris " du directeur envers les usagers et les salariés va interpeller le préfet du Finistère pour lui " demander des comptes " sur un service public dont il doit s'assurer de la bonne marche.

 

Elle va interpeller les élus, les députés, sénateurs, conseillers régionaux. Demander aux maires de la région de se faire entendre. " C'est du jamais vu ! Et toute cette pagaille est de la responsabilité  de la Poste qui n'a pas voulu écouter ses salariés " déclare Yvonne Rainero ( secrétaire de la section du pays de Quimper et membre de la direction départementale) . " Les salariés subissent les conséquences de cette situation. Leur professionnalisme n'est pas en cause ".

 

Des témoignages de courriers qui arrivent en retard, des témoignages de salariés en souffrance au travail, elle en reçoit beaucoup depuis que Piero Rainero, conseiller municipal d'opposition à Quimper a rendu publique la lettre qu'il a adressée au directeur de la Poste(voir Penhars Infos) Lettre restée sans réponse.

 

Société par actions

La Poste n'est plus une entreprise publique depuis 2010. Elle est une société par actions mais elle garde des obligations de service public pour lesquelles elle reçoit de l'argent de l’État (autour de 100M€/an) et elle est la plus grande bénéficiaire du CICE. En 2018, la Poste a réalisé 800M€ de bénéfices. 

 

Par contrat avec l’État elle doit assurer la prestation et la continuité du service public, levée et distribution du courrier 6 jours sur 7, distribuer les lettres prioritaires à J+1 ...  Elle ne respecte plus ces obligations.

 

" Par choix politique " affirme Ronan Sinquin , militant syndical. " La poste privilégie ce qui rapporte : la banque, les assurances-vie, tous les produits financiers ...". " C'est l'abandon du service public ". 

Ils souhaitent une réaction citoyenne collective.

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