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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 12:16

Piero Rainero nous a transmis ce document, triste témoignage de la collaboration d'une mairie finistérienne avec l'occupant, la mairie d'Ergué Armel dénonçant aux autorités d'occupation ses étrangers, apatrides, juifs de la commune, liste de réfugiés où figure le nom du père de Piero Rainero, Pierre Rainero, d'origine italienne, né en 1901, habitant cette commune rattachée à Quimper en 1960.

La persécution des juifs et des réfugiés en France pendant l'Occupation a été grandement facilitée par la collaboration des autorités officielles.  

Quand la mairie d'Ergué Armel (rattachée à Quimper en 1960) dénonçait ses Etrangers, apatrides, juifs aux autorités allemandes en juillet 1941
Quand la mairie d'Ergué Armel (rattachée à Quimper en 1960) dénonçait ses Etrangers, apatrides, juifs aux autorités allemandes en juillet 1941
Quand la mairie d'Ergué Armel (rattachée à Quimper en 1960) dénonçait ses Etrangers, apatrides, juifs aux autorités allemandes en juillet 1941

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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 09:37

ÉTAT FRANCAIS

PREFECTURE DU FINISTERE

 

RAPPORT n°10 - Mois de juin-Juillet 1942

 

Chapitre D concernant la Police

Prudente, insidieuse, l'action communiste continue. Si l'efficacité n'en apparaît pas toujours - par suite notamment de la rareté ou de l'échec des manifestations extérieures ( 31 Mai - 22 Juin - 14 Juillet - 1er Août) - il serait peu sage de la croire inexistante. Constamment des distributions massives de tracts ont lieu (entre autres des exemplaires fort bien édités de "L'Humanité" clandestine, ou, sur papier plus mauvais, des manifestes d'inspiration locale, tendant à ruiner l'effort du Gouvernement et discréditer et menacer des personnes nommément désignées; à chaque occasion aussi des tentatives sont faites. En voici la liste:

- 11 juin - Lambezellec - explosion d'une bombe dans le sous-sol d'un café-tabacs

- 21 juin - Quimper - explosion au siège du M.S.R. *

- Le même jour à Plounéour-Lanvern: sabotage d'un transformateur

- Nuit du 17 au 28 juin à Quimper: Dépôt de quinze pétards de tolémite à la porte de M.Moreux, délégué départemental à la Propagande, qui habite avec sa famille une maison isolée de la banlieue. La charge d'explosif était considérable et suffisante pour détruire l'immeuble. Les siens et lui n'ont échappé que par suite d'un hasard; système d'allumage défectueux, seule la mèche de rela n'a pas pris feu. 

- 28 juin à Beuzec-Conq - Sabotage d'un poteau en béton armé d'une ligne électrique à haute tension.

- Nuit du 12 au 13 juillet à Brest: Explosion d'une bombe au local du M.S.R

- Nuit du 14 au 15 juillet à Brest: à l'Arsenal, sabotage assez important dans différents ateliers, pour rendre les machines momentanément inutilisables.

- 21-22 juillet, toujours à l'Arsenal. Effervescence et cessation concertée du travail, etc. Les services de la Marine (Amiral Lenormand) ont évité de justesse l'intervention des Autorités d'occupation et obtenu que désormais des hommes (200 m'assure-t-on) de la gendarmerie maritime reçoivent armes et munitions. 

Si à BREST, il ne semble pas que M.COURCOUX, Commissaire des Renseignements Généraux, ait été bien secondé par ses collaborateurs pour l'information ou la diligence dans l'exécution, par contre, à QUIMPER, j'enregistre avec satisfaction des résultats appréciables à l'actif de l'excellente brigade des Renseignements Généraux.

Le 14 Juillet, grâce à l'initiative de M. SOUTIF, le nouveau commissaire spécial - qui a de la police une longue expérience - une importante manifestation, organisée par les communistes au cimetière d'ERGUE-ARMEL, a pu être neutralisée. L'occasion, pour les perturbateurs, était cependant fort bien choisie. Ils comptaient exploiter l'émotion publique sur la tombe de deux jeunes communistes de la localité, fusillés, la veille, par les Autorités allemandes, pour diffusion de tracts du 1er Mai. 

La liaison réalisée par M. MOREAU, prédécesseur immédiat de M. SOUTIF, et actuellement de la Brigade de la Police Judiciaire de RENNES, détaché à LORIENT auprès de l'excellent Inspecteur MITAINE, du Commissariat des Renseignements Généraux, d'une part, et de l'autre, par M. SOUTIF et ses très actifs inspecteurs, a permis l'arrestation du nommé DEREDEC Yves, 27 ans, employé de l'Enregistrement, responsable de l'organisation communiste pour la plus grande partie du Finistère et auteur de bien des factums et lettres de menace. Une perquisition au domicile de cet individu a permis la découverte et la saisie d'une grande quantité de tracts imprimés et ronéotypés, ainsi que celle de son matériel d'impression. 

Ont été, en outre, arrêtés:

QUINIOU André, 24 ans, commis de perception, responsable des Jeunesses communistes, et agent de liaison du parti pour la région du Sud-Finistère, auteur de nombreuses distributions de tracts, notamment lors du 14 Juillet dernier, 

CORCUFF Martial, 23 ans, employé de commerce, membre des Jeunesses communistes

BERNARD Louis, 22 ans, peintre, également membre des Jeunesses communistes, au même titre que le précédent,

Au cours de perquisitions effectuées préventivement dans les milieux communistes, le dénommé BAREL Marcel, 17 ans, apprenti de la SNCF, a été trouvé détenteur de tracts. Il est écroué.

Tous ces militants seront jugés par la Cour Spéciale de RENNES et on peut penser que l'appareil clandestin du parti communiste souffrira momentanément de la disparition d'agents d'exécution aussi zélés.

Mais si depuis leur arrestation un ralentissement s'observe en effet, il ne faut pas oublier qu'une telle activité demeure protéiforme et sans cesse renaissante. Les Troïka sont difficiles à déceler. Elles se multiplient et se recrutent souvent parmi les jeunes fanatisés, encore inconnus des services de police. 

LISTE DES DIRIGEANTS DE L'EX-PARTI COMMUNISTE

BERNARD Louis, Joseph: né le 23 janvier 1920 à ERGUE ARMEL (Finistère), domicilié chez sa mère (veuve), rue Haute à Locmaria en Ergué Armel, QUIMPER. Peintre en bâtiment - sans fortune è ex-depositaire du journal "La Bretagne communiste". 

Signalement: Taille 1m66 environ - corpulence assez forte - cheveux chatains rejettés en arrière, sourcils chatains, front large et découvert, nez rectiligne, rasé, teint café au lait, visage ovale, légèrement voûté

COSQUERIC Guénolé: né le 13 février 1906 à PLONEIS (Finistère), menuisier, domicilié 26 bis rue des Reguaires à Quimper - actuellement employé par les Autorités occupantes, aux environs de Brest - ne possède aucune fortune - marié - 3 enfants (est en instance de séparation de corps) 

Signalement: Taille 1m70 environ - voûté - cheveux châtains foncés - sourcils épais châtains foncés - front large - nez rectiligne - yeux marrons - bouche moyenne - menton rond - barbe rasée - moustache noire - teint mat - visage rond et plein - corpulence forte. 

Ex-secrétaire du syndicat unitaire des ouvriers du bâtiment.

D'HERVE Jean: né le 4 Décembre 1897 à ERGUE ARMEL (Finistère), couvreur, domicilié 8 bis rue Pen ar Stang à Quimper, marié - 5 enfants. Actuellement employé par les Autorités occupantes et travaille dans les environs de BREST.

Ex-secrétaire de la cellule communiste de QUIMPER (aurait quitté vers 1933).

Signalement: Taille 1m68 environ - cheveux châtains clairs - sourcils chatains clairs - nez ordinaire légèrement concave et retroussé - yeux bleus - bouche moyenne - menton ordinaire - rasé - visage ovale - corpulence moyenne

ILLIOU François: né le 7 mars 1907 à Lambézellec (Finistère), cordonnier artisan, domicilié 17 rue de Rosmadec en Penhars, marié, 2 enfants. Sa femme est employée des PTT... Ne possède pas d'autres ressources que les gains du ménage. Ex-secrétaire du syndicat unitaire des galochiers à Rosporden. 

Signalement: Taille 1 m70, cheveux châtains clairs - sourcils châtains clairs - front haut - nez rectiligne - yeux bleus - bouche moyenne - menton moyen - rasé - teint pâle - visage allongé assez fin - corpulence moyenne - santé précaire.

JAOUEN Albert: né le 4 mars 1904 à Quimper (Finistère), plombier zingueur artisan, domicilié avenue Kergoat ar Lez en Ergue Armel, marié un enfant - ne possède aucune fortune. 

Ex - secrétaire de la cellule communiste de Quimper - Interné administrativement à Chartres.

Signalement: 1, 70 m - cheveux châtains clairs - sourcils châtains clairs - front haut - nez rectiligne - teint ordinaire - visage ovale petit -

Signe particulier: ne peut lever le bras par suite d'une blessure reçue en Espagne, en combattant dans les rangs de l'Armée Républicaine avec le grade de lieutenant. 

 

* M.S.R: Mouvement social révolutionnaire d'Eugène Deloncle, parti fasciste, collaborateur, et pro-allemand issu de la Cagoule qui va fusionner ensuite avec le RNP de Marcel Déat 

L'activité communiste finistérienne de Résistance vue et combattue par la préfecture du Finistère, rapport de juin-juillet 1942 - un document exceptionnel transmis par Piero Rainero
L'activité communiste finistérienne de Résistance vue et combattue par la préfecture du Finistère, rapport de juin-juillet 1942 - un document exceptionnel transmis par Piero Rainero
L'activité communiste finistérienne de Résistance vue et combattue par la préfecture du Finistère, rapport de juin-juillet 1942 - un document exceptionnel transmis par Piero Rainero
L'activité communiste finistérienne de Résistance vue et combattue par la préfecture du Finistère, rapport de juin-juillet 1942 - un document exceptionnel transmis par Piero Rainero
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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 11:00
Marie-George Buffet, invitée de l'Université Populaire du Pays d'Iroise le mardi 7 avril à 18h30 à Locmaria Plouzané- L'égalité hommes-femmes de 1789 à nos jours (Ouest-France)

INFORMATION IMPORTANTE - INFORMATION IMPORTANTE.

Suite à l’acticité exceptionnelle à l’Assemblée Nationale du fait de la réforme des retraites, entre autre, Madame Marie George Buffet vient de nous demander de décaler sa conférence au Mardi 7 Avril 2020 même lieu même horaire. Les personnes ayant des billets réservés initialement pour le 31 Mars pourrons les présenter le 7 Avril sans problème.

S’il y a autour de vous des personnes intéressées pour venir à la conférence, soyez aimable de l’informer du changement de date.

Vous en remerciant par avance et avec toutes nos excuses pour ce contre temps

Cordiales salutations

Jean Michel Piquet

Président de l’UPPI.  

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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 10:48
 
A l'heure de la clôture du dépôt des listes dans les communes du Finistère, nous sommes en mesure d'annoncer que le Parti communiste français présentera sur des listes de rassemblement de la gauche dans des configurations dépendant d'une commune à l'autre au moins 85 candidats dans les communes du département, parmi lesquels, une douzaine de sympathisants environ. 
 
Pas si mal pour un parti qui compte 900 adhérents dans le Finistère, même s'il y a eu des communes où il nous a été plus difficile, malgré notre volonté ou des opportunités, de bâtir des listes ou de trouver des candidats, ou parfois même des interlocuteurs à gauche.
 
Nous aurons des candidats sur des listes d'union de la gauche à Brest, Quimper, Briec, au Relecq-Kerhuon, Gouesnou, Morlaix, Pont l'Abbé, Loctudy, Carhaix, Rosporden-Kernevel, Scaër, Landerneau, Douarnenez, Plouigneau, Plougonven, Guimaëc, Saint Thégonnec-Loc Eguiner, l'Ile de Batz, Sizun, Moëlan-sur-Mer, voire Plomeur, Berrien si on compte de proches sympathisants .
 
Environ un tiers des électeurs du Finistère sera en mesure de voter pour une liste de gauche où figureront des militants communistes, en plus ou moins grand nombre.
 
Des camarades ou proches sympathisants se présentent aussi en tête de liste avec des possibilités réelles de gagner pour être maires à Scaër (Christian Carduner), Rosporden-Kernével (Jacques Rannou, maire délégué de Kernevel, avec Michel Loussouarn, maire de Rosporden), Plougonven (Martine Carn), Loctudy (Christine Corfmat), et Douarnenez (Hugues Tupin).
 
Nous présentons aussi beaucoup de jeunes candidats sur ces élections municipales, avec un renouvellement important de nos candidats et élus potentiels.
 
Merci à tous nos candidats pour leur investissement et leur prise de responsabilité au service des droits sociaux des citoyens, d'une démocratie vivante, de l'égalité, du partage, de l'écologie, du service public et d'une société de "l'humain d'abord" qui commence à se construire à l'échelle de la commune et des communautés de commune.
 
Nous espérons avoir de nombreux élus, adjoints, conseillers communautaires au sortir de ces élections municipales du 15 et 22 mars pour servir la population avec le souci de lui rendre des comptes régulièrement et de l'associer aux décisions. 
 
Bonne chance à tous nos candidats sur ces listes d'union.
 
Nous espérons qu'ils contribueront à permettre à la gauche de sortir renforcée de ces élections municipales dans le Finistère, comme dans le reste du territoire breton et national.
 
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF
Municipales: le Parti communiste présentera au moins 85 candidats dans le Finistère
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24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 09:01
 
 

Retrouvez sur notre chaîne YouTube rouge Finistère PCF29 notre nouvelle vidéo.

La Bretagne en vrai, loin des cartes postales, d'une région en carton pâte dont on nous rebat les oreilles.
Loin des plages, du farniente,des menhirs, des calvaires...
Tiens au fait en parlant de calvaires qu'en est il des cohortes de travailleurs pauvres, des exclus, des réfugiés, de la misère dans notre département ?

Loin de nous l'idée de dresser un tableau apocalyptique mais d'aborder avec des spécialistes un sujet généralement ignoré ou à tous le moins minimisé.

Nous avons invité pour présenter ce dossier et en débattre des représentants de deux associations reconnues au plan national et départemental, le Secours Populaire Français et le Secours Catholique.

Regards croisés du Secours Populaire Français avec Françoise Le Lann et Yves Guiriec membres du comité départemental et du Secours Catholique avec Isabelle Biseau présidente de la délégation départementale et Ludovic Raulin délégué diocésain

Plus d'information contactez : pcfpaysdequimperle@gmail.com

Organisé par le réseau d'initiatives « partage des savoirs » du PCF en Bretagne sud.

N’hésitez pas à vous abonner à notre chaîne YouTube

https://m.youtube.com/channel/UC_JA1gtX_4_vDNQiU5SbkyQ

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24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 07:18
Fausse carte d'identité dans la Résistance d'Yves Le Meur au nom de Bonis Jean-Pierre, instituteur

Fausse carte d'identité dans la Résistance d'Yves Le Meur au nom de Bonis Jean-Pierre, instituteur

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 

52/ Yves Le Meur (1924-1981)

Source: Notice du Maitron - Gilles Pichavant

Né le 4 août 1924 à Audierne (Finistère), mort le 29 janvier 1981 à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) ; journaliste-pigiste, dessinateur, technicien, puis ingénieur ; syndicaliste CGT ; militant communiste ; résistant.

Fils d’un marin de la marine nationale et d’une mère au foyer, il s’intéresse très jeune la politique en accompagnant son père - militant socialiste SFIO - dans les meetings électoraux à Audierne (Finistère) et dans les communes voisines dès 1936. Il se passionna pour les événements, et divergea bientôt des opinions de son père, à l’occasion de la guerre d’Espagne. A la fin des années 30, il adhéra à la Jeunesse Communiste.

Les organisations communistes ayant été dissoutes, il réussit après plusieurs tentatives infructueuses à prendre contact, à Quimper, en décembre 1940, avec André Quiniou, organisateur des groupes OS du Sud-Finistère. Celui-ci lui apporta les premiers tracts en janvier 1941, à Audierne. Yves Le Meur assura ensuite, alternativement avec lui, le transfert du matériel de propagande du PCF entre Quimper et Audierne. Il le ventila entre les membres du groupe OS du canton de Pont Croix et, à partir de la fin 41, du canton de Plozévet, cela jusqu’à son départ, en octobre 1942, au collège moderne de Quimperlé. Dans les premiers jours de février 1941, il effectua la première diffusion de tracts appelant à l’organisation de la Résistance, et dénonçant le rôle du gouvernement de Vichy.

À partir de février 1941, Yves Le Meur prit progressivement contact avec des jeunes d’Audierne, puis des autres communes du canton. Il mit progressivement sur pied une organisation de jeunes résistants. Début 1942, ils étaient une cinquantaine de jeunes des communes d’Audierne, Esquibien, Primelin, Plogoff, Cléden, Beuzec-cap-Sizun, Pont-Croix, et Plouhinec, à en faire partie. Affilié en 1941 au Front National de la Résistance, ce groupe adhéra au Front Patriotique de la Jeunesse à sa création. Il assura la diffusion du matériel de propagande du Front National dans le secteur, et constitua une base de recrutement des Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF).

En mai 1941, à la suite d’une une fuite au cours de la constitution de cette organisation, une lettre anonyme de menaces fut adressée à son père. Yves Le Meur ayant 16 ans à l’époque, et l’auteur de cette lettre pensait sans doute que l’autorité paternelle ferait rentrer les choses « dans l’ordre ». Menaçant de mettre les autorités au courant de ses activités, cette lettre informait son père qu’il mettait sur pied une organisation en vue de « la lutte contre les Allemands ». Elle lui demandait de faire en sorte de faire cesser immédiatement ses activités. C’était une lettre d’intimidation, mais les menaces ne furent pas mises à exécution, du moins dans l’immédiat.

À partir d’août 1941, Yves le Meur organisa au sein de ce groupe de Résistance, un groupe OS de jeunes, avec les plus déterminés à une action immédiate ; ils furent une douzaine, dont le noyau principal était constitué de jeunes d’Esquibien. Ceux-ci entreprirent, en août 1941, le premier sabotage du canton de Pont-Croix, en coupant un câble téléphonique enterré, posé par les Allemands.

Fin 1941, certains tracts arrivant en quantité insuffisante, l’ingénieur des Ponts et Chaussées d’Audierne lui fournit une machine à écrire, usagée, pouvant être mise « hors circulation ». Yves Le Meur passa alors ses jeudi d’étudiant dans une ferme voisine, à taper la machine afin de disposer de quelques dizaines de tracts supplémentaires.

Fin 1941 ou début 1942, la Sûreté Nationale, de Rennes, descendit à Audierne. Deux anciens conseillers municipaux d’Audierne, un ancien conseiller de Pont-Croix furent arrêtés. Son groupe n’avait aucun contact avec les deux premiers, mais le dernier fait parti du groupe OS du canton. Ils furent internés au camp de concentration de Voves.

Yves le Meur figurait sur la liste des hommes dénoncés, mais l’identité de son prénom avec celui de son père, vont permettre au brigadier de gendarmerie d’Audierne, membre actif du Front National, de dévier l’enquête sur lui. Ils l’interrogèrent en ville et, après explications, le laissèrent partir. Ancien militaire, et pétainiste convaincu, il était totalement étranger aux organisations de résistance du canton. Avisé une vingtaine de minutes plus tard des opérations en cours, Yves Le Meur déménageait en hâte des kilos de tracts, et de brochures dissimulées à son domicile, qui était aussi celui de ses parents.

Durant l’année 1942, diffusion de matériel clandestin, recrutement, actes de sabotage se poursuivirent dans les cantons de Plozévet et de Pont-Croix.
À la rentrée scolaire d’octobre 1942, Yves Le Meur entra au Collège moderne de Quimperlé. Il y découvrit des patriotes qui n’étaient plus à convaincre et qui ne demandaient qu’à s’organiser. Un groupe de jeunes du Front National y fut créé. Yves Le Meur assura la liaison avec les dirigeants départementaux, et la pénétration du matériel clandestin au collège. De ce groupe sortit en octobre 1943 un groupe FTPF qui opéra dans toute la région de Quimperlé malgré le régime d’internat.

Dans les premiers jours des vacances scolaires, en juillet 1943, le responsable départemental du Front Patriotique de la Jeunesse, appelé à la direction provinciale des FTPF, le sollicita pour le remplacer dans le Finistère. Il accepta, et quitta définitivement le domicile parental vers le 15 juillet 1943 pour la clandestinité.

Tournées du département, discussions avec les responsables locaux des solutions à trouver à leurs problèmes, répartition des tracts et brochures, renforcement des FTPF par des jeunes du Front Patriotique de la Jeunesse, etc. furent le canevas de ses activités dans le dernier semestre de 1943.

Mais Yves Le Meur gardait un contact étroit avec les jeunes du canton de Pont-Croix et de Plozévet, et participa, dans leur grande majorité, avec Jean Simon, un jeune dont il a obtenu l’adhésion en août 43, à la préparation et à la réalisation d’un certain nombre d’opérations : enlèvement de titres d’alimentation dans les mairies de Plouhinec, Esquibien, Primelin, Cléden-cap-Sizun, Goulien etc. opérations punitives chez des collaborateurs, récupération de fonds pour faire vivre les réfractaires et maquisards, sabotages. La plus spectaculaire de ces actions, fut réalisée à quelques mètres de l’entrée de l’Hôtel-de-France d’Audierne, siège de la Kommandantur. La Résistance avait besoin de chaussures. Début novembre, à 7 heures du soir, Yves Le Meur, en compagnie de 8 FTPF armés seulement de deux 7,65, sortirent un par un les colis sur le trottoir et les évacuèrent promptement, quasiment aux pieds de la sentinelle allemande. Tandis que les deux camarades armés demeuraient encore cinq minutes à tenir en respect les propriétaires du magasin ficelés et bâillonnés auxquels ils ne voulaient aucun mal, ils transportèrent les colis à dos d’homme, dans une ferme du village de Trolouan, en empruntant les petites ruelles de la ville et les chemins creux. Le cuir neuf sentait si fort qu’il fallut, dès le lendemain, l’éloigner de plusieurs centaines de mètres, et l’entreposer dans une cache dans une lande au fond d’un champ. L’état major départemental des FTPF en prit livraison huit jours après pour les répartir dans le département.

Fin octobre début novembre 43, Yves Le Meur échappa de justesse à une arrestation. Alors qu’il se rendait à un rendez-vous fixé à Quimper, rue de la Tour d’Auvergne, dans le restaurant du même nom, il rencontra à une centaine de mètres du lieu de rendez-vous, le commissaire départemental aux effectifs des FTPF, qui lui fit de la main un geste impératif de rebrousser chemin. Les deux responsables départementaux du Front National venaient d’être arrêtés au rendez-vous, où une souricière leur était tendue. Le fils du restaurateur, membre du Front National, réussit à quitter le restaurant par une porte dérobée donnant sur une cour, et donna l’alerte. Les deux résistants arrêtés, Le Queguiner et Ropars, connurent la déportation.

Début décembre, s’étant aperçu qu’il était filé par des policiers, Yves Le Meur échappa une nouvelle fois à une arrestation. Mais Robert Normand, un jeune de Plouhinec, qui avait accepté de quitter sa femme pour consacrer tout son temps à la Résistance et devenir son adjoint, filé lui aussi à plusieurs reprises, se fit prendre quelques jours plus tard. Il fut fusillé le 21 avril 1944 sur les dunes de Poulguen en Penmarc’h, en même temps que Jean Simon, qui avait pris la direction des FTPF du Sud-Finistère, qui fut arrêté à Quimper en février 44, et Emmanuel Brusq, un autre jeune du groupe d’Audierne.

Quinze jours plus tard, Yves Le Meur fut muté par la Résistance à Château-Gontier en Mayenne. Mais juste avant son arrivée le réseau de résistance avait été démantelé. Personne ne l’attendait sur place. Il dut s’héberger à l’hôtel de la Courtille, où il fournit une fausse identité. Sa présence inquiétant l’entourage, dont des officiers allemands, la propriétaire le fit passer pour son neveu et le fit manger à la cuisine. Il s’y planqua un mois et demi, grâce à l’argent qu’une cousine d’Audierne lui fit parvenir, avant de revenir à Brest où l’on pensait qu’il avait été arrêté. En mai 1944 il fut envoyé à Paris pour rencontrer un responsable national du Front Patriotique de la Jeunesse, déjà connu de lui à Rennes et Redon, Paul Lasteur, « Doré » sous l’occupation. Il lui fixa la tâche de défricheur provincial des Forces Unies de la Jeunesse Patriotique (FUJP) pour les départements du Loiret, du Cher, du Loir-et-Cher et de la Nièvre, avec pour mission de rechercher et prendre contact avec les organisations regroupées dans les FUJP, afin de créer les organismes de coordination départementaux.

Mais le débarquement arriva le 6 juin. Il reçut l’ordre de se replier auprès de l’état major départemental des FTPF de la Nièvre. Il connut alors la vie des maquis « Roland ». Il accompagna l’état major départemental d’un maquis à l’autre, prit contact avec les jeunes FTPF, partagea leur vie, leurs gardes, participa avec eux à plusieurs opérations, participa à plusieurs parachutages d’armes, transport de conteneurs d’un maquis à l’autre, coordonna l’action des jeunes non-maquisards avec celle des FTPF. Et assura trois liaisons avec Paris, la dernière avec des tracts pour les quatre départements, le convoyeur ayant été arrêté.

La route libre vers Paris, il fut rappelé auprès de la direction nationale des FTPF. Il y travailla en tant que collaborateur, avant d’être sollicité pour travailler au COMAC (Comité d’action militaire, organe créé par le Comité central des mouvements de Résistance, le 1er février 1944), Commission Militaire du CNR. Il participa alors aux opérations de désarmement des maquis, et de restitution des armes. Il quitta le CNR à sa liquidation en 1946.

Utilisant les possibilités offertes à la Libération, aux jeunes qui avaient dû interrompre leurs études pour entrer dans la Résistance, il apprit le métier de dessinateur en « formation accélérée » au Cnam. Mais il n’exerça pas ce métier immédiatement. Il intégra la rédaction du journal communiste Ce Soir, où il exerça quelques temps une activité de journaliste pigiste jusqu’à la disparition du journal.

S’étant définitivement installé à Paris, Yves Le Meur s’y maria en 1947 avec Raymonde Markovitch. Ils eurent quatre enfants. Raymonde était née le 1er octobre 1926 à Paris, de parents immigrés polonais de confession juive. C’était une survivante de la rafle du Vel d’hiv des 16 et 17 juillet 1942 ; à cette époque elle avait 16 ans, et sa jeune sœur 6 ans ; alors que ses parents avaient été arrêtés, un gendarme français la fit prévenir, par la concierge, de ne pas revenir à l’appartement.

En 1946, il entra, comme dessinateur, à la Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines à gaz, à Montrouge, et se syndiqua à la CGT. Il y fut sanctionné le 13 mai 1948, pour avoir pris la parole le 30 avril du balcon d’un immeuble appartenant à l’entreprise, pourtant mis à la disposition des syndicats. Il fut licencié et connut plusieurs mois de chômage. Il habitait alors 163 rue de Sèvres à Paris 15ème.

Il travailla ensuite comme dessinateur-projeteur chez Nordon, puis chez Babcock. Il devint technicien puis technicien supérieur chez Heurtey, puis chez Qualiqua, où il passa ingénieur au milieu des années 1970.

Yves Le Meur fut membre de la cellule "plaisance", du Parti communiste dans le XVe arrondissement, habitant au 163 rue de Sèvres. Puis, à la cellule Jules-Vercruisse, porte de Bagnolet, dont il fut secrétaire, et membre du comité de section du PCF du 20e arrondissement de 1956 à 1966, où il milita avec le fils de Lucien Sampaix. De 1956 à 1966 ils habitaient 43 rue Duvernois, Paris 20e. Ayant déménagé à Aubervilliers (en avril 1966), il y fut membre de la cellule Henri Barbusse.

Il s’impliqua fortement dans le Mouvement de la paix, contre la guerre de Corée, d’Indochine d’Algérie et du Vietnam.

https://maitron.fr/spip.php?article152186, notice LE MEUR Yves, Marie par Gilles Pichavant, version mise en ligne le 9 janvier 2014, dernière modification le 16 décembre 2015.
 
SOURCES : Archives familiales d’Yves Le Meur. — 1 640 militants du Finistère (1918-1945), d’Eugène Kerbaul, Bagnolet, 1988. – An disonj ne ket bezo ho eil sebeil, L’oubli ne sera pas leur second linceul, de Mme Yvonne Bouer-Trividic.— Pointe de Cornouaille, 1940-1944, chronique d’une région maritime bretonne durant la seconde guerre mondiale, de Jean-Jacques Doaré et Alain Le Berre, mars 2006, ISBN : 2-9624073-0-4.

Lire aussi:

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 51/ Jean Burel (1921-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 50/ Jacob Mendrès (1916-2012)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 49/ Henri Tanguy dit Rol-Tanguy (1908-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 47/ Robert Jan (1908-1987)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 46/ Denise Roudot (1933-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 45/ Paul Le Gall (né en 1925)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 44/ René Le Bars (1933-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 42/ Pierre Corre (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 09:15
Des représentants du PCF, du PS, de Génération.s, d'EELV, des Radicaux de gauche, de l'UDB étaient présents hier à Brest pour promouvoir les contours d'une autre réforme des retraites et appeler au retrait de la réforme de Macron et de son gouvernement (photo Jean-Yves Cabon)

Des représentants du PCF, du PS, de Génération.s, d'EELV, des Radicaux de gauche, de l'UDB étaient présents hier à Brest pour promouvoir les contours d'une autre réforme des retraites et appeler au retrait de la réforme de Macron et de son gouvernement (photo Jean-Yves Cabon)

Le PCF Finistère avait invité mercredi 12 février toutes les organisations de gauche qui combattent le projet de réforme des retraites de Macron à se réunir pour réfléchir à une prise de position et des initiatives communes dans le département en reprenant pour base l'appel national de la plateforme unitaire de la gauche et des écologistes "Retraites: d'autres choix sont possibles" adopté le 22 janvier.

Ce mardi 18 février, les représentants de 7 organisations de gauche souhaitant s'associer à cet appel se sont réunis à nouveau au local du PCF rue André Berger à Brest pour faire un appel commun à destination des journaux et de la population pour que Macron et le gouvernement abandonnent leur projet de loi retraites rejeté par la population et montrant qu'on peut construire une réforme des retraites juste sur de toutes autres bases. 

Ce tract commun (en pièce jointe) commencera à être distribué lors des manifestations du jeudi 20 février à Brest, Quimper, Morlaix, Quimperlé, Carhaix. 

 

Retraites, d’autres choix sont possibles !

Le 18 février, à Brest, les représentants de 7 organisations de gauche et écologistes (PCF, EELV, Génération.s, UDB, les Radicaux de gauche, République et socialisme, et PS) se sont retrouvées pour présenter le tract commun qui sera diffusé lors des manifestations contre le projet de réforme des retraites qui se dérouleront jeudi dans le Finistère.

Cet appel unitaire départemental reprend les grandes lignes de la plateforme commune des forces de gauche et écologistes adopté le 22 janvier au niveau national.

Emmanuel Macron doit écouter le peuple et renoncer à son projet qui ne satisfait personne.

D’autres choix sont possibles. Nous pouvons garder et améliorer le système par répartition en mobilisant le fonds de réserves des retraites (127 milliards), en revenant sur les exonérations de cotisations sociales (66 milliards), en élargissant l’assiette de financement aux revenus du capital (30 milliards), en développant une politique au service de l‘emploi et en appliquant une réelle égalité salariale entre les femmes et les hommes (6 milliards).

Une réforme des retraites juste ne peut pas faire l’impasse sur la question de la pénibilité, ni sur un niveau de pensions minimum au niveau du SMIC.

Ces 7 organisations appellent les Finistériennes et Finistériens à continuer à se mobiliser fortement, contre ce projet de réforme, notamment jeudi 20 février, journée de mobilisation nationale.

Brest le 18 février 2020 

Le tract unitaire commun: Retraites, d'autres choix sont possibles!

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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 06:30
Appels des communistes du Finistère aux manifestations contre la réforme des retraites du jeudi 20 février

Communiqué de la section PCF du pays de Quimper

Retrait du projet de réforme des retraites, et sinon un référendum !

Les communistes du pays de Quimper appellent à faire entendre une nouvelle fois et avec force en participant à la manifestation intersyndicale du jeudi 20 février à 11h place de la Résistance à Quimper, l’exigence majoritaire de retrait de la contre-réforme gouvernementale des retraites.

Non M. le président, vous n’avez pas reçu mandat des Français, pas même des 18 % des inscrits qui ont voté pour vous au 1er tour de la présidentielle, et dont certains ont été abusés, pour casser leur modèle social pendant 5 ans et formater notre société aux besoins de la finance.

La démocratie serait pitoyable si elle se réduisait à mettre, ou pas, un bulletin dans l’urne tous les 5 ans, et à gagner le droit de se taire entretemps.

Les Français sont 61 % à soutenir le mouvement social qui réclame l’abandon de ce projet, de plus en plus critiqué, y compris par le Conseil d’État, et qui met en mouvement contre lui le monde ouvrier comme celui de la culture, les avocats comme les enseignants, les jeunes comme les retraités.

Ils sont 67 % à vouloir être consultés par référendum sur un projet qui touche si profondément à leur vie, à celle de leurs enfants, de leurs petits-enfants.

Car ce que nous portons face à vous, M. Macron, c’est bien un projet de société, une conception de l’humain et de la vie ensemble, il s’agit de partage et de solidarité, de lutte contre l’injustice et les inégalités.

Et pourtant vos député-e-s se sont opposés ce lundi à l’Assemblée Nationale à cette exigence démocratique et républicaine de consultation des citoyen-ne-s portée par les communistes avec le soutien de toute la gauche.

Pour ceux du moins qui étaient présents, car certains comme Annaïg Le Meur, députée de la circonscription de Quimper, avaient semble-t-il à faire ailleurs...

Elle fait pourtant partie de ce petit groupe de députés En Marche désignés par Macron pour porter sa bonne parole et expliquer au bas peuple combien il était sot de ne pas avoir décelé les merveilles cachées dans ce projet.

Mais nul n’en doute, elle aurait voté sans état d’âme contre cette demande de référendum.

LREM ce n’est pas La République En Marche, c’est La Retraite En Moins, et la démocratie aussi.

La démocratie, c’est l’expression du peuple, son droit d’intervention dont personne ne peut le dessaisir.

Retrait du projet, et sinon un référendum !

Toutes et tous ensemble, c’est le message que nous ferons retentir jeudi 20 février à 11h place de la Résistance à Quimper.

Communiqué section PCF de Brest, 18 février 2020: 

Les communistes du pays de Brest appellent à faire entendre une nouvelle fois et avec force en participant à la manifestation intersyndicale du jeudi 20 février à 11h place de la Liberté à Brest , l’exigence majoritaire de retrait de la contre-réforme gouvernementale des retraites.
Non Monsieur le président, vous n’avez pas reçu mandat des Français, pas même des 18 % des inscrits qui ont voté pour vous au premier tour de la présidentielle, et dont certains ont été abusés, pour casser leur modèle social pendant 5 ans et formater notre société aux besoins de la finance.

La démocratie serait pitoyable si elle se réduisait à mettre, ou pas, un bulletin dans l’urne tous les 5 ans, et à gagner le droit de se taire entre-temps.

Les Français sont 61 % à soutenir le mouvement social qui réclame l’abandon de ce projet, de plus en plus critiqué, y compris par le Conseil d’État, et qui met en mouvement contre lui le monde ouvrier comme celui de la culture, les avocats comme les enseignants, les jeunes comme les retraités.

Ils sont 67 % à vouloir être consultés par référendum sur un projet qui touche si profondément à leur vie, à celle de leurs enfants, de leurs petits-enfants.

Car ce que nous portons face à vous, M. Macron, c’est bien un projet de société, une conception de l’humain et de la vie ensemble, il s’agit de partage et de solidarité, de lutte contre l’injustice et les inégalités.

Et pourtant vos député-e-s se sont opposés ce lundi à l’Assemblée Nationale à cette exigence démocratique et républicaine de consultation des citoyen-ne-s portée par les communistes avec le soutien de toute la gauche.

LREM ce n’est pas La République En Marche, c’est La Retraite En Moins, et la démocratie aussi.

La démocratie, c’est l’expression du peuple, son droit d’intervention dont personne ne peut le dessaisir.

Retrait du projet, et sinon un référendum !

Toutes et tous ensemble, c’est le message que nous ferons retentir jeudi 20 février à 11 h place de la Liberté à Brest

Brest PCF

pcf_brest@yahoo.fr

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17 février 2020 1 17 /02 /février /2020 13:51

Lors d'une réunion au local du PCF Finistère et à notre invitation à Brest le mercredi mercredi 12 février, plusieurs organisations de gauche ont décidé de donner un relais départemental à la plateforme unitaire pour une autre réforme des retraites validée par une large partie du spectre des organisations de gauche au niveau national en janvier.

Dans le Finistère, pour l'instant au moins PCF, EELV, Génération.s, PS, République et socialisme, UDB, Radicaux de gauche sont d'accord de signer un appel départemental sous forme d'un tract unitaire, sous forme de ce tract-appel départemental  rédigé à plusieurs en synthétisant l'appel national.
 
Nous organisons une conférence de presse de dimension départementale ce mardi 18 février à 12h30 au local du PCF 6 rue André Berger à Brest pour populariser cet appel, en présence de représentants de toutes ces organisations.
 
Et nous appellerons tous collectivement à une large participation à la journée d'action du 20 février à l'occasion de laquelle sera distribué dans les manifs du département cet appel collectif signé par au moins 7 organisations de gauche au niveau du Finistère. 
 
***
Retraites : d'autres choix sont possibles ! (Plateforme unitaire)

PLATEFORME COMMUNE DES FORCES DE GAUCHE ET ÉCOLOGISTES

Signataires :

ENSEMBLE, EUROPE ECOLOGIE LES VERTS, GAUCHE DÉMOCRATIQUE ET SOCIALE, GAUCHE RÉPUBLICAINE ET SOCIALISTE, GÉNÉRATION.S, LES RADICAUX DE GAUCHE, NOUVELLE DONNE, PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS, PARTI SOCIALISTE, PLACE PUBLIQUE, POUR UNE ECOLOGIE POPULAIRE ET SOCIALE, RÉPUBLIQUE ET SOCIALISME, UNION DES DÉMOCRATES ET ECOLOGISTES.

Retraites : d'autres choix sont possibles (Plateforme commune des forces de gauche et écologistes) - Conférence de presse commune de 7 organisations de gauche à Brest le mardi 18 février
Retraites : d'autres choix sont possibles (Plateforme commune des forces de gauche et écologistes) - Conférence de presse commune de 7 organisations de gauche à Brest le mardi 18 février
Retraites : d'autres choix sont possibles (Plateforme commune des forces de gauche et écologistes) - Conférence de presse commune de 7 organisations de gauche à Brest le mardi 18 février
Retraites : d'autres choix sont possibles (Plateforme commune des forces de gauche et écologistes) - Conférence de presse commune de 7 organisations de gauche à Brest le mardi 18 février
Retraites : d'autres choix sont possibles (Plateforme commune des forces de gauche et écologistes) - Conférence de presse commune de 7 organisations de gauche à Brest le mardi 18 février
Retraites : d'autres choix sont possibles (Plateforme commune des forces de gauche et écologistes) - Conférence de presse commune de 7 organisations de gauche à Brest le mardi 18 février
Retraites : d'autres choix sont possibles (Plateforme commune des forces de gauche et écologistes) - Conférence de presse commune de 7 organisations de gauche à Brest le mardi 18 février
Retraites : d'autres choix sont possibles (Plateforme commune des forces de gauche et écologistes) - Conférence de presse commune de 7 organisations de gauche à Brest le mardi 18 février
Retraites : d'autres choix sont possibles (Plateforme commune des forces de gauche et écologistes) - Conférence de presse commune de 7 organisations de gauche à Brest le mardi 18 février
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17 février 2020 1 17 /02 /février /2020 13:07
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)
Photo de la tribune du congrès de l’Union Populaire Italienne en France qui s’est déroulé à Versailles le 12 mars 1939. De Bortoli est au centre. Au mur un portrait, très certainement celui du secrétaire Romano Cocchi. Communiqué par son fils, Edgard De Bortoli. (Maitron)

Photo de la tribune du congrès de l’Union Populaire Italienne en France qui s’est déroulé à Versailles le 12 mars 1939. De Bortoli est au centre. Au mur un portrait, très certainement celui du secrétaire Romano Cocchi. Communiqué par son fils, Edgard De Bortoli. (Maitron)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère:

48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

 

Né le 30 avril 1909 à San Quirino (Italie), fusillé le 22 août 1942 au stand de tir du ministère de l’Air à Paris (XVe arr.) ; artisan mosaïste ; militant communiste ; résistant membre de l’Organisation spéciale (OS) et des FTPF.

Né le 30 avril 1909 à San Quirino (Italie), Carlo De Bartoli arriva à Paris en mai 1925 avec son père et ses deux frères, pour fuir la misère et les violences fascistes. Cette année-là, il rencontra Aline, à Paris, venue elle aussi de sa Bretagne natale pour vivre une vie meilleure que celle de ses parents, agriculteurs sans terres. Ils se marièrent à la mairie du VIIIe arrondissement et eurent deux enfants : Sonia le 8 décembre 1934 à Saint-Brieuc, et Edgard le 7 juillet 1938 à Brest.
Ouvrier du bâtiment, il fut petit artisan dans les Côtes-du-Nord (Côtes-d’Armor). Il vint à Brest en 1936, et adhéra aussitôt au Parti communiste, dont il devint un militant très actif. Il milita aussi beaucoup à l’Union populaire italienne qui regroupait en Bretagne nombre de militants antifascistes italiens et pour laquelle il organisa de nombreuses réunions dans le Finistère et les Côtes-du-Nord. Il participa très étroitement à la solidarité avec l’Espagne républicaine.
En 1939, il fit voter par les Italiens antifascistes de la région brestoise une motion où ils s’engageaient à défendre la France contre toute attaque fasciste, y compris de l’Italie mussolinienne. Quelques mois plus tard, fidèle à son attitude, il voulut s’engager dans l’armée française, mais il fut refusé car il était sans doute suspect aux yeux des autorités de la « drôle de guerre » ; de même on lui refusa la naturalisation française.
Fin 1939, il participa à la reconstruction dans la clandestinité du Parti communiste que le gouvernement Daladier venait d’interdire. Au début 1941, il se vit confier, par la direction du Parti communiste de Brest, l’organisation du Parti communiste dans le secteur du bâtiment. Ce secteur était en pleine expansion du fait de l’ampleur des travaux ordonnés par la Wehrmacht, la Kriegsmarine, et la Luftwaffe. Une main-d’œuvre à la recherche de travail affluait alors vers ces chantiers même si ce n’était pas de gaieté de cœur, car il n’y avait pas d’autres emplois dans la région brestoise. Charles De Bortoli organisa plusieurs groupes du Parti communiste parmi les gars du bâtiment. Puis il organisa un groupe de l’Organisation spéciale (OS) du Parti communiste, qui effectua des sabotages sur les chantiers, avec l’appui d’autres communistes. En mars 1941, il aurait participé à l’immersion en rade de Brest des corps de trois (ou cinq) soldats allemands abattus par un autre groupe de l’OS du PCF. En même temps, il menait une grande activité de propagande résistante communiste, en diffusant des tracts et journaux du PCF et du FN.
Carlo De Bortoli était domicilié à Brest (Finistère) au moment de son arrestation. Il travaillait alors à l’École navale de Brest. Ancien artisan, il était responsable de l’organisation armée au sein des travailleurs du bâtiment.
Entré dans la Résistance, il fut immatriculé aux FTP à partir d’avril 1942. Il fut arrêté le 28 avril 1942 à Brest par la police française et des inspecteurs allemands, en compagnie de Charles Cadiou, Yves Prigent et Mathurin Le Goff, tous de Brest, lors d’un transport de matériel d’imprimerie, vers 20 h 30. Condamné à mort par le tribunal militaire allemand de Brest le 15 mai 1942 pour propagande anti-allemande, sabotages dans une base navale, et actes de franc-tireur, il fut interné à Brest du 28 avril au 24 juin, puis Rennes, du 25 juin au 24 juillet, et enfin à Fresnes du 27 juin au 22 août 1942, date à laquelle il a été fusillé (place Balard à Paris). Son corps fut jeté le jour même dans une fosse commune du cimetière parisien d’Ivry où 828 dépouilles de suppliciés furent découvertes à la Libération.
L’acte officiel de décès de Carlo de Bortoli fut prononcé par le ministère des Anciens Combattants et Victimes de guerre, le 19 décembre 1945, no 11.390. Homologué adjudant à titre posthume, médaillé de la Résistance, il fut cité à l’ordre du jour no 40 de la division comportant l’attribution de la Croix de guerre.
Sa femme Aline De Bortoli, responsable du Comité des femmes patriotes de Brest, recherchée par la Gestapo, dut fuir les bombardements sur Brest en février 1943 et se réfugia à Bréhand, dans les Côtes-du-Nord (Côtes-d’Armor), jusqu’à la Libération. Elle y poursuivit ses activités de résistance en tant qu’agent de liaison entre les maquis tout en diffusant tracts et journaux, hébergeant des résistants, récoltant matériel et nourriture pour les combattants. Elle fut par la suite vice-présidente de l’Association des anciens combattants de la Résistance (ANACR) du Finistère et responsable départementale de l’association des familles de fusillés et de massacrés de la résistance. Elle était « combattant volontaire de la Résistance ».

 

Sources

SOURCES : DMPA, BMC, dossier. – Le journal de la Résistance, 2004. – Fichier des fusillés, FNDIRP du Finistère Nord à Brest. – Eugène Kerbaul, 1918-1945, 1 640 militants du Finistère, Presses de l’imprimerie commerciale de Rennes, 1988. – Eugène Kerbaul, Chronique d’une section communiste de province, Brest, janvier 1935-janvier 1943, Presses de l’imprimerie commerciale de Rennes, 1992.

Jean-Pierre Besse, Gilles Pichavant - Maitron

Lire aussi nos autres publications pour l'année du centenaire du Parti communiste dans la série "100 ans d'engagements communistes en Finistère":

Lire aussi:

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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