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29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 08:47
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix

Ce samedi 28 décembre, 150 manifestants contre la réforme des retraites à Carhaix. La CGT avait appelé à la manifestation, ainsi que le PCF, le NPA, EELV et le PS.

Les communistes étaient bien représentés dans la manifestation.

Carhaix-Plouguer. Noël n’arrête pas les manifestants

 

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29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 07:23
Berrien. Les élus disent non aux armes nucléaires (Ouest-France, 21 décembre 2019)

Berrien s'était déjà déclarée commune hors TAFTA. Son maire Paul Quemener, et sa première adjointe, Marie-Pierre Coant, sympathisants Front de gauche et communistes (Paul Quemener avait été présent sur la liste Front de Gauche aux Sénatoriales en 2014), soutenaient Ian Brossat pour les élections européennes. Des élus qui s'engagent pour le progrès humain et social.

Lors du conseil municipal du 11/12/2019 à Berrien, les élus ont adopté à l'unanimité le voeu exprimé dans la lettre de l'ICAN.
Ci-joint l'article de l'Ouest France.

 

Berrien. Les élus disent non aux armes nucléaires (Ouest-France, 21 décembre 2019)

Lors du conseil municipal qui s’est déroulé mercredi soir, à la mairie, le conseil municipal a évoqué le traité d’interdiction des armes nucléaires. La commune adhère donc à l’appel des villes pour cette abolition se disant « profondément préoccupées par la lourde menace que les armes nucléaires posent aux communautés à travers le monde ». Elles sont fermement convaincues que leurs habitants ont le droit de vivre dans un monde libre de cette menace. Toute utilisation, délibérée ou accidentelle, d’arme nucléaire aurait des conséquences catastrophiques durables à grande échelle pour la population et l’environnement. La commune soutient donc ce traité sur l’interdiction des armes nucléaires et appelle le gouvernement à y adhérer.

Berrien. Les élus disent non aux armes nucléaires (Ouest-France, 21 décembre 2019)

L'Appel des villes | ICAN France

L’Appel des villes

Lors du II ème Forum mondial sur la violence urbaine et l’éducation pour la coexistence et la paix qui s’est tenu du 5 au 8 novembre 2018 à Madrid, ICAN a lancé un appel aux municipalités du monde entier pour qu’elles prennent des mesures pour soutenir l’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires. Les villes de Berlin, Bern, Bruges, Sydney, Melbourne, Toronto, Milan, Baltimore, Los Angeles, Waschington(et d’autres) ont déjà décidé d’adhérer à cet Appel.

Pourquoi un maire doit adhérer à cet Appel ?

Les villes ont été les premières à engager des programmes d’actions (Agenda 21) pour lutter contre le changement climatique. Face aux problématiques planétaires, elles ont toujours été en première position, car elles savent que cette pression positive au niveau local aura un effet au niveau national et international. En retour, chaque avancée internationale aura un effet positif pour ses concitoyens.

Les villes sont les principales cibles des armes nucléaires. Cette réalité doit tous nous interpeller. En cas de détonation nucléaire (peu importe sa localisation à travers le monde), c’est l’ensemble de la communauté internationale qui en subira les conséquences humanitaires, sanitaires et environnementales pour une durée indéfinie. La création du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires est une avancée sans précédent pour mettre fin à la menace de ces armes de destruction massive. La création de cette interdiction va permettre de faire avancer les processus de désarmement nucléaire, malgré sa complexité.

Le Maire a une pleine responsabilité pour assurer la sécurité de sa population. Il l’assure à travers une sécurité publique, sanitaire, économique et un environnement sain. Chacune de ses politiques réalisées ont pour objectif que ces concitoyens vivent dans les meilleures conditions. Un maire responsable ne peut donc pas ignorer une menace, c’est son devoir d’agir.

Aucune ville n’a le droit d’être ciblée par une arme de destruction massive. Des armes qui viendront détruire des écoles, des musées, des hôpitaux et enlever la vie aux populations. Des biens que des politiques publiques auront longuement mis en place par des efforts humains et financiers importants.

La seule façon efficace de faire face à ce danger potentiel est d’interdire et d’éliminer les armes nucléaires. En soutenant le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, le Maire affirme donc le droit des habitants de sa ville à vivre dans un monde libre de la menace nucléaire.D’ailleurs ce droit est souhaité par une majorité de Français. Exactement 67%, (sondage IFOP du 4 juillet 2018) se disent favorables à la ratification du TIAN par la France.

Un Maire peut aider à la naissance d’une prise de conscience nationale de la nécessité de se protéger de ces armes de destruction massive. Il a su le faire en protégeant ses habitants en utilisant moins (ou plus du tout) de pesticides, d’engrais, de produits chimiques dans les mobiliers urbains, d’OGM dans les cantines scolaires. Ces initiatives n’ont qu’un but : donner une sécurité à ces citoyens… Alors demandez-lui aussi de vous donner une sécurité en soutenant l’Appel des villes, pour faire progresser la norme incarnée par le TIAN.

Ce sont nos villes qui peuvent jouer un rôle influent pour mettre fin à la nouvelle course aux armements nucléaires et engager définitivement un processus d’élimination totale.

 

L’Appel : « Notre ville est profondément préoccupée par la lourde menace que les armes nucléaires posent aux communautés à travers le monde. Nous sommes fermement convaincus que nos habitants ont le droit de vivre dans un monde libre de cette menace. Toute utilisation, délibérée ou accidentelle, d’arme nucléaire aurait des conséquences catastrophiques durables et à grande échelle pour la population et pour l’environnement. Par conséquent, nous soutenons le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires et appelons notre gouvernement à y adhérer. »

Procédure : Le maire doit nous faire parvenir un courriel à coordination(@) icanfrance.org indiquant que sa ville a accepté de signer l’Appel des villes de ICAN et il peut également prendre des mesures supplémentaires comme : 

  • Écrire au gouvernement : Informer le ministre des Affaires étrangères que votre ville a approuvé l’appel des villes de ICAN.
  • Informer les médias : Publier un communiqué de presse annonçant que votre ville a rejoint cette campagne mondiale.
  • Informer les parlementaires de sa commune et ses habitants : Faire circuler l’information ou organiser une exposition publique sur la menace des armes nucléaires et les efforts internationaux pour éliminer cette menace.

 

Mayors For Peace – Les Maires pour la Paix

Cet appel est également relayé et soutenu par le réseau mondial de l’ONG des Maires pour la Paix ; un réseau présidé par les maires d’Hiroshima et de Nagasaki, qui rassemble plus de 7 000 collectivités locales dans 158 pays, dont 150 en France. Ces collectivités s’engagent à travailler pour une culture de la paix dans un monde enfin libéré de la menace des armes nucléaires. La branche française de l’ONG Maires pour la Paix est présidée par Philippe Rio, maire communiste de Grigny ; ICAN France encourage les villes françaises à :

  • Devenir membre du réseau Maires pour la Paix France.
  • Organiser une exposition (disponible soit vers Maires pour la Paix France ou ICAN France) pour informer sur les effets des armes nucléaires et les moyens d’agir pour leur élimination.
  • Commémorer  l’anniversaire des bombardements atomiques sur Hiroshima et Nagasaki en 1945, par des évènements publics.
  • Adopter un vœux en conseil municipal dans lequel il est exprimé un soutien à l’élimination des armes nucléaires.
Berrien. Les élus disent non aux armes nucléaires (Ouest-France, 21 décembre 2019)
Finistère. Un courrier aux 269 maires pour signer l’appel mondial contre les armes nucléaires

Le 17 mai, la Ville de Paris a été la première Française à signer l’appel mondial des villes en faveur du traité d’interdiction des armes nucléaires. Rappelant que « la concentration à l’Île Longue de l’essentiel de notre force nucléaire en fait une cible privilégiée », le Collectif finistérien pour l’interdiction des armes nucléaires (CIAN29) vient d’écrire aux 269 maires du Finistère pour les inviter à imiter la capitale de l’Hexagone en signant cet appel mondial.

« Le 7 juillet 2017 aux Nations Unies, 122 pays ont voté en faveur de l’adoption du traité d’interdiction des armes nucléaires. La France n’a pas pris part au vote, rappellent Christian Colimard, du Mouvement de la Paix du Sud-Finistère, et Roland de Penanros, de l’Université européenne de la Paix. Le 17 mai 2019, en signant l’appel mondial des villes en faveur de ce traité, Paris est devenue la première ville française à lui apporter son soutien et à appeler notre gouvernement à y adhérer. »

APPEL DES VILLES | DR

Une lettre aux 269 maires

Dans le cadre de la campagne conduite par Ican France [branche française de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires, récipiendaire du Prix Nobel de la paix 2017] pour qu’un maximum de villes s’engagent à la suite de Paris en faveur de ce traité, le Collectif finistérien pour l’interdiction des armes nucléaires (CIAN29), qui regroupe une quinzaine d’associations et d’organisations syndicales et politiques à l’initiative du Mouvement de la paix et de l’Université européenne de la Paix, vient d’adresser une lettre aux maires des 269 communes du département du Finistère.

Rappelant que « la concentration à l’Île Longue de l’essentiel de notre force nucléaire en fait une cible privilégiée et [que] les populations de tout le département et bien au-delà seraient les premières victimes des effets dévastateurs d’une attaque nucléaire de ce site », le collectif invite les maires « à signer cet appel et participer ainsi, de manière simple, mais directe, à une étape supplémentaire vers l’élimination des armes nucléaires et de la menace que leur utilisation, intentionnelle ou accidentelle, ferait peser sur [leurs] concitoyens et toute l’humanité. »

Ainsi, le collectif invite les 269 maires du Finistère « à faire entendre la voix des villes et des cités en adhérant à cet appel ».

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 15:59
Appel à mobilisation jeudi devant les permanences des députés En Marche contre la réforme des retraites (Le Télégramme, 18 décembre)

Après la mobilisation du mardi 17 décembre, l’intersyndicale du Finistère appelle à la mobilisation, ce jeudi 19 décembre à midi, devant les permanences des députés LREM (La République en Marche) du département.

L’intersyndicale du Finistère appelle à poursuivre la mobilisation après « le grand succès de la journée du 17 décembre », explique-t-elle dans un communiqué de presse. « La balle est dans le camp du gouvernement, du Président de la République et de sa majorité. Ce gouvernement a réussi l’exploit de mettre l’ensemble des syndicats dans la rue : c’est simple, personne ne veut de sa réforme. Il doit la retirer. C’est pour cette raison, car il s’agit d’un sujet de société qui concerne tout le monde, que l’intersyndicale appelle les salariés du privé et du public, les jeunes, les retraités et les privés d’emploi à interpeller les députés de la majorité parlementaire dans tout le département, jeudi 19 décembre, à 12 heures ».

Le Télégramme, 18 décembre 2019

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 12:47
Quelques enseignants syndiqués se sont réunis dans l’ancien lycée de Morlaix pour échanger sur les actions à mettre en place contre la réforme des retraites. (Le Télégramme/Yann Clochard)

Quelques enseignants syndiqués se sont réunis dans l’ancien lycée de Morlaix pour échanger sur les actions à mettre en place contre la réforme des retraites. (Le Télégramme/Yann Clochard)

 

Réunis en assemblée générale, mardi 17 décembre, des enseignants du Pays de Morlaix ont réfléchi aux actions à mettre en place pour lutter contre la réforme des retraites.

Ils sont sept ou huit autour de la table. Des personnels syndiqués de l’Éducation Nationale avaient donné rendez-vous dans l’ancien lycée de Morlaix pour une assemblée générale, à 9 h. Au bout de quelques minutes, le groupe commence à échanger sur la réforme des retraites. Tous se désolent de ne pas voir leurs camarades présents. Même si certains étaient bien à la manifestation prévue deux heures plus tard.

Les enseignants se mobilisent car ils sentent la difficulté de maintenir la lutte active, à une semaine de Noël. Les chiffres d’Ismaël Dupont, adhérent au Snes-FSU et documentaliste au collège Pierre-Mendès-France, le confirment : « Nous sommes 63 % de grévistes alors que nous étions 90 % le 5 décembre ». « Chaque jour de grève, c’est 1/30e du salaire qui est retiré. Ça explique peut-être que ce matin, nous soyons moins nombreux », ajoute Yann Le Ninan, secrétaire général du Snes-FSU Pays de Morlaix.

Une première depuis 2003

Pourtant, ils comptent bien poursuivre le combat. Le tout est de savoir comment. Ils ont prévu de se réunir samedi 21 décembre, à 14 h 30, devant la mairie. Une page Facebook devrait être créée afin de faciliter les échanges et l’organisation de mouvements dans le Pays de Morlaix. « Beaucoup savent qu’à la retraite, ils vont perdre jusqu’à 1 000 €, souligne Sébastien Ménès, du syndicat Sud Éducation 29. Si Emmanuel Macron gagne, cela laissera le champ libre pour casser le statut de fonctionnaire ». « Avec cette réforme, les enseignants, notamment les femmes, seront perdants. Le gouvernement promet des revalorisations mais cela entraînera une hausse du temps de travail », précise Yann Le Ninan.

Ismaël Dupont dénonce par ailleurs la défiance du gouvernement face à un mouvement massif. « Il y avait 75 % de grévistes dans l’Éducation Nationale le 5 décembre. Les profs n’avaient jamais été autant déterminés depuis 2003 ». Où, déjà, les retraites étaient la cible du gouvernement, avec le projet de loi Fillon.

Bac +5 et 1 400 € net

« Cette réforme, c’est la goutte d’eau qui fait déborder la vase », lance Yann Le Ninan. « C’est plus qu’une goutte d’eau, surenchérit Julia Thatje, du Snes-FSU. Nous allons perdre 800 € par mois jusqu’à notre mort ! ». Au point que des enseignants se disent prêts à démissionner. « Les jeunes y songent de plus en plus, affirme Yann Le Ninan. On nous demande comment faire pour quitter l’Éducation Nationale ».

L’envoi massif de démissions simultanées est évoqué. Mais partir, c’est aussi abandonner un statut. Même si celui-ci s’avère plus précaire que par le passé. « Le salaire de départ est à 1 400 € net pour un niveau Master. Il faut souvent aller en région parisienne pour commencer. Et à aucun moment il y a consultation du personnel. On s’adapte à un nouveau dispositif et il faut changer un ou deux ans après… ».

Étudiants et enseignants dans la rue ?

« Face à un gouvernement qui, depuis un an, ne trouve comme seule réponse les lacrymogènes et des balles de défense, cela rend les échanges compliqués », confie Sébastien Ménès. S’ils aimeraient que la grève se généralise, que les étudiants aillent dans la rue, les enseignants ne veulent pas être accusés de « manipulateurs » vis-à-vis des jeunes. « Le niveau de répression lors de mouvements de lycéens est assez inédit, s’indigne Ismaël Dupont. Si des étudiants occupent leur fac, on fait venir les CRS. C’est stratégique. Les universitaires savent aussi que leurs parents se saignent pour leurs études ». Et ils n’ont pas envie de se faire saigner par les forces de l’ordre.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/les-enseignants-ne-lacheront-pas-leurs-retraites-18-12-2019-12461438.php

Les enseignants ne lâcheront pas leurs retraites/ L'intersyndicale veut poursuivre le mouvement - Le Télégramme et Ouest-France Morlaix, 18 décembre 2019
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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 12:43
Le cortège du MJCF à Rennes: 25 000 manifestants, plus que le 5 décembre

Le cortège du MJCF à Rennes: 25 000 manifestants, plus que le 5 décembre

à Brest: 20 000 manifestants, plus que le 5 décembre

à Brest: 20 000 manifestants, plus que le 5 décembre

A St Brieuc un cortège très important de 10 000 manifestants - ici le Parti Communiste avec ses élus

A St Brieuc un cortège très important de 10 000 manifestants - ici le Parti Communiste avec ses élus

A Quimper, autour de 10 000 manifestants

A Quimper, autour de 10 000 manifestants

17 décembre... Un raz-de-marée de manifestants ultra-résolus à obtenir le retrait de la réforme des retraites de Macron et à faire échec à sa politique de casse sociale généralisée. La CGT déclare 1,8 millions de manifestants dans toute la France, plus que le 5 décembre.

plus de 15 000 manifestants à Brest, plus que le 5 décembre

8000 à 10 000 manifestants à Quimper

3000 manifestants à Morlaix

800 à 1000 manifestants à Carhaix

1500 manifestants à Quimperlé

30 000 dans le Finistère en tout

10 000 manifestants à Saint-Brieuc

2000 manifestants à Lannion

6000 manifestants à Lorient

Plus de 3000 manifestants à Vannes

20 000 à 25 000 manifestants à Rennes, plus que le 5 décembre

20 000 manifestants à Tours (la plus grande manifestation de ses 25 dernières années, dit-on)

12 000 au Mans

10 000 manifestants à Saint-Nazaire

30 000 à Nantes

850 à Ancenis et 500 à Châteaubriant

10 000 à Poitiers

12 000 à Albi

45 000 à 60 000 à Toulouse, plus que le 5 décembre

40 000 à Lyon

12 000 à Valence

10 000 à Strasbourg

15 000 à Nancy

15 000 à Nîmes, plus que le 5

9000 à Rodez, plus que le 5

4000 à Brive, 2000 à Tulle, 600 à Ussel

5000 à Epinal

3000 à Saint Quentin (Aisne)

70 000 à Bordeaux

18 000 au Mans

200 000 manifestants à Marseille

22 000 manifestants à Nîmes, plus que le 5 décembre

15 000 manifestants à Toulon, 700 à Brignoles, 1500 à Draguignan

13 000 manifestants à Orléans

10 à 12 000 à Tarbes

6 500 à Besançon

Chiffres et photos communiqués par les sections et fédérations du Parti communiste

 

Le ministère de l’intérieur minimise l’ampleur de la mobilisation
Mercredi, 18 Décembre, 2019 - L'Humanité

Alors que la mobilisation d’hier a mis un nombre record de manifestants dans la rue, avec 1,8 million de personnes dans toute la France selon la CGT, et que tous les syndicats s’accordent sur le succès de la journée d’action, comme à son habitude, le ministère de l’Intérieur persiste à minimiser l’ampleur de la contestation

 

Alors que la mobilisation d’hier a mis un nombre record de manifestants dans la rue, avec 1,8 million de personnes dans toute la France selon la CGT, et que tous les syndicats s’accordent sur le succès de la journée d’action, comme à son habitude, le ministère de l’Intérieur persiste à minimiser l’ampleur de la contestation. Selon les chiffres officiels, seules 615 000 personnes auraient défilé dans le pays, dont 76 000 à Paris, soit un résultat en deçà de celui de la mobilisation monstre du 5 décembre, selon le ministère… Quant au cabinet Occurrence, réalisant le comptage pour certains médias, il réussit l’exploit de recenser encore moins de manifestants que la préfecture, avec 72 500 personnes à Paris, quand la CGT en dénombre 350 000. Partout dans le pays, le constat d’une mobilisation grandissante est partagé par les organisations syndicales. La CGT ainsi que Solidaires, qui évoque « une grande réussite », recensent sensiblement les mêmes chiffres : 200 000 personnes à Marseille, 120 000 à Toulouse, 60 000 à Bordeaux, 35 000 à Rouen, 30 000 à Nantes et Lille, 20 000 à Montpellier, Clermont-Ferrand, Brest et Caen, 18 000 à Rennes, 12 000 à Nice et Quimper, 10 000 à Cherbourg…

 

La vraie raison de l'assaut contre les retraites - par Patrick Le Hyaric, L'Humanité, 18 décembre

Plus la lumière se fait sur la nature du projet de liquidation du système de retraites solidaire, plus le gouvernement patauge dans ses propres mensonges et contradictions. Le plan de communication patiemment huilé pour faire accepter ce recul de civilisation majeur, assaisonné des mots flétris « égalité », « universalité » ou « solidarité », s’enraye face à la clairvoyance d’une majorité de nos concitoyens qui continue de soutenir le mouvement grève lancé par les syndicats.

L’universalité prétendue du système par points apparaît désormais pour ce qu’elle est : une promesse de pension croupionne, nivelée vers le bas pour tous les salariés quel que soit leur statut, et qui rendra indispensable la recherche de gains pour financer ses vieux jours. « Au travail ! » pour les classes populaires qui n’auront d’autre choix que d’accumuler de nouveaux points après l’âge pivot, et « à la bourse ! » pour ceux qui auront les moyens de contracter une retraite par capitalisation : voilà le vrai « projet de société » vanté par M. Macron.

Comme l’y enjoint fermement l’Union européenne, le gouvernement s’acharne avec ce projet mortifère à doper la financiarisation de l’épargne retraite. Elle représente « seulement » 230 milliards d’euros d’encours, un niveau très faible comparé aux autres pays européens, et aux plus de 1.700 milliards d’assurances vie. Or l’Union européenne exige que les retraites servent de « galop d’essai » à l’unification des marchés de capitaux sur le continent.

Ce faible attrait pour l’épargne retraite serait dû selon la communication gouvernementale à la complexité des produits proposés. D’où la création d’un nouveau produit d’épargne retraite dans la loi Pacte, effectivement plus accessible mais aux standards de ce qui se fait de plus vorace et juteux sur les marchés financiers, avec les risques accessoires. Ce désintérêt est dû, en réalité, à l’incroyable succès du système de retraite français qui garantit un niveau élevé des pensions nous permettant d’afficher un taux de pauvreté chez les retraités parmi les plus bas du monde. Démonstration est ainsi faite qu’il n’y a nul besoin de s’enchaîner au capital et à ses profits arrachés à la sueur des travailleurs pour présenter un des systèmes les plus efficaces socialement au monde, financé par les richesses produites et redistribuées sans parasitisme actionnarial, et dont le déficit – opportunément exagéré par tous les gouvernements depuis 30 ans – s’avère purement artificiel et serait aisément corrigé par des mesures volontaristes pour sécuriser le travail et l’emploi, l’égalité salariale entre les hommes et les femmes et le retour au niveau antérieur de la cotisation employeur, tout en mettant à contribution les actifs financiers des entreprises et des banques.

Voilà le véritable scandale pour les capitalistes, et la véritable raison de l’assaut contre les retraites. Et le gouvernement peine à s’en cacher. « L’épargne retraite doit devenir un produit phare de l’épargne des Français », s’exclamait Bruno Le Maire le 1er octobre dernier, dès qu’eut séchée l’encre de son stylo au bas du décret d’application du nouveau Plan d’épargne retraite, défiscalisé comme il se doit. Que ce produit financier ait été lancé juste avant l’offensive contre notre système de retraites ne doit rien au hasard : il fallait coûte que coûte pour le pouvoir donner un « signal » de confiance aux assureurs et autres fonds de pensions comme aux potentiels épargnants pour garantir au nouveau produit financier un départ en fanfare. C’est ce dont témoigne la connivence du gouvernement et du Président avec le fonds Black Rock, ce mastodonte nord-américain de la finance qui rêve de mettre la main sur l’épargne française et une partie de la dette publique.

Exiger le retrait de ce projet, c’est empêcher les fonds vautours de s’attaquer aux richesses produites par les travailleurs et, du même coup, mettre un frein décisif à l’entreprise macronienne de saccage de la solidarité nationale et de mise à disposition du capital financier et mondialisé des richesses du pays.

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17 décembre 2019 2 17 /12 /décembre /2019 14:01
Vœu  voté à l'unanimité à Brest - Pour un référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris

Présenté par les élu.e.s communistes à Brest au groupe majoritaire de gauche, et porté par celui-ci, un voeu pour le référendum sur la privatisation des aéroports de Paris a été voté à l'unanimité à Brest le 12 décembre au conseil municipal. Bravo aux élus brestois!

 

Vœu

Pour un référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris


Présenté par le Groupe « Ensemble pour Brest, tenons le cap » (Socialistes et apparentés, Communistes et Citoyens, Brest Nouvelle Citoyenneté, Europe Ecologie Les Verts, Union Démocratique Bretonne, PRG – Le centre gauche, les Radicaux de Gauche)

 

Considérant qu’après la transformation d’Aéroports De Paris en société de droit privé en 2005, puis l’ouverture de son capital en 2006, le gouvernement entend céder tout ou partie des participations de l’Etat, actionnaire majoritaire du groupe ADP (50,6% du capital), avec la cession de la concession aéroportuaire aux intérêts privés pour 70 années ;

Considérant que l’Etat, en cas de privatisation, devra dédommager les actionnaires minoritaires pour un coût estimé entre 1 à 2 milliards d’euros ;

Considérant qu’ADP assume une mission d'intérêt général en œuvrant aux côtés de l'État aux actions de sécurité, de sûreté, d'environnement et d'aménagement du territoire ;

Considérant que le développement d’ADP, premier exploitant mondial d’aéroports, génère pour l’État 175 millions d’euros de dividendes par an, dividendes auxquels il devra renoncer demain en cas de privatisation ;

Considérant l’observation de la Cour des comptes selon laquelle : « L’État ne peut faire l’économie d’une définition précise des intérêts qu’il entend préserver et d’une stratégie globale, face à certains investisseurs étatiques étrangers. La définition d’un tel cadre par les instances récemment créées en matière de défense économique devrait être un préalable nécessaire à toute nouvelle cession d’actifs stratégiques » ;

Considérant que la privatisation d’ADP entraînerait une augmentation des tarifs pour les usagers, une fragilisation de la compagnie nationale Air France, un manque à gagner certain pour le budget de l’Etat 

Considérant qu’en avril 2019, une proposition de loi référendaire visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris a été présentée en application de l'article 11 de la Constitution, par 248 député.e.s et sénateurs.trices de différentes sensibilités, de droite, du centre, de gauche et écologistes.

Considérant que le Conseil constitutionnel a validé la procédure qui peut conduire à l’organisation d'un « Référendum d'Initiative Partagé » donnant la possibilité au peuple français de se prononcer sur la privatisation d’ADP, à condition que soient recueillies pour le 12 mars 2020 à minuit les 4 717 396 signatures (10% du corps électoral) nécessaires ;

Considérant l’opposition grandissante à la privatisation d’ADP dont témoignent les débats parlementaires ainsi que le succès démocratique de cette proposition de loi référendaire ayant recueillie à ce jour un million de soutiens ;

Considérant qu’il est essentiel de conserver le contrôle public d’ADP comme gestionnaire et outil d’aménagement et de politiques publiques ;

Considérant les enjeux sociaux, environnementaux et d’emplois liés à cette question ;

Le conseil municipal de Brest, réuni en séance le 12/12/2019 :

-          S’oppose à toute privatisation par l’Etat du groupe ADP, entreprise gestionnaire des aéroports franciliens.

-          Emet le souhait qu’un référendum d’initiative partagée puisse se tenir afin de permettre à nos concitoyens de décider du devenir d’ADP.

 

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 18:22
Santé : une manifestation finistérienne unitaire, à Brest, mardi 17
photo cfdt, cgt, sud, unsa, fse-cgc et inter-urgences           appellent à manifester mardi 17, à 13 h, à brest. ©           ouest-france

CFDT, CGT, Sud, Unsa, FSE-CGC et inter-urgences appellent à manifester mardi 17, à 13 h, à Brest.© OUEST-FRANCE

Brest connaîtra deux manifestations mardi 17 décembre 2019: à 11 h, contre la réforme des retraites, à 13h, pour la défense du système de santé. Ce deuxième mouvement, d’ampleur finistérienne, réunira privé et public, hôpitaux et Ehpad, secteurs sociaux et sanitaires, etc.

Après la mobilisation de 14 novembre, le gouvernement a « lâché du lest ». Mais, selon les syndicats, c’est insuffisant. Le 3 décembre, la loi du financement de la sécurité sociale a été votée « en toute discrétion » au parlement. « Les députés n’ont voté qu’une hausse de 2,5 % du budget. Il faudrait 5 % ! »

Mardi 17 décembre 2019, dans le cadre d’un appel national, c’est à Brest que les défenseurs du système de santé du Finistère sont appelés à défiler. Ce sera la seule manifestation du département. Initiée par une intersyndicale (CFDT, CGT, Sud, Unsa, CFE-CGC et inter-urgences), elle a été décidée il y a plus de quinze jours. Elle réunira privé et public, hôpitaux et Ehpad, secteurs sanitaires et médico-sociaux, maintien à domicile, etc.

Elle est maintenue malgré la manifestation contre la réforme des retraites. « Celle pour les retraites commencera à 11 h et se terminera devant l’hôpital Morvan. Celle pour le système de santé, commencera à 13 h, devant le même hôpital »

Mardi 17 décembre 2019 est, depuis plusieurs semaines, une journée nationale de mobilisation de la fédération Santé, Action-Sociale concernant le plan de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2020 qui met à mal le financement des hôpitaux en France.
Dès lors, dans le Finistère il a été acté une mobilisation spécifique « Secteur Santé » à Brest afin de faire « effet masse » devant l’Hôpital MORVAN.

En parallèle, le mouvement contre la réforme des retraites du Gouvernement s’intensifie depuis le 5 décembre dernier et la mobilisation reconductible, interprofessionnelle et intersyndicale prends beaucoup d’ampleur.

La réforme des retraites du gouvernement est un des axes de la destruction de notre protection sociale.
Le gouvernement veut avoir la main sur les montants des pensions et plus largement sur le budget global de la sécurité sociale en éloignant la gestion populaire actuelle par cotisations sociales.
Le financement de l’Hôpital Public sera d’avantage mis à mal et par voie de conséquence les conditions de travail des agents.

C’est pourquoi, pour des facilités d’organisation et une participation optimale à ces 2 mouvements liés, la CGT du CHIC appellent ses syndiqués et l’ensemble des agents du CHIC à se mobiliser massivement pour une Convergence pour la Protection Sociale !
Mardi 17 décembre directement à Brest à 11h00 pour le mouvement des retraites qui enchainera sur le mouvement de la Santé à 13h30 devant l’Hôpital Morvan.
Pour l’occasion, nous allons affréter un transport collectif jusqu’à Brest et permettre ainsi à chacun de pouvoir s’y rendre. Pour cela, il est impératif de nous faire retour de votre présence afin de vous réserver un siège.

Ces deux mobilisations sont clairement liées !
Le Gouvernement est bien « en marche … de destruction » de notre système de protection sociale qui demande à être amélioré et non à être littéralement détruite au bénéfice des plus aisés et surtout au grand damne des plus modestes… !

Le gouvernement fait face à un grand rapport de force.
« La Rue » et « la Durée » les fera « plier » !
Il faut maintenir la pression et faire valoir notre choix d’une société juste et solidaire !!

 

 
 
 
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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 07:35
Fête du Viaduc 2019

Fête du Viaduc 2019

Fête du Viaduc 2019

Fête du Viaduc 2019

Comme chaque année depuis les années 60, les communistes du Pays de Morlaix organisent leur fête du Viaduc le vendredi 1er mai 2020.
Une « mini-fête de l’Huma » dont la 56e édition devrait attirer à nouveau plusieurs centaines de personnes qui devrait avoir lieu cette année encore place Allende.
 
Hier, vendredi 13 décembre, avec 35 camarades engagés comme bénévoles sur la fête de l'an passé (une partie des militants bénévoles simplement avait pu se libérer), nous avons fait un repas fraternel au local de notre section de Morlaix et nous avons décider de la Programmation de la fête: 
 
- Avec pour le discours Politique à 15h30, Guillaume Roubaud-Quashié, un des jeunes dirigeants nationaux de notre parti, historien, président de la commémoration des 100 ans du Parti Communiste Français, président de la maison Elsa Triolet et Aragon, animateur de la revue du PCF "Cause Commune"
 
Une exposition devrait être présentée sur 100 ans d'histoire du Parti Communiste.  
 
- Et pour la partie concert, comme premier invité connu, l'excellent chanteur douarneniste Claude Couamme: chanson française, répertoire des Aragon, Ferrat, Ferré. 
 
Nous les en remercions chaleureusement!
 
Les deux invités nous ont donné une réponse positive immédiate.
 
 
La fête du Viaduc 2020 s'annonce très belle!!!
 
Guillaume Roubaud-Quashié

Guillaume Roubaud-Quashié

Claude Couamme

Claude Couamme

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 06:32
Soutien à Vincenzo Vecchi - Pierre Dharréville et Pierre Laurent s'engagent au côté du militant altermondialiste italien réfugié politique en Bretagne
SOUTIEN A VINCENZO VECCHI

Vendredi 15 novembre dernier, plus de trois mois après son arrestation, Vincenzo VECCHI a été libéré du centre pénitentiaire de Renne Vezin. Malgré la décision de la cour, le parquet, qui possède la mission générale de veiller à l’application de la loi au nom du respect des intérêts fondamentaux de la société se pourvoit en cassation.
Vincenzo VECCHI est un ressortissant italien qui vit en Bretagne depuis plus de 8 ans. Il avait été condamné en Italie à 12 ans d’emprisonnement avec comme chef d’accusation « dévastation et saccage ». Les griefs qui lui étaient reprochés étaient la participation à la manifestation contre le G8 à Gênes en 2001 et à une manifestation anti-fasciste, non autorisée, à Milan en mars 2006. [POUR EN SAVOIR PLUS]

Pierre LAURENT, sénateur de Paris, a envoyé une lettre à la ministre de la Justice pour une demande de renseignements sur les raisons de cette décision et pour s'assurer que les droits fondamentaux de Vincenzo VECCHI soient garantis. De son côté, Pierre DHARREVILLE, député des Bouches du Rhône, s'étonne auprès de la ministre de la décision du parquet de se pourvoir en cassation et précise que cette situation a une signification politique inquiétante

 

Victoire !

Par le délibéré du vendredi 15 novembre, Vincenzo est enfin libéré du centre pénitentiaire de Rennes Vezin.

Il est maintenant parmi nous à Rochefort-en-Terre, comme il l’est depuis 8 ans.

Ce fut une joie de fêter tous ensemble et avec lui cette victoire.

Pour rappel, Vincenzo a participé en 2001 au contre-sommet du G8 à Gênes où la répression policière fut très violente, et en 2006 à un rassemblement antifasciste à Milan.

Il a été condamné à 12 ans et 6 mois de prison, sous le chef d’inculpation de « Dévastation et pillage », délit issu du code Rocco introduit par le régime fasciste en 1930. C’est la première fois, 70 ans après, qu’il est utilisé à l’encontre de manifestant.e.s. Demeurant en France depuis 2011, Vincenzo a été arrêté le 8 août dernier, sous le coup de deux mandats d’arrêts européens.

Vendredi 15 novembre dernier, plus de trois mois après son arrestation, la cour a jugé que :

  • Le mandat d’arrêt européen concernant Milan est sans objet, validant clairement que ce mandat est mensonger. La déloyauté de L’Italie envers la France et par extension envers les autres pays européens est bien réelle : l’Italie a produit un faux puisque Vincenzo a déjà purgé sa peine !
  • Le mandat d’arrêt européen concernant Gênes est irrecevable. Principale cause :  une erreur de procédure de la part de l’autorité judiciaire française. Il s’agit de l’omission de la transmission de la demande de Vincenzo relative à l’assistance d’un avocat en Italie, pays émetteur par l’autorité judiciaire de la France, l’État d’exécution. C’est l’article 695-27 du code de procédure pénal qui, s’il n’est pas respecté, a pour conséquence la nullité de la procédure. En effet, cette omission porte nécessairement atteinte aux droits de la défense. C’est imparable, il y a plusieurs précédents.

Victoire fragile…

Nous nous réveillons au lendemain de cette fête avec un goût amer car encore pleins d’incertitudes par rapport au maintien en liberté de Vincenzo, à court, moyen et long terme.

Malgré la décision de la cour, le parquet, qui possède la mission générale de veiller à l’application de la loi au nom du respect des intérêts fondamentaux de la société se pourvoi en cassation.

Ce qui est rageant, c’est que le délibéré de la cour peut faire croire que seules les autorités judiciaires françaises sont mises en cause par leur erreur de procédure. Ce délibéré peut laisser penser que sans cette erreur le mandat d’arrêt européen concernant Gênes émis par l’Italie pourrait être recevable… Or il n’en est rien !

Dans le fond comme dans la forme, Vincenzo, ses avocats et tout le comité ont apporté énormément de contenu et de nombreux arguments démontrant tout le contraire :

  • Le délit de dévastation et pillage issu du code Rocco mis en œuvre à l’époque fasciste et l’énormité de la peine encourue que ce délit entraine : Vincenzo risque une peine de 13 ans de prison soit une peine équivalente à un crime de sang.
  • La notion de « concours moral » inclut dans ce délit de dévastation et pillage : il n’est pas besoin d’avoir des preuves du délit, la simple présence sur les lieux suffit à rendre la personne complice et donc coupable : dans le dossier du procès de Vincenzo, il n’y a aucune preuve tangible.
  • La disproportion des peines entre les manifestants et les carabiniers incriminés : l’équivalent de 100 ans de prison prononcés à l’encontre de 10 manifestants contre 0 jour de prison réalisé par les carabiniers qui ont tabassé, humilié et torturé des centaines de manifestants de façon systématique et coordonnée lors du contre-sommet du G8 de Gênes. Rappelons que la Cour Européenne des Droits de l’Homme a condamné (en 2017) l’Italie pour actes de torture.
  • La disproportion de la peine prononcée à l’encontre de Vincenzo en Italie par rapport au droit français.
  • La déloyauté des autorités italiennes envers la France, qui ont tenté de prime abord de charger le dossier de Vincenzo en éditant un faux mandat d’arrêt pour Milan. Pour les faits de Gênes, ils n’ont pas transmis le dernier jugement du procès de 2012 mais l’avant dernier qui était plus à charge encore avec une peine à purger plus lourde.
  • La crainte quant à ses conditions de détention s’il était renvoyé en Italie, pays qui ne respecte pas les exigences de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.
  • La date à laquelle les faits reprochés se sont produits soit en 2001 ne peuvent pas donner lieu aujourd’hui à un Mandat d’arrêt européen car à l’époque, cette procédure n’était pas actée en Italie. Elle aurait dû avoir recours à une procédure d’extradition qui aurait permis aux avocats de revenir sur le fond du dossier et d’aborder le côté éminemment politique du procès de Gênes.

Ce n’est pas rien et nous sommes toujours très confiants sur la valeur de tous ces arguments.

Ils n’ont pas été mentionné dans le délibéré de la cour qui s’est prononcée sur un élément formel, une erreur de procédure commise par la France, même si elle sous-entend quand-même que les droits à la défense de Vincenzo en Italie ne sont pas assurés.

Qu’en est-il pour Vincenzo aujourd’hui ?

Il est libre en France, mais pas ailleurs en Europe et surtout pas en Italie. Et si le mandat d’arrêt européen est accepté de fait par tous les pays d’Europe lors de son émission, sa nullité n’est acquise que par le pays qui le casse.

Restera-t-il libre au moins jusqu’à la décision de la cour de cassation ?

Impossible d’avoir une réponse claire dans les méandres des procédures.

Que se passera-t-il si le pourvoi en cassation renforce la décision de la cour et maintient l’irrecevabilité du mandat européen concernant Gênes ?

Nous pensions que l’Italie ne pourrait pas émettre un second mandat pour les mêmes faits si le premier a été cassé. En fait, personne ne peut nous le certifier.

Et si la cour de cassation remet en cause la décision du tribunal ?

On recommence tout avec une nouvelle composition de la cour !

Dans ce marasme, comment ne pas être d’abord hébété, sans voix ?

Où se situe la violence ?

Vincenzo est libéré mais n’est pas encore libre. 

L’Italie fait preuve de violence à son égard par son acharnement à le récupérer.

Quelle peur transmet-elle aux personnes manifestant leurs idées qu’elle ne partage pas ? 

L’Italie s’est acharnée sur les manifestants lors du contre-sommet du G8 à Gênes en 2001.

L’Italie s’acharne sur Vincenzo en France en s’exonérant de toute loi :

  • Elle veut le récupérer pour l’exemple 18 ans après pour des faits non prouvés.
  • Elle le fait passer pour un dangereux criminel aux yeux de la justice française en lui mentant
  • Elle émet des mandats d’arrêts européens non recevables pensant que cela passerait comme une lettre à la poste. Et on peut penser que Vincenzo serait déjà remis à l’Italie sans l’énorme mobilisation qui s’est créée juste après son arrestation.

L’Italie s’acharne contre Vincenzo en Italie en inquiétant Viviana, son ex-compagne, mère de sa fille : des policiers ont perquisitionné son domicile le lendemain de l’arrestation de Vincenzo, sans aucun mandat de perquisition, faisant fi de toute loi. Malgré l’irrégularité de la perquisition, elle n’a pas encore pu récupérer les nombreux objets confisqués. Une enquête pèse sur elle en vue d’un futur procès.

Et le gouvernement français, par l’intermédiaire du procureur général, va dans le même sens que l’Italie. La France prend maintenant la même direction avec le pourvoi en cassation du parquet qui remet en cause une erreur de procédure qu’il a lui-même produite ! C’est ahurissant !

L’Italie est très énervée de la décision de la justice française.

La France veut-elle préserver ses rapports avec l’Italie avec ce pourvoi en cassation, se fichant complètement de ce qu’un être humain puisse subir depuis 18 ans ? Et dans ce cas « les intérêts fondamentaux de la société » que le parquet protège sont-ils alors contraires aux droits fondamentaux de chaque être humain qui compose cette société ?

C’est une violence sournoise mais bien réelle qui s’installe progressivement en France et en Europe. L’histoire de Vincenzo en est un exemple parmi tant d’autres.

A l’heure où gouvernements, médias et par extension l’opinion publique condamnent facilement les violences des manifestants sur du matériel, nous condamnons avant tout la violence autoritaire, répressive et judiciaire des États européens qui saccagent les droits fondamentaux et pillent le principe de liberté dont chaque personne devrait jouir.

Nous, comité de soutien à Vincenzo, continuons à nous mobiliser pour que sa libération soit pérenne et assurée.

La Liberté pour Vincenzo, c’est le principe de liberté défendu pour tous !


Un comité de soutien pourquoi ?

Pour de multiples raisons :

Parce qu’avant tout Vincenzo est notre ami, notre voisin, notre camarade.

1/ La légitimité de la condamnation à 2 niveaux :

– Par rapport à la manifestation de Gênes, la répression policière a été condamnée par différentes instances internationales, dont l’une des dernières en 2015 par la Cour Européenne des droits de l’homme. L’Italie a été condamnée pour n’avoir jamais poursuivi en justice, ni même identifié, les auteurs de violences policières contre des militants altermondialistes, en marge du sommet du G8 à Gênes en 2001. Des mauvais traitements pourtant assimilables à des « actes de torture » selon la CEDH.  Ce qui bien évidemment peut questionner la légitimité du jugement.

– Le chef d’accusation sur lequel est basé le jugement « Dévastation et saccage », considéré comme un crime contre l’ordre public. Ce crime a été introduit par le code Rocco de 1930 (donc en période fascisante) et est encore en vigueur aujourd’hui pour réprimer les révoltes de rue. Ce code permet de condamner à des peines de prison de 8 à 15 ans, sans avoir à prouver la culpabilité des inculpés. Il est suffisant de se trouver à un endroit où a lieu le désordre… Le contexte de création de ce chef d’inculpation questionne là-encore la légitimité de cette condamnation.

2/ Le caractère éminemment politique de cette arrestation et extradition.

En effet, l’extrême droite participe de plus en plus fortement au gouvernement italien. Vincenzo ayant été fortement engagé dans la lutte antifasciste, et les accusations prononcées contre lui étant liées à des actions anti-fascistes,  il semble plus qu’évident qu’il servira d’exemple dans cette affaire.

Un comité de soutien pour quoi faire concrètement

Notre 1er objectif est de bloquer la procédure d’extradition, ou au moins la retarder au maximum, afin de donner le temps pour assurer une vraie défense.

Nous espérons qu’il reste en France et ne soit pas « livré » à la justice italienne.

Si vous voulez vous joindre ou soutenir, différents moyens possibles :

  • Vous informer sur les actions en cours via le site www.comite-soutien-vincenzo.org / page Facebook @soutienvincenzo,
  • Nous contacter pour participer au comité de soutien : comite.soutien.vincenzo@gmail.com
  • Soutenir financièrement les frais inhérents pour assurer une défense digne de ce nom.
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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 08:06
Instant T, Tébéo, ce 10 décembre 2019

Instant T, Tébéo, ce 10 décembre 2019

Sur le plateau de la chaîne de télévision régionale dépendant du groupe Le Télégramme, Tebeo, ce mardi 10 décembre à Brest, interrogé sur la réforme des retraites, les mobilisations en cours, et les municipales par Julie Sicot. Émission Instant T diffusée a 19h15 le mardi 10 décembre que l'on peut revoir en Replay sur le site internet de Tebeo: 

Le replay https://www.tebeo.bzh/video/228323

Cet interview de 5 minutes m'a permis d'exprimer rapidement les positions du Parti communiste sur la réforme des retraites, le mouvement social en cours, et les municipales, notamment à Morlaix et Brest.

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