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Le 2 décembre 2021, dans le cadre de notre niche parlementaire, nous défendrons une proposition de résolution pour rendre inéligibles les individus condamnés pour incitation à la haine. Être élu est un honneur et une responsabilité qui implique de respecter les valeurs qui constituent le socle de notre modèle républicain.
Lire la tribune de Fabien Roussel au Monde
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Les sénateurs communistes ont obtenu la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le rôle que les cabinets de conseil privés jouent auprès des décideurs publics. Entretien.
Éliane Assassi Sénatrice PCF
En pleine crise du Covid, le gouvernement avait confié l’élaboration de la stratégie vaccinale au cabinet de conseil américain McKinsey. Un exemple parmi d’autres qui a amené les sénateurs PCF à utiliser leur droit de tirage pour créer une commission parlementaire chargée d’enquêter « sur l’influence croissante des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques ». Entretien avec Éliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat.
Pourquoi avez-vous choisi de lancer cette commission d’enquête, la dernière avant la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron ?
Éliane Assassi La gestion de la crise sanitaire a mis en évidence une pratique qui existe depuis des années, à savoir le recours à des cabinets de conseil privés qui participent à définir et parfois dictent la conduite politique du gouvernement. Cela n’est pas nouveau mais il nous a semblé important, à l’heure où certains prônent la réduction du nombre de fonctionnaires, de faire un point sur ce sujet. Combien cela coûte-t-il ? Qui sont ces cabinets ? Comment travaillent-ils et en lien avec qui ? Quelle est la commande précise qui leur est faite ? L’émetteur reste l’exécutif, mais la commande passe sous les radars du Parlement. Au final, nous apprenons de façon détournée qu’il a eu recours à des cabinets. Nous voyons de plus aussi bien au Sénat qu’à l’Assemblée nationale que des études d’impact sur les textes législatifs sont souvent externalisées. Tout cela est très opaque, alors que cela pèse sur les politiques publiques décidées. La Cour des comptes a d’ailleurs remarqué une hausse très forte des recours à ces officines privées. Il est bien que cette instance s’en émeuve, mais c’est aussi le rôle du Parlement de s’y intéresser et de faire la lumière.
De mars 2020 à février 2021, le ministère de la Santé a passé près de 26 commandes auprès de sept cabinets, pour un coût de 11,35 millions d’euros…
Éliane Assassi Ces décisions prises dans le cadre de la lutte contre le Covid nous interrogent. Est-ce le résultat d’une défaillance de la puissance publique ? L’État s’est-il affaibli au point d’être en difficulté au moment de faire face à ses responsabilités ? Mais surtout qui mène les politiques publiques ? Le gouvernement et le Parlement, ou bien des prestataires privés dépourvus de toute légitimité démocratique ? Nous devons donc étudier cette question. Nos camarades députés du groupe GDR avaient déjà déposé, sans succès pour le moment, une demande de commission d’enquête à la suite des révélations par la presse du recours au cabinet McKinsey afin d’établir la stratégie vaccinale. Nous nous inscrivons dans la même logique. La commission d’enquête du Sénat, qui sera présidée par la droite et dont je serai rapporteure, doit être mise en place le 18 novembre.
Au-delà de la crise du Covid, le gouvernement avait déjà mandaté un prestataire privé, rémunéré, pour préparer l’exposé des motifs de son projet de loi sur les transports. Une pratique qui avait été validée par le Conseil constitutionnel…
Éliane Assassi Cela semble invraisemblable, mais si l’on remonte le fil de l’histoire, ce n’est pas nouveau. Simplement, lorsqu’il y a eu les grandes nationalisations de secteurs primordiaux et stratégiques comme les transports, l’énergie ou l’eau, l’État avait balayé ce recours aux officines privées pour écrire la loi et décider des politiques publiques. Et puis, par un effet de balancier, quand il y a eu le retour des privatisations de grands secteurs d’activité dans notre pays, nous avons de nouveau eu recours à des cabinets privés. Nous observons quelque part que quand les services publics sont sous la protection de l’État, nous n’avons pas besoin de ce genre de cabinets. Mais quand on privatise, alors ils ressurgissent et proposent leurs services. D’abord gratuitement, pour mettre un pied dans la porte, et puis de façon rémunérée. Nous observons aussi que certaines personnes qui travaillent pour ces cabinets sont d’anciens responsables politiques qui aspirent parfois à le redevenir. Ce qui s’appelle du pantouflage et pose de façon générale la question de la perméabilité entre intérêts privés et publics.
Entretien réalisé par Aurélien Soucheyre
La ruche communiste au 5 rue Henri Moreau à Brest.
Bientôt dans les boîtes aux lettres des camarades, le courrier de la fédé avec "A cœur ouvert" d'octobre 2021, l'édition bretonne du journal santé du PCF, et le tract de Fabien Roussel pour la manif du 21 novembre et l'invitation à notre Assemblée générale départementale du Samedi 13 novembre a Kernevel .
Extraits du courrier du PCF Finistère à ses adhérents:
COP 26 : 10 ans décisifs pour agir !
La COP 26 de Glasgow ne saurait se satisfaire des beaux discours des dirigeants mondiaux bien souvent en contradiction avec leurs actions respectives. L’heure est aux décisions concrètes, ambitieuses et radicales face à la crise climatique qui menace les équilibres de la civilisation humaine. C’est bien de changements systémiques dont il est question. L’avenir de l’humanité ne se joue pas en mots mais bien en actes.
Rappelons que le gouvernement français a été jugé coupable d'inaction climatique. Le Haut conseil pour le climat a souligné à plusieurs reprises les manques de la politique du gouvernement ainsi que la nécessité de changer le système économique en profondeur. Au niveau mondial, les engagements actuels des États ne permettront, au mieux, que de réduire de 7 % les émissions en 2030 par rapport à 2020. Or il faudrait faire 7 fois plus d’efforts pour respecter les 1,5 degrés de réchauffement : c'est dire que la marche est encore très haute !
C’est pourquoi le Parti communiste français a mandaté une délégation à Glasgow, du 5 au 8 novembre, avec pour objectif d'échanger des propositions et de construire des actions communes avec d'autres forces progressistes et écologistes en Europe et dans le monde. Elle sera notamment porteuse d’une ambition pour la France : arriver à viser une empreinte carbone nulle le plus rapidement possible et sortir des énergies fossiles (gaz, pétrole et charbon). Elle défendra aussi une approche sociale et populaire de l’écologie, qui affronte la nécessité d’un dépassement du système capitaliste par des mesures structurelles et qui fait des catégories moyennes et populaires les acteurs de cette révolution en plaçant la démocratie, la lutte contre les inégalités et une réorientation des richesses produites en son cœur. C’est en ce sens que la délégation participera à la manifestation à Glasgow et que les communistes seront présents aux manifestations pour la justice climatique samedi 6 novembre prochain.
A cet effet, Fabien Roussel est porteur d’une proposition forte, conforme aux recommandations du GIEC, celle d’un pacte inédit pour le climat et l’emploi de 140 milliards d’euros avec des objectifs précis (mix énergétique, mobilités, rénovation des bâtiments et du logement, mode de production agricole, biodiversité, industrialisation nouvelle et recherche, relocalisation des productions, lutte contre l’obsolescence programmée, solidarité internationale). Ce pacte prend toute la mesure de la révolution à engager en termes d’emploi, de formation et de nouveaux pouvoirs de décisions des salariés dans les entreprises pour relever le défi écologique.
Nous sommes face à un défi politique, scientifique, industriel et de recherche fondamentale et appliquée, sans précédent : nous avons 10 ans décisifs pour agir !
Paris, le 3 novembre 2021
Parti communiste français.
Pour sa troisième « rencontre des jours heureux », le candidat du PCF à l’Élysée a détaillé ses propositions pour la sauvegarde de l’environnement. Il souhaite conformer les dépenses écologiques de l’État aux préconisations du Giec.
Sous les arches métalliques de la halle Martenot, dans le centre historique de Rennes (Ille-et-Vilaine), Fabien Roussel a tenu, mercredi 27 octobre, sa troisième édition des « rencontres des jours heureux », dédiée à l’environnement et au climat. Devant les 400 personnes réunies pour l’occasion, le candidat du PCF à la présidence de la République a détaillé une série de propositions issues de son « pacte pour le climat et l’emploi », d’un montant de 140 milliards d’euros par an, « conformément aux préconisations du Giec ». « Nous sommes dans la décennie du possible », assure le député du Nord, estimant « urgent de rompre avec le système capitaliste, qui, pour gagner encore plus d’argent, exploite les êtres humains mais aussi la Terre ». Mais « l’écologie ne doit pas se limiter au réchauffement climatique », note Barbara Gomes, porte-parole de la campagne et animatrice de l’événement. Ce territoire n’a pas été choisi par hasard : de la catastrophe de l’ Erika aux phénomènes des algues vertes, provoqués par l’exploitation porcine intensive, la Bretagne doit faire face à différents enjeux environnementaux, tout en produisant « seulement 17 % de ses besoins énergétiques », déplore l’élu rennais Yannick Nadesan (PCF). Localement, les initiatives, que le candidat n’a pas manqué de saluer, se multiplient.
D’ailleurs, en amont de la rencontre, Fabien Roussel s’est notamment rendu sur le barrage de Rophémel. Un ouvrage qui, malgré sa production d’électricité et d’eau potable pour les 500 000 habitants de l’agglomération rennaise, était menacé de fermeture à la suite de l’abandon de la concession par EDF, avant d’être racheté 1 euro symbolique par Eau du bassin rennais. Une première pour une collectivité en France, qui « permet ainsi de contrôler la production d’une électricité verte, la distribution de l’eau, mais aussi d’agir sur sa tarification sociale », précise Yannick Nadesan, à l’initiative de la démarche. « Il ne faut pas opposer les énergies vertes et l’énergie nucléaire », assure Fabien Roussel, partisan de l’atome, qui a réaffirmé sa volonté de renationaliser EDF et Engie afin de « retrouver une maîtrise de nos productions à travers un mixte énergétique décarboné et pilotable ». « Les six scénarios de RTE pour la neutralité carbone en 2050 méritent un grand débat national », estime également le sénateur Pierre Laurent (PCF), présent pour l’occasion.
Mais c’est aussi sur les transports, responsables de 30 % des émissions de gaz à effet de serre, que le candidat communiste insiste. Sur le fret d’abord, il met sur la table un plan de 4 milliards d’euros avec pour ambition d’atteindre les 30 % de marchandises transportées sur le rail d’ici à 2030. Un plan qui comprend notamment l’ouverture de 100 lignes « sur le modèle du train des primeurs entre Perpignan et Rungis », détaille Fabien Roussel. Un enjeu de taille pour la Bretagne, d’autant qu’ « aucun port de la région n’est desservi par le rail », relève un syndicaliste CGT, lors de la visite du candidat dans une entreprise de logistique. « En développant nos activités sur le fret, nous réduisons de 15 000 le nombre de camions sur les routes chaque année », note Matthieu Lahaye, le directeur de l’entreprise, qui opère ainsi entre Rennes et Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône.
Pour autant, Fabien Roussel n’oublie pas la vie quotidienne des Français, l’occasion pour lui de tacler la politique macroniste. « Avez-vous déjà vu un ouvrier acheter une voiture électrique à 50 000 euros grâce à la prime gouvernementale de 3 000 euros ? » ironise un candidat qui ambitionne la revalorisation de cette dernière à hauteur de 10 000 euros, comme l’engagement financier de l’État en faveur des transports en commun gratuits. Face à la hausse des prix de l’énergie, le secrétaire national du PCF a réitéré son appel à « baisser la TVA », d’autant que cette action dégagerait « des marges pour les entreprises afin d’augmenter les salaires ». Enfin, le candidat souhaite débloquer 10 milliards d’euros par an pour « financer la construction et la rénovation de 500 000 logements afin d’éradiquer l’ensemble des passoires ». « Les 1 % les plus riches sont responsables de 15 % des émissions de CO2 », glisse Fabien Roussel, qui entend financer l’ensemble de ces mesures « en allant chercher des recettes supplémentaires », notamment en taxant les plus aisés et les multinationales.
C’est sur facebook qu’Emmanuel Macron a décidé d’annoncer la mise en place de sa nouvelle mesure phare pour les jeunes : le contrat d’engagement.
Initialement prévu pour un million de jeunes, ce dispositif ne concerne finalement que 500 à 600 000 jeunes, avec une aide pouvant aller jusqu’à 500€ par mois mais qui ne sera pas automatique.
Ce sera donc une aide précaire revue au rabais. Autoproclamé “président des jeunes”, Emmanuel Macron est finalement bien éloigné des préoccupations de la jeunesse. Ce Gouvernement reste dans la lignée de ses prédécesseurs en proposant encore aux jeunes d’être une sous-catégorie de travailleurs. Or, ce n’est pas d’un énième contrat précaire dont nous avons besoin mais d’un emploi stable et correctement rémunéré.
Nous avons actuellement près d’un jeune sur cinq au chômage, un million et demi de jeunes sans emploi ni formation. Si les jeunes sont au chômage, ce n’est pas à cause d’une “mauvaise adaptation au marché de l’emploi”, c’est bien par un manque d’ambition politique.
Aujourd’hui les jeunes sont davantage confrontés à la précarité de l’emploi : plus souvent en CDD, intérim, stages. Ce n’est donc pas d’un nouveau contrat précaire dont ont besoin les jeunes générations mais bien d’un parcours sécurisé et d’un emploi correctement rémunéré. Et ce ne sont pas les besoins qui manquent !
D’un côté nous avons des besoins immenses d’emplois dans les services publics notamment la santé et l’éducation, de l’autre nous avons des centaines de milliers de jeunes sans emplois ni formation. Recrutons-les, formons-les plutôt que de les enfermer dans un nouveau sas de précarité.
Le MJCF demande la création de pré-recrutements dans les services publics. Des jeunes recrutés dès la sortie du baccalauréat, rémunérés pendant leur formation, et en contrepartie ils devraient 10 ans de service à l’Etat. Cette mesure permettrait à la fois de répondre aux demandes croissantes de personnels formés dans le service public et de sortir de la précarité des millions de jeunes.
Nous demandons également la conditionnalité des aides publiques à l’embauche et la formation professionnelle de jeunes.
Ce ne sont pas les besoins qui manquent, c’est une ambition politique à la hauteur.
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Penser la santé dans sa globalité, avec au cœur de l'organisation le service public, à l'hôpital et en ville, la prise en charge à 100 %, constitue pour nous la seule façon de mettre « l'humain d'abord ». Les aspirations, les expériences et luttes citoyennes constituent un enjeu essentiel pour alimenter nos analyses et propositions et permettre une élaboration collective de véritables alternatives répondant aux besoins de la population.
La situation dramatique des hôpitaux, de la psychiatrie, des Ehpad, causée par l'austérité et exacerbée par la crise sanitaire, entraîne une multitude de mobilisations de personnels, d'élu·e·s, d'usager·e·s. Le Tour de France des hôpitaux des parlementaires communistes confirme ce diagnostic et engage le débat sur des solutions.
Le PCF propose des mesures immédiates s'inscrivant d'emblée dans un projet de société où l'humain passe avant la domination de la finance et où la démocratie permet la construction collective des réponses aux besoins de la population.
L'urgence aujourd'hui pour l'hôpital public et les Ehpad :
C’est créer massivement des emplois médicaux et paramédicaux avec plans de formation (100 000 emplois dans les hôpitaux et les 100 000 emplois / an sur 3 ans dans les Ehpad).
C'est donner des droits nouveaux aux personnels et aux usager·e·s pour inventer l'hôpital de demain.
C'est une augmentation d'au moins 300 euros de tous les salaires, avec une revalorisation des grilles indiciaires.
C'est un moratoire sur toutes les fermetures de lits, de services, sur les restructurations, moratoire qui doit permettre une élaboration démocratique de l’évaluation des besoins et des projets médicaux entre professionnel·le·s et leurs représentant·e·s, élu·e·s et associations citoyennes d’usager·e·s.
C'est engager la création d’un pôle public du médicament.
C'est libérer la recherche des logiques de profit.
C'est débloquer immédiatement 10 milliards pour les hôpitaux et les Ehpad.
Malgré le manque cruel de lits, d’effectifs, d’équipements et de moyens de protection engendrés par des années d’austérité, les personnes malades, pendant cette pandémie, ont été prises en charge en toute égalité. Cela a été possible grâce à notre système de financement solidaire, mis en place depuis bientôt 75 ans : la SÉCURITÉ SOCIALE.
La crise sanitaire va peser lourdement sur les comptes de la Sécurité sociale en général, et de l'assurance maladie en particulier, de par la hausse de la dépense hospitalière et surtout par le manque de recettes.
Face à l'offensive capitaliste de privatisation de la protection sociale, nous voulons au contraire en faire un levier de sortie de crise économique et financière en renforçant la Sécurité Sociale.
Nos propositions :
Il est possible de proposer des idées : cliquer sur le lien ci-dessous.