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21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 06:42

 

Nouveau Vlog de l’R de campagne.

Le 27 octobre avait lieu la troisième rencontre des Jours Heureux, à Rennes, sur les thèmes de l'écologie, l'énergie et l'environnement.

Fabien Roussel avait profité de ce déplacement en Ille-et-Vilaine pour visiter des entreprises locales, qui agissent pour l'environnement en produisant et/ou utilisant des produits sains pour la planète :


l'usine Antofenol, specialisée dans le biocontrôle,
l'usine des Galettes de Broöns,
le barrage de Rophémel, 
et l'entreprise de fret ferroviaire Trans-Fer 

Justin a décidé d’immortaliser dans son vlog cette journée riche en rencontres et en échanges 👇

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19 novembre 2021 5 19 /11 /novembre /2021 10:50

 

 

 

 

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17 novembre 2021 3 17 /11 /novembre /2021 12:18
Le Télégramme, 17 novembre 2021

Le Télégramme, 17 novembre 2021

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16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 07:08
Cop 26, un mirage et trois atterrements, Marie-Noëlle Bertrand, L'Humanité, 15 novembre 2021 - réaction de Ian Brossat
Climat. COP26, un mirage et trois atterrements
Lundi 15 Novembre 2021

Les négociations se sont conclues sur une tonalité amère à Glasgow. En dépit de quelques avancées, l’ambition climatique demeure insuffisante. L’espoir de limiter le réchauffement à un maximum de 1,5 °C semble définitivement envolé.

« Je suis sincèrement désolé. » La voix tremblante, Alok Sharma n’a pu contenir ses pleurs au moment de clore la COP26, qu’il présidait depuis deux semaines à Glasgow, en Écosse. Larmes de crocodiles ou réelle émotion ? Sûrement un peu des deux, au vu des reculades accomplies dans les dernières minutes du sommet international qui devait sauver le climat. Sous la pression de plusieurs pays, dont les États-Unis, la Chine et l’Inde, le texte initialement prévu a fini par être largement édulcoré. Le sommet s’est conclu samedi avec près de vingt-quatre heures de retard. Un classique, concernant les négociations diplomatiques sur le climat, qui met en relief les tensions entre les 195 États participants. Ces dernières heures ont électrisé les débats entre pays industrialisés et pays pauvres. Elles ont aussi vu se tarir l’espoir de contenir le réchauffement autour de + 1,5 °C. Si l’objectif reste sur la table, les stratégies à court terme pour s’y tenir sont inexistantes. En dépit de la reconnaissance de la nécessité de réduire la production d’énergies fossiles, les engagements pris pendant la COP26 conduisent toujours à un réchauffement de + 2,4 °C. Décryptage.

1. Fossiles : la timide fin d’un tabou

En vingt-sept ans de négociations, jamais les énergies fossiles, responsables de 70 % des émissions de gaz à effet de serre et de 90 % des émissions de CO2, n’avaient été prises pour cible par les négociations sur le climat (lire notre édition  du 12 novembre). Le pacte signé à Glasgow en finit avec ce déni et reconnaît noir sur blanc la nécessité d’envisager leur décroissance. Une avancée historique. Mais timide.

Discuté en fin de semaine dernière, un premier projet de texte appelait les pays à « accélérer la sortie du charbon et des subventions aux énergies fossiles ». Le texte finalement adopté n’appelle plus qu’à « intensifier les efforts vers la réduction du charbon sans système de capture de CO2 et à la sortie des subventions inefficaces aux énergies fossiles ». Exit l’idée d’éliminer le charbon, la formule laisse la porte ouverte à la poursuite de son exploitation, moyennant l’usage de technologies incertaines. Le gaz et le pétrole ne sont pour l’heure pas inquiétés. Enfin, alors que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) plaide pour cesser immédiatement tout nouvel investissement dans les fossiles, le texte ne se risque à fixer aucun calendrier.

La Chine, les États-Unis, l’Inde et l’Arabie saoudite ont fait pression pour qu’il en soit ainsi. Reste que, pour la première fois dans l’histoire, ces grands producteurs et consommateurs de fossiles ne se sont pas non plus opposés à ce qu’une mention explicite de leur réduction figure dans une décision multilatérale. « Cela n’en fait pas encore un levier pour faire changer les choses », relève Sébastien Treyer, directeur général de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), mais une indication encourageante, analyse-t-il : « La sortie du charbon devient un horizon de modernité économique pour les gouvernements. »

2. L’ambition climatique décapitée

On s’en souvient : les engagements de réduction de gaz à effet de serre (GES) pris en 2015 dans le cadre de l’accord de Paris ne permettaient pas de limiter le réchauffement en deçà de + 2,7 °C. La COP26 devait sonner l’heure, pour les États, de soumettre des propositions plus ambitieuses. Certains l’ont fait. L’Inde et le Nigeria ont ainsi rejoint le rang des pays s’engageant à atteindre la neutralité carbone autour de 2060.

Aux premiers jours du rendez-vous de Glasgow, des annonces déclamées en grande pompe ont elles aussi laissé miroiter une accélération des efforts – celle, par exemple, visant l’arrêt de la déforestation en 2030. La constitution d’une coalition de 190 pays visant la sortie du charbon, ou celle ralliant une vingtaine d’États autour de la visée de sortir du gaz et du pétrole ont elles aussi nourri les espoirs. Un temps, l’Agence internationale de l’énergie a même laissé entendre que le réchauffement pourrait ainsi être limité autour de + 1,8 °C. Le bilan est nettement plus sombre.

Beaucoup de pays n’ont pas joué le jeu du rehaussement de leurs ambitions, certains, même, les ont revus à la baisse. Pour les autres, la stratégie de court terme fait défaut, et l’engagement d’être neutre en carbone dans trente, quarante, voire cinquante ans fait figure de promesse en l’air. « Sans calendrier de mise en œuvre concrète, ni moyens contraignants de les faire respecter, ces engagements restent incantatoires », relève Greenpeace. Point positif : le pacte de Glasgow demande aux pays de préciser leurs objectifs à l’horizon 2030, et ce dès l’an prochain, alors que l’agenda des négociations prévoyait initialement d’attendre 2025. Un coup de cravache presque désuet, quand, pour l’heure, l’ensemble des engagements ne permet pas de limiter le réchauffement en deçà de + 2,4 °C.

3. La solidarité repoussée à plus tard

C’était l’autre enjeu de ces négociations : faire en sorte que les pays riches tiennent la promesse faite aux pays pauvres de les soutenir face au réchauffement. En 2009, tous s’étaient engagés à leur verser 100 milliards de dollars par an, à compter de 2020 et jusqu’en 2025, soit 500 milliards au total. En 2021, le contrat n’est pas rempli, d’autant que l’argent déjà mis sur la table – 80 milliards environ – est essentiellement constitué de crédits, et non de dons. Les pays dits du Sud attendaient que ceux dits du Nord réajustent le tir : ces derniers ont préféré repousser la cible. Elle ne sera atteinte qu’à compter de 2022, promettent-ils, tout en jurant qu’en 2025 les 500 millions de dollars seront bien réunis.

Outre de laisser des populations démunies face au réchauffement, cette mise en attente risque, là encore, d’avoir un impact négatif sur la lutte contre le réchauffement. Beaucoup de pays en développement conditionnent leurs efforts au soutien qui leur sera apporté. C’est le cas de l’Inde, dont l’engagement de développer massivement les énergies décarbonées au cours de la prochaine décennie pourrait être remis en cause.

Encore n’est-ce pas la seule entaille faite à la solidarité. Alors que de nombreux pays pauvres subissent les effets d’un dérèglement climatique auquel ils n’ont que peu contribué, la demande d’une réparation conséquente des pertes déjà enregistrées est un axe essentiel de leurs revendications. À Glasgow, les pays vulnérables plaidaient pour la création d’un fonds spécifique. Seules l’Écosse et la Wallonie s’y sont engagées. « L’issue (de cette discussion) est dérisoire, déplore Armelle Le Comte, d’Oxfam France. Elle montre que les pays riches ont tourné le dos à la souffrance de millions de personnes. »

4. Le sacre des marchés carbone

Les uns le verront comme une victoire, les autres comme un pas de plus vers la désintégration de l’accord de Paris : la COP26 a permis de finaliser les règles d’encadrement des marchés carbone à l’échelle internationale. Ces mécanismes qui permettent à des États ou des entreprises d’obtenir et d’échanger des crédits carbone, autrement dit des droits d’émettre du CO2, deviennent du même coup les seuls outils de régulation des émissions. Le texte adopté permet certes de combler certaines failles, comme celle qui aurait permis à une tonne de CO2 d’être créditée à la fois au bénéfice de l’acheteur et à celui du vendeur. Reste que le risque de surabondance de ces crédits n’est pas écarté. Ils ne vaudraient dès lors plus grand-chose. « Là où l’accord de Paris laissait ouverte la possibilité de mécanismes de coopération internationale non fondés sur les marchés, les États l’ont finalement doté de marchés carbone dangereux et injustes », tempête, en conclusion, l’économiste Maxime Combes.

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16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 07:04
Le PCF et le député Sébastien Jumel pour un droit opposable à la santé - Pierre-Henri Lab, L'Humanité, 12 novembre 2021
Le PCF pour un droit opposable à la santé
Vendredi 12 Novembre 2021
 

Le député PCF de Seine-Maritime Sébastien Jumel défendra une proposition de loi « pour une santé accessible à tous et contre la désertification médicale » devant l’Assemblée nationale le 2 décembre. « Notre groupe a décidé de consacrer sa niche parlementaire au droit à la santé. La lutte contre les inégalités d’accès aux soins est une préoccupation majeure des Français », explique-t-il.

Le parlementaire, qui procède en ce moment à des auditions d’associations de défense de l’accès aux soins, rappelle que près de 7 millions de personnes habitent à plus de trente minutes d’un cabinet de médecine généraliste et que l’accès aux médecins spécialistes n’est plus garanti sur tout le territoire. L’élu estime que la crise traversée par l’hôpital va de pair avec l’existence de déserts médicaux. « Dans certains hôpitaux, le taux de postes de médecins non pourvus peut atteindre 30 %. Il est clair que cela a des répercussions », souligne-t-il.

Densifier le maillage du réseau hospitalier

Selon lui, la fin du numerus clausus, qui limitait l’accès aux études de médecine, ne suffira pas à elle seule à résorber les déserts médicaux. D’une part, le manque de places dans les universités conduit à limiter le nombre d’étudiants en formation et « surtout, il faudra attendre dix à quinze ans avant que la fin du numerus clausus se traduise par une hausse de médecins en exercice ». Avec ses collègues, Sébastien Jumel milite pour « l’instauration d’un droit opposable » à l’accès aux soins pour la population. Concrètement, il défend la mise en place d’un « conventionnement sélectif ». Ce dispositif n’autoriserait un nouveau médecin à s’installer dans une zone à forte densité médicale que si un médecin exerçant déjà dans ce territoire se retire. « Il s’agit de pousser à l’installation dans les territoires moins pourvus », explique le député, qui déplore « les résistances corporatistes » d’une partie des syndicats de médecins à une territorialisation de l’installation.

La proposition de loi, qui contient quatre autres articles, défend le principe que le nombre de places offertes dans les universités corresponde aux besoins en médecins du territoire concerné. Elle suggère aussi la mise en place « d’un contrat d’engagement » qui obligerait les futurs diplômés à s’installer dans les zones les moins denses. Elle préconise une révision des aides à l’installation et la densification du maillage du réseau hospitalier afin qu’aucune personne n’habite à moins de trente minutes d’un hôpital.

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16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 06:43
A Madrid pour rencontrer les ministres communistes. Enrique Santiago, Yolanda Diaz et Alberto Garzon, au sein du gouvernement Sanchez, se battent bec et ongle pour arracher des avancées pour les travailleurs, pour les droits syndicaux, pour l’égalité femme homme. Là bas le SMIC augmente grâce à leur combat !

A Madrid pour rencontrer les ministres communistes. Enrique Santiago, Yolanda Diaz et Alberto Garzon, au sein du gouvernement Sanchez, se battent bec et ongle pour arracher des avancées pour les travailleurs, pour les droits syndicaux, pour l’égalité femme homme. Là bas le SMIC augmente grâce à leur combat !

Espagne. À Madrid, Fabien Roussel souligne l’apport des ministres communistes
Dimanche 14 Novembre 2021 - L'Humanité

À l’occasion du 100 e anniversaire du Parti communiste d’Espagne, le secrétaire national du PCF s’est rendu sur place. Fabien Roussel prête une oreille attentive au rôle des communistes dans le gouvernement de gauche actuel, notamment sur « la hausse des salaires et la réduction du temps de travail ».

 

Un an après les Français, c’est au tour des communistes espagnols (PCE) de fêter leur centième anniversaire. Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF, s’est rendu à Madrid samedi 13 novembre pour l’occasion. « Les liens entre les partis communistes Français et Espagnols sont très forts », note le député du Nord. Une histoire commune en partie symbolisée par les luttes communes contre le fascisme du XXe siècle à nos jours. Et par l’ambition toujours actuelle de développer la justice sociale et d’améliorer la vie des gens.

À ce sujet, c’est bien la présence de ministres PCE dans le gouvernement de gauche actuel « qui permet de gagner des avancées pour le monde du travail espagnol », estime Fabien Roussel. Le candidat à la présidentielle en France a profité de son déplacement pour s’entretenir avec Enrique Santiago, son homologue à la tête du PCE et secrétaire d’État à l’agenda 2030, ainsi qu’avec Alberto Garzon, coordonnateur d’Izquierda Unida et ministre de la Consommation. Celui-ci a d’ailleurs annoncé l’interdiction de la publicité d’aliments et de boissons malsains pour la santé lorsqu’elle s’adresse aux plus jeunes. « Un combat qui s’inscrit dans le cadre d’une lutte des classes », se réjouit le nordiste, assurant que « ceux qui souffrent le plus du diabète et de la malnutrition sont majoritairement issus des classes populaires ».

Le dirigeant français ne tarit pas d’éloge au sujet de la ministre du Travail espagnole Yolanda Diaz. « Avec sa méthode de dialogue social, elle met d’accord les salariés et le monde économique sur la réduction, par filière, du temps de travail », salue-t-il. Mais « l’avancée majeure que je retiens est la hausse du salaire minimum », précise le candidat PCF. Avec l’arrivée de la coalition de gauche conduite par le socialiste Pedro Sanchez, le SMIC espagnol a connu des hausses successives, avec pour objectif d’atteindre les 60 % du salaire moyen à l’horizon 2024. « Une telle mesure en France conduirait à augmenter le SMIC jusqu’à 1900 euros nets. L’Espagne nous montre que c’est possible », souligne Fabien Roussel.

Les communistes des deux côtés des Pyrénées ont également rappelé leur histoire commune. Au sein des brigades internationales, près de 9 000 volontaires dont beaucoup de communistes étaient partis soutenir les forces républicaines, dont le PCE était partie prenante, lors de la guerre d’Espagne face au général Franco, entre 1936 et 1939. Un terrain de lutte où s’était notamment illustré le Colonel Fabien, qui donnera son nom à la place où fut construit le siège du PCF, sur le site même « où se rassemblait une partie des volontaires avant de partir », précise Fabien Roussel. Le député salue « les relations entre deux formations nouées dans le sang ». « J’ai tenu à rappeler que Paris a été libéré non seulement par les FTP sous la direction du colonel Henri Rol-Tanguy, lui-même ancien des Brigades internationales, mais aussi grâce à la contribution de nombreux républicains Espagnols », poursuit-il.

En effet, « la Nueve », un des régiments de la 2e division blindée commandée par le général Leclerc, était alors constituée de 160 soldats dont 146 Espagnols et tous républicains. D’ailleurs, « le drapeau de la République d’Espagne était installé aux côtés du drapeau tricolore à l’Hôtel-de-Ville pour fêter la Libération », indique Fabien Roussel. Après avoir été une force motrice de la transition démocratique, les communistes espagnols croiseront à nouveau le chemin du PCF, dans les années 1970, lors de la parenthèse eurocommuniste symbolisant la démarche commune des partis communistes Français, espagnols et italiens pour s’émanciper de l’URSS.

 

Lire aussi:

Espagne. Confortée, Yolanda Diaz, ministre communiste du travail, repart au charbon (Thomas Lemahieu, L'Humanité, 3 novembre 2021)

Espagne: Yolanda Diaz, la ministre du travail communiste, détruit la machine à broyer de la réforme du marché du travail (L'Humanité, Thomas Lemahieu, 17 juillet 2021)

Yolanda Diaz - Alberto Garzon: deux ministres communistes dans le nouveau gouvernement de gauche en Espagne avec le PSE et Podemos

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14 novembre 2021 7 14 /11 /novembre /2021 20:47

AG des communistes finistériens à Kernével ce samedi 13 novembre 2021. 

Photos de Daniel Laporte, Hervé Ricou, Eug, Enzo de Gregorio

Première véritable AG en présentiel depuis deux ans, du fait de la crise sanitaire.

Pour représenter les 860 adhérents du Finistère, 70 camarades présents, représentant une bonne partie des 18 sections finistériennes, dans la commune associée à Rosporden de Kernével, dont le maire communiste, Jacques Rannou, nous a fait le discours d'accueil, et dont la maire entre 1945 et 1949 fut une femme, communiste, première femme maire en Bretagne: Marie Mahé:

En 1945, cinq maires finistériennes sont élues sur dix-neuf en France. Leur point commun : l’histoire les a quelque peu invisibilisées.  De la même manière qu'il avait présenté et faire élire la première conseillère municipale de France, à Douarnenez, Joséphine Pencalet, le Parti communiste dans le Finistère fit élire une des 19 premières maires de France, à Kernével.

Née Tessier à Auray en 1911, Marie Mahé tenait un commerce puis un café dans un hameau à 3 km du bourg de Kernével. Son mari, sabotier, fut prisonnier de guerre. Elle aida la Résistance locale en transportant des munitions. Sympathisante communiste, Marie Mahé fut élue à la tête de la municipalité en 1945, au deuxième tour du scrutin, par le Conseil Municipal de Kernével. Il y eut après Marie Mahé, René Nicolas, artisan-forgeron, fils d'agriculteurs, ancien FTP, conseiller général de Bannalec et maire communiste de Kernével entre 1949 et 1977. En 1974, la commune fusionna par association avec Rosporden et René Nicolas demeura maire délégué PCF de Kernévél dans la municipalité de René Gall. Les élus communistes s’opposèrent lors du référendum à l’application de la loi Marcellin concernant la fusion par association qui l’emporta de justesse par 54 % des suffrages exprimés. Puis Francis Dufour, instituteur, fut le maire communiste de Kernevel entre 77 et 98, et enfin Jacques Rannou, cheminot et responsable CGT, maire délégué communiste de Kernevel entre 1998 et 2008, puis à partir de 2016, réélu à 75% dans sa commune contre une liste de droite en 2020. 

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 97/ Marie Mahé (1911-2000)

Nous avons le plaisir cette année 2021 d'accueillir 30 nouveaux adhérents au PCF Finistère, dont de nombreux jeunes et syndicalistes.

A notre AG du 13 novembre 2021, nous avons eu des échanges très riches entre les camarades sur la situation politique et sociale, le rôle des communistes dans la période, la campagne présidentielle de Fabien Roussel et les législatives, les questions de logement, de santé, d'énergie, de droit des migrants, de rapport au tout numérique, d'explosion de la pauvreté, notamment chez les jeunes, et des inégalités, sur le rôle des élus communistes dans les collectivités.

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - photo de Hervé Ricou

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - photo de Hervé Ricou

Photo de l'AG des communistes finistériens à Kernevel, 13 novembre 2021 - Enzo de Gregorio

Photo de l'AG des communistes finistériens à Kernevel, 13 novembre 2021 - Enzo de Gregorio

AG des communistes finistériens à Kernevel - photo de Enzo de Gregorio

AG des communistes finistériens à Kernevel - photo de Enzo de Gregorio

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel- photo de Hervé Ricou

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel- photo de Hervé Ricou

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - photo de Hervé Ricou

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - photo de Hervé Ricou

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - photo de Hervé Ricou

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - photo de Hervé Ricou

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Ronan Sinquin, élu communiste quimpérois, nous parle du combat internationaliste des communistes, de la lettre à Melinée de Manouchian, comme meilleur démenti au nationalisme xénophobe de Zemmour et consorts, de nos analyses sur l'économie locale et régionale - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Ronan Sinquin, élu communiste quimpérois, nous parle du combat internationaliste des communistes, de la lettre à Melinée de Manouchian, comme meilleur démenti au nationalisme xénophobe de Zemmour et consorts, de nos analyses sur l'économie locale et régionale - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Ronan Sinquin, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Ronan Sinquin, photo Daniel Laporte

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - Gladys Grelaud, conseillère régionale de Bretagne, photo de Hervé Ricou

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - Gladys Grelaud, conseillère régionale de Bretagne, photo de Hervé Ricou

AG PCF Finistère, 13 novembre - Intervention de Gladys Grelaud - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Intervention de Gladys Grelaud - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste, photo Daniel Laporte

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - Bernard Jasserand, adjoint communiste à Quimper, nous parle des questions d'énergie, photo de Hervé Ricou

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - Bernard Jasserand, adjoint communiste à Quimper, nous parle des questions d'énergie, photo de Hervé Ricou

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Bernard Jasserand, adjoint communiste à Quimper, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Bernard Jasserand, adjoint communiste à Quimper, photo Daniel Laporte

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - Dominique Gontier revient sur les élections régionales et départementales, les raisons de l'abstention massive -photo de Hervé Ricou

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - Dominique Gontier revient sur les élections régionales et départementales, les raisons de l'abstention massive -photo de Hervé Ricou

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Dominique Gontier, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Dominique Gontier, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre - Dominique Gontier, Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Dominique Gontier, Photo Eug

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - Roger Héré, vice-président transport-mobilité à Morlaix Communauté et 1er adjoint à Plouigneau, revient sur la politique des transports, le rôle des élus communistes dans les majorités des collectivités locales, le sens du projet communiste à porter avec Fabien Roussel - photo de Hervé Ricou

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - Roger Héré, vice-président transport-mobilité à Morlaix Communauté et 1er adjoint à Plouigneau, revient sur la politique des transports, le rôle des élus communistes dans les majorités des collectivités locales, le sens du projet communiste à porter avec Fabien Roussel - photo de Hervé Ricou

AG PCF Finistère, 13 novembre - Intervention de Roger Héré - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Intervention de Roger Héré - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Enzo de Gregorio, responsable de la JC 29, nous parle des mobilisations étudiantes, des campagnes de la JC et de l'UEC récemment crée dans le Finistère, de la campagne de Fabien Roussel -Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Enzo de Gregorio, responsable de la JC 29, nous parle des mobilisations étudiantes, des campagnes de la JC et de l'UEC récemment crée dans le Finistère, de la campagne de Fabien Roussel -Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Enzo de Gregorio, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Enzo de Gregorio, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre - Enzo de Gregorio au micro - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Enzo de Gregorio au micro - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Prise de parole d'Yvonne Rainero sur la santé, l'aide à domicile, les difficultés de recrutement d'aide-soignants, d'infirmiers, de médecins, les fermetures de lit à l'hôpital, la mobilisation pour les migrants le mercredi 17 novembre devant la préfecture,, Yann Foucher au premier plan, Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Prise de parole d'Yvonne Rainero sur la santé, l'aide à domicile, les difficultés de recrutement d'aide-soignants, d'infirmiers, de médecins, les fermetures de lit à l'hôpital, la mobilisation pour les migrants le mercredi 17 novembre devant la préfecture,, Yann Foucher au premier plan, Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Intervention de Christian Beaumanoir - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Intervention de Christian Beaumanoir - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Christian Beaumanoir, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Christian Beaumanoir, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Martine Le Nozerh, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Martine Le Nozerh, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Martine Le Nozerh, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Martine Le Nozerh, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Intervention de Michel Moysan sur les ADMR et la politique du Conseil Départemental sur l'aide à domicile, la perte d'autonomie, la nécessité de s'engager dans ses structures associatives- Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Intervention de Michel Moysan sur les ADMR et la politique du Conseil Départemental sur l'aide à domicile, la perte d'autonomie, la nécessité de s'engager dans ses structures associatives- Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Michel Moysan de Concarneau, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Michel Moysan de Concarneau, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Intervention de Gilbert Phelep, en même temps responsable de la CGT Retraités dans le département, sur le logement socialPhoto Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Intervention de Gilbert Phelep, en même temps responsable de la CGT Retraités dans le département, sur le logement socialPhoto Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Gilbert Phelep sur le logement, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Gilbert Phelep sur le logement, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Ronan Tanguy sur les raisons de la désindustrialisation en France, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Ronan Tanguy sur les raisons de la désindustrialisation en France, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Jean-Paul Cam sur cociel et l'organisation des sections communistes, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Jean-Paul Cam sur cociel et l'organisation des sections communistes, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Gilberte Reneaud, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Gilberte Reneaud, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Pierre-Yves Thomas sur les législatives, avec Gilles Grall en arrière-plan, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Pierre-Yves Thomas sur les législatives, avec Gilles Grall en arrière-plan, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel-  photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Pierre-Yves Liziar, secrétaire de section du Relecq-Kerhuon sur l'échange entre élus finistériens et l'éducation populaire, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Pierre-Yves Liziar, secrétaire de section du Relecq-Kerhuon sur l'échange entre élus finistériens et l'éducation populaire, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Claude Bellec sur les questions du logement et du logement social, de la lutte contre la pauvreté, la nécessité de s'investir dans les associations, les patronages laïques, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Claude Bellec sur les questions du logement et du logement social, de la lutte contre la pauvreté, la nécessité de s'investir dans les associations, les patronages laïques, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Jacques Rannou, maire délégué communiste de Kernevel, et Maryse Rousseau, nouvelle secrétaire de section du PCF Pays Bigouden, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Jacques Rannou, maire délégué communiste de Kernevel, et Maryse Rousseau, nouvelle secrétaire de section du PCF Pays Bigouden, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Ismaël Dupont, Jean-Paul Cam, Enzo de Gregorio, Marion Frances, Jacques Rannou, Yvonne Rainero, Gladys Grelaud pour la photo de la conférence de presse lors de l'AG des communistes finisteriens de Kernevel. Photo Daniel Laporte.

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Ismaël Dupont, Jean-Paul Cam, Enzo de Gregorio, Marion Frances, Jacques Rannou, Yvonne Rainero, Gladys Grelaud pour la photo de la conférence de presse lors de l'AG des communistes finisteriens de Kernevel. Photo Daniel Laporte.

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14 novembre 2021 7 14 /11 /novembre /2021 16:27
Margot Caudan à la fête de l'Huma Bretagne avec Gérald, en 2019

Margot Caudan à la fête de l'Huma Bretagne avec Gérald, en 2019

Margot Caudan à sa réception de la légion d'honneur (photo Ouest-France)

Margot Caudan à sa réception de la légion d'honneur (photo Ouest-France)

Beaucoup de tristesse à l’annonce du décès de Margot Caudan, celle qui, vaillante centenaire, tenait toujours le stand de Port- Louis à la fête de l’huma Bretagne. Nul doute que lors de notre prochaine fête, dans quelques jours, les camarades auront tous une pensée émue pour notre Margot, engagée de la première heure contre le fascisme et toute forme de tyrannie.
En 1935, elle s’était engagée auprès des jeunesses communistes, après avoir côtoyé les élèves juifs, échappés des pogroms, les allemands ayant fui le nazisme ou les italiens exilés du régime de Mussolini. Elle disait que son « entrée en résistance était le chemin normal ». Ce chemin l’a tout de même conduite plusieurs fois en prison, d’abord en 1940 pour son appartenance à l’UJFF ( union des jeunes filles de France), puis en 43 pour son activité d’agent de liaison, l’édition et la diffusion de tracts dans une imprimerie clandestine dont elle s’occupait avec son mari, Louis. Les interrogatoires laissent place à l’emprisonnement pendant plus d’un an. Libérée en août 44, elle contribue à la libération de Paris en assurant les liaisons entre les barricades.
Tout au long de sa vie, elle a continué à militer au sein du PCF mais également auprès des jeunes générations « pour l’avenir et parce que le danger fasciste ne s’est pas du tout effacé »…
En janvier 21, elle a reçu la légion d’honneur.
Aujourd’hui, le PCF est en deuil.
Pensées chaleureuses à sa famille, ses amis, aux camarades de la section de Port-Louis, de la fédé 56.
Nous perdons tous une grande dame.
Margot, tout mon respect.
Delphine Alexandre, présidente du groupe communiste au Conseil Régional de Bretagne, vice-présidente à la région Bretagne, élue communiste à Lorient
 
Lire aussi:
Triste nouvelle Décès de Margot Caudan, militante communiste morbihanaise de 102 ans,  résistante
Margot Caudan, centenaire et résistante de toujours
Par Sophie Prévost - Le Télégramme

Elle aura 100 ans ce mercredi 12 février 2020. Communiste de la première heure, résistante de toujours, Marguerite Caudan, dite Margot, n’oublie jamais de témoigner. À Plouhinec (Morbihan), la jeunesse est son amie !

Jean, baskets et beau sourire : c’est d’un pas léger que Margot Caudan ouvre la porte de sa longère pleine de livres, à Plouhinec (Morbihan). Ce 12 février 2020, elle a 100 ans et 85 ans d’adhésion au Parti communiste. Un record dont n’est pas peu fier le Lanestérien Philippe Jumeau. « Marguerite (tout le monde l’appelle Margot) a six mois de plus que l’ancien maire d’Hennebont Eugène Crépeau. Nous avons la chance inédite d’avoir deux centenaires dans nos rangs, l’année des 100 ans du PC ! ».

Margot a défié les fascistes à 14 ans et failli être déportée deux fois !

« Si Eugène a été le militant politique, Margot Caudan est notre militante du quotidien. Une femme d’une modestie incroyable, qui beurrait encore les sandwichs à la dernière fête de l’Huma à Port-Louis. Elle qui a défié les fascistes à 14 ans et failli être déportée deux fois ! », témoigne le secrétaire de la fédération PC du Morbihan.

Témoigner, inlassablement

Ses faits de résistance à l’Allemagne nazie et au gouvernement de Vichy, de 1939 à 1944, Margot Caudan en parle beaucoup depuis quelques mois. « On est de moins en moins nombreux à pouvoir témoigner, alors j’y vais. Je suis un peu dure de la feuille, mais quand les jeunes viennent me trouver, je ne peux rien leur refuser ! ».

Devant des lycéens rennais le 21 novembre 2019, avec des collégiens alréens en décembre, ou encore en petit comité, chez elle, ce dimanche 9 février 2020, avec sept élèves du collège Jean-Lurçat de Lanester venus l’interroger dans le cadre du Concours national de la Résistance et de la Déportation : la Plouhinécoise est sur tous les fronts.

Missions dangereuses et clandestinité

Ce week-end encore, elle a raconté sa jeunesse dans le XIe arrondissement de Paris, aux côtés de réfugiés juifs d’Europe centrale, son « engagement naturel » aux Jeunesses communistes, la création de l’Union des Jeunes Filles de France (UJFF), sa rencontre avec son mari, Louis.

Huit jours après leur mariage, en avril 1940, Marguerite Caudan est arrêtée pour son appartenance à l’UJFF, avant d’être libérée, dans la pagaille de l’exode, un mois plus tard. « Je ne suis pas entrée en résistance, car j’y étais déjà ! », plaisante aujourd’hui la presque centenaire. Chargée avec Louis d’une imprimerie clandestine, elle connaîtra les missions dangereuses (transport de faux papiers ou de matériaux pour explosifs) et encore la prison de juin 1943 à août 1944. Une trentaine de ses codétenues finiront en Déportation. D’autres seront fusillées. Un voile passe sur le regard pétillant de la vieille dame : « On n’attache pas d’importance aux petites choses, après ça ».

Engagez-vous !

« Margot est notre meilleure ambassadrice et une bonne amie. Elle aime les gens. Avec elle, toutes les portes s’ouvrent ! », assure à son tour la présidente de l’Association nationale des anciens combattants du pays d’Auray, Maryline Le Sauce. Car Bretonne, Marguerite Caudan l’est devenue il y a dix ans seulement. Si elle a quitté la région parisienne à 90 ans, c’est pour rebondir après le décès, en 2004, de son cher époux Louis. « Il était natif d’Hennebont, on a toujours aimé le coin. Je suis aussi revenue par admiration pour cette communauté de la danse bretonne, glisse-t-elle. La varappe, le ski, le tai-chi, j’ai dû arrêter. Mais la danse bretonne, ça ne me fatigue pas ! ».

Après la guerre, Margot Caudan a fait carrière comme responsable du comité d’entreprise de Renault à Boulogne-Billancourt. Elle s’y est occupée des enfants des autres. « Moi, je n’ai pas réussi à en avoir… », élude-t-elle dans un soupir. Sa vie de militante l’a amenée « à combattre l’Indochine, le Vietnam, l’Algérie ». Dans le communisme, « tout ne m’a pas toujours plu », avoue-t-elle. « Mais pour l’instant, je n’ai pas trouvé mieux ! ». A l’heure de ses 100 ans, Margot Caudan s’entretient des gilets jaunes, de la réforme des retraites comme de la montée des extrémismes. Elle cite Bertolt Brecht : « Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde ». Et aux jeunes, elle dit et redit, comme Stéphane Hessel avant elle : " Engagez-vous ! "

Margot Caudan, 101 ans, adhérente du PCF, a reçu la Légion d’honneur

Dans le Morbihan, il se trouve que deux adhérents du PCF ont eu 100 ans en 2020, comme notre parti : Eugène Crépeau, ancien maire d’Hennebont, et Marguerite (dite Margot) Caudan, qui dès l’âge de 15 ans fut une combattante antifasciste. Celle qui fut une résistante de la première heure a reçu le samedi 30 janvier la médaille de la Légion d’honneur à Plouhinec (56) des mains du sous-préfet de Lorient.

Au cours de cette cérémonie, elle a pris soin de dire : « Je ne suis pas pour les décorations individuelles. J’ai longtemps hésité à accepter de recevoir la Légion d’honneur. Je la reçois aujourd’hui pour tous mes amis résistants qui n’ont pas eu la chance d’assister à la Libération, à la capitulation de l’Allemagne nazie. Quand on agit selon sa conscience, ce n’est pas pour des décorations. »

Née dans le 20e arrondissement de Paris en 1920, elle côtoya alors des familles de réfugiés qui la rendirent sensible à l’injustice qui frappait ses amis de l’époque. Elle adhère en 1935 aux JC puis à l’Union des jeunes filles de France (UJFF). En 1936, elle consacre l’essentiel de ses activités pour l’aide à l’Espagne républicaine. Le décret prononçant la dissolution du PCF fera qu’elle sera arrêtée en avril 1940, alors qu’elle n’était mariée que depuis 8 jours. L’immense pagaille qui règne à Bordeaux, où elle avait été transférée, lui permet d’être libérée sans trop savoir pourquoi !

En cette période plus que troublée, il fallait à Margot et ses camarades une bonne dose d’optimisme et d’inconscience pour tenter d’agir contre l’occupant nazi et son auxiliaire « l’Etat Français » de Pétain, au vu de la disproportion des forces en présence. Si des actes de sabotage isolés eurent lieu, Margot et son mari choisirent une arme qui a fait ses preuves en nombre de périodes historiques : l’écrit. Sollicités par Henriette Schmidt (de la direction clandestine du PCF), il leur fut confiée une petite imprimerie, une ronéo afin de sortir des tracts. Le premier tirage fut l’appel à la manifestation place de l’Etoile le 11 novembre 1940 ; puis viendront des tirages de l’Humanité, de l’Avant-Garde.

Fernand Grenier trouva refuge chez Marguerite, mais suite à l’arrestation de plusieurs dirigeants, la plongée dans la clandestinité totale fût impérative. Margot assure alors des liaisons entre les mouvements politiques de résistance, transporte documents, faux papiers, matériel pour explosifs, messages oraux… Arrêtée une seconde fois en 1944, elle fût libérée en août de la même année et rejoignit alors les FFI pour la libération de Paris.

Cette « entrée en résistance » de Margot comme de très nombreuses et méconnues femmes contribua à la défaite de l’Allemagne hitlérienne. Pour autant, à aucun moment de sa vie Margot ne se considéra et encore aujourd’hui comme une « ancienne combattante ». Tout au long de sa vie professionnelle, de sa retraite, elle a continué le combat. S’indigner et résister toujours, résume pleinement le combat de Margot, que chaque année nous avons le bonheur de croiser au stand de la section de Port-Louis lors de la fête de l’Humanité Bretagne ! Elle a, à de très nombreuses reprises, témoigné auprès des jeunes générations de ses engagements dans la Résistance en intervenant dans les collèges et lycées du Morbihan.

Samedi elle a conclu son propos en rappelant qu’il fallait plus que jamais « dire non à l’inacceptable, et que l’on aura besoin de se réunir parce que le danger fasciste ne s’est pas du tout effacé. »

Margot est une camarade exemplaire de modestie, d’humilité, le tout allié à de profondes convictions, qui continue de participer à la vie de sa section. Sa fidélité au PCF est très forte car elle aime à dire souvent : « Je n’ai pas toujours été d’accord avec le PCF mais je n’ai pas trouvé mieux ! »

Le contexte sanitaire n’a pas permis aux camarades du Morbihan d’organiser un temps convivial pour montrer à Margot notre affection sincère et fraternelle (l’édition 2020 de la Fête de l’Humanité Bretagne ayant été annulée). Nous ne pouvons que souhaiter le faire pour ses 101 ans !

Philippe Jumeau

secrétaire départemental du PCF Morbihan

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14 novembre 2021 7 14 /11 /novembre /2021 08:36
On respire mieux à la campagne des jours heureux - par Yvon Huet

ON RESPIRE MIEUX 

A LA CAMPAGNE DES JOURS HEUREUX

 

La campagne présidentielle n'a aucun sens si elle n'est pas accompagnée de luttes tant pour les conditions de vie et de travail que pour la réactivation des activités industrielles de la France. 

 

Et qui dit industrie ne veut pas dire cheminées qui vous crachent à la figure les excréments de la terre, bien au contraire, mais plutôt l'intégration de l'écologie dans la façon de fabriquer et utiliser les produits qu'on doit réapprendre à fabriquer et inventer. 

 

C'est le nécessaire retour de l'intelligence créative contre le répétitif bêtifiant auquel les salariés sont de plus en plus contraints aujourd'hui. Les reculs imposés par les cheminots et la population ainsi que le retour de certaines activités de manufacture donnent le ton de ce qu'il faudrait faire pour sortir des discours sans réalité. 

L'exemple des coopérateurs de Scop-Ti (les Thés et infusions 1336) qui allient bien être au travail et efficacité pour la santé et l'écologie est, quelque part, un exemple à méditer pour toutes celles et ceux qui veulent le changement dans le pays, sachant qu'il faudra mettre au pas les banquiers qui, aujourd'hui, font tout pour faire chuter cette expérience.

 

Le sens de la candidature Fabien Roussel, c'est bien celle de l'accompagnement d'un changement fondamental d'orientation dont la France a besoin pour pouvoir s'exiger à elle-même le bien-être pour le monde du travail. Les frémissements actuels nous donnent raison. 

Mais il faut aller beaucoup plus loin, parce que c'est bien d'une révolution qu'il s'agit, dans le système certes, mais aussi dans les consciences, parce que s'il n'y a pas conscience, on recommencera les mêmes erreurs que celles d'autrefois en se satisfaisant d'une victoire qui sera très vite remise en cause. Nous avons le recul pour le comprendre. Il faut en profiter.

Yvon Huet

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14 novembre 2021 7 14 /11 /novembre /2021 07:01

 

La COP26 qui a lieu à Glasgow est centrale pour le respect des accords de Paris et pour tenir l’objectif de neutralité carbone au niveau mondial pour la seconde moitié du siècle. Avant la COP, les engagements étaient nettement insuffisants. Une baisse des émissions de 7 % au lieu des 30 à 50 % d’ici à 2030 est pourtant nécessaire pour contenir le réchauffement de 1,5 à 2 degrés pour continuer à vivre dans des conditions tolérables.

 

 

Durant cette COP, plusieurs engagements émanant d’une centaine de pays, comme les objectifs de neutralité carbone venant d’Inde et de Chine, nous permettent d’espérer atteindre jusqu’à 30 % de baisse d’émissions. Cela reste nettement insuffisant pour l’objectif 1,5 degré, mais c’est une avancée. Preuve que grâce à la pression des peuples, les COP peuvent servir et poussent les États à honorer leurs engagements. Les manifestations un peu partout dans le monde, comme la mobilisation de l’opinion publique, jouent aussi un rôle central pour construire le rapport de force au niveau mondial.

Bien sûr ce ne sont que des engagements, et il faudra veiller à ce qu’ils soient tenus année après année durant la décennie jusqu’en 2030. Par exemple, les 100 milliards par an d’aide promis par les pays riches en 2009 pour aider les pays pauvres à lutter contre le dérèglement climatique tardent à se concrétiser. C’est une bataille immédiate qu’il faut mener, et porter progressivement à près de 1 000 milliards à partir de 2030. C’est possible en réorientant des financements consacrés au militaire par exemple (près de 2 000 milliards de dollars par an dans le monde), en particulier en mettant fin aux armes atomiques. Ce sujet est pourtant encore tabou dans les discussions des COP. La lutte contre l’évasion fiscale comme moyen de financer les enjeux climatiques n’y est pas non plus abordée. Il faudrait aussi redéfinir le rôle des grandes banques centrales, comme la BCE, qui doivent utiliser la création monétaire pour des investissements bas carbone.

Pour contribuer à cette pression populaire et faire monter ces batailles politiques, le PCF a envoyé une délégation pour participer à la belle manifestation sur le climat de Glasgow, mais aussi pour rencontrer des forces politiques, associatives et syndicales progressistes internationales. Ainsi, la délégation a porté le point de vue du PCF en intervenant lors des débats organisés par le PGE sur le financement des mesures climatiques ou du rôle de la démocratie sur les politiques énergétiques, s’est enrichie du bouillonnement d’idées lors des ateliers du sommet mondial pour le climat qui débattent d’alternatives au capitalisme vert.

La bataille, mondiale, est aussi européenne. En effet, nous ne pourrons relever le défi climatique qu’en sortant du dogme de la concurrence libre et non faussée. Que ce soit le marché carbone qui donne un droit de polluer aux multinationales ou le marché de l’énergie, les politiques européennes sont inefficaces écologiquement et dramatiques socialement. Ce n’est qu’en rompant avec les traités européens et en nous engageant dans une Europe de la coopération entre des pays et des peuples libres, souverains et associés que nous pourrons atteindre nos objectifs. « Ce n’est pas le climat qu’il faut changer, mais le système » était d’ailleurs le mot d’ordre de notre délégation à cette COP26.

Ainsi, nos échanges avec les syndicalistes de la Fédération Internationales des transports (ITF) ont souligné la convergence de luttes et de propositions pour un développement de l’usage du train et donc un investissement massif dans des transports publics et écologiques (transports urbains, fret ou transport passager). C’est une proposition forte pour réduire nos émissions de CO2 et garantir l’accès aux transports comme un droit fondamental.

Enfin, la bataille pour le climat peut aussi se mener localement, nationalement. Pour accentuer la pression populaire et faire changer le système, il faut rendre majoritaires des propositions concrètes et gagner leur application. Des propositions pour une écologie sociale et populaire pour aller vers une empreinte carbone nulle le plus rapidement possible.

Ainsi, Fabien Roussel propose un pacte inédit pour le climat et l’emploi de 140 milliards d’€, en suivant les recommandations du GIEC. Il permettra, entre autres, de mettre en place la gratuité des transports en commun et de faire baisser le prix du billet SNCF, de rénover énergétiquement 500 000 logements par an, pour vivre plus confortablement en réduisant sa facture énergétique.

Voilà quelques exemples de propositions concrètes alliant bataille pour le pouvoir d’achat, pour l’écologie et favorable à l’emploi que nous voulons faire progresser jusqu’à les rendre incontournables. En poursuivant les mobilisations autour de la COP 26 par le vote Fabien Roussel et par le développement de luttes autour de ces propositions.

La délégation PCF

 

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