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Dans le cadre du centenaire du Parti communiste français, l'exposition « Libres comme l'art » dévoile des « trésors » offerts par de nombreux artistes. Une autre façon de lire l'histoire du XXe siècle et l'histoire de l'art en 150 œuvres. Toutes ont en commun le rêve de liberté.
Il est possible de visiter cette exposition extraordinaire au siège du PCF à Paris place du colonel Fabien à Paris du mercredi au samedi de 14h à 18h jusqu'au 31 janvier (Entrée Libre).
Une exposition du centenaire du PCF, "Libres comme l'art" que nous avons eu la chance de visiter le 11 décembre avec l'apport précieux des commissaires et concepteurs de l'exposition dans le chef d’œuvre de Oscar Niemeyer, l'architecte communiste brésilien, à Colonel Fabien, Renaud Faroux, bien connu dans le Finistère de nombreux camarades et sympathisants du PCF pour ses conférences d'histoire de l'art, mêlant art, culture, idées, social et politique, et Yolande Rasle, avec la scénographie de Éric Morin.
Un magnifique travail collectif, accompagné et facilité pendant plusieurs années par Pierre Laurent, Julien Zoughebi et Myriam Massou, pour mettre en valeur 100 ans d'histoire et de rapports féconds du parti communiste français et des artistes, très souvent à l'avant-garde des modernités et révolutions artistiques et culturelles, en prise avec leur temps.
Difficile d'échapper à l'émotion et aux tremblements face à ces œuvres qui nous parlent tellement d'aujourd'hui, des convulsions du monde, des souffrances et du désir de justice!
Un certain nombre de ces œuvres appartiennent au PCF, à la fédération de Paris, d'autres ont été prêtés par des musées, des collectionneurs privés, des ayant droits, ou les artistes eux-mêmes.
Ismaël Dupont
Renaud Faroux, Yolande Rasle, et les membres du conseil national du PCF devant La mort de Danielle Casanova de Boris Taslitzky (1949-1950): "Il y aura des fleurs quand vous reviendrez". Exposition Libres comme l'art a Colonel Fabien.
Femme d'Alger", le "Che", "Fidel". Ces trois tableaux de Bernard Rancillac sont exposés depuis ce lundi à Espace Niemeyer - Siège du Parti communiste Français, dans le cadre de l'exposition "Libres comme l'art". Bernard Rancillac devait être parmi nous lors du vernissage de l'exposition. Il est décédé juste avant.
Femme d'Alger de Bernard Rancillac (années 90, oeuvre témoignant de la souffrance des femmes pendant la guerre civile des années de plomb en Algérie), décédé il y a quelques jours, juste avant l'inauguration de l'exposition
Tableau de Edouardo Arroyo dénonçant la dictature au Portugal dans les années 60 - Un des deux tableaux du diptyque "La colombe est étranglée"
Tapisserie d'Aubusson du PCF à partir d'un livre accordéon d'hommage à Paul Eluard réalisé par Fernand Léger quelques mois après la mort de son ami, l'immense poète communiste - Cette tapisserie est exposée aux étages de Colonel Fabien en temps normal
Mark Brusse, Alep et ses corbeaux, libérée? - 2017. Exposition libres comme l'art a Colonel Fabien pour les 100 ans du PCF.
Michel Parret - Français, encore un effort si vous voulez devenir républicains, 1969 - Collection PCF Fédé de Paris
L'expo comprend deux oeuvres de Jacques Villeglé, un artiste déjà exposé deux fois au musée de Morlaix
C'est un scandale, 2020 - Jerk 45 - acrylique sur toile réalisée pendant le montage de l'exposition et pour celle-ci
En cent ans d'existence, le Parti communiste français a toujours entretenu des liens étroits avec les avant-gardes artistiques et culturelles. Mais si certains peintres sont bien connus comme « compagnons de route » du parti, tels Pablo Picasso ou Marcel Duchamp, d'autres, comme Giacometti, Fernand Léger, Henri Matisse, André Masson, etc., ont aussi cultivé des relations avec celui-ci, à divers degrés, qu'ils aient été militants, sympathisants ou observateurs critiques. En témoigne les formidables collections d’œuvres offertes au parti et déposées depuis dans divers musées.
À l'occasion du centenaire du Parti communiste français, et pour annoncer l'exposition qui se tiendra au printemps 2021, ce livre d'art raconte cette histoire à la fois politique, sociale et artistique à travers la reproduction de 150 œuvres et les éclairages de Yolande Rasle et Renaud Faroux, le conférencier historien d'art avec lequel travaille depuis plusieurs années le PCF Finistère dans le cadre de sa démarche d'éducation populaire autour de l'art, autour notamment des expositions d'art moderne et contemporain de Landerneau et de Pont-Aven.
L'ensemble de l'ouvrage permet de redécouvrir des artistes majeurs que le marché minore ou dont l'histoire obère la part d'engagement sans laquelle leur œuvre perd une part de son sens.
Avec plus de 150 œuvres ainsi rassemblées, ce livre présente un parcours totalement inédit et incarne un message toujours actuel : « D'un siècle à l'autre, l'art nous change et change le monde. »
Éditions de l’Atelier, 256 pages, 23X27 cm. 36,50€
Préface de Pierre Laurent.
Dans le Finistère, possibilité de commander ce magnifique livre catalogue de l'exposition auprès de la fédération du PCF et de Ismaël Dupont (dupont.ismael@yahoo.fr) ou à commander dans vos librairies.
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Donnons nous 5 ans pour offrir la meilleure école du monde à nos enfants !!
L’école, l’éducation doivent être une priorité nationale ! La pandémie a montré ô combien nos enseignants et tous les personnels des écoles, ATSEM, AESH, la médecine scolaire, étaient indispensables, essentiels !
Pourtant, l’école va mal. Profs non remplacés, dévalorisés, sous payés, fracture numérique, temps d’enseignement réduit (on est passé de 27h par semaine en primaire à 24h aujourd’hui), manque d’ATSEM, d’AESH, de médecins et d’infirmiers, de conseillers en orientation, de psys, de surveillants (AED), formation des professeurs inadaptée...
Pour réduire les inégalités et permettre aux enseignants de mener à bien leur mission, nous proposons d’ allonger progressivement le temps d’enseignements (aller vers 27h en primaire avec plus de maîtres que de classe, 32h en moyenne au lycée et collège), sans augmenter le temps de travail des enseignants mais en formant et pré-recrutant 90 000 enseignants.
Nous voulons revaloriser le métier aussi en augmentant les salaires de 30% dès 2023.
Nous voulons donner plus de temps aux enseignants pour leur permettre de transmettre aux enfants tout ce qui est nécessaire à la réussite scolaire. Fini les devoirs à la maison. Le travail personnel des enfants sera fait à l’école, avec les enseignants.
Nous voulons mettre tous les moyens pour garantir l’égalité d’accès aux connaissances, quelque soit notre lieu d’habitation, notre classe sociale, nos difficultés, notre handicap.
C’est pourquoi nous augmenterons les moyens des équipes pédagogiques en reconstruisant des RASED, mais aussi la médecine scolaire, en recrutant des AED, des ATSEM (une ATSEM par classe) des AESH (à temps complet, sous statut de l’Education nationale et formés ), des CPE et du personnel administratif.
Nous programmerons en 5 ans la construction d’écoles, de collèges et de lycées, à taille humaine avec un objectif :
- Pas plus de 15 élèves en petite section,
- Pas plus de 20 élèves en maternelle et en élémentaire,
- Pas plus de 25 au collège et au lycée.
Nous rétablirons un diplôme national avec le Bac avec la même épreuve pour toutes et tous.
Nous supprimerons PARCOURSUP et nous créerons des places en plus en université.
Nous ferons de l’enseignement professionnel une priorité en redonnant des moyens aux lycées pro, avec un Bac pro en 4 ans (au lieu de 3 aujourd'hui), en permettant l’alternance avec une indemnité pour les jeunes engagés dans cette voie, comme cela se fait pour les apprentis, en rétablissant des enseignements tels que la littérature ou la philo.
Nous voulons faire de l’école, de l’enseignement supérieur la priorité du quinquennat en y mettant les moyens : le budget de l’Education nationale et celui des universités augmentera de 45% en 5 ans.
Notre priorité, c’est de faire de l’école une grande cause nationale. C’est un choix de société : nos enfants d’abord !
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Pour la cinquième et dernière fois du mandat, nous aurons la main sur l’ordre du jour de l’Assemblée nationale dans le cadre d’une journée d’initiative réservée, le 2 décembre prochain.
Nous avons souhaité mettre en débat des sujets qui sont au cœur des préoccupations de nos concitoyens. Sur le terrain, à leur écoute, nous savons à quel point l’avenir les inquiète. L’avenir de notre système de soins, l’avenir de notre planète, l’avenir de leurs enfants, telles sont leurs préoccupations premières, contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire.
C’est donc à l’aune de besoins criants de notre société que nous avons choisi d’organiser l’ordre du jour de l’Assemblée nationale le 2 décembre.
La journée débutera par l’examen d’une proposition de loi pour l’accès à la santé et la lutte contre les déserts médicaux. Nous défendrons des mesures concrètes pour permettre, au plus vite, de remédier aux difficultés d’accès aux soins rencontrées par des milliers d’entre nous.
Nous avons aussi choisi d’inscrire à l’ordre du jour une proposition de loi qui, si elle était adoptée, permettrait enfin de déconjugaliser l’allocation aux adultes handicapés dont le versement aux bénéficiaires reste aujourd’hui conditionné aux revenus du conjoint. Il s’agit d’une mesure d’humanité et de justice que nous défendons ardemment depuis 2018.
Cette journée sera également l’occasion d’ouvrir d’autres débats sur l’inéligibilité des personnes condamnées pour incitation à la haine, sur les inégalités scolaires et le manque de transparence du dispositif Parcoursup, sur le financement de la transition écologique, sur les problématiques de gestion de l’eau par les communes ou encore sur les manières de protéger nos biens communs.
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Le candidat communiste à l’Élysée a tenu sa dernière rencontre des jours heureux à Vénissieux, vendredi, sur le thème de l’éducation et de la formation professionnelle. Il dévoilera son programme complet en janvier 2022.
Vénissieux (Rhône), envoyé spécial.
Regardez le titre : “Profs absents, Leboncoin à la rescousse”. Voilà la réalité de notre école ! » s’inquiète Fabien Roussel, une du Parisien daté du 3 décembre à la main. Depuis Vénissieux (Rhône), pour sa sixième et dernière rencontre des jours heureux, le candidat du PCF à la présidence affiche son ambition : « reconstruire une école de la République qu’Emmanuel Macron a totalement cassée ». Le député du Nord ironise : « Parcoursup, c’est le Koh-Lanta de l’orientation, sans totem d’immunité et avec 90 000 jeunes bacheliers sans affectation. » Devant les quelque 500 participants, le dirigeant communiste a dévoilé ses pistes pour l’éducation nationale et la formation, issues d’un travail conjoint entre parlementaires PCF et syndicats. Une augmentation du budget de 45 %, pour atteindre 80 milliards d’euros, permettra notamment la mise en place d’une mesure phare : l’allongement du temps d’enseignement à l’école.
Un allongement qui passerait par le retour à la semaine de cinq jours en élémentaire, avec 27 heures d’enseignement hebdomadaire contre 24 aujourd’hui, et à 32 heures « en moyenne » dans les collèges et les lycées. « Dans les conditions actuelles, l’école est une course pour réaliser le programme », déplore le candidat. L’enjeu de cette mesure est donc de « faire l’école à l’école », sans devoirs à la maison, tout en « permettant d’élever les niveaux de connaissance de toute une classe d’âge, sans exception ». « On ne peut plus se satisfaire de la réussite, de temps en temps, d’un élève issu des catégories populaires », abonde Paul Devin, président de l’Institut de recherches de la Fédération syndicale unitaire (FSU).
Afin de « doter l’école primaire de plus de maîtres que de classes », tout en n’augmentant pas le temps de travail des enseignants, Fabien Roussel table sur le prérecrutement de 90 000 professeurs, avec un revenu au-dessus du Smic dès la sortie des études. « Avec cette mesure, nous voulons conserver la formation des enseignants à bac + 5 », assure Sébastien Laborde, membre de la direction du PCF. Ce prérecrutement serait conditionné à une obligation d’exercer au moins dix ans au sein de l’éducation nationale et viendrait concrétiser l’objectif de limiter le nombre d’élèves par classe à 15 en petite section, 20 en maternelle et primaire, et 25 en collège et lycée.
Interpellé sur la formation professionnelle par Séverine Brelot, cosecrétaire nationale du Snuep-FSU, le candidat plaide pour un « bac pro » en quatre ans, contre trois aujourd’hui, tout en rétablissant des enseignements culturels tels que la philosophie et la littérature. En outre, et répondant à une accompagnante des élèves en situation de handicap (AESH) présente dans la salle sur les conditions de travail, le candidat a assuré souhaiter leur « garantir un salaire digne, une formation et un statut ». Le député du Nord table également sur le recrutement de 90 000 AESH, mais aussi l’embauche « d’une agente territoriale spécialisée des écoles maternelles (Atsem) par classe », dans l’ensemble du pays « sans que les mairies aient à en assumer le coût ».
En développant ce programme pour l’école, Fabien Roussel clôturait vendredi le cycle de rencontres des jours heureux. Une page se tourne donc dans la campagne du communiste, qui prévoit de dévoiler son programme complet après les fêtes de fin d’année.
Par Ismaël Dupont, le 5 décembre 2021
Nous avons vécu de très beaux moments ce samedi après-midi, 4 décembre à Treverien et à Combourg pour fêter les 100 ans de Tintin, Célestin Perrigault, au côté des camarades du PCF d'Ille-et-Vilaine, Yannick Nadesan, Daniel Collet, Françoise Collet, Marc, Jeannie, Michel, etc, et une vingtaine de camarades du secteur de Combourg. En présence du maire de Treverien et du Conseiller départemental du canton qui s'est lui aussi exprimé.
J'étais venu apporter l'hommage et l'amitié des camarades du Finistère à Tintin qui s'est engagé au PCF et dans la Résistance dans le centre-Finistère, et qui a été élu à Plouyé avant de devenir journaliste.
Ce centenaire toujours jeune en esprit, plein d'intelligence, d'humour, de malice qu'est Célestin, peignait et exposait encore ses tableaux de paysage vibrants d'émotion il y a quelques mois et participe sans difficulté aux discussions, y apportant son expérience et son analyse politique aiguë. Yannick Nadesan, responsable du groupe communiste à Rennes et à Rennes-Métropole, l'a exprimé dans son discours.
On ne peut qu'être admiratif devant ce militant d'exception qui s'est engagé au parti communiste a Huelgoat en 1942, sous l'influence de Guillaume Lozac'h, menuisier, ami du docteur Jacq, revenu de l'internement à Châteaubriant quand le docteur Jacq, lui, a été fusillé à l'étang de la Blisière le 14 décembre 1941.
1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)
Célestin Perrigault s'est engagé ensuite d'abord comme instituteur de Locmaria Berrien dans le réseau de résistance FTP de Berrien, participant à des parachutages, des échanges d'information, des transmissions d'ordres de la résistance communiste, d'armes, et échappant à une rafle a Morlaix (suite à l'exécution de la maîtresse du commandant allemand de la place, un SS furieux et violent, Keller).
En 40, le jeune normalien originaire du nord de l'Ille et Vilaine (Monfort-sur-Meu, où il fut orphelin de mère et de père très tôt), exclu de l'école normale de Rennes pour indiscipline (il préférait les dessins satiriques et les blagues aux études: il se fait remarquer d'ailleurs pour ses caricatures de Hitler et Göring avant-guerre), s'est rendu dans le Finistère pour rejoindre l'Angleterre et continuer le combat, mais les bateaux étaient déjà bloqués a Plouescat quand il est arrivé, depuis Quimper, avec sa bicyclette.
Repassant par Huelgoat en vélo, il décide de s'y installer, une amie rennaise lui ayant dit le plus grand bien de la région.
Il est amoureux de Huelgoat dont il devient le populaire gardien de but de l'équipe de foot et se fiance et marie avec une jeune de Huelgoat, Yvonne Dual, avant de s'engager au PCF et en résistance chez les FTP.
Il obtient la croix de guerre à la liberation et devient élu communiste a Plouyé avant de revenir à Rennes pour y devenir journaliste pour le journal communiste breton Ouest-Matin où il écrit sous son nom et plusieurs pseudonymes, puis de nouveau instituteur et militant, puis dirigeant départemental du syndicat des instituteurs.
C'est une grande chance d'avoir pu connaître et honorer à l'occasion d'une chaleureuse fête d'anniversaire avec les camarades d'Ille-et-Vilaine que nous remercions de leur invitation ce grand témoin des combats de la résistance et des jours heureux.
Daniel Collet lui a d'ailleurs lu une très belle lettre d'amitié de Fabien Roussel, le candidat des Jours Heureux.