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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 05:38

La pandémie qui a paralysé le monde entier, son économie, sa vie sociale, culturelle, démocratique n’a pas fait bouger d’un iota les choix du gouvernement Macron/Philippe. Les promesses du nouveau monde n’ont pas fait illusion et, très vite, chacune et chacun a pu se rendre compte que le pouvoir actuel n’est que la nouvelle enveloppe du vieux monde libéral où l’argent et les premiers de cordée font la loi. Dans les lois de finances rectificatives votées au Parlement en mars et en avril derniers, les fondamentaux libéraux sont bien en place.

 

 

Nous portons systématiquement des propositions alternatives

Le gouvernement a fait le choix, d’emblée, de ne pas toucher à la fiscalité installée dès le début du quinquennat. Rappelons-en ici les éléments les plus saillants, les cadeaux aux plus fortunés de ce pays, la suppression de l’ISF (qui rapportait plus de 5 milliards d’euros par an), le plafonnement de la taxation des dividendes à 30 %, un taux unique, plus de progressivité, le fameux PFU (prélèvement forfaitaire unique). Pour les autres, souvenez-vous, hausse de la CSG pour les retraités, baisse des APL…, le ton était donné. Comment s’étonner dès lors que la pauvreté augmente dans notre pays avec 14 % de personnes vivant sous le seuil de pauvreté et, là encore, la pandémie a encore aggravé les inégalités.

À chaque débat budgétaire, que cela soit en loi de finances initiale en fin d’année ou à l’occasion des débats sur les lois de finances rectificatives, les parlementaires communistes portent systématiquement des propositions alternatives. Quand le gouvernement refuse de toucher à la fiscalité, nous proposons de faire contribuer davantage les grosses fortunes et les gros patrimoines. Pourquoi ? Par dogmatisme, par idéologie ?

Examinons les faits, du côté des revenus d’abord. Si l’on considère les revenus des Français en 2017, voilà la situation : il y a en France 38 millions de foyers fiscaux, 37,5 millions de foyers ont un revenu inférieur à 100 000 euros par an, au-delà de 9 millions d’euros de revenus annuels ils sont 218 foyers fiscaux.

Une fiscalité progressive qui doit solliciter les plus riches

Nous proposons systématiquement de rétablir l’ISF pour les patrimoines supérieurs à 1,3 million, nous proposons une fiscalité progressive sur les dividendes. Rappelons à ce stade, que l’an dernier la France a été le distributeur le plus généreux en termes de dividendes distribués aux actionnaires !

Nous proposons aussi d’augmenter le nombre de tranches d’imposition aujourd’hui au nombre de 5 (il y en avait 14 dans les années 80), le taux maximum est à 45 %, nous proposons d’ajouter des tranches au sommet de la pyramide pour atteindre 60 %, voire plus pour les très hauts revenus. S’agissant du patrimoine, les inégalités sont également abyssales. Selon l’INSEE, 10 % des ménages français détiennent la moitié du patrimoine. Plus personne ne peut nier l’aggravation des inégalités. Un projet de loi de finances rectificative ambitieux se doit de solliciter les plus riches.

D’autres mesures sont portées par nos groupes parlementaires, sur la TVA notamment qui est la première ressource fiscale de la République, près de 50 % des recettes fiscales, l’impôt le plus injuste qui soit. Nous proposons de créer un taux de TVA à 30 % sur les produits de luxe - une activité d’ailleurs qui continue de bien se porter en France et dans le monde -, une mesure qui permettrait d’alléger la TVA sur les produits de première nécessité. Là, pour justifier son refus, le gouvernement et la majorité sénatoriale se réfugient derrière les règlements européens. Soit, eh bien changeons-les !

Un nécessaire débat sur la souveraineté financière et monétaire

Le choix de nos gouvernants est donc de financer par la dette ; notre pays va ainsi contribuer à nourrir les marchés financiers mondiaux pour financer toutes ces mesures (ces marchés sont les banques, les assurances, les fonds d’investissement). Dans les 2 415 milliards de dettes de la France, combien de centaines de milliards d’euros leur ont été versés en intérêts depuis des décennies ? Il faudra, à un moment donné, que ce débat sur la souveraineté financière et monétaire de la France s’engage dans ce contexte.

Enfin, il y a ce combat inlassable à mener contre le scandale de l’évasion fiscale des grands groupes qui nourrit aussi notre dette depuis longtemps. C’est un combat que nous ne cesserons de mener.

Chaque débat budgétaire est donc un moment particulier pour mener le débat politique de fond. C’est ce que nous devons faire les uns et les autres, nous au Parlement, et nous tous dans le pays avec nos concitoyen·ne·s.

Éric Bocquet, sénateur du Nord.

 

 

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19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 05:54

 

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 16:45
A l'issue du 1er tour des municipales, le Parti communiste 3eme parti de France en nombre d'élus municipaux pour l'instant avec 1072 élus!

Au 1er tour des élections municipales, nous sommes le 3eme parti de France en nombre d'élus municipaux !

Plus de 1072, contre à peine 268 pour Macron et LREM.

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 12:31

 

Alors que les dirigeants de SANOFI ont avoué récemment, avec une certaine maladresse de communication, qu’ils comptaient maximiser leurs profits en cas de découverte d’un vaccin, en le réservant aux plus offrants, à savoir dans un premier temps les USA, une pétition, signée par des milliers de personnes dont des scientifiques de renommée mondiale ainsi que des personnalités de la société civile provenant du monde entier, réclame tout l’inverse !

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Appel pour mettre le futur vaccin contre le Covid 19 dans le domaine public 

 

Alors que la pandémie de Covid-19 continue de causer des ravages à travers le monde, la recherche d’un vaccin efficace se poursuit, tant dans l’industrie pharmaceutique que dans la recherche publique. En effet, tout le monde converge vers l’idée qu’en définitive, la seule façon d’éradiquer définitivement la pandémie est de disposer d’un vaccin qui puisse être administré à tous les habitants de la planète, que ce soit en milieu urbain ou rural, aux femmes comme aux hommes, vivant dans les pays riches ou des pays pauvres.
 
L’efficacité d’une campagne de vaccination repose sur son universalité. Les gouvernements doivent le rendre accessible gratuitement. Seules les personnes qui souhaitent bénéficier de services spéciaux peuvent payer pour ces services et pour le vaccin.
 
Pour être accessible à tous, les vaccins doivent être libres de tout brevet. Ils doivent être du domaine public. Ceci permettra aux gouvernements, aux fondations, aux organisations caritatives, aux philanthropes et aux entreprises sociales et solidaires (c’est-à-dire les entreprises créées pour résoudre les problèmes des gens sans en tirer profit) de le produire et/ou le distribuer partout dans le monde.
 
La découverte d’un nouveau vaccin est un processus long (estimé à 18 mois dans le cas de l’actuelle pandémie, ce qui est un record absolu de vitesse). Cette recherche est couteuse. De nombreux laboratoires de recherche commerciaux qui se consacrent à cette recherche s’attendent à un retour sur investissement élevé. Il faut trouver une façon qui permette un retour sur investissement juste en échange de sa mise dans le domaine public. La chose la plus importante est de mettre le résultat dans le domaine public, afin de le rendre disponible pour être produit par quiconque dans le respect des processus règlementaires internationaux.
 
Les gouvernements, ou un groupe de gouvernements ou de fondations, des philanthropes, des organisations internationales comme l’OMS, avec des soutiens privés et publics, peuvent en fournir le financement.
 
Mais la question éthique cruciale qu’il faut résoudre est celle de déterminer le montant des retombées qu’un laboratoire ou un inventeur peuvent s’octroyer pour un médicament sauvant des vies et nécessaire par tous les habitants de la planète.
 
En même temps, il faut aussi considérer l’honneur et la reconnaissance mondiale que l’on donne à l’inventeur ou aux inventeurs et aux laboratoires qui mettent cette découverte dans le domaine public de manière inconditionnelle, sans contrepartie financière ou à prix coûtant.
 
Dans ce contexte, des précédents peuvent nous inspirer. C’est l’histoire du vaccin contre la polio. Dans les années 1950, la polio était une maladie terrible, aussi causée par un virus, qui affectait les enfants (environ 20 000 cas par an), causant une paralysie à vie. Jonas Salk (1914-1995), un biologiste américain, a inventé le premier vaccin contre la polio. Pour développer ce vaccin, il a reçu un financement d’une Fondation fondée par le Président Roosevelt, avec des dons de millions d’américains. Sans compter la participation de 1,4 millions d’enfants sur lesquels le vaccin a été testé.
 
Les chercheurs développant des innovations thérapeutiques comme les vaccins ont besoin de la coopération de tous. Un vaccin ne peut fonctionner que si des inoculations sont réalisées à grande échelle.
 
Salk n’a jamais breveté son invention. Il n’a pas demandé de droits d’auteur. La seule chose qui l’intéressait était de diffuser le vaccin le plus largement possible, aussi vite que possible.
 
C’est le bon moment pour mettre en place une norme mondiale où nous ne serions pas aveuglés par l’argent, oubliant la vie de milliard de gens.
 
Catherine Belzung, Professeure de Neurosciences à l’Université de Tours
Antonine Nicoglou, Maîtresse de conférences à l’Université de Tours
Luigino Bruni, Professeur à l’Université LUMSA, Rome
Muhammad Yunus, Professeur, Prix Nobel de la Paix 2006, Bangladesh

 

Je signe pour que le futur Vaccin contre Covid 19 soit mis dans le domaine public : cliquez ici pour signer

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 12:27
PCF - Fabien ROUSSEL : la France fraternelle et solidaire ... c'est vous !

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17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 05:59
Photo France Chapa - Meeting de Ian Brossat à Rennes

Photo France Chapa - Meeting de Ian Brossat à Rennes

Jeudi, 14 Mai, 2020 - L'Humanité
Déconfinement : « Les maires considèrent que l’État a été absent », affirme Ian Brossat

Entretien. La Coopérative des élu.e.s communistes et partenaires a enquêté auprès des maires qui en sont membres sur la préparation du déconfinement et la gestion de la crise sanitaire. Entre colère, détermination et exigence, Ian Brossat, le président de l’association, en dresse le bilan.

 

Nombre de maires pointent des problèmes liés à la question des masques. Quelles sont les principales critiques et est-il encore temps de redresser la barre ?

Ian Brossat La centaine de maires qui nous a répondu considère unanimement que dans cette affaire l’État a été absent. Nombre d’entre eux parlent d’une gestion « lamentable », « consternante », « catastrophique » ou encore « calamiteuse ». L’un d’eux va même jusqu’à dire, reprenant la métaphore du président de la République : « On nous envoie en guerre, sans les armes. » Dans le même temps cependant, une grande majorité de communes déclarent qu’elles auront les masques, parfois en retard certes. Les communes permettent cet accès à un équipement minimal. Mais au vu du risque que l’épidémie s’installe pour les mois à venir, il va bien falloir que l’État prenne le relais et assume pleinement ses responsabilités. C’est la raison pour laquelle le Parti communiste réclame le remboursement des masques par la Sécurité sociale. Il n’est pas normal que des familles aient à consacrer parfois 100-150 euros de budget pour se protéger et protéger les autres.

La réouverture des écoles a suscité de nombreuses inquiétudes. Quel bilan de la préparation de ce déconfinement ressort de votre enquête ?

Ian Brossat Les maires soulignent unanimement que cette affaire, elle aussi, a été très mal gérée par l’État. 70 % d’entre eux considèrent que l’ouverture des écoles au 11 mai a été prématurée. Ce taux est particulièrement élevé dans les communes rurales. Dans les communes populaires de la métropole parisienne, les maires considèrent que l’absence d’école pendant une longue période dans ces quartiers pèse très lourdement sur la vie des enfants de milieux modestes. C’est l’une des motivations qu’ils pointent pour la réouverture des écoles. Tous considèrent que l’État ne leur a pas donné de consignes claires et facilement applicables. Néanmoins, et c’est là encore un paradoxe, 63 % d’entre eux déclarent être en mesure de rouvrir cette semaine. Cela témoigne de l’esprit de service public qui les anime. Ils réussissent grâce à leur énergie, leur dévouement et celui des agents à assumer des responsabilités qui au départ ne devraient pas leur incomber.

Les maires, en première ligne, font face à une autre question, celle des moyens financiers grevés par des dépenses imprévues. Quel est l’état des lieux et qu’attendez-vous du gouvernement ?

Ian Brossat L’impact est doublement négatif. D’une part, des dépenses supplémentaires interviennent à court terme avec les masques, la désinfection des écoles, l’adaptation des locaux, etc., comme à moyen terme avec l’augmentation des dépenses sociales. Dans le même temps, les recettes vont très sérieusement baisser. Les estimations sont claires : les pertes cumulées des collectivités territoriales en 2020 et 2021 risquent de s’élever à 4,9 milliards d’euros parce que leurs ressources sont très liées à la conjoncture. Il va y avoir un vrai choc sur leurs finances. On ne peut pas leur demander de faire toujours plus avec toujours moins. Le gouvernement - qui a redécouvert les maires à l’occasion de la crise des gilets jaunes et qui les a re-redécouverts à l’occasion de cette crise du coronavirus - va devoir donner des moyens nouveaux aux collectivités territoriales pour faire face. Les élus communistes travaillent en ce moment avec nos sénateurs à une proposition de loi à cette fin, notamment via un fonds de soutien de 4,9 milliards d’euros sur deux ans.

L’organisation au mois de juin des élections municipales trouve de nombreux soutiens. Quelle est votre position ?

Ian Brossat Nous disons une chose assez simple : la décision relative aux élections municipales doit être guidée par des impératifs sanitaires et non pas politiciens. C’est pourquoi nous étions très hostiles à l’idée d’un report de ce scrutin au mois de mars 2021, couplé aux régionales, qui circulait il y a encore quelques mois. Nous souhaitons que le gouvernement s’en tienne au calendrier prévu. Si sur la base du rapport des autorités sanitaires qui doit être rendu le 23 mai il apparaît possible de tenir le deuxième tour à la fin juin, nous y sommes favorables.

L’argument économique est aussi avancé, peut-il s’entendre ?

Ian Brossat Si les écoles, les magasins, les chantiers peuvent reprendre, il n’y a aucune raison que les élections municipales ne puissent pas se tenir, sauf contrordre des autorités sanitaires. Il est également vrai que les collectivités territoriales par leurs investissements contribuent très largement à l’économie, et notamment pour le BTP. Or, de fait, tant que le deuxième tour n’a pas lieu dans les 5 000 communes concernées, qui représentent 40 % de la population, une bonne part des projets sont à l’arrêt et cela pèse notamment sur ce secteur très pourvoyeur d’emplois.

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui
Déconfinement : Les maires considèrent que l’État a été absent , affirme Ian Brossat (L'Humanité, 14 mai 2020)
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17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 05:46
4 milliards d'euros versés aux actionnaires cette année - L'obscénité du libéralisme sauce SANOFI - Pierre Laurent

L'obscénité du libéralisme sauce #SANOFI est à vomir

Paul Hudson, directeur de Sanofi au niveau mondial, a dit clairement où penchait le coeur des actionnaires : du côté de celui qui met le plus de dollars sur la table. Les vaccins du Covid-19 iront d'abord là où çà rapporte, aux Etats-Unis. La France doit d'urgence reprendre la main de cette multinationale à base française.

Cette annonce fait suite au versement de 3,949 milliards d'euros le 6 mai dernier aux actionnaires et alors que ce groupe a englouti plus d'un milliard d'aides publiques sous forme de CICE et de CIR.

Voici le vrai visage du capitalisme qui se frotte les mains quand il y a une pandémie mondiale.

Si la santé n'est pas une marchandise, mais un bien commun de l'humanité, le groupe pharmaceutique SANOFI doit être intégré dans un pôle public français du médicament. Fort de ce pôle public la France pourrait reprendre l'initiative au niveau de l’Union européenne pour garantir une coopération industrielle internationale qui contribue le moment venu à un accès universel au vaccin contre le Covid-19.
Arrachons le médicament aux griffes du marché et de la rentabilité à tout prix !

#PlusJamaisCa

Vendredi, 15 Mai, 2020 - L'Humanité
Le chantage de trop de Sanofi : Big Pharma ne peut plus faire la loi

En prétendant délivrer son éventuel vaccin d’abord à l’Amérique de Donald Trump, Sanofi fait scandale, et dope les partisans d’une remise au pas des multinationales, afin de répondre aux besoins sanitaires sur la planète. D'autant que ce chantage du géant pharmaceutique n’est que la pointe émergée d'un système de prédation d'argent public et de restriction de l'accès aux traitements. Explications.

 

Le directeur général de Sanofi pouvait-il imaginer le scandale qu’il allait déclencher ? Mercredi soir, Paul Hudson a, avec ou sans naïveté, déclaré à l’agence de presse financière Bloomberg qu’en cas de mise au point réussie d’un vaccin contre le nouveau coronavirus par la multinationale française, les États-Unis seraient les premiers servis. Rien de plus normal, à ses yeux : pour essayer de protéger sa population, l’administration Trump aurait accepté de « partager le risque » en glissant quelques dizaines de millions d’euros à Sanofi dès le mois de février ; ils ont donc « droit aux plus grosses précommandes ». Au fond, le transfuge de Novartis qui a pris la tête de Sanofi l’été dernier n’a rien fait d’autre qu’édicter la règle cardinale des affaires au sein des Big Pharma : « Celui qui paye commande. » C’est le business, quoi !

Voir aussi : Le business du coronavirus : comment l'industrie pharmaceutique veut dicter leur conduite aux politiques

Un géant qui bénéficie de milliards d’euros de la BCE

Mais voilà, tout remonte à la surface. Les superprofits, les pénuries, les logiques financières à l’œuvre dans la recherche qui doit être rentable, la privatisation des profits émanant de connaissances bâties dans un cadre public au départ, les aides d’État sans aucune contrepartie, etc. Sur ce dernier point, en plus du crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice), du crédit d’impôt recherche (CIR) et des autres cadeaux donnés aveuglément en France, Sanofi se débrouille très bien en la matière à l’échelle européenne. Le géant pharmaceutique français était, l’année dernière, parmi les trois plus gros bénéficiaires de la manne de la Banque centrale européenne (BCE), à travers ses achats d’obligations émises par les multinationales (voir notre enquête) : d’après une estimation arrêtée en juillet 2019 par le quotidien économique italien Il Sole 24 Ore, ce sont 4,42 milliards d’euros au total qui lui avaient été apportés, et depuis lors, ce montant a, à l’évidence, encore gonflé, étant donné que la BCE vient d’acheter deux nouveaux lots de titres de dettes de Sanofi ces dernières semaines, au taux défiant toute concurrence de 1 % et 1,5 %.

Les États-Unis, eldorado des labos pharmaceutiques

Paul Hudson s’étend moins sur un autre aspect qui peut expliquer le privilège que Sanofi voudrait accorder aux États-Unis : pour les grands groupes pharmaceutiques mondiaux, le pays demeure un eldorado absolu car les prix des traitements et des vaccins n’y sont pas encadrés, et du coup les bénéfices attendus peuvent vite s’avérer mirobolants. Jeudi, Olivier Bogillot, le président de Sanofi France, a, lui, choisi d’en rajouter dans une forme d’enchère, en appelant l’Union européenne à être « aussi efficace » que Donald Trump « en nous aidant à mettre à disposition très vite ce vaccin ». Une manière de reluquer allègrement sur le pactole de 7,4 milliards d’euros amassé dans le cadre d’un appel aux dons, avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la fondation Bill et Melinda Gates notamment, lancé il y a une quinzaine de jours par Bruxelles…

Des accords avec Gilead, détenteur du brevet du Remdevisir

Le chantage de Sanofi n’est, en réalité, que la pointe émergée de l’iceberg, comme l’illustre une autre information tombée à peu près au même moment. Connue pour ses tarifs souvent prohibitifs sur le marché américain, la multinationale Gilead, détentrice des brevets sur le Remdevisir, un des traitements qui, malgré des résultats controversés jusqu’ici, figure dans divers essais cliniques en cours pour soigner les malades atteints par le nouveau coronavirus, a officialisé un accord de licence avec plusieurs autres labos dans le monde afin de permettre une production et une distribution plus importante de ce médicament, développé dans la sphère de la recherche publique avant d’être privatisé. Mais ce programme écarte, d’après l’ONG états-unienne Public Citizen, près de 3,7 milliards de personnes dans le monde entier qui devront toujours passer par Gilead, selon ses capacités de production et à ses conditions financières, pour obtenir le traitement éventuellement efficace.

Vaccins et traitements, des biens publics 

Un accès universel à des tarifs abordables sur la planète pour tous les futurs médicaments et vaccins contre le Covid-19… Cette exigence de civilisation a pris une ampleur sans précédent depuis le début de la pandémie. Elle sera au centre de l’assemblée générale de l’OMS qui démarre mardi prochain, en l’absence des États-Unis, qui ont suspendu leur participation financière à cet organisme multilatéral sans doute plus nécessaire que jamais.

Voir aussi : Pourquoi Donald Trump torpille l'OMS en pleine pandémie

En dépit du sabotage de Donald Trump et de ses alliés, comme le Brésilien Jair Bolsonaro, de plus en plus de dirigeants se positionnent sur la ligne d’un classement comme « biens communs mondiaux » des éventuels vaccins anti-coronavirus. « Ce n’est pas le moment de placer les intérêts des multinationales et des gouvernements des pays les plus fortunés au-dessus de l’impératif universel qui est de sauver des vies, ou de laisser ce devoir moral aux forces du marché, écrivent le premier ministre pakistanais, Imran Khan, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, et une cinquantaine d’ex-chefs d’État et de gouvernement dans une tribune parue ce jeudi. L’accès aux vaccins et aux traitements, ces biens publics mondiaux, est dans l’intérêt de toute l’humanité. Nous ne pouvons pas laisser les monopoles, le jeu de la concurrence et les nationalismes bigleux se mettre en travers du chemin. »

Un appel à la coopération mondiale

Alors que l’Union européenne soumet une proposition à l’assemblée générale de l’OMS visant à constituer sous l’égide de l’institution multilatérale un pôle d’échanges sur les traitements et vaccins anti-Covid-19, les coalitions d’ONG et d’associations essaient de se faire une place dans un cadre où les représentants de Big Pharma ont encore leurs entrées, à la différence des citoyens. Dans un communiqué publié ce jeudi et signé par 250 organisations du monde entier (dont Oxfam, MSF, Attac), elles appellent à entrer résolument dans une logique de « solidarité » et de « coopération mondiale ». « Le développement de médicaments, en s’appuyant sur des monopoles privés, est un échec pour le monde, dénoncent-elles. Les gouvernements devraient soutenir une recherche scientifique librement disponible et des pratiques de recherche pour les besoins sanitaires liés au Covid-19 qui permettent d’allier innovation et l’accès aux résultats. Les propriétaires des technologies de santé devraient placer les brevets, les secrets industriels, le savoir-faire, les cellules souches, les droits d’auteur, les logiciels, les données et toute autre propriété intellectuelle pertinente dans le domaine public. »

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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 11:51
Laurence Cohen :  Le personnel soignant ne demande pas des primes mais des revalorisations (Public Sénat, 13 mai 2020)

Le gouvernement a annoncé le versement d’une prime exceptionnelle au personnel hospitalier. Une solution que fustige la vice-présidente communiste de la commission des affaires sociales du Sénat, Laurence Cohen.

Pour leur dévouement dans la gestion de la crise du coronavirus, le gouvernement a promis au personnel soignant des primes allant de 500 à 1 500 euros. Une annonce qui a de quoi agacer la vice-présidente communiste de la commission des affaires sociales du Sénat, Laurence Cohen., interrogée à la sortie des questions d’actualité au gouvernement.

« Il n’y a pas de leçons de tirées. Mes collègues, y compris sur d’autres bancs que le mien, critiquent l’austérité à l’hôpital, mais j’aimerais bien voir ce qu’ils votent. Ce qu’il est nécessaire de voter c’est un changement de logiciel et accorder des moyens conséquents à l’hôpital pour qu’il y ait embauches par pour qu’il y ait primes. Le personnel (soignant) ne demande pas des primes exceptionnelles. Le personnel demande une revalorisation, une augmentation des salaires. Est-ce qu’aujourd’hui, les parlementaires sont prêts à voter ça ? En tout cas mon groupe (Communiste Républicain Citoyen et Écologiste au Sénat) est tout à fait prêt » a-t-elle expliqué.

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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 11:33
Le programme des Jours Heureux est à construire - tribune de Fabien Roussel dans Libération, 14 mai 2020

Tribune. «Alors monsieur Roussel, comment on va s’en sortir de tout ça ? C’est encore nous, le petit peuple, qui allons payer la facture ?» Il n’y a pas besoin de sortir beaucoup pour entendre cette phrase, qui résonne parmi toutes les inquiétudes de nos concitoyens. A la crise sanitaire s’ajoute une crise économique lourde de dangers, en particulier pour le monde du travail. Elle appelle chacun à l’humilité. Elle doit nous pousser à avoir la même ambition qu’en mars 44 quand, en pleine guerre, le Conseil national de la Résistance (CNR) se mettait d’accord sur le programme des «Jours heureux». Ils étaient dans la clandestinité et ils n’avaient ni Internet ni les visioconférences comme nous maintenant ! Mais ils l’ont fait, dans le respect de leur diversité.

C’est la même ambition que nous devons avoir pour le peuple de France, pour notre pays. Quoi qu’il en coûte. Dans l’union et dans l’action. Etre dans l’action, c’est mettre en place rapidement un plan massif de soutien à l’hôpital public, pour former, embaucher, ouvrir des lits et des services d’urgence et mieux rémunérer tous les personnels.

Etre dans l’action, c’est affirmer que le chômage n’est pas une fatalité et que les richesses peuvent être mobilisées enfin pour l’emploi et les salaires. Les besoins sont immenses, pour nos services publics, pour l’éducation et la recherche, pour relocaliser nos productions, pour défendre la biodiversité et le climat, en investissant dans les transports collectifs, la rénovation énergétique des bâtiments et des logements. Au lieu de craindre une hausse de la pauvreté, fixons-nous l’objectif de l’éradiquer ! Permettons à chacun de retrouver sa place dans la société par le travail, par une activité, par la formation, avec un revenu garanti, sécurisé. Attaquons-nous à l’évasion fiscale, au monopole des banques et des assurances, à la spéculation boursière. Unissons-nous pour que la BCE prête directement aux Etats, finance nos investissements. Mettons l’argent au service du développement humain, pour produire autrement, pour engager la transition écologique tant attendue.

Etre dans l’union, c’est écouter ceux qui sont en première ligne aujourd’hui, ceux qui souffrent du confinement. Les premiers de cordées, ce sont eux. Quel pied de nez au président des riches et à tous ceux qui expliquent qu’il ne faut pas toucher aux impôts des plus riches, au capital, et qui ne pensent qu’à protéger leur système. Touchez pas au grisbi, disent-ils en chœur ! «Travaillez plus», dit le Medef. «Vos enfants paieront», enchaîne le gouverneur de la Banque de France.

Ce modèle économique, capitaliste, financier, on le connaît trop bien. Nous n’en voulons plus. Le président de la République et d’autres avec lui voudront toujours le défendre, le peindre en vert, le teinter de social, de patriotisme économique. Mais sans rien changer au fond. Alors débattons-en, franchement. Non seulement le peuple ne doit pas payer la crise, mais il doit être rassuré et même mobilisé. Au lieu d’être résignés et d’avoir peur du lendemain, construisons-le ensemble, invitons les Français à participer à ce grand chantier, à bâtir cette France plus juste, plus humaine, plus écologique, plus solidaire.

Etre dans l’union, c’est écouter ceux qui sont en première ligne aujourd’hui, ceux qui souffrent du confinement. Les premiers de cordées, ce sont eux. Quel pied de nez au président des riches et à tous ceux qui expliquent qu’il ne faut pas toucher aux impôts des plus riches, au capital, et qui ne pensent qu’à protéger leur système. Touchez pas au grisbi, disent-ils en chœur ! «Travaillez plus», dit le Medef. «Vos enfants paieront», enchaîne le gouverneur de la Banque de France.

Ce modèle économique, capitaliste, financier, on le connaît trop bien. Nous n’en voulons plus. Le président de la République et d’autres avec lui voudront toujours le défendre, le peindre en vert, le teinter de social, de patriotisme économique. Mais sans rien changer au fond. Alors débattons-en, franchement. Non seulement le peuple ne doit pas payer la crise, mais il doit être rassuré et même mobilisé. Au lieu d’être résignés et d’avoir peur du lendemain, construisons-le ensemble, invitons les Français à participer à ce grand chantier, à bâtir cette France plus juste, plus humaine, plus écologique, plus solidaire.

Ayons la volonté de bâtir un nouveau modèle économique, social et écologique ensemble, associant les Français, les forces politiques et le mouvement social autour d’objectifs précis et concrets. Chacun a écrit sa tribune, formulé ses propositions. Tant mieux. Tout est là. Comme au temps du CNR, mettons en commun nos idées, confrontons-les dans la transparence avec les Français et retrouvons-nous pour écrire le programme des «Jours heureux» de notre temps. Nous sommes prêts à y contribuer pleinement et à prendre toutes nos responsabilités.

Fabien Roussel secrétaire national du PCF et député du Nord

 

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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 06:38

 

 

300 euros d'augmentation pour toutes et tous
100 000 emplois dans les hôpitaux et 100 000 dans les Ehpad


Alors que le gouvernement Macron, ses ministres et experts en tout genre, ont fait preuve de non anticipation, d’incurie et de gestion calamiteuse de la grave crise sanitaire qui percute notre pays et sa population, les personnels soignants, médicaux et non médicaux des hôpitaux, des Ehpad et des soins ambulatoires, ont fait face avec responsabilité, compétences et créativité. Sans protection, sans matériels voire médicaments, elles et ils ont pris les affaires en main, notamment en multipliant les lits de réanimation par deux, alors même que notre système hospitalier, affaibli, déstructuré, manquant de tout depuis de nombreuses années n’était pas le mieux préparé à accueillir des milliers de malades de ce virus inconnu jusqu’alors.


Pendant des mois elles et ils n’ont eu de cesse de manifester, réclamer haut et fort des lits, des emplois, une reconnaissance salariale. Le PCF les a entendu·e·s avec un premier plan d’urgence et un projet de loi déposé par ses parlementaires, en novembre 2019.


Face au silence assourdissant du gouvernement, ils et elles n’ont pas cessé leurs actions jusqu’à la démission de 1 200 responsables médicaux de leurs fonctions administratives.


En novembre 2019, le Premier ministre présente en grande pompe avec A. Buzyn, son « plan urgence hôpital » qui ressemble à une habituelle entreprise de communication : comme nous le demandions au début de l’année, le gouvernement s’engage à verser l’intégralité des sommes mises en réserve, soit 400 millions. Il débloquera 260 millions au début de la crise du Covid-19. Il donne « un coup de pouce » à l’Ondam, soit 300 millions pour 2020. Il concède des primes annuelles selon « l’engagement et l’investissement des personnels », et prévoit de reprendre un tiers de la dette globale des hôpitaux sur trois ans, soit 10 milliards.


Cela ne fait pas le compte ! D’autres choix sont possibles et urgents : l’argent existe !

L’ARGENT POUR L’HÔPITAL, PAS POUR LE CAPITAL !


Cette exigence, reprise par de plus en plus de voix parmi les personnels et la population, entre en résonance avec l’engagement de Macron, le 13 mars dernier, de mettre en place « un vaste plan d’investissement et de revalorisation des carrières » pour l’hôpital. « En même temps », il commandait une note à la Caisse des dépôts et consignations (CDC) qui préconisait de favoriser le secteur privé et la e-santé !!

 

Sur le terrain, la mise en oeuvre de la loi « ma santé 2022 » se poursuit en pleine crise du Covid-19 : les plans de suppressions de lits et d’emplois, l’opportunité de fermer des services réaffectés provisoirement aux malades du virus, des services d’urgence, de chirurgie, des maternités, des services psychiatriques. Une nouvelle prime de 1 500 euros fait hoqueter de
colère les soignants « au front » !


Maintenant et pas le « jour d’après », la démocratie doit s’imposer à tous les niveaux. Les hospitalier·e·s, les élu·e·s dans les villes, les associations, seul·e·s ont fait acte de responsabilité, de prises d’initiatives et de compétences pour faire face au désastre sanitaire. ENSEMBLE, elles et ils sont seul·e·s qualifié·e·s pour faire des propositions à la hauteur des besoins et de l’intérêt général.


Les plans régionaux de santé sont disqualifiés : ils doivent être remis à plat et élaborés démocratiquement, à partir de la réalité d’aujourd’hui, dans toutes les régions et les bassins de vie.


Le gouvernement vient de faire adopter une loi de finance rectificative de 110 milliards d’euros, à seul effet de relancer la « machine infernale » de la croissance financière.

Au plan européen, 1 000 milliards sont prévus par la BCE pour soutenir la valeur des titres boursiers.


Les premiers enseignements de la crise sanitaire, avant le déconfinement qui n’a pas d’autre objectif que de remettre tout le monde au travail, nous imposent de créer les conditions du « plus jamais ça ! ».

Des mesures doivent être prises dès ce déconfinement

A/ Création d’emplois et de formations


• Un plan de création de 100 000 emplois et de titularisation de tou·te·s les contractuel·le·s dans les hôpitaux.


• Un plan de création de 100 000 emplois dès cette année dans les Ehpad pour aller vers un·e salarié·e pour un·e résident·e, soit 300 000 postes à créer en 3 ans.
• Une augmentation de 65 points d'indice pour la fonction publique, pour un équivalent de 300 € net à l'indice moyen. Au-delà et dans le même temps, il est indispensable de réaliser une refonte des grilles indiciaires pour que celles et ceux qui sont sur « la brèche » voient leur rémunération enfin réévaluée en compensation de leur place indispensable dans la société...
• Une augmentation de tous les quotas de formation pour cette rentrée 2020 et un recrutement de 12 000 étudiant·e·s en médecine par an, dès cette année.
• Reconstitution des équipes soignantes, en préservant conditions de travail, de sécurité et de qualité des soins, sur la base d’une collaboration au sein des services et le pouvoir décisionnel des instances représentatives.


B/ Moratoire


• Un moratoire sur toutes les fermetures et restructurations au sein des groupements hospitaliers de territoire (GHT).
• Réinstallation des lits réquisitionnés pour le Covid-19 à leur finalité d’origine et des personnels afférant.
• Maintien des unités de réanimation créées et répartition selon les besoins des territoires.
• Ce moratoire doit permettre une élaboration démocratique de l’évaluation des besoins et des projets médicaux entre organisations syndicales, élu·e·s, et associations citoyennes d’usager·e·s.


C/ Desserrement de la contrainte financière


• Il faut en finir avec les « plans de retour à l’équilibre financier » (PREF), et avec la dette des hôpitaux.
• Reprise de la totalité des 30 milliards de dette hospitalière par la CDC et refinancée auprès de la Banque centrale européenne.

D/ Investissements


La pénurie de masques, de protections, d’appareils respiratoires, voire de seringues révèlent la situation tendue des hôpitaux, aussi bien pour les achats que les investissements courants.


• Reconstitution des réserves hospitalières sous l’autorité des équipes soignantes.
• Par ailleurs, la crise sanitaire a montré l’exigence de reconstituer des filières industrielles pour préserver l’accès en toute autonomie à des biens de santé aussi essentiels que des masques et des appareils respiratoires.
• Evaluation, avec les professionnel·le·s des différentes disciplines médicales, des besoins de production et de contrôle nécessaires au bon fonctionnement de notre système de santé.


E/ Engager la création d’un pôle public du médicament


En lien avec les recherches engagées autour des traitements et du vaccin du Covid-19, il y a urgence à les soustraire à la loi du profit.


Conjointement aux ressources publiques nécessaires (et non pas par des dons des entreprises du CAC 40 !) pour relancer la recherche des CHU, la situation sanitaire d’aujourd’hui et de demain rend indispensable la maîtrise publique et collective de la production et de la distribution des traitements et vaccin utiles à l’éradication du virus. Des choix politiques s’imposent pour engager la création d’un pôle public du médicament au service d’une politique de santé publique.


• Dans l’immédiat, renégociation du prix des médicaments achetés par les pharmacies centrales hospitalières.


Ces premières propositions, imposées par la nouvelle situation sanitaire et pour faire face à l’ensemble des besoins de santé de la population clairement affaiblie, doivent faire l’objet d’un PLFSS 2020 rectificatif et d’un nouveau débat de la loi de finance rectificative portant les besoins de l’économie à 110 milliards d’euros.

Déblocage immédiat de 10 milliards pour les hôpitaux, les Ehpad !

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