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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 19:01
Communiqué (envoyé à la presse ce 30 mai): non au sacrifice des syndicats locaux d'électrification de la région de Morlaix.  


Avec la complicité de certains élus, la réforme des collectivités territoriales est en train de casser des services publics importants en milieu rural tels que les syndicats locaux d'électrification. Ces derniers établissent une relation de proximité entre des élus qui connaissent les besoins de leurs communes et les services techniques qui peuvent y répondre efficacement à condition d'être implantés dans les territoires. Éloigner les services en les départementalisant, c'est se donner les moyens de moins entendre les demandes et les besoins pour faire des économies sur le dos des usagers.

Quatre syndicats  d'électrification de la région, celui de Taulé, de Lanmeur, de Saint Pol de Léon, pourraient disparaître à court terme. Or, les maires des communes rurales étaient déjà échaudés par les conséquences de la loi Nome qui a privé les communes de moins de 2000 habitants des bénéfices de la taxe de 8% sur les consommations d'électricité.

Tout l'argent des taxes est désormais reversé au syndicat départemental d'électrification dont le budget est extrêmement important, équivalent à celui du Conseil Général. De quoi peut-être aiguiser les appétits et les ambitions de certains élus influents qui revoient leur position et acceptent désormais la suppression de ces services publics de proximité. Ainsi, le sénateur Jean-Luc Fichet a complètement revu sa position concernant le refus de la départementalisation de la compétence électrification au mois de janvier.

A l'identique, le syndicat de Plouigneau, dont André Prigent, maire de Plougonven, est président et de surcroît vice-président du SDEF, transférait dès 2007 sa maîtrise d'oeuvre au SDEF et s'oppose maintenant farouchement au découpage communautaire et surtout à l'implantation d'une antenne technique et administrative à Morlaix. Cet élu participe au déménagement du territoire et à la fuite des emplois vers Quimper.

En conclusion, nous demandons: 
1) que nos territoires communautaires soient représentés au sein du SDEF (syndicat départemental d'énergie)
2) qu'ils puissent s'assurer que les finances reviennent sur le territoire pour conserver, voire développer l'activité économique (électricité, gaz, fibre optique)
3) que le personnel soit conservé sur place pour que les élus aient un contact direct de proximité en créant une antenne technique et administrative dans les locaux de Morlaix Communauté proche du pôle technique communautaire où les relations avec le service actuel de l'électrification fonctionnent très bien. 
 
Il revient à Madame Lebranchu, ministre de la décentralisation et de la réforme de l'Etat, d'arrêter le processus de départementalisation qui coûte si cher aux communes rurales et au service public.  
 
Ismaël Dupont, candidat aux législatives du Front de Gauche dans la circonscription de Morlaix.  
 
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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 19:49

A l'insu des citoyens, la réforme des collectivités territoriales est en train de casser, avec la complicité de certains élus socialistes, des services publics importants en milieu rural, ceux qui concernent l'électrification. Ils établissent une relation de proximité entre des élus qui connaissent les besoins de leurs communes et de leurs administrés et les services techniques qui peuvent y répondre rapidement et efficacement à condition d'être implantés dans les territoires.

Alors que Morlaix a toujours eu une unité publique locale supervisant l'électrification du secteur, elle est en train de perdre des emplois du fait de la départementalisation de cette compétence et du rapatriement vers Quimper et Landivisiau des services techniques d'électrification. 

Quatre syndicats mixtes d'électrification de la région, celui de Taulé, de Lanmeur, de Saint Pol de Léon, pourraient disparaître à court terme alors que jusqu'à cet hiver, les 39 maires des communes concernées, de toute couleur politique, protestaient énergiquement auprès de la préfecture pour empêcher la départementalisation de l'électrification.

Ces maires de communes rurales étaient déjà échaudés par les conséquences de la loi Nome qui a privé les communes de moins de 2000 habitants des bénéfices de la taxe de 8% sur les consommations d'électricité, alors que les mairies urbaines de plus de 2000 habitants l'ont gardé, quant à elles, alors que les taxes sur la consommation d'électricité sont reversées au budget principal des municipalités et ne servent que marginalement à l'amélioration du réseau, contrairement à ce qui se passait en milieu rural, où les lignes étaient plus facilement enterrées et les réseaux mieux entretenus et renouvelés.

Aujourd'hui, le départ des services techniques d'électrification de proximité implique qu'il sera beaucoup plus cher de raccorder au réseau les nouveaux lotissements, et que les lots seront donc vendus plus chers aux habitants.

Tout l'argent des taxes qu'utilisaient auparavant les syndicaux inter-communaux d'électrification pour répondre aux besoins locaux sera désormais reversé au syndicat départemental d'électrification dont le budget sera extrêmement important, à la hauteur de celui du conseil général. Avec des indemnités confortables également pour les élus influents qui en auront obtenu la gestion.

De quoi peut-être aiguiser les appétits et les ambitions de certains élus influents qui revoient leur position et acceptent désormais la suppression de ces services publics de proximité qui offrent des prestations de qualité aux communes et ont leur confiance pour établir des dossiers de subventions, préparer la passation des marchés de travaux, assurer leur suivi... Ainsi, le sénateur Jean-Luc Fichet a complètement revu sa position concernant le refus de la départementalisation de la compétence électrification au mois de janvier.    

 

I.D  

 

Voici la note d'information alarmante qui nous a été transmise par un spécialiste du secteur avec qui je me suis entretenu tout à l'heure:

 

La réforme territoriale concernant l'électrification dans le Finistère qui se traduira fin 2013 par la dissolution de 30 structures intercommunales qui étaient également réparties sur le territoire finistérien.

 

L'arrêté du préfet datant de fin 2011 concerne essentiellement le regroupement des structures intercommunales citées en objet, et plus communément appelées syndicats intercommunaux d'électrification, en syndicat départemental unique appelé SDEF (syndicat départemental d'énergie du Finistère).

Ceci se traduira donc avant fin 2013 par la formation de collèges électoraux au nombre de 7 dans le département. La carte établie par Antoine Coroller, président actuel du SDEF (UMP), ne tient pas du tout compte du découpage des communautés de communes ni d'agglomérations. C'est un découpage tout autre et c'est pourquoi José Le Guelaff, président du SIE de Huelgoat-Carhaix (plus gros syndicat intercommunal du Finistère) s'est élevé contre cette façon de faire.

Pour lui, la création de SDEF n'est pas un problème, à partir du moment où le découpage territorial correspond aux communautés de communes ou d'agglomération et que les élus sont issus de ces dernières. De plus, il indique que l'argent perçu à travers la taxe sur l'électricité revient au centime près aux territoires concernés.

A ce sujet, il est important de revenir sur la loi NOME, datant de décembre 2010, instaurant la taxe non plus sur les consommations électriques liées aux consommations des particuliers, des collectivités et des industries, mais aussi sur l'éclairage public majorant ainsi la facture des communes de moins de 2000 habitants de 8% au 1er janvier 2012.

Point important à développer concernant les taxes qui sont déjà perçues par le SDEF depuis le 1er janvier 2012: la loi Nome est injuste à 2 titres:

1) Cette loi a laissé la possibilité aux communes de plus de 2000 habitants de percevoir directement les taxes et de les conserver (beaucoup d'entre elles ont délibéré dans ce sens, c'est le cas à Lanmeur). Par contre, toutes les communes de moins de 2000 hab et donc des communes rurales ne peuvent plus les percevoir alors qu'elles le faisaient à travers leurs syndicats de base.

2) Par ce biais, les villes payent certes 8% sur leurs consommations liées à l'éclairage public mais les perçoivent en retour par le biais de la loi Nome. Il n'en va pas de même pour les communes rurales qui ne les reçoivent pas en retour.

Il est sans doute utile de préciser que le budget d'un syndicat départemental d'énergie est équivalent au budget du conseil général du département concerné. Nous nous apercevons tout de suite de l'enjeu politique que ceci représente.

C'est pourquoi Jean-Luc Fichet qui défendait ardemment la proximité territoriale jusqu'en fin 2012 défend actuellement l'inverse, à savoir un grand syndicat départemental sans se soucier de découpage territorial.

Pour mémoire, les 4 syndicats de base, Huelgoat-Carhaix, Taulé, Lanmeur, et Saint Pol, ont gardé toute leur autonomie jusqu'en fin 2012 car le personnel (2 techniciens et un secrétaire) assuraient la cohérence territoriale et surtout le suivi des différents recours (TA et conseil d'état) contre les décisions du SDEF à vouloir départementaliser avant l'heure, 2014.

Par exemple, le syndicat de Plouigneau, donc André Prigent, maire de Plougonven, est président et de surcroît 1er vice président du SDEF, très souvent décrié par tous les élus du Nord-Finistère, transférait dès 2007 sa maîtrise d'œuvre au SDEF et s'oppose farouchement au découpage communautaire et surtout à l'implantation d'une antenne technique et administrative à Morlaix.

Cet élu de gauche, très proche de Marylise Lebranchu, participe au déménagement du territoire et à la fuite des emplois vers Quimper.

 

En conclusion, que faut-il pour nos territoires communautaires?

 

a) d'être représentés au sein du SDEF (syndicat départemental d'énergie)

b) de s'assurer que les finances reviennent sur le territoire pour conserver, voire développer l'activité économique (électricité- gaz, fibre optique)

c) de conserver le personnel sur place pour que les élus aient un contact direct de proximité, en créant une antenne technique et administrative dans les locaux de Morlaix Communauté proche du pôle technique communautaire où les relations entre le service actuel de l'électrification fonctionnent très bien.

 

La communauté de commune de Morlaix vient de se doter d'un service technique important en embauchant un ingénieur et des techniciens qui lui permettent potentiellement de se passer d'études coûteuses réalisées par des cabinets privés pour les travaux.

Mais ce service technique a besoin de compétences complémentaires en ce qui concernent les fibres optiques et l'électrification, qui ne renvoient pas à ses qualifications premières. Il y a tout à gagner pour le service des habitants de la région de Morlaix à ce que, plutôt que le syndicat départemental d'électrification départementalise tout à Quimper ou à Landivisiau, le syndicat mixte d'électrification, qui compte depuis l'an passé un salarié en plus (mais c'est encore insuffisant pour répondre à la demande), reste au contact des services techniques communautaires. Avec l'arrivée de la fibre optique, c'est même deux salariés supplémentaires qui pourraient s'installer à Morlaix si on fait échec à ce projet de centralisation.  

 

 

 

 

 

 

 

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 06:49

 

Le vote FRONT DE GAUCHE

pour créer les conditions d’un véritable changement

 

A l’élection présidentielle les Français ont condamné Nicolas Sarkozy et sa néfaste politique en même temps que tous les mauvais coups qu’il préparait.

 

L’écart entre les deux candidats au second tour montre d’une façon indubitable que les 4 millions de voix du Front de Gauche ont joué un rôle capital dans la défaite de la droite.

 

En même temps, compte tenu de l’enjeu, il est évident que nombre d’électeurs de François Hollande ont voté davantage pour battre Sarkozy que par adhésion à son programme et ses propositions.

 

Cela n’empêche pas le Parti Socialiste de viser la majorité absolue à l’Assemblée nationale…et le carton plein dans les 8 circonscriptions du Finistère, en contradiction avec la réalité politique exprimée par notre peuple. Jamais la nécessité démocratique de l’instauration de la proportionnelle n’a été aussi aveuglante.

 

En éjectant Sarkozy, les Français ont aussi émis l’exigence d’une politique radicalement différente qui leur permette concrètement de vivre mieux grâce à une autre répartition des richesses et à un développement de la démocratie de la Cité à la tête de l’Etat en passant par les entreprises

 

A l’évidence le programme de François Hollande n’a ni cette ambition, ni cette volonté.

 

Pour qu’au changement de gouvernement succède un changement réel de politique il importe donc que le PS et ses satellites ou ses obligés n’aient pas la majorité absolue à l’assemblée nationale.

 

Outre la nécessité de battre partout le Front National, on voit bien que la mise en œuvre d’une politique radicalement différente exige l’instauration d’un nouveau rapport de forces à gauche.

 

Et cela suppose nécessairement un renforcement du poids du Front de Gauche que les électeurs ont placé en deuxième position de la gauche. Ce renforcement passe évidemment par l’élection d’un nombre maximum de députés qui seront porteurs de propositions répondant aux besoins et aux exigences de la population et qui seront garants du respect de ses intérêts par le pouvoir.

 

Mais le rapport de forces se nourrira aussi du nombre de voix nouvelles qui, dans toutes les circonscriptions, se porteront sur le Front de Gauche. Quel que soit le pronostic de résultat, il n’y a donc aucun vote inutile…au contraire.

 

Le maximum de votes pour les candidats du Front de Gauche associés au développement des mouvements populaires, voilà la clef d’un véritable changement.

 

Alain DAVID

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 06:20
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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 07:24

 

 

                        François Longérinas

(membre de la direction nationale du Parti de Gauche, ancien élu vert de Paris ayant rejoint le Front de Gauche avec Martine Billard) 

 

francois-Longerinas.jpg

 

 

animera une réunion publique cantonale - assemblée citoyenne

 

sur l'écologie et les perspectives actuelles pour la gauche de transformation sociale

 

 

dans le cadre de la campagne législative du Front de Gauche

en présence de Ismaël Dupont et Marie Huon

candidats dans la circonscription de Morlaix,

 

 

A Lanmeur, salle Steredenn

 

le jeudi 31 MAI à 20H

 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 06:09

Cette semaine, Marc Laneley, PDG de Brit Air depuis 2002, a démissionné de son poste pour devenir responsable de la réorganisation des compagnies régionales d'Air France.

Air-France KLM, compagnie franco-néerlandaise detenue encore à 15,9% par l'Etat français veut en effet économiser 2 milliards d'euros d'ici la fin 2012 et parvenir à une réduction de 20% des coûts dont elle a la maîtrise. Selon l'agence Reuters (24 mai), ce plan d'économie passerait par un plan de départ à la retraite (2400 départs "naturels" à la retraite non remplacés pour les 3 ans à venir) et par un plan de "départ volontaire" pouvant concerner 2500 salariés. La fusion et la restructuration des filiales régionales ( Brit Air, Airlinair et Régional) est aussi à l'ordre du jour: elles pourraient constituer un groupe plus autonome par rapport à Air France dans le capital duquel rentreraient d'autres investisseurs et qui "louerait" ses avions et ses 3500 salariés en tant que sous-traitant à Air France. L'investissement dans le matériel et les emplois sur ces filiales sera moindre que l'investissement dans la compagnie low-cost que Air France KLM chercherait à développer. La carte des vols pourrait être revue et des aéroports délaissés, tel celui de Morlaix, à la faveur de regroupements régionaux visant à faire des économies sur les effectifs et les équipements.

Cette perspective est extrêmement inquiétante pour les salariés de Brit Air et toute la région de Morlaix où les collectivités ont beaucoup investi pour le développement de l'aéronautique, une filière qui apporte de l'emploi qualifié et des recettes fiscales au pays de Morlaix, tout en constituant une de ses vitrines économiques.  

Pourtant avec ses 400 salariés à Morlaix, son chiffre d'affaire de 363 Millions d'Euros, et son résultat net de 16,4 millions d'Euros, Brit Air n'est pas déficitaire, loin de là. Les responsables politiques doivent se mobiliser pour défendre l'implantation de la filiale à Morlaix et la conservation de l'emploi, pour que les salariés ne fassent pas les frais des logiques de rentabilité financière que cherchent à faire prévaloir les actionnaires d'Air France-KLM.

 

I.D      

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 06:40

J'ai participé cette semaine à un débat télé sur la chaîne régionale dépendant du Télégramme avec Marylise Lebranchu, Agnès le Brun, Dominique Guizien (EELV) et le suppléant du Modem.
La réprésentante de l'UMP et celle du PS ont eu 8 mn de temps de parole, moi et les deux autres environ 4 mn.
Si vous voulez voir l'émission, elle est diffusée:

- le mercredi 30/5 à 7h30
- le jeudi 31 à 22h30
- le vendredi 1er juin à 11h45
- le lundi 4 juin à 9h30
- le mardi 5 juin à 19h15
- le mercredi 6 juin à 15h45
- le vendredi 8 juin à 01h30.

Ismaël Dupont.

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 17:27

Pour construire la paix, quittons l’Otan ! 

"Au sommet de Chicago, François Hollande a déjà bricolé le changement. Première sortie, première soumission. Le Président de la République a approuvé l'installation du bouclier antimissiles en Europe au bénéfice de l'industrie d'armement US et de l'Otan ! L'Otan n'est rien d'autre que le « bras armé des Etats-Unis et de leur stratégie de domination politique, économique et financière du monde ». Les pressions américaines se sont exercées sur leurs alliés au nom d'une "défense intelligente". L'objectif était d'imposer le "partage de l’effort financier" destiné à moderniser l’arsenal « Otanien » en Europe. En ces temps de "crise de la dette", ce projet est ruineux pour les budgets nationaux. Il constitue une source de nouvelles tensions sur notre continent et un encouragement à la prolifération des "armes nucléaires". Si les pacifistes se réjouissent de l’annonce du retrait des forces combattantes françaises de l’Afghanistan d’ici la fin de l’année, ils s'inquiètent à juste raison de la présence militaire étrangère envisagée dans ce pays... jusqu'à l'horizon 2024 ! La militarisation systématique des relations internationales est intolérable. Il appartient aux seules "Nations Unies" de s’attaquer aux vraies causes des guerres. Les injustices, les inégalités, les dénis de démocratie à l'oeuvre dans le monde ne peuvent être qu'aggravés par la militarisation des relations internationales. Les pacifistes demandent au chef de l’Etat et au gouvernement Ayrault-Duflot de retirer la France du commandement intégré de l’OTAN. Selon le "droit international", l'Otan est illégitime. Illégale, cette organisation militaire n’a pas de raison d’être. Pour retrouver sa pleine souveraineté et sa liberté d'action, la France doit se libérer de la tutelle américaine. "
Louis Aminot. Fait à Brest le 23 mai 2012.  
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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 08:00

claude-Chabrol.jpg

 

C'est à la fête de l'Huma, par un beau dimanche matin en septembre 2010, que nous apprenions, devant le plateau de l'émission de Stéphane Paoli sur France Inter, 3 D, que Claude Chabrol, auteur prolifique d'une soixantaine de longs métrages, avait cassé sa pipe. Cinquante deux ans plus tôt, en 1958, Chabrol était présent à la Fête pour réaliser un reportage photographique sur la Fête de l'Humanité, qui était publié en dernière page du journal.

Claude Chabrol est un enfant de la moyenne bourgeoisie catholique, fils d'un pharmacien parisien qui fut résistant de la première heure pendant l'occupation et protégea son enfant en l'envoyant commencer ses années de collège dans un petit village de la Creuse. Après avoir été un élève brillant en classe de philosophie au lycée Montaigne de Paris, Claude Chabrol pensa surtout à s'amuser en fac de droit, où il fut un compagnon de facétie de Jean-Marie Le Pen pendant trois ans, avant de se mettre à la critique cinématographique et à la mise en scène à la fin des années 1950. Chabrol fut à deux doigts d'adhérer au Parti communiste aux premières heures de la Cinquième République. Dans Un jardin bien à moi, le très beau livre d'entretiens qu'il signait en 1999 avec François Guérif, Claude Chabrol disait à sa manière sceptique et désinvolte: « (en 1958), je trouvais que les communistes étaient ceux qui avaient l'analyse la plus juste. J'étais d'accord sur le diagnostic, beaucoup moins sur la prescription... J'avais envie de m'inscrire au Parti communiste, ne serait-ce que pour essayer de leur expliquer l'absurdité du remède, ce qui était d'une naïveté absolument magnifique. Je me sentais plus ou moins comme un compagnon de route, qui voulait se rapprocher ».

Pourtant, les rapports de la gauche intellectuelle avec l'œuvre cinématographique de Claude Chabrol ont été longtemps très réservés, basés sur des procès d'intention et des malentendus: le sens de la farce et de la distance ironique de Claude Chabrol n'y est peut-être pas pour rien. Dans son deuxième film, Les Cousins (1949), Chabrol filme un petit groupe de jeunes cons débauchés contents d'eux, membres d'une Corpo de droit à Paris. On reproche à son film de trop sympathiser avec la bêtise de ses personnages, jusqu'à taxer Chabrol de dérive fasciste (Michèle Firk écrivait dans Positif: « Chabrol décrit avec tendresse un monde qu'il a l'air de bien connaître; Jeune nation, nazisme... » ). Dans ses films, basés sur une observation aigüe neutralisant les affects, Chabrol montre avec la méchanceté et l'acuité critique d'un moraliste du XVIIème siècle le mal, la bêtise, la mesquinerie de l'homme et du monde social dans lequel il évolue. Ce qui fait qu'on peut avoir des doutes sur ses intentions et même croire qu'il témoigne d'une certaine complaisance vis à vis des saletés qu'il donne à voir, c'est qu'il souligne rarement la leçon morale de ses drames, se plaisant au contraire à rendre les victimes amorales ou antipathiques et les salauds presque sympathiques parce qu'ils sont tragiquement seuls contre tous ou parce ce qu'ils sont étonnamment bon vivants et moins ternes que leur entourage. On peut penser ici au médecin (Michel Duchaussoy) de Que la bête meure (1969) qui cherche à se venger de la mort de son fils tué dans un bourg de Cornouaille par un chauffard sans scrupule (Jean Yanne) et qui devient obsédé par une haine froide au point de rendre le salaud de beuf riche - patron garagiste-  qu'il traque plus humain et sympathique, dans sa connerie satisfaite d'elle-même et sa verve gouailleuse, que son ennemi qui instrumentalise la haine du fils du garangiste pour son père pour arriver à ses fins.

Contrairement à d'autres compagnons des Cahiers du Cinéma et de la Nouvelle Vague, tels que Godard, Rohmer, Truffaut, Chabrol refuse les charmes faciles du lyrisme et du romantisme qui déréalisent le monde social pour porter au pinacle l'individualité rebelle et l'amour-passion extrême. Il préfère explorer la complexité de l'âme humaine, faite de noirceur, de candeur, d'égoïsme sans borne et de soif d'absolu inassouvi, en allant au cœur de faits divers (réels ou d'emprunt littéraire) révélateurs des contradictions sociales dans lesquelles elle donne toute la mesure de ses possibles. Comme Balzac, Flaubert ou Simenon, il fabrique de la prose réaliste et tragi-comique avec le trivial des passions dévorantes et des bassesses de l'homme moyen, dans des milieux sociaux divers (bourgs ruraux, petite et grande bourgeoisie, monde des employés...). Il le caractérise à merveille sans jamais réduire les personnages à leurs statuts sociaux et leur enlever leur dimension d'universalité et d'opacité (qui fait que leurs actes semblent toujours l'effet d'un libre-arbitre se manifestant dans la gratuité d'un geste spontané et imprévisible, et ne sont pas produits simplement par des déterminismes psychologiques ou sociologiques évidents), ni les salir ou les grandir à l'excès. Ces personnages peuvent donc nous perturber et nous déranger parce que nous pouvons reconnaître en eux une partie (réelle ou potentielle) de nous-mêmes. « La rigueur de Chabrol, écrit Thierry Jousse dans Les Cahiers du cinéma en octobre 2010, c'est de regarder ses personnages avec une certaine distance sans pour autant s'extraire de leurs tourments existentiels, de leur contradictions profondes, le tout sans enseignement moral ou condamnation superflue ».

Sans être à proprement parler des films engagés ou sociaux, les films de Chabrol manifestent comment les individus peuvent venir à sombrer dans le crime ou le comportement le plus amoral en revendiquant une forme de reconquête de leur liberté, dans une société corsetée par des conventions bourgeoises souvent hypocrites et hostiles à l'épanouissement individuel, particulièrement celui des femmes. On pense ici à l'institutrice du Boucher, jouée par Stephane Audran, qui par amour va jusqu'au bout protéger le sensible, vulnérable et mystérieux ex-soldat de la guerre d'Indochine (Jean Yanne, magnifique dans ce film) arrivé peu avant au village, dont elle est tombée amoureuse, un peu sans doute par désir inconscient de protection maternelle, et qu'elle a découvert progressivement, après avoir tout fait pour se voiler la face, être l'assassin récidiviste de jeunes enfants qui terrorise ce village paisible mais inquiétant de Dordogne.

On pense aussi aux criminels amants des Noces rouges (Michel Piccoli et Stephane Audran), film inspiré du fait divers des « amants diaboliques de Bourganeuf » dans la Creuse, qui apparaissent curieusement anachroniques, vivants et sympathiques par rapport à la société petite-bourgeoise pompidolienne rassie et triste incarnée par leurs conjoints respectifs, la maladive et dépressive bigote que Michel Piccoli, son mari, finit par empoisonner, et le conseiller général véreux, ambitieux, sans orgueil et sens de l'honneur, qui consent à tolérer l'adultère de sa femme, Stephane Audran, et de son premier adjoint à condition que ce dernier l'autorise à effectuer une opération frauduleuse d'enrichissement personnel en vendant ses terrains pour la construction de nouveaux lotissements dans la commune. Cet éclairage sur la prévarication et l'affairisme en politique sera aussi renforcé plus tard par le film inspiré de l'affaire Elf avec des personnages construits à partir d'Eva Joly, Le Floch Prigent, et Roland Dumas. Dans Les noces rouges, la haine de Stephane Audran pour son mari qui la conduira à le tuer avec son amant naîtra de l'abjection de ce marché sacrifiant tout affect (l'amour, la jalousie, la volonté de vengeance) à l'argent. A la sortie du film, Chabrol avait déclaré, bravache: « je déteste les bourgeois, mais j'en suis un alors je me venge. Je veux rendre les bourgeois malades, leur donner mal au cœur ».

Dans La femme infidèle (1969), on est confronté à une dialectique semblable entre sentiments et intérêt, et ce qui en ressort est le triomphe de l'attachement à la sécurité bourgeoise avec son vernis rassurant qui cache les plus grandes folies: la délicieuse femme de Chabrol à la ville à l'époque, Stephane Audran, joue, là encore, le rôle de la femme infidèle de Michel Bouquet (dont la prestation dans ce film est d'une qualité incroyable), chef d'entreprise nerveux et surmené que l'on nous présente comme un intrus dans sa propre famille, troublant par son esprit de sérieux sinistre la relation de camaraderie joyeuse entre sa femme et son fils. A la fin du film, en retrouve une forme de pitié et de sympathie pour ce bourgeois qui a tué froidement l'amant de sa femme après s'être entretenu avec lui là où cette femme, parfaitement maîtresse d'elle-même et fort peu passionnée, choisit, pour ne pas compromettre les intérêts de sa tranquillité, de faire comme si elle ne savait pas que son mari était responsable de la mort de son amant.

Dans Merci pour le chocolat, la situation est symétrique: c'est le mari, le pianiste virtuose joué par Jacques Dutronc, qui choisit délibérément par faiblesse, désir de tranquillité, ou amour, de faire comme si sa nouvelle femme, Isabelle Huppert, n'avait pas, quinze ans plus tôt environ, prémédité la mort de son amie et rivale auprès du pianiste en la faisant avaler à la dérobée un somnifère qui a provoqué son endormissement au volant et son accident de voiture. Les héroïnes de Chabrol sont souvent criminelles ou bourreaux de leurs maris parce qu'elles sont « organiques en quelque sorte, au plus près de leurs pulsions vitales, comme débarrassées, pour le meilleur et pour le pire, d'une certaine culpabilité, et en même temps atteintes d'une forme de bovarysme qui les perdra » (Thierry Jousse). Par bovarysme, entendons, le mépris de la trivialité du quotidien et le rêve irréaliste d'une vie de roman et de faste qui rend incapable de supporter les contraintes de son état.

Même opposition entre l'individualisme radical, la volonté de mordre la vie et les valeurs gardiennes de d'ordre social bourgeois dans le plus beau des trois films de Chabrol sur la période de Vichy, Une affaire de femmes, avec une Isabelle Huppert magnifique dans le rôle de la femme du peuple ennemie de la routine, des contraintes du foyer, rêvant de grande vie, qui désespère de voir revenir son mari de captivité et d'avoir à supporter sa présence soupçonneuse et accusatrice. Pour échapper à sa pauvreté sordide si contraire à ses espérances, elle gagne de l'argent, toujours plus d'argent, en pratiquant des avortements clandestins et en sous-louant son appartement à des prostituées, en couchant avec un jeune flambeur collabo, avant d'être dénoncée par son mari humilié et condamnée à mort par un procureur de Vichy qui entend faire un exemple pour bien asseoir dans le sang l'Ordre Moral des cabotins de l'extrême-droite française. Dans « Une affaire de femmes », il n'y a comme le dit François Guérif, ni coupable, ni innocent (la jeune femme n'a aucune conscience morale mais elle agit selon des impulsions qui révèlent sa santé, son goût de la fête, du plaisir, son refus de la médiocrité et de la résignation à la frustration: se faisant, elle sacrifie à son bonheur à peine découvert ses enfants, son mari, l'honnêteté: mais en face, il y a des gens qui ne vivent pas et qui jugent, des gens que la haine et le ressentiment font agir), sinon le « régime immonde » de Vichy: « Le seul coupable est ce régime immonde, que des gens essaient encore de défendre. Que l'on puisse encore plaider pour Vichy, ce goût de la médiocrité et de la merde chez certaines gens, ça me fascine... Travail:je veux bien croire que Pétain ait travaillé dans sa jeunesse, mais il se reposait sur ses lauriers depuis un bout de temps. Famille: excusez-moi, Maréchal, mais vous n'en aviez pas; vous avez profité de l'époque pour épouser une divorcée et, à ma connaissance, vous n'avez jamais eu d'enfant. Patrie: elle était aux ordres d'un pays étranger. Tout cela était tellement immonde. Et tout ce qui est ordre moral, imposé d'en haut, me débecte » (Chabrol, Un jardin bien à moi).

Qu'elles soient victimes de bourgeois libidineux et pervers (La Fille coupée en deux, tourné il y a cinq ans où une jeune et jolie présentatrice de télé contractuelle- Ludivine Sagnier- se fait corrompre par un vieux beau libertin, écrivain à succès – François Berléand- qui abîme son innocence en la conduisant à des soirées échangistes avant de se faire assassiner par le jeune homme de bonne famille dégénéré que son amante éconduite consent à épouser par dépit, Benoît Magimel), assassins de bourgeois branchés, satisfaits d'eux-mêmes et condescendants dans leur bienveillance outrée (La cérémonie, le thriller tourné dans la région de Saint-Malo avec Isabelle Huppert, la postière psychopathe, et Sandrine Bonnaire, la femme de ménage à la limite de l'autisme...), en butte au machisme, à l'indélicatesse, et à la violence des hommes (Les Bonnes femmes: quatre jeunes et jolies employées d'une quincaillerie parisienne qui s'ennuient à mourir au travail et cherchent à trouver leur part de rêve dans des sorties collectives, la nuit, jusqu'à ce que l'une d'entre elles tombe par malchance amoureuse d'un romantique serial-killer...), les femmes du peuple chez Chabrol sont les personnages privilégiés pour évoquer, sinon la lutte des classes, comme Chabrol avait prétendu le faire dans La Cérémonie (qu'il avait qualifié de film « marxiste » dans sa tournée promotionnelle), du moins la violence des rapports de domination symbolique créés par les inégalités sociales et une société qui reste une société de castes.

L'idée d'une victime de l'arrogance et de la vulgarité bourgeoise qui se retourne contre les membres les mieux connus de la caste qui l'humilie se retrouvait déjà dans le premier grand film de Chabrol avec Isabelle Huppert, Violette Nozière, où Violette est la fille naturelle d'un homme politique important qu'elle fait chanter. Chabrol a le don pour construire des personnages de bourgeois salauds, froids et cyniques exploitant la simplicité des autres: on pense notamment au personnage inspiré par le présentateur de télévision Jacques Martin (tel qu'il aurait été s'il avait été un sordide escroc) joué par Philippe Noiret dans le très grinçant les Masques (1987), qui sous couvert de prévenance et de sentiments paternels cherche à escroquer sa nièce dont il a pris la garde à la mort de ses parents. La soif de l'or, l'intérêt sordide, sont souvent l'origine du mal qui peut passer par l'instrumentalisation des autres et l'imposture, l'escroquerie et le meurtre. « Le fric, disait Chabrol a François Guérif, a toujours eu une importance considérable dans notre univers. Je ne vomis pas le fric, il vaut mieux en avoir que ne pas en avoir. Ce que je vomis, c'est vivre pour le fric. C'est la sacralisation du fric, la monopolisation de la société. Et depuis qu'elle joue au Monopoly à longueur de temps, la société file le plus mauvais des cotons ».

Il y autre chose chez Chabrol qu'une simple autopsie ou critique satirique des mœurs de la bourgeoisie, de ses rituels, de ses interdits et de ses codes- un don pour le grotesque et l'humour noir, un formidable talent de mise en scène et de direction d'acteurs, des interrogations morales et métaphysiques sur le mal et la cruauté, la liberté, la place du hasard dans le destin, l'aspiration à l'absolu, la dépendance et l'allergie à l'autre – mais force est de constater que sa vision du social et du politique a été loin d'être inoffensive pour la domination bourgeoise dont le réalisateur a révélé les jeux pervers dans l'arrière-cuisine.

 

Ismaël Dupont.

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 06:10
J'ai participé en tant que candidat du Front de Gauche aux législatives dans le Finistère à un débat à la radio finistérienne RCF Rivages sur la thématique Energie (centrale, environnement, transports, logement) - un des 4 débats organisés par la radio - avec Jacques Le Guen, député UMP sortant de Landerneau-Landivisiau, et Martine Petit, candidate EELV à Quimper.
J'y ai défendu les propositions du programme "L'Humain d'abord" sur la planification écologique dans toutes ses dimensions.
Les animateurs du débat étaient Marion Watras, de RCF Rivages, et Edouard Daniel, du magazine Brest Mag.
 
Le débat a eu lieu en direct de 18h à 19h le mardi 15 mai.
 
Pour écouter le débat: sur internet www.rcf.fr/radio/rcf29
Morlaix: 96.7 FM, Brest: 89 FM, Quimper: 92.6 FM, Carhaix: 105.2 FM
Ismaël Dupont.
Vous pouvez réécouter le débat de ce mardi à cette adresse : http://www.rcf.fr/radio/rcf29/emission/381861/381862
L'émission sera également rediffusée sur l'antenne de RCF Rivages, samedi 19, à 11h.

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