Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 19:07

Au risque d'être qualifié de sectaire ou d'excessif, nous avions prévenu il y a quelques mois comme d'autres: Hollande, ce sera un concentré de Jacques Delors, Romano Prodi et Gérard Schröder...

Nous ne sommes donc pas surpris outre mesure de la tournure que prennent les premiers mois de pouvoir des socialistes, mais nous sommes en colère, très en colère ! Comme d'autres, nous voulions un mieux en votant pour Hollande au second tour afin de tourner la sinistre page Sarkozy. En bien des domaines, ce mieux, nous l'attendons toujours.  

La souffrance sociale et les inégalités ne cessent de croître en France. Mais l'urgence, n'en doutons pas, est de réduire les déficits à coup de saignées sociales afin de recevoir des certificats de bonne gestion de la part du MEDEF (10 ministres socialistes à son congrès, paraît-il...!), des marchés et de l'état-major ultra-libéral et réactionnaire qui gouverne l'Union Européenne, de Merkel à Barroso, en passant par Van Rompoy.

L'Insee rappelle pourtant dans une publication récente que le pouvoir d'achat stagne ou baisse dans toutes les catégories de la population, sauf chez les 10% les plus riches. Le niveau de vie médian des Français a reculé de 0,5% en 2010. 8, 6 millions de français vivent en-dessous du seuil de pauvreté: 440.000 de plus entre 2009 et 2010. 20% des moins de 18 ans vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Combien de salariés pauvres et précaires, de Smicards, de retraités, ne parviennent plus à se nourrir correctement le 20 de chaque mois, retardent le paiement des factures, comptent chaque déplacement, chaque dépense, renoncent aux soins, à la culture, aux vacances.

Et que décide celui qui désignait pourtant il y a quelques mois la finance comme son principal adversaire et qui prétendait incarner la voie du changement. Tout simplement d'aggraver la rigueur "version Fillon".

Il est probable que l'équipe Sarkozy manquait de sérieux dans la gestion des affaires de la bourgeoisie. Il revenait à un habitué des "Dîners du Siècle" de rappeler que la Gauche, enfin ce qu'il reste de la sienne, s'était définitivement reconcilié, en dehors des campagnes électorales bien sûr, puisqu'il faut bien appâter le chaland, avec le capitalisme, la société de marché, les vertus de l'entreprise et de la flexibilité...  

On a donc augmenté le SMIC de 3 euros par mois. On gèle les retraites, les minima sociaux, les allocations chômage. On maintient l'honteux gel du barème de l'impôt sur le revenu voulu par Sarkozy et Fillon qui rend imposables cette année des centaines de milliers de Français aux revenus modestes qui étaient jusqu'ici exemptés d'impôts sur le revenu. On retire la demi-part fiscale supplémentaire attribuée aux veufs et veuves ayant élevé seuls(es) leurs enfants. On sabre dans les dépenses de services publics qui permettent la satisfaction des besoins sociaux de tous. On augmente les taxes indirectes sur le tabac jusqu'à des niveaux carrément indécents quand on sait que ce sont les plus pauvres et les plus angoissés par la crise qui fument le plus et en viennent à dépenser la moitié de leur argent de poche pour sacrifier à cette dépendance.  

On laisse s'affoler les prix de l'énergie, du carburant, sans diminuer la fiscalité indirecte, pourtant inéquitable, ni s'attaquer aux profits monstrueux des oligopoles de l'énergie.

Je ne sais pas si Hollande est comme Fillon "un économiste de cimetière", mais les besoins des Français ne sont assurément pas la priorité. Hollande dit être "en situation de combat" contre la crise mais pour l'instant, ceux qui prennent les coups, ce sont les Français appartenant aux couches moyennes et populaires.

Non seulement le gouvernement ne fait rien pour empêcher la multiplication des plans sociaux et des licenciements boursiers, non seulement il maintient les réformes constatées de ses précédesseurs de droite (LRU, gestion libérale des hôpitaux, déremboursements des médicaments, non remplacement des fonctionnaires partant à la retraite dans la plupart des ministères, libéralisation de la Poste, du rail et d'EDF)  mais il demande à tous les salariés de payer à la place des entreprises en projetant de satisfaire une vieille revendication du MEDEF, transférer le financement de la protection sociale de la cotisation sociale à la CSG. C'est le programme du CNR qu'on continue à détricotter pour faire plaisir à M. Kesler.

Les syndicats seront consultés parait-il, avant de mettre en avant des mesures de flexibilisation du droit social et des conditions des salariés, censées restaurer notre compétitivité, notre faible compétitivité devenant du même coup le plus grand enjeu politique avec la réduction des déficits, comme dans les discours du président et du candidat de Sarkozy. On leur demandera de prêter le flanc à un "compromis historique" scéllé entre le Capital et les représentants des travailleurs: la vieille antienne de l'alliance de classe... Mais s'ils ne parviennent pas à se mettre d'accord avec des patrons en position de force, c'est l'Etat, a dit Hollande le dimanche 9 septembre, qui prendra ses responsabilités. Et l'on entend à nouveau parler du "gagnant-gagnant" cher à Ségolène Royal. Dans le monde de bisounours de M. Hollande, il y a de la place pour les accords entre gens de bonne volonté aux intérêts convergents quand on y regarde de très près, non pour la conflictualité de classe et la défense politique des salariés contre une finance de plus en plus rapace et dominatrice.

Quant aux Français, ils paieront plus pour moins de protection sociale (le budget du Ministère de la Santé va encore être réduit, entre autres mauvaises nouvelles) et moins de services publics: 10 milliards d'impôts supplémentaires pour les ménages cette année, 10 milliards d'économies budgétaires dans les services publics.

A ce rythme là, s'il reste encore quelques droits à amputer et recettes fiscales nouvelles à dégotter dans un temps de récession créée par l'absence de relance par l'investissement public et la solidarité, on devrait remplir l'objectif de 90 milliards d'euros d'économies pour un retour à l'équilibre budgétaire en 2017 prévu par le Pacte Budgétaire européen... Mais à quel prix? Celui d'un appauvrissement prolongé du grand nombre.

Et les riches dans tout ça? La contribution exceptionnelle (et donc simplement provisoire) de 75% pour les plus hauts revenus touchera 2000 à 3000 personnes, et rapportera environ 200 000 millions d'euros. Si l'on compare avec les 20 milliards demandés à l'ensemble de la société, les grandes fortunes produiront 1% de l'effort et cela serait censé justifier le pain sec pour tout le monde.

Et encore, que Bernard Arnaud et consorts se rassurent - et la presse prétendument de gauche aussi, qui fait semblant de s'indigner sur leur attitude anti-patriotique de refus de l'impôt pde quelques huluberlus pour ne pas parler des conséquences sur le grand nombre de l'hyper-austérité prévue par Hollande-, ces beaux messieurs, comme ceux, plus nombreux, assujettis à un taux marginal de 45%, verront leurs revenus du capital et les intérêts financiers liés à leurs entreprises soustraits à l'effort de solidarité collective.

Pour couronner le tout, Hollande souhaite donner à la Cour des Comptes une fonction régulatrice plus affirmée dans la gestion de la chose publique et des services publics, alors qu'elle ne cesse depuis des années de plaider pour la Réforme libérale et qu'elle n'a aucune légitimité lui venant du Suffrage Universel. 

Il y a un autre domaine où Hollande se veut inflexible, c'est celui de la sécurité et de la question de l'expulsion des Roms, et le doux corrézien d'adoption dit soutenir pleinement le très sarkozyste Manuel Valls. Mais bien sûr, on expulsera, surveillera, interpellera "dans la dignité et le respect de la loi".  

Pas de pitié pour les gueux!     

 

Ismaël Dupont.     

Partager cet article
Repost0
10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 19:03

 

Tout en prenant acte de l'impatience des Français qui après 10 ans de droite au pouvoir attendent une action gouvernementale à la hauteur des urgences et attentes sociales, le président de la République a fait un discours de la méthode qui au risque de se répéter sera très vite inopérant.

L'agenda qui fixe à deux ans "le rythme du redressement du pays" avant d'envisager "la construction d'une société de solidarités" semble remettre à plus tard le changement annoncé et surtout oublie complètement le changement social qui est bien à l'ordre du jour.
 
Ainsi, alors que c'est aujourd'hui qu'il faut un moratoire sur les plans de licenciements boursiers, et que les salariés menacés doivent sentir que le pouvoir est dans leur camp, ceux de PSA apprennent qu'ils seront "accompagnés" par l'État dans les plans de reconversion.

Au surplus, son silence absolu sur le Traité européen soumis à ratification alors qu'il n'a pas été renégocié d'une virgule est très préoccupant. Les Français ont droit à ce débat, ils ont le droit de décider.

L'austérité des comptes publics n'est pas la solution, elle est le problème. Et ce sont bien des ressources nouvelles qu'il faut dégager, à commencer par récupérer celles accaparées par les marchés.

Le PCF et le Front de gauche sont disponibles pour un tournant politique, celui de la justice sociale et de la relance économique et écologique.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Partager cet article
Repost0
10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 18:39
L'Association France Palestine Solidarité reçoit à Brest le 26 septembre Salah Hamouri.
Ce jeune homme, étudiant franco-palestinien, vient de passer sept longues années dans les prisons israéliennes, condamné par un tribunal militaire pour de supposées intentions hostiles à l'encontre d'un rabbin d'extrême-droite. AUCUNE preuve n'a jamais été produite, malgré tous les efforts des militaires israéliens.
Les associations de défense des droits des Palestiniens, le PCF et le journal l'Humanité n'ont cessé d'alerter sur cette injustice et de réclamer sa libération quand la plupart des médias ne s'intéressait qu'à Gilad Shalit, le soldat retenu prisonnier et otage par le Hamas dans la bande de Gaza.  
Salah-Hamouri.jpg
 
Enfin libéré en décembre dernier, Salah Hamouri, à l'invitation de l'AFPS, fait une tournée en France, afin de témoigner.
Il sera dans la salle des conférences de la mairie de Brest le mercredi 26 septembre pour une soirée d'une grande importance politique et humaine, débutant à 18h pour la projection de films, de la restauration et se poursuivant à 20h par une conférence. Il s'agit de droits humains et de droit international, valeurs que nous défendons ensemble.



Partager cet article
Repost0
10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 17:40

Le secrétaire fédéral du PS 29 est prêt, annonce la presse du jour, à rempiler pour un nouveau mandat. C'est son droit le plus strict: nous lui souhaitons d'être utile et de savoir relayer et écouter les aspirations du peuple de gauche, dont cette lettre de notre très cher camarade Jean Dréan est témoin:

 

Monsieur Coatanéa,

Secrétaire national PS

Responsable PS Finistère.

J'ai adhéré à la CGT en 1953. En pleine grève d'août, les cheminots défendaient déjà le service public. Leur statut. En particulier leur système de protection sociale. Dans la foulée, j'ai adhéré au PCF. Ces deux engagements m'ont valu nombre de satisfactions mais aussi quelques déboires. Le plus significatif: un livret militaire signé Mitterrand garde des sceaux et Max Le Jeune ministre des Armées. J'avais fait le choix, à l'époque, de la "Paix en Algérie".

Quelques mises à pied à la SNCF, des retards à l'avancement ont émaillé mes 40 ans de serviceLa plus incongrue: rayé arbitrairement de l'ordre de la médaille d'or du travail pour faits de grève.

Aujourd'hui, à 80 ans, je ne peux que me rejouir de la victoire de la gauche. Là aussi sincèrement.

Le parti socialiste détient aujourd'hui absolument tous les leviers de tous les pouvoirs. Sauf celui du grand capital. La montée au créneau de la famille Peugeot pour rejeter un autre choix de société en est l'illustration.

Une actualité à risques.

Pour les faire capituler, vous avez plus que jamais besoin de l'appui de toutes les forces de gauche. Egalement du mouvement social. Il commence à s'agiter. Ne le décevez pas. Il faut répondre à ses attentes.

En Bretagne, dans le Finistère, le PS fait une poussée remarquée, remarquable. Plusieurs de ses membres ont accédé à des postes de grande responsabilité. Ministres du pays. Vous avez donc les moyens, tous les moyens pour faire lever les vents de l'espoir, de la confiance. Vous même accédez à un poste décisif et d'influence: secrétaire national en charge des questions de société: immense chantier.

Incidemment, je me suis porté sur la chaîne Public Sénat qui tenait débat sur la mémoire ouvrière. Avec une insistance particulière sur la contribution à un monde issu de la Résistance. Avec une conclusion surprenante mais heureuse du présentateur: un monde qui savait se faire respecter. Il y aurait énormément de leçon à tirer de ce passé: donc félicitations d'un très modeste acteur de ce passé. 

Donc questions de société. Vous n'êtes pas sans avoir été informé de mes préoccupations obsessionnelles: la civilisation de la personne âgée en Finistère. La presse n'a pas été avare de multiples alertes en maintes occasions. Les personnels en charge ont sombré un sombre tableau de leur vécu. Mesurez-vous même la plus significative: "on a peur que la souffrance humaine s'envenime des deux côtés ... et que les personnels en viennent à des extrêmités dramatiques...

Vous ne pouvez plus prétendre à la panne de la dépendance. Vous avez tous les pouvoirs pour mettre en chantier "des solutions pour une réforme juste et responsable". Soumettez sans attendre le projet de loi cadre "sur l'adaptation de la société au vieillissement de la population" suggéré par Mme Lebranchu ministre dans sa profession de foi. En première étape et dans l'urgence pour redonner courage et espoir à une large majorité des finistériens. 

Apportez un démenti aux propos du préfet à Lanmeur: "des choix douloureux à faire"... 

Abrogez la décision administrative amputant GIR 4 de 26h à 18h. 

Redonnez de la confiance, de l'espoir aux vieux qui se sentent abandonnés. Redonnez de l'espoir, de la confiance à tous les personnels en charge du bien-être des vieux. 

Revenez aux fondamentaux du CNR: le Social à la française. L'humain d'abord. 

Félicitations sincères. Bon courage. 

Bien à vous. 

Jean Dréan.      

  

Partager cet article
Repost0
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 17:13

Ce matin, avec une douzaine de militants du PCF et du Front de Gauche, nous avons pu rencontrer des centaines d'habitants de la région de Morlaix pour leur expliquer la nocivité du Pacte Budgétaire européen et la nécessité démocratique d'organiser un référendum avant sa ratification.

 

En trois matinées de signatures de pétitions sur le marché de Morlaix, nous avons recueilli plus de 200 engagements pour la pétition de l'Humanité exigeant un référendum sur le TSCG.

 

Nous ne nous arrêterons pas là... 

 

Le lundi 17 septembre est prévue (salle Gallouedec à Saint Martin des Champs, 20h) une réunion publique d'information et de débat sur le pacte budgétaire et ses conséquences avec la participation attendue du Front de Gauche, d'Attac, de la FSU, et de EELV. D'autres syndicats et associations et partis politiques contactés pourraient encore, après consultation interne, décider de se joindre à cette réunion-débat pour alerter les citoyens. 

 

Pour la manif unitaire du dimanche 30 septembre à Paris décidée à l'initiative du Front de Gauche notamment, deux cars devraient partir du Finistère, et l'un d'entre eux devrait passer à Morlaix. 

Les personnes intéressées par ce déplacement qui veulent réserver une place dans le car peuvent prendre contact à l'adresse mel ci-jointe: frontdegauchemorlaix@gmail.com

 

Il est probable que nous organiserons aussi des actions unitaires sur Morlaix même, en dehors des opérations de signature de pétitions et de tractage contre le pacte budgétaire et l'austérité sur les marchés de la région. 

 

Une demande de rencontre avec Gwenegan Bui et Jean-Luc Fichet sera faite par la section PCF de Morlaix pour qu'ils ne ratifient pas ce texte.  

 

La campagne doit encore prendre de l'ampleur pour montrer aux socialistes, à la droite, aux centristes et aux quelques parlementaires écologistes qui s'apprêtent à voter le texte en bons soldats du néo-libéralisme et du capitalisme financier, que les Français prennent conscience des potions amères qu'on leur prépare et sauront se souvenir, du moins l'espère t-on, des choix à l'origine de la formidable régression démocratique et sociale que nous prépare le TSCG, un déni de démocratie de plus après la ratification du Traité de Lisbonne suite au Non français de 2005 adressé au TCE.

 

Nous ne lâcherons rien!

 

Ce sont les acquis démocratiques et sociaux de la Révolution Française, de la Résistance, de mai 68 et de tant de luttes politiques et ouvrières qui sont aujourd'hui en passe d'être enterrés par des "élites" qui ne pensent qu'à fortifier un système oligarchique et capitaliste qui craque de partout.   

 

Rien ne sera sauvé néanmoins si les citoyens restent résignés ou distants vis à vis de la vie publique. On les comprend. Ils sont accablés par les difficultés matérielles du quotidien, inquiets, désorientés, désinformés. Mais l'intelligence de l'homme du commun doit se reveiller pour faire pièce au cynisme et à la lâcheté de nos dirigeants. 

  

Prenez le pouvoir! Révoltez-vous!  

 

Pour votre information, voici l'appel à la mobilisation contre le TSCG qu'ont signé plusieurs organisations qui pousseront à manifester le 30 septembre.    

 

 

Appel à mobilisation unitaire contre le Pacte budgétaire

 La ratification du Pacte budgétaire par la France début octobre serait un évènement grave. Elle imposerait durablement une politique d'austérité.

 Nous, organisations associatives, syndicales et politiques, avons décidé de mener ensemble une vaste campagne d'éducation populaire et de mobilisation citoyenne, avec en particulier une grande manifestation unitaire le 30 septembre à Paris  

L'intervention des citoyens dans le débat démocratique doit convaincre les parlementaires particulièrement celles et ceux qui ont été élus sur la promesse d'une renégociation de ce Pacte budgétaire de refuser sa ratification et de permettre ainsi la réouverture du débat en Europe.

L'appel ci-joint est ouvert en permanence à la signature de toutes les organisations qui souhaitent contribuer à ces objectifs.

Premiers signataires de l'appel :
Aitec-IPAM, AC !, ANECR, Attac, CADTM, Cedetim-IPAM, CDDSP, CNDF, Les Économistes Atterrés, Fondation Copernic, Front de Gauche (Fase, C&A, Gauche anticapitaliste, Gauche unitaire, PCF, PCOF, Parti de Gauche, République & Socialisme), Marches Européennes, NPA, Résistance Sociale, Solidaires, Sud, BPCE.

 

Partager cet article
Repost0
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 06:47

 

Morlaix, le 06.09.2012

Lettre ouverte à Gwenegan Bui et Jean-Luc Fichet

Sur le traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG)

 

NE BAFOUEZ PAS LA SOUVERAINETE DU PEUPLE FRANCAIS

 

Monsieur le Député, Monsieur le Sénateur,

 

Au mois d’octobre vous allez être appelés à vous prononcer sur la ratification du Traité pour la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG)

 

On se souvient que, lors de la campagne présidentielle, le candidat François Hollande avait promis de conditionner la ratification de ce traité à une renégociation aboutissant à de sérieuses modifications. Il a donc été élu aussi sur la base de cette promesse comme tous les députés de sa majorité.

 

Or le traité soumis à votre vote n’a subi aucune modification. C’est, au mot et à la virgule prés, exactement le même concocté par Merkel et Sarkozy. Qu’il ait été, dans les discussions, accompagné d’un pacte de croissance non pérenne et non imposable ne change rien à l’affaire. Les 120 milliards d’euros dont ce pacte est « doté » sont d’ailleurs pour plus de la moitié le fait de redéploiements de crédits déjà prévus. Ce qui fait dire à la droite qu’il « était déjà dans les tuyaux pour l’essentiel ».

 

Au-delà de l’habillage par les formules administratives qui conviennent son objectif est clair : «  une institution non élue, la Commission Européenne, va contrôler à priori le budget des états pour imposer l’austérité partout. Avec des sanctions automatiques pour les gouvernements et les parlements qui ne se soumettraient pas à ses diktats. En faisant appel, si besoin est, à la justice pour les ramener dans le droit chemin (seule une majorité qualifiée de 2/3 des états pouvant s’opposer à ces sanctions).

 

Vous comprendrez aisément que l’instauration de l’austérité sur tout le continent (une véritable camisole de force) aurait des conséquences catastrophiques sur l’économie européenne et sur la vie de ses peuples. On en voit d’ailleurs les résultats en Grèce et en Espagne pour ne citer que ces exemples.

 

Il est évident que, dans une démocratie, un tel choix ne peut se faire sans l’accord du peuple. C’est d’ailleurs ce que Jean-Marc Ayrault, alors président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, déclarait en 2008 dans une motion où il présentait comme « une exigence démocratique » l’organisation d’un référendum sur le traité de Lisbonne.

 

On sait que Sarkozy, échaudé par la victoire du NON au traité constitutionnel européen de 2005, n’y consentit pas privant ainsi le peuple du droit à la parole et commettant un vrai déni de démocratie. Mais cela ne fut possible que grâce à l’abstention ou au vote positif d’un certain nombre de parlementaires de votre sensibilité politique.

 

Le TSCG va encore plus loin dans la soumission aux intérêts du capitalisme financier. Il instaure définitivement une véritable mise sous tutelle des états et des peuples. En enlevant aux gouvernements et aux parlements la maîtrise de leurs budgets ce traité jette à bas ce qui, depuis la révolution française et la déclaration des droits de l’homme, constitue un des fondements de la démocratie dans notre pays. Dans ces conditions le peuple ne peut pas se voir priver de la possibilité de s’exprimer. C’est d’ailleurs ce que réclament, dans un sondage récent, 72 % de la population dont 66 % des électeurs de votre sensibilité politique.

 

Dans la vie politique il y a des moments où le respect des valeurs fondamentales doit prévaloir sur tout le reste y compris les demandes du Président de la République et du gouvernement ou les injonctions des présidents de groupe. Vous détenez votre légitimité de l’élection et donc de la souveraineté populaire, ne permettez pas qu’elle soit à nouveau bafouée. Les Français ont le droit de savoir, de débattre et de décider.

 

L’avenir de l’Europe, son développement économique, le bonheur de ses peuples exigent une toute autre politique que celle qui montre partout sa nocivité. Partout les économistes de plus en plus nombreux, les peuples qui n’en peuvent plus, les forces politiques et syndicales, associatives, culturelles… se rassemblent pour dire « ça suffit, il faut changer de cap »

 

Les peuples d’Europe nous observent. Ils attendent de la France, parce qu’il y a eu un changement de majorité, qu’elle cesse de promouvoir cette politique qui mène le continent dans le mur. La seule façon d’enclencher ce mouvement c’est qu’une majorité vote clairement non à ce traité et qu’elle initie une réflexion avec les gouvernements et les peuples pour avancer vers une toute autre conception de l’Europe.

 

C’est ce vote de résistance et d’avenir que je vous demande d’exprimer.

Le changement est un combat. Chacun peut y prendre sa place.

 

Recevez , Monsieur le Député , Monsieur le Sénateur , mes salutations

démocratiques.

 

Alain DAVID

Ancien maire-adjoint de Morlaix

Partager cet article
Repost0
5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 08:49

 

 

Quelques révisions, avec un prof du Front de Gauche belge à la baguette, avant la manifestation du 30 septembre 2012 à Paris visant à faire échec à la ratification du TSCG, une arme de guerre contre la démocratie et pour poursuivre le démantèlement de l'Etat social en Europe au profit des rapaces de la finance.   

 

Un petit bonus: "le TSCG en 4 minutes" ( une autre vidéo du Front de Gauche).

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 16:48

Le 1 er août 2012, le tribunal de commerce de Quimper a décidé d’autoriser la mise en

liquidation du « pôle frais » du Groupe volailler Doux, ainsi que le maintien de la période

d’observation jusqu’au 9 octobre pour les autres sociétés du Groupe.

Rien de justifie la liquidation du « pôle frais ».Celui-ci est fortement imbriqué dans les autres

activités. Il ne suffit pas d’affirmer qu’il n’est pas rentable, il faut le démontrer. Comment peut-on affirmer que le « pôle frais n’a pas d’avenir alors que la France importe 40% des volailles qu’elle consomme ? C’est aberrant.

Rien ne justifie que le Procureur de la République, représentant de l’intérêt général, n’ait pas

fait appel de la décision du tribunal de commerce du 1 er août décidant cette liquidation. Cet Appel suspensif, contrairement à celui des représentants du personnel, aurait gelé le saccage de l’outil de production et permis la recherche une solution de reprise globale.

L’urgence aujourd’hui c’est d’obtenir de repousser la date envisagée pour l’arrêt de l’activité

du « pôle frais » et laisser une chance à la filière avicole et à ses salariés, laisser une chance à unesolution industrielle de reprise globale.

 

Les communistes ne laisseront pas casser l’industrie agro-alimentaire bretonne. Ils seront présents massivement devant le tribunal de commerce de Quimper mercredi 5 septembre 2012 -13 heures avec les salariés de Doux, les éleveurs et la population concernés.

 

Signé:  

La section PCF du Pays de Morlaix –Daniel RAVASIO

La Section PCF du Pays Fouesnantais-Denise BLANCHE

La Section PCF du Pays bigouden-Robert Le CLOAREC

La Section PCF de Rosporden-Annick LERAT-LAZARO

 

Partager cet article
Repost0
4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 16:04
Communiqué: Non au scandale démocratique de l'adoption du Traité Budgétaire européen!
  
Le Front de Gauche du pays de Morlaix condamne la procédure de ratification expéditive au Parlement d'ici octobre du pacte budgétaire européen et appelle à un référendum sur ce nouveau traité européen aux enjeux immenses. Nous rejetons ce traité parce qu'il remet profondément en cause les conquêtes sociales et le respect démocratique de la volonté populaire.
Ce TSCG (Traité sur la Stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'UE) conçu par Merkel et Sarkozy impose un contrôle permanent des comptes nationaux par des instances européennes non élues et un retour à marche forcée à l'équilibre budgétaire de l'Etat sous peine de sanctions financières lourdes et automatiques et d'une mise sous tutelle budgétaire. L'obligation d'arriver à un déficit annuel de 3% du PIB en 2013 et de 0,5% ensuite va conduire à une politique d'hyper-austérité (environ 90 milliards d'euros d'économies à réaliser d'ici 2017, ou d'impôts supplémentaires à faire rentrer). Celle-ci se traduira par davantage de souffrances sociales encore, en pleine période de montée du chômage et de la précarité.
Ce traité européen bafoue la souveraineté populaire, dans son contenu et sa méthode d'adoption. Le PS peut-il encore se dire républicain s'il refuse aux Français le droit de se prononcer après avoir prétendu pendant la campagne présidentielle qu'il ne ratifierait le Traité qu'après l'avoir modifié significativement, ce qui n'est pas le cas?
En imposant durablement une politique libérale de moins-disant social comme seule réponse à la crise de l'euro, ce traité risque de vider de tout contenu l'alternance droite-gauche. Il va renforcer le gouffre grandissant qui sépare les européens de la construction européenne, de plus en plus soumise aux intérêts des milieux financiers.
Il est encore temps d'obtenir un vrai débat public et une consultation des peuples européens sur ce pacte budgétaire et de rappeler aux parlementaires leurs devoirs envers les citoyens.
Le Front de Gauche s'y emploie en faisant signer une pétition le samedi 8 septembre sur le marché de Morlaix pour un exiger un référendum sur le TSCG, en alertant le député Gwenegan Bui et le sénateur Jean-Luc Fichet sur les dangers de l'adoption du texte, et en projetant d'autres initiatives pour faire obstacle à la ratification du texte.
 
bandeau Front De Gauche
Partager cet article
Repost0
31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 08:47
En clôture des Estivales citoyennes du Front de Gauche à Saint Martin d'Hères, le dimanche 26 août 2012, Mélenchon s'est exprimé sur l'élargissement et les méthodes de travail collectif du Front de Gauche, sur le respect que l'on doit à la gauche latino-américaine, sur l'absence de toute prise en compte des exigences minimales du Front de Gauche par le gouvernement les derniers mois (des exigences qui étaient l'amnistie des syndicalistes condamnés pendant l'ère Sarkozy; une loi contre les licenciements boursiers, le projet de loi ayant été voté par les socialistes au Sénat l'an passé; l'abrogation de la loi LRU sur les Universités; la fin du paiement à l'acte dans les hôpitaux; l'implication des citoyens dans le comité de réforme des institutions et le passage à la proportionnelle.... etc.), sur la muselière que l'on a mis aux écologistes au gouvernement, les mensonges de Ayrault devant les jeunes socialistes et les reniements du premier ministre.
Il a surtout décrypté le traité européen que l'on cherche à nous imposer et qui exigerait d'ici 2017, à prévision de croissance confirmée, 93 milliards d'économies de dépenses de l'Etat..., soit, dans un seul pays, la moitié des fonds débloqués dans le prétendu pacte de croissance pour financer des projets d'infrastructure dans tous les pays européens (et dont l'essentiel des fonds était de toute manière déjà engagé de manière normale, avant l'adoption de ce pactounet de croissance en juin dernier).  A la fin de son intervention, Mélenchon a affirmé la volonté du Front de Gauche de s'impliquer dans un large front d'organisations et de personnalités politiques, de syndicats, d'associations opposés à la ratification par voie parlementaire du Pacte Budgétaire européen, et d'organiser un grand rassemblement à Paris pour exiger un référendum sur le TSCG. Il est aussi revenu sur les propos hallucinants de connerie de Cohn-Bendit sur Eva Joly...  
  
 
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011