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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 06:17

Vous pouvez retrouver la dernière vidéo mise en ligne sur le site de la section de Douarnenez du Parti communiste français, concernant le passage du bateau "Estelle" du projet, Un bateau pour Gaza.

La vidéo sur le site : http://douarnenez.pcf.fr/27499
Le lien direct si certain-e-s souhaiteraient publier cette vidéo son blog ou site : http://www.dailymotion.com/video/xsyttk_un-bateau-pour-gaza-l-estelle-de-passage-a-douarnenez
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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 12:20

 

 

Et la défense de la proximité ?

 

On apprend qu’à l’initiative de Manuel Valls, ministre de l’intérieur et de Didier Guillaume, vice-président socialiste du Sénat, une révision de la carte des 238 sous-préfectures est à l’étude avec comme objectif des économies et donc un certain nombre de suppressions.

 

Le ministre et son camarade de parti se préparent ainsi à suivre la recommandation de la Cour des Comptes qui indiquait, dans un rapport récent, qu’il fallait « adapter la carte des arrondissements aux réalités socio-démographiques et administratives actuelles ». Ce qui, en langage ordinaire et sans langue de bois, veut dire : « au dessous d’un certain niveau de population on ferme ».

 

Selon Le Télégramme.com du 6 août seraient concernées, menacées serait plus juste, les sous-préfectures de Châteaulin, Morlaix, Lannion, Pontivy, …

 

Il fut un temps pourtant où certain-e-s n’avaient à la bouche que « démocratie » et « proximité ». Aujourd’hui, bien à l’aise dans leurs fauteuils ou dans les ors de la République, ils et elles ont changé de chanson. Maintenant c’est la rigueur qui est à l’ordre du jour. Même si on se fait taper sur les doigts lorsqu’on prononce ce mot proscrit.

 

L’éloignement des services de l’état et des difficultés d’accès accrues pénaliseront, bien entendu, l’ensemble de la population. Mais plus particulièrement les plus fragiles, les plus démunis, celles et ceux qui ne peuvent pas se déplacer, qui n’ont pas de voiture ou de permis… ni internet. C’est une atteinte à l’égalité de tous à l’accès aux services de l’Etat. Certain-e-s le disaient haut et fort (et à juste titre) lorsque Sarkozy et sa ministre de la justice avaient décidé de fermer le tribunal de Morlaix. Leur mémoire serait-elle défaillante ? A moins qu’il ne faille craindre que cela soit une étape supplémentaire vers le transfert aux collectivités locales (déjà pressurées et à bout de souffle financier) et/ou la privatisation de certaines missions de l’Etat… avec de juteuses perspectives de profit.

 

Il y a aussi une certaine incohérence, pour des raisons uniquement financières, à diminuer ainsi les moyens de l’Etat. La défense de l’emploi et la réindustrialisation de notre pays sont proclamées, à juste titre , comme des priorités du gouvernement. Pour y répondre les territoires, les collectivités locales et leurs élu-e-s, les populations ont besoin d’un Etat présent. Ils ont besoin de disposer de moyens performants, proches et accessibles pour mener à bien leur action. C’est le contraire de ce qui se prépare pour des raisons strictement comptables. Les associations d’élus ne s’y sont pas trompées en s’opposant immédiatement à ce néfaste projet.

Espérons que, là encore, l’objectif ne soit pas d’ouvrir encore davantage de gigantesques marchés à des bureaux d’études « amis ». Aux frais des contribuables bien entendu.

 

Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, on voit la nécessité que le peuple fasse entendre sa voix et ne délègue à personne le soin de défendre son avenir.

 

Alain David

11.08.2012

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 16:14

Lors de la campagne électorale le candidat Hollande s’était engagé à renégocier le traité de pacte budgétaire. Ce traité durcit encore les traités de Maastricht et de Lisbonne. Mettant, s’il est appliqué, les états sous tutelle de la commission européenne et instaurant l’austérité à perpétuité.

 Malgré une promesse formelle il n’en a rien été et il est envisagé de faire valider ce traité par voie parlementaire.

 Seul le peuple souverain peut décider de son avenir. C’est pourquoi il faut un grand débat public sur les orientations européennes et un référendum pour approuver ou rejeter ce traité.

 

A cet effet les militants communistes seront samedi matin 4 août, devant la mairie et sur le marché pour faire signer une pétition demandant au gouvernement d’organiser ce débat et ce référendum.

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 16:11

Le tribunal de commerce a décidé, le1er août, la liquidation judiciaire de l'entreprise avicole bretonne Doux.

En plein congé estival, cette décision – dont la famille propriétaire et dirigeante du groupe industriel se dit satisfaite – est écœurante s'agissant d'une entreprise qui a perçu des dizaines de millions d'euros de financement public sans contrepartie pour le maintien de l'emploi de ses salariés, aujourd'hui en première ligne de ce saccage organisé.

C'est à une véritable remise à plat de la filière avicole avec pour objectif sa réorganisation complète que le ministère du Redressement productif doit sans attendre consacrer ses efforts.

Il faut mettre un terme aux stratégies de rentabilisation financière des directions managériales comme celle du groupe Doux qui sacrifient emploi, savoir-faire industrie et qualité de la production au profit des dividendes d'actionnaires peu scrupuleux. Il est grand temps, aussi, qu'à l'entreprise comme ailleurs les salariés puissent peser sur les décisions stratégiques qui les concernent.

Le PCF affirme son soutien et sa solidarité aux salariés. Les communistes joignent leurs voix aux appels pour une intervention de l'État et des pouvoirs publics, aux côtés des salariés et de leurs syndicats, afin de mettre en échec le projet de démantèlement de l'entreprise Doux

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 08:44

 

COMMUNIQUE DU COLLECTIF CITOYEN DU FRONT DE GAUCHE DE MORLAIX

 

Face à la crise et au choix de la rigueur

 

Après les premières mesures prises par le gouvernement,

Après la déclaration de politique générale du premier ministre,

 

Le collectif citoyen du Front de Gauche du Pays de Morlaix:

- Ne peut se contenter maintenant, en guise de changement, de déclarations d'intentions.

- Ne peut se satisfaire des mesurettes par lesquelles le gouvernement prétend s'acquitter du changement promis aux classes les plus défavorisées :

                 - « l'aumône » faite en concédant le rattrapage de l'inflation pour le SMIC assortie d'une « pichenette » de 0,6 % est indigne d'une gauche de transformation sociale !

                 - les mesures de restrictions imposées aux services publics ne sont pas de nature à satisfaire aux besoins de chacun et à l'intérêt général !

 

Le collectif du Front de Gauche constate avec regret le reniement de l'engagement à renégocier le « Traité de Stabilité Européenne » puisque sa ratification sera proposée par le gouvernement au Parlement.

Sous couvert de « redressement difficile et long » ce sont bien des décisions de rigueur et d'austérité qui vont rythmer les mois à venir. La crise se poursuit et ce ne sont pas des mesures de « régulation du capitalisme financier » qui suffiront !

Seul un changement de système pourra remettre « l'Humain » au cœur de notre projet de société.

Le Front De Gauche continue en Pays de Morlaix !

 

Le collectif du Front De Gauche propose à tous les citoyens de poursuivre le travail engagé depuis un an à Morlaix.

Il appellera dès la rentrée l'ensemble des organisations et personnes ayant participé au collectif ou ayant soutenu nos candidats à se retrouver dans les « Assises du Front De Gauche » qui se tiendront début octobre lors d'une journée de travail participative et conviviale à Morlaix.

Cette journée sera ouverte à toutes celles et tous ceux qui aspirent à une grande transformation sociale, écologique et démocratique.

 

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 08:58

 

UNE ASSOCIATION NATIONALE DENOMMEE "FRONT DE GAUCHE" ?

Voici une ébauche de statuts pour concrétiser l'idée.

 

Il est constitué une association nationale dénommée "Front de Gauche", dont l'objet est le bilan critique du Front de Gauche, en particulier depuis juin 2011, et la poursuite de son action politique.

Le document central initial est le programme "L'Humain d'abord".

L'association "Front de Gauche" est organisée à travers des collectifs locaux, des groupes de travail nationaux, des assises nationales et un Comité Directeur National.

Sont membres du Front de Gauche, avec des droits égaux, d'une part tous les adhérents à jour de leurs cotisations des partis politiques regroupés sous cette appellation, d'autre part toutes les personnes qui acquittent une cotisation annuelle comprise entre 20 et 200 €, payable en une fois ou par fraction trimestrielle, et qui participent au moins une fois par trimestre à une action locale de l'association.

 

Le Front de Gauche a pour objectif de développer une action politique et une vie citoyenne de masse. Par suite :

- Les collectifs locaux sont animés par un bureau désigné chaque année comprenant un ou plusieurs représentant des partis existant localement, et un nombre égal d'adhérents non membres d'un parti.

Les réunions de bureau sont ouvertes à tous les adhérents. En cas d'absence de consensus sur une décision, seuls votent les membres du bureau.

 

-Les groupes de travail nationaux, thématiques ou autres, permanents ou temporaires, sont composés de délégués des partis et, en nombre au moins égal, d'adhérents non membres d'un parti.

Les candidatures aux groupes de travail nationaux sont libres.

Lors de la constitution des groupes le Comité Directeur National privilégie les candidatures validées par les collectifs locaux. Il s'efforce d'assurer un minimum de répartition par sexe, régions, âges et professions.

Une fois constitués, les groupes peuvent s'élargir de leur propre initiative.

Les contributions aux activités des groupes de travail peuvent venir de tous les adhérents et de tous les collectifs. Les groupes sont tenus d'y répondre, en accordant la priorité aux contributions validées par un collectif.

 

- Les collectifs organisent des réunions de travail thématiques ou des assemblées citoyennes en lien avec les thèmes des groupes de travail nationaux et avec les réalités locales. Ces réunions sont ouvertes à tous les citoyens et annoncées par voie de presse.

 

-Des assises nationales ont lieu au moins deux fois par an, sur des ordres du jour établis par le Comité Directeur National après propositions des collectifs locaux et des groupes de travail nationaux.

Ces assises doivent regrouper des membres des groupes de travail nationaux et des délégués des collectifs locaux, choisis en leur sein selon les principes énoncés ci-dessus (par exemple, alternance d'une fois sur l'autre entre membres d'un parti et adhérents non membres…).

S'il y a lieu de voter, les mandats sont répartis pour moitié entre les groupes de travail nationaux et les collectifs locaux, en tenant compte pour ces derniers du nombre d'adhérents.

 

-Le Comité Directeur National est initialement constitué par les partis membres du Front de Gauche, sans nécessairement être limité aux militants de ces partis.

Dans un délai maximum d'un an après la constitution de l'association "Front de Gauche" (et au plus tard au 1er octobre 2013 ?), le Comité Directeur National est constitué lors d'assises nationales, et désigné pour deux ans.

Le CDN doit respecter la parité hommes/femmes, comporter pour moitié des adhérents des partis et pour moitié des adhérents non membres des partis, assurer une représentation proportionnelle entre franciliens et provinciaux, et une représentation suffisante par âges et par professions.

Les candidatures sont libres. Elles peuvent être confortées par des soutiens.

Le CDN sortant peut formuler des propositions.

Le vote a lieu par tête.

Au moins un tiers des membres doit être renouvelé tous les deux ans.

 

A tous les niveaux de l'association l'information se fait par voie de presse, via internet, par la Poste pour les adhérents non connectés à internet ou ne souhaitant pas y recourir, et par téléphone en cas d'urgence.

 

Hervé Penven.

Début juillet 2012

 

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 06:21

Nous nous sommes réunis à une douzaine de personnes pour faire émerger des idées pour notre activité et organisation l'an prochain. Nous aurions pu être bien davantage mais il y a eu un petit cafouillage dans l'envoi des invitations.

  Daniel Ravasio a rappelé qu'il y aurait, à l'issue de la prochaine Fête de l'Humanité les 13,14,15 septembre, un texte travaillé au niveau de la coordination nationale qui donnerait les axes de développement et d'activité du Front de Gauche pour les mois qui viennent, prenant en charge notamment la question de la reconnaissance du rôle des militants du Front de Gauche qui n'ont pas de cartes dans un des partis qui composent le Front de Gauche.

Patrick Le Nan a mis en avant l'idée que le Front de Gauche devait rester un laboratoire pour développer un fonctionnement politique différent et devenir une chambre d'écho qui puisse faire remonter la parole du peuple.

De ce point de vue, on s'est tous posé la question de l'utilisation sur le plan de la campagne nationale et du programme des arguments et propositions qui ont émergé dans les assemblées citoyennes. Hervé Penven notamment a regretté que le programme "l'Humain d'Abord" fixé en juin dernier n'ait pas pu être amendé et complété à partir de ce qui émergeait des réflexions critiques des sympathisants et des propos des assemblées citoyennes. Le programme n'aurait pas dû être considéré comme intangible: il y a selon H.Penven deux- trois erreurs dans ce programme (SMIC à 1700 € brut, aucune retraite en-dessous du SMIC) qui ont pu nous coûter cher en nuisant à sa crédibilité alors que dans l'ensemble, il était le seul à offrir une perspective cohérente de transformation sociale. Comment faire pour que le travail réalisé en bas serve en haut dans l'élaboration des programmes et des stratégies? Comme faire pour que les débats de la base arrivent sur le plan national? C'est un questionnement que nous aurons à conduire y compris sur le plan local. Jacques Normand a rappelé qu'il ne fallait surtout pas attendre que ça se structure là haut pour que ça vive en bas.

Yann Guéméné s'est exprimé en disant que les gens qui avaient voté pour nous, parfois pour la première fois cette année, attendaient maintenant des réponses: quelle va être dans les prochains mois, les prochaines années, l'utilité du Front de Gauche qui n'a pas le pouvoir? Comment allons-nous agir pour relayer les attentes populaires?

Jean-Luc Le Calvez a rappelé que c'était la vocation du Front de Gauche de permettre aux gens de redevenir des citoyens à part entière en refusant les logiques de délégation de pouvoir.

Nous considèrons, à partir des propos de Daniel Ravasio, que le collectif local du Front de Gauche de Morlaix peut se donner plusieurs objectifs dans les mois à venir:

- Améliorer ou compléter le programme à partir d'ateliers législatifs permettant de travailler avec les sympathisants Front de Gauche et la population sur des questions particulières (aide à l'autonomie, 6e République, transports...) et de faire remonter les propositions à nos instances nationales et à nos parlementaires pour qu'elles soient éventuellement traduites en projets de loi.

- Continuer à faire des réunions thématiques pour réagir à l'actualité nationale et s'affirmer en tant que force de résistance et de proposition: sur l'Europe, la fiscalité.  

- Etre présents dans les luttes: pour un référendum sur le pacte budgétaire, une augmentation du SMIC, auprès des salariés de la fonction publique, de Doux, de Bri'Air, de la Britanny Ferry...

- Réfléchir à notre organisation interne sur le plan local (quel rôle pour un bureau? une assemblée générale? qui envoie les invitations? est-ce qu'on demande une cotisation volontaire? comment assure t-on l'autonomie financière du Front de Gauche?) et sur le plan national.  

- Préparer les municipales par un travail sur le projet et la stratégie.

- Communiquer à destination de la population par voie de presse et de tractage. Mikaël Seïté propose la diffusion d'une lettre du collectif Front de Gauche tous les 3 mois pour réagir à l'actualité locale et nationale, proposition intéressante et à creuser.

 

A la fin de la réunion, nous avons fixé quelques dates pour continuer à travailler, en rappelant qu'il y avait l'université d'été du Front de Gauche à Grenoble les 25,26,27 août et que ce serait bien que un ou deux adhérents du Front de Gauche Morlaix nous y réprésentent:

 

- Vendredi 24 août 2012, 18h (au 2, petite rue de Callac à Morlaix) : réunion de bureau du collectif Front de Gauche Morlaix (ouverte à tous) - point de siutuation, organisation d'actions militantes à la rentrée.

 

- Vendredi 21 septembre, 18h au 2, petite rue de Callac à Morlaix: bureau du collectif Front de Gauche

 

- Samedi 13 octobre (15h-22h30): Assises du Front de Gauche du pays de Morlaix: réflexion sur notre organisation et notre activité de 15h à 18h30, apéro et repas de galettes et de crèpes (préparées par Yann Guéméné) puis concert avec deux groupes de musique. Cet évènement pourrait avoir lieu dans la salle de Ploujean (premier choix),  à Plougonven ou à Plourin les Morlaix (salle du cheval Blanc), voire à Plouégat-Guerrand.  

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 05:58

Pourquoi ne pas voter la confiance au gouvernement? Le discours d'André Chassaigne pour le groupe parlementaire du Front de Gauche.  

 

M. le président.La parole est à M. André Chassaigne, pour le groupe de la Gauche démocrate et républicaine.

M. André Chassaigne. Dois-je attendre M. le Premier ministre ?

M. Nicolas Sansu. Ce serait respectueux qu’il soit là !

M. André Chassaigne. Monsieur le président, messieurs les ministres, chers collègues, lors des scrutins de ce printemps, les Français ont souhaité tourner la page de dix années de politique de droite.

Ils ont sanctionné une méthode de gouvernement brutale et inconséquente. Ils ont aussi exprimé leur défiance à l’égard d’une politique économique incapable de juguler la hausse du chômage et de relancer l’économie, une politique qui a aggravé les effets de la crise par la multiplication de mesures d’austérité. L’échec est patent et le bilan du dernier quinquennat calamiteux. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.)

La Cour des comptes soulignait hier que la dette a augmenté ces cinq dernières années de près de 600 milliards d’euros, soit une hausse de plus de 40 %. La crise n’explique pas tout. Elle n’a pesé que pour un peu plus d’un tiers dans le déficit actuel. Le niveau des dépenses publiques n’est pas non plus en cause : leur part dans la richesse nationale n’a cessé de diminuer depuis quinze ans.

Les causes des difficultés sont à chercher ailleurs, dans les choix politiques désastreux opérés en matière budgétaire et fiscale : l’allégement de la fiscalité des plus fortunés, les quelque 172 milliards d’euros de niches fiscales et d’exemptions sociales accordées aux entreprises, notamment les plus grandes d’entre elles, sans la moindre contrepartie en matière d’emplois.

Indépendamment de la détérioration des comptes publics, faut-il rappeler que le chômage touche aujourd’hui près de cinq millions de nos concitoyens ? Faut-il rappeler que le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté a augmenté de plus de 20 % depuis 2002, parmi lesquelles un nombre croissant de travailleurs pauvres ? Faut-il rappeler aussi que les plans sociaux se multiplient, tandis que notre balance commerciale affiche un déficit de quelque 70 milliards d’euros ?

C’est donc bien d’urgence sociale et économique qu’il faut parler.

Aussi, ce que les Français attendent de nous, ce n’est pas que nous nous engagions dans la spirale de la rigueur, mais que nous œuvrions au contraire à la relance de l’activité, que nous nous émancipions des approches comptables pour bâtir les instruments d’une nouvelle donne économique et sociale. Ce qu’ils attendent, c’est que s’ouvrent des perspectives nouvelles, dans le souci de l’intérêt général et dans le respect des principes d’égalité et de justice.

Nous ne le dirons jamais assez : nous n’avons pas le droit de décevoir cette espérance de changement. Nous avons une obligation de résultat.

M. Marc Dolez. Très bien !

M. André Chassaigne. Nous formulons pour cela des propositions de nature à sortir le pays de la crise et à répondre aux attentes.

Parmi ces propositions figure, bien entendu, la réorientation promise de la politique européenne. À cet égard, les conclusions du sommet européen qui s’est tenu la semaine dernière ne sont guère encourageantes. Ce sommet a certes permis la mise en place du pacte de croissance que le chef de l’État appelait de ses vœux, mais sa portée est trop modeste. Ce paquet de quelque 120 milliards d’euros, niché en annexe des conclusions du Conseil européen, n’aura pas la force juridique du pacte budgétaire.

M. Marc Dolez. Absolument !

M. André Chassaigne. L’enveloppe, constituée pour moitié de fonds déjà votés, ne représente au total que 1 % du PIB européen. Cela ne suffira pas à exercer l’effet de levier attendu sur l’activité.

Cette maigre avancée se paie surtout de contreparties que nous jugeons dangereuses, disons même inacceptables. Le donnant-donnant conclu à Bruxelles laisse en l’état le fameux pacte budgétaire. Destiné avant tout à rassurer les marchés financiers, ce traité ne s’attaque à aucune des causes de la crise actuelle. Il en aggrave au contraire les conséquences en durcissant les politiques d’austérité et en consacrant la mise sous tutelle européenne des politiques économiques et budgétaires nationales.

M. Jean-Jacques Candelier. Il a raison !

M. André Chassaigne. D’ores et déjà, monsieur le Premier ministre, une grande partie de vos annonces d’aujourd’hui subiront le couperet de ce traité européen. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe GDR.)

Nous n’avons, pour notre part, cessé de le dénoncer et continuerons à le faire. François Hollande avait lui-même souligné la nécessité de le renégocier afin de permettre à la Banque centrale européenne de financer directement les États et de mettre en place des instruments de coopération et de solidarité.

Ces propositions allaient dans le bon sens. Il est indispensable en effet que la BCE fasse usage de son pouvoir de création monétaire pour refinancer les besoins d’emprunt des États européens, développer les services publics, favoriser le développement social et la transition écologique.

Il n’est pas moins indispensable d’œuvrer à 1’harmonisation des normes sociales et fiscales, de mettre un terme à la concurrence fiscale et sociale qui détruit des centaines de milliers d’emplois et s’attaque, au nom de la compétitivité, au cœur de notre modèle social.

Vous venez de confirmer, monsieur le Premier ministre, la demande du Président de la République de faire ratifier rapidement par le Parlement le pacte budgétaire. Nous estimons quant à nous qu’il est indispensable que les citoyens soient consultés par référendum. Seul un débat démocratique avec une large participation populaire peut légitimement trancher sur la nécessité de nous conformer à un traité qui bafoue la souveraineté du peuple. La vraie question qu’une majorité de nos concitoyens se posent est de savoir quelle politique mettre en œuvre au plan national et européen pour éviter que les marchés n’imposent leur loi aux États. Le retour à l’équilibre budgétaire qui sert en ce moment à justifier dans l’Europe entière les politiques de réduction des dépenses publiques n’est qu’un leurre. On ne sortira pas de la spirale actuelle en enfonçant les économies dans la récession. Rien n’oblige, à part les exigences drastiques des marchés financiers, à revenir en quelques années à l’équilibre alors que nous vivons dans des situations de déficit depuis des dizaines d’années ! La sagesse commande au contraire de réviser ce calendrier, de se doter d’un plan à court terme pour réduire le déficit public, d’étaler le redressement et de le construire sur des bases saines. L’enjeu est de faire reposer ce redressement sur la croissance, l’investissement et l’emploi.

Vous avez dévoilé, monsieur le Premier ministre, quelques-unes des lignes directrices de votre future politique de rééquilibrage fiscal. Le relèvement de la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu, le rétablissement du barème de l’ISF, la disparition du dispositif d’exonération des charges sociales sur les heures supplémentaires pour les entreprises de plus de vingt salariés, l’imposition des revenus du capital au même niveau que ceux du travail, l’instauration d’une taxe de 3 % sur les dividendes distribués aux actionnaires, autant de mesures qui vont dans le bon sens, comme la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale.

Mais il est essentiel d’engager une réforme encore plus profonde et globale de la fiscalité, afin de la rendre plus redistributrice, plus juste et plus efficace économiquement. Nous devons renverser la logique actuelle, rétablir la progressivité de l’impôt sur le revenu par une refonte du barème, réduire l’influence des impôts proportionnels comme la TVA, impôt injuste par excellence, supprimer la TVA sur les produits de première nécessité, faire cesser ce scandale qui veut que 80 % des revenus du capital échappent aujourd’hui à l’impôt sur le revenu.

Nous nous réjouissons de l’annonce de la suppression de la TVA dite sociale, qui n’avait d’autre but que de permettre aux entreprises de se défausser de leur part de la solidarité nationale. Mais en ce domaine aussi, nous devons être porteurs d’une autre ambition. Les allègements de cotisations sociales atteignent aujourd’hui 30 milliards. La Cour des comptes estime que les trois quarts de ces allégements ne bénéficient pas à l’emploi. Nous devons en tirer les conséquences. Ce qui coûte à l’économie, ce qui plombe les comptes sociaux, ce n’est pas le coût du travail, c’est la part croissante de la richesse produite versée en intérêts et dividendes.

M. Jean-Jacques Candelier. Tout à fait !

M. André Chassaigne. En quinze ans, la part des dividendes dans la valeur ajoutée des entreprises est passée de 24 à 36 %. C’est la preuve qu’existe en France non pas un problème de coûts salariaux, mais un problème de coûts financiers. Comme le rappelait récemment l’économiste Jean-Marie Harribey, un sixième de la rémunération du capital suffirait aujourd’hui à couvrir les besoins de financement de la sécurité sociale !

Pour redresser nos comptes publics et sociaux, l’exigence est de mettre un terme à cette confiscation de la richesse nationale. Pourquoi ne pas moduler l’impôt des entreprises selon qu’elles investissent et créent des emplois ou bien versent des dividendes ? Pourquoi ne pas plafonner les salaires des dirigeants d’entreprises comme des opérateurs de marché ? Il ne s’agit pas simplement de moraliser le capitalisme, mais aussi de promouvoir une autre répartition des richesses entre capital et travail.

Nous avons conscience que la mise en œuvre d’une fiscalité plus juste et plus efficace ne suffira pas à résorber le déficit. Mais nous ne croyons pas aux vertus de la baisse des dépenses. Dans votre lettre de cadrage aux ministres, monsieur le Premier ministre, vous recommandez de stabiliser en valeur les dépenses de personnel. La Cour des comptes recommande, quant à elle, de faire reposer cette stabilité sur la réduction de 30 000 postes et sur le gel du point d’indice. Je le dis tranquillement : après l’annonce d’une hausse minimaliste du SMIC, c’est une seconde très mauvaise nouvelle. Comment en effet prétendre relancer la croissance en en éteignant tous les moteurs possibles ? Où sont les perspectives, sans hausse des salaires, sans investissement public, sans mobilisation du crédit bancaire, sans relance de l’emploi industriel ?

À l’instar des économistes Paul Krugman et Richard Layard, qui ont publié dans le Financial Times un manifeste pour le « retour à la raison économique », nous pensons que d’autres choix sont possibles. Renégocier, nous l’avons dit, le pacte budgétaire européen, remettre la main sur les leviers du secteur bancaire par la création d’un pôle public bancaire et financier pour mobiliser l’argent nécessaire, engager une réforme fiscale très profonde.

Face à la multiplication des plans sociaux – ne serait-ce que PSA, 10 000 emplois directs et indirects ! – face à l’érosion continue du pouvoir d’achat des Français, face à la détresse et aux espoirs de millions de nos concitoyens, nous ne pouvons nous satisfaire de demi-mesures. Vous ne pouvez pas prendre le risque de la rigueur, car ce n’est pas en recyclant les politiques conduites par nos adversaires que nous sortirons le pays de l’ornière.

J’évoquais à l’instant le SMIC. Permettez-moi de formuler des vœux à quelques jours de la conférence sociale. Nous souhaitons que le Gouvernement ne ferme pas la porte aux revendications exprimées par les partenaires sociaux. Que cette conférence ne se résume pas à l’élaboration d’un simple agenda social, mais débouche très rapidement sur des engagements concrets, notamment en matière de réduction des inégalités.

La première des exigences, d’ordre constitutionnel, est de rendre effective l’égalité salariale entre hommes et femmes – vous en avez parlé, monsieur le Premier ministre. Une autre porte sur le SMIC, et avec lui l’ensemble des rémunérations – vous êtes un peu plus discret sur ce point. Après plus d’une décennie de stagnation et de recul du pouvoir d’achat, il est temps de nous attaquer au mode de revalorisation des revenus du travail. Il est temps de pénaliser les entreprises qui privilégient l’emploi précaire à l’origine du développement de la pauvreté laborieuse, et d’interdire les licenciements boursiers et la rupture conventionnelle. Il est temps d’augmenter des minima sociaux et de proroger les droits des chômeurs en fin de droits. Et il est temps de revenir à la retraite à 60 ans pour tous !

Sur le terrain social, les chantiers, on le voit, sont nombreux. Il en est de même sur le terrain de la protection sociale. Il nous faut ainsi avancer sur la question, de plus en plus préoccupante, des inégalités d’accès aux soins dans toute sa diversité : désertification médicale, taux de remboursement, suppression des franchises médicales, interdiction des dépassements d’honoraires…

Notre inquiétude porte également sur la mise en concurrence des territoires, qui s’est fortement accrue durant ces dix années de politiques libérales. La RGPP menace les emplois et les budgets de nos collectivités. Le gel des dotations, s’il devait se poursuivre, ne permettrait pas à nos territoires ruraux et quartiers populaires de relever la tête. Dix années de démantèlement des services publics locaux ont accentué les disparités en matière de transport, de logement, d’emploi, d’accès aux soins. Partout a été organisé le recul de la République pour laisser la place au marché et donc aux profits.

Pour faire vivre nos territoires et enclencher une nouvelle dynamique, la suppression du conseiller territorial, si elle est indispensable, ne saurait suffire. C’est la relocalisation de la production et de l’investissement public qui viendra à bout des crises qui touchent nos agriculteurs comme notre industrie, nos quartiers comme nos villages. Sur ce chantier, des convergences sont possibles pour les différentes composantes de la majorité de gauche. Les députés que je représente entendent promouvoir une ligne d’audace et de volontarisme.

Parmi ces combats que nous pouvons mener de front, dans la diversité de nos objectifs et de nos ambitions, d’autres propositions communes sont apparues au cours de ces derniers mois. Je voudrais d’abord citer la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs, promise par la garde des sceaux et très attendue par les magistrats. La suppression du mot « race » de notre Constitution, que nous demandons depuis la XIIe législature, peut être concrétisée rapidement, tout comme l’ouverture du mariage à tous les couples ou encore celle du droit de vote aux étrangers.

En développant nos priorités avec une approche que nous voulons dynamique au cœur de la gauche, nous nous posons en constructeurs du changement tant attendu, en force de proposition. Parce que nous voulons que la gauche réussisse – nous le voulons vraiment ! Avec des résultats concrets qui puissent changer la vie du plus grand nombre.

Mais nous craignons vraiment que vos orientations, monsieur le Premier ministre, ne conduisent à l’opposé du résultat escompté. Nous le craignons d’autant plus que vous ne desserrez pas l’étau de la contrainte extérieure.

Voilà pourquoi les députés Front de gauche s’abstiendront aujourd’hui sur ce vote de confiance. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe GDR.)

Quant aux députés d’outre-mer qui constituent avec nous le groupe de la Gauche démocrate et républicaine, ils assumeront leur pleine liberté de vote, en toute autonomie, comme c’est la règle dans notre groupe parlementaire. Aucun d’eux ne mêlera sa voix à celle de la droite, attachés qu’ils sont tous les cinq à la réussite du changement. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe SRC.)

Car réussir le changement n’est-il pas une volonté partagée de tous les vrais progressistes de cette assemblée ?

(Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.)

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 06:15

Sommet UE : « Seules les banques sortent victorieuses du sommet européen »

Les chefs d'État de nos pays reviennent du sommet européen en déclarant bien fort qu'ils ont arraché des victoires pour leurs peuples, des inflexions de la part de la Chancelière Merkel, de Mario Draghi ou de Jean-Claude Junker. Ils auraient, pour la 19ème fois depuis le début de la crise, « sauvé l'Europe ». François Hollande déclare même que l'Europe est « réorientée » dans le bon sens. C'est de la publicité mensongère.

Le projet de pacte budgétaire sort intact de ce qui devait être une « renégociation » et le volet croissance de François Hollande n'a aucune valeur juridique. Qu'elles soient directes ou indirectes, financées par le MES ou non, toutes les soi-disantes « aides financières » seront une nouvelle fois payées par les citoyens européens, via les coupes budgétaires et les attaques aux droits des travailleurs. Toutes les dispositions adoptées au nom de la solidarité avec l'Italie et l'Espagne ne sont que des mesures de socialisation massive des pertes. S'ajoutent la perte de la souveraineté des peuples et le recul de la démocratie parlementaire.

La vérité est la suivante : les négociations dans l'UE libérale se jouent à 27, mais c'est toujours les banques qui gagnent. Nous appelons toutes les femmes et les hommes de gauche, tous les élu-e-s qui sont dans les parlements, à se mobiliser pour empêcher la ratification de ce pacte funeste dans nos pays.

Seule une refondation de l'UE peut permettre une sortie de crise. Nous le répéterons tant qu'il faudra : l'austérité amène la récession. Il ne peut y avoir de croissance dans ce cadre. Nous proposons une alternative :
- une solution européenne pour les insoutenables dettes publiques existantes, qui prévoie une réduction importante de leur volume,
- changer le rôle et les missions de la BCE pour encourager la création d'emplois et la formation, pas les spéculateurs,
- créer une nouvelle institution : une banque publique européenne, financée par la BCE et la taxation des transactions financières, dont les fonds serviraient exclusivement a favoriser l'investissement public dans les services publics et le développement industriel durable,
- harmoniser par le haut les droits des travailleurs et tous les droits sociaux.

 

Pierre Laurent, Secrétaire National du PCF, Président du PGE (France),
Alexis Tsipras, Président de Syriza, Vi-Président du PGE (Grèce),
Paolo Ferrero, Secrétaire national de Rifondazione communista (Italie),
Cayo Lara, Porte parole d'Izquierda Unida (Espagne),
Jose-Luis Centella, Secrétaire général du PCE (Espagne),
Katia Kipping & Bernd Riexinger, Coprésidents de Die-Linke (Allemagne)

 

Bruxelles, le 2 juillet 2012

 

Sommet UE : « Seules les banques sortent victorieuses du sommet européen »

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 18:28

2% d'augmentation du SMIC (15 fois moins que ce que nous demandions au Front de Gauche et à la CGT, 6€ de plus que l'alignement automatique sur l'inflation...), la participation au chantage sur les Grecs pour qu'ils ne mettent pas Syrisa au pouvoir, la poursuite de la politique d'austérité et de réduction de l'emploi public tout azimut (les fameux 2 postes de fonctionnaires sur 3 partant à la retraite qui seraient non remplacés dans tous les secteurs de la fonction publique sauf celui de l'éducation, de la justice et de l'intérieur), l'acceptation des abandons de souveraineté  et des contraintes néo-libérales du pacte budgétaire européen, l'accent mis sur les efforts et sacrifices à faire plus que sur la redistribution des richesses, la perpétuation de la politique d'immigration sans humanité des Guéant, Hortefeux, Besson et consorts: on ne se faisait guère d'illusions mais on est bien obligé aujourd'hui de se rendre à l'évidence. Les socialistes ont obtenu l'alternance et les pleins pouvoirs mais ne semblent pas décidés tenter d'ouvrir réellement un nouveau chemin progressiste en Europe pour sortir par le haut de cette crise du capitalisme financier. 

Certes, une bonne partie des électeurs a voté les 22 avril, 6 mai, 10 et 17 juin derniers pour "les moins pires" qui avaient le plus de chance de battre la droite sarkozyste, sans nourrir des espérances trop élevées mais en espérant que leurs difficultés quotidiennes seraient moins importantes et le pouvoir moins coupé de leur réalité. 

Quand l'INSEE annonce aujourd'hui que le pouvoir d'achat moyen en France devrait baisser cette année de plus 1,5% sous l'influence conjuguée de la crise économique européenne et des politiques d'austérité que prolonge le gouvernement, cela laisse songeur...

Est-ce cela que les Français ont voulu?

Certes, les socialistes, et François Hollande au premier chef, avaient peu promis pour donner un tant soit peu de contenu concret au slogan et à l'espoir du changement, mais là, ce n'est plus après 2 ans que le gouvernement socialiste amorce son virage à droite, comme en 1983 et en 1999, mais immédiatement après les élections. Il est encore temps pour eux de prendre conseil parmi les syndicats, les associations et les forces politiques de gauche qui ont contribué à faire élire François Hollande, afin de mener une vraie politique de gauche, sinon les 5 années à venir seront bien décourageantes pour les citoyens qui avaient cru à la possibilité d'un réel changement.

Ismaël Dupont.    

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