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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 05:39

On peut lire dans L'Humanité dimanche du 18 août 2011 un excellent courrier d'une lectrice toulousaine, Catherine Villalba, appelant à la vigilance dans le maniement et la réception du mot "marchés", tantôt idole, tantôt monstre, tantôt césame de la croissance et de la compétitivité, tantôt  facteur de destabilisation réclamant toujours plus de sacrifices... L'intensité de notre exposition au discours médiatique nous rend particulièrement vulnérables vis à vis d'expressions et de mots piégés et déréalisants, construits pour les besoins des individus et des groupes financiers qui spéculent égoïstement dans l'indifférence à toute considération civique, sociale ou humaine, et cherchent à rendre leur main lourde et brutale invisible pour leurs victimes. Il est donc urgent d'appeler de temps à temps à lever le rideau pour voir quels acteurs se cachent derrière ces mots abstraits et truqués...

 

"Faux nez sémantique.

OUI, "LES MARCHES" SONT BIEN FAITS DE CHAIR ET DE SANG.

 

Petite leçon de vocabulaire novlangue à l'usage des citoyens béotiens que nous sommes: "Pourquoi les Bourses dépriment" (Europe 1); "Les marchés, inquiets pour l'économie mondiale..." ("Le Parisien); "(les politiques) ont fait perdre confiance aux marchés..." (France Info); "(la baisse de la bourse de Tokyo) est un vote de défiance des marchés dans la capacité de l'administration Obama..." (France Info). Mais qui sont donc ces "marchés qui ont l'air bien souffrants, qui sont déprimés, inquiets, qui n'ont plus confiance, qui ont la fièvre et même...qui votent? (...) S'agit-il de nouvelles divinités tutélaires, dont les sautes d'humeur, par leurs effets, relèguent les colères légendaires de Neptune et Jupiter au rang de simple éternuement. En réalité, rien de si mystérieux. Ils sont constitués d'acheteurs et de vendeurs, bien réels, bien concrets et... pas toujours très malins. Les participants sont donc les banques, les compagnies d'assurances, les caisses de retraites par capitalisation et autres fonds auxquels les épargants confient leur patrimoine dans l'espoir d'en retirer quelque gain. Le mot "marché" n'est-il qu'un raccourci pratique pour englober ces différents acteurs? Pas seulement. Il y a là un glissement de sens dont l'effet recherché est justement de dépersonnaliser et de masquer les acteurs réels. La lutte des classes existe, elle passe par le vocabulaire". Catherine Villalba

 

 

 

 

 

 

    

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 09:00
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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 07:52
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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 07:44

 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 06:27
Transmise par Patrick Le Hyaric, député européen, voici une information affligeante mais guère surprenante tant l'on constate chaque jour que les plus démunis sont ceux à qui les décideurs politiques font payer de préférence le coût de la crise du capitalisme financiarisé:  
Suppression de l'aide alimentaire, une décision scandaleuse

Lundi 20 juin la Commission a décidé une réduction drastique des fonds du programme destiné à l'aide alimentaire. Jeudi 7 juillet le Parlement a débattu de la réduction de ce fonds qui bénéficie à plus de 240 banques alimentaires en Europe.

L'aide alimentaire aux plus démunis est un programme doté d’une enveloppe de plus de 500 millions d'euros. A la suite d'une plainte de l'Allemagne appuyée par les six autres Etats qui ne participent pas à ce programme, la Cour de Justice a émis un arrêt selon lequel le programme ne devrait pas reposer sur les fonds de la Politique agricole commune mais sur les fonds sociaux de l'Union européenne. Cette décision produit un impact très concret car, cette section du budget étant moins conséquente, la Commission a réduit de 500 à 113 millions d'euros les fonds destinés à ce programme.

Voici un extrait de l'intervention de Jacky Henin, élu du Front de Gauche : « Madame la Présidente, nous sommes ici confrontés à un véritable scandale, à un déni de justice. Alors que, depuis 1987, l'Europe vient en aide aux plus démunis, en leur fournissant un complément alimentaire sans lequel de très nombreuses familles ne mangeraient pas tous les jours, voilà que, parce que quelques États bloquent la mécanique, parce qu'en Europe, malheureusement, on ne sait faire des économies que sur le dos des faibles, nous allons droit vers une catastrophe alimentaire pour plus de 20 millions d'Européens ».

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 05:40

Transmis par Robert Doré, cet éditorial très juste du rédacteur en chef de l'Humanité, publié dans La Terre le 2 août 2011, nous montre comment le creusement de la dette des Etats européens sert de prétexte en France pour durcir l'offensive politique pour imposer les intérêts de la finance et des hauts revenus au détriment de ceux de l'égalité et de la cohésion sociale. Les causes profondes de cette amplification de la dette ne sont pourtant pas le poids de la fonction publique ou les dépenses sociales, facteurs de partage des richesses et de croissance durable, mais la défiscalisation forcenée depuis 25 ans des bénéfices des entreprises et des hauts revenus, la récession causée par les conséquences de la financiarisation de l'économie qui a rendu le fonctionnement du capitalisme de plus en plus fou et contraire à toute stabilité économique et sociale, et la mondialisation orientée politiquement vers une mise en concurrence des systèmes sociaux pour le bénéfice du capital impliquant délocalisations et désindustrialisation de notre pays.

 

Patrick Le Hyaric

 

En voulant absolument imposer dans la Constitution l’absolu équilibre des comptes publics, le Président de la République cache ses véritables intentions. En apparence, il mène campagne  autour de l’idée d’une bonne gestion. Tout le monde en serait d’accord. Qui en effet se prononcerait pour aggraver les déficits de l’Etat ou de la sécurité sociale ? Personne ! Mais, pour le pouvoir actuel le débat fondamental n’est pas là. Il emploie les mots « déficits publics » pour désigner en réalité la chasse aux dépenses publiques et sociales alors que les cadeaux sociaux et fiscaux se multiplient pour l’oligarchie financière. Il en résulte moins de recettes pour les caisses de l’Etat et de la protection sociale. Celle-ci a bénéficié de plus de 173 milliards d’euros de réductions d’impôts en 2010 selon l’officiel Conseil des prélèvements obligatoires. Et il y a le service de la dette. C’est ce que paie l’Etat aux banques en intérêts  sur la dette elle-même qui atteint 50 milliards d’euros sur une année. Ceci représente la totalité de la collecte de l’impôt sur le revenu. Dit autrement, tous les impôts sur le revenu que paye chaque famille française vont directement dans les caisses des banques.

Allons plus loin ! Depuis vingt ans la France a payé l’astronomique somme de … 900 milliards d’euros en seul intérêt de la dette, pendant que l’endettement ne cessait d’augmenter sous l’effet des baisses de recettes et de la réduction de croissance, du fait de la contre réforme fiscale et sociale engagée sous la pression des droites et des grandes fortunes.

La réforme constitutionnelle envisagée irait jusqu’à décider d’un plafond de dépenses et d’un plancher de recettes. C’est donc clair, ce sont les investissements sociaux et humains qui seraient sacrifiés. La dette de l’Etat est devenue une mécanique utilisée par le pouvoir sarkozyste pour réduire les droits sociaux et économiques parce que le pouvoir sert la nouvelle aristocratie financière et les institutions bancaires et financières grâce aux taux d’intérêt.

Ainsi, l’acharnement de M. Sarkozy à faire inscrire ce qu’il appelle « la règle d’or » dans la Constitution ne vise qu’à constitutionnaliser, non pas un projet d’équilibre des comptes publics, mais une politique économique en phase avec les traités de Lisbonne et de Maastricht qui, en prônant la liberté totale de circulation des capitaux et la concurrence sociale et fiscale, aboutit à la crise totale que nous connaissons aujourd’hui.

Pour dramatiser la situation, le Président de la République, bafouant pour le coup la lettre et l’esprit de la Constitution française, a écrit à tous les parlementaires pour les appeler à une sorte d’union sacrée autour de ce projet. Bref, il sait sa politique à ce point rejetée que désormais il cherche à créer, comme en temps de guerre, une unité nationale au seul service du capital. Et le gouvernement français veut être à l’avant-garde de ces projets dans l’Union européenne puisqu’il multiplie les déclarations selon lesquelles il veut montrer l’exemple partout. Leur exemple c’est l’austérité à perpétuité pour les travailleurs et les retraités et c’est l’argent qui tombe là où il y en a déjà beaucoup. C’est aussi ce que demande le Fonds Monétaire International qui vient de demander à la France de réduire encore ses dépenses pour une somme de 16 milliards d’euros supplémentaires. Il propose même le programme présidentiel de M. Sarkozy : augmentation de la TVA, mise en place de la fameuse taxe carbone et il demande de s’attaquer désormais aux finances de la sécurité sociale et des collectivités locales.

Tout ceci constitue la déclinaison du funeste pacte dit « pour l’Euro plus », ce fameux pacte des rapaces. Mais puisque M. Sarkozy veut engager un débat au Parlement pour modifier la Constitution sur le sujet de la dette, nous lui proposons de prendre des dispositions avec la télévision et les radios publiques pour un grand débat de plusieurs semaines sur la nature de la dette et les moyens de la réduire réellement en changeant la fiscalité et en cessant les cadeaux sociaux et fiscaux au grand capital. Nous pouvons même aller plus loin. S’il veut changer la Constitution, qu’il passe par la voie du référendum. C’est le peuple qui subit l’austérité. Le peuple n’a pas à payer pour le renflouement des banques en permanence. Qu’il organise ce débat et cette consultation. Ce sera très intéressant.

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 06:39

Dans cet excellent édito paru dans L'Humanité le 21 janvier 2011, Patrick le Hyaric dénonce les responsables de l'instabilité mortifère des économies capitalistes et de la crise de la dette, et indique la seule voie possible d'un rétablissement d'une stabilité et d'une prospérité économique et sociale en Europe: la restauration de la souveraineté des démocraties en matière économique et de leur pouvoir de contrôle sur les flux de capitaux et la création monétaire.  

 

"Une petite bande organisée de spéculateurs cagoulés, agissant dans l’ombre, s’attaque chaque jour à la monnaie européenne, spécule sur la dette afin d’en tirer d’énormes profits. Ils achètent des obligations d’Etat à la moitié de leur valeur et les revendent à 100% voire à 120, 150%. Mieux encore ! Ils osent prétendre, avec les dirigeants et les média à leur service,  qu’il n’y a pas d’argent pour l'emploi, les salaires, les retraites, la formation...! Dans tous les pays, le discours est le même alors que la masse des produits financiers dérivés atteint la somme astronomique de 600 000 à 750 000 milliards de dollars. Douze fois la valeur de toutes les richesses produites sur la planète ! Qu'à cela ne tienne, ces adeptes de la pensée unique, celle-là même qui a produit la crise, regardent l’Union européenne se fissurer et ajoutent des plans d’austérité aux purges sociales d'un bout à l'autre du continent.

Il n’y a pas de solidarité parce que les antagonismes entre les forces nationales du capital sont puissants, au sein même de l’Union européenne, et à l’échelle de la planète. Ainsi, on voit comment, notamment, les puissances industrielles et financières allemandes sont en compétition avec celles d’autres pays, en particulier la France. Ce sont les travailleurs qui partout, comme toujours, en font les frais.

L'ahurissant dogme de la liberté totale de circulation des capitaux et des marchandises, tamponné dans les traités européens et répété en boucle par les « élites », ne fait que pousser à l'extrême les tensions et les antagonismes. La gravissime situation actuelle ne doit donc rien au hasard. Les déréglementations économiques et financières de la fin des années 1980 produisent leur terrible effet.  Leur conception de la monnaie unique n’a toujours visé, d’une part, qu’à satisfaire les marchés financiers et, d’autre part, qu’à exaucer les demandes du capital allemand. La satisfaction des marchés financiers, dans la rivalité avec le dollar, se fait en jouant avec les taux d’intérêt, en surévaluant en permanence la valeur de l’euro. L’emploi, le développement, social et économique sont ainsi sacrifiés.

La stratégie allemande a consisté depuis plus de vingt ans à développer une guerre commerciale au sein même de l’Union européenne, à l’opposé de l’idée de solidarité européenne. Certes on ne dévalue plus les monnaies nationales. On dévalue les salaires. C’est ce qu’ont fait les dirigeants Allemands depuis longtemps, tout en utilisant l’Europe centrale comme arrière-cour pour leurs exportations, ou des délocalisations pour bénéficier de salaires encore plus bas.

Nous sommes bien loin des slogans sur l’unité européenne. Les populations subissent les dégâts d'une guerre commerciale, économique, monétaire et sociale intra-européenne, sous l'égide des traités de Lisbonne et de Maastricht, basés sur la concurrence libre. C’est l’Europe des banquiers, contre la démocratie, qui est à l’œuvre. Les chefs d’Etat et de gouvernement mettent une semaine à se réunir alors  que la semaine dernière s’est tenue à Rome une réunion des banquiers européens dans le quasi secret, sans aucune autorité politique. Il faut en finir avec cela !

Nous qui pourtant avons combattu non pas l’idée européenne, non pas l’Europe des peuples solidaires, mais les traités instituant des politiques européennes, ne nous doutions pas que la catastrophe viendrait si vite et serait si forte. Nous ne nous en réjouissons pas. Après les peuples irlandais, grecs, portugais, voilà que les italiens se voient imposer en quelques heures un plan d’austérité. La même déjà à l’œuvre, au Royaume-Uni comme en France, avec la contre-réforme des retraites, le blocage des salaires, la réduction des services publics. Depuis des mois, on nous explique sur tous les tons que c'est indispensable pour « rassurer les marchés financiers ».

Mais au nom de quoi,  de quel intérêt supérieur, faut-il « rassurer » ces marchés financiers qui font tant de mal aux peuples, aux pays, et à l’idée européenne elle-même ? La priorité n'est-elle pas à rassurer les populations? Au nom de quoi l’argent de la spéculation doit-il mener le monde ?

Que l’on rende publique la liste des fonds spéculatifs, qui font de l’argent sur la dette des Etats et conduisent leurs dirigeants à saigner les travailleurs et les retraités, tout en sacrifiant les services publics. Que l’on nous dise quelles institutions financières sont derrière et arment ces fonds spéculatifs. Qu’un débat public soit lancé sur l’efficience ou pas des traités européens qui régissent l’Union européenne. Il faut refuser la mise sous tutelle des budgets nationaux, sociaux et des collectivités territoriales avec cette fameuse « règle d’or » que veut imposer le pouvoir. Qu’un audit public, avec participation des syndicats et des citoyens, soit réalisé sur la nature des dettes des Etats. On découvrira quel est le résultat des baisses des impôts sur le capital, de la réduction de l’activité économique, et des frais financiers énormes qui grossissent année après année la dette. Il faudra bien se rendre à l’évidence. Il n’y a pas de solution sans considérer une part importante de la dette comme illégitime, parce qu’elle a été gonflée d'énormes frais financiers qui n’ont servi qu’à grossir les profits des rapaces de la finance. Il devient donc urgent de réorienter radicalement le rôle de la Banque centrale européenne pour qu’elle prenne en charge tout ou partie de la dette, par rachat, et par création monétaire, tout en insufflant des moyens à un fonds de développement humain, social et écologique, à la place du fonds pour l’euro d’aujourd’hui qui n’a justement pas d’autre objectif que de « rassurer » les marchés financiers. Il faut instituer une taxe sur les transactions financières et décider un moratoire sur le paiement des intérêts de la dette.

Seule une combinaison associant la relance économique, le progrès social, des investissements pour une économie durable et solidaire, le développement des services publics, le désarmement des marchés financiers pourra amorcer un processus de sortie de crise. Fondamentalement, l’actuelle crise européenne et la crise de l’euro, facettes de la crise globale du capitalisme, posent avec force la question de la nature et des finalités de la construction européenne. Construire pour les rapaces de la finance ou pour les peuples ? Le débat ne pourra pas éternellement être éludé. Que nos concitoyens s'en emparent !"

  

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 13:32

 

 

la-fete-de-l-humanite

 

 

La fête de l’Humanité, c’est le rendez-vous incontournable de la mi-septembre pour tous les amateurs de spectacles, de débats, de découvertes, de discussions enfiévrées dans une ambiance chaleureuse et fraternelle, unique en son genre.

 

Le puissant souffle d’indignation et de colère, la force des espoirs et des désirs d’émancipation de la jeunesse et des travailleurs du monde parcourront les allées, les débats, les spectacles de la Fête de l’Humanité les 16,17 et 18 septembre prochains.

Lieu de rassemblement populaire à nul autre pareil, elle sera la caisse de résonance des exigences de démocratie radicale, de démocratie vraie qui colorent ce début de millénaire en amplifiant les cris des mouvements sociaux, citoyens, culturels qui, après les peuples arabes, cheminent désormais dans les pays européens et aux Etats-Unis.

Grande manifestation de solidarité avec les peuples arabes, la Fête va, dans une multitude d’initiatives, contribuer à jeter des ponts entre eux et les peuples européens. Il n’y aura pas de progrès de la justice chez eux si, ici, on laisse sacrifier l’avenir des jeunes par l’éducation bradée et le précariat dans le travail avec des salaires de misère. Il n’y aura pas de démocratie là-bas sans que ces peuples puissent briser les chaînes de toute forme de domination, ni ici tant que les gouvernants seront au seul service des oligarchies financières. N’est-ce pas ce que confirme ce pacte diabolique de l’argent baptisé « Pacte euro plus » qui n’est rien d’autre que la destruction des souverainetés populaires, le torpillage de nos démocraties et le maintien des populations dans une super austérité afin de satisfaire aux appétits financiers ogres du capital ?

La Fête sera l’immense « Puerta del Sol » de la solidarité avec les peuples espagnols, grecs, irlandais, portugais, que les rapaces de la finance pillent et étouffent. Dans sa préparation même, la Fête doit devenir, jour après jour, le moment et le lieu de l’indispensable grande convergence contre le capitalisme en crise qui, tel un fauve blessé, dévore les droits sociaux et démocratiques, avale les services publics, pressure les salaires, les retraites et les systèmes sociaux.

Parce qu’elle se tient à ce moment de l’histoire, dans une crise jusque là inconnue du capitalisme en marche vers une mortelle dé-civilisation, la Fête va permettre de lancer aux Indignados de la terre entière le message de leur nécessaire rassemblement, de leur indispensable mise en mouvement contre les broyeuses capitalistes, pour tracer des chemins totalement inédits de la construction d’un autre monde, d’une autre société. Pas celle qui consisterait à améliorer, à moraliser, ou à adapter le système. Nous n’en sommes plus là ! Aujourd’hui, c’est la nature et l’extrême profondeur de la crise qui appellent un nouveau degré de civilisation et par le débat, les confrontations d’idées et l’action doivent galvaniser toutes les espérances populaires jusqu’à permettre à l’être humain et à la nature de se libérer de la tyrannie de la loi de l’argent.

Dimanche après dimanche, dans tous les pays européens, quelles que soient les étiquettes politiques, les gouvernements en place sont rejetés. La cuisante défaite dimanche dernier de M. Berlusconi revêt de ce point de vue une importance particulière. Certes, il y a un profond rejet du Président du Conseil italien. Mais il y a aussi, inséparablement, la demande inédite de préserver les biens communs humains que sont l’eau, l’énergie, associée à l’exigence de démocratie.

A situation nouvelle, Fête exceptionnelle pour débattre des voies de la nécessaire rupture avec le capitalisme, de l’invention de la nouvelle société post-capitaliste émergeant dans le partage, la mise en commun, la solidarité, la reconnaissance des biens communs fondamentaux humains. De ce désir naissant de l’en-commun, de faire monde ensemble peut germer de nouvelles pousses de ce que nous pourrions nommer un communisme de nouvelle génération.

A sept mois des élections présidentielle et législatives, alors que le rejet de Nicolas Sarkozy et de l’ultra droite sont majoritaires, la Fête accueillera toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans la diversité de la gauche sociale et politique, dans l’écologie politique. Occasion unique et exceptionnelle de confronter des idées et projets alternatifs pour battre la droite et faire bouger le curseur du côté gauche. Rendez-vous donc à la gigantesque agora de La Courneuve, lieu au service de la maturation d’un nouveau progressisme à la française.

Rendez-vous aussi dans un espace incomparable de convivialité, de fraternité, de création culturelle et d’une multitude de spectacles offerts à un prix restant encore abordable. Dans toutes ses dimensions, avec toutes ses facettes, la Fête de l’Humanité sera l’expression de l’énergie citoyenne, de l’énergie créatrice, de l’énergie militante pour assouvir une soif d’idéal qui ne demande qu’à bousculer les réalités trop souvent sombres et difficiles.

 

 

 

 

Des bons de soutien de 20 € sont disponibles :

  • Acheter un bon de soutien vous donnera le droit à l’entrée à la Fête de l’Humanité et ses spectacles.
  • Acheter un bon de soutien, c’est aider l’Humanité à couvrir les frais d’organisation et apporter au journal des moyens nouveaux pour son développement.

 

Vous pourrez acheter ses bons de soutien auprès des militants du PCF du Pays de Morlaix Vous pouvez « passer commande » par un e-mail à pcfmorlaix@wanadoo.fr  ou à bondesoutien@humanite.fr  .

 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 16:25

En faisant arraisonner par sa marine le bateau français "Dignité-Al Karama" en route pour gaza, et en capturant son équipage et ses passagers - dont quelques élus - le gouvernement israélien commet une fois encore un acte de piraterie, une violation inacceptable du droit international. Le Parti communiste français condamne cette attaque injustifiable contre un navire qui ne constituait en rien une menace contre quiconque et dont le seul objectif est précisément de briser symboliquement le blocus illégal et inhumain de Gaza par Israël.

Le PCF s’indigne du silence consternant des autorités françaises qui ont systématiquement refusé d’apporter la moindre protection à ce bateau porteur, comme l’ensemble de la Flotille internationale dont il est partie prenante, d’un message de justice et de l’exigence du respect des résolutions des Nations-Unies. Les autorités françaises ne peuvent pas dire qu’elles sont favorables à l’édification d’un Etat palestinien et tolérer en même temps de tels actes qui bafouent le droit des Palestiniens à la souveraineté en foulant aux pieds les pratiques les plus élémentaires de la communauté internationale.

Le Parti communiste exige la libération immédiate de toutes les personnes capturées par l’armée israélienne ainsi que la restitution du bateau qui doit bénéficier de la liberté de navigation conformément au droit maritime. La France doit intervenir dans ce sens. L’ambassadeur de France à Tel Aviv doit assumer ses responsabilités et intervenir dans les plus brefs délais.

Le PCF appelle au rassemblement de soutien au Dignité-Al Karama, contre le coup de force israélien et pour la solidarité avec le peuple palestinien, à Morlaix, le mercredi 20 juillet 2011 (11 h devant la Sous Préfecture).

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 06:15

 

ça y est...! Papandréou le collabo a réussi a faire voter au Parlement un gigantesque plan de saignée sociale refusé par 85% des Grecs et des dizaines de milliers de manifestants et de grévistes brutalisés par la police la semaine dernière.   

Rassurez-vous? Aucun espoir que ce plan d'hyper-austérité qui plonge le pays dans une recession plus noire encore, après que le premier plan d'austérité décidé début 2010 ait été responsable des 4,5% de recession (croissance négative du PIB) enregistrés cette année,  réduise un peu la dette de 350 milliards d'euros des Grecs... Il s'agit simplement de faire accepter le nouveau prêt d'urgence de 12 milliards que les Etats européens et le FMI accordent aux Grecs pour qu'ils remboursent les intérêts exhorbitants de leur dette et ne se déclarent pas insolvables en demandant une restructuration de la dette, voire une annulation d'une partie d'entre elle.  Cela aurait été sans doute alors un vent de panique dans les milieux bancaires et assurantiels générant un relevement des taux d'intérêt des emprunts accordés aux autres pays européens endettés fortement, une aggravation de la crise de la dette en Europe et des attaques contre l'euro.

 

L'autre solution qui n'a jamais été envisagée aurait été que la BCE revoit ses missions, qu'elle crée de la monnaie pour solder la dette grecque et devenir un instrument de coopération plutôt que de police néo-libérale au service d'une politique déflationniste qui sert essentiellement les intérêts du capital et des rentiers au détriment de l'emploi et de l'activité économique.   

 

Ce qu'on impose au peuple grec pour ne pas mettre les puissances financières en colère (et ainsi se faire agresser par l'hydre hideuse et incontrôlable du pouvoir financier créée par une dérégulation et une financiarisation de l'économie encouragées politiquement par les gouvernements apprentis sorciers européens, y compris sociaux-démocrates, dans les années 80-90)  ni revoir les dogmes libéraux qui président au fonctionnement du FMI et de l'Union européenne est purement et simplement criminel.  

Jugez plutôt les mesures délirantes de ce nouveau plan d'austérité de 28 milliards d'euros d'économie à faire d'ici 2014 qui vise à réduire le budget de l'Etat à 44% du PIB contre 53% du PIB en 2009.  

Des médicaments des personnes âgées qui ne seront plus remboursés qu'à 50%. Privatisations du secteur de l'eau, de l'électricité, du gaz, des Télécom, du rail, de la loterie nationale. Suppression de 86000 emplois publics. Nouvelle baisse des salaires des fonctionnaires. Augmentation de la TVA et baisse du seuil de revenus pour payer l'impôt sur le revenu (des travailleurs pauvres gagnant 450 euros y seront désormais astreints).    

Rappelons qu'en 2010,  l'équivalent de 2 mois de salaire par an avait déjà été retiré aux fonctionnaires, la TVA avait été augmentée de 2 points, des hausses de taxe sur l'alcool, le tabac, les carburants avaient été imposées, et la durée de cotisation pour les retraites avait été augmentée de 3 ans.   

 

Papandréou avait dit préférer "restructurer le pays" (en commençant par le démolir) plutôt que de "restructurer la dette". Je vous propose d'écouter une nouvelle drôle et brillante petite chanson engagée de "La Parisienne Libérée" invitée sur le plateau de "Arrêt sur Images" qui explicite ce beau programme !   

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