Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 12:08

RIO+20 : le PCF inquiet de l'état des négociations

A l'occasion du sommet RIO+20 qui se tiendra du 20 au 22 juin 2012 au Brésil, le PCF exprime ses plus vives inquiétudes sur l'état des négociations, face aux enjeux sociaux, alimentaires et écologiques planétaires. En effet, le bilan présenté de l'action des États depuis le sommet de la Terre de RIO 1992, est pour le moins décevant.
Pour le PCF l'urgence est au changement de braquet en affirmant l'urgence d'un développement humain durable qui sorte du système productiviste capitaliste et préserve la nature des griffes du marché. Il est déterminant de s'attaquer dans un même mouvement aux causes de la dégradation de la planète (réchauffement climatique, perte de la biodiversité, accaparement des biens communs de l'humanité...) et aux inégalités sociales. L'aide financière et technologique des pays riches vers les pays pauvres doit s'accroître considérablement afin de permettre leur propre développement et d'éradiquer la misère.
Nous appelons le gouvernement de la France et l'Union Européenne à l'audace. Si la création d'une agence des Nations Unies sur l'environnement, l'ambition affichée de lier développement soutenable et lutte contre la misère, si la relance de la taxation des actifs financiers vont dans le bon sens, ces initiatives restent insuffisantes. Sans texte juridiquement contraignant à l'issue du sommet, c'est le laisser faire libéral qui se pérennise. Une autre logique pour en finir avec les politiques d'austérité doit s'imposer. Il est urgent de réformer les institutions pour plus de démocratie, de transformer les missions des banques mondiales afin de constituer des fonds de coopération au service du développement humain pour de nouveaux droits sociaux et écologiques universels. Il faut agir pour la coopération scientifique et le développement des services publics afin de préserver la nature des appétits financiers des marchés. Nous proposons une nouvelle organisation mondiale pour l'alimentation indépendante des logiques actuelles de l'OMC, du FMI et de la Banque Mondiale.
Le sommet des Peuples porte l'alternative citoyenne à ce projet dévastateur pour la planète et pour les droits sociaux des peuples. Nous soutenons leurs mobilisations pour une autre humanité respectueuse de l'environnement et du bien être des peuples.

Parti communiste français,
Paris, le 19 juin 2012.
 

Partager cet article
Repost0
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 06:07

A la suite du rapport introductif de Pierre Laurent et de ses débats, le Conseil national du Parti communiste français réuni lundi 18 juin, a adopté une résolution précisant les orientations et premières initiatives du PCF dans la nouvelle situation politique (93 pour, 11 contre, 17 abstentions).

Réunis partout en France ce jour en Assemblées générales, les communistes se prononcent par vote sur cette résolution.

Une Conférence nationale se tient dans la foulée, le 20 juin 2012 à Paris et prendra ses décisions sur la base des résultats du vote. Elle se concluera par un meeting à la Mutualité le même jour, à 18h00.  

 

Texte de la résolution

1. Nous voulons tout faire pour que les victoires remportées par la gauche, auxquelles le Front de Gauche a contribué, répondent aux espoirs qu’elles ont suscitées. Nous pensons qu’en l’état, le projet de François Hollande nécessite des inflexions majeures. Nous allons travailler avec toutes les forces disponibles, en avançant des propositions, en construisant les rassemblements politiques, les majorités d’idées et d’action jusqu’à rendre incontournables l’adoption au Parlement et par le gouvernement des mesures  nécessaires au changement. Avec l’intervention populaire et les mobilisations sociales et citoyennes des avancées sont possibles. Nous serons, dans le pays comme au Parlement, une force d’action et de construction positive au service de cette intervention pour pousser le changement, pour obtenir les moyens de le réussir. Nous décidons, en menant les campagnes nationales appropriées, d’engager la mobilisation dans la durée sur les enjeux cruciaux de la construction européenne, de la mobilisation des moyens financiers, des salaires et de l’emploi, de la relance des services publics, de la VI République.

2. Aujourd’hui, en raison des refus répétés de prendre en compte nos propositions, nous estimons que les conditions de notre participation au gouvernement Ayrault ne sont pas réunies. Ce qui ne préjuge pas de l’avenir, nous restons disponibles au cas où elles se créeraient. Nous avons vocation à prendre nos responsabilités pour mettre en oeuvre dans un gouvernement des politiques de transformation sociale pour que la gauche réussisse.

C’est dans cet esprit que nous avons construit le Front de gauche et mené ses campagnes.

Nous voulons continuer à être utiles pour permettre la réussite des changements nécessaires, de même que nous ne voulons pas renoncer à notre liberté d’agir pour y parvenir.  Pour l’heure, nous ne nous reconnaissons pas dans une conception présidentialiste du gouvernement qui réduirait sa feuille de route au programme de premier tour du Président, un programme qui ne se donne pas, selon nous, les moyens du changement.

Une conception qui nous paraît d’autant plus réductrice que le Président actuel a été élu grâce à une majorité beaucoup plus diverse, et notamment les 4 millions de voix du Front de gauche.

 

3. Les résultats des campagnes électorales du Front de gauche, la mise en mouvement populaire et citoyenne qui les a portées, nous invitent à poursuivre et à amplifier la démarche engagée avec le Front de gauche. Quand nous l’avons initié, nous ne l’avons pas borné à une séquence électorale, mais à notre ambition de modifier en profondeur les rapports de forces politiques sociaux, culturels à gauche et dans notre pays. Une dynamique prometteuse s’est enclenchée non sans paradoxes comme le montrent les résultats des élections législatives.

Cela suppose : 1) D’évaluer, pour en tenir compte dans la mise en oeuvre de cette démarche, tous les enseignements que nous pouvons tirer de ces campagnes, de leurs

acquis et des limites rencontrées. 2) Que la capacité d’initiatives du Parti communiste continue à se déployer pleinement au service de cette démarche et de notre propre travail de renforcement  et d’élaboration collective. Dans cet esprit nous tiendrons notre université d’été les 31 août, 1 et 2 septembre en Savoie. 3) De travailler à associer dans la durée toutes celles et ceux qui, non membres d’un des partis du Front de gauche, souhaitent en être des acteurs à part entière. Le Front de gauche s’affi rme comme une construction originale, un espace de coopération associant librement des partis et des militants associatifs, syndicaux et des citoyens. Les assemblées citoyennes, les réseaux de travail thématiques, les fronts de lutte, les ateliers législatifs sont déjà des espaces pertinents à développer.

 

Résultats de la consultation à Morlaix : adhérents : 72  

Votants : 36

 Pour : 34

contre : 2

 

Résultats à Roscoff. Adhérents : 18, cotisants : 16, votants : 13, pour : 12, contre : 1

 

Partager cet article
Repost0
18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 06:00

Déclaration
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Législatives 2012

 

 

Les premières estimations, ce soir, confirment le basculement de l'Assemblée nationale à gauche. La page du pouvoir sarkozyste en France est définitivement tournée mais le parti de l'ancien président sauve un nombre substantiel de sièges. Il ne fait aucun doute que la droite saura s'en servir pour multiplier les obstacles au changement dans notre pays. L'entrée du FN dans l'hémicycle qui reste heureusement circonscrite est un signal d'alarme supplémentaire.

 

A gauche, le Parti socialiste parvient à son objectif et dispose à lui tout seul d'une majorité absolue. Le Front de gauche aura moins de députés malgré un gain en nombre de voix et en pourcentage mais les conditions semblent ce soir réunies pour la constitution d'un groupe à l'Assemblée. Si cela se confirme, c'est une bonne nouvelle pour la démocratie.

 

Force est de constater, cependant, que le mode de scrutin et l'inversion du calendrier électoral dénaturent la portée des élections législatives et déforment le paysage de l'Assemblée nationale au profit du bipartisme. A gauche, la majorité législative est ainsi distordue par rapport à la réalité de la majorité politique de gauche dans le pays. Le PS totalise 65% des voix de la gauche à l'élection présidentielle, près de 70% avec ses alliés aux législatives et obtient plus de 90% des députés de gauche. Le Front de gauche totalise 25% des voix de gauche à la présidentielle, 15% aux législatives et compte moins de 5% des députés de gauche. C'est une anomalie provoquée par une logique institutionnelle implacable qui, de scrutins en scrutin, a permis aux deux plus grosses formations de monopoliser aujourd'hui 90% des sièges à l'Assemblée nationale.

 

En dépit de cette injustice, le Front de gauche avec l'influence qui est la sienne dans le pays, avec ses deux groupes au Parlement, ses élus sur le territoire et au Parlement européen, entend être une force d'initiatives et de propositions active et positive pour la réussite du changement dans notre pays.

 

PCF-Front-de-Gauche.jpg

 

 

Partager cet article
Repost0
18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 05:46

 

ANGELA DAVIS A RAISON… EN FRANCE AUSSI

 

 

De passage en Belgique où elle a reçu les insignes de docteur honoris causa de l’Université Libre de Bruxelles, Angela Davis a donné un entretien repris par l’Humanité Dimanche.

 

A 68 ans, toujours aussi lucide et combative, elle déclare notamment «L’erreur que nous avons commise après avoir élu Obama , c’est que nous n’avons pas maintenu la pression …Directement après sa prestation de serment , nous aurions dû mobiliser et exercer des pressions sur lui afin de ramener les soldats dans leurs foyers, de fermer Guantanamo, d’améliorer les soins de santé, … Alors il se serait trouvé dans une meilleure position pour réaliser plus de choses qu’il n’en a réalisées »

 

C’est aussi vérité de ce côté de l’Atlantique. Il ne faut pas que nous ayons à nous dire dans cinq ans : «  nous aurions dû maintenir la pression sur François Hollande… »

 

  • Pour que prévale enfin l’intérêt général sur la course au profit

  • Pour que le service du peuple l’emporte sur la course aux postes et aux honneurs

  • Pour mettre fin à la dictature sans partage de la finance

  • Pour une plus juste répartition des richesses

  • Pour le droit de vivre dignement jusqu’à la fin de ses jours

  • Pour la retraite à 60 ans pour tous

  • Pour une politique qui donne toutes ses chances à la jeunesse

  • Pour la reconquête de la production industrielle

  • Pour un développement respectueux de l’environnement et pour que l’on cesse de sacrifier l’avenir de la planète à la recherche effrénée du profit

  • Pour que la parole du peuple soit enfin entendue… et respectée

  • Et pour tant d’autres choses encore …

 

Construisons sans attendre, dès maintenant et sans exclusive vis-à-vis de quiconque , les rassemblements et les luttes nécessaires.

 

Morlaix, le 16.06.12

Alain DAVID

Partager cet article
Repost0
11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 21:01

Communiqué du collectif citoyen du Front de Gauche de la circonscription de Morlaix:

 

La cuisante défaite annoncée de la droite est une bonne nouvelle et traduit le rejet massif de la politique de l'UMP, un rejet qu'il faudra confirmer le 17 juin.

Malgré le mode de scrutin favorisant le bipartisme, le Front de Gauche est la troisième force politique de la circonscription.

Nos électeurs, par leur vote, ont exprimé leur refus de l'austérité, d'une politique d'accompagnement du libéralisme et leur désir d'une transformation profonde de la vie politique.

Dans un contexte de mise en crise des sociétés par un capitalisme qui provoque des régressions sociales sans précédent en Europe et dans le monde, notre but sera de renforcer le Front de Gauche en rassemblant toutes celles et ceux qui veulent se battre pour une société plus humaine libérée de la dictature de la finance.

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 20:56

 Bilan du 1er tour des résultats des législatives sur la circonscription de Morlaix pour le Front de Gauche:

 

Du fait principalement des 20% d'abstentionnistes en plus par rapport aux présidentielles, mais aussi sans doute d'un vote Lebranchu chez une partie des électeurs de Mélenchon, nous avons perdu près de 60% des voix qui s'étaient portées sur Jean-Luc Mélenchon le 22 avril dernier.

C'est une réalité cruelle pour nous.

Nous ne sommes pas récompensés dans l'immédiat de la très belle et opiniâtre campagne que nous avons menée.

Ce résultat montre que beaucoup d'électeurs de gauche ont boudé le vote pensant que tout était joué. Cela confirme malheureusement l'ampleur de la crise démocratique et le verrouillage du système. Celui-ci est sclérosé par un bipartisme qu'ont renforcé l'inversion du calendrier électoral entre présidentielles et législatives, les législatives n'étant plus perçus que comme un troisième tour de confirmation des présidentielles sans grand enjeu. Le mode de scrutin de circonscription uninominal à deux tours favorise mécaniquement les partis ayant une vocation majoritaire et l'on va voir encore une Assemblée bicolore PS/ UMP où nos 15 à 20 députés du Front de Gauche ne pèseront pas lourd, ce dont se félicitaient Martine Aubry et Pierre Moscovici hier avec beaucoup de gratitude pour la victoire que nous leur avons permis d'enregistrer aux présidentielles.

Grâce à une excellente campagne individuelle et collective lors des présidentielles, Mélenchon a conquis en avril dernier un électorat qui n'était pas traditionnellement acquis pour le PCF ou plus largement pour la gauche de la gauche. Cet électorat Front de Gauche des présidentielles, dans ses composantes jeunes et peu politisées probablement, s'est sans doute démobilisé et une partie des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, dans le Trégor, la région morlaisienne, et dans une plus large mesure encore dans le Léon, où nous revenons presque aux scores très bas réalisés par le PCF en 2007, 2002, et antérieurement, a voté directement pour Marylise Lebranchu, se situant d'emblée dans une logique de deuxième tour.

Là où nous avons le plus de militants et où nous avons été les plus actifs en termes de militantisme et de présence sur le terrain, à Morlaix et dans le Trégor, nous faisons des résultats tout à fait convenables qui feront que nous serons respectés comme force politique à l'avenir:

8,62 % à Morlaix (3e), 9,7% à Lanmeur (3e), 14,9% à Plouegat-Guerand (3e), 7,3% à Plougasnou (3e), 7,2 à Plouigneau (3e), 10,8% à Guimaec (3e), 10,35% à Saint Jean du Doigt (3e), 10,8% à Botsorhel (3e), 8,18% à Plouégat-Moysan (3e),10% à Locquirec (3e). Une exception, à Guerlesquin, nous sommes loin derrière le FN (7,53%) avec 4,81% alors que Mélenchon avait réalisé 13% aux présidentielles.

 

Même si ces scores constituent un progrès par rapport aux seuls scores du PCF en 2002 et 2007 et à l'ensemble des scores de la gauche de gauche lors de ces législatives, ils sont en moyenne 40% en dessous des scores de Mélenchon aux présidentielles.

 

Dans les communes à majorité municipale socialiste de la périphérie morlaisienne, il y a eu également une abstention importante chez nos électeurs du 1er tour des présidentielles et un phénomène de vote légitimiste pour Lebranchu prononcé dont on peut se demander s'il est un vote d'adhésion ou de rejet massif de Le Brun et de l'UMP: nous faisons 6,88% à Saint Martin (contre 12,5% aux présidentielles), 4,79% à Garlan (contre 14,3% aux présidentielles), 6,69% à Sainte Sève (contre 12,1% pour Mélenchon aux présidentielles), 6,66% à Plourin (contre 14% aux présidentielles), 6,61% à Plouezoch, 7% à Locquenolé, 5,72% à Pleyber-Christ (contre 13,36% aux présidentielles) où nous arrivons derrière le FN. Ce sont pourtant des communes où nous avons été présents sur la durée en terme de militantisme.

 

Dans les Monts d'Arrés, le score du Front de Gauche a également fondu entre présidentielles et législatives même s'il reste honorable: 9% à Plounéour Menez, 9,25% à Commana.

 

C'est dans le Léon que notre recul par rapport aux présidentielles d'avril dernier où la gauche de gauche avec Mélenchon avait fait un score totalement inédit (autour de 8% en moyenne pour le seul Front de Gauche) est le plus impressionnant et brutal, signalant au passage qu'il y a un écart entre l'adhésion à une personne permise par le jeu médiatique et la place prépondérante des présidentielles et l'adhésion durable à un courant politique.

 

Ainsi, si à l'île de Batz nous résistons bien avec 6,75% (3e), nous ne faisons que 4,16% à Roscoff (4e) malgré une bonne campagne et une forte présence militante, 2,93% à Saint Pol de Léon (5e), 3,13% à Plougoulm (5e), 3,4% à Santec (5e), 3,38% à Sibiril (5e), 1,56% à Cléder (6e), 3% à Carantec (5e), 1,46% à Plouvorn (6e), 3,81% à Taulé (4e), 4,82% à Henvic (4e), 3% à Saint Thégonnec (5e), 2,26% à Plouzévédé(5e), 3,22% à Ploudiry (6e). La plupart du temps, dans ces communes, le FN fait un meilleur résultat que le Front de Gauche, parfois plus de deux fois plus élévé (Ploudiry, Cléder, Plouzévédé...). Force est de constater que le phénomène Mélenchon passé, même si celui-ci peut nous donner des espoirs, il y a encore ce qu'on pourrait appeler des "déserts électoraux" pour la gauche de transformation sociale dans le Léon.

 

Ismaël Dupont.

 

 

Partager cet article
Repost0
11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 20:53

10 juin 2012

Pierre Laurent

 

Les résultats du premier tour des élections législatives confirment la volonté des Françaises et des Français de tourner la page de la droite. Après l'élection de François Hollande le 6 mai dernier, il est possible dimanche prochain d'élire une majorité de gauche à l'Assemblée nationale.

 

Le scrutin est marqué par une forte abstention et une bipolarisation accrue des exprimés qui déforme la réalité et la diversité de la vie politique française. C'est la conséquence de la présidentialisation forcenée du débat politique. L'inversion du calendrier électoral minore et dénature la portée du scrutin législatif, c'est un grave problème démocratique que seules d'ambitieuses réformes institutionnelles allant vers une 6e République peuvent résoudre. C'est un objectif que le PCF et le Front de gauche continueront de porter.

 

Le Front de gauche obtient, selon les premières estimations, 7 %. Ce résultat confirme l'ancrage national du Front de gauche qui est à nouveau ce soir la seconde force de la gauche. Dans de nombreuses circonscriptions, la dynamique mobilisatrice du Front de gauche a continué de s'enraciner durant la campagne législative . Les deux batailles, présidentielle et législative, menées au cours de ce semestre, constituent une promesse d'avenir et un atout sans lequel la gauche ne pourra réussir.

 

Dimanche prochain, un groupe Front de gauche peut être élu à l'Assemblée nationale au sein d'une large majorité de gauche. Le pays pourra compter sur les députés qu'il comptera pendant cinq ans.

 

J'appelle ce soir à battre, partout dimanche prochain, les candidats de droite encore en lice, à barrer la route de l'Assemblée nationale aux candidats du FN et à élire, en se rassemblant autour des candidats de gauche les mieux placés, une majorité de gauche forte d'un groupe du Front de gauche.

 

Partager cet article
Repost0
11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 20:50

COMMUNIQUE DEPARTEMENTAL DU FRONT DE GAUCHE DU FINISTERE

Le Front de Gauche remercie les électrices et électeurs qui ont porté leurs suffrages sur les valeurs de la Gauche alternative, combative et écologique.
Le calendrier et le mode de scrutin ont favorisé l'abstention et le vote utile en faveur du PS.

A partir des positions politiques que nous avons défendues dans les campagnes présidentielles et législatives, le Front de Gauche et ses candidats appellent à battre la Droite.

Le combat pour un véritable changement à Gauche dans notre pays ne fait que commencer, nous y prendrons toute notre place.

 
 Eric LE BOUR (PCF)

Jean-Marie DEGE (PG)

Alain REBOURS (GU)

Yannick HERVE (FASE)

 

bandeau Front De Gauche

Partager cet article
Repost0
11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 05:50

Les résultats de ces législatives sont très décevants pour nous, même si nous portons les scores de la gauche de gauche plus haut qu'en 2002 et 2007, dans la mesure où nous ne sommes pas parvenus à fidéliser toute une partie des électeurs qui avaient donné leurs suffrages à Jean-Luc Mélenchon. La dynamique est clairement retombée de notre côté dans l'électorat : la campagne de Mélenchon avait réussi à créer de vrais espoirs de changement, mais sitôt les présidentielles passées, avec un score du Front de Gauche en-deçà de nos espérances , beaucoup d'électeurs qui ont voté Front de Gauche pour la première fois le 22 avril 2012 ont dû se dire hier que la messe était dite et se sont soit abstenus, soit ont voté pour le candidat de gauche le mieux placé pour l'emporter, dans une logique de second tour avant l'heure.   

Dans un contexte de crise globale du capitalisme, de méfiance vis à vis du système politique, de renforcement de l'autoritarisme européen et des plans de rigueur qui font payer les conséquences de la crise financière aux peuples, les 6,7% atteints par le Front de Gauche témoignent surtout de la réalité de la crise démocratique (perte d'espoir, résignation au bipartisme, sentiment que les jeux sont déjà faits avant l'élection, montée de l'extrême-droite) renforcée par un mode de scrutin et une inversion du calendrier électoral qui vérouillent l'élection pour renforcer les partis qui dans l'immédiat sont majoritaires: l'UMP et le PS. Lesquels disposent par alternance de tous les pouvoirs en ne représentant que 30% des électeurs.

Une forte abstention a sans doute eu lieu dans notre électorat du premier tour des présidentielles, abstention dont on a le sentiment que de manière générale elle profite au PS, et dans une moindre mesure à l'UMP et au FN, car l'électorat plus âgé, plus à droite et conservateur, participe de manière plus automatique au vote.    

Ces résultats globaux du Front de Gauche nous rendent assez peu capables dans l'immédiat de peser sur le PS et d'influencer de manière significative les orientations de la majorité présidentielle de François Hollande. Ils justifient que l'on conserve toute notre indépendance vis à vis du PS et de la politique menée par le gouvernement et que l'on s'attache dans les années à venir à bâtir patiemment les conditions de l'alternative en continuant à faire un travail d'éducation populaire, à enracinner le Front de Gauche sur le terrain et à l'élargir, à construire un modèle de société et un projet de dépassement crédible de cette société insupportable que les capitalistes nous ont bâti à l'échelle mondiale et nationale.  Il faudra être présent dans le mouvement social et ne rien céder à la rigueur sociale-libérale mais donner aussi des perspectives politiques à ce mouvement social en faisant connaître nos propositions alternatives et en n'hésitant pas à politiser avec les syndicats la lutte contre l'austérité.

On le voit au Canada, en Grèce, en Espagne, la révolte du peuple et son rejet du libéralisme peuvent faire irruption de manière soudaine et spectaculaire, à un moment imprévisible: ce sera au Front de Gauche de tenter d'être l'activateur et la boussole de cette révolte qui le débordera fatalement mais qui devra conduire, plutôt qu'au retour de l'ordre néo-libéral ou à la montée de l'extrême-droite, à une transformation profonde du système. 

 

Quels sont les résultats que le Front de Gauche enregistre dans le Finistère?

C'est Françoise Pencalet-Kérivel qui, dans la 7ème circonscription (Douarnenez), réalise le meilleur résultat du Front de Gauche finistérien, avec 6,77% des suffrages exprimés. Elle est en troisième position derrière le PS (44,76%), l'UMP (22%), et devant le FN (6,12%) et EELV (4,08%).

Jacqueline Héré, à Brest centre, réalise un score de 6,75% qui la place devant le Centre (4,85%), EELV (4,68%), mais derrière le FN (8,59%) malheureusement.

Marcel Tilly, dans la 8ème circonscription  (Concarneau) obtient 6,55% des suffrages et se place en 4ème position derrière le FN (9%) mais devant EELV (5,35%) et le Centre (4,38%). Gilbert le Bris manque de peu d'être élu au premier tour avec 48,58% des voix là où l'UMP réalise 21%.

A Morlaix (IVème circonscription), le Front de Gauche obtient 5,72%  des suffrages exprimés (2956 voix): cela nous place en 3ème position, très loin derrière le PS (48,2%), l'UMP (32,59%), mais devant le FN (qui fait tout de même 5,06% malheureusement), EELV (Dominique Guizien fait 4,46%) et le Modem (2,58%). Ce score est un peu écoeurant et ne récompense pas notre belle campagne collective de terrain menée pendant 8 mois mais nous avons semé des graines pour l'avenir et gagné un crédit et une écoute qui pourront servir plus tard à faire grandir localement l'alternative que nous portons. A Morlaix même, le dynamisme de notre campagne a payé tout de même puisque nous faisons un score de 8,6%. A Lanmeur, nous sommes à 9,6%. Mais c'est surtout dans le Léon que nous n'avons pas confirmé le très bon score de Jean-Luc Mélenchon aux présidentielles.

A Carhaix-Chateaulin, Noëlle Péoc'h est en 5ème position, avec 5,29% des voix, derrière le FN (7,61%), Christian Troadec (19,9%), l'UMP (27%) et le PS Richard Ferrand (32,29%).

A Brest rural, Bertrand Seys fait 5% et arrive en 5ème position derrière le FN (7,53%), l'UMP (38,8%), la candidate EELV soutenue par l'appareil du PS dans le cadre des accords nationaux, Magali Deval (20,78%) et Jean-Luc Bleuven (20,98%), le dissident socialiste qui la coiffe au poteau.

A Quimper, André Bernard et Janine Carasso (NPA), malgré une belle campagne, payent peut-être le prix des divisions (et des bâtons qu'ont a mis dans leurs roues) et réalisent un score cruel de 4,93%, passant derrière le FN (7,15%), EELV (5,28%), l'UMP (27%) et Urvoas (49%).

A Landivisiau (5e), Isabelle Mazelin et Yannick Hervé, deux candidats de valeur, ont réalisé 4,38% et souffert beaucoup sans doute de la volonté des électeurs de gauche de tout mettre en oeuvre pour battre Le Guen (UMP) ce qui semble bien parti en votant Chantal Guillet (PS), qui fait 41,99% contre les 35,5% de son rival de l'UMP.

   

Ismaël Dupont

Partager cet article
Repost0
10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 15:12

 

Morlaix le 8 /06 /12. P.Zarka

 

La victoire de François Hollande nous met face à une question nouvelle et les quelques heures qui nous séparent de la législatives peuvent encore nous permettre d’en préciser les enjeux.

Sarkozy a été battu par une formidable aspiration au changement. En même temps, la lucidité nous force à nous rappeler que nous avons été lourdement déçus à deux reprises : l’une après 1981 l’autre avec la Gauche plurielle après 1997.

Et à chaque fois que les gens ont été déçus, c’est parce que la situation sociale et économique avait fini par se dégrader davantage, laissant trop d’hommes et de femmes sur le carreau et préparant un retour d’une droite, encouragée par cet échec, rendue à chaque fois plus dure et agressive qu’avant sa défaite. A chaque fois, des hommes et des femmes meurtris, se sentant abandonnés se sont réfugiés un peu plus nombreux dans le vote en faveur de l’extrême-droite. Et si l’on regarde la situation dans d’autres pays d’Europe, les mêmes causes ont produit les mêmes effets désastreux. Nombre de commentateurs disent que l’émergence d’une extrême-droite est due à la crise. Mais c’est surtout le sentiment qu’il pourrait en être autrement qui met en colère.

Faut-il pour autant douter de la démocratie et se sentir impuissants ou au contraire ne devons-nous pas penser qu’élire celles et ceux auxquels on remet son sort et auxquels il faudra obéir ensuite n’est pas pleinement la démocratie ? Ne sommes-nous pas capables de faire mieux que d’attendre que tout nous vienne d’en haut ? Changer la société ne peut ressembler à un coup de peinture neuve passée à la hâte sur un mur décrépit. Le Front de Gauche a fait sa campagne sur le thème « Prenez le Pouvoir ». Ce n’était pas un slogan de circonstance mais la bien désignation de l’enjeu politique du moment.

Le bilan du XXème siècle, montre que, sous toutes ses latitudes, à chaque fois qu’un peuple a cru trouver son salut en remettant ses capacités de pouvoir à un ou à des sauveurs, cela s’est toujours terminé par d’amères déceptions. La démocratie, c’est l’exercice concret du pouvoir par le peuple. Et la citoyenneté n’est pas un métier, elle ne peut qu’être accessible à tous ou alors elle n’existe pas.

 

Pour arracher le respect de nos droits, nous avons besoin de prendre la mesure de l’adversité. L’économie n’est pas une science mais un terrain d’affrontement. Selon que l’on soit un gros bourgeois ou un travailleur on n’en a pas la même vision. Pour nous l’économie, c’est du savoir, de la santé, de la culture, du bien-être, du pouvoir d’achat, de la participation aux décisions, de la communication. Bref, vous n’êtes pas des victimes, vous êtes des indispensables à la société et durant des décennies, les services publics ont fait la démonstration qu’ils se passaient très bien des actionnaires, mais ni de la formation, ni de la santé, parce qu’ils ne se passaient pas du travail. L’économie c’est de l’humain, et les humains mangent, s’habillent, se logent.

Pour d’autres, l’économie, c’est pouvoir nous tondre la laine sur le dos. Les entreprises du CAC 40 ont versé 44,6 milliards d’euros aux actionnaires en 2011, soit une progression de 15%. Les profits des grandes entreprises ont augmenté de 35%. La dette grecque représente 30% des bénéfices des banques débitrices. Les paradis fiscaux abritent 800 milliards d’euros pour la part française. La Banque centrale européenne prête mille milliards aux banques privées à un taux de 1% et celles-ci prêtent aux états à 4 ou 6%. L’argent immobilisé par la spéculation en France représente plus du double du budget de l’État. 60% des profits réalisés par le travail ne sont pas réinvestis dans l’économie réelle : la dette est moins une question de dépenses, même si on pourrait faire des économies sur l’armement, qu’une question d’utiliser l’argent pour relancer l’activité. Et comme la spéculation rapporte davantage aux gros actionnaires que l’activité utile, relancer l’activité ne pourra que rétrécir les marges des gros actionnaires : plus d’argent dans la vie, c’est moins d’argent dans les coffres. 

Tiens, d’ailleurs avez-vous remarqué que les actionnaires sont la seule catégorie sociale dont on ne dit pas qu’ils coûtent trop cher et à qui on ne demande pas de faire des « efforts » ? Même encore aujourd’hui après la Présidentielle. Et la crise bancaire n’a rien à voir avec les dépenses sociales des Etats mais avec la spéculation et ce qu’on appelle pudiquement les placements toxiques. Ce sont des Etats qui viennent au secours des banques , c’est-à-dire nous avec nos impôts, et en retour elles leur prêtent de l’argent à des taux faramineux.

Nos intérêts à nous issu du petit peuple, comme on dit et ceux des capitalistes sont inconciliables. Pour nous l’Europe, c’est de la coopération, mettre dans un creuset commun ce que chaque nation a de meilleur à offrir. Pour les gros bourgeois l’Europe est un moyen de tirer les acquis sociaux vers le bas, de surexploiter et d’exacerber la concurrence. Notre Europe est celle de la solidarité des travailleurs entre eux, la leur est celle de la tension, tension par exemple entre l’Allemagne et la Grèce ou l’Espagne. Ils parlent de guerre économique et ils la font : peu importe les dégâts causés, ce sont les travailleurs qui en font les frais. Et maintenant, avec l’union budgétaire, ils tentent de concentrer encore davantage de pouvoirs à l’abri du suffrage universel à l’image des gouvernements italiens ou grecs. Nous sommes face à des coups d’Etat peut-être rampants mais réels. Le tout est de savoir qui aura le courage de bloquer cette machine infernale.

C’est pourquoi, pour eux, tous les coups et tous les bobards sont permis.

La commission de Bruxelles annonce des dépenses de protection sociale exagérée pour la France au regard du budget de l’Etat. Mais de qui se moque-t-on, le budget de la Sécu n’a rien à voir avec les dépenses de l’Etat, il découle des cotisations. Et là encore, la spéculation ne paie aucune cotisation. Cela dit à quel point les puissances d’argent cherchent à comprimer tout ce qui ne les intéresse pas. A propos de l’Italie et de l’Espagne, on nous explique très sérieusement que la liberté de licencier est bonne pour l’emploi (sic) ou que pour sauver notre modèle social il faut cesser de le financer (re-sic). Plusieurs commentateurs ont pris désormais l’habitude de dire que « l’économie a détruit des emplois ». Mais comment peut-on dire que l’économie peut détruire l’économie sans s’interroger davantage ? Si le système est à ce point cannibale et destructeur eh bien, c’est le système qu’il faut changer. Les capitalistes ont conscience qu’il n’y a pas de solutions sociales et démocratiques dans leur système et c’est pour cela qu’ils s’arc-boutent.

 

Il y a quelques années de cela, l’Humanité avait enquêté sur les ressources de la fameuse Madame Béthencourt : elle gagnait, tenez-vous bien, un smic toutes les deux minutes. Pensez-vous qu’il suffise de lui demander gentiment pour qu’elle les partage ? Elle ne veut déjà pas les lâcher à sa fille alors comment voulez-vous qu’elle les lâche de bon cœur pour l’Ecole, la Santé ou les transports en commun ?

C’est pour cela que faire pression sur le PS ne suffit pas. Lorsqu’il a commencé à s’y essayé le PC faisait plus de 20% des suffrages et le PS à peine 16 et vous connaissez la suite. Face à la pression des affairistes et des exploiteurs, seule la force du peuple peut faire contrepoids de manière efficace. François Hollande annonce un coup de pouce au smic en fonction de la « croissance ». Mais que fait-on si les tenants de l’économie préfèrent la spéculation à la croissance ? On attend qu’ils changent d’avis ? La semaine dernière, le JT de France 2 annonçait que le gouvernement déplorait que l’ex-PDG d’Air France se sucre au frais de l’entreprise en partant, entreprise dont on nous dit qu’elle pourrait supprimer 5000 emplois. Le gouvernement s’oppose à ce parachute doré mais le commentateur de France 2 d’ajouter que cela n’avait pas d’effet dans la mesure où l’Etat n’avait que 30% des parts de la compagnie. Hier encore, les médias disaient à propos de la Famille Doux qu’elle était davantage préoccupée de ses intérêts que de ceux de l’entreprise. Eh bien si la famille Doux n’a pas envie de se préoccuper des entreprises, elle n’est pas obligée de le faire, libérons-la et donnons l’entreprise aux salariés ! Ils savent déjà la faire marcher. On nous serine qu’il ne faudrait « rassurer » les marchés. Les rassurer ?! %Mais s’ils ont peur, il faut leur retirer toute responsabilité et tout risque. Comme cela, s’ils n’ont plus de pouvoirs, ils seront « rassurés ». Car, quel enseignement tirer de ces exemples? Si ce n’est que la question du pouvoir que donne la propriété est posée dans la vie.

Et dans ce domaine les bonnes intentions ne font pas force de loi. Car il est aussi difficile de demander aux parasites et aux pilleurs de ne plus piller que de demander à des fauves de devenir végétariens. Le moyen le plus sûr est encore de leur retirer tout pouvoir sur les circuits financiers et de nous approprier collectivement ces pouvoirs. C’est effectivement une mesure radicale, mais pensons qu’une femme ne peut être un petit peu enceinte, elle l’est ou elle ne l’est pas ; en politique c’est pareil : le pouvoir de décision se prend ou il ne se prend pas.

Et c’est, ne nous le cachons pas, l’enjeu d’un conflit acharné, où il faut être ferme et qui décidera du sort de la planète. C’est pourquoi, renégocier les traités européens ne peut s’obtenir simplement en plaidant la cause du redémarrage économique comme si nous avions à faire à des interlocuteurs de bonne volonté amis qui ne comprendraient que lentement. Non, le développement de la société ce n’est pas le problème des décideurs actuels. Encore faut-il que la menace, et même déjà seulement la menace, de s’approprier les leviers de l’économie les fasse fléchir.

Évidemment, dès que l’on parle d’appropriation collective, on nous agite le fantôme de feu l’URSS ou celui des nationalisations de 1945 ou de 1981 dans lesquelles ni les salariés ni les usagers n’avaient leur mot à dire sur la gestion de l’entreprise. La socialisation n’est pas l’étatisation, l’étatisation a été ce qui s’est produit dans les exemples cités, et ni les salariés ni les usagers n’ont eu leur mot à dire. Ni ici, ni en ex-URSS. L’appropriation collective ne nous renvoie non pas à l’État, mais à la nation. Et la nation n’est pas l’État mais le peuple rassemblé se dotant de pouvoirs réels d’intervention à travers les élus du personnel de l’entreprise, ceux de la nation et les associations. Voilà aussi ce que veut dire « prenez le pouvoir ».

Souvent on dit « mais cela c’est le rôle des partis pas des syndicats ni des associations… » Comme si les uns et les autres nous n’affrontions pas les mêmes problèmes. Bien sûr avec des approches différentes. Mais quand il y a une délocalisation, que l’on vienne d’horizon politique, que l’on soit syndicalistes ou membre d’une association, peu importe, on finit tous chômeurs.

Alors quand il faut changer la société que l’on soit politique, syndicaliste ou associatif, il faut changer la société et le faire ensemble. C’est cela qui a fait du Non au référendum en 2005 une majorité. On mesure la potentialité d’un mouvement à la multiplicité des raisonnements qui conduisent à la même conclusion. Tout simplement parce que la société sera toujours diversifiée, que tous ne peuvent penser la même chose au même moment, y compris pour atteindre le même but, que personne ne peut prétendre tout savoir et qu’aucune formation ne peut prétendre être le lieu du rassemblement, n’en déplaise à François Hollande qui aime se présenter comme le seul homme du rassemblement. Mais quel homme ou quelle formation seule peut-être à elle seule l’image de toutes les composantes et les pensées de la société ? Ce sont les mouvements à la fois composites et convergents, qui forment un ensemble polyphonique qui peuvent devenir force d’entraînement et au final créer des majorités d’idées et de volontés. C’est bien ce qui s’était produit en 1936 en 1945 ou en 1968. Et le Front de Gauche cherche à relancer une telle dynamique populaire. Regardez cette campagne où syndicalistes et « politiques » ou « associatifs » mêlent leurs efforts et leurs cultures. Ismaël Dupont issu du PC et Marie Huon qui, elle a un parcours syndical et associatif. Ce sont des militants qui mêlent leurs expériences et leurs cultures, partagent leurs convictions avec d’autres sensibilités, d’autres forces.

Tous ici, nous sommes ainsi l’expression de diversités militantes associées, chacun gardant sa personnalité, et nous formons un tel mélange d’approches et d’expériences que qui que ce soit, même s’il ne s’identifie à aucune des forces dont nous sommes issus, il peut se dire : dans un assemblage aussi large et composite, il y a obligatoirement une place pour moi. La politique, ce n’est pas la chasse gardée des partis, c’est une affaire de citoyenneté et on n’est pas tantôt travailleur, tantôt citoyen, on est ou on devrait ^être considérés continuellement les deux à la fois.

De ce fait, l’enjeu du vote ne s’arrête pas à avoir une « bonne » représentation. Je l’ai dit, nous n’obtiendrons pas grand-chose sans luttes et sans définir ce qui doit changer et comment cela doit changer. Ce qui compte c’est le peuple rassemblé en force décidée. Or nous partons de 4 millions de voix à la Présidentielle qui veulent mêler colère sociale et solutions politiques. En même temps dans toute l’Europe : en Espagne, Italie, en Grèce, au Portugal, en Hongrie, Russie et même en Allemagne dont on nous vante les salaires à un Euro de l’heure et au-delà : des USA au Canada en passant par l’Islande ou Israël, les peuples sont « vent debout » contre les injustices, les discriminations et mettent de plus en plus directement en cause le capitalisme.

Il y a sur une grande part de la planète une véritable déferlante populaire. Mais pour l’instant cela ne suffit pas à changer le monde. Partout se pose à des mouvements qu’ils se désignent comme des Indignés, ou «occupy » ou anticapitalistes, partout se pose cette question : comment arracher du pouvoir et faire en sorte que les institutions ne soient pas chasse gardée des financiers ? En France, nous avons un début de réponse : le Front de Gauche qui associe des forces sociales et politiques en un mouvement d’ensemble. C’est en cela que le vote pour les candidats du Front de Gauche sera un tremplin pour la suite. Un tremplin en France mais aussi une expérience pour les autres peuples, tout comme les tunisiens et égyptiens ont revivifié la notion de Révolution ou les américains celle d’anticapitalisme. Il y a désormais quelque chose dans l’air du temps qui cherche à remettre à plat ce qu’est une société. Et c’est en cela que chaque voix en faveur du Front de Gauche compte.

D’abord parce qu’ élire un représentant que l’on reverra plus tard (peut-être) pour nous expliquer la décision qu’il aura déjà prise ou élire un partenaire avec lequel on va à chaque fois que l’on en éprouvera le besoin, co- élaborer et co- intervenir, ne sont pas identiques. Dans un cas, l’élu nous dit –s’il est de bonne composition- ce qu’il a déjà fait. Si nous sommes contents, tant mieux, sinon, il nous reste à attendre la prochaine fois pour ne plus voter pour lui. J’ajouterai qu’élire quelqu’un sur la base d’un programme très général et sans pouvoir intervenir ensuite ne veut pas dire grand chose. Regardez par exemple, au-delà de la qualité de leur vote, celles et ceux qui avaient voté Sarkozy en 2007, ne pouvaient pas prévoir la crise de 2011, de ce fait, il avait les mains libres, sans aucun mandat. Et ainsi nous passons notre vie à courir après des voies d’eau. De plus, dans ce cas, on vote pour celui qui est déjà le plus fort, même si on ne l’aime pas trop. On voit bien ce que certains font du « vote dit utile » ce qui sous-entend que lorsque l’on vote selon ses convictions on perd son temps. Dans l’autre cas : élire un partenaire, on vote pour celui qui nous rend plus forts et on compte bien que devant chaque problème à affronter, l’élu ou l’organisation sera partenaire de nos combats et de l’élaboration de nos décisions. C’est pourquoi, il ne s’agit ni d’être une force d’appoint pour le Président, ni dans un bloc à part mais d’être libres de nos mouvements pour être réellement et concrètement porte-parole des mouvements populaires à l’Assemblée nationale. Voilà pourquoi les assemblées citoyennes doivent se poursuivre et s’amplifier. Prenez le pouvoir, vous le voyez est une idée à prendre au pied de la lettre, c’est une nouvelle conception de la révolution. C’est celle que le Front de Gauche qualifie de révolution citoyenne.

Et ne les croyez pas tout puissant face à nous. S’ils cherchent à nous berner, s’ils parlent de « relance » sans engager les réformes nécessaires, si nous avons tant de mal à passer dans les médias, comme on dit, c’est qu’ils sont inquiets. Inquiets de notre capacité à bouger. Le mouvement en faveur des retraites de 2010 n’est pas fini et ils le savent. Par centaines de milliers les jeunes ne sont pas disposés à voir leur vie déjà close, et ils le savent. La défaite de Sarkozy, les mouvements qui secouent le monde les taraudent. En France, plus de 4 millions d’hommes et de femmes ont voulu lors de la Présidentielle donner un nouveau cours à la vie politique. Ils ont exprimé non seulement leur volonté de changement mais aussi leur volonté d’intervenir dans les affaires publiques. Si des millions d’hommes et de femmes, de jeunes se cristallisent durablement en courant politique, inévitablement composite, pluraliste, même là où le candidat du Front de Gauche ne sera pas élus, ces hommes et ces femmes deviendront une force motrice, alors ils changeront l’ambiance du pays, ils seront susceptibles d’entraîner d’autres hommes et femmes. Ainsi, ensemble nous pourrons rendre tangible la perspective d’un surgissement des « simples » citoyens dans l’espace actuellement confisqué par toutes sortes de décideurs qui se pensent autorisés de parler à notre place. C’est en cela que le seul vote utile désormais est le vote pour les candidats du Front de Gauche. Ils ne vous disent pas votez et ne vous occupez plus de rien mais au contraire soyons continuellement ensemble pour faire la force nécessaire à pouvoir faire jeu égal avec le monde de la finance et lui arracher son pouvoir.

Alors ici, la campagne que vous avez mené avec Ismaël et Marie candidats du Front de Gauche est un sérieux tremplin pour demain.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011