Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 12:48

Grèce : La progression fulgurante de Syriza est un événement majeur

pierre-Laurent--Melenchon-et-Alexis-Tspipras-copie-1.jpg 

Les citoyens grecs se sont prononcés hier à l'occasion des élections législatives dans un contexte difficile. C'est la droite conservatrice et corrompue, « Nouvelle démocratie », qui arrive légèrement en tête (29,5% ) devant la coalition Syriza menée par Alexis Tsipras (27%).

Le rejet de l'austérité est tellement fort en Grèce que la droite elle-même, dans cette campagne a du se prononcer pour un allongement des échéances de paiement de la dette. Angela Merkel a approuvé aujourd'hui cette mesure à Los Cabos alors que si Syriza avait gagné, l'exclusion de la Grèce de la zone euro était sérieusement envisagée. Le sort des grecs semble suspendu aux accointances de la Chancelière allemande. Cela pose des questions sur la construction européenne actuelle.

Nouvelle démocratie va cependant être face à ses contradictions, elle qui s'apprête à former un gouvernement avec le PASOK - qui a lui-même payé très cher ses renoncements. Les politiques d'austérité et d'autodestruction du pays demeurent illégitimes aux yeux des grecs.

Après des semaines de menaces, de chantage international et de désinformation, le peuple grec a confirmé et accentué la fulgurante progression de Syriza. Avec 27% des voix et 72 sièges au Parlement grec - soit encore 10 points de plus que le 6 mai - cette coalition de forces politiques et sociales s'affirme, et de loin, comme le moteur de la gauche grecque et la véritable opposition à l'alliance pro-austérité.

C'est un résultat remarquable qui indique une recomposition du paysage politique. C'est un événement majeur qui doit être entendu partout en Europe. Je veux, au nom du Parti de la gauche européenne, dire notre fierté et notre soutien aux militants, aux forces du Syriza et singulièrement à Alexis Tsipras.

Le peuple grec peut faire confiance à Syriza pour combattre les mémorandums et faire des propositions pour sortir de la crise par la reconstruction de l'économie du pays et le développement des droits sociaux et démocratiques. Ensemble, avec le Parti de la gauche européenne, nous continuerons d'agir pour des solutions solidaires à la crise comme bases d'une nouvelle construction européenne.

 

Pierre Laurent

Président du Parti de la gauche européenne, secrétaire national du PCF

Partager cet article
Repost0
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 12:17

Pas d'Europe sans citoyens !

 

Lettre ouverte à François Hollande pour un référendum sur le Pacte budgétaire :

http://www.france.attac.org/lettre-ouverte-francois-hollande-pour-un-referendum-sur-le-pacte-budgetaire

A signer et faire circuler !

 

La crise européenne est arrivée à un point crucial. Aveugles volontaires, nos dirigeants s’obstinent dans des politiques brutales d’austérité alors que la crise provient des dérives de la finance et de l'absence d'une véritable solidarité européenne.

 

Le "Pacte budgétaire" a été élaboré par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy pour corseter définitivement les politiques économiques, et imposer l'austérité au mépris du débat démocratique et contre les aspirations des peuples.

 

François Hollande se prépare à le faire ratifier par le Parlement nouvellement élu s’il parvient à faire adopter tout ou partie du "Pacte pour la croissance" qu’il propose aux autres dirigeants européens. Mais seul un débat démocratique avec une large participation populaire peut légitimement trancher sur des enjeux aussi essentiels.

 

A l’initiative d’Attac et de la Fondation Copernic, des responsables associatifs, syndicaux et politiques et des chercheurs (voir la liste ci-après) lancent une lettre ouverte à François Hollande : "Non au Pacte budgétaire, pas d’Europe sans citoyens !", demandant l’organisation d’un débat tranché par un référendum.

 

Pour signer la lettre : http://www.france.attac.org/lettre-ouverte-francois-hollande-pour-un-referendum-sur-le-pacte-budgetaire

 

LETTRE OUVERTE À FRANÇOIS HOLLANDE

NON AU « PACTE BUDGÉTAIRE », PAS D’EUROPE SANS CITOYENS !

 

 

Monsieur le président de la République,

Lors de la campagne électorale, vous avez annoncé votre volonté de renégocier le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, dit Pacte budgétaire, signé par Nicolas Sarkozy et 24 autres dirigeants européens le 2 mars dernier.

Ce traité durcit et rendrait irréversibles les politiques d’austérité en Europe en interdisant définitivement tout déficit « structurel » supérieur à 0,5%. Le déficit « structurel », notion incompréhensible des citoyens et fort controversée parmi les économistes, sera évalué de façon arbitraire par les experts de la Commission. Le Pacte budgétaire prévoit des sanctions automatiques contre les pays contrevenants, coupant court à tout débat. L’aide aux pays en difficulté, prévue par le Mécanisme européen de stabilité, sera conditionnée par l’application de plans d’austérité, de privatisation et de libéralisation. Les marchés financiers et les banques, activement soutenus par la BCE, continueraient à imposer leur loi aux gouvernements. L’Europe s’enfoncerait encore plus dans la dépression et le déni de démocratie, et signifierait la misère pour le plus grand nombre. L’extrême droite continuerait à se renforcer jusqu’à imposer ses thèses autoritaires et xénophobes sur les débris de l’Union européenne.

Pour éviter cela vous souhaitez « ajouter un volet sur la croissance » au Pacte budgétaire. La croissance ? Nous ne voulons plus de cette croissance prédatrice et inégalitaire portée par le néolibéralisme. Des appréciations différentes existent parmi nous sur la possibilité et la désirabilité d’une croissance verte. Mais en tout état de cause les mesures d’austérité prises simultanément dans tous les pays ne peuvent qu’aggraver le chômage et bloquer la transition écologique et les dispositions du Pacte de stabilité sont contradictoires avec votre exigence de croissance. Vous savez en outre que les « réformes structurelles » - précarisation du travail, privatisation de la protection sociale et des services publics - sont déjà présentées par la BCE et le FMI comme un passage nécessaire pour « retrouver la croissance ». Pour notre part, nous pensons au contraire que l’Europe doit aujourd’hui porter une ambition sociale et écologique à la mesure des enjeux, en finançant un plan massif pour la préservation des ressources naturelles et la transition énergétique, pour l’emploi et la satisfaction des urgences sociales. Et qu’elle doit se doter à cet effet de politiques fiscale, budgétaire et monétaire infiniment plus ambitieuses et solidaires.

Vous espérez convaincre Angela Merkel et les autres dirigeants d’introduire des « project-bonds » et « euro-bonds » pour financer des grands projets européens. Mais, même si vous y parveniez, le volume de ces emprunts permettra-t-il de compenser significativement l’énorme impact récessif du Pacte ? Et puisque ces emprunts devront être souscrits auprès des marchés financiers, quelles conditions ceux-ci imposeront-ils ? La mutualisation des dettes européennes, ainsi conçue, ne réduira guère le pouvoir exorbitant de la finance, au contraire. Pour dénouer les liens qui asservissent les États aux marchés financiers, il faut que la BCE puisse racheter massivement les dettes des États membres et financer ceux-ci à des taux faibles pour engager la transition écologique et sociale. Cela implique de corriger une anomalie démocratique : placer la BCE sous contrôle politique des citoyens et de leurs représentants élus. Il faut aussi un véritable budget communautaire et une harmonisation vers le haut des politiques sociales et fiscales européennes. Selon nous, le pacte budgétaire empêcherait d’aller dans ce sens et doit être rejeté. C’est la condition de la nécessaire refondation de l’Europe.

Elle ne peut provenir que d’un que d’un sursaut démocratique des sociétés européennes. C’est pourquoi un débat public s’impose : donner la parole au peuple est un impératif. Des résistances sociales et citoyennes émergent dans de nombreux pays contre les politiques d’austérité. Face à la montée de l’extrême droite il faut d’urgence non pas moins mais plus de participation populaire, plus de démocratie en France et en Europe. Vous pourrez y contribuer en convoquant un référendum pour mettre en débat le traité européen, avec ses éventuels compléments, dont le contenu déterminera l’avenir de l’Europe. Vous donnerez ainsi l’occasion au peuple français d’exprimer ses attentes et d’élaborer ses propositions pour la refondation européenne. Vous encouragerez des démarches similaires dans d’autres pays, pour exprimer la volonté populaire d’un changement en Europe. Vous montrerez que, pour vous comme pour nous, l’Union européenne et l’euro ne retrouveront un avenir que si nous construisons la souveraineté démocratique des peuples européens.

 

Bien à vous,

L’équipe pétition Pacte budgétaire

 

NB : Plusieurs des premiers signataires de la lettre ouverte seront présents au meeting contre l'austérité organisé le samedi 23 juin à Paris (pour plus d'information, cliquer ici)

 

Premiers signataires :

Annick Coupé (Solidaires), Jean-Claude Chailley (Résistance sociale), Jean-Baptiste Eyraud (Droit au Logement), David Flacher (Utopia), Jean-Philippe Gasparotto (CGT Caisse des Dépôts), Roland Gori (Appel des appels), Pierre Khalfa (Fondation Copernic), Stéphane Melchiorri (Emmaus International), Damien Millet (CADTM), Martine Noël (Cadac), Jean-Marie Roux (CGT Finances), Henri Sterdyniak (Economistes atterrés), Maya Surduts (CNDF), Aurélie Trouvé (Attac), Sophie Zafari (FSU),

Christophe Alévêque (artiste), Paul Ariès (directeur de rédaction), Nathalie Bajos (chercheure), Nathalie Berta (chercheure), Frédéric Boccara (chercheur), Paul Bouffartigue (chercheur), Jacques Bouteiller (chercheur), Alain Caillé (sociologue), Odile Chagny (chercheure), Gabriel Colletis (chercheur), Antoine Comte (avocat), Pierre Concialdi (chercheur), Philippe Corcuff (chercheur), Laurent Cordonnier (chercheur), Pierre Cours-Salies (chercheur), Thomas Coutrot (Attac), Bernard Defaix (Attac), Keith Dixon (chercheur), Cédric Durand (chercheur), Philippe Enclos (chercheur), Isabelle Ferreras (chercheure), Jean Gadrey (chercheur), François Gèze (éditeur), Jérôme Gleizes (chercheur), Alain Grandjean (chercheur), Susan George (présidente d'honneur d'Attac), François Gèze (éditeur), Gaël Giraud (chercheur), Vincent Glenn (réalisateur), Caroline Guibet-Lafaye (chercheur), Ozgur Gun (chercheur), Nicolas Haeringer (Mouvements), Jean-Marie Harribey (Conseil scientifique d'Attac), Marc Humbert (chercheur), Sabina Issehnane (chercheure), Sophie Jallais (chercheure), Florence Jany-Catrice (chercheure), Nicolas Jounin (chercheur), Catherine Jousse (REP), Sadri Khiari (chercheur), Dany Lang (chercheur), Emmanuel Lazega (chercheur), Frédéric Lebaron (chercheur), Catherine Lebrun (Solidaires), Alain Lipietz (chercheur), Frédéric Lordon (chercheur), Caroline Mécary (Fondation Copernic), Jérôme Maucourant (chercheur), Jacques Le Bohec (chercheur), Claire Le Strat (chercheur), Nathalie Marcu (Les Alternatifs), Christiane Marty (chercheure), Gérard Mauger (chercheur), Dominique Méda (chercheur), Julien Milanesi (chercheur), Patrick Mony (militant associatif), Francine Muel-Dreyfus (chercheure), Frédéric Neyrat (chercheur), Willy Pelletier (Fondation Copernic), Roland Pfefferkorn (chercheur), Alain Policar (chercheur), Dominique Plihon (Conseil scientifique d'Attac), Jean-François Ponsot (chercheur), Edmond Preteceille (chercheur), Philippe Quirion (chercheur), Christophe Ramaux (chercheur), Jacques Rancière (philosophe), Thierry Reygades (FSU), Michel Rousseau (Euromarches), Jeanne Singer (chercheure), Jean-Marc Tagliafarri (Initiatives Dyonisiennes), Lucie Tanguy (chercheure), Annie Thébaud-Mony (Fondation Henri Pézerat), Bernard Teper (Respublica), Bruno Théret (chercheur), André Torre (chercheur), Maryse Tripier (chercheure), Sylvette Uzan-Chomat (SNU Pôle Emploi), Patrick Viveret (philosophe), Philippe Zarifian (chercheur), Elisabeth Zucker (chercheure)

Gilles Alfonsi (Association des Communistes Unitaires), François Asensi (Fase), Clémentine Autain (FASE), Francine Bavay (Conseillère régionale EELV), Farid Bennaï (Fase), Olivier Besancenot (NPA), Martine Billard (Parti de Gauche), Patrick Braouezec (Fase), Chantal Dhoukar (conseillère fédérale EELV), Jean-Claude Eyraud (Fase), Guillaume Floris (Gauche Anticapitaliste), Jacqueline Fraysse (Fase), Jacques Généreux (Parti de Gauche), Pierre Laurent (PCF), Nathalie Marcu (Les Alternatifs), Myriam Martin (Gauche anticapitaliste), Pierre Minnaert (conseiller fédéral EELV), Jean-Jacques Paris (ANECR), Francis Parny (PCF), Jean-François Pelissier (Alternatifs), Christian Piquet (Gauche unitaire), Christine Poupin (NPA), Stéphanie Treillet (Convergence et Alternative)

Partager cet article
Repost0
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 12:08

RIO+20 : le PCF inquiet de l'état des négociations

A l'occasion du sommet RIO+20 qui se tiendra du 20 au 22 juin 2012 au Brésil, le PCF exprime ses plus vives inquiétudes sur l'état des négociations, face aux enjeux sociaux, alimentaires et écologiques planétaires. En effet, le bilan présenté de l'action des États depuis le sommet de la Terre de RIO 1992, est pour le moins décevant.
Pour le PCF l'urgence est au changement de braquet en affirmant l'urgence d'un développement humain durable qui sorte du système productiviste capitaliste et préserve la nature des griffes du marché. Il est déterminant de s'attaquer dans un même mouvement aux causes de la dégradation de la planète (réchauffement climatique, perte de la biodiversité, accaparement des biens communs de l'humanité...) et aux inégalités sociales. L'aide financière et technologique des pays riches vers les pays pauvres doit s'accroître considérablement afin de permettre leur propre développement et d'éradiquer la misère.
Nous appelons le gouvernement de la France et l'Union Européenne à l'audace. Si la création d'une agence des Nations Unies sur l'environnement, l'ambition affichée de lier développement soutenable et lutte contre la misère, si la relance de la taxation des actifs financiers vont dans le bon sens, ces initiatives restent insuffisantes. Sans texte juridiquement contraignant à l'issue du sommet, c'est le laisser faire libéral qui se pérennise. Une autre logique pour en finir avec les politiques d'austérité doit s'imposer. Il est urgent de réformer les institutions pour plus de démocratie, de transformer les missions des banques mondiales afin de constituer des fonds de coopération au service du développement humain pour de nouveaux droits sociaux et écologiques universels. Il faut agir pour la coopération scientifique et le développement des services publics afin de préserver la nature des appétits financiers des marchés. Nous proposons une nouvelle organisation mondiale pour l'alimentation indépendante des logiques actuelles de l'OMC, du FMI et de la Banque Mondiale.
Le sommet des Peuples porte l'alternative citoyenne à ce projet dévastateur pour la planète et pour les droits sociaux des peuples. Nous soutenons leurs mobilisations pour une autre humanité respectueuse de l'environnement et du bien être des peuples.

Parti communiste français,
Paris, le 19 juin 2012.
 

Partager cet article
Repost0
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 06:07

A la suite du rapport introductif de Pierre Laurent et de ses débats, le Conseil national du Parti communiste français réuni lundi 18 juin, a adopté une résolution précisant les orientations et premières initiatives du PCF dans la nouvelle situation politique (93 pour, 11 contre, 17 abstentions).

Réunis partout en France ce jour en Assemblées générales, les communistes se prononcent par vote sur cette résolution.

Une Conférence nationale se tient dans la foulée, le 20 juin 2012 à Paris et prendra ses décisions sur la base des résultats du vote. Elle se concluera par un meeting à la Mutualité le même jour, à 18h00.  

 

Texte de la résolution

1. Nous voulons tout faire pour que les victoires remportées par la gauche, auxquelles le Front de Gauche a contribué, répondent aux espoirs qu’elles ont suscitées. Nous pensons qu’en l’état, le projet de François Hollande nécessite des inflexions majeures. Nous allons travailler avec toutes les forces disponibles, en avançant des propositions, en construisant les rassemblements politiques, les majorités d’idées et d’action jusqu’à rendre incontournables l’adoption au Parlement et par le gouvernement des mesures  nécessaires au changement. Avec l’intervention populaire et les mobilisations sociales et citoyennes des avancées sont possibles. Nous serons, dans le pays comme au Parlement, une force d’action et de construction positive au service de cette intervention pour pousser le changement, pour obtenir les moyens de le réussir. Nous décidons, en menant les campagnes nationales appropriées, d’engager la mobilisation dans la durée sur les enjeux cruciaux de la construction européenne, de la mobilisation des moyens financiers, des salaires et de l’emploi, de la relance des services publics, de la VI République.

2. Aujourd’hui, en raison des refus répétés de prendre en compte nos propositions, nous estimons que les conditions de notre participation au gouvernement Ayrault ne sont pas réunies. Ce qui ne préjuge pas de l’avenir, nous restons disponibles au cas où elles se créeraient. Nous avons vocation à prendre nos responsabilités pour mettre en oeuvre dans un gouvernement des politiques de transformation sociale pour que la gauche réussisse.

C’est dans cet esprit que nous avons construit le Front de gauche et mené ses campagnes.

Nous voulons continuer à être utiles pour permettre la réussite des changements nécessaires, de même que nous ne voulons pas renoncer à notre liberté d’agir pour y parvenir.  Pour l’heure, nous ne nous reconnaissons pas dans une conception présidentialiste du gouvernement qui réduirait sa feuille de route au programme de premier tour du Président, un programme qui ne se donne pas, selon nous, les moyens du changement.

Une conception qui nous paraît d’autant plus réductrice que le Président actuel a été élu grâce à une majorité beaucoup plus diverse, et notamment les 4 millions de voix du Front de gauche.

 

3. Les résultats des campagnes électorales du Front de gauche, la mise en mouvement populaire et citoyenne qui les a portées, nous invitent à poursuivre et à amplifier la démarche engagée avec le Front de gauche. Quand nous l’avons initié, nous ne l’avons pas borné à une séquence électorale, mais à notre ambition de modifier en profondeur les rapports de forces politiques sociaux, culturels à gauche et dans notre pays. Une dynamique prometteuse s’est enclenchée non sans paradoxes comme le montrent les résultats des élections législatives.

Cela suppose : 1) D’évaluer, pour en tenir compte dans la mise en oeuvre de cette démarche, tous les enseignements que nous pouvons tirer de ces campagnes, de leurs

acquis et des limites rencontrées. 2) Que la capacité d’initiatives du Parti communiste continue à se déployer pleinement au service de cette démarche et de notre propre travail de renforcement  et d’élaboration collective. Dans cet esprit nous tiendrons notre université d’été les 31 août, 1 et 2 septembre en Savoie. 3) De travailler à associer dans la durée toutes celles et ceux qui, non membres d’un des partis du Front de gauche, souhaitent en être des acteurs à part entière. Le Front de gauche s’affi rme comme une construction originale, un espace de coopération associant librement des partis et des militants associatifs, syndicaux et des citoyens. Les assemblées citoyennes, les réseaux de travail thématiques, les fronts de lutte, les ateliers législatifs sont déjà des espaces pertinents à développer.

 

Résultats de la consultation à Morlaix : adhérents : 72  

Votants : 36

 Pour : 34

contre : 2

 

Résultats à Roscoff. Adhérents : 18, cotisants : 16, votants : 13, pour : 12, contre : 1

 

Partager cet article
Repost0
18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 06:00

Déclaration
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Législatives 2012

 

 

Les premières estimations, ce soir, confirment le basculement de l'Assemblée nationale à gauche. La page du pouvoir sarkozyste en France est définitivement tournée mais le parti de l'ancien président sauve un nombre substantiel de sièges. Il ne fait aucun doute que la droite saura s'en servir pour multiplier les obstacles au changement dans notre pays. L'entrée du FN dans l'hémicycle qui reste heureusement circonscrite est un signal d'alarme supplémentaire.

 

A gauche, le Parti socialiste parvient à son objectif et dispose à lui tout seul d'une majorité absolue. Le Front de gauche aura moins de députés malgré un gain en nombre de voix et en pourcentage mais les conditions semblent ce soir réunies pour la constitution d'un groupe à l'Assemblée. Si cela se confirme, c'est une bonne nouvelle pour la démocratie.

 

Force est de constater, cependant, que le mode de scrutin et l'inversion du calendrier électoral dénaturent la portée des élections législatives et déforment le paysage de l'Assemblée nationale au profit du bipartisme. A gauche, la majorité législative est ainsi distordue par rapport à la réalité de la majorité politique de gauche dans le pays. Le PS totalise 65% des voix de la gauche à l'élection présidentielle, près de 70% avec ses alliés aux législatives et obtient plus de 90% des députés de gauche. Le Front de gauche totalise 25% des voix de gauche à la présidentielle, 15% aux législatives et compte moins de 5% des députés de gauche. C'est une anomalie provoquée par une logique institutionnelle implacable qui, de scrutins en scrutin, a permis aux deux plus grosses formations de monopoliser aujourd'hui 90% des sièges à l'Assemblée nationale.

 

En dépit de cette injustice, le Front de gauche avec l'influence qui est la sienne dans le pays, avec ses deux groupes au Parlement, ses élus sur le territoire et au Parlement européen, entend être une force d'initiatives et de propositions active et positive pour la réussite du changement dans notre pays.

 

PCF-Front-de-Gauche.jpg

 

 

Partager cet article
Repost0
18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 05:46

 

ANGELA DAVIS A RAISON… EN FRANCE AUSSI

 

 

De passage en Belgique où elle a reçu les insignes de docteur honoris causa de l’Université Libre de Bruxelles, Angela Davis a donné un entretien repris par l’Humanité Dimanche.

 

A 68 ans, toujours aussi lucide et combative, elle déclare notamment «L’erreur que nous avons commise après avoir élu Obama , c’est que nous n’avons pas maintenu la pression …Directement après sa prestation de serment , nous aurions dû mobiliser et exercer des pressions sur lui afin de ramener les soldats dans leurs foyers, de fermer Guantanamo, d’améliorer les soins de santé, … Alors il se serait trouvé dans une meilleure position pour réaliser plus de choses qu’il n’en a réalisées »

 

C’est aussi vérité de ce côté de l’Atlantique. Il ne faut pas que nous ayons à nous dire dans cinq ans : «  nous aurions dû maintenir la pression sur François Hollande… »

 

  • Pour que prévale enfin l’intérêt général sur la course au profit

  • Pour que le service du peuple l’emporte sur la course aux postes et aux honneurs

  • Pour mettre fin à la dictature sans partage de la finance

  • Pour une plus juste répartition des richesses

  • Pour le droit de vivre dignement jusqu’à la fin de ses jours

  • Pour la retraite à 60 ans pour tous

  • Pour une politique qui donne toutes ses chances à la jeunesse

  • Pour la reconquête de la production industrielle

  • Pour un développement respectueux de l’environnement et pour que l’on cesse de sacrifier l’avenir de la planète à la recherche effrénée du profit

  • Pour que la parole du peuple soit enfin entendue… et respectée

  • Et pour tant d’autres choses encore …

 

Construisons sans attendre, dès maintenant et sans exclusive vis-à-vis de quiconque , les rassemblements et les luttes nécessaires.

 

Morlaix, le 16.06.12

Alain DAVID

Partager cet article
Repost0
11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 21:01

Communiqué du collectif citoyen du Front de Gauche de la circonscription de Morlaix:

 

La cuisante défaite annoncée de la droite est une bonne nouvelle et traduit le rejet massif de la politique de l'UMP, un rejet qu'il faudra confirmer le 17 juin.

Malgré le mode de scrutin favorisant le bipartisme, le Front de Gauche est la troisième force politique de la circonscription.

Nos électeurs, par leur vote, ont exprimé leur refus de l'austérité, d'une politique d'accompagnement du libéralisme et leur désir d'une transformation profonde de la vie politique.

Dans un contexte de mise en crise des sociétés par un capitalisme qui provoque des régressions sociales sans précédent en Europe et dans le monde, notre but sera de renforcer le Front de Gauche en rassemblant toutes celles et ceux qui veulent se battre pour une société plus humaine libérée de la dictature de la finance.

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 20:56

 Bilan du 1er tour des résultats des législatives sur la circonscription de Morlaix pour le Front de Gauche:

 

Du fait principalement des 20% d'abstentionnistes en plus par rapport aux présidentielles, mais aussi sans doute d'un vote Lebranchu chez une partie des électeurs de Mélenchon, nous avons perdu près de 60% des voix qui s'étaient portées sur Jean-Luc Mélenchon le 22 avril dernier.

C'est une réalité cruelle pour nous.

Nous ne sommes pas récompensés dans l'immédiat de la très belle et opiniâtre campagne que nous avons menée.

Ce résultat montre que beaucoup d'électeurs de gauche ont boudé le vote pensant que tout était joué. Cela confirme malheureusement l'ampleur de la crise démocratique et le verrouillage du système. Celui-ci est sclérosé par un bipartisme qu'ont renforcé l'inversion du calendrier électoral entre présidentielles et législatives, les législatives n'étant plus perçus que comme un troisième tour de confirmation des présidentielles sans grand enjeu. Le mode de scrutin de circonscription uninominal à deux tours favorise mécaniquement les partis ayant une vocation majoritaire et l'on va voir encore une Assemblée bicolore PS/ UMP où nos 15 à 20 députés du Front de Gauche ne pèseront pas lourd, ce dont se félicitaient Martine Aubry et Pierre Moscovici hier avec beaucoup de gratitude pour la victoire que nous leur avons permis d'enregistrer aux présidentielles.

Grâce à une excellente campagne individuelle et collective lors des présidentielles, Mélenchon a conquis en avril dernier un électorat qui n'était pas traditionnellement acquis pour le PCF ou plus largement pour la gauche de la gauche. Cet électorat Front de Gauche des présidentielles, dans ses composantes jeunes et peu politisées probablement, s'est sans doute démobilisé et une partie des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, dans le Trégor, la région morlaisienne, et dans une plus large mesure encore dans le Léon, où nous revenons presque aux scores très bas réalisés par le PCF en 2007, 2002, et antérieurement, a voté directement pour Marylise Lebranchu, se situant d'emblée dans une logique de deuxième tour.

Là où nous avons le plus de militants et où nous avons été les plus actifs en termes de militantisme et de présence sur le terrain, à Morlaix et dans le Trégor, nous faisons des résultats tout à fait convenables qui feront que nous serons respectés comme force politique à l'avenir:

8,62 % à Morlaix (3e), 9,7% à Lanmeur (3e), 14,9% à Plouegat-Guerand (3e), 7,3% à Plougasnou (3e), 7,2 à Plouigneau (3e), 10,8% à Guimaec (3e), 10,35% à Saint Jean du Doigt (3e), 10,8% à Botsorhel (3e), 8,18% à Plouégat-Moysan (3e),10% à Locquirec (3e). Une exception, à Guerlesquin, nous sommes loin derrière le FN (7,53%) avec 4,81% alors que Mélenchon avait réalisé 13% aux présidentielles.

 

Même si ces scores constituent un progrès par rapport aux seuls scores du PCF en 2002 et 2007 et à l'ensemble des scores de la gauche de gauche lors de ces législatives, ils sont en moyenne 40% en dessous des scores de Mélenchon aux présidentielles.

 

Dans les communes à majorité municipale socialiste de la périphérie morlaisienne, il y a eu également une abstention importante chez nos électeurs du 1er tour des présidentielles et un phénomène de vote légitimiste pour Lebranchu prononcé dont on peut se demander s'il est un vote d'adhésion ou de rejet massif de Le Brun et de l'UMP: nous faisons 6,88% à Saint Martin (contre 12,5% aux présidentielles), 4,79% à Garlan (contre 14,3% aux présidentielles), 6,69% à Sainte Sève (contre 12,1% pour Mélenchon aux présidentielles), 6,66% à Plourin (contre 14% aux présidentielles), 6,61% à Plouezoch, 7% à Locquenolé, 5,72% à Pleyber-Christ (contre 13,36% aux présidentielles) où nous arrivons derrière le FN. Ce sont pourtant des communes où nous avons été présents sur la durée en terme de militantisme.

 

Dans les Monts d'Arrés, le score du Front de Gauche a également fondu entre présidentielles et législatives même s'il reste honorable: 9% à Plounéour Menez, 9,25% à Commana.

 

C'est dans le Léon que notre recul par rapport aux présidentielles d'avril dernier où la gauche de gauche avec Mélenchon avait fait un score totalement inédit (autour de 8% en moyenne pour le seul Front de Gauche) est le plus impressionnant et brutal, signalant au passage qu'il y a un écart entre l'adhésion à une personne permise par le jeu médiatique et la place prépondérante des présidentielles et l'adhésion durable à un courant politique.

 

Ainsi, si à l'île de Batz nous résistons bien avec 6,75% (3e), nous ne faisons que 4,16% à Roscoff (4e) malgré une bonne campagne et une forte présence militante, 2,93% à Saint Pol de Léon (5e), 3,13% à Plougoulm (5e), 3,4% à Santec (5e), 3,38% à Sibiril (5e), 1,56% à Cléder (6e), 3% à Carantec (5e), 1,46% à Plouvorn (6e), 3,81% à Taulé (4e), 4,82% à Henvic (4e), 3% à Saint Thégonnec (5e), 2,26% à Plouzévédé(5e), 3,22% à Ploudiry (6e). La plupart du temps, dans ces communes, le FN fait un meilleur résultat que le Front de Gauche, parfois plus de deux fois plus élévé (Ploudiry, Cléder, Plouzévédé...). Force est de constater que le phénomène Mélenchon passé, même si celui-ci peut nous donner des espoirs, il y a encore ce qu'on pourrait appeler des "déserts électoraux" pour la gauche de transformation sociale dans le Léon.

 

Ismaël Dupont.

 

 

Partager cet article
Repost0
11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 20:53

10 juin 2012

Pierre Laurent

 

Les résultats du premier tour des élections législatives confirment la volonté des Françaises et des Français de tourner la page de la droite. Après l'élection de François Hollande le 6 mai dernier, il est possible dimanche prochain d'élire une majorité de gauche à l'Assemblée nationale.

 

Le scrutin est marqué par une forte abstention et une bipolarisation accrue des exprimés qui déforme la réalité et la diversité de la vie politique française. C'est la conséquence de la présidentialisation forcenée du débat politique. L'inversion du calendrier électoral minore et dénature la portée du scrutin législatif, c'est un grave problème démocratique que seules d'ambitieuses réformes institutionnelles allant vers une 6e République peuvent résoudre. C'est un objectif que le PCF et le Front de gauche continueront de porter.

 

Le Front de gauche obtient, selon les premières estimations, 7 %. Ce résultat confirme l'ancrage national du Front de gauche qui est à nouveau ce soir la seconde force de la gauche. Dans de nombreuses circonscriptions, la dynamique mobilisatrice du Front de gauche a continué de s'enraciner durant la campagne législative . Les deux batailles, présidentielle et législative, menées au cours de ce semestre, constituent une promesse d'avenir et un atout sans lequel la gauche ne pourra réussir.

 

Dimanche prochain, un groupe Front de gauche peut être élu à l'Assemblée nationale au sein d'une large majorité de gauche. Le pays pourra compter sur les députés qu'il comptera pendant cinq ans.

 

J'appelle ce soir à battre, partout dimanche prochain, les candidats de droite encore en lice, à barrer la route de l'Assemblée nationale aux candidats du FN et à élire, en se rassemblant autour des candidats de gauche les mieux placés, une majorité de gauche forte d'un groupe du Front de gauche.

 

Partager cet article
Repost0
11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 20:50

COMMUNIQUE DEPARTEMENTAL DU FRONT DE GAUCHE DU FINISTERE

Le Front de Gauche remercie les électrices et électeurs qui ont porté leurs suffrages sur les valeurs de la Gauche alternative, combative et écologique.
Le calendrier et le mode de scrutin ont favorisé l'abstention et le vote utile en faveur du PS.

A partir des positions politiques que nous avons défendues dans les campagnes présidentielles et législatives, le Front de Gauche et ses candidats appellent à battre la Droite.

Le combat pour un véritable changement à Gauche dans notre pays ne fait que commencer, nous y prendrons toute notre place.

 
 Eric LE BOUR (PCF)

Jean-Marie DEGE (PG)

Alain REBOURS (GU)

Yannick HERVE (FASE)

 

bandeau Front De Gauche

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011